Ethique de l’éducation : justice elle est la reconnaissance des droits
et mérites, bienveillance elle est attention à la fragilité, à la
vulnérabilité et tac car il est souci du lien.
C’est un enseignement qui s’interesse aux conduites humaines et des
individus en société. C’est une analyse systèmatique et critique de la
morale et des facteurs moraux qui orientent la conduite humaine dans
la société ou une activité donnée.
Chaines de valeurs : input, output
La notion de chaine de valeur a été introduite par Michael Porter, il
définit l’entreprise comme un enchainement d’activité allant du point
de départ au point d’arriver. Ses activités comme dans notre contexte
sont les interconnexions société/environnement, donateur/bénéficiaire.
L’objectif consiste à identifier les maillons de cette chaine et à
analyser ou se trouve la valeur. Elle consiste à se situer dans une
position pour définir ses processus de prise de décision.
Ce qui nous intéresse ce sont les activités de soutien comprenant :
-les infrastructures qui sont les services essentiels
-les ressources humaines
- la recherche et le développement durable en question.
Ethique sociale : traite des modèles de communication qui ont un
fondement sur les rapports sociaux et, en ce sens, doit se préoccuper
des changements de modèles qui peuvent s’opérer dans les sociétés et
dans les cultures.
C’est une branche de l’éthique qui s’intéresse, non pas aux actions des
individus, mais aux groupes, instances sociales et institution, cette
discipline philosophique se distingue de la morale sociale et
s’intéresse à la manière dont nous devons organiser collectivement
notre société plutôt qu’à la manière dont chacun de nous doit se
comporter en son sein.
L’éthique sociale appartient à l’éthique appliquée mais aussi à
l’éthique normative Elle relève de l’éthique appliquée dans la mesure
où elle traite de problèmes et questions éthiques spécifiques et
concrètes. Mais elle relève de l’éthique normative car, car la
différence de l’éthique descriptive qui (entre autre) analyse des codes
moraux des instances et institutions sociales, l’éthique sociale se
demande jusqu’à quel point les ensembles institutionnels sont juste et
s’ils ne peuvent pas être reformés.
Le mot social peut s’interpréter dans le sens des relations du travail ?
c’est essentiellement dans cette acception que le droit du travail a été
élaboré depuis la deuxième moitié du XIX siècle avant l’élaboration
des grandes lois sociales.
Depuis les années 80 et 90 est apparu la notion de DD, qui comporte
trois pillés : environnement, social, économique. Le DD s’applique
aussi aux entreprises. Ses derniers ont été prié de de définir les
chartes.
Une autre question qui se pose est donc celle du sens du mot « social »
il peut aussi s’étendre dans le sens le plus large en incluant les parties
prenantes d’une entreprise ou d’une administration publique. Les
entreprises doivent rendre compte des conséquences sociales et
environnementales de leur activité
Les questions sociétales rendent compte de l’impact sur les sociétés en
général, et non pas seulement sur les activités interne d’une entreprise
qui relève plutôt du social.
Ethique sociale et morale, ici on estime que la morale sociale fait
partie, avec la morale individuelle de la morale sectorielle. Elle se
distingue de la notion de l’éthique. La morale sociale définit ce qui est
acceptable et inacceptable alors que l’éthique sociale sépare ce qui est
faisable de ce qui n’est pas faisable.
THEME :
ETHIQUE DE L’AIDE INTERNATIONALE A L’HEURE DE
L’INTERCONNEXION
SOCIOCULTURELLE ET LA PARTICIPATION AU
DEVELOPPEMENT
DURABLE : ANALYSE COMPARATIVE DU DEPARTEMENT
DU NOUN A
L’OUEST-CAMEROUN ET DE L’ARRONDISSEMENT N°6
PROVINCE DE KADIOGO, REGION DU CENTR AU
BURKINA-FASO.
Novembre -Décembre 2022 : Recherche documentaire
Nous commençons les notes de lecture par les définitions des concepts
clés pour orienter le choix des documents à exploiter.
Mots clés : Ethique, Aide Internationale, interconnexion,
développement durable.
DEFINITION DES CONCEPTS
Ethique :
L’éthique est une discipline philosophique pratique (action) et
normative (règles) dans un milieu naturel et humain. Elle se donne
pour but d'indiquer comment les êtres humains doivent se comporter,
agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure.
Le concept d’éthique suscite de nombreux débats. Mercier (2003)
suggère d’opérer une distinction entre éthique, morale et déontologie.
L’éthique ferait référence à un ensemble de règles de conduite
partagées et typiques d’une société donnée, ces règles étant fondées
sur la distinction entre le bon et le mauvais.
La morale, quant à elle, désignerait un ensemble de principes à
dimension universelle, normative, voire dogmatique, fondée sur la
discrimination entre le bien et le mal.
La déontologie s’entendrait comme un ensemble de règles dont se dote
une profession, au travers d’une organisation professionnelle, qui
devient l’instance d’élaboration, de mise en œuvre, de surveillance et
d’application de ces règles. Ces dernières concernent les relations
entre les tiers ou avec les confrères et sont souvent formalisées dans
un code de déontologie.
Rojot (1992) admet que les trois termes sont des éléments qui
découlent l’un de l’autre : « La morale, science du bien et du mal,
permet de dégager une éthique qui est un art de diriger sa conduite,
son comportement, qui s’exprime dans les principes guidant les
aspects professionnels de ce comportement : la déontologie ».
Kamdem (2007) suggère de considérer l’éthique comme un état
d’esprit pour désigner l’ensemble des qualités intellectuelles et
morales permettant à l’individu d’agir dans le sens de la vertu, c’est-à-
dire en se conformant aux règles morales et aux devoirs en vigueur.
Réalisant une recension des diverses visions de l’éthique, Bergmann
(2003) retient deux courants relevant du domaine des sciences de
gestion. Le courant développé par l’école allemande, qui envisage
l’éthique comme une plate-forme de dialogue, une charte d’entreprise
devant créer un environnement propice à une entente entre des parties
intéressées. Il s’agit d’une « éthique communicative » ou une
« éthique de discours ». L’accent est mis sur les structures et les
processus de la communication qui permettent de définir les normes
éthiques.
A contrario, le courant américain, ou « business ethics », envisage
d’aider les managers dans leurs décisions concrètes. C’est une éthique
pratique en tant qu’elle inventorie toutes les situations où les dilemmes
éthiques se posent. Par la suite, elle développe des méthodes
permettant aux cadres de gérer ces cas.
Une idée reçue de ces différentes approches est de considérer l’éthique
comme facteur d’orientation du comportement de l’entrepreneur
(Obrecht, 2001). De ce point de vue, la distinction de Max Weber
entre éthique de conviction et éthique de responsabilité est défendue,
puis enrichie, par l’intégration d’une relation à autrui.
En fait, l’éthique de conviction religieuse, ou laïque, agit selon un
système personnel de valeurs, sans référence aux conséquences de ses
actes ; tandis que l’éthique de la responsabilité sait que ce système est
comptable envers les autres de la réalisation de ses objectifs et des
conséquences qui peuvent en résulter, tout en acceptant la
responsabilité personnelle du choix des moyens utilisés (Obrecht,
2001). Une lecture en profondeur de ces deux approches suggère une
orientation de la question éthique vers le questionnement du soi par
rapport à autrui. L’éthique en termes de relation à autrui conduit à
s’interroger sur les voies permettant de construire et de vivre le bien
commun, fondement du DD. Tout le débat revient à se demander
comment déterminer les fondements d’un bien commun ? Comment
élaborer les procédures permettant de déterminer les règles d’action
protégeant les intérêts individuels et collectifs ? Nillès (2001, 1998)
suggère de considérer l’éthique comme explicitation d’un système de
vertu valorisé par une entreprise et qui servirait de référence aux
individus au moment de la prise de décision.
Comme on peut le constater, la définition du concept d’éthique est
plurielle et peu aisée. Nous considérerons l’éthique comme la
recherche des fondements rationnels du bien agir, dans le sens où elle
permet de s’interroger sur les principes qui guident l’action humaine
en mettant en valeur un certain nombre de vertus dans le management
de l’action de coopération internationale. C’est cette posture qui
semble établir, ou du moins être à la base, de toute relation entre
éthique et DD.
.
Aide internationale
L’aide internationale peut prendre la forme de l’Aide Publique au
Développment (L'APD) qui favorise la mainmise sur les ressources
des pays en développement par la classe dirigeante des pays
occidentaux. L'aide contribue à maintenir les pays pauvres dans une
relation de dépendance envers l'Occident (Charnoz et Severino 2007,
38).
L’aide internationale peut aussi prendre la forme d’aide Humanitaire
dans des cadres d’intervention d’urgence dus aux catastrophes
humaines ou naturelles complexe ou non complexe.
Le terme de « solidarité internationale », plus récent, est davantage
l’expression d’un engagement mutuel, qui implique un sentiment de
responsabilité réciproque. Dans un monde où la pauvreté augmente et
dans lequel la mondialisation accentue l’interdépendance entre les
pays, il s’agit de construire ensemble, pays du « Nord » et pays du «
Sud », des projets solidaires visant à réduire ces inégalités et à garantir
l’accès aux droits fondamentaux (éducation, alimentation,
La solidarité internationale est aussi un état d’esprit : c’est avoir
conscience que l’on fait partie d’un tout et que travailler ensemble est
essentiel pour la qualité de vie de tous. Ceci n’implique pas
nécessairement une action menée dans les pays « en développement ».
On peut tout à fait œuvrer à la construction d’un monde plus juste
depuis son territoire et au sein de celui-ci.
L’éducation au développement durable et à la solidarité internationale
est un exemple de sensibilisation menée dans les pays « du Nord »
(exemple : mise en place d’animations dans les écoles). Elle vise à
former une génération de citoyens plus conscients et avertis pour les
amener à agir.
L'interconnexion
C’est une modification structurelle de réseaux permettant à deux
réseaux ou plus de communiquer et offre par conséquent un moyen
d'échange d'informations aux équipements terminaux qui y sont
connectés. La mise en œuvre d'interconnexions fait appel à une
multitude de technologies et de protocoles qui interviennent à
différents niveaux.
Dans sa forme générale, le lien social pour Durkheim consiste dans
la combinaison de deux types de relations entre les individus et la
société – l'intégration et la régulation – exprimées statistiquement par
deux variables liées mais autonomes.
De même la sociabilité se trouve définie chez Aristote comme l'idée
que l'existence politique est naturelle à l'homme. L'homme est fait
pour vivre en société. Durkheim, par son analyse, nous montre que la
cohésion sociale, c'est à dire ce qui fait qu'un ensemble d'individus
différents forment ensemble une société, passe systématiquement par
l'existence de solidarités. Le sociologue voit dans la division du travail
l'origine de cette solidarité.
Pour ce qui est de notre sujet, l'expression « interconnexion » est
aujourd'hui employée pour désigner tout à la fois le désir de vivre
ensemble, la volonté de relier les individus dispersés, l'ambition d'une
cohésion plus profonde de la société dans son ensemble. De même,
l’interconnexion est l'ensemble des liens culturels, sociaux,
économiques et politiques qui relient les individus dans leur vie
quotidienne au sein de groupes divers et qui assurent l'intégration
sociale tant du point de vue individuel que celui de la société globale.
Socio-culture
Ce concept découle de deux grands concepts : « social » et « culture ».
Le concept « social » concerne la vie en société, c’est-à-dire les
structures et le fonctionnement des groupes humains, leurs relations
ainsi que leurs activités. Le concept « culture » quant à lui est, selon
Rocher (1969),
Un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d’agir plus ou
moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de
personnes, servent, d’une manière à la fois objective et symbolique, à
constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte.
(Cité par Cloutier & al., 1983, p. 73).
Pour qui est de notre travail, c’est un élément vital d'une société
dynamique. Elle s'exprime dans la manière de raconter nos histoires,
de fêter, de nous rappeler le passé, de nous divertir et d'imaginer
l'avenir. Notre expression créative nous aide à nous définir et à voir le
monde au travers des yeux des autres.
Il existe une multitude de facteurs socioculturels pour expliquer le
comportement des individus. Les principaux sont : la famille, le
groupe d'appartenance et le groupe de référence. La famille est le
premier groupe d'appartenance de l'individu. Il s’agit de comprendre
comment nos réflexions sont ouvertes sur les interdépendances entre
nos actions, nos modes de vie et leurs répercussions sur la planète
Développement durable
La commission Brundtland (1987) présente le DD comme un
développement « qui répond aux besoins présents sans compromettre
la capacité des générations futures à répondre à leurs propres
besoins ». Cette définition, à la fois simple et large, a la spécificité
d’être globale, universelle et même transdisciplinaire. Elle semble se
prêter à des compréhensions diverses dans sa phase opératoire. Une
rapide revue des tentatives d’instrumentalisation ou
d’opérationnalisation du concept, révèle des approches différentes en
fonction des sensibilités des auteurs.
À titre d’illustration, Depoers et al., (2003) établissent que le DD est
simplement cette dynamique qui concilie rentabilité économique,
respect de l’environnement naturel et performance sociale. Pour Pérez
(2005), le DD réfère à l’intégration plus ou moins large des
externalités dans le comportement des entreprises. Il s’agit d’une
responsabilité inter groupes sociaux à une même époque qui
s’apparente à la responsabilité sociale de l’entreprise.
Dontenwill (2005) présente le DD comme un principe d’équité entre
les peuples et les générations, d’une part, un principe de précaution et
de participation induisant de nouveaux modes de gouvernance dans la
recherche d’équilibre entre l’économique, le social et
l’environnement, d’autre part.
Les approches de définition présentées par les théoriciens se fondent
toutes sur la définition du rapport Brundtland et peuvent être fédérées
dans ce sens qu’elles suggèrent que la PME intègre dans son
management les dimensions non plus seulement économiques, mais
aussi des dimensions sociales et environnementales. En filigrane, des
valeurs d’intégration et d’ouverture, de protection ou de conservation
des acquis sont recherchées. Dans ce sens, Brunelle (2012) assimile le
DD à une simple interprétation de l’intérêt général qui viserait « à
assurer pour tous, en tous lieux et à tous moments, aujourd’hui comme
demain, un cadre de vie qui garantisse à chacun le plein exercice de
ses droits ».
Partant de ces idées forces, nous retiendrons, de façon large dans cette
contribution, que le DD dans est la capacité à réguler et à se
préoccuper de rendre compatible ses activités humanitaires et
économiques avec les exigences sociales et environnementales pour
assurer le bien-être de ses partenaires dans tous les aspects. Cette
vision du DD est celle du signe de reconnaissance du lien social et
environnemental qui se conçoit dans un cadre éthique spécifique.
I- Les enjeux éthiques de l’aide internationale
Cette partie de lecture nous invite à réfléchir sur les dimensions
éthiques de son intervention comme gestionnaire dans des projets
d’aide internationale. Les dilemmes moraux sont abordés sous trois
angles : les enjeux de l’aide internationale dans son ensemble comme
secteur d’activité humaine et économique, les enjeux qui concernent
l’organisation et ceux qui interpellent le gestionnaire dans son activité
quotidienne. Ce cours traite entre autres de respect mutuel
relativement à la culture, aux valeurs et aux comportements et de
recherche d'une plus grande équité dans les relations avec les
populations, les gouvernements, les agences d’aide, les bailleurs de
fonds, etc.
I-1 Comme activité humaine et économique
L’un des buts des Nations unies, comme ennoncé dans sa Charte, est
de parvenir à la réalisation de la coorpération internationale en
resolvant les problèmes à « la réalisation de la coorpération
internationale en resolvant les problèmes internationaux d’ordre
économique, social, culturel ou humanitaire »
L’action humanitaire de l’ONU a débuté au lendemain de la seconde
Guerre mondiale , dans une Europe dévastée dont elle a aidé à la
reconstruction. A l’heues actuelle, la communauté internationale
compte sur l’Organisation pour repondre aux catastrophes d’origine
naturelle ou humanitaire, ou humaine ,auxquelles un pays , r&duit à
ses propres moyens, ne pourrait faire face.
Le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) est
resposable au sein du sécrétariat de l’ONU de la coordination de
l’action humanitaire. Il s’agit par l’intermediare du Comité permanent
interorganisations( IASC), un forum unique inter-agence pour la
coordination , l’élaboration des politiques et la prise de décision,
réussant les principaux partenaires humanitaires des UN . Une
approche coordonnée est essentiellement à la fourniture d’une aude
rapide et efficace.
L’aide internationale fait appel à plusieurs activités humaines liées.
I-2 Comme organisation
Comme organisation, les objectifs sont en avances définis : les actions
de terrain peuvent se réaliser de manière altruistes ou égoïste. De
manière égoïstes lorsqu’ils viennent sur le terrain avec des objectifs et
orientations bien définis. On implémente le projet sans tenir compte de
la réaction des bénéficiaires et de l’impact des projets sur
l’environnement, en terme de déstructuration sociale à long ou à court
terme.
De manière altruiste lorsqu’on arrive sur le terrain avec l’esprit du
partage. Renforcement des capacités, intégration des bénéficiaires
dans le cycle de gestion du projet, appropriation du projet,
I-3 Les relations entre les partenaires
- Relation aide/développement
- Relation aide/croissance
- Relation aide/récipiendaire
Ses relations demandent des arguments et preuves efficaces pour
montrer leur efficacité sur la réalisation des objectifs qui sont celles
d’éradiquer la pauvreté et de donner aux peuples vulnérables leur
pouvoir d’agir à travers les facteurs de résilience.
Les enjeux de l’aide internationale
Depuis l'époque de la décolonisation, ['assistance des pays
industrialisés aux PED se fait principalement par le biais de l'aide
publique au développement (APD), et sous forme d'aides financières.
L'APD est définie par le Comite d'Aide au Développement (CAO),
comme étant l'ensemble des dons et des prêts préférentiels prévus au
budget, et transférés des pays développés vers les pays en voie de
développement. Ces aides avaient pour but de permettre aux PED de
faciliter leur développement économique et de se doter
d'infrastructures. Si un certain nombre de pays bénéficiant de cette
aide ont nettement amélioré leur situation (notamment en Asie et en
Amérique latine), la plupart des pays africains, près de 60 ans après
leurs indépendances, connaissent toujours des retards
importants de développement. En effet, on constate que malgré des
taux de croissance économique élevés dans la plupart de ceux-ci, le
niveau de vie des populations ne s'est sensiblement pas amélioré,
particulièrement en Afrique subsaharienne. Les enj eux de
développement auxquels les nations ont à faire face au 21 éme siècle
sont différents, et concernent désormais: -la persistance des inégalités:
qui ne font que croître et accentuer le fossé qui existe entre
les riches et les pauvres. En effet, les pauvres sont de moins en moins
nantis, alors que les
riches affichent de plus en plus leur goût démesuré pour le luxe. Guy
Noël (1997) évoque
même l'apparition d'un « Quart Monde» constitué par les « nouveaux
pauvres ». Cette
inégale répartition des richesses, fait dire à Robert Salmon (2002, p.6)
que:
D-Efficacité de l'aide La croissance économique en Afrique, ainsi que
la lutte contre la pauvreté depuis 2002, ont été favorisées par plusieurs
facteurs. Parmi ceux-ci, on peut citer l'augmentation des flux
d'investissement privés, les transferts de fonds de la diaspora,
J'amélioration de la gouvernance et des réformes institutionnelles, la
réduction de la dette extérieure, etc. 5
Entre 2000 et 2008, les flux de capitaux provenant des pays donateurs
en direction de l'Afrique ont presque triplé. Le continent est celui qui
reçoit le plus d'aide: en 2006, les fonds consacrés à l'assistance pour le
développement en Afrique subsaharienne étaient de 42 milliards de
dollars (OECD, 2008). Pourtant, malgré les aides financières
importantes reçues des pays industrialisés et une croissance
économique, la plupart des PED sont toujours dans une situation
précaire et pour certains, les indicateurs économiques et sociaux sont
en net recul. L'aide qui a été utilisé à ses origines pour le redressement
économique des pays « occidentaux », n'affiche pas des résultats aussi
satisfaisants pour les PED en ce qui concerne l'amélioration du niveau
de vie de leur population. Plusieurs critiques la concernant, sont
généralement émises: elle ne serait pas assez élevée pour certains,
d'autres remettent en cause son utilité et sa structure, pointant du doigt
le fait qu'une bonne partie de l'aide n'arriverait pas aux destinataires, et
enfin, elle ne permettrait pas d'atteindre les objectifs fixés en termes
de réduction de la pauvreté. Le fait que l'APD ne semble pas avoir
permis le développement économique des pays africains et une
réduction de la pauvreté soulève de nombreuses questions, à savoir
quelles sont les principales raisons qui pourraient expliquer le «retard»
de certains pays? S'agirait-il de causes intrinsèques ou de facteurs
externes? Ce retard pourrait-il être expliqué par un problème lié à la
structure même de l'aide ou encore par les montants alloués? Ces
multiples interrogations sont toutes liées à l'épineux débat concernant
l'efficacité de l'aide. Pour Niels Hermes et Robert Lensink, (2001),
cette question doit être analysée sous deux perspectives (macro et
microéconomique). Carol Lancaster (1999) ajoute que dans la
première, le but est d'observer dans quelle mesure l'aide a affecté le
développement des pays bénéficiaires, en l'occurrence ses effets sur la
croissance et sur la réduction de la pauvreté. Tandis que dans la
perspective microéconomique, il s'agirait d'étudier dans quelle mesure
les programmes et projets d'aide ont atteint leurs objectifs spécifiques.
Ces deux perspectives sont très pertinentes pour comprendre et
analyser l'impact de l'aide sur le développement des pays africains.
Notre mémoire s'inscrit également dans cette recherche de l'impact
réel de l'aide internationale sur le développement, ainsi que la
perception qu'en ont les bénéficiaires. En effet, l'Afrique reçoit la
majorité des montants alloués à l'aide internationale, sans que l'on
assiste pour autant à une nette amélioration du niveau de vie de ses
habitants. Certains auteurs, comme David Landes (2000), soutiennent
l'idée que le facteur 6
géographique serait la source du sous-développement de certaines
nations. John. Kenneth.
Galbraith (cité dans Landes, 2000, p.25), au cours de recherches sur
l'économie de l'agriculture, affirmait que:
« [Si} l'on trace une bande de quelque trois mille kilomètres de large
autour de la terre à l'équateur, on ne trouve là aucun pays développé.
[. ..} Partout le niveau de vie est bas et la durée de l'existence
humaine brève».
À ce titre, le Burkina Faso constitue un exemple intéressant. Malgré
les montants élevés que le pays reçoit au titre de l'aide au
développement, la pauvreté ne recule pas de manière significative. Ce
pays enclavé de l'Afrique de l'Ouest se situe au 161 ème rang au
classement du PNUD mesurant l'indice de développement humain
(lDH) (Banque Mondiale, 2010). Ce rang dans la queue du peloton est
dû en grand partie au faible taux d'alphabétisation et de scolarisation
dans le pays. Les autres raisons sont aussi bien géographiques,
démographiques, que culturelles. Conscient du problème, le
gouvernement et les principaux bailleurs de fonds ont concentré leurs
efforts ces dernières années sur l'amélioration de l'éducation et de la
scolarisation. Il nous a donc semblé intéressant de savoir quel était
l'utilisation de l'aide au développement dans le secteur de l'éducation
dans ce pays, compte tenu de son importance pour l'augmentation du
niveau de vie des populations. Sans être le point central de notre
étude, l'analyse des retombées de J'aide dans l'éducation au Burkina
constituera néanmoins une excellente illustration de l'impact concret
que peut avoir l'aide dans le développement de ce pays. Une analyse
des facteurs contextuels et du cadre institutionnel du Burkina relatif à
la gestion de l'aide, pourrait également nous permettra de déterminer
pourquoi ce pays bénéficie d'autant de financements et parvient, à
réaliser des avancées significative en dépit de la« malédiction»
naturelle qui le frappe.
Rôle de l’éducation dans l’analyse
Etant donné que le secteur de l'éducation constitue un des principaux
leviers du
développement, il nous a paru impoliant d'analyser les différentes
politiques nationales mises en place pour « encadrer}) cette aide et la
rendre plus efficace dans ce dom aine.