Semaine no. 7 - Cours no.
CLASSEMENT DES STRUCTURES: Éléments pour la stratégie de conception
Fine colonne creuse supportant une coque, Meiso no Mori. Toyo Ito & associates, Architects.
1. INTRODUCTION
La conception d’une structure est le processus qui, inscrit dans une démarche de projet d’architecture,
vise la production d’un schéma structurel qui conduit à une construction stable, peu déformable,
résistante, et aussi réalisable. Il s’agit d’une activité de l’esprit par laquelle on forme des projets. Nous
apportons dans ce cours quelques éléments de réflexion sur la démarche de conception. Nous
proposons ensuite 2 principes de classement des structures, ce qui permet de faire un panorama des
typologies.
2. DEMARCHE DE CONCEPTION
Le processus de conception transforme les informations données sur le projet d’architecture ou
crées par ce projet -les entrées du processus de conception de la structure- en informations pour le
projet sommaire de la structure -les sorties-. Au cours du processus, certaines informations restent
fixes – elles constituent donc un ensemble de données pour la conception de la structure –, d’autres
subissent des évolutions ou sont générées à nouveau – constituant ainsi les variables du processus –
L’existence d’entrées qui peuvent être variables donne au processus sa nature itérative.
2.1 Données et recherches qui guident la conception
Avant toute recherche de solution, il est primordial d’examiner les données disponibles. Elles sont
fournies par le maître d’ouvrage ou par d’autres canaux. Elles résultent aussi du dialogue entre
architectes et ingénieurs, entre volonté architecturale et limitations structurelles, environnementales
ou économiques.
2.2 Programme et exigences du maître d’ouvrage : programme architectural, durée
d’utilisation du projet, conditions du sol, cibles environnementales, enveloppes budgétaires,
parfois conditions de maintenance, etc. ;
2.3 Environnement du projet de la structure : règlements, conditions climatiques, autres
conditions particulières dictées par l’environnement naturel (par exemple zone sismique), offre de
technologie et matériaux, conditions de chantier ;
2.4 Recherche formelle de la structure : expression architecturale recherchée (explicitée sur
la base de critères perceptifs, donnant lieu éventuellement à une conception architecturale a priori
de la structure), Influence de l’expérience du concepteur de la structure sur le résultat ;
2.5 Cahier d’informations sur la structure : schémas structurels et principes de portée, choix et
propriétés des matériaux, moyens de modélisation et de représentation, résultats de la modélisation
et représentation, moyens d’analyse de la structure et des fondations, résultats de l’analyse,
méthodes de fabrication et de mise en œuvre, nouvelles méthodes et innovations industrielles, coût
et temps de la construction estimés ;
Figure 1a. Arche naturelle. Figure 1b. Les arcs des ponts de Gateshead.
2.6 Produits de la créativité : solutions s’appuyant sur l’état de l’art et les innovations. L’objectif
du processus de conception de la structure est un cahier d’informations sur la structure décrit ci-
dessus, mais ces informations ne sont pas les seules sorties du processus, car l’évolution de
l’expression architecturale et l’innovation sont des retombées possibles de la démarche de
conception.
- Qu’entend-on par structure ?
L’architecture se développe dans un cadre si riche de contraintes que les techniques nécessaires à sa
réalisation deviennent, comme tout autre art, langage et expression. Ces contraintes dérivent du fait
que l’homme construit pour des besoins fonctionnels, même si ce n’est pas la seule motivation.
Habiter, se déplacer, communiquer sont des activités qui requièrent des supports construits. La ville,
la ligne de transport ou de communication nécessitent des structures adéquates pour fonctionner. Si
on regarde en détail chaque édifice, on voit qu’il est muni d’une structure expressément conçue
pour répondre aux besoins fonctionnels qui sont à son origine.
Figure 2b : Isolateur sismique
Figure 2a. Compression et flexion Torre del
Bramante.
La structure est une fonction de la construction: concevoir la structure d’un édifice signifie projeter
l’édifice de sorte que ses performances soient appropriées aux besoins sous les actions prévues. On
ne peut pas projeter l’un sans penser à l’autre. Dans certains cas on ne peut même pas distinguer
concrètement la structure du reste de la construction (pensez aux toiles tendues, nappes de câbles,
tensegrités, structures pneumatiques, voûtes et voiles en béton, constructions en maçonnerie ou en
terre).
L’analyse séparée de chaque fonction de l’architecture, et donc de la structure, et son étude finalisée
à l’obtention des performances souhaitées est une méthode efficace de travail – dont il ne faut pas
nier l’importance, la puissance et la fécondité –, mais cette analyse n’est pas en elle-même
conception architecturale.
Dans son rôle de médiateur entre actions répertoriées et performances demandées, la fonction
structurelle est normalement conçue sur la base de quelques principes :
- Economie de moyens. Obtenir les performances demandées avec la démarche de projet et le
système constructif les plus simples, en donnant à ce terme le sens de ce qui est plus utilisé
dans des contextes analogues ;
- Décomposition et ordre morphologique. L’ensemble est obtenu à partir d’éléments dont le
fonctionnement est appréhendé sur la base de modèles simples; l’association de ces
éléments réalise un système d’ordre supérieur, dont le fonctionnement peut à nouveau
s’appréhender simplement. Par exemple une ossature peut être décomposée en portiques
qui, à leur tour, se composent de poutres et poteaux: le premier niveau d’ordre
morphologique du système est celui des poutres et poteaux, le deuxième celui des
portiques et le dernier est l’ossature ;
- Hiérarchisation des éléments, contrôle de la redondance. Entre éléments porteurs et éléments
portés existe une relation d’ordre hiérarchique qui permet la distinction d’une structure
primaire, secondaire, etc. On introduit éventuellement de la redondance au sein des
différents niveaux (qui demeurent distincts). Une structure n’est jamais simplement définie
par la donnée d’un matériau et d’un volume plein composé de ce matériau ;
- Aptitude au montage. Une structure est un assemblage qui doit se construire. Les conditions
aux limites et les joints composent la structure au même titre que les éléments de structure
proprement dits, la logique constructive de l’ensemble fini résulte aussi de la logique du
montage.
Figure 3. Voûte en brique
La question fondamentale dans le travail de conception est le rapport entre les coûts et les
avantages. La contrainte économique est en effet le plus souvent la contrainte principale dans la
réalisation d’une œuvre. A cause de cette limitation, il n’est pratiquement jamais possible qu’une
structure soit conçue pour qu’elle résiste sous n’importe quel événement pour une durée illimitée.
concevoir la structure signifie donc essentiellement faire les choix qui permettent, dans les limites
des coûts admissibles, l’obtention des performances minimales requises pour que la structure puisse
fonctionner sous un ensemble prévisible et raisonnablement limité d’actions extérieures.
3 TYPOLOGIE DES STRUCTURES
Parmi les entrées du processus de conception on trouve l’expérience du concepteur. Les différents
choix demandés par la conception d’une œuvre sont orientés par les individus qui partagent ce
processus en fonction de leurs connaissances. C’est par ce biais que le substrat culturel du
concepteur émerge.
Pour s’orienter dans cette phase très importante de la conception, il est utile de se référer à des
archétypes de structures et de s’appuyer sur une vision organisée du champ du possible par rapport
à l’expérience acquise. Un classement typologique des structures est alors utile.
On peut d’ailleurs s’interroger sur le rôle d’un tel classement dans un univers dominé par
l’ordinateur: pourquoi réduire la structure à un ensemble d’objets élémentaires, alors qu’il existe des
moyens de calcul numérique capables de tout modéliser sans avoir recours à ces schémas réductifs ?
Les diverses réponses à cette question confirment la priorité de la capacité de synthèse de
l’ingénieur sur les outils d’analyse: il faut diriger les choix de modélisation, aller au-delà des
capacités prédictives, forcement limitées, des modèles et, surtout, comprendre la structure pour
l’exprimer en tant qu’élément d’architecture.
4. CLASSEMENT RATIONNEL
Une structure est, avant tout, une forme géométrique par laquelle transitent des forces. Par
conséquent, les structures sont souvent classées en fonction de la nature des efforts intérieurs et des
dimensions caractéristiques de leur géométrie.
Dimensions Compression Effort normal Traction seule Flexion
seule ou efforts (avec autres
membranaires efforts)
1D Piliers, colonnes, arches Barres Câbles (haubans ou Poutres
caténaires),
cerclages
1D+ (*) Remplages et rosaces, Poutres treillis, treillis Nappes de câbles, Ossatures, grillages,
systèmes arche-arc-boutant- spatiaux, dômes en systèmes câble porteur- grid shells,
pilier, voûtes à nervures treillis tirant-stabilisation nexorades, fermes
2D Murs, piles, contreforts, Voiles et coques Toiles Dalles, coques
voûtes minces épaisses
2D+ (*) Murs et contreforts Systèmes à facettes,
systèmes plissés, - -
caissons
(* éléments 1D qui forment des structures 2D ou 3D)
(** éléments 2D qui forment des structures 3D)
La première colonne est le propre des structures réalisées en pierres de taille, maçonnerie, adobe,
terre armée ou non et tout autre système ayant une résistance à la traction faible ou nulle (au moins
suivant une direction). Bien sûr, on peut se servir d’éléments soumis à la compression seule qui sont
aussi capables de résister à la traction.
Dans la deuxième colonne, on énumère les structures unidimensionnelles sous efforts de traction ou
compression (lignes 1D et 1D+ du classement), et les structures bidimensionnelles soumises à
traction, compression et cisaillement dans leur plan (lignes 2D et 2D+).
Dans la troisième colonne, on signale les structures simplement tendues. En analogie avec les
structures simplement comprimées, on conçoit souvent les structures simplement tendues comme de
compositions d’éléments non résistants à la compression. Néanmoins, dans le cas le plus courant,
les deux catégories d’éléments non résistants à la traction ou à la compression diffèrent par la cause
qui engendre ce manque de résistance : une loi constitutive du matériau dans le premier cas, ce qui
est le cas du béton non armé et une instabilité géométrique dans le deuxième, c’est-à-dire
l’apparition du phénomène de flambement.
La quatrième colonne contient les structures dont les éléments sont principalement fléchis et
éventuellement soumis à d’autres efforts intérieurs. Il faut noter que la flexion peut se manifester
comme effort parasite dans les autres cas de figure, mais dans les cas de cette colonne, c’est le mode
de déformation primaire.
4.1 Piliers, colonnes et arches
Il s’agit d’éléments ayant une dimension dominante sur les deux autres (ce qui permet de définir une
ligne d’axe – droite ou courbe – et de sections droites). Les contraintes de compression normales
aux sections droites n’étant pas nécessairement également reparties, même en l’absence d’une
résistance sensible à la traction ces éléments peuvent être vus comme des poutres capables
d’exprimer des efforts normaux de compression, des efforts tranchants et des moments de flexion.
En ce sens, la seule différence entre les types d’éléments cités est à rechercher dans la courbure de
leur ligne d’axe, laquelle doit être conçue pour ce type de structure en fonction du chargement.
Figure 4a. Pilier de La Sagrada Familia. SCD Figure 4b. Colonnes Ajanta. SCD
Figure 4c. Arche de pont en pierre. SCD Figure 4d. Haubans du viaduc de Millau. SCD
4.2 Remplages et rosaces
Il s’agit d’assemblages plans de piles et arches (mais aussi d’autres éléments géométriquement plus
complexes), propres de l’architecture gothique, étendus normalement sur un plan vertical qui
contient la ligne d’axe (ou le plan) de tout élément de l’ensemble. La différence de dénomination
n’est pas liée à une différence de fonctionnement structurel.
Figure 5. Arc boutant. Photo d.r.
4.3 Murs et voûtes
Dans ces cas, deux dimensions dominent sur la troisième, le matériau étant toujours éventuellement
incapable de reprendre de la traction suivant l’une des directions du plan de la structure (pour les murs),
ou de son plan tangent (pour les voûtes).. La différence des deux types de structure est donc dans leur
forme et dans la nature des appareillages (en généralisant ce terme aux différents systèmes constructifs
non résistants à la traction), le comportement mécanique des voûtes étant en tout cas plus complexe que
celui des murs, à cause du rôle attribué à l’effet de coque sur la tenue de l’ensemble (voir cours coque).
Les murs en béton armé peuvent évidemment reprendre des tractions dans leur plan.
.
Figure 6a. Voûte d’arêtes. SCD Figure 6b. Voûte nervurée. SCD
4.4 Poutres treillis, treillis spatiaux, dômes en treillis
Il s’agit de structures composées de barres liées par des articulations ou des rotules à leurs
extrémités et chargées seulement aux nœuds, de telle façon que tout élément de l’ensemble ne soit
que comprimé ou tendu. Avec le terme « treillis » on se réfère aux structures ainsi composées ayant
forme de poutre, avec « treillis spatiaux » aux assemblages en forme de dalle et avec «dôme treillis» à
ceux en forme de voûte.
L’assemblage en treillis permet donc de construire des structures complexes en partant d’éléments
simples comme les barres.
Figure 7a. Treillis du viaduc de Sylans. RLR Figure 7b. Treillis spatiaux Gare de Satolas. NN
Figure 7c. Treillis détail Gare de Satolas. NN
4.5 Voiles et coques minces
Il s’agit d’éléments de structure continus, dans lesquels une dimension est négligeable face aux
deux autres, au point qu’on néglige toute hétérogénéité de l’état de contrainte dans l’épaisseur (état
de contrainte membranaire). La différence entre les deux types est dans la forme de la surface qui
caractérise la géométrie de la structure, plane pour les voiles et courbe pour les coques minces.
Figure 8a. Voiles du Musée d’helsinki. SCD Figure 8b. Voile courbe Musée Barcelone. SCD
Figure 8d. Coque Grin Grin. Toyo Ito & associates,
Architectes.
Figure 8c. Coupole du Panthéon.
SCD
4.6 Ossatures, grillages, grid shells, nexorades
Toutes ces structures sont composées de poutres (donc d’éléments capables d’exprimer des efforts
intérieurs à 6 composantes – 3 forces et 3 moments), mais les différents assemblages jouent sur des
interactions différentes entre poutres voisines :
Figure 9a. Couverture soufflerie de l’ENPC, grid Figure 9b. Couverture soufflerie de l’ENPC, grid
shell, doc enpc shell, doc enpc
Dans un grillage on exploite surtout l’interaction flexion–torsion entre poutres convergentes
sur un nœud avec directions différentes (et flexion-flexion entre poutres ayant la même
direction ;
Dans un grid shell c’est l’interaction entre efforts normaux et tranchants qui joue le rôle
dominant, les poutres étant, tant que possible, découplées en flexion ;
Dans une nexorade l’interaction se fait grâce aux raideurs en flexion, mais elle se fait
essentiellement dans le but de transmettre des efforts normaux, fléchissant et tranchants ;
Dans une ferme on exploite essentiellement l’interaction effort normal–effort normal, mais la
flexion et l’effort tranchant entrent en jeu de façon parasite à cause du chargement reparti sur
les éléments et des assemblages; de plus, les nœuds d’une ferme sont souvent le lieu d’états de
contrainte tridimensionnels ;
On peut voir un classement par efficacité de la liaison entre poutres dans ces quatre types de
structures, l’interaction directe flexion-flexion étant celle qui permet de mieux repartir
l’énergie élastique du système.
4.7 Dalles et coques épaisses
La distinction est la même que pour les voiles et les coques minces, mais ici l’épaisseur est plus
importante et on doit en tenir compte, car, en plus des efforts membranaires, le comportement en
flexion de ces structures doit être considéré.
Ce classement est utile pour l’analyse des structures, mais il a le désavantage de ne pas être en
relation avec les performances, ce qui le rend peu utile dans un processus de conception. Ainsi un
classement opérationnel peut être proposé.
5 CLASSEMENT OPERATIONNEL DES STRUCTURES
5.1 Du point de vue des performances
En vue d’un classement plus détaillé, organisé sur des bases opérationnelles, on rappellera que l’on
demande aux structures des performances précises vis-à-vis de :
La stabilité
La résistance aux actions prévues ;
La déformabilité limitée sous ces actions ;
La stabilité de leur équilibre compte tenu de leur déformabilité ;
D’autres critères comme par exemple leur comportement sous sollicitations dynamiques
(réponse en fréquences)
5.2 Stratégies
Quel que soit la performance demandée, on voit que le classement présenté précédemment ne
suggère pas de pistes de projet. Pour ce faire, on peut partir de ce classement, mais ajouter
l’information sur les stratégies qui peuvent être entreprises pour optimiser les performances de la
structure.
On peut classer ces stratégies en quatre catégories :
La géométrie, les liaisons et les matériaux sont appropriés pour fournir les performances
demandées ;
Ces conditions ne sont pas remplies sans la mise en place d’un état d’autocontrainte
(précontrainte) ;
Idem, mais on fait appel à un chargement dominant généré par le poids propre ;
Idem, mais on fait appel à un chargement extérieur dominant autre que le poids propre.
La première catégorie est celle des structures « standard ». Lorsqu’on veut projeter des structures
comme dans la première et la troisième colonne du classement précédent, on doit forcément choisir
une stratégie alternative.
La mise en place d’un état d’autocontrainte est une technique souvent employée pour contrecarrer
les effets nocifs de l’unilatéralité du comportement de certains éléments de structure (ainsi le béton
peut être pré-comprimé pour qu’il travaille toujours en compression ou un câble peut être prétendu
pour éviter sa détension) et aussi, mais moins souvent, pour augmenter la déformabilité d’un
système (c’est le cas des nappes de câbles). La précontrainte peut aussi servir à la stabilisation d’un
système, autrement cinématiquement indéterminée. C’est le cas des structures en tenségrité.
La troisième catégorie représente les structures en pierre ou en maçonnerie qui, ayant une très faible
résistance à la traction, s’appuient sur leur poids propre important pour spécialiser le chargement
extérieur. Il ne faut pas confondre cette stratégie avec une pratique de lestage, qui en représente en
fait une dégénération.
Enfin, d’autres actions extérieures que la gravité peuvent être prises en compte pour dominer les
fluctuations propres du chargement. Par exemple, on peut citer les structures pneumatiques, dans
lesquelles la mise en place d’une pression permet de contrôler l’état de contrainte.
Figure 10a. Nappe de cables du stade de St Ouen.
Photo d.r.
Figure 10b. Voile plissé de l’unesco.
RLR
Figure 10c. Toile tendue du Zénith. SCD
5.3 Classement
On présente la grille qui correspond au croisement du classement rationnel avec les stratégies
d’optimisation données ci-dessus. Il est intéressant de noter qu’il existe un certain nombre de
croisements qui ne sont pas porteurs d’exemples construits.
Dans le tableau qui suit on liste, pour chaque stratégie, les éléments de structure 1D, mixtes et 2D.
Stratégie Compression Compression Traction seule Flexion
seule et traction + compression et traction
Standard - Barres suspentes Poutres
- Treillis divers - Ossatures diverses
- Voiles et coques minces - Dalles, coques épaisses
Autocontrainte Piles et arches Barres précontraintes Câbles (tendons) Poutres
maçonnées avec câbles précontraintesPoutres avec
de préc., platebandes contreflèche
Remplages et rosaces Treillis précontraints, Nappes de câbles Ossatures précontraintes
tenségrités, voûtes anticlastiques
synclastiques avec arches
et câbles
Murs et voûtes Voiles et coques minces Toiles Dalles et coques
précontraintes précontraintes anticlastiques précontraintes
Poids Piliers… arches - Câbles Poutres sous tendues
dominant (caténaires)
Remplages et rosaces Treillis divers sous tendus Nappes de câbles Ossatures entralacées
synclastiques
Murs, voûtes - - Dalles sous tendues
Pneumatiques - - - Poutres tenségrités
- - Toiles et câbles -
- - Toiles
-
synclastiques
6. BIBLIOGRAPHIE
Rémy Mouterde, François Fleury, (2007) Comprendre simplement la résistance des matériaux - La
structure, principes et enjeux de la conception, , Editions du Moniteur, Paris.
André Coin, (1991), Ossature des bâtiments - Bases de la conception, différentes catégories
d’ouvrages élémentaires, annexes sur l’isolation et la sécurité, Eyrolles, Paris.
René Walther, Julien Tréleani, (1993), Construire en béton, synthèse pour architectes, Presses
polytechniques et universitaires romandes. Lausanne, épuisé.
Construire avec les bétons, (2000) collection « technique de conception », Editions du Moniteur,
Paris.
EXPLORATIONS ARCHITECTURALES, école française du béton
COMPLEMENT
1) Structures pneumatiques
2) Structures en tenségrité
3) Structures nexorades