Chapitre II La biodiversité change au cours du temps.
Durant les temps géologiques, le climat, le milieu et les espèces ont évolué.
En comparant les dessins précédents à différentes âges géologiques, on voit que l’ancêtre de la
libellule actuelle se nommait Méganeura.
La biodiversité évolue en permanence. Cette évolution est observable sur de courtes échelles de
temps, tant au niveau génétique que spécifique.
Quelles sont les sources de modification de la biodiversité au cours du temps ?
A) L’Homme et la biodiversité actuelle
L’Homme a-t’il une action sur la biodiversité ?
D’après les fiches réalisées sur les espèces menacées :
Menaces
1) Réchauffement climatique : la libellule
« Déesse précieuse », la marmotte de l’île de
Vancouvert, lézard du Val d’Aran, le Via , la
tortue d’Hermann, ombre chevalier.
Solutions : Limiter les gaz à effet de serre
(CO2), éviter les rejets de CO2 (prendre
son vélo, marcher…)
2) Perte de milieu, destruction des habitats (déforestation, urbanisation, agriculture,
industrie, extraction de matériau…) : Gorilles des
montagnes, Lynx boréal, Vison d’Europe, Ours brun,
Déesse précieuse, Murin du Maghreb, Eider à duvet,
Vipère d’Orsini, la bécassine des marais, le lézard du Val
D’aran, le Via, le damier du frêne, la couleuvre de
Mayotte, l’Azuré des paluds, Guépard, Gécko sans ongle,
Murin de Cappacini, la Rousserole de Moorea, Emyde
lépreuse. Solutions : Préserver les milieux, favoriser la
reproduction (élevage), recycler, reforester, recréer
des milieux, sensibiliser la population, préserver les
habitats.
3) Epidémie, introduction d’espèces exogènes
(introduite par l’Homme) : Globicéphale noir,
Vison d’Europe, abeille, chabot du Lez, Diable de
Tasmanie, Gecko sans ongle, cagou. Solutions :
éradication d’espèces exogènes, protéger
l’espèce menacée.
(frelon asiatique découpant une abeille (d’après antimoustique.net)
4) Surexploitation (chasse, braconnage, pêche) :
le loup gris, le gorille des montagnes, le requin
taupe, tigre, le diable de tasmani, la raie
blanche, pingouin torda (perte de sa nourriture,
petits poissons), pélobate brun, ombre chevalier,
émyde lépreuse, le guépard: solutions :
organismes qui surveillent, réserve, parc,
zones protégées, interdiction, information du
public, création de lois (quotats…, taille à
respecter, maille de filets laissant passer les
juvéniles, période de chasse)
5) Pollutions (pesticides, fumées d'usines et gaz d'échappement, déchets) : chabot du Lez,
Ange des mers commun, pélobate brun, ombre
chevalier, Murin de Cappacini, anguille
Européenne, Lynceidae. Solutions : éviter les
rejets, recycler, éviter les pesticides,
nettoyer.
La perte de biodiversité est un désastre pour le
patrimoine naturel, mais également pour tout ce que la
biodiversité peut apporter à l'Homme (substances
médicinales, alimentation, ressources matérielles (laine, coton…)).
De plus, l'ensemble des espèces et des écosystèmes est en équilibre fragile et la moindre brique
manquante peut faire s'effondrer tout un pan du mur, sans possibilité de prédire quelles en seront
les conséquences pour l'humanité et la planète dans son ensemble.
Mais l'action de l'Homme peut également être positive :
- protection de certaines espèces (espèces parapluies, quotas de pêche/chasse,
conservation dans les zoos…)
- protection des habitats (réserves naturelles…)
- reconstruction d'habitats altérés (réserves, plans de compensation, crapauducs…) ou
réintroduction d'espèces menacées
L’homme est responsable d’une importante baisse de la biodiversité actuelle et il doit
prendre conscience de sa responsabilité face à l’évolution du monde vivant.
exercices
B) La biodiversité passée
Lien musée virtuel : http://www.aux-origines-de-la-vie.com/fr
Livre p 58 59 puis la frise
Etude de la biodiversité au cours des temps.
L’étude de la biodiversité du passé par l’examen des fossiles montre que l’état actuel de la
biodiversité correspond à une étape de l’histoire du vivant.
Les espèces actuelles ne représentent qu’une infime partie du total des espèces ayant existé
depuis le début de l’apparition de la vie.
Sur la frise, on remarque que différentes crises ont eu lieu à différentes périodes et qui ont fait
disparaitre des espèces.
Après la crise, certaines espèces perdurent, d’autres espèces apparaissent et se diversifient
( évolution).
C) Les moteurs de la biodiversité
Comment varie la fréquence des allèles (une version d’un gène) au fil du temps ?
TP2CH2 : L’évolution des espèces.
(voir l’exercice maison sur les éléphants d’Afrique
Rappel de génétique
L’ADN (Acide Désoxyribonucléique) est une molécule double brin présente dans le noyau des
cellules eucaryotes (exemple : chêne ou grenouille), (sinon cette molécule est libre dans le
cytoplasme des procaryotes (bactéries…)).
L’ADN est composé de 4 bases azotées qui sont alignées sur chaque brin de la molécule (A
comme Adénine, T comme Thymine, C comme Cytosine, G comme Guanine). L’enchainement
particulier des bases azotées (tout comme les lettres d’un livre donnent du sens à un mot),
code pour la formation d’un message qui va donner l’ordre de fabrication d’un caractère
particulier ( cheveux noirs…).
1) La dérive génétique
Logiciel https://www.pedagogie.ac-nice.fr//svt/productions/derive-tirage-boules/
.
A l’aide du logiciel « dérive génétique », on constate que plus la population a un effectif
élevé et plus la fréquence des allèles de cette population est stable, donc moins la dérive
génétique est importante.
Une population est un groupe d’individus d’une même espèce (interféconds) et vivant dans
une même zone géographique.
Dans une population, les individus possèdent les mêmes gènes mais des allèles différents pour
beaucoup de gènes : c’est la dérive génétique, à l’origine de la biodiversité.
Au cours du temps, dans une population, la fréquence des allèles peut varier : pour
un allèle donné, cette fréquence peut augmenter, diminuer ou devenir nulle. Ce
phénomène est appelé dérive génétique.
Elle est d'autant plus marquée que les populations ont de faibles effectifs.
2)La sélection naturelle
Dans des conditions de milieu données, un allèle peut procurer un avantage pour les
individus qui le portent. Cet allèle leur permet d’atteindre l’âge de la reproduction ou
d’engendrer une plus grande descendance et de transmettre leurs allèles. On appelle
sélection naturelle cet avantage reproducteur en relation avec un milieu donné.
Exemple de la phalène du bouleau.
Serious game http://www.pedagogie.ac-nice.fr/wp-content/uploads/sites/5/productions/phalenes/
Ex 8 p 87
Sélection naturelle et dérive génétique sont donc deux moteurs de l’évolution.
3) Communication intraspécifique et sélection sexuelle.
Vidéo : le brame du cerf
https://www.youtube.com/watch?v=rnFTsQj2LoU
Vidéo de la chorégraphie rythmée de l’araignée paon (voir padlet).
ex 10 p 103
TP3 CH2 Etude des moyens de communication intraspécifique lors de la sélection sexuelle chez
trois espèces.
La communication dans le monde vivant consiste en la transmission d’un message entre un
organisme émetteur et un organisme récepteur pouvant modifier son comportement en réponse à
ce message.
La communication s’inscrit dans le cadre d’une fonction biologique (nutrition,
reproduction, défense, etc.). Il existe une grande diversité de modalités de communication
(chimique, biochimique, sonore, visuelle, hormonale).
Dans le monde animal, la communication interindividuelle et les comportements induits peuvent
contribuer à la sélection naturelle à travers la reproduction. C’est le cas pour la sélection sexuelle
entre partenaires (majoritairement faite par les femelles).
Des difficultés dans la réception du signal peuvent générer sur le long terme un isolement
reproducteur entre organismes de la même espèce et être à l’origine d’un événement de
spéciation.
4)L’apparition de nouvelles espèces
Une nouvelle espèce se forme à partir de populations qui par dérive génétique et/ou suite à la
sélection naturelle deviennent incapables de se reproduire entre population de même origine.
La création d’espèces se fait souvent dans des populations qui se retrouvent isolées
géographiquement (moustique du métro voir p84).
Conclusion :
La biodiversité se modifie au cours du temps sous l’effet de nombreux facteurs :
-Crises (météorite, volcanisme intense)
-Changements climatiques, surexploitation, importation d’espèces exogènes (ex frelon
asiatique), perte de milieu, pollution
-Evolution