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Corrigé d'Analyse Complexe 2006-2007

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Préparation à l’agrégation Université de Provence

Analyse complexe 2006-2007

Corrigé des exercices


1. Notons u (resp. v) la partie réelle (resp. imaginaire) de f .
i) =⇒ ii) Direct.
ii) ⇐⇒ iii) Les relations de Cauchy-Riemann montrent que les dérivées par-
tielles de u sont nulles si et seulement si les dérivées partielles de v sont nulles.
Si u est constante, ses dérivées partielles sont nulles, donc les dérivées partielles
de v sont nulles. Puisqu’on se place sur un ouvert connexe de C, cela implique
que v est constante. De même, si v est constante, u est constante.
iii) =⇒ iv) Supposons que v est constante: √ on vient de montrer qu’alors u est
aussi constante, et par conséquent |f | = u2 + v 2 est constante.
iv) =⇒ i) On suppose que u2 + v 2 est constante égale à c, ce qui donne:
∂u ∂v
u+ v=0
∂x ∂x
∂u ∂v
u+ v = 0.
∂y ∂y
A l’aide des conditions de Cauchy-Riemann, on en déduit:
∂u ∂u
u− v=0
∂x ∂y
∂u ∂u
v+ u = 0.
∂x ∂y
Considérons ces équations comme un système de deux inconnues, ∂u ∂u
∂x et ∂y . Le
déterminant du système vaut u2 +v 2 = c. Si c 6= 0, le système admet une unique
solution, la solution nulle:
∂u ∂u
= = 0.
∂x ∂y
Puisqu’on se place sur un ouvert connexe de C, cela implique que u est constante,
et de même que précédemment on en déduit que v est aussi constante: donc f
est constante.
Si c = 0, on a u2 + v 2 = 0 et donc u = v = 0: alors f est constante nulle.

2. Séries de Laurent
(a) Remarquons qu’au voisinage de 0,
+∞ +∞
z(1 − z) X X
f (z) = 3
= z(1 − z) z 3k = an z n ,
1−z
k=0 n=0

où an = 0 si n ≡ 0 [3], an = 1 si n ≡ 1 [3] et an = −1 si n ≡ 2 [3].

1
(b) D’après la formule d’Hadamard, le rayon de convergence vaut
limsup |an |1/n = 1.

(c) La fonction f possède deux pôles: e2iπ/3 et e−2iπ/3 , et


z
f (z) =
(z − e 2iπ/3 )(z − e−2iπ/3 )
z − e2iπ/3 e2iπ/3
= +
(z − e2iπ/3 )(z − e−2iπ/3 ) (z − e2iπ/3 )(z − e−2iπ/3 )
e2iπ/3 1 1
= × −2iπ/3
+ .
z−e 2iπ/3 z−e z − e−2iπ/3
Or au voisinage de e2iπ/3 ,
1 1
=
z − e−2iπ/3 (z − e2iπ/3 ) + (e2iπ/3 − e−2iπ/3 )
1
= √
i 3 + (z − e2iπ/3 )

−i 3/3
= √
3
1−i − e2iπ/3 )
3 (z
+∞ √ !n+1
X 3
= − i (z − e2iπ/3 )n ,
3
n=0

donc
√ √ !n+1
 
+∞
e2iπ/3  −i 3 −
X 3
f (z) = 2iπ/3
i (z − e2iπ/3 )n 
z−e 3
n=1
3
+∞ √ ! n+1
X 3
− i (z − e2iπ/3 )n
3
n=0
√ 2iπ/3 √ ! +∞ √ !n+1
−i 3e /3 2iπ/3 i 3 X 3
= 2iπ/3
− 1 + e i (z − e2iπ/3 )n
z−e 3 3
n=0
+∞
X
= bn (z − e2iπ/3 )n
n=−1

√  √   √ n+1
où b−1 = −i 3e2iπ/3 /3 et bn = 1 + e2iπ/3 i 3 3 i 33 si n ≥ 0.
De même,
z
f (z) =
(z − e2iπ/3 )(z − e−2iπ/3 )
z − e−2iπ/3 e−2iπ/3
= +
(z − e2iπ/3 )(z − e−2iπ/3 ) (z − e2iπ/3 )(z − e−2iπ/3 )
e−2iπ/3 1 1
= × + .
z − e−2iπ/3 z − e2iπ/3 z − e2iπ/3

2
Or au voisinage de e−2iπ/3 ,
1 1
=
z − e2iπ/3 (z − e−2iπ/3 ) + (e−2iπ/3 − e2iπ/3 )

i 3/3
= √
3
1+i 3 (z − e−2iπ/3 )
+∞ √ !n+1
X 3
= (−1)n i (z − e−2iπ/3 )n ,
3
n=0

donc
√ √ !n+1
 
+∞
e−2iπ/3  i 3 X 3
f (z) = + (−1)n i (z − e−2iπ/3 )n 
z − e−2iπ/3 3
n=1
3
+∞ √ !n+1
X 3
+ n
(−1) i (z − e−2iπ/3 )n
3
n=0
√ −2iπ/3 √ ! +∞ √ !n+1
i 3e /3 −2iπ/3 i 3
X 3
= −2iπ/3
+ 1−e (−1) i n
(z − e−2iπ/3 )n
z−e 3
n=0
3
+∞
X
= cn (z − e2iπ/3 )n
n=−1

√  √   √ n+1
où c−1 = i 3e−2iπ/3 /3 et cn = 1 − e−2iπ/3 i 3 3 (−1)n i 33 si n ≥ 0.

3. Logarithme complexe
(a) La fonction f 0 /f est holomorphe sur U , notons F une de ses primitives. La
fonction f /(expF ) est holomorphe, de dérivée (complexe) nulle, donc constante
car U est connexe:

∃λ ∈ C∗ / ∀z ∈ U, f (z) = λ expF (z).

Puisque λ 6= 0, il existe c ∈ C tel que λ = ec , et donc g = F + c convient.


(b) Notons g = Logf et posons h(z) = exp(αg(z)): ainsi la fonction h ne s’annule
pas sur U , donc Logh est bien définie et
 
1
exp Logh = expg = f.
α

4. Intégrales de Fresnel
(a) Pour montrer que I et J sont bien définies, on intègre par partie:
Z x Z x  x Z x
2 1 d 2 1 2 1
cos(t )dt = (sin(t ))dt = sin(t ) + 2
sin(t2 )dt.
0 0 2t dt 2t 0 0 2t

3
1
Le crochet tend vers 0 en +∞, et la fonction 2 sin(t2 ) est intégrable sur
Z x 2t
2
[0; +∞[, donc cos(t )dt a une limite finie quand x → +∞. De même,
0
x x
−1 d
Z Z
2
sin(t )dt = (cos(t2 ) − 1)dt
0 0 2t dt
 x Z x
−1 2 1
= (cos(t ) − 1) − 2
(cos(t2 ) − 1)dt,
2t 0 0 2t
Z x
donc sin(t2 )dt a une limite finie quand x → +∞.
0
(b) La fonction f Rest holomorphe dans un voisinage du secteur angulaire déterminé
par γR , donc γR f (z)dz = 0, autrement dit:
Z R Z π/4 Z R
−t2 −(Reiθ )2 iπ/4 )2
0= e dt + e Rie dθ −iθ
e−(te eiπ/4 dt. (1)
t=0 θ=0 t=0
R +∞ 2 √
La première intégrale tend vers t=0 e−t dt = π/2 quand R → +∞. La
troisième vaut
Z R Z R Z R 
−it2 iπ/4 iπ/4 2 2
e e dt = e cos(t )dt − i sin(t )dt
0 0 0

qui tend vers eiπ/4 (I − iJ) quand R → +∞.


Notons K(R) la deuxième intégrale: on va montrer que K(R) −−−−−→ 0. Re-
R→+∞
iθ 2 2
marquons que e−(Re ) = e−R cos(2θ) et que sur [0; π/4], cos(2θ) ≤ 1 − π2 × 2θ.
Pour montrer cette inégalité, on peut étudier la fonction θ 7→ cos(2θ) − (1 − 4θ
π ).
On peut aussi utiliser la concavité de la fonction cos sur [0; π/2]: la partie du
plan définie par {(x,y)/ 0 ≤ x ≤ π/2, y ≤ cos x} est convexe, donc contient le
segment entre les points de coordonnées (0,1) et (π/2,0) (faire un dessin!).
Ainsi,
Z π/4 Z π/4
−(Reiθ )2 2 (1−4θ/π)
e Rie dθiθ
≤ e−R Rdθ
θ=0 0
Z π/4
−R2 2 θ/π
≤ Re e4R dθ
θ=0
2
h π 2 π/4 π
= Re−R 2
e4R θ/π ≤ .
4R 0 4R
Avec R → +∞ dans (??), on obtient:

iπ/4 π
e (I − iJ) =
2
et puisque I,J ∈ R:
1√
I=J = 2π.
4

4
5. Résidus
Posons Z R
sin(x)
I(R) = dx
0 x
(qui est bien définie puisque la fonction intégrée se prolonge par continuité en 0), et
f (z) = eiz /z.
Remarque: la fonction sin(z)/z explose à l’infini.
Soit γ le chemin orienté dans le sens trigo formé par le demi-cercle supérieur (de
centre 0 et de rayon R), le segment de la droite réelle entre −R et −ε, le demi-cercle
supérieur de centre 0 et de rayon ε et le segment de la droite réelle entre ε et R:
Z iz Z π iReit Z −ε it Z π iεeit Z R it
e e it e e it e
0= dz = it
Rie dt + dt − it
iεe dt + dt
γ z 0 Re −R t 0 εe ε t
Z π Z R Z π
iReit sin t it
= i e dt + 2i dt − i eiεe dt.
0 ε t 0

En appliquant le théorème de continuité sous l’intégrale sur un segment (ou le


théorème de convergence dominée), il vient:
Z π
it
i eiεe dt −−−→ iπ.
0 ε→0

De plus, Z π Z π Z π
it
eiRe dt ≤ e−R sin t dt ≤ e−R×2t/π dt
0 0 0
(concavité de la fonction sin sur [0; π/2]), et finalement l’intégrale sur le grand demi-
cercle est majorée en valeur absolue par π/(2R), donc tend vers 0 quand R → +∞.
Z R
sin x
Ainsi dx a une limite finie quand R → +∞, et
0 x
Z +∞
sin x π
dx = .
0 x 2

6. Existence d’un point singulier sur le cercle de convergence


an (z − a)n dont
P
(a) Soit a un point régulier: il existe r > 0 et une série entière
la somme f coı̈ncide avec S sur D(a,r) ∩ D(0,R). Puisque f est holomorphe
sur D(a,r), elle est développable en série entière au voisinage de tout point de
D(a,r). En particulier,
P pour tout b ∈ D(a,r) ∩ ∂D(0,R), f s’écrit au voisinage
de b sous la forme n
bn (z − b) : on a donc trouvé une série entière au voisinage
de b qui coı̈ncide avec S. Ainsi b est un point régulier.
(b) Pour tout z tel que |z| < 1, +∞ n 1
P
n=0 z = 1−z . Donc S coı̈ncide au voisinage de
tout point du cercle unité privé de 1 avec une fonction holomorphe dans un
voisinage de ce point, ce qui montre que tout point du cercle unité privé de 1
est régulier. Il reste à montrer que 1 est un point singulier. Or
1
∀z ∈ D(0,1), S(z) =
1−z

5
dont le module est non borné quand z → 1. Il n’existe donc pas de fonction f
holomorphe dans un voisinage Ω de 1 qui coı̈ncide avec S sur Ω ∪ D(0,1) (sinon,
on devrait avoir |f (1)| = ∞!).
P 2n
(c) D’après la formule d’Hadamard, le rayon de convergence de z vaut 1. Soit
k,l ∈ N fixés. Si l’on montre que
 l

S te2ikπ/2 −−−−−−−→ +∞,
t∈R, t→1−

l
le même argument que précédemment montrera que les e2ikπ/2 sont des points
singuliers. Soit donc A > 0. On a:
+∞
n 2ikπ 2n
 l
 X
S te2ikπ/2 = t 2 e 2l
n=0
n 2ikπ n n 2ikπ n
2 2
X X
= t2 e 2l + t2 e 2l

n<l n≥l
+∞
n 2ikπ n l+n n
2
X X
= t2 e 2l + t2 e2ikπ×2
n<l n=0
+∞
n 2ikπ n l+n
2
X X
= t2 e 2l + t2 .
n<l n=0

La première somme est finie (éventuellement vide si l = 0), donc a une limite
P l+n
finie L quand t → 1− . D’autre part, puisque la série 12 est à termes positifs
PN l+n
et divergente, il existe N ∈ N tel que n=1 12 ≥ 2A + |L|, et par continuité:
N
!
2l+n
X
∃δ > 0/ |1 − t| ≤ δ =⇒ t ≥ A + |L| .
n=1

2l+n
P+∞
Ainsi, pour |1 − t| ≤ δ, n=1 t ≥ A + |L|, et donc
 l

S te2ikπ/2 ≥ A.

On peut montrer que les points considérés sont denses sur le cercle, ce qui
implique d’après la question 1 que tous les points du cercle de convergence
sont singuliers. Pour cela, puisque la fonction x7→ eix est continue de R dans
∂D(0,1), il suffit en fait de montrer que H := 2kπ 2l
/ k,l ∈ N est dense dans
R. Or H est un sous-groupe (additif ) de R, il est donc soit dense dans R, soit
de la forme nZ, n ∈ N. Puisque H est “stable par moitié” (x ∈ H =⇒ x2 ∈ H),
il est nécessairement dense dans R.
(d) Pour chaque point a du cercle, il existe un disque D(a,r(a)) et une série entière
Sa convergente sur ce disque et coı̈ncidant avec S. La compacité du cercle
permet de le recouvrir par un nombre fini de tels disques D1 , . . . ,Dk (notons
S1 , . . . Sk les séries entières correspondantes).

6
Si Di et Dj s’intersectent, Si et Sj coı̈ncident avec S sur l’ouvert connexe
Di ∩ Dj ∩ D(0,R). D’après le théorème des zéros isolés, Si et Sj coı̈ncident
S
nécessairement sur Di ∩ Dj . Ainsi f est bien définie sur Ω := D(0,R) ∪ j Dj ,
et analytique puisque l’analyticité est une propriété locale. L’ouvert Ω contient
D(0,R), et il existe donc R0 > R tel que
D(0,R) ⊂ D(0,R0 ) ⊂ Ω.
Sur le disque D(0,R0 ), f est analytique donc développable en série entière, et
coı̈ncide sur D(0,R) avec S. Par unicité du développement en série entière,
les coefficients de f sont exactement ceux de S. Par conséquent, le rayon de
convergence R de S est au moins égal à R0 : contradiction.
Finalement, S possède au moins un point singulier sur son cercle de convergence.

7. (Analyse 2002)
(a) * La première inégalité découle de l’inégalité triangulaire: si |z − 1|,

X (1 − z)k X |1 − z|k 1
− ≤ = −ln(1 − |1 − z|) = ln .
k k 1 − |1 − z|
k≥1 k≥1
 
1
La seconde inégalité s’obtient en étudiant la fonction x 7→ ln 1−x − 2x sur
[0; 1/2].
* Pour |z − 1| < 1, on peut dériver terme à terme (toutes les séries dérivées
convergeant normalement donc uniformément) la série définissant Log:
+∞
d X (1 − z)k−1 X 1 1
Logz = − (−k) = (1 − z)k = = .
dz k 1 − (1 − z) z
k≥1 k=0

Considérons alors la fonction eLogz /z: elle est holomorphe, de dérivée nulle sur
l’ouvert connexe D(1,1), donc elle est constante égale à sa valeur en 1.
(b) * La fonction intégrée étant continue sur R, le seul problème éventuel est en
l’infini. Or par hypothèses, pour tous x,t ∈ R,
g(t)eitx ≤ |φ(t)| ,
donc la fonction t 7→ g(t)eitx est dans L1 (R).
Utilisons le théorème de dérivation sous l’intégrale: on montre ainsi par récurrence
que h est C ∞ sur tout compact de R, et donc sur R.
* Pour x,y ∈ R fixés, notons f (z) = g(z)eixz . La fonction f est holomorphe sur
C, donc son intégrale le long du bord du rectangle de sommets −R, R, R + iy,
−R + iy est nulle pour tout R > 0:
Z R Z y
itx
0 = g(t)e dt + g(R + it)ei(R+it)x idt
−R 0
Z −R Z 0
i(t+iy)x
+ g(t + iy)e dt + g(−R + it)ei(−R+it)x idt.
R y

7
−xy
R +∞R → +∞,itx
Lorsque la première intégrale tend vers h(x) et la troisième vers
e −∞ g(t + iy)e dt. De plus:
Z y Z 0
i(R+it)x
g(R + it)e idt + g(−R + it)ei(−R+it)x idt
0 y
Z y
≤ (|φ(R)| + |φ(−R)|) et(1−x) dt −−−−−→ 0,
0 R→+∞

d’où l’égalité cherchée. Supposons |x| > 1: pour tout y ∈ R,


Z +∞ Z
−xy itx y(1−x)
|h(x)| ≤ e g(t + iy)e dt ≤ e |φ(t)| dt,
−∞ R

qui tend vers 0 quand y → +∞ si 1 − x < 0, ou quand y → −∞ si 1 − x > 0.

8. (Analyse 1995)
(a) (Vu la question suivante, on n’est pas censé connaı̂tre grand-chose d’autre sur
les homographies que la définition... en particulier, pas que les cercles-droites
sont transformés en cercles-droites).
1−|z|2
On constate que Re(ψ(z)) = |1−z| 2 : ainsi, l’image par ψ de C1 \ {1} est incluse

dans iR. De plus,


1 + eiθ
φ(eiθ ) = = i cotan(θ/2),
1 − eiθ
donc ψ envoie bijectivement C1 \{1} sur iR. Puisque ψ est une bijection continue
de C\{1} sur C, elle envoie bijectivement chaque composante connexe de C\C1
sur une composante connexe de C \ iR. Or ψ(0) = 1, donc D1 est envoyé sur le
demi-plan {z/ Rez > 0}.
(b) La multiplication par γ correspond géométriquement à une rotation, bijective
de D1 sur D1 . On se ramène donc à étudier Φa,1 . Le pôle de cette homographie
est 1/a ∈
/ D1 . Il reste à montrer que Φa,1 (D1 ) = D1 :
|Φa,1 (z)| < 1 ⇐⇒ |z − a|2 < |1 − āz|2
⇐⇒ z z̄ + aā − zā − z̄a < 1 + aāz z̄ − zā − z̄a
⇐⇒ |z|2 (1 − |a|2 ) < 1 − |a|2
⇐⇒ |z| < 1
puisque a ∈ D1 . Ainsi Φa,1 induit une bijection de D1 sur D1 .
(c) Soit h(z) = az+b
cz+d : par hypothèses, h reste bornée sur D1 , donc −d/c ∈ / D1
γz+δ
(|d| > |c|). En particulier d 6= 0, et h(z) = 1−āz où ā = −c/d ∈ D1 . Donc
γa + δ + (γ + δā)z
h ◦ Φ−a,1 (z) = = s(z)
1 − |a|2
où s est une similitude directe, qui transforme D1 en un disque D0 . Puisque
D0 = D1 , nécessairement s fixe 0 (i.e. γa + δ = 0) donc s(z) = γz, et |γ| = 1.
Ainsi, sur D1 ,
h = γΦa,1 = Φa,γ .

8
L’unicité est immédiate puisque h(a) = 0 et h(0) = −aγ.
(d) On calcule:
1 − |a|2 1 − |a|2
h0 (z) = γ =⇒ |h 0
(z)| =
(1 − āz)2 |1 − āz|2
et
1 − āz − az̄ + |az|2 − |z|2 − |a|2 + zā + z̄a
1 − |h(z)|2 =
|1 − āz|2
(1 − |z|2 )(|1 − āz|2 (1 − |a|2 )
= ,
|1 − āz|2

d’où
1 − |h(z)|2
|h0 (z)| = .
1 − |z|2
(e) On a

+∞ +∞
!0
X
n
X
n z ((1 + z)2 − (1 − z)2 )/4
k(z) = nz = z z = = ,
(1 − z)2 (1 − z)2
n=1 n=0

d’où
1
k(z) = (ψ(z)2 − 1).
4
Puisque ψ est univalente sur D1 , à valeurs dans le demi-plan P = {z/ Rez > 0},
et que z 7→ z 2 est univalente sur P , à valeurs dans C \ R− , k est une bijection
de D1 sur C\] − ∞; −1/4].

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