Module de Physique et Biophysique
Pr. CHETTIBI Sabah
Faculté MISM
Université 8 mai 1945 Guelma
chettibisabah05@yahoo,fr
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1. INTRODUCTION
La physique et la biophysique ont des relations privilégiées parce que déjà historiquement, elles ont été avec
les mathématiques et la physiologie, les premières disciplines structurées et qu'elles ont fréquemment
activées ensemble.
La biophysique est une discipline très vaste des sciences du vivant. C'est l'étude et la connaissance de la
matière vivante, de son organisation statique et dynamique, de ses propriétés générales et des lois qui
régissent les phénomènes physiques qui s'y déroulent et qui sont à l'origine même de son existence.
Actuellement, le médecin est largement assisté pour son diagnostic, pour le traitement et pour le suivi du
malade par de nombreux appareils de haute technologie qui repose sur des principes physiques. La
médecine étant clairement une discipline scientifique, il est évident qu'en tant que futurs médecins donc
scientifiques, il est pédagogiquement bon pour les étudiants en médecine d'avoir de solides bases en
sciences physiques et biophysiques.
La médecine moderne requiert l'excellence; et, comme il est admis de partout dans le monde, il ne peut y
avoir d'excellence sans une place importante accordée aux sciences fondamentales en général et à la
biophysique médicale en particulier. 2
Analogies et modèles
Devant un phénomène complexe: à partir des données expérimentales essayer d'en saisir l'essentiel, avec des
simplifications on peut réduire le nombre de variables et par approximations successives obtenir de façon plus
précise les lois qui gouvernent le phénomène étudié
Exemple:
• Comprendre la résistance mécanique des os: on peut les décrire par des formes géométriques simples se
rapprochant de la forme réelle et faire des calculs de mécanique
• Le fonctionnement du cœur peut être décrit par un système de double pompe avec des valves, le sang comme un
liquide avec une certaine viscosité
• Certains organes peuvent être décrits comme un circuit électrique (générateur de courant ou de tension,
résistances,..)
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2. PROGRAMME
Partie 1 : Biophysique des solutions (20h)
Partie 2 : Bioélectricité (électrostatique et électrocinétique) (12 h)
Partie 3 : Optique géométrique, l’œil. (9h).
Partie 4 : Rayonnements (19h).
3. OBJECTIFS GENERAUX
1. Connaitre les bases physiques et biophysiques utiles à la compréhension des échanges et au maintien des
équilibres au sein de l'organisme.
2. Comprendre les processus physiques à la base des différentes méthodes d'imagerie et exploration
fonctionnelle.
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Partie 1 : Biophysique des solutions et applications médicales
1. Notions générales sur les états de la matière (liquides, gaz, solide) Connaitre les
2. Généralités sur l'énergie et ses différentes formes, interactions interatomiques et inter- caractéristiques
moléculaires physico-chimiques
des solutions
3. 1er ct 2ème principe de la Thermodynamique, potentiel chimique
4. Changement d'état, pression de vapeur.
5. Propriétés générales des solutions micro et macromoléculaires : Propriétés colligatives,
phénomène d'osmose (pression osmotique) cryoscopie, ébulliométrie Propriétés électriques,
propriétés optiques.
6. Principe de régulation du milieu intérieur et des espaces hydriques (compartiments liquidiens). Connaitre les applications
7. Transport passif, transport facilité et actif des solutés médicales des transferts liquidiens
à travers une membrane de
8. Diffusion en phase liquide (1ère Loi de Fick, 2ème loi de Fick) dialyse, le principe de la dialyse et
9. Applications médicales des transports passifs à travers les membranes biologiques du rein artificiel ainsi que les
échanges d'eau et de petites
10. Diffusion d’une molécule (médicament-traceur).
particules entre sang et milieu
11. Filtration et diffusion, Epuration extra-rénale. interstitiel.
12. Migration et phénomène de Donan, Electrophorèse des protéines
13. Œdèmes-échanges Trans capillaire, équation de Starling 5
1. Notions générales sur les états de la matière (liquides, gaz, solide)
Definitions et caractéristiques
Al’échelle macroscopique, les trois états ou phases classiques de la matière sont :
Corps purs
Gaz
les constituants Solide Liquide
atomes et/ou sont entièrement mobiles
sont fortement liés les sont relativement mobiles
molécules les uns par rapport aux
uns aux autres et les uns par rapport aux
autres. autres.
demeurent presque
immobiles.
Un fluide s'écoule et prend la forme du récipient qui le contient. Ceci englobe à la fois les liquides et les gaz.
Les fluides n'ont pas de forme propre et se déforment facilement sous l'effet d'une force.
Les fluides opposent une résistance à l'écoulement. Cette résistance est appelée viscosité. Plus un fluide est
visqueux, plus il est difficile de le faire couler.
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Sang: Un fluide biologique complexe. Mercure: Un métal liquide à température ambiante.
L’état solide
•Faible agitation thermique : Les particules d'un solide vibrent peu autour de leur position d'équilibre.
•Fortes interactions intermoléculaires : Les forces d'attraction entre les particules sont très importantes,.
L’agitation thermique est très faible par rapport aux interactions intermoléculaires.
•Forme propre : Un solide conserve sa forme, sauf sous l'effet de forces extérieures importantes.
•Faible compressibilité : Il est difficile de réduire le volume d'un solide en appliquant une pression.
•Masse volumique élevée : Les particules d'un solide sont très proches les unes des autres.
•Structure : Les solides peuvent être cristallins (arrangement ordonné des particules) ou amorphes (arrangement
désordonné).
L'état liquide
•Une organisation moléculaire dynamique: Les molécules d'un liquide sont en mouvement constant, mais
restent relativement proches les unes des autres.
•Ordre à courte portée: Les molécules d'un liquide s'organisent localement de manière ordonnée, mais cette
organisation ne persiste pas à grande échelle.
•Mobilité moléculaire: Les molécules sont libres de se déplacer et de tourner, ce qui confère aux liquides leur
fluidité.
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•Liaisons intermoléculaires: Les liaisons entre les molécules sont plus faibles que dans les solides, mais
suffisantes pour maintenir une cohésion. Dans le cas de l'eau, les liaisons hydrogène jouent un rôle primordial.
•Incompressibilité relative: Les liquides sont peu compressibles car l'espace intermoléculaire est déjà faible.
•Densité intermédiaire: La densité d'un liquide est généralement supérieure à celle du gaz correspondant et
inférieure à celle du solide correspondant.
L’état gaz
L’agitation thermique est très grande par rapport aux interactions intermoléculaires; les forces de cohesion
sont (quasi) nulles.
Les particules sont très éloignées les unes des autres,
La masse volumique d’un gaz est faible,
Un gaz est compressible,
Le volume V varie beaucoup avec la temperature T,
Les particules de gaz tendent à occupier tout le volume qui leur est donné. on dit qu’i il est expansible
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Autre états de la matière plus exotiques :
État mésomorphe ou cristal liquide
L'état mésomorphe, souvent appelé cristal liquide, est une phase intermédiaire entre l'état solide et l'état liquide.
sont exploitées dans de nombreuses applications, notamment dans les écrans LCD.
•Ordre à longue distance partiel: Les molécules sont alignées selon certaines directions, mais leur position dans
l'espace n'est pas fixe.
•Anisotropie: Les propriétés physiques d'un cristal liquide varient selon la direction dans laquelle on les mesure.
•Sensibilité aux champs électriques et magnétiques: Les cristaux liquides peuvent changer d'orientation sous
l'influence de champs électriques ou magnétiques.
État plasma
Le plasma est souvent appelé le "quatrième état de la matière". Il se forme lorsque les atomes d'un gaz sont
ionisés, c'est-à-dire qu'ils perdent ou gagnent des électrons. Le plasma est donc un gaz ionisé composé
d'électrons libres et d'ions positifs.
•Conductivité électrique élevée: En raison de la présence d'électrons libres, le plasma est un excellent
conducteur d'électricité.
•Émission de lumière: Les collisions entre les particules chargées du plasma produisent de la lumière, ce qui
donne au plasma une apparence lumineuse et colorée. 11
2. Généralités sur l'énergie et ses différentes formes, interactions interatomiques et
intermoléculaires
• L'énergie
L'énergie est la capacité d'un système à effectuer un travail. Elle se manifeste sous différentes formes, toutes
interconvertibles :
•Énergie cinétique: Energie associée au mouvement des particules (atomes, molécules).
•Énergie potentielle: Energie stockée dans un système en raison de sa position ou de sa configuration (par
exemple, l'énergie de liaison entre deux atomes).
•Énergie thermique: Energie associée au mouvement aléatoire des particules d'un système.
•Énergie chimique: Énergie stockée dans les liaisons chimiques entre les atomes
Les interactions interatomiques et intermoléculaires sont les forces qui agissent entre les atomes et les molécules.
Elles déterminent la structure et les propriétés de la matière.
• Interactions interatomiques
•Liaisons covalentes: Les atomes partagent des électrons pour former des molécules. C'est le type de liaison le plus
fort.
•Liaisons ioniques: Un atome donne un électron à un autre, créant des ions de charges opposées qui s'attirent.
•Liaisons métalliques: Les électrons sont délocalisés dans un "nuage électronique", ce qui confère aux métaux leurs
propriétés caractéristiques. 12
•Interactions intermoléculaires:
•Liaisons hydrogène: Interactions entre un atome d'hydrogène lié à un atome électronégatif (comme l'oxygène
ou l'azote) et un autre atome électronégatif. Essentielles pour la structure de l'eau et des biomolécules.
•Forces de Van der Waals: Forces d'attraction faibles et de courte portée entre toutes les molécules. Elles sont
responsables de la cohésion des liquides et des solides non polaires.
• Unités
L'énergie est une grandeur physique fondamentale qui se mesure dans différentes unités, selon le contexte et le
domaine d'étude. Bien qu'elles puissent sembler variées, toutes ces unités sont liées entre elles par des facteurs
de conversion précis.
Unité Symbole Équivalence en joules Utilisation typique
Joule J 1J Unité SI, très générale
Calorie cal 4,184 J Nutrition, thermique
Consommation
Kilowattheure kWh 3 600 000 J
électrique
Physique atomique et
Électron-volt eV 1,602 × 10⁻¹⁹ J
nucléaire
10⁻⁷ joules.
L’erg erg Système CGS 13
3.Notions de pression
Les particules entrent en collisions avec la parois solide
A l’échelle microscopique, les Création d’une force macroscopique isotrope
particules ont une vitesse
aléatoire due à leurs agitation
et interaction (collision,
répulsion…)
L'intensité de la résultante des forces perpendiculaires à une surface définie la pression P= F/S
La pression est une grandeur scalaire, son unité dans le système international (MSKA) est le Pascal de symbole
Pa = 1 N/m2 ( Kg m-1s-2).
Cependant le Pascal est une unité assez faible, on utilise souvent d’autres unités
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Pression en hauteur d’un fluide
𝑷 = 𝝆. 𝒈. 𝒉
La pression exercée par une colonne de mercure (r=13,6g/cm3)de hauteur h=760 mm est donnée par
P=r. g. h =13,610+3 × 9,8 × 0,76 = 101325 Pa
On écrit alors 760 mm Hg =101325Pa
Un nombre plus grand de particules induit plus de collisions, ce qui augmente la pression.
Plus le volume est petit, plus il y a de collisions, ce qui augmente la pression.
Plus la température augmente, plus l'énergie des particules est grande, plus elles se déplacent vite et multiplie
le nombre de collisions, plus la pression. augmente
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3. 1er ct 2ème principe de la Thermodynamique, potentiel chimique
Le corps humain peut être considéré comme un système complexe où de nombreux processus biologiques impliquent des
échanges d'énergie et de matière.
La thermodynamique ≡ chaleur (Q) ; Dynamique ≡ mouvement : travail (W)
La thermodynamique étudie le comportement thermique des corps c’est à dire les transformations de l’énergie (ou échanges)
entre un système physique et l’extérieur (l’espace entourant le système).
Description microscopique : trop de paramètres
Description macroscopique : nombre limité de paramètres
L’état du système thermodynamique est décrit par l’ensemble des variables d’état
Variables extensives comme la masse, le volume (dépendant de la matière) additives
Variables intensives telle que la température, la pression (indépendant de la matière)
formulations des lois générales
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système thermodynamique
Un système thermodynamique peut être défini par les échanges qu'il effectue avec son environnement ou entre ses
différentes parties. Il existe des échanges entre le milieu extérieur (l'Univers en dehors du système) et le milieu
intérieur du système, ainsi qu'entre les divers composants du système lui-même, qu'il s'agisse de tissus, de cellules
ou d'autres parties.
Un système thermodynamique peut échanger (ou pas) de l’énergie
Energie thermique (Q) Travail (W) et de la mtière
système Echange Echange exemple
matière d’énergie
isole non non calorimètre
exemple : le sang constitué de plasma
fermé non oui Pile électrique
et les globules rouges
ouvert oui oui Etre vivant
Les grandeurs qui définissent l’état d’un système thermodynamique sont la température (T en K), la pression (P
en Pa), le volume (V en m3), l’énergie interne, le travail et l’enthalpie (U, W et H en J), l’entropie (S en J/K) et
la quantité de chaleur (Q en Cal).
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Equilibre thermodynamique
L'équilibre thermodynamique est un état où les propriétés d'un système Etat d'équilibre : les variables d’état ne
ne changent plus. Ces variables sont liées par une équation d'état: varient pas avec le temps
f(P, V, T) =0 énergie reçue par le système est positive
Deux systèmes en équilibre ont : énergie fournie par le système est
les mêmes propriétés intensives (pression, température), négative
P1=P2 équilibre mécanique
T1=T2 équilibre thermique
+ -
Un système thermodynamique est en équilibre thermodynamique
quand il est à la fois en équilibre mécanique, thermique et chimique.
Transformations d’un système
Transformations adiabatiques: Aucun échange de chaleur n'a lieu avec l'environnement.
Transformations isochores: Le volume du système reste constant.
Transformations isobares: La pression du système reste constante.
Transformations isothermes: La température du système reste constante.
Une transformation qui produit de la chaleur est dite exothermique
Une transformation qui consomme de la chaleur est dite endothermique
On compte positivement la chaleur reçue par le système
N.B. La chaleur est une forme d’énergie, son unité est le Joule, c’est une grandeur extensive, ce n’est pas une
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fonction d’état mais une fonction de transfert
gaz parfaits
Le gaz parfait est un gaz modèle idéal utilisé en thermodynamique pour décrire le comportement de certains gaz
réels dans des conditions spécifiques (basse pression et haute température) caractérisé par:
Les molécules sont ponctuelles: On considère que les molécules n'ont pas de volume propre, c'est-à-dire qu'elles
sont réduites à des points matériels.
Les molécules n'interagissent pas entre elles: Les forces d'attraction ou de répulsion entre les molécules sont
négligées. Les seules interactions sont des chocs élastiques lors des collisions.
Les mouvements des molécules sont aléatoires: Les molécules se déplacent dans toutes les directions avec des
vitesses différentes.
Relation d’état. Loi des gaz parfaits
L’état d’un gaz parfait dépend de : son nombre de moles n, sa pression P, son volume V et sa température T
PV= nRT
R est la constante des gaz parfaits, c’est le produit de la constante de Boltzmannet et du nombre d’Avogadro
R=k.NA k=1,3810-23JK-1 R= 8,31J mol-1 K-1
PV: l’énergie de pression d’un gaz parfait est = nRT: l’énergie cinétique totale de tous ces constituants
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Conséquences : Loi de
A température constante T= Cte on aura : P.V = Cte
Ou:
P1V1 = P2V2 Boyle-Mariotte
Si la pression diminue le volume augmente et inversement
A pression constante P= Cte on démontre que : 𝑽𝟏 𝑽𝟐 𝑽 = 𝑽𝟎 (𝟏 − 𝜶. 𝜽)
=
𝑻𝟏 𝑻𝟐 Loi de
V0: volume initiale et θ= (T-T0)
Charles
α : coefficient de dilatation isobare
La loi de Charles décrit la relation entre le volume et la température d'un gaz. Elle stipule que, à pression constante, le
volume occupé par une certaine quantité de gaz est directement proportionnel à sa température absolue
A volume constante V= Cte on démontre que : 𝑷 𝟏 𝑷𝟐 𝑷 = 𝑷𝟎 (𝟏 − 𝜷. 𝜽)
=
P0: pression initiale et θ= (T-T0)
𝑻𝟏 𝑻𝟐 Loi de
𝜷 : coefficient de compressibilité isochore Gay-Lussac
La loi de Gay-Lussac décrit la relation entre la pression et la température d'un gaz. Elle stipule que, à volume
constant, la pression d'une certaine quantité de gaz est directement proportionnelle à sa température absolue.
Loi de Dalton : Mélanges gazeux-notion de pression partielle
Un mélange de gaz parfait est un gaz parfait
La loi des gaz parfait s’applique indépendamment
à chacun des gaz du mélange
si nous avons plusieurs gaz parfaits différents dans un même contenant, la pression totale que nous mesurons
est simplement la somme des pressions que chaque gaz exercerait s'il occupait seul le volume total du
contenant.
La pression totale exercée par un mélange de gaz parfaits est égale à la somme des pressions partielles
de chacun des gaz constituant le mélange.
,
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Application :
pression partielle des constituants de l'air à pression atmosphérique
Air : 79 % azote, 20,9 % oxygène, 0,03% CO₂
air : gaz parfait PV = NRT
Par definition PiV=NiRT ( pression qu'aurait le gaz s'il occupait tout le volume V) P1/P = Nᵢ/N d'où
Pazote = 0,79 atm, Poxygène = 0,209 atm, Pco₂ = 0,0003 atm
Profondeur de plongée possible ?
L'organisme tolère jusqu'à 0,02 atm de CO₂ Pco₂ = 0,02 = p. Nᵢ/N donc p = 0,02 N/0,03.10⁻² = 66 atm
On gagne 1 atm par 10 m de profondeur ; profondeur théorique : (66-1) x 10 = 650 m
(remarque concernant ( 66-1 ) : à 0m : 1atm, à 10m : 2atm, à 20m : 3atm, ... à 650m : 66atm)
Autre contrainte : maintenir Poxygène < 2 atm
Poxygène = 2 = x Nᵢ/N . 0,209 donc p = 9,5 atm donc hmax = 85 m
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1er principe de la Thermodynamique
Dans toute transformation, la variation d’énergie interne d’un système est égale à la somme des énergies
échangées avec le milieu extérieur sous forme de travail et de chaleur
U : énergie interne représente la somme totale des énergies cinétiques et potentielles du système
ΔU = Uf –Ui = ΔW +ΔQ C’est un principe de conservation de l’énergie; il permet aussi de faire un bilan
énergétique entre l’état final et initial
Application
U peut être modifiée par une
action du milieu extérieur
Un travail W ou une chaleur Q
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26
27
2ème principe de la Thermodynamique
Un processus spontané est un phénomène qui se produit naturellement, sans qu'il soit nécessaire d'apporter un
travail extérieur. il est caractérisé par
Sans action extérieure: Ils se produisent d'eux-mêmes, sans intervention humaine ou d'un système extérieur.
Tendance à minimiser l'énergie: Les processus spontanés ont généralement tendance à évoluer vers un état
de moindre énergie. Cependant, cette règle n'est pas absolue,
Libération ou absorption d'énergie: La plupart des processus spontanés libèrent de l'énergie (réactions
exothermiques), mais certains peuvent en absorber (réactions endothermiques).vaporisation de l’eau liquide
ou fusion de la glace
Transfert spantané de quantité de chaleur de l’objet le plus chaud vers l’objet le plus froid
Lorsqu’on mélange de l'eau chaude et de l'eau froide, le système évolue spontanément vers un état d'équilibre
thermique, où l'eau est partout à la même température. Le processus inverse (séparer spontanément l'eau
chaude de l'eau froide) ne se produit pas. 28
Refroidissement d'un corps chaud: Un corps chaud placé dans un environnement plus froid se refroidit
spontanément en transférant de la chaleur à l'environnement telle que une baignoire pleine d’eau chaude
se refroidit , l’air de la pièce se réchauffe (buée),
Le réfrigérateur est un exemple intéressant qui illustre les limites de la spontanéité. En effet, un réfrigérateur
extrait de la chaleur d'un endroit froid (l'intérieur du réfrigérateur) pour la transférer vers un endroit chaud
(l'extérieur). Ce processus est inverse au processus spontané de transfert de chaleur d'un corps chaud vers un corps
froid. Pour que ce processus ait lieu, il faut fournir un travail extérieur au réfrigérateur (sous forme d'électricité).
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Variation d’entropie
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Potentiel chimique d’un gaz parfait:
Sachant que l’Énergie de pression est donnée par
𝑑𝑊 = 𝑃. 𝑑𝑉
𝑛𝑅𝑇
Comme la loi des gaz parfait stipule que : P.V=nRT d’où 𝑉 = ⟹ 𝑑𝑉 = 𝑑𝑃
𝑃 𝑉 𝑃
𝑑𝑉 𝑑𝑃 2 2
𝑑𝑃
𝑑𝑊 = 𝑛𝑅𝑇 = 𝑛𝑅𝑇 ⟹ Δ𝑊 = න 𝑑𝑊 = න 𝑛𝑅𝑇
𝑉 𝑃 𝑃
1 1
Δ𝑊 = 𝑛(𝑅𝑇 ln 𝑃2 − 𝑅𝑇 ln 𝑃1 ) Δ𝑊 = 𝑛(𝜇2 − 𝜇1)
On définit le potentiel chimique d’un gaz parfait à une pression P la grandeur : 𝜇 = 𝜇0 + 𝑅𝑇 ln𝑃
𝜇1 = 𝜇0 + 𝑅𝑇 ln𝑃1 𝜇2 = 𝜇0 + 𝑅𝑇 ln𝑃2
𝜇0 potentiel chimique dans les conditions de référence
Potentiel chimique dans un mélange gazeux:
𝑛𝑖
En considérant un gaz de fraction molaire 𝑥𝑖 = Son potentiel chimique est :
𝑛
0 0
𝜇𝑖 = 𝜇𝑖 + 𝑅𝑇 ln 𝑃𝑖 = 𝜇𝑖 + 𝑅𝑇 ln 𝑥𝑖 𝑃
𝜇𝑖 = 𝜇𝑖0 + 𝑅𝑇 ln 𝑥𝑖 + 𝑅𝑇 ln 𝑃
Le potentiel chimique d’un gaz dans un mélange gazeux dépend de la pression globale du
mélange et de la fraction molaire de ce gaz dans ce mélange
4. Changement d'état, pression de vapeur
Un même corps (matière) peut, selon les conditions de température et de pression, se trouver dans l’un des
trois états de la matière
Les changements d’état mettent en jeu la création ou la destruction de
liaisons intermoléculaires extrêmement fortes
stockage ou déstockage d’importantes quantités d’énergie.
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Transition Transition
Fusion Vaporisation
Solidification Liquéfaction
Transition
Condensation
Sublimation
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Courbes du diagramme
Le corps est sous la forme d’un mélangé de deux
phases en équilibre thermodynamique.
Au point triple,
Le corps est un mélange des trois phases:
solide, liquide et gazeuse
Le point critique
Dernier point pour lequel on sait faire la
différence entre état liquide et état gazeux.
Température critique (Tc): Environ 374,15 °C (647,3 K)
Pression critique (Pc) : Environ 22,064 mégapascals (218,3 atmosphères)
À pression atmosphérique normale (1 atm), l'eau bout à 100 °C.
Dépression du point de congélation: La
température à laquelle l'eau salée gèle est
inférieure à celle de l'eau pure. C'est pourquoi on
jette du sel sur les routes en hiver pour faire
fondre la glace.
Élévation du point d'ébullition: L'eau salée bout à
une température supérieure à celle de l'eau pure.
C'est pourquoi l'eau de mer bout à une
température légèrement supérieure à 100°C.
.
Abaissement de la pression de vapeur saturante: À une température donnée, la pression de vapeur saturante de l'eau salée est
inférieure à celle de l'eau pure. Cela signifie qu'il faut fournir plus d'énergie à l'eau salée pour la faire évaporer. Ces
modifications sont dues aux interactions entre les molécules d'eau et les ions du sel. Les ions Na+ et Cl- perturbent la
formation des liaisons hydrogène entre les molécules d'eau, rendant ainsi plus difficile la formation de la phase solide (glace)
et la vaporisation de l'eau
pression de vapeur saturante
La Pression de vapeur saturante ou tension de vapeur est la pression à laquelle la phase gazeuse d’une substance est
en équilibre avec sa phase liquide ou solide à une température donnée, c'est la pression à laquelle un liquide
s'évapore à la même vitesse qu'il se condense.
Hors équilibre, est dans l’état gazeux, la pression du gaz s’appelle pression partielle de vapeur
Quand la pression partielle de la vapeur est égale à la pression de vapeur saturante d'une substance, les phases
gazeuse, liquide ou solide sont en équilibre.
Si la pression partielle de la vapeur dépasse la pression de vapeur saturante, il y a donc Liquéfaction ou condensation
À partir d'une situation d'équilibre, cela peut se faire soit :
- En augmentant la pression partielle de vapeur (par exemple en diminuant le volume),
- En diminuant la pression de vapeur saturante diminution de la température (éventuellement)