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Communication nerveuse et ses mécanismes

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Communication nerveuse
CM 30/09

I. Le cerveau : fonctions et constituants


cellulaires
1. Introduction

Le cerveau permet d’agir, réfléchir, communiquer et d’anticiper pour interagir.

Les organes des sens captent des informations puis vont être transformé en signaux
bioélectriques. Ces informations vont aller ensuite vers le cerveau et émettre une réponse.

2. Système nerveux central et périphérique


a. Système nerveux central (SNC)
Le SNC est constitué de deux éléments principaux :
- Le cerveau :
o Cortex cérébral : responsable des fonctions cognitives, de la perception
sensorielle et du contrôle moteur.
o Cervelet : coordonne les mouvements et maintient l'équilibre.
o Tronc cérébral : régule les fonctions autonomes telles que la respiration, le
rythme cardiaque et la pression artérielle.
o Système limbique : impliqué dans les émotions et la mémoire.

- La moelle épinière :
o Située dans le canal rachidien, elle transporte les signaux nerveux entre le
cerveau et le reste du corps. Elle est également impliquée dans les réflexes.

b. Système nerveux périphérique (SNP)


Le SNP est divisé en deux parties principales :
- Le système nerveux somatique :
o Contrôle les mouvements volontaires et les réflexes. Il est constitué de nerfs
crâniens et de nerfs spinaux qui relient le SNC aux muscles squelettiques.

- Le système nerveux autonome (SNA) :


o Régule les fonctions involontaires du corps, comme la digestion et la
circulation sanguine. Il se divise en deux sous-systèmes :
 Système nerveux sympathique : prépare le corps à l’action (réaction
de lutte ou de fuite).
 Système nerveux parasympathique : favorise la relaxation et la
conservation de l'énergie.

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c. Constituants des systèmes nerveux
- Neurones : Cellules nerveuses qui transmettent les signaux électriques.
- Cellules gliales : Supportent, protègent et nourrissent les neurones.
- Nerfs : Faisceaux de neurones qui transmettent les signaux entre le SNC et le SNP.
- Récepteurs : Structures qui détectent les stimuli externes (sens) et internes (états
corporels).
- Synapses : Connexions entre les neurones où la transmission de signaux a lieu.

d. Systèmes nerveux complémentaires

1. Voie afférente (sensitive) et voie efférente (motrice)

 Voie afférente : Transmet les informations sensorielles des récepteurs vers le


système nerveux central. Par exemple, dans le cas du joueur de tennis, la voie
afférente est responsable de la réception visuelle de la balle.
 Voie efférente : Transmet les commandes motrices du système nerveux central vers
les muscles. Cela permet au joueur de réagir en déplaçant son bras pour frapper la
balle.

2. Système nerveux somatique et système nerveux autonome

 Système nerveux somatique : Impliqué dans les mouvements volontaires et la


perception sensorielle consciente. Il permet au joueur de contrôler ses mouvements
pour frapper la balle.
 Système nerveux autonome : Régule les fonctions involontaires (digestion, rythme
cardiaque, etc.). Bien qu'il ne soit pas directement impliqué dans le mouvement, il
soutient les fonctions physiologiques essentielles pendant l'activité physique.

2
Réception -> intégration -> émission (ex : reflexe myotatique)

e. Processus de réception, d'intégration et d'émission


Réception

 Les stimuli sensoriels (comme la vision de la balle) sont perçus par les récepteurs
sensoriels. Dans le cas du joueur de tennis, cela implique le cortex visuel pour traiter
l'image de la balle et les amygdales pour traiter les émotions liées à la compétition.

Intégration

 Les informations reçues sont intégrées dans différentes régions du cerveau :


o Cortex visuel : traite les informations visuelles.
o Cortex prémoteur : prépare les mouvements en fonction des stimuli.
o Hippocampe : peut également jouer un rôle dans la mémoire et la
planification de la réponse.

Émission

 La réponse motrice est alors émise par le cortex moteur, qui envoie des signaux aux
muscles.
 Le cervelet coordonne les mouvements fins, comme le balancement du bras pour
frapper la balle.
 La moelle épinière transmet l'information motrice aux muscles du bras, permettant
ainsi le mouvement.

f. Intensité de la réponse

 Plus le stimulus est important, plus la réponse est intense : Par exemple, une balle
qui se déplace rapidement vers le joueur peut déclencher une réaction plus rapide et
plus puissante qu'une balle qui se déplace lentement.
 Communication entre les neurones : Une communication plus forte entre les
neurones (par exemple, en raison d'une synapse renforcée ou d'une stimulation
répétée) peut entraîner une réponse plus intense et rapide, augmentant ainsi
l'efficacité de la réaction.

g. Exemple du joueur de tennis

Dans l'exemple du joueur de tennis :

1. Réception : Le joueur voit la balle se diriger vers lui.


2. Intégration : Les différentes régions du cerveau (amygdales, cortex visuel, cortex
prémoteur) sont activées pour évaluer la situation et planifier une réponse.
3. Émission : Le cortex moteur envoie des signaux à travers la moelle épinière pour
activer les muscles du bras, tandis que le cervelet assure la coordination des
mouvements nécessaires pour frapper la balle.

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3. Les types cellulaires
h. Introduction
Pour émettre une réponse, il est essentiel d'avoir non seulement des neurones, mais aussi
des cellules gliales. Ces deux types cellulaires jouent un rôle crucial dans le fonctionnement
du système nerveux.

Vidéo INSERM : La vie des cellules nerveuses

i. Neurones
Au cours du développement, les neurones ont pour fonction de trouver des « partenaires ».
Ce processus est particulièrement important durant l'embryogenèse et les premières années
de vie. Si les neurones ne parviennent pas à établir ces connexions, ils meurent.
Contrairement aux autres cellules, les neurones ne se divisent pas par mitose.
Structure des neurones :
- Dendrites : Reçoivent les signaux provenant d'autres neurones.
- Corps cellulaire (soma) : Contient le noyau et les organites nécessaires au
fonctionnement cellulaire.
- Axone : Prolongement qui transmet les signaux nerveux vers d'autres neurones ou
muscles.
- À l'extrémité de l'axone se trouvent des terminaisons axonales, qui peuvent être
recouvertes par une gaine de myéline. Cette myéline joue un rôle crucial dans la
conduction des impulsions nerveuses.

Diversité morphologique des neurones :


Neurone moteur : Dendrites courtes et axone long.
Cellule pyramidale de l’hippocampe : Dendrite longue apicale et axone plus court.
Cellule de Purkinje du cervelet : Possède de nombreuses dendrites et un axone court.

j. Cellules gliales
Les cellules gliales, souvent considérées comme le "soutien" des neurones, se déclinent en
trois types principaux :

- Astrocytes :
o Fournissent un soutien physique aux neurones.
o Régulent les échanges et maintiennent l'homéostasie ionique du système
nerveux.
o Agissent comme intermédiaires entre les neurones et les sources nutritives
(sang, liquide céphalorachidien - LCR).
- Microglies :
o Agissent comme des cellules de défense en phagocytant les cellules mortes et
les corps étrangers.
- Oligodendrocytes :
o Assurent l'isolation « électrique » des axones par la formation de la myéline.
o Dans le système nerveux central, ce rôle est joué par les oligodendrocytes,
tandis que dans le système nerveux périphérique, ce sont les cellules de
Schwann (ou neurolemmocytes) qui assurent cette fonction.
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o La myélinisation augmente la vitesse de propagation de l'influx nerveux le
long des fibres nerveuses

II. La modulation

1. Communication nerveuse
a. La synapse

Définition et caractéristiques

La synapse est un phénomène plastique crucial pour la transmission des signaux entre
neurones. Elle permet la communication nerveuse en connectant deux neurones ou un
neurone et une cellule cible.

Structure de la synapse

La synapse se compose de deux éléments principaux :

 Synapse présynaptique :
o Située au niveau du bouton axonal du neurone émetteur.
 Synapse postsynaptique :
o Localisée sur l'épine dendritique du neurone récepteur.

Entre ces deux éléments se trouve une fente synaptique, qui est l’espace séparant les deux
neurones.

CM 7/10

b. Transmission synaptique de l’information

Rôle des neurotransmetteurs


Les neurotransmetteurs sont des molécules chimiques permettant la communication entre
les neurones. Ils jouent un rôle crucial dans le fonctionnement du cerveau et influencent de
nombreux processus cognitifs, comme l'apprentissage et la mémoire.

Principaux neurotransmetteurs :

- Acides aminés : Glutamate, aspartate, glycine, GABA (inhibiteur).


- Monoamines : Dopamine, sérotonine, noradrénaline.
- Gaz solubles : NO (monoxyde d’azote)
- Acétylcholines Utilisés dans les synapses cholinergiques, comme au niveau des
muscles.
5
- Neuropeptides : Substance P, endorphines, etc.

c. Modèle d’étude de la transmission synaptique

Un neurone est une cellule excitable, c'est-à-dire qu’un stimulus peut entraîner la formation
dans la cellule d’un signal bioélectrique ou influx nerveux, qui pourra être transmis à
d’autres neurones ou à d’autres tissus pour les activer (des muscles, des glandes
sécrétrices…)

= propriété reposant sur le comportement électrique de la membrane (notion de potentiel


de membrane)

Potentiel Membranaire Neuronal

Le potentiel de repos correspond à la différence de charge entre l’intérieur et l’extérieur de


la membrane neuronale. Il est généralement compris entre -60 et -70 mV et est maintenu
par la répartition inégale des ions.

 Milieu extérieur : Riche en Na+ (sodium) et Cl- (chlorure).


 Milieu intérieur : Riche en K+ (potassium), PO4 (phosphate) et protéines chargées
négativement.

Le potentiel de repos varie légèrement en fonction de la localisation du neurone et de son


rôle dans le système nerveux.

d. Synapses excitatrices et inhibitrices

Synapse excitatrice : le glutamate

Les synapses excitatrices utilisent souvent le glutamate comme neurotransmetteur.


Lorsque le glutamate est libéré par un neurone présynaptique, il se fixe sur des récepteurs
spécifiques sur la membrane du neurone postsynaptique. Cela provoque l'ouverture des
canaux sodium (Na+), permettant une entrée massive de Na+ dans le neurone. L’entrée des
ions Na+ provoque une dépolarisation, c'est-à-dire que l’intérieur du neurone devient moins
négatif (plus proche de 0 mV). Ce changement de potentiel, appelé potentiel
postsynaptique excitateur (PPSE), augmente la probabilité qu’un potentiel d’action soit
généré.

Mécanisme :

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- Le Na+ diffuse selon son gradient de concentration (de l'extérieur vers l'intérieur) et
est attiré par la charge négative à l'intérieur du neurone (gradient électrique).
- Après l’entrée des Na+, le neurone doit retrouver son potentiel de repos. Cela est
assuré par la pompe sodium-potassium ATPase, qui renvoie les Na+ à l'extérieur en
échange de K+, rétablissant ainsi le potentiel membranaire.

Axone hillock : segment initial de l’axone

Amplificateur : ampèremètre ou voltmètre

Synapse Inhibitrice : le GABA

Les synapses inhibitrices utilisent souvent le GABA comme neurotransmetteur. Le GABA se


lie à ses récepteurs, provoquant l'ouverture des canaux ioniques perméables aux ions chlore
(Cl-). L’entrée de Cl- dans le neurone rend l’intérieur plus négatif, un processus appelé
hyperpolarisation, rendant le neurone moins susceptible de générer un potentiel d’action.
Ce changement est appelé potentiel postsynaptique inhibiteur (PPSI).

Mécanisme :
- Le Cl- entre dans la cellule en suivant son gradient de concentration, bien que son
gradient électrique ne favorise pas son entrée.
- Le résultat est une stabilisation ou une réduction de l'excitabilité du neurone.

e. Pourquoi les ions Na+ entrent-ils dans le neurone ?


Diffusion selon le gradient de concentration : Les ions sodium (Na+) se trouvent en plus
grande concentration à l'extérieur de la cellule qu'à l'intérieur. Par conséquent, ils tendent à
entrer dans la cellule en suivant leur gradient de concentration, c'est-à-dire se déplacer du
milieu le plus concentré (extérieur) vers le milieu le moins concentré (intérieur).
Attraction électrique : L'intérieur de la cellule est chargé négativement par rapport à
l'extérieur. Les ions Na+, qui sont chargés positivement, sont attirés vers l'intérieur de la
cellule à cause de cette différence de charge (gradient électrique). Cette attraction renforce
encore leur tendance à entrer dans le neurone.
Gradient électrochimique : Le mouvement des ions Na+ est déterminé par une combinaison
du gradient de concentration (chimique) et du gradient électrique. Ensemble, ces forces
forment le gradient électrochimique, qui dirige les Na+ vers l'intérieur de la cellule.

f. Rétablissement du potentiel de repos

Après l'entrée des ions Na+ dans le neurone, il est crucial que la cellule revienne à son
potentiel de repos (-60 à -70 mV) pour maintenir l'équilibre et permettre de nouveaux
signaux. Voici comment cela se produit :
Fermeture des récepteurs : Une fois que suffisamment d'ions Na+ sont entrés et que la
dépolarisation a eu lieu, les récepteurs qui laissent passer ces ions se ferment pour
empêcher une entrée continue.

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Pompe sodium-potassium ATPase : Ce mécanisme est responsable de renvoyer les ions
sodium à l'extérieur de la cellule tout en ramenant des ions potassium (K+) à l'intérieur. Il
utilise de l'énergie sous forme d’ATP pour fonctionner, car il doit pomper les ions Na+ contre
leur gradient de concentration et dans un milieu déjà chargé positivement à l'extérieur.
Nécessité d'ATP : Puisque la pompe transporte les ions Na+ à l'extérieur (un milieu déjà
riche en charges positives), cela nécessite une dépense d’énergie, fournie par l'ATP.

g. Gradients électrique et chimique

Gradient chimique : C'est la différence de concentration des ions de part et d'autre de la


membrane. Les ions Na+ se déplacent naturellement vers l'intérieur du neurone où leur
concentration est plus faible.
Gradient électrique : C'est la différence de charges entre l'extérieur et l'intérieur de la
cellule. L'intérieur étant plus négatif, il attire les ions Na+ qui sont chargés positivement.
En combinant ces deux forces, le gradient électrochimique guide l’entrée des ions sodium
dans le neurone pendant la dépolarisation.

Pourquoi le Cl- rentre :

h. Mouvement des ions Cl- dans le neurone

Diffusion selon le gradient de concentration : Les ions chlorure (Cl-) se trouvent en


concentration plus élevée à l'extérieur de la cellule (environ 155 micromolaires) qu'à
l'intérieur (environ 14 micromolaires). Ils ont donc tendance à entrer dans la cellule pour
rééquilibrer cette différence de concentration, en suivant leur gradient de concentration.
Gradient électrique défavorable : Contrairement aux ions sodium, le gradient électrique
n’est pas favorable à l’entrée des ions Cl- dans le neurone. L’intérieur de la cellule étant déjà
chargé négativement, il repousse les ions Cl- (qui sont eux aussi chargés négativement).
Cependant, la force du gradient chimique (concentration) est plus forte que celle du
gradient électrique, ce qui pousse malgré tout les ions Cl- à entrer dans la cellule.

i. Hyperpolarisation

Lorsque les ions Cl- pénètrent dans le neurone, ils rendent l'intérieur de la cellule encore
plus négatif. Ce processus s'appelle hyperpolarisation. À une valeur de potentiel
membranaire de -70 mV, la force liée au gradient chimique des ions Cl- l'emporte sur la force
électrique, ce qui permet leur entrée malgré l'opposition du gradient électrique. Cette
hyperpolarisation réduit l'excitabilité du neurone, rendant plus difficile la génération d'un
potentiel d'action.

j. État transitoire et homéostasie

Cet état d’hyperpolarisation est transitoire. Pour rétablir les concentrations ioniques
normales, le neurone utilise des mécanismes de régulation, comme la protéine KKC2, qui

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aide à rééquilibrer les concentrations d’ions à l'intérieur et à l'extérieur de la cellule. Cela
permet au neurone de maintenir l’homéostasie, c'est-à-dire un équilibre stable des
conditions internes, nécessaire à son bon fonctionnement.

k. Intégration synaptique (Sommation temporelle)

Quand un neurone reçoit des signaux synaptiques (qu'ils soient excitateurs ou inhibiteurs), il
doit les intégrer pour décider s'il va ou non générer un potentiel d’action. Cette intégration
se fait de deux manières principales :
- Sommation temporelle : Si un neurone reçoit plusieurs signaux successifs très
rapprochés dans le temps, ces signaux peuvent s'accumuler (ou se cumuler) pour
atteindre un seuil critique et déclencher un potentiel d’action. Par exemple, si un seul
signal n’est pas suffisant pour provoquer une réponse, des signaux répétitifs peuvent
s'ajouter pour générer une réponse.

La sommation temporelle permet ainsi à un neurone de répondre à des signaux qui, pris
individuellement, seraient insuffisants pour déclencher une réponse.

- Sommation spatiale : Lorsque plusieurs signaux arrivent simultanément sur


différentes parties du neurone, ils peuvent aussi s’additionner pour atteindre le seuil
de déclenchement d’un potentiel d’action.

l. Le Potentiel d'Action (PA)

Le potentiel d'action (PA) est un signal bioélectrique intense déclenché lorsqu’un neurone
atteint un certain seuil d'excitation, appelé seuil de dépolarisation ou threshold. Une fois
que ce seuil est atteint, le PA est généré et se propage le long de l’axone jusqu'à la
terminaison axonale, où il entraîne la libération de neurotransmetteurs dans la fente
synaptique pour communiquer avec d'autres neurones.
Mécanisme du Potentiel d'Action :
- Déclenchement : Lorsque des signaux excitateurs (comme l’entrée massive de Na+)
s'accumulent et atteignent un certain niveau critique, appelé seuil (threshold), un
potentiel d'action est déclenché. Ce signal intense maintient les canaux ioniques
ouverts pendant un temps suffisant pour permettre l’entrée supplémentaire de
sodium (Na+), amplifiant encore le signal.
- Propagation : Une fois déclenché, le PA se propage rapidement le long de l'axone
jusqu'à sa terminaison. Cette propagation se fait par une ouverture successive des
canaux sodium dépendants du voltage, qui permettent l'entrée de Na+ à chaque
étape, provoquant la dépolarisation continue de la membrane.
- Libération des neurotransmetteurs : En atteignant la terminaison axonale, le PA
déclenche l’ouverture des canaux calciques (Ca2+), provoquant l’exocytose des
vésicules de neurotransmetteurs qui sont libérés dans la fente synaptique pour
communiquer avec un autre neurone.

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[Link] du Tout ou Rien

Le PA obéit à la loi du tout ou rien : soit il est déclenché de manière complète si le seuil est
atteint, soit il ne se produit pas du tout. Une fois le seuil atteint, l'amplitude du PA est
toujours la même, quelle que soit la force du stimulus initial.

n. Le Cône d’Émergence et les Canaux Ioniques

Le PA est généré au niveau du cône d'émergence, qui correspond au segment initial de


l'axone. C'est à cet endroit que se trouvent les canaux ioniques dépendants du voltage,
particulièrement sensibles aux variations du potentiel membranaire. Ces canaux ioniques
sont spécifiques aux ions sodium (Na+) et potassium (K+), et jouent un rôle clé dans la
génération et la propagation du potentiel d'action.
Différence entre PA et PPSE :
PA (Potentiel d’Action) : Un signal électrique intense qui se propage le long de l’axone
lorsqu’un seuil est atteint.
PPSE (Potentiel Postsynaptique Excitateur) : Une dépolarisation graduelle d’un neurone due
à l’entrée de Na+, qui peut ou non aboutir à un PA si le seuil est atteint.
Les canaux ioniques impliqués dans le PA s’ouvrent uniquement en réponse à des
changements de potentiel membranaire et ne dépendent pas directement des
neurotransmetteurs. Ils sont activés par des variations du voltage, contrairement aux
récepteurs ionotropes qui répondent aux neurotransmetteurs libérés dans la fente
synaptique.

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