Rapport de Jury Crpe Paris 2022
Rapport de Jury Crpe Paris 2022
SESSION 2022
INTRODUCTION
Rappel du cadre des épreuves1
À compter de la session 2022, les épreuves des concours externes, des second concours et troisième concours de
recrutement de professeurs des écoles (CRPE) sont modifiées. Elles se composent désormais de 3 épreuves écrites
d'admissibilité et de 2 épreuves orales d'admission. Les candidats peuvent également demander à subir une épreuve
orale facultative portant sur une langue vivante étrangère.
Le cadre de référence des épreuves est celui des programmes de l'école primaire. Les connaissances attendues des
candidats sont celles que nécessite un enseignement maîtrisé de ces programmes. Il est attendu du candidat qu'il maîtrise
finement et avec du recul l'ensemble des connaissances, compétences et démarches intellectuelles du socle commun de
connaissances, compétences et culture, et les programmes des cycles 1 à 4. Des connaissances et compétences en
didactique du français et des mathématiques ainsi que des autres disciplines pour enseigner au niveau primaire sont
nécessaires.
I. Épreuves d’admissibilité
Durée : 3 heures
Coefficient 1
L'épreuve prend appui sur un texte (extrait de roman, de nouvelle, de littérature d'idées, d'essai, etc.) d'environ 400 à 600
mots.
une partie consacrée à l'étude de la langue, permettant de vérifier les connaissances syntaxiques, grammaticales
et orthographiques du candidat ;
une partie consacrée au lexique et à la compréhension lexicale ;
une partie consacrée à une réflexion suscitée par le texte à partir d'une question posée sur celui-ci et dont la
réponse prend la forme d'un développement présentant un raisonnement rédigé et structuré.
L'épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
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Durée : 3 heures
Coefficient 1
L'épreuve est constituée d'un ensemble d'au moins trois exercices indépendants, permettant de vérifier les connaissances
du candidat.
L'épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
Durée : 3 heures
Coefficient 1
L'épreuve a pour objectif d'apprécier la capacité du candidat à proposer une démarche d'apprentissage progressive et
cohérente.
Le candidat a le choix au début de l'épreuve entre trois sujets portant respectivement sur l'un des domaines suivants :
sciences et technologie ;
histoire, géographie, enseignement moral et civique ;
arts.
Le candidat dispose d'un dossier comportant notamment des travaux issus de la recherche et des documents
pédagogiques. Le candidat est amené à montrer dans le domaine choisi une maîtrise disciplinaire en lien avec les
contenus à enseigner et à appliquer cette maîtrise à la construction ou à l'analyse de démarches d'apprentissage.
Sciences et technologie
L'épreuve consiste en la conception et/ou l'analyse d'une ou plusieurs séquences ou séances d'enseignement à l'école
primaire (cycle 1 à 3), y compris dans sa dimension expérimentale. Elle peut comporter des questions visant à la
vérification des connaissances disciplinaires du candidat.
L'épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
Au titre d'une session, la commission nationale compétente mentionnée à l'article 12 détermine deux composantes parmi
les trois enseignements suivants : histoire, géographie, enseignement moral et civique.
L'épreuve consiste en la conception et/ou l'analyse d'une ou plusieurs séquences ou séances d'enseignement à l'école
primaire (cycle 1 à 3). Elle peut comporter des questions visant à la vérification des connaissances disciplinaires du
candidat.
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L'épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
Arts
Au titre d'une session, la commission nationale compétente détermine deux composantes parmi les trois enseignements
suivants : éducation musicale, arts plastiques, histoire des arts.
L'épreuve consiste en la conception et/ou l'analyse d'une ou plusieurs séquences ou séances d'enseignement à l'école
primaire (cycle 1 à 3). Elle peut comporter des questions visant à la vérification des connaissances disciplinaires du
candidat.
L'épreuve est notée sur 20. Chaque composante est notée sur 10 points. Une note globale égale ou inférieure à 5 est
éliminatoire.
1. Épreuve de leçon
- Français : 30 minutes, l'exposé de 10 à 15 minutes est suivi d'un entretien avec le jury pour la durée restante impartie à
cette première partie
- Mathématiques : 30 minutes, l'exposé de 10 à 15 minutes est suivi d'un entretien avec le jury pour la durée restante
impartie à cette seconde partie
Coefficient 4
L'épreuve porte successivement sur le français et les mathématiques. Elle a pour objet la conception et l'animation d'une
séance d'enseignement à l'école primaire dans chacune de ces matières, permettant d'apprécier la maîtrise disciplinaire
et la maîtrise des compétences pédagogiques du candidat.
Le jury soumet au candidat deux sujets de leçon, l'un dans l'un des domaines de l'enseignement du français, l'autre dans
celui des mathématiques, chacun explicitement situé dans l'année scolaire et dans le cursus de l'élève.
Afin de construire le déroulé de ces séances d'enseignement, le candidat dispose en appui de chaque sujet d'un dossier
fourni par le jury et comportant au plus quatre documents de nature variée : supports pédagogiques, extraits de manuels
scolaires, traces écrites d'élèves, extraits des programmes...
Le candidat présente successivement au jury les composantes pédagogiques et didactiques de chaque leçon et de son
déroulement. Chaque exposé est suivi d'un entretien avec le jury lui permettant de faire préciser ou d'approfondir les
points qu'il juge utiles, tant sur les connaissances disciplinaires que didactiques.
2. Épreuve d'entretien
La première partie (30 minutes) est consacrée à l'éducation physique et sportive, intégrant la connaissance scientifique
du développement et de la psychologie de l'enfant. Le candidat dispose de 30 minutes de préparation.
À partir d'un sujet fourni par le jury, proposant un contexte d'enseignement et un objectif d'acquisition pour la séance, il
revient au candidat de choisir le champ d'apprentissage et l'activité physique support avant d'élaborer une proposition de
situation(s) d'apprentissage qu'il présente au jury.
Cet exposé ne saurait excéder 15 minutes. Il se poursuit par un entretien avec le jury pour la durée restante impartie à
cette première partie. Cet entretien permet d'apprécier d'une part les connaissances scientifiques du candidat en matière
de développement et de psychologie de l'enfant, d'autre part sa capacité à intégrer la sécurité des élèves, à justifier ses
choix, à inscrire ses propositions dans une programmation annuelle et, plus largement, dans les enjeux de l'EPS à l'école.
La seconde partie (35 minutes) porte sur la motivation du candidat et son aptitude à se projeter dans le métier de
professeur au sein du service public de l'éducation.
Elle comporte un premier temps d'échange d'une durée de 15 minutes débutant par une présentation, d'une durée de 5
minutes maximum, par le candidat des éléments de son parcours et des expériences qui l'ont conduit à se présenter au
concours en valorisant ses travaux de recherche, les enseignements suivis, les stages, l'engagement associatif ou les
périodes de formation à l'étranger. Cette présentation donne lieu à un échange avec le jury pendant 10 minutes.
La suite de l'échange, d'une durée de 20 minutes, doit permettre au jury, au travers de deux mises en situation
professionnelle, l'une d'enseignement, la seconde en lien avec la vie scolaire, d'apprécier l'aptitude du candidat à :
s'approprier les valeurs de la République, dont la laïcité, et les exigences du service public (droits et obligations
du fonctionnaire dont la neutralité, lutte contre les discriminations et stéréotypes, promotion de l'égalité,
notamment entre les filles et les garçons, etc.)
faire connaître et faire partager ces valeurs et exigences.
Le candidat admissible transmet préalablement une fiche de candidature selon les modalités définies dans l'arrêté
d'ouverture, établie sur le modèle figurant à l'annexe IV de l'arrêté fixant les modalités les modalités d'organisation des
concours.
L'épreuve est notée sur 20. Chaque partie est notée sur 10 points. La note 0 obtenue à l'une ou l'autre des deux parties
est éliminatoire.
Le candidat peut demander au moment de l'inscription au concours à subir une épreuve orale facultative portant sur l'une
des langues vivantes étrangères suivantes :
allemand,
anglais,
espagnol,
italien.
L'épreuve débute par un échange dans la langue choisie permettant au candidat de se présenter rapidement et de
présenter un document didactique ou pédagogique, de deux pages maximum, qui peut être de nature variée : une séance
ou un déroulé de séquence d'enseignement, un document d'évaluation, une production d'élève, un extrait de manuel ou
de programme, un article de recherche en didactique des langues, etc., fourni par le jury (durée : 10 minutes).
Puis, le candidat expose la manière dont il pourrait inclure et exploiter le document fourni par le jury dans une séance ou
une séquence pédagogique. Le candidat explicite les objectifs poursuivis et les modalités d'exploitation du support
(exposé : 10 minutes en français suivi d'un échange de 10 minutes dans la langue vivante étrangère choisie).
Le niveau minimum de maîtrise attendu de la langue correspond au niveau B2 du cadre européen de référence pour les
langues.
L'épreuve est notée sur 20. Seuls les points obtenus au-dessus de 10 sont pris en compte pour l'admission des candidats
à l'issue des épreuves.
Eléments statistiques
Épreuves d’admissibilité
Concours publics
Externe 12 75 8 4 9,07 17
Eurecole
Externe 5 49 6 0 7,16 8
Neher
Épreuves d’admission
Externe 12 5 5 12,31 3
Eurécole
Épreuves d’admissibilité
FRANÇAIS
Conformément à l’arrêté paru au JO du 29 janvier 2021, l’épreuve de français prend appui sur un texte (extrait de
roman, de nouvelle, de littérature d'idées, d'essai, etc.) d'environ 400 à 600 mots. Elle comporte trois parties :
une partie consacrée à l'étude de la langue, permettant de vérifier les connaissances syntaxiques, grammaticales
et orthographiques du candidat ;
une partie consacrée à une réflexion suscitée par le texte à partir d'une question posée sur celui-ci et dont la
réponse prend la forme d'un développement présentant un raisonnement rédigé et structuré. L'épreuve est notée
sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
d’analyser l’usage du double point dans une phrase et de récrire une partie de discours direct. Il mêlait donc
différentes composantes de l’étude de la langue et exigeait des connaissances grammaticales et une capacité
d’analyse, qui sont des compétences attendues des professeurs des écoles. Le sujet portait sur des notions
fondamentales fréquemment convoquées en classe.
La question sur les terminaisons a été bien réussie dans l’ensemble. La question sur les pronoms a révélé des lacunes
dans l’identification et l’analyse des fonctions. De nombreuses copies témoignent d’une confusion entre natures et
fonctions et ne parviennent pas à identifier le référent du pronom analysé. L’identification des propositions subordonnées
est globalement réussie. En revanche, la délimitation de la proposition principale de la phrase c) est rarement correcte.
On constate par ailleurs une confusion entre les liens de juxtaposition et de coordination.
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L’identification des temps et des modes des verbes a souvent posé problème. L’explication de la valeur des temps est
confuse. Le système hypothétique n'est pas toujours maîtrisé et le présent de description ou de vérité générale est souvent
pris pour un présent de narration.
La question demandant de substituer à une forme soulignée une proposition subordonnée a souvent donné lieu à des
phrases dénuées de sens, révélant une articulation déficiente entre la maîtrise de la syntaxe et la compréhension.
Le discours direct du poète dans la dernière question n’a pas toujours été identifié et l’expression « discours direct » est
absente de nombreuses copies.
Cette première partie de l’épreuve nécessite de solides connaissances grammaticales. Cela doit se manifester par la
clarté et l’exactitude des réponses et l’utilisation d’une terminologie grammaticale adaptée.
Pour réussir les exercices de langue, il est conseillé de revoir la grammaire et les fondamentaux de la langue de façon
méthodique et être précis et rigoureux dans l’emploi de la terminologie de l’étude de la langue. Pour cela, il est
recommandé de s’appuyer sur des grammaires de référence (par exemple : Grammaire Méthodique du français, Pellat,
Rioul, Riegel ; La Grammaire du français, de Denis et Sancier-Château, La Grammaire du français, téléchargeable sur
Eduscol). Les connaissances théoriques doivent être mises en pratique par des exercices réguliers et variés, permettant
d'appréhender la langue comme un système à la fois vivant et descriptible avec rigueur. Les candidats doivent s’entraîner
à formuler des réponses exhaustives, en vérifiant que la consigne a été bien suivie.
de s’appuyer sur l’étymologie d’un mot pour construire une brève analyse d’un aspect essentiel du poème.
Les trois questions proposées pour cette partie permettaient de vérifier plusieurs aspects touchant la
connaissance du lexique : formation des mots, sémantique, analyse d'un champ lexical. Elles permettaient aux
candidats de s’appuyer sur leurs connaissances pour faire émerger une compréhension et une interprétation
précises du texte. Le dernier exercice permettait ainsi aux candidats d’approfondir leur lecture pour aborder la
troisième partie de l’épreuve.
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Les candidats comprennent dans l’ensemble le mécanisme de dérivation, même s’ils ne le nomment pas toujours en tant
que tel. En revanche, la terminologie propre à l’étude du lexique n’est maîtrisée que par 60% des candidats. Ils sont moins
nombreux encore à justifier leur réponse par des citations précises. La troisième question consistait en une analyse
sémantique qui s’appuyait sur l’ensemble du texte. De nombreuses copies ont proposé des relevés incomplets, qui ne
rendaient pas compte de l’ambivalence du mot enfant.
enrichir son vocabulaire par la fréquentation de textes variés (littérature et presse) et des dictionnaires. Le
Dictionnaire historique de la langue française (DHLF) dirigé par Alain Rey permet notamment de prendre
conscience de l’historicité du lexique ;
Le texte support était issu du patrimoine littéraire français tout en permettant une ouverture sur une réflexion
contemporaine (liens intergénérationnels). Le sujet demandait dans un premier temps d’analyser le texte de Victor Hugo
à partir d’une entrée imposée par la consigne (la nature du lien intergénérationnel dans le poème), puis dans un deuxième
temps d’élargir sa réflexion en mobilisant des références culturelles, littéraires et sociales. Cette partie ne consiste pas en
une dissertation ou un commentaire de texte. Néanmoins, on attend une réflexion structurée en plusieurs paragraphes,
amenée par une brève introduction, achevée par une courte conclusion, illustrée par des exemples divers et rédigée dans
une langue correcte.
Le texte n’a pas donné lieu à des contresens majeurs. Toutefois, peu de candidats ont perçu l’appartenance des enfants
au monde divin et leur proximité avec la nature, traits caractéristiques de la représentation du monde hugolienne.
Certaines copies se sont inspirées de l’intitulé du sujet pour construire un développement en deux parties mais d’autres
plans étaient possibles et pertinents. D’autres copies ont proposé une succession d’arguments sans progression aucune.
Les candidats ont majoritairement porté attention à l’orthographe et à la syntaxe. Lorsque l’argumentation est cohérente,
elle ne repose pas sur suffisamment d’exemples variés et commentés. Un certain nombre de copies ne s’appuie sur aucun
exemple.
Il convient d’être attentif à la gestion du temps afin de ne pas négliger cette troisième partie. Pour la réussir, il est
conseillé de :
fréquenter des lieux de culture comme les musées, les cinémas, les théâtres ;
convoquer des références littéraires, culturelles et sociales précises, qui doivent être développées ;
rédiger un développement dans une langue correcte (syntaxe, registre, lexique, orthographe) ;
maîtriser les codes universitaires (soulignement des titres) et les codes d’écriture (alinéas en début de
paragraphe ; pour rappel, un paragraphe correspond à une unité de sens : il ne s’agit ni de produire un bloc
argumentatif trop long ni de fragmenter la pensée en de multiples et brefs paragraphes) ;
En guise de conclusion, pour la réussite de l’épreuve dans son ensemble, il est nécessaire de veiller à :
la maîtrise de l’orthographe ;
la lisibilité de la copie, en soignant la calligraphie et en présentant proprement les réponses : on proscrira les
abréviations et on évitera les ratures ;
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la relecture : il est souhaitable de relire deux fois sa copie, une première fois pour le sens et une seconde
exclusivement pour l’orthographe, la syntaxe et la ponctuation. Pour préparer l’épreuve de français, il est utile
de s’exercer d’abord à rédiger sans contrainte de temps afin d’acquérir une rédaction fluide, puis de rédiger
ensuite en temps limité à de nombreuses reprises, afin de s’assurer de terminer l’épreuve dans le temps imparti.
MATHÉMATIQUES
Le sujet était constitué de 5 exercices indépendants dont les notions mathématiques sont celles qui sont au programme
de l’arrêté du 25 janvier 2021.
Il est précisé que les notions traitées dans ces programmes doivent pouvoir être abordées avec le recul nécessaire à
l’enseignement des mathématiques aux cycles 1, 2 et 3.
L’exercice 1 peut être considéré comme un problème ; il se place dans un contexte sportif dans lequel les élèves
s’entrainent à une course de biathlon. Les notions mathématiques prennent appui essentiellement sur la proportionnalité
(vitesse moyenne : calcul de vitesse, calcul de longueur, de durées, conversions d’unités de temps et de longueur…) et
sur la maitrise de l’outil tableur.
L’exercice 2 traite de lancers de dés. Cet exercice mobilise des connaissances liées aux calculs fractionnaires et calculs
de probabilités. Il fait également appel aux connaissances sur les nombres entiers et les nombres décimaux :
connaissances d’ailleurs au programme de l’école élémentaire.
L’exercice 3 propose d’analyser la production d’un élève modélisant, à partir d’un schéma en barres, un problème de
billes. Il est demandé de corriger la production de l’élève, puis de résoudre de manière algébrique le problème.
L’exercice 4 mobilise des notions d’algorithmique, en s’appuyant sur le logiciel Scratch, et des connaissances sur les
quadrilatères.
L’exercice 5 propose l’étude d’un ballon-sonde et se place dans le cadre des grandeurs et mesures : calcul de longueurs,
volumes et aires, détermination d’une fonction affine.
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La calculatrice est autorisée dans les conditions relevant de la circulaire du 17 juin 2021 (BOEN du 29 juillet 2021).
L’exercice 1 propose un énoncé d’une longueur importante. Sans grande difficulté mathématique, les nombreuses
données de l’exercice exigent une lecture attentive de l’énoncé. La maitrise des conversions de longueurs et de temps
est centrale. Si les conversions de longueur sont réussies, certains candidats manipulent avec peine les conversions de
temps. Dans l’ensemble, les calculs de vitesse ont été assez bien traités, tout comme les questions portant sur le tableur.
L’exercice 2 propose une situation assez classique de probabilités. Les questions portant sur les notions de probabilités
sont d’ailleurs assez bien réussies. L’utilisation par les candidats d’arbres ou de tableaux à double entrée montre la
maitrise des compétences associées. L’exercice fait aussi appel aux connaissances des candidats sur les nombres
décimaux. Il est à noter, que certains candidats pensent à tort, qu’un nombre entier n’est pas un nombre décimal, ou que
0 n’est pas un nombre pair.
Le sujet de l’exercice 3 propose une mise en situation de la correction d’une production d’élève. Cet exercice permet une
véritable entrée didactique sur la résolution de problèmes et évalue le candidat sur sa capacité à comprendre l'erreur d'un
élève. La correction du schéma erroné a d’ailleurs été difficile pour une partie des candidats. En revanche, les
compétences algébriques de cycle 4 (mise en équation, résolution d’équation) ont été assez bien mobilisées et quand elle
est traitée, la résolution d’équation est réussie.
L’exercice 4 repose sur les compétences de cycle 4 relatives à l’algorithmique. Près d’un tiers des candidats n’ont pas
traité cet exercice. La situation pourtant classique mêle géométrie et programmation. L’algorithme proposé est constitué
d’un sous-programme et de boucles itératives. Les candidats ayant traité l’exercice ont montré une bonne connaissance
de l’application SCRATCH, permettant un passage relativement clair au langage géométrique, le tracé d’un losange.
L’exercice 5 traite de calculs de grandeurs, longueurs, aires et volumes, puis d’une modélisation par une fonction affine.
L’exercice est riche et se situe dans un contexte très concret. Les formules de volumes étant données, les applications
numériques sont assez réussies. L’utilisation du théorème de Pythagore est bien menée et en général soigneusement
rédigée. En revanche, trop peu de candidats connaissent les propriétés sur les aires et les volumes liées à un
agrandissement ou une réduction. Aussi, les candidats peinent à résoudre une inéquation et méconnaissent les propriétés
de la multiplication ou de la division d’une inégalité par un nombre strictement négatif. Également, il est important de savoir
manipuler des valeurs exactes, en fonction de π, et ne pas utiliser trop rapidement des valeurs approchées menant à des
résultats erronés. Enfin, déterminer l’expression d’une fonction affine a été très peu réussi.
dans un contexte et de les mettre en œuvre dans un raisonnement cohérent et pertinent. Les meilleures copies ont su
répondre à ces objectifs.
Lors de l’épreuve, nous invitons les futurs candidats lors de l’épreuve :
à lire le sujet dans son intégralité et ainsi l’appréhender dans son ensemble,
de gérer la durée de l’épreuve et évaluer pour chaque exercice un temps de travail pertinent. Il est à noter que de
nombreux résultats sont donnés, rendant ainsi les questions indépendantes des précédentes,
Compte tenu du programme de l’épreuve, nous ne pouvons qu’encourager les futurs candidats à s’entrainer :
soit à partir de manuels de mathématiques de troisième voire de seconde pour la partie "Nombres et calculs",
soit à partir des sujets proposés lors de l’ancienne épreuve de mathématiques dans la partie 2 voire de la partie
1 ; les sujets déjà proposés ces dernières années constituent une banque de données à explorer.
De plus, ils devront renforcer leur maitrise de la schématisation de problèmes, notamment en s’appuyant sur le guide « La
résolution de problèmes mathématiques au Cours Moyen » (MEN, 2021).
Plus généralement, il est indispensable de bien connaitre les ensembles de nombres, en particulier l’ensemble des
nombres décimaux. Il est nécessaire de travailler le calcul littéral, en particulier la résolution d’inéquations. Des exercices
corrigés de manuels de cycle 4 ou de seconde aideront à asseoir ces capacités.
Les candidats doivent confronter systématiquement les résultats obtenus au contexte et ne pas hésiter à reprendre leurs
calculs. Ils doivent lire attentivement les questions et tenir compte précisément des différentes consignes.
Enfin, même, si la nouvelle épreuve ne comporte que des résolutions d’exercices, les candidats devraient se convaincre
que la présentation et la rédaction de leur copie ne doivent pas être négligées. On constate en effet que la calligraphie et
la présentation sont de moins en moins soignées, avec des paginations parfois fantaisistes, et nuisent ainsi à l’intelligibilité
des réponses. En outre, la négligence orthographique, lexicale et un usage de la langue approximatif et relâché, voire
défectueux, sont de plus en plus observés sur l’ensemble des copies et contribuent à diminuer fortement la performance
de candidats.
L'épreuve a pour objectif d'apprécier la capacité du candidat à proposer une démarche d'apprentissage progressive et
cohérente.
Le candidat a le choix au début de l'épreuve entre trois sujets portant respectivement sur l'un des domaines suivants :
sciences et technologie ;
histoire, géographie, enseignement moral et civique ;
arts.
Le candidat dispose d'un dossier comportant notamment des travaux issus de la recherche et des documents
pédagogiques. Le candidat est amené à montrer dans le domaine choisi une maîtrise disciplinaire en lien avec les
contenus à enseigner et à appliquer cette maîtrise à la construction ou à l'analyse de démarches d'apprentissage.
Sciences et technologie
L'épreuve consiste en la conception et/ou l'analyse d'une ou plusieurs séquences ou séances d'enseignement à l'école
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primaire (cycle 1 à 3), y compris dans sa dimension expérimentale. Elle peut comporter des questions visant à la
vérification des connaissances disciplinaires du candidat.
L'épreuve est notée sur 20. Une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
Commentaires concernant le sujet et les copies de la session 2022
Le sujet était en 3 parties, chacune concernant un des principaux champs disciplinaires des sciences et de la technologie :
physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre et technologie.
Même si les parties et les sous-parties étaient indépendantes elles répondaient à une thématique globale qui est celle de
la pollution des océans par les plastiques.
Remarques générales
Les bonnes copies se caractérisent par la capacité de mettre en relation les différentes questions (notamment dans la
production de textes de synthèse), par la finesse de l’analyse des productions d’élèves et la cohérence des propositions
pédagogiques.
La maitrise de la langue est parfois limitante et un certain nombre de candidats sont en échec sur la production d’un texte
synthétique et, lorsqu’il s’agit de la production d’un bilan destiné aux élèves, ne prennent pas suffisamment en compte le
niveau de compréhension d’un élève de CM.
La production de schémas reste une difficulté importante pour de nombreux candidats
Enfin un certain nombre de candidats ont des difficultés à respecter le format de réponse imposé : schéma avec titre et
légendes, nombre de lignes, etc…
PET et non reproductibilité des résultats pour le PS. Les candidats pouvaient alors proposer plusieurs remédiations ayant
pour effet d’augmenter le nombre de tests (reproduction des expériences, recherche de résultats d’autres classes…).
En réponse à la question suivante, question 8, de nouveau, certains candidats n’arrivent pas à réaliser un schéma
suffisamment clair et précis, répondant aux attentes d’un schéma de communication scientifique légendé et comportant
un titre. La difficulté de réalisation des schémas traduit également l’insuffisante compréhension de la modélisation des
courants marins par les candidats et des facteurs à leur origine.
L’explication demandée à la question 9 confirme ou non la compréhension du montage et du phénomène qu’il modélise.
L’échec à cette question peut s’expliquer par la non maîtrise de la notion de masse volumique par une partie des candidats,
ce qui ne permet pas de rédiger une explication scientifiquement solide. Même si elle diffère, une explication s’appuyant
sur la notion de densité était également recevable.
Peu de candidats arrivent à proposer une expérience pertinente à la question 10 (comparaison des masses d’un même
volume d’eau douce et d’eau salée, évaporation et précipitation de sel pour l’eau salée…). Le jury attire l’attention des
candidats sur le fait que le goût ne peut être proposé pour des raisons de sécurité (risque sanitaire), de plus une perception
sensorielle n’est pas en soi une « preuve scientifique » compte tenu de sa subjectivité.
La question 11 de conclusion a été plutôt réussie, même si la masse volumique (ou la densité) n’a pas toujours été reprise
comme le paramètre explicatif des courants à l’origine de l’accumulation des plastiques en surface.
La deuxième partie avait comme objectif de comprendre l’impact des plastiques sur les espèces animales vivant dans les
océans.
En réponse à la question 12, les organes du tube digestif et leurs rôles ont globalement été bien identifiés. Le jury rappelle
qu’en toute rigueur le foie et le pancréas n’appartiennent pas au tube digestif mais y sont reliés.
La question 13 visait à vérifier la maitrise didactique des candidats concernant la notion de digestion en s’appuyant sur
l’analyse des représentations initiales d’élèves. De trop nombreux candidats n’arrivent pas à analyser les représentations
initiales, voire expriment eux-mêmes des représentations erronées et ainsi peinent à identifier tous les obstacles à la
compréhension que traduisent les productions d’élèves fournies. Il est important que l’anatomie générale des grands
appareils de l’organisme humain soient maitrisés, en particulier pour identifier les représentations erronées des élèves et
leur apporter les remédiations adaptées.
Ainsi pour la question 14, dont l’objectif était de proposer une activité visant à amener l’élève à la compréhension du
phénomène de digestion, le jury a constaté que certains candidats qui par ailleurs possèdent des connaissances
scientifiques réelles, se heurtent à leur transposition didactique ou font preuve de peu de sens pédagogique pour proposer
des mises en œuvre réalistes. Il serait également souhaitable que ceux-ci proposent de recourir à du matériel apporté par
eux plutôt qu’à faire appel à des supports « tout prêts » produits par des fournisseurs. Le jury rappelle que l’observation
du « réel » (dissection, transformation d’un aliment par la salive…), lorsque cela est possible, reste la meilleure approche
possible des phénomènes biologiques. Rappelons également que la manipulation par les élèves, quoique souhaitable,
peut néanmoins selon les cas être remplacée par une démonstration réalisée par le professeur.
Les questions 15 et 16 permettaient de faire rappeler aux candidats l’intérêt d’une démarche historique : montrer la
construction progressive de la connaissance scientifique, aborder l’universalité de la démarche scientifique, comprendre
le principe d’une expérimentation…
En réponse à la question 16, dernière de cette partie, de trop nombreux candidats proposent des traces écrites irréalistes,
tant en longueur qu’en contenu ou encore non rédigées dans un langage « élève ».
La 3ème partie qui portait plus particulièrement sur le champ de la technologie, a été la moins bien réussie, bien que la
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plupart des candidats aient eu le temps de traiter l’ensemble des questions. Elle reflète une maitrise plus fragile de ce
champ disciplinaire par les candidats et le jury ne peut que conseiller aux futurs candidats de ne pas négliger cette
discipline dans leur préparation au concours.
Les questions 18 et 19 visaient à vérifier la maitrise du vocabulaire usuel de technologie, et notamment le terme de fonction
technique.
Pour ce qui est de la question 19, en associant une seule fonction à chacun des objets techniques, plusieurs candidats
n’ont pas traduit que la batterie en possède deux : stocker l’énergie et alimenter le moteur.
La question 20 n’a été réussie que par peu de candidats, car en ne s’attachant qu’à l’expérience elle-même, beaucoup ne
produisent pas une mise en œuvre pédagogique (démarche d’investigation) complète : situation déclenchante, formulation
du problème technique, hypothèses / choix, activités d’investigation, analyse des résultats et structuration des
connaissances et des méthodes mises en œuvre.
Pour les questions 21 et 22, la description du comportement du robot permettait de vérifier la capacité des candidats à
utiliser un algorithme. Ces questions ont été plutôt réussies.
L’activité d’apprentissage attendue à la question 23 était une activité de « programmation débranchée » (par exemple :
un des élèves guide l’autre, etc…) et a été proposée par très peu de candidats.
Si les candidats arrivent à identifier que certaines des propositions figurées au niveau de la question 24 ne répondent pas
à l’attente, l’analyse des erreurs est bien souvent peu pertinente du fait d’une lecture incorrecte des symboles représentés
par les flèches.
Enfin si les candidats choisissent globalement un bon objet à la question 25, la justification par le caractère polarisé de
l’objet n’est que rarement proposée.
Histoire-Géographie
Arts
Cette épreuve s’adresse à de futurs professeurs des écoles dont la polyvalence préside à l’expertise disciplinaire. Il n’est
donc pas attendu d’expertise dans un domaine ou un autre. En revanche, le candidat doit pouvoir proposer des hypothèses
pédagogiques visant à renforcer en permanence le rapport des élèves au sensible, mais aussi le rapport à leur propre
capacité expressive. C’est par ce prisme que s’opère rencontre, pratique et connaissance, les trois champs d’actions
constitutifs du PEAC.
Le candidat doit donc pouvoir montrer qu’il articule des compétences perceptives et productives, engageant ainsi des aller
et retours incessants dans le souci d’activités ayant un sens partagé avec les élèves. Dans un tel environnement, les
activités de groupe et individuelles peuvent se succéder. Le candidat doit enfin témoigner d’une compréhension assez
fine des didactiques artistiques dans le cadre spécifique des enseignements tels que les arts plastiques et l’éducation
musicale, tout en restant vigilant aux questions de transférabilité vers d’autres champs disciplinaires.
Profil de l’épreuve
Que ce soit, la conception ou l’analyse d’une fiche de préparation, il est nécessaire que les programmes des cycles 1, 2
et 3 soient bien compris afin de témoigner de leur mobilisation pour étayer des choix d’enseignement pertinents. Il est tout
aussi nécessaire de signifier les objectifs et les compétences visées ainsi que les différentes étapes du processus
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didactique relevant de la discipline concernée. Le dossier documentaire représente une série de ressources que le
candidat se doit de mobiliser (tout ou partie), tant pour appuyer sa réflexion que pour concevoir une fiche de préparation.
Il est apparu dans les meilleurs restitutions, des propos construits, avec introduction, développement et conclusion. Les
jurys ont aussi noté la précision d’objectifs de formation en lien avec la partie du programme mobilisé et des compétences
spécifiques bien identifiées. Par ailleurs, les candidats ont aussi pu témoigner de leur compréhension de la didactique des
arts plastiques en corrélant les éléments du dossier documentaire à l’analyse critique de la fiche de préparation.
Encore une fois, les meilleurs candidats ont proposé un développement, construit de manière cohérente ; développement
susceptible de mettre en valeur une certaine maitrise de la didactique des arts plastiques tout autant qu’une analyse
distanciée de la fiche de préparation. L’ensemble soulignant les forces et les éventuelles faiblesses de la fiche avec, le
cas échéant, des propositions pertinentes pour y surseoir.
Dans tous les cas, le candidat ou la candidate veillera à conclure en proposant une synthèse du travail conduit ainsi que
des prolongements possibles, dans la discipline ou dans d’autres disciplines éventuelles.
Les qualités de rédaction, de structuration du propos, de maitrise de la syntaxe et de l’orthographe doivent impérativement
témoigner d’un souci permanent chez le candidat d’apparaitre exemplaire au profit des élèves que l’institution pourrait lui
confier. Quelques copies, peu nombreuses, ont tout de même souligné des fragilités certaines dans les domaines cités
supra.
Encore une fois, toute approche du sujet de manière pertinente passe par une organisation structurée du propos : Une
introduction, un développement et une conclusion restent de mise.
En ce qui concerne le fond du sujet, celui-ci invite les candidats à s’interroger sur le domaine du jeu musical. L’ensemble
des médiums susceptibles d’explorer les possibilités sonores sont exploitables : voix, instruments, sonorités du corps. La
découverte et le plaisir partagé y ont toute leur place.
Les meilleurs travaux se sont employés à solliciter la voix pour chanter (apprentissage avec mobilisation de stratégies
pertinentes, restitution) ou explorer les possibilités vocales, en faisant varier de nombreux paramètres. Certains ont abordé
les qualités sonores des mots ou des jeux autour d’onomatopées.
Tous ces choix ont été souvent justifiés et soulignent encore une fois, une bonne compréhension de la didactique
disciplinaire, le choix d’une éventuelle progression qui fasse sens et des activités accessibles pour des élèves en cycle 1
(Obstacles anticipés, prise en compte du développement moteur de l’enfant, bon équilibre des temps d’activité, etc.) Les
liens avec d’autres domaines d’apprentissages peuvent aussi être les bienvenus.
La conclusion permet au candidat de montrer sa compréhension pleine et entière des enjeux, des choix opérés et des
perspectives qu’ils offrent. Plus largement, le jury aura apprécié des propositions cohérentes, pragmatiques et qui
témoignent d’une volonté de construire dans le temps des compétences effectives au sein des activités artistiques
proposées.
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Épreuves d’admission
L'épreuve porte successivement sur le français et les mathématiques. Elle a pour objet la conception et l'animation d'une
séance d'enseignement à l'école primaire dans chacune de ces matières, permettant d'apprécier la maîtrise disciplinaire
et la maîtrise des compétences pédagogiques du candidat.
Le jury soumet au candidat deux sujets de leçon, l'un dans l'un des domaines de l'enseignement du français, l'autre dans
celui des mathématiques, chacun explicitement situé dans l'année scolaire et dans le cursus de l'élève.
Afin de construire le déroulé de ces séances d'enseignement, le candidat dispose en appui de chaque sujet d'un dossier
fourni par le jury et comportant au plus quatre documents de nature variée : supports pédagogiques, extraits de manuels
scolaires, traces écrites d'élèves, extraits des programmes.
Le candidat présente successivement au jury les composantes pédagogiques et didactiques de chaque leçon et de son
déroulement. Chaque exposé est suivi d'un entretien avec le jury lui permettant de faire préciser ou d'approfondir les
points qu'il juge utiles, tant sur les connaissances disciplinaires que didactiques.
Durée de préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : une heure (français : trente minutes, l'exposé de
dix à quinze minutes est suivi d'un entretien avec le jury pour la durée restante impartie à cette première partie ;
mathématiques : trente minutes, l'exposé de dix à quinze minutes est suivi d'un entretien avec le jury pour la durée
restante impartie à cette seconde partie).
Le candidat dispose de trente minutes de préparation. A partir d'un sujet fourni par le jury, proposant un contexte
d'enseignement et un objectif d'acquisition pour la séance, il revient au candidat de choisir le champ d'apprentissage et
l'activité physique support avant d'élaborer une proposition de situation(s) d'apprentissage qu'il présente au jury. Cet
exposé ne saurait excéder quinze minutes. Il se poursuit par un entretien avec le jury pour la durée restante impartie à
cette première partie. Cet entretien permet d'apprécier d'une part les connaissances scientifiques du candidat en matière
de développement et la psychologie de l'enfant, d'autre part sa capacité à intégrer la sécurité des élèves, à justifier ses
choix, à inscrire ses propositions dans une programmation annuelle et, plus largement, dans les enjeux de l'EPS à l'école.
La seconde partie (trente-cinq minutes) porte sur la motivation du candidat et son aptitude à se projeter dans le métier
de professeur au sein du service public de l'éducation. Elle comporte un premier temps d'échange d'une durée de quinze
minutes débutant par une présentation, d'une durée de cinq minutes maximum, par le candidat des éléments de son
parcours et des expériences qui l'ont conduit à se présenter au concours en valorisant ses travaux de recherche, les
enseignements suivis, les stages, l'engagement associatif ou les périodes de formation à l'étranger.
Cette présentation donne lieu à un échange avec le jury pendant dix minutes.
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La suite de l'échange, d'une durée de vingt minutes, doit permettre au jury, au travers de deux mises en situation
professionnelle, l'une d'enseignement, la seconde en lien avec la vie scolaire, d'apprécier l'aptitude du candidat à :
s'approprier les valeurs de la République, dont la laïcité, et les exigences du service public (droits et obligations
du fonctionnaire dont la neutralité, lutte contre les discriminations et stéréotypes, promotion de l'égalité,
notamment entre les filles et les garçons, etc.),
faire connaître et faire partager ces valeurs et exigences.
Le candidat admissible transmet préalablement une fiche de candidature selon les modalités définies dans l'arrêté
d'ouverture, établie sur le modèle figurant à l'annexe IV.
EPS
Conseils aux candidats pour la leçon
essayer de construire une séance en vue de l'acquisition d'une compétence clairement identifiée,
être force de propositions sur des programmations de l'EPS en les articulant avec les pistes pédagogiques,
structurer les connaissances par champ d'apprentissage,
structurer l’exposé (annonce du plan, rappel des attendus, propositions) et se projeter très concrètement en
situation en anticipant la faisabilité des séances proposées ; s'entrainer sur la durée,
connaitre les programmes et avoir quelques connaissances sur le développement moteur des enfants de 3 à 11
ans,
identifier la démarche d’enseignement en EPS
bien connaître les enjeux de l'EPS dans le parcours scolaire de l'élève,
faire davantage le lien entre le parcours d'étude et/ou professionnel et le référentiel de compétences des métiers
du professorat. Ne pas se contenter du lieu commun d'un métier qui fait sens,
davantage articuler les compétences acquises avec le référentiel de compétences des PE,
sur la présentation du parcours : identifier les compétences transférables au métier de PE,
analyser les obstacles avant de proposer des situations et faire des propositions concrètes,
avoir pu assister et observer des séances d'EPS
éviter d'être uniquement descriptif; s'interroger sur les compétences professionnelles développées et utiles au
métier.
Motivation
Conseils aux candidats pour la partie présentation du parcours
problématiser la question,
énoncer la ou les entrées à travailler en priorité en fonction de la situation exposée puis ouvrir au regard de son
expérience,
ne pas souhaiter à tout prix résoudre la situation, mais identifier la problématique au sens large et montrer sa
connaissance de l'institution (penser aux partenaires mobilisables),
avoir la connaissance des textes ; s'inscrire davantage dans une dimension collective,
faire une analyse de la situation et référer le sujet à des problématiques et des connaissances,
être très au clair sur les textes réglementaires qui régissent l'organisation des écoles,
faire preuve de bon sens.
problématiser la question,
faire une analyse de la situation et répondre à la question de manière pragmatique en s'appuyant sur des
connaissances. Élargir sur de grandes questions éducatives,
être au clair au sujet de la responsabilité qu'exerce un PE dans sa classe,
connaître les programmes d'enseignement et avoir quelques connaissances sur le contexte professionnel visé,
envisager la question posée en considérant différents prismes possibles.
Le candidat peut demander au moment de l'inscription au concours à subir une épreuve orale facultative portant sur l'une
des langues vivantes étrangères suivantes : allemand, anglais, espagnol, italien.
L'épreuve débute par un échange dans la langue choisie permettant au candidat de se présenter rapidement et de
présenter un document didactique ou pédagogique, de deux pages maximum, qui peut être de nature variée : une séance
ou un déroulé de séquence d'enseignement, un document d'évaluation, une production d'élève, un extrait de manuel ou
de programme, un article de recherche en didactique des langues, etc., fourni par le jury (durée : dix minutes).
Puis, le candidat expose la manière dont il pourrait inclure et exploiter le document fourni par le jury dans une séance ou
une séquence pédagogique.
Le candidat explicite les objectifs poursuivis et les modalités d'exploitation du support (exposé : dix minutes en français
suivi d'un échange de dix minutes dans la langue vivante étrangère choisie).
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