Intégrales généralisées et applications
Intégrales généralisées et applications
Pierre Mathonet
Département de Mathématique
Faculté des Sciences
2
Université de Liège, Faculté des Sciences, Département de Mathématique.
Intégrales généralisées I
Problème : définir l’intégrale d’une fonction définie sur [a, b[, ]a, b] ou
]a, b[, pas nécessairement continue sur [a, b].
Exemples : sur l’intervalle ]0, 1[ :
1
f1 :]0, 1[→ R : x 7→ ,
x
ou
1
7 √
f2 :]0, 1[→ R : x →
x
ou
1
f3 :]0, 1[→ R : x 7→ .
x2
2
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Intégrales généralisées I
Problème : définir l’intégrale d’une fonction définie sur [a, b[, ]a, b] ou
]a, b[, pas nécessairement continue sur [a, b].
Exemples : sur l’intervalle ]0, 1[ :
1
f1 :]0, 1[→ R : x 7→ ,
x
ou
1
7 √
f2 :]0, 1[→ R : x →
x
ou
1
f3 :]0, 1[→ R : x 7→ .
x2
40
35
30
25
20
15 f1 (x ) f3 (x )
10
5
f2 (x ) t
2 0 1
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Intégrales généralisées II
Chaque fonction est intégrable sur [t, 1] pour t ∈]0, 1[. On calcule
• I1 (t) = t1 f1 (x ) dx = [ln(x )]1t = − ln(t) ;
R
√ √
• I2 (t) = t1 f2 (x ) dx = [2 x ]1t = 2 − 2 t.
R
• I3 (t) = t1 f3 (x ) dx = [ −1 1 1
R
x ]t = −1 + t .
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Intégrales généralisées II
Chaque fonction est intégrable sur [t, 1] pour t ∈]0, 1[. On calcule
• I1 (t) = t1 f1 (x ) dx = [ln(x )]1t = − ln(t) ;
R
√ √
• I2 (t) = t1 f2 (x ) dx = [2 x ]1t = 2 − 2 t.
R
• I3 (t) = t1 f3 (x ) dx = [ −1 1 1
R
x ]t = −1 + t .
donc seule I2 admet une limite finie en 0. On dira que les autres fonctions
ne sont pas intégrables sur ]0, 1].
3
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Définitions formelles
Définition (Intégrabilité sur ]a, b])
Soit f une fonction continue sur l’intervalle ]a, b] (b ∈ R, a ∈ R ou
a = −∞). Alors f est intégrable sur ]a, b], ou f est intégrable en a+ (si
a ∈ R), si la fonction
Z b
I(t) = f (x ) dx
t
+
admet une limite finie en a . Si tel est le cas, on note
Z b Z b
f (x ) dx = lim+ I(t) = lim+ f (x ) dx .
a t→a t→a t
Rb
• L’intégrale a f (x ) dx est appelée intégrale impropre. Sa définition
ne permet pas d’avoir les mêmes propriétés que l’intégrale vue au
chapitre précédent.
• L’intégrabilité sur [a, b[ se définit de la même manière en
4 considérant la limite en b − .
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Intégrabilité sur un intervalle ouvert
Définition (Intégrabilité sur ]a, b[)
Soit f une fonction continue sur ]a, b[ et c ∈]a, b[. La fonction f est
intégrable sur ]a, b[ si et seulement si elle est intégrable sur ]a, c] et sur
[c, b[, auquel cas on définit l’intégrale sur ]a, b[ par
Z b Z c Z b
f (x ) dx = f (x ) dx + f (x ) dx .
a a c
Théorème
Si f est une fonction continue et intégrable sur ]a, b[ (resp. [a, b[, ]a, b]),
alors on a Z b
f (x ) dx = [F ]ba ,
a
pour toute primitive F de f sur ]a, b[ (resp. [a, b[, ]a, b]), où
[F ]ba = limx →b − F (x ) − limx →a+ F (x ).
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Exemples
1. La fonction f (x ) = 1−ln(x
x2
)
est intégrable et absolument intégrable
1
sur ] 2 , +∞[. En effet, on a
Z +∞
1 − ln(x ) ln(x ) +∞ 1
2
dx = [ ] 1 = 0 − 2 ln( ) = 2 ln(2).
1
2
x x 2 2
et
+∞ e +∞
1 − ln(x ) 1 − ln(x ) ln(x ) − 1
Z Z Z
| | dx = dx + dx
1
2
x2 1
2
x2 e x2
1 1 1 2
= − 2 ln( ) − (0 − ) = + 2 ln(2).
e 2 e e
2
2. La fonction f (x ) = xe −x est absolument intégrable sur [0, +∞[ :
Z t
2 1 2 1 2
xe −x dx = [− e −x ]t0 = − (e −t − 1)
0 2 2
donc Z +∞
2 1 2 1
xe −x dx = lim − (e −t − 1) = .
7 0 t→+∞ 2 2
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Contre-exemples
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Application I : Aires, longueurs, volumes
Proposition
L’aire comprise entre les graphes de deux fonctions continues f et g sur
un intervalle [a, b] et les droites d’équation x = a et x = b (donc l’aire
au dessus du segment [a, b] est donnée par
Z b
A= |f (x ) − g(x )| dx .
a
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Illustration
f f
g g
0 a b 0 a b
Rb Rb
a
f (x ) dx a
g(x ) dx
f
g
0 a b
Rb Rb Rb
f (x ) dx − g(x ) dx = (f (x ) − g(x )) dx .
10 a a a
11 x0 x1 x2 x3 x4 x5 x6 x7 xn
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Démonstration
1. Soit Dn = [a = x0 , x1 , . . . , xn−1 , b = xn ] un découpage ;
2. La somme des longueurs des segments
n
X p
S(Dn ) = (xk − xk−1 )2 + (f (xk ) − f (xk−1 ))2
k=1
s
n 2
X f (xk ) − f (xk−1 ) (xk − xk−1 ).
= 1+
xk − xk−1
k=1
On en déduit
Z R Z R
1 1 1
L = q dx = R dx q
−R −Rx 2 x 2 R
1− R R 1−
x R
= R[arcsin( )]−R = R(arcsin(1) − arcsin(−1)) = πR.
R
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Volume d’un solide de révolution
Solide de révolution :
1. f continue sur [a,b] ;
2. Cf = {(x , f (x ), 0) : x ∈ [a, b]} : graphe de f dans le plan de
coordonnées x , y ;
3. On fait tourner cette courbe autour de l’axe de coordonnées x .
Proposition
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b], dérivable sur ]a, b[.
Le volume du solide de révolution déterminé par la rotation de la courbe
Cf autour de l’axe des abscisses est donné par
Z b
V =π f (x )2 dx .
a
√
On fait tourner le demi-cercle {(x , R 2 − x 2 , 0) : x ∈ [−R, R]}
La formule donne
Z R p 2 Z R
R 2 − x 2 dx
V = π 2
R −x 2 dx = π
−R −R
R
x3
4
= π R 2x − = πR 3 .
3 −R 3
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Aire latérale d’une surface de révolution
Proposition
Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b], dérivable sur ]a, b[.
L’aire latérale du solide de révolution déterminé par la rotation de la
courbe Cf autour de l’axe des abscisses est donnée par
Z b p
A = 2π f (x ) 1 + Df (x )2 dx ,
a
pour autant que cette la fonction soit intégrable sur ]a, b[.
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Le problème de John Napier of Merchiston
Comment calculer (sans machine) le produit 512.1024 ?
17
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Le problème de John Napier of Merchiston
Comment calculer (sans machine) le produit 512.1024 ?
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2048 4096 8192 16384 32768 65536 131072 262144 524288 1048576
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Le problème de John Napier of Merchiston
Comment calculer (sans machine) le produit 512.1024 ?
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2048 4096 8192 16384 32768 65536 131072 262144 524288 1048576
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Le problème de John Napier of Merchiston
Comment calculer (sans machine) le produit 512.1024 ?
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2048 4096 8192 16384 32768 65536 131072 262144 524288 1048576
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Le problème de John Napier of Merchiston
Comment calculer (sans machine) le produit 512.1024 ?
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024
11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
2048 4096 8192 16384 32768 65536 131072 262144 524288 1048576
Problème
Définir une fonction f : R → R inversible et telle que
f (ab) = f (a) + f (b), ∀a, b ∈ domf .
• Pour obtenir une fonction régulière, nous demanderons que f soit
dérivable.
• Nous verrons que l’on peut restreindre le domaine de f à ]0; +∞[ (c’est
une convention).
17 Toute fonction ayant cette propriété sera appelée logarithme (en grec : rapport
de nombres). Université de Liège, Faculté des Sciences, Département de Mathématique.
Analyse du problème I
Proposition
Si la fonction f satifait les conditions imposées, alors
• elle satisfait f (1) = f (−1) = 0, f (−a) = f (a), f ( ba ) = f (a) − f (b)
• de plus f (ar ) = rf (a) pour tout r rationnel et a ∈ domf .
• enfin f ne peut pas être définie en 0.
Preuve : Pour tous a, b convenables, on utilise les relations
f (1) = f (1.1) = f (1) + f (1)
f (1) = f ((−1)(−1)) = 2f (−1)
f (−a) = f (−1) + f (a) = f (a)
a a
f (a) = f ( b) = f ( ) + f (b)
b b
f (an ) = f (a · · · a) = nf (a) ∀n ∈ N0
f (1) = f (a−n an ) = f (a−n ) + f (an ) ∀n ∈ N0
1 n 1
f (a) = f ((a ) ) = nf (a )
n n ∀n ∈ N0 .
Proposition
Si f est une solution sur ]0; +∞[, alors il existe une constante c telle que
f 0 (x ) = c x1 , pour tout x .
Preuve : Pour tout x ∈]0; +∞[, on a
f (x + h) − f (x ) f ( x +h ) f (1 + xh ) 1 f (1 + xh )
f 0 (x ) = lim = lim x
= lim = lim .
h→0 h h→0 x xh h→0 x xh x h→0 h
x
Proposition
Si f est une solution sur ]0; +∞[, alors il existe une constante c telle que
f 0 (x ) = c x1 , pour tout x .
Preuve : Pour tout x ∈]0; +∞[, on a
f (x + h) − f (x ) f ( x +h ) f (1 + xh ) 1 f (1 + xh )
f 0 (x ) = lim = lim x
= lim = lim .
h→0 h h→0 x xh h→0 x xh x h→0 h
x
4
3
2
1
1 5 10 20 30 40
−1
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Fonctions logarithmes de base quelconque
Si a ∈ R, on a ln(ar ) = r ln(a), pour tout rationnel r . On veut de débarrasser
de ce facteur ln(a).
Proposition
Pour tout a 6= 1, il existe une seule fonction logarithme f telle que f (a) = 1.
On a alors f (ar ) = r pour tout r ∈ Q.
Preuve : On sait que c’est un multiple de ln, facile à déterminer...
Définition
Pour tout a ∈]0, +∞[\{1}, la fonction définie ci-dessus est appelée logarithme
de base a, et notée loga .
Proposition
On a loga (x ) = ln(x )
ln(a)
, pour tout x > 0. Cette fonction est une bijection. Elle est
strictement croissante pour a > 1 et strictement décroissante pour a < 1. On a
1
D loga (x ) = x ln(a) pour tout x > 0.
La base du logarithme népérien est notée e. C’est l’unique nombre tel que
22 ln(e) = 1. On a donc ln = loge .
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Représentations graphiques
4
3 log2 (x )
2 ln(x )
log4 (x )
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8
−1
log 14 (x )
−2
−3 log 12 (x )
−4
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Représentations graphiques
4
3 log2 (x )
2 ln(x )
log4 (x )
1
0 1 2 3 4 5 6 7 8
−1
log 14 (x )
−2
−3 log 12 (x )
−4
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Exponentielles
Les fonctions logarithmes loga sont toutes inversibles, pour a 6= 1. On a
log−1 r
a (r ) = a pour tout r rationnel. On arrive donc naturellement à :
Définition
Pour a > 0 et a 6= 1, l’exponentielle de base a, notée
expa : R →]0; +∞[: x 7→ expa (x ) = ax ,
est la réciproque de loga .
Les fonctions exponentielles sont toutes liées entre elles :
ln(ax )
x = loga (ax ) = , donc ln(ax ) = x ln(a).
ln(a)
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Représentations graphiques
40 40
6x ( 16 )x
ex e −x
30 30
20 2x ( 12 )x 20
10 10
5 5
1 1
−1 0 1 2 3 4 −1 0 1 2 3 4
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Fonctions hyperboliques, pour votre information
Définition
Les fonctions cosinus hyperbolique cosh et sinus hyperbolique sinh
(parfois notée sh) sont définies par
exp(x ) + exp(−x )
cosh : R → R : x 7→ ,
2
et exp(x ) − exp(−x )
sinh : R → R : x →
7 .
2
Proposition
Les fonctions cosh et sinh sont continues et dérivables sur R. On a
D cosh = sinh et D sinh = cosh. Les propriétés de croissance-décroissance
se déduisent de celles de exp. On a
cosh2 (x ) − sinh2 (x ) = 1, ∀x ∈ R.
et cosh(x ) + sinh(x ) = exp(x ), cosh(x ) − sinh(x ) = exp(−x ).
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Le théorème de L’Hospital
f (x )
On veut calculer la limite limx →a g(x ) , où a ∈ R ∪ {−∞; +∞}, dans un
cas où le théorème sur les quotients ne s’applique pas.
Un cas simple :
Si on a le cas 00 , a ∈ R, f et g dérivables en a et g 0 (a) 6= 0 :
f (x )−f (a)
f (x ) f (x ) − f (a) x −a f 0 (a)
lim = lim = lim = .
x →a g(x ) x →a g(x ) − g(a) x →a g(x )−g(a) g 0 (a)
x −a
f 0 (x )
Remarque : Si f 0 et g 0 ont continues en a, c’est aussi limx →a g 0 (x ) .
Exemples :
1−cos(x )
1. On a limx →0 x = limx →0 sin(x ) = 0.
2. On a sin(4x )
limx →0 sin(5x ) = limx →0 54 cos(5x
cos(4x ) 4
) = 5
cos(x )−1
Mais cela ne s’applique pas pour limx →0 x2 . Il faut un théorème plus
performant...
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Le théorème
Théorème (L’Hospital)
Si il existe un voisinage V de a tel que
1. f et g sont dérivables sur V ;
2. g et g 0 ne s’annulent pas sur V \ {a} ;
3. On a lim f (x ) = lim g(x ) = 0 ou lim f (x ) = lim g(x ) = ∞ ;
x →a x →a x →a x →a
0
4. On a limx →a gf 0(x )
(x ) = ` ∈ R ∪ {−∞; +∞}
alors f (x )
lim = `.
x →a g(x )
Remarques :
1. Le théorème s’applique aussi si a = r + ou a = r − (r ∈ R). Le
voisinage V est alors de la forme ]r ; r + ε[ ou ]r − ε; r [.
2. On peut appliquer le théorème plusieurs fois :
cos(x ) − 1 − sin(x ) − cos(x ) 1
lim = lim = lim =− .
29 x →0 x2 x →0 2x x →0 2 2
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Applications
Le théorème de L’Hospital permet de calculer les limites suivantes,
parfois en utilisant une astuce de calcul.
sin(3x ) 3
1. limx →0 sin(4x ) = 4 ;
2. limx →0+ x ln x = 0 ;
ln x
3. limx →+∞ x = 0;
4. sin x
limx →0+ x = limx →0− sinx x = 1, limx →0 sin x
x = 1.
5. limx →0 2 sin(x )−sin(2x )
x −sin(x )
3x −1
6. limx →0 2x −1
(ln(x ))2
7. limx →+∞ x
8. limx →0 x 3 (ln(x ))2
ln(4x 2 −3x +2)
9. limx →+∞ ln(7x 2 +3x −4)
30
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Dérivées multiples
1. si f est dérivable sur ]a, b[, on a f 0 ;
2. f 0 peut être dérivable aussi sur ]a, b[, on a alors f 00 , ou f (2) ou D 2 f ;
3. Plus généralement : f (n) = (f (n−1) )0
Propriétés : ce sont des dérivées, donc on a
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Développement de Taylor
L’idée : approcher une fonction compliquée par une fonction simple
(polynomiale), au voisinage d’un point x0 , et maîtriser l’erreur.
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Développement de Taylor
L’idée : approcher une fonction compliquée par une fonction simple
(polynomiale), au voisinage d’un point x0 , et maîtriser l’erreur.
−3 −2 −1 1 2 3
32
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Développement de Taylor
L’idée : approcher une fonction compliquée par une fonction simple
(polynomiale), au voisinage d’un point x0 , et maîtriser l’erreur.
−3 −2 −1 1 2 3
32
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Développement de Taylor
L’idée : approcher une fonction compliquée par une fonction simple
(polynomiale), au voisinage d’un point x0 , et maîtriser l’erreur.
−3 −2 −1 1 2 3
32
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Développement de Taylor
L’idée : approcher une fonction compliquée par une fonction simple
(polynomiale), au voisinage d’un point x0 , et maîtriser l’erreur.
−3 −2 −1 1 2 3
32
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Développement de Taylor
L’idée : approcher une fonction compliquée par une fonction simple
(polynomiale), au voisinage d’un point x0 , et maîtriser l’erreur.
−3 −2 −1 1 2 3
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Deux cas connus et une définition
• Approximation à l’ordre 0 : C’est le théorème de Lagrange (TAF) :
f (x ) = f (x0 ) + (x − x0 )f 0 (u)
| {z } | {z }
P0 (x ) R0 (x )
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Deux cas connus et une définition
• Approximation à l’ordre 0 : C’est le théorème de Lagrange (TAF) :
f (x ) = f (x0 ) + (x − x0 )f 0 (u)
| {z } | {z }
P0 (x ) R0 (x )
R1 (x )
Le reste devrait “se comporter en (x − x0 )2 ”. On a limx →x0 x −x0 = 0.
33
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Deux cas connus et une définition
• Approximation à l’ordre 0 : C’est le théorème de Lagrange (TAF) :
f (x ) = f (x0 ) + (x − x0 )f 0 (u)
| {z } | {z }
P0 (x ) R0 (x )
R1 (x )
Le reste devrait “se comporter en (x − x0 )2 ”. On a limx →x0 x −x0 = 0.
Définition
Soit une fonction f définie sur ]a, b[ et x0 ∈]a, b[. Un polynôme Pn de
degré inférieur ou égal à n est une approximation de f à l’ordre n en x0 si
Rn (x )
lim = 0.
x →x0 (x − x0 )n
33 où Rn (x ) = f (x ) − Pn (x ) est le reste de l’approximation.
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Une idée intuitive pour la construction
Si on dérive le développement à l’ordre 1, on obtient
f 0 (x ) = f 0 (x0 ) + R10 (x ).
Par continuité de f 0 c’est le développement à l’ordre 0. D’où l’idée :
obtenir le développement à l’ordre n + 1 en primitivant celui à l’ordre n.
34
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Une idée intuitive pour la construction
Si on dérive le développement à l’ordre 1, on obtient
f 0 (x ) = f 0 (x0 ) + R10 (x ).
Par continuité de f 0 c’est le développement à l’ordre 0. D’où l’idée :
obtenir le développement à l’ordre n + 1 en primitivant celui à l’ordre n.
• Données : f deux fois dérivable sur ]a, b[, x0 ∈]a, b[, x ∈]a, b[,
x > x0 .
34
Université de Liège, Faculté des Sciences, Département de Mathématique.
Une idée intuitive pour la construction
Si on dérive le développement à l’ordre 1, on obtient
f 0 (x ) = f 0 (x0 ) + R10 (x ).
Par continuité de f 0 c’est le développement à l’ordre 0. D’où l’idée :
obtenir le développement à l’ordre n + 1 en primitivant celui à l’ordre n.
• Données : f deux fois dérivable sur ]a, b[, x0 ∈]a, b[, x ∈]a, b[,
x > x0 .
• Développement à l’ordre 1 : Pour t ∈]x0 ; x ], il existe u ∈]x0 ; t[ :
f 0 (t) = f 0 (x0 ) + (t − x0 )f 00 (u(t)).
34
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Une idée intuitive pour la construction
Si on dérive le développement à l’ordre 1, on obtient
f 0 (x ) = f 0 (x0 ) + R10 (x ).
Par continuité de f 0 c’est le développement à l’ordre 0. D’où l’idée :
obtenir le développement à l’ordre n + 1 en primitivant celui à l’ordre n.
• Données : f deux fois dérivable sur ]a, b[, x0 ∈]a, b[, x ∈]a, b[,
x > x0 .
• Développement à l’ordre 1 : Pour t ∈]x0 ; x ], il existe u ∈]x0 ; t[ :
f 0 (t) = f 0 (x0 ) + (t − x0 )f 00 (u(t)).
• On peut rendre t 7→ f 00 (u(t)) continue sur [x0 ; x ], elle admet donc
un minimum (resp. maximum) m (resp. M).
• On primitive : (on calcule la primitiveZqui s’annule en x0 ).
x
f (x ) − f (x0 ) = (x − x0 )f 0 (x0 ) + (t − x0 )f 00 (u(t)) dt .
x0
| {z }
R1 (x )
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Une idée intuitive pour la construction
Si on dérive le développement à l’ordre 1, on obtient
f 0 (x ) = f 0 (x0 ) + R10 (x ).
Par continuité de f 0 c’est le développement à l’ordre 0. D’où l’idée :
obtenir le développement à l’ordre n + 1 en primitivant celui à l’ordre n.
• Données : f deux fois dérivable sur ]a, b[, x0 ∈]a, b[, x ∈]a, b[,
x > x0 .
• Développement à l’ordre 1 : Pour t ∈]x0 ; x ], il existe u ∈]x0 ; t[ :
f 0 (t) = f 0 (x0 ) + (t − x0 )f 00 (u(t)).
• On peut rendre t 7→ f 00 (u(t)) continue sur [x0 ; x ], elle admet donc
un minimum (resp. maximum) m (resp. M).
• On primitive : (on calcule la primitiveZqui s’annule en x0 ).
x
f (x ) − f (x0 ) = (x − x0 )f 0 (x0 ) + (t − x0 )f 00 (u(t)) dt .
x0
| {z }
R1 (x )
On a
(x − x0 )2 (x − x0 )2
34 m
2
6 R1 (x ) 6 M
2
.
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Le théorème
On a donc
2R1 (x )
m6 6 M.
(x − x0 )2
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Exemple
On cherche le développement à l’ordre 4 de cos en 0. On calcule les
dérivées successives :
• f (x ) = cos(x ) • cos(0) = 1
• D 1 cos(x ) = − sin(x ) • D cos(0) = 0
• D 2 cos(x ) = − cos(x ) • D 2 cos(0) = −1
• D 3 cos(x ) = sin(x ) • D 3 cos(0) = 0
• D 4 cos(x ) = cos(x ) • D 4 cos(x ) = 1
On a en effet
(x − x0 )2 00
f (x ) = f (x0 ) + f 0 (x0 )(x − x0 ) + f (u),
| {z } 2 | {z }
=0 >0
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Et pour finir, un mot sur la concavité
Un fonction convexe Une fonction concave
f (x2 )
x1 x2 x3 x1 x2 x3
Proposition
Soit f une fonction dérivable sur ]a, b[. Alors f est convexe sur ]a, b[ si,
et seulement si f 0 est croissant sur ]a, b[.
Proposition
Soit f une fonction deux fois dérivable sur ]a, b[. Alors f est convexe sur
]a, b[ si et seulement si f 00 (x ) > 0 pour tout x ∈]a, b[.
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