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Théorème de Lacan sur les discours sociaux

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(3 ≠ 4)

Discours entre groupes et foules


et du réel des discours établi par
le théorème principal de Lacan

le 1 juillet 2012
(Version n°8 cette version annule les
précédentes pour le texte et pour la
démonstration du théorème intégrée au texte,
elle n'est plus, ici, en annexe)
revue le 25 mars 2015

Abrégé

Nous relevons dans un écrit1 de Lacan qu'il évoque le réel des


discours, Freud dit bien qu'il y a de l'impossible dans chaque cas,
gouverner, éduquer, guérir et être analysé par quelqu'un, malgré le
trouble de ceux qui y prétendent enfin, ils ont horreur de ce qu'il sont
amenés à faire et qu'il ignorent en fait, servir de support à la lecture
introduire la dimension de la parole dans l'analyse d'un autre.
Nous aurions pu nous contenter de ça comme tout le monde qui ne
s'en contente pas. Mais non, nous sommes aller lire le séminaire et là se
trouve l'exposé de ce réel, cet impossibilité de faire tourner le monde bien
huilé des bijections entre elles modulo la somme arithmétique. Piège un
court instant surprenant.
1.- Nous transcrivons cela, de la combinaison des lettre, des places
et des discours à l'expression arithmétique de ce fait littéral, évitons de
parler de formalisation prétentieuse et trompeuse (la forme) pourquoi pas
la castration ou le vagin, en fait nous écrivons d'une autre manière, point.
2.- Ça donne lieu à une conjecture que 3.- nous démontrons pour en faire
un théorème : Le théorème majeur de Lacan. Le seul qu'il formule à
l'occasion de son ouvrage et ne le démontre pas, seulement sur un
exemple lorsque (n=4), mais pas le seul mathème comme un ignorant
habile, un vrai teigneux, le prétend.

Dans ce texte, un discours est un lien social. Cela signifie qu'un discours est définit
par des coordonnées pratiques cernant l'objet, coordonnées de lieu (espace et topos), de
nombres (temps, monnaies), de lettres (textes, paroles travaillées par l'écriture).
Lors de ses croisements politiques les uns parlent à d'autres et aussi des autres. Cette
parole dépend de la fonction donnée à certains éléments premiers.
Ces éléments ainsi mis en fonctions constituent l'intention de chaque discours.

Alors, curieusement, émanent nécessairement, de chacun d'eux, des textes qui les
constituent pour l'extérieur et le futur, donnant matière aux archives. Lorsqu'ils tombent en
désuétude, soit par exténuation, soit du fait de la disposition de leurs tenants, leurs
significations, ce que les étrangers ne peuvent pas comprendre, même du temps de leur

1 J. Lacan "Allocution sur l'enseignement" paru dans Scilicet n° 2/3, p.391-399, Seuil, 1970 Paris. Repris dans le
second volume des Ecrits p. 297-305, toujours au Seuil, 2001 Paris.
exercice, se perdent de façon irrémédiable. Ceci produit l'embarras des disciplines de
l'histoire.
Le produit signifiant, réalisé comme alluvions, un dépôts écrit dans sa présentation externe,
peut être, par là, perfectionné, jusqu'à devenir mathématique l'extrême, c'est à dire permanent,
stable dans le silence qui n'est plus une expérience dogmatique simpliste.

Positions
Il y a quatre discours fondamentaux, dont Lacan a proposé le calcul2.
Les éléments sont dés lors réductibles au signifiant maître, noté : S1, au savoir : S2, au
sujet divisé freudien : et à l'objet a, ils sont mis en fonction d'agent, de vérité, d'autre et de
produit qui sont thématisés comme des places occupées par ces notations, par ces lettres.
Dans chaque discours, la place de l'objet a est dite "plus de jouir"3, la place du est celle de
4
l'enseignant .
Les quatre discours fondamentaux sont : le discours du maître, le discours de
l'hystérique, le discours de l'université; le discours de l'analyste.
Il y a en plus un cinquième discours, le discours du Capitalisme scientifique.
Chaque discours est thématisé par un quadripode, c'est à dire la distribution des quatre
lettres notant les éléments premiers dans l'algèbre de Lacan, en quatre places nommées par
les fonctions que les éléments premiers remplissent ou si l'on préfère assurent dans chacun
des discours.

Voici leur quadripodes respectifs :

M U

S1 S2 S2 a
S a S1 S

H A

S S1 a S
a S2 S2 S1
Les quatre discours fondamentaux
présentés grâce à une permutation circulaire
de quatre lettres entre quatre places

2 [Link] L'ENVERS DE LA PSYCHANALYSE (Le séminaire livre XVII) 1969-1970, Seuil, 1991 Paris. Les quatre
discours sont repris dans "Radiophonie" (1970) et surtout "Allocution sur l'enseignement" la même année, et
publiés dans Scilicet n°2/3 Seuil, 1970 Paris. Ces écrits se retrouvent maintenant dans ECRITS (second volume) dit
"Autres écrits" par l'éditeur, Seuil, 2002 Paris.
3 [Link] "La troisième" (1974) il s'agit de la transcription de la troisième intervention de Lacan à Rome, après
"Le discours de Rome" (1953) et "La raison d'un échec" (1967). Cet écrits de 1974 reste inédit parmi les Écrits
de Lacan qui a déclaré, à son propos, dans son exposé parlé qu'il en a fait à Rome cette année là : "Ce que je vais
vous dire, c'est écrit!".
D'où l'ironie de la situation du fait des deux gendres de la psychanalyse qui se sont institués non sans
ironie, chacun à sa place (l'un le gendre du prophète : Ali, l'autre gendre de Lacan lui même, les connaisseurs
apprécierons), éditeurs des séminaires parlés par Lacan. Les manipulateurs ainsi manipulés ont la tâche
respectable et impossible qu'il fallait bien confier à deux concurrents acharnés et furieux pour obtenir qu'il en
reste quelques traces.
4 J. Lacan "Allocution sur l'enseignement" cité plus haut.
La formule du discours du maître, c'est la formule de la métaphore, tant le signifiant,
la structure du langage, est d'abord impératif5.
Le discours de l'analyse, le dernier en date à faire son apparition, est formulé à
l'envers du premier discours gouvernant les autres.
Deux quarts de tour valent pour un demi tour, soit la moitié d'un tour complet. Il faut
dire que les quadripodes des discours fondamentaux se correspondent par une permutation
circulaire élémentaire si nous les lisons dans un certain ordre. Cette permutation circulaire
élémentaire, c'est le quart de tour.
Le discours de l'analyse réverbère, réfracte - par la décomposition qu'il effectue de la
métaphore en son effet de semblant - répercute, réfléchi leur réel aux autres discours, ce qui
leur rend le discours de l'analyse difficilement tolérable.
Le réel en question est une impossibilité, à gouverner, à éduquer, à guérir comme le
veut l'hystérique. A analyser, c'est à dire à terminer son analyse pour ce dernier discours.
Nous allons maintenant montrer comment se formule cet impossible dans la structure
quadripodique des discours et plus loin démontrer sa nécessité en termes arithmétiques.

L'exercice.
Lacan formule dans son séminaire l'impossible des discours - dont il pointe le réel lors
d'une réponse6 qu'il donne aux questions d'un journaliste de TSF. Dans le séminaire il le dit
ainsi:

"Indépendamment de cette place que je vous suggérerais pouvoir être celle qui
nous intéresse, essayez, dans chacune de ces - appelons-les ainsi - figures du discours, de
vous obliger simplement à choisir une place différente, définie en fonction des termes en
haut, en bas, à droite, à gauche. Vous n'arriverez pas, quelle que soit la façon dont vous
vous y preniez, à ce que chacune de ces places soit occupée par une lettre différente."
L'envers de la psychanalyse p.49

Effectuons ce choix d'une place pour chaque discours en deux cas qui serviront
d'exemples afin que l'on puisse suivre leur généralisation à tous les cas, en vue de la
démonstration.

Exemples
Définissons de cette manière les quatre places en fonction des couples (en haut, en
bas) et (à droite, à gauche), il y a quatre places avec leur positions respectives,

en haut à gauche. en haut à droite,


______________ _____________

en bas à gauche, en bas à droite.

5 L’ensemble de nos travaux de topologie traite de cette question à partir de ce fait de parole toujours éludé,
l’abord impératif du signifiant du côté des oreilles. Nous prenons appui sur la conception sémantique de la vérité
de Tarski en y introduisant l'énonciation au lieu du sens pour engager dans cette voie la lecture de Freud de telle
manière que, curieusement, nous retrouvons les indications de Lacan introduisant dans le discours analytique la
dimension de la Parole, soit de l'énonciation, du fait de dire, et par là de la signification, de l'instance de la lettre,
du sujet ...
6 [Link] "Radiophonie" Question VII, dans Scilicet n°2-3 Seuil, Paris, 1970 repris dans Ecrits p.444 à 446 du
second volume dits "Autres écrits", Seuil, Paris, 2002.
et rappelons le tableau des discours présentant la disposition des quatre lettres S1, S2, a et à
leur places respectives dans chaque discours afin de facilité la tâche du lecteur,

M U

S1 S2 S2 a
S a S1 S

H A

S S1 a S
a S2 S2 S1

nous pouvons donner les deux exemples.

1. Premier exemple
Ainsi, une première correspondance bijective entre les discours et les places,

M → en bas à gauche U → en bas à droite


H → en haut à gauche A → en haut à droite.

Dans ce cas, en suivant le procédé qui consiste à recourir à chaque discours dans son
propre cas, nous pouvons suivre le tableau des lettres disposées à chaque place dans chaque
discours,
Ainsi le lecteur qui veut bien suivre ces correspondances peut vérifier que nous
pouvons faire correspondre une lette à chacune des places indiquées par le choix, pris comme
exemple, en fonction précisément du discours concerné à chaque fois,

M : en bas à gauche → U : en bas à droite →


H : en haut à gauche → A : en haut à droite →

Alors, par ce choix bijectif ou pour mieux dire le choix d'une place différente pour
chaque discours différent, il se trouve que tous les discours sont mis, par ce procédé, en
correspondance dans ce cas singulier avec une seule et même lettre, ici .
fin du premier exemple.

2. Second exemple
Nouvelle correspondance bijective entre les discours et les places,

M → en bas à gauche U → en hauts à gauche


H → en haut à droite A → en bas à droite

en se reportant toujours aux quadripodes des discours, les lettres correspondent aux places
dans chaque discours respectif, de telle manière que

M : en bas à gauche → U : en hauts à gauche → S2


H : en haut à droite → S1 A : en bas à droite → S1
seuls deux discours correspondent à une même lettre cette fois mais cela suffit à contredire
l'existence d'une bijection dans ce cas.

Jamais nous ne trouvons une lettre différente pour chacun de ces différents discours.
Ce procédé entre bijections ne produit de bijection en aucun cas.
C'est ce que nous nous proposons de démonter, dans le cas fini d'ordre quatre (4) qui
impose vingt quatre (24) bijections. entre discours et places.

Puis Lacan poursuit dans le séminaire déjà cité:

"Essayer, en sens contraire, de vous donner comme condition du jeu de choisir dans chacune
de ces quatre formules une lettre différente. Vous n'arriverez pas à ce que chacune de ces lettres
occupe une place différente."
L'envers de la psychanalyse p.49

C'est dans ces termes littéraux que nous exprimons cet exercice dont la solution se
condense dans ce que nous pourrons appeler un théorème lorsqu'il sera arithmétisé, afin d'en
pofiner l'expression en langue, et démontré mais qui ne reste que le petit théorème de Lacan
car il ne porte pour l'instant que sur les combinaisons finis de trois jeux: de places, de lettres
et de discours, de quatre éléments chacun et peut être démontré par l'exploration exhaustive
des cas. Mais nous ne l'entreprenons pas ici, car il est assez fastidieux de suivre cette voie.
Nous pouvons le traduirons en un théorème d'arithmétique finitiste démontrable par
un calcul de congruence d'ordre quatre ou si l'on préfère, écrit dans le système de numération
en base quatre. Mais quitte à établir cette transformation et pratiquer ce calcul qui vaut
démonstration et reste à inventer il y a encore une autre façon de faire, plus ambitieuse, en
apparente, mais plus mathématique en fait.

Nous cherchons à étendre ce résultat au nombre n, (n ∈ Ν*) un nombre entier non nul
quelconque, ou réduit aux nombres (2 ≤ n) en le généralisant dans sa version arithmétique, ou
si l'on y tient de théorie algébrique des nombres puisque la somme va jouer un rôle
déterminant, pour conjecturer le théorème majeur de Lacan dont le petit théorème ne
serait qu'un cas particulier, le cas où n = 4.
Ce théorème majeur présente le fait signalé par Lacan comme une condition
nécessaire qui énonce un impossible qui suit des données de l'exercice dans tous les cas
paires, c'est son supplément mathématique qui n'est réductible à sa sténographie que pour les
ignorants un peu niais, Ceci est a entendre pour les cas où les trois jeux de lettres, équi-
numériques entre eux, sont pris en un même nombre n pair, ∃k(n = 2k), et si cette condition
est aussi déduite.
Elle donne lieu à l'expression d'un authentique théorème tel qu'il va nous occuper dans
la suite et tel qu'il va être démontré dans ce texte.

1. Expressions littérales des discours au moyen d'une permutation des termes


Commençons par l'expression améliorée en langue de notre exercice pour nous diriger
vers sa solution, grâce à une écriture algébrique se référant à l'arithmétique.
Notons par la lettre : 4, l'ensemble des nombres qui vont nous servir d'indices car
l'ordinal 4 = {0,1,2,3} en théorie standard des ensembles (Z-F) aujourd'hui.
0. les termes
Ils sont quatre dans deux jeux différents de places et de lettres qui s'échangent en
suivant une permutation circulaire au travers des discours ainsi définis.
0. 1. les places :
Nous définissons l'ensemble P4 des places pi avec i ∈ 4 indexant ainsi leur
position respective.
p0 p1
p3 p2

Plus tard7 Lacan désignera ces places comme nous l'avons rappelé plus haut :

p0 = la place de l’agent, p1 = la place de l’autre


p3 = la place de la vérité, p2 = la place du produit

communes en chacun des discours. Ces désignations peuvent changer dans le discours de
Lacan, indiquant ainsi des correspondances entre les termes de son discours.

0. 2. les lettres :
Nous définissons l'ensemble L4 des lettres lj avec j ∈ 4 :

l0= S1, l1= S2, l2= a, l3=

en nous référant au discours du Maître comme position de départ.

1. Une permutation circulaire élémentaire


Nous définissons une première application bijective, notée : γ, de l'ensemble P4 des
places sur lui même.
γ:4→4
telle que
γ(i) = i + 1
et ses k composés

γk(i) = i + k

par réitération lorsque k ∈ 4, ceci étant effectué selon la congruence (modulo 4), c'est dire
que (3 + 1 = 0) nous disposons de quatre permutations entre les indexes et nous pouvons
construire quatre permutations entre les lettres à partir de
Γ:L→L
telle que
Γ(li) = li+1
et ses multiples composés
Γk(li) = lγ k(i) = li+k

2. les discours :

7 [Link] “Radiophonie” Scilicet n°2- 3 Seuil, Paris, 1970 repris dans Ecrits, second volume dit "Autres écrits",
Seuil, Paris, 2002.
Avec ces éléments l'ensemble des discours D4 peut être défini, au moyen de la
permutation Γ à partir de l'un d'entre eux, comme l’ensemble de quatre applications dk de
l'ensemble P4 des places sur l'ensemble L4 des lettres, soit:
dk : P4 → L4
Le chois de l'indexation des lettres que nous avons fait correspondant au discours du
maître, il est ainsi plus aisé d'indexer les discours en commençant par celui-ci comme le
discours d0 = M, le discours du Maître en l'occurrence telles que
d0(pi) = li et dk = Γk ο d0
De ce fait grâce à la composition facile à concevoir telle qu'elle est rendue par le
diagramme suivant
d0 Γk
dk : P4 → L4 → L4

Si le lecteur veut bien se reporter à la définition des permutations de lettres Γk par les
permutations d'indices γk, il obtiendra
dk(pi) = Γ k(d0(pi)) = lγk(i)
et suivant un simple calcul, il peut mettre à l'éprouve que
dk(pi) = li+k
compte tenu des premiers repérages des places et des lettres, il pourra vérifier pour s'exercer
lui même à ce type de notation indexées8 que nous disposons de la répartition suivante :

8 Ces notations indexées sont obtenues grâce à des mathèmes pi (i ∈ [4]), lj (j ∈ [4]) et dk (k ∈ [4]) qui rendent très
sûre leur emploi dans l'écriture du fait de leur effectivité (wirklichkeit) dans l'écriture spécifique des
mathématiques en respectant la structure du langage caractérisée par l'absence de métalangage.
Ils sont de véritables mathèmes, produit par la théorie des ensembles Zermelo-Fraenkel comme ne
peuvent l'être que les seules véritables mathèmes classiques. il faudra inventer d'autres systèmes d'écriture pour
rendre raison de la même manière des nouveaux mathèmes mise en pratique depuis comme c'est déjà le cas de
l'écriture de l'algèbre diagrammatique de la théorie des Catégories.
Ces lettres indexées sont nommées usuellement "famille d'ensembles" notée ai (i ∈ I) [voir J.L. Krivine
Théorie axiomatique des ensembles p. 17 nouvelle édition augmentée], - ils étaient déjà ainsi nommés par les
classiques (du XVIIe au XIXe) alors que les mathématiciens ne savaient pas encore, mais le savent-ils
aujourd'hui, ce qu'ils faisaient -,
Une telles famille est une application (morphisme de la théorie des ensembles et par conséquent elle
n'est pas une vague correspondance, elle dérive d'une relation fonctionnelle ou en tient lieu et ceci produit son
emploi assuré à la lettre prés) ce qu'écrit le graphème suivant
a:I→Α
telle que à chaque i ∈ I correspond un éléments de l'ensemble A noté a(i) soit ai∈A d'où l'écriture de cette
fonction
ai avec (i ∈ I)
qui insiste sur la famille formée par le sous ensemble de ses images dans A.
Nous disposons ainsi, mine de rien, de deux applications p : 4 → P4 et l : 4 → L4 qui ne sont pas de
simples manières d'écrire plus ou moins sténographiques, mais d'authentique mathèmes obtenus certes en tant
qu'abréviations mais selon des principes dont nous faisons le début de la théorie du mathème et qui emportent
avec elles, comme leur ombre, des contraintes incorporelles qui les suivent par conséquent et précèdent les
liaisons futures qu'elles sont amenées à écrire. Il se produit un effet de texture assez peu étudié, dont nous
relevons la trace dans l'histoire récente, avec le τ de Hilbert par exemple et le carré blanc (voir la première page
de Bourbaki)qui sont maintenant dépassé , grâce à l'écriture des kanteurs selon Pierce, mais qui persiste toujours
dans la texture,
Nous obtenons de cette manière pour l'identité "id." dans l'ensemble 4 l'écriture du discours
d0 = l ο id ο p-1
d0 = M, le discours du maître d1 = U, le discours de l'université
d3 = H, le discours de l'hystérique d2 = A, le discours de l'analyse

Dans ces conditions et fort du jeu des indices des discours, des places et des lettres,
nous revenons à nos deux exemples.

Présentation graphique de nos deux exemples


Avec ce nouveau style d'écriture des données de l'exercice proposé par Lacan, nous
rendons le premier exemple que nous avons choisi par le schéma.

et le second exemple de la manière suivante,

et pour le n-cycle canonique γ sur 4 donné par γ(j) = j+1 l'écriture de la permutation circulaire Γ = p ο γ ο p-1 soit
les diagrammes commutatifs suivants :
id : 4 → 4 γ:4 → 4
p↓ ↓l l↓ ↓l
d0 : P4 → L4 Γ : L4 → L4
et leurs diverses compositions dk = Γk ο d0 = l ο γk ο l-1 ο l ο id ο p-1 = l ο γk ο p-1 pour écrire les discours.
Inversement en substituant dk par cette expression dans [l-1 ο dk ο p] = [l-1 ο l ο γk ο p-1 ο p] nous
obtenons l'expression γk = l-1 ο dk ο p qui nous permet de transformer les permutations des quatre discours et leur
réel.
Ce qui vient maintenant dans ce qui suit, pour une quelconque bijection Φ : D4 → P4 telle qu'elle
permet de construire Ψ : D4 → L4 ψ(dk) = dk(ϕ(dk)) telle qu'il soit impossible que Ψ et ψ soient des bijections
la seconde ψ traduisant Ψ en une version arithmétique dans l'ensemble 4, afin de les étendre aux ensemble n
quelconque tel que n∈Ν et de la démontrer pour les nombre n paire tels ∃k(n=2k).
Nous ajoutons pour l'instant la famille d'ensembles d tel que d : 4 → D4 avec (k ∈ 4) et (dk ∈ D4).
fin de cette longue note n°8.
Observations remarquables
1. - Les lecteurs de Freud peuvent noter que nous obtenons une disposition
comparable au schéma que celui-ci trace au chapitre huit de son essai9, de 1921, traitant de la
structure du moi identifiée par l'analyse à celle des foules et de l'hypnose.
2. - Il peut aussi se rappeler que Freud signale quelques impossibles propres à chacun
de ces discours : Impossible de gouverner, d'instruire, de guérir quelques autres sujets. Le
possible reste selon Lacan ça qui peut ne pas se produire.
3. - Ce qui n'implique pas qu'il ne soit pas réalisable pour le sujet du langage de se
gouverner, de s'instruire et de se guérir, ceci restant contingent, ce qui veut dire que "ça peut
se produire mais on ne sait pas quand". Lire en tant que contre exemple, le compte rendu de
l'observation de l'homme aux loups. D'où s'éclaire la difficulté, l'angoisse et l'incrédulité des
irréalistes qui rêvent d'efficacité systématique. C'est comme en mathématiques lors de la
démonstration d'un théorème ça se produit mais on ne sait pas à l'avance quand ça se produira.
4. - Les lecteurs de Lacan peuvent avoir déjà vérifié, dans ce cas fini où n = 4, par
l'exhaustion des choix parmi les bijections qui ne sont que vingt quatre (24), qu'en effet
jamais ils ne trouvent une lettre différente pour chacune de ces différentes places d’extrémités
correspondant à chaque discours.
Il y en a toujours au moins deux qui sont identiques et cela se vérifie aussi du procédé
inverse en choisissant d'abord les lettres puis en leurs attribuant leur places respectives dans
chaque discours.

Noter aussi au passage une dernière remarque


Cette remarque est cruciale pour la démonstration de notre résultat principal ayant
l'aspect d'un théorème dans la présentation qui va suivre. Le lecteur peut observer dans nos
deux exemples le fait suivant :
"Dans chacun de ces deux diagrammes et dans chaque ligne, la somme des indices
des discours (première colonne) et des places (deuxième colonne) est égale à l'indice des
lettres (troisième colonne)."
Lire en effet que
Premier exemple Second exemple
0 3 3=0+3 0 3 3=0+3
1 2 3=1+2 1 0 1=1+0
2 1 3=2+1 2 2 0=2+2
3 0 3=3+0 3 1 0=3+1

Cette dernière remarque est à retenir pour la suite, elle introduit au principe de la
démonstration.

2. Expression littérale de l'impossible, dit le réel, de ces discours

1. Nous partons d'une bijection Φ des discours D4 vers les places P4.
Φ : D4 → P4
telle que Φ(di) ∈ P4 soit pj cette lettre correspondant à di où j dépend du choix de Φ, ainsi
Φ(di) = pj
Φ étant une bijection,

9S. Freud "Analyse du moi et psychologie des foules" (1921) trad. franç. dans Essais de psychanalyse Payot,
1981 Paris.
Mais nous pouvons suspecter ici facilement qu'elle est associée à une bijection
arithmétique ϕ de 4 dans lui-même entre les indices i et j, telle que
ϕ(i) = j et Φ(di) = pϕ(i).

Nous notons S4 l'ensemble des permutations dites aussi substitutions ou les bijections
de quatre termes,
ϕ : 4 → 4.
afin de pouvoir écrire ϕ ∈ S4.

2. Puis nous faisons correspondre à chacune des places images pj = Φ(di) sa lettre
respective dans le discours di lui-même, dont chacune est l'image par Φ, car les di sont des
applications bijectives
di : P4 →L4
ainsi la composition pour un élément quelconque di
Φ di
di → pj → lj+i

mais il ne s'agit pas de la composition algébrique standard, disons la : globale, bien définie
des applications Φ et di comme cela se fait d'un geste courant en algèbre, car ici le discours di
change de manière, disons : locale, à chaque fois que change l'élément de départ du côté de la
source de Φ.

Remarque décisive relative à l'aspect énigmatique de ce réel.


Il s'agit d'une composition arithmétique des bijections rendue ici par la somme
arithmétique des indices. Ce que nous commençons à explicité entre Γ et γ puis entre Φ et
ϕ et aussi entre Ψ et ψ.

3. Nous définissons ainsi une application Ψ entre l'ensemble des discours D4 et


l'ensemble des lettres L4.
ψ : D4 → L4
telle que10 :
Ψ(di) = di(Φ(di))

Il s'agit alors de démontrer dans ces conditions qu'aucune application Ψ, quelque soit
la bijection Φ choisie, ne peut pas être une bijection11. D'où le:

10 Il est à noté que dans ces conditions l'indice ψ(i) ne s'écrit pas (di ο ϕ) (di) mais plutôt ψ(i) = (ϕ (i) + i ) voici
précisément ce qui peut être trompeur et explique qu'un composé de bijections selon ce mode, peut ne pas être
bijectif puisque une des applications bijectives qui rentre dans la composition change avec l’argument qui lui est
soumis. Il s'agit d'une composition de mode arithmétique dans le registre des indices telle que (ϕ(i) + i ) ou
encore (ϕ(i) + id(i)). Le mystère, si il en fut, la curiosité, tout au moins, est levée du côté de cette apparition de
l'impossible au milieu des bijections qui, de mémoire d'algébriste, se composent si bien entre elles de manière
stable au point de former un groupe algébrique pour la composition standard des applications.
11 Une application ψ est une bijection lorsqu'elle est injective et surjective. Une application ψ est injective si
elle vérifie la propriété suivante,
∀x∀x'((ψ(x) = ψ(x')) ⇔ (x = x'))
ou encore dans un ensemble muni d'une structure algébrique additive,
∀x∀x'((ψ(x) - ψ(x') = 0) ⇔ (x - x' = 0))
Petit théorème
Pour toute bijection Φ Φ : D4 → P4
qui fait correspondre à di élément de D4, Φ(di) élément de P4, sachant que di est elle même
une bijection di : P4 → L4
qui fait correspondre à pj, élément de P4, di(pj) = li+j , élément de L4,
l'application Ψ Ψ : D4 → L4
bien définie par l'expression Ψ (di) = di(Φ(di)) qui fait correspondre à l'élément Φ(di) de P4
par di l'élément Ψ(di) = di(Φ(di)) de L4, n'est pas une bijection.

Ou plus succinctement si nous avons pris soin de noter les définitions préalables des
objets et des flèches dont nous traitons,

Petit théorème: Pour toute bijection


Φ : D4 → P4,
l'application Ψ : D4 → L4, bien définie par l'expression Ψ(di) = di(Φ(di)), n'est pas une
bijection.

3. Généralisations arithmétiques du réel des discours et du théorème qui l'établi


Nous pouvons considérer le même exercice lorsque le nombre n des multi-podes, des
n lettres et des n places, est quelconque. Notons : n, la section commençante des entiers de 0
jusqu'au nombre (n-1) : n = {0, 1, 2, 3, ... , n-1}.
En remarquant comment
- à chaque bijection Φ entre discours et places, correspond une bijection ϕ de
l'ensemble des indices n en lui-même, telle que ϕ(k) = j.
- à chaque discours - soit des bijections dk entre places et lettres, dont
l'ensemble est stable par réitération d'une permutation circulaire élémentaire - correspond
aussi une bijection γk de l'ensemble n en lui-même telle que γk(j) = j+k.
- à chaque application ψ entre discours et places, déjà construite à partir de
chaque ϕ et des dk telle que ψ(dk) = dk(ϕ(dk)), correspond une application g de l'ensemble
des indices n en lui-même telle que g(k) = γk(ϕ(k)) = ϕ(k)+k que nous noterons g = (ϕ + id.).

Ainsi, nous pourrons transformer cet exercice en une question d'arithmétique et le


petit théorème, portant sur l'impossible des discours, en un premier théorème d'arithmétique
que nous démontrerons dans la suite de ce texte.
A partir de là nous proposons même à sa place une conjecture plus forte que ce
premier théorème qui, lorsqu'elle aura donné lieu à une démonstration, deviendra le théorème
majeur de Lacan traitant de l'impossible qui apparaît dans la ronde des éléments des groupes
de substitutions Sn d'ordre paire, soit lorsque il existe un entier λ tel que n = 2λ.
Sachant qu'une permutation ϕ de l'ensemble n en lui-même est une bijection et que
nous notons Sn l'ensemble de ces bijections qui se composent entre elles, qui est aussi connu
comme le groupe symétrique des substitutions d'ordre n.

Ainsi, notre :
Petit théorème (version arithmétique) : Pour toute permutation ϕ ∈ S4, ϕ : 4 → 4,
l'application g : 4 → 4, bien définie par l'expression g(x) = ϕ (x) + x, n'est pas une
permutation.

Nous ne démontrons pas ce petit théorème car le lecteur peut le faire lui-même de
manière exhaustive, il suffit d'entreprendre avec méthode une exploration de tous les cas dans
cette situation finie du fait de n = 4 où S4 est de cardinal 24.
Nous passons à sa généralisation qui réclame une démonstration pour devenir un
théorème.

Conjecture généralisant à n quelconque le petit théorème de Lacan (cas où n = 4):


Pour tout nombre entier noté : n, si n est un nombre pair alors pour
- toutes les permutations , ϕ : n ➝ n de n soit (ϕ ∈ Sn),
- si id : n ➝ n est la permutation neutre ou identique sur n, définie par id(x) = x,
aucune applications g : n ➝ n définies par la somme (g = ϕ + id.) est une permutation de Sn ,
ce qui s'écrit (g∉Sn).

Le nombre n est un ordinal fini de la théorie des ensembles Z-F,

Expression littérale de la conjecture :


∀n[ ∃k(n=2k) ⇒ ∀ϕ∀g( ((ϕ∈Sn) ∧ (id(x)=x) ∧ (g = ϕ + id)) ⇒ (g∉Sn) ) ].

Le petit théorème de Lacan correspond au cas où k = 2 c'est dire que n = 4

Le petit théorème de Lacan (version logique et arithmétique) :


[ (n = 4) ⇒ ∀ϕ ∀g( ((ϕ ∈ S4) ∧ (id(x)=x) ∧ (g = ϕ + id)) ⇒ (g∉S4) ) ]

Si la conjecture est démontrée nous pourrons la transformer en notre théorème


majeur12 qui généralise et précise le réel des discours :

12 Où il se vérifie que les méthodes de lecture enseignées par l'École normale de la République en France sont
les meilleurs du monde puisque, ici, un de ses anciens élèves a sut noter, sans doute juste un peu à côté, que cette
petite algèbre combinatoire des discours été bien la seule occasion où Lacan s'est approché si prés de la formule
d'un théorème donnant lieu à une démonstration, mathématique par conséquent. Bien sûr, notre brillant élève se
trompe lorsqu'il dit que c'est là "le seul véritable mathème de Lacan".
Ceci est faux, car sans aller jusqu'à formuler un quasi théorème comme ici, il est d'autres lieux où Lacan
construit des mathèmes destinés à s'articuler en une mathématique qu'il s'interdit de développer lui-même et
donneront l'occasion de théorème si nous prolongeons ses indictions jusqu'à les effectuer comme gestes
mathématiques, actes d'écritures effectives, classiques pour certains comme ici, diagrammatiques et catégoriques
pour d'autres comme dans le cas de sa théorie du nœud, à partir de l'écriture du nom du père par le nœud
Borroméen (Voir notre essai "Afin de préciser le narcissisme" où la fonction paternelle écrite par ce nœud, se
découvre dans la symétrie miroir des objet de dimension trois dans l'espace supposé intuitif.
Mais cette légère erreur n'est pas étonnante de la part de quelqu'un qui répète bêtement ce que Herbrand
écrit, dés la première page de sa thèse, soit que "du point de vu de sa méthode de démonstration, ici, les
mathématiques vont être considérées comme une sténographie". C'est dire de la part de ce grand mathématicien
que, pour ce type de démonstrations, il est judicieux de les considérer ainsi, mais que, de là, aller à les considérer
exclusivement sous le jour d'une sténographie et leur refuser le statut de la littéralité, c'est oublier l'effectivité
(Wirklichkeit) de ces écritures lorsqu'elles sont d'authentiques mathématiques, oublier la contingence de l'acte
qui consiste à établir une démonstration et ainsi faire preuve d'une goujaterie indigne, aussi stupide que celle des
pchitt-ologues ou des pchitt-analystes en matière d'œuvres d'art quand ils veulent précéder l'artiste ou en matière
d'homosexualité lorsqu'ils veulent adopter la posture du savant docteur.
Le Théorème majeur de Lacan
Nous le démontrons, ainsi :

Théorème
Pour toute permutation ϕ ∈ Sn et un quelconque entier n, si n est pair et l'application
g : n ➝ n est définie par l'expression g(x) = ϕ(x) + x, alors g n'est pas une permutation de Sn.
En formule :
∀ϕ ∀n [ ( (ϕ ∈ Sn) ∧(n ∈ N) ) ⇒ ∃k∀g( ((n = 2k) ∧ (g = ϕ + id)) ⇒ (g∉Sn) ) ]

Il reste à formuler la démonstration de cette proposition qui constituent le théorème


majeur de Lacan. Nous les démontrons maintenant.

Commençons par commenter l'expression de ce théorème, afin de nous assurer que le


lecteur dispose de toutes les définitions nécessaires à l'intelligence de ce théorème. De ce fait,
il suit que nous donnons en annexe les quatre définitions nécessaires à sa lecture.

Le Théorème majeur de Lacan:


Pour tout nombre entier fini (ici les ensemble ordinaux finis de la théorie des
ensembles Z-F) noté : n.
- Pour toutes les permutations (ϕ ∈ Sn) entre les éléments de n, notées:
ϕ : n ➝ n,
- Etant donné, i : n ➝ n, la permutation neutre ou identique sur n, définie par i(x) = x.

Si n est un nombre pair, ces données ne produisent, parmi les applications


g : n ➝ n,
définies par l'expression composée (g = ϕ + i). aucune permutation (ϕ' ∈ Sn) c'est dire que
∀ϕ [(ϕ ∈ Sn) ⇒ ∀g((g = ϕ + id) ⇒ ∀ϕ [(ϕ ∈ Sn) ⇒ (g ≠ ϕ' )]]]

La première annexe qui suit cette démonstration énonce les quatre définitions
nécessaires à la lecture de ce théorème. Elle définie les termes : application, permutation,
nombre entier et enfin nombre pair.

C'est dire que la parité du nombre n est décisive, car si n est pair toutes les
applications g, définies par (g = ϕ + i) à partir d'une quelconque permutation ϕ et de l'identité
i sur n objets, ne sont pas des permutations et ainsi vérifient la relation (g∉Sn).

En calcul des prédicats du premier ordre le théorème majeur de Lacan s'écrit


∀n[∃k(n=2k) ⇒ ∀ϕ(ϕ∈Sn ⇒ ∀g((g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)))].

Nous soulignons cette restriction, car Herbrand comme Gödel qui emploie le même procédé pour
démontrer son célèbre théorème, sont des mathématiciens véritables et notre bon et brillant élève se conduit
cette fois comme un nain qui veut se hisser sur les épaules de géants.
Lacan, par contre, paraîtra plus tard comme un géant de la Logique et des mathématiques malgré ce
qu'il en dit car il ne veut ni le paraître ni l'être à son dire et la psychanalyse n'est pas une science pour autant.
Le discours analytique achève, de manière extrinsèque, le discours de la Science Capitale, la science
moderne et son sujet à la suture impossible, en produisant sa raison antinomique qui la caractérise de Galilée à
Marx et Einstein. Alors une éthique s'impose à ce sujet: accessible par la psychanalyse.
4. Démonstration du théorème majeur de Lacan
Ayant réussit à établir l'énoncé du théorème majeur de Lacan, nous donnons ici la
démonstration que nous lui avons trouvée.

Vers la démonstration du théorème


Afin de donner une démonstration assez directe de ce théorème grâce à un calcul de
congruence modulo n, nous allons nous fournir au préalable d'un indicateur facile à définir et
de deux lemmes qui accompagnent cette définition.

Définition
Pour un ensemble ordinale fini n = {O(x)/ 0≤x≤n−1} la somme d'indice n notée : Σn,
est définie comme la somme des prédécesseurs de l'ordinal n par la formule
Σ n = Σ i∈nxi
où les xi = i, sachant que l'ordinal n est l'ensemble de ces prédécesseurs 0≤ xi ≤n−1.

Lemme 1
La valeur de la somme d'indice n définie précédemment est donnée par l'expression
Σ n = 1/2 n(n−1).

Afin de faciliter au lecteur l'intelligibilité de ce résultat, nous donnons, grâce à un


subterfuge graphique, la manière de l'obtenir qui s'inspire de sa véritable démonstration et qui
−consiste à écrire deux fois cette série, la seconde version étant écrite de manière rétrograde
au regard de la première ou si vous préférez : "à l'envers", comme on dit.

Σi∈nxi = 0 + 1 + 2 + ... + (n−2) + (n−1).


Σi∈nxi = (n−1) + (n−2) + ... + 2 + 1 + 0
c'est une illustration assez commode bien qu'inconsistant, dont il suffit de réaliser l'addition
des deux lignes termes à termes
2Σi∈nxi = (n−1) + (n−1) + ... + (n−1) + (n−1)
pour constater qu'elle se présente ainsi disposée en une série de termes identiques à (n−1) qui
sont au nombre de n. D'où le résultat énoncé par notre lemme 1.

Démonstration effective (donnée en annexe)


Nous donnons, dans notre seconde annexe, la démonstration effective qui suit le
procédé suggéré ici afin de lire et de retenir le résultat donné par notre premier lemme.
Sa démonstration est immédiate au moyen de l'expression générique de la série
construite sur une suite arithmétique particulière.
Si le lecteur sait que ce terme général : Σi∈n(u+(i.r)), qui engendre la série construite
sur une suite arithmétique, en tant que somme des n termes de cette suite dont le premier est
noté : u, et la raison notée : r, répond à l'expression (voir annexe 2),
Σi∈n(u+(i.r)) = nu + (1/2)n(n−1)r.
Il lui suffira alors de fixer le premier terme et la raison de la suite arithmétique, u à zéro : (u =
0), et r à un : (r = 1) pour obtenir
Σi∈n 0 + 1×i = n0 + (1/2)n(n−1)×1
Σ i∈n i = (1/2)n(n−1) = Σ n
l'expression donnée par notre lemme.

Désormais nous calculons dans ce qui suit selon la congruence modulo n, ce nombre
entier étant toujours indiqué par le contexte.
La démonstration du théorème principal de Lacan se déduit aussi d'un second lemme
que nous devons établir maintenant.

Lemme 2
Pour qu'une application quelconque f : n ➝ n soit une permutation sur n, nous notons
ce fait : (f ∈ Sn), il faut que la somme de ses éléments images notée : Σ f = Σx∈nf(x), soit égale
à la valeur de la somme d'indice n notée : Σ n, c'est dire (Σ f = Σ n).

Démonstration
Pour s'en convaincre il suffit de remarquer le fait qu'une permutation de Sn est par
définition bijective sur l'ensemble ordinal fini n. Il suit de là que tous les éléments de n et
chacun d'eux sont présents une fois et une seule fois parmi les images de la permutation f en
question.
Ainsi la somme des éléments images par f, notée : Σ f, sera égale à la somme d'indice n
notée : Σ n, de tous ces éléments de l'ensemble n.
Soit l'expression la plus succincte de notre lemme,
∀n∀f((f ∈ Sn) ⇒ (Σ f = Σ n)),
comme c'est le cas des permutations (ϕ ∈ Sn) parmi lesquelles nous pouvons compter sur la
présence de la permutation unité (id ∈ Sn) évoquée par notre théorème.
Attention cette condition nécessaire n'est pas suffisante, une application f : n ➝ n peut
ne pas être une permutation et présenter une somme de ses valeurs images notée :
Σ f = Σx∈nf(x),
égale à la valeur de la somme d'indice n notée Σ n, Mais dans ce cas l'application (f − i) n'est
pas une permutation non plus à l'exception de quelques cas lorsque Σ n = 0. Donnons un contre
exemple de cette réciproque pour n = 4 et Σ 4 = 6 et un exemple pour n = 3 et Σ 3 = 0,

x f(x) f(x) − x x f(x) f(x) −x


0 1 1 0 1 1
1 2 1 1 0 2
2 2 0 2 2 0
3 1 2 (mod. 4) __ __ __
__ __ __ 0 0 0
6 6 0

Cette précision à une valeur explicative du théorème, car le lecteur peut déjà
remarquer qu'il ne réclame que l'aspect nécessaire de ce lien de conséquence du fait d'énoncer
une condition suffisante portant dans certains cas, dont il note le trait de la nécessaire négation
de l'existence de telles permutations.
Il s'agit de démontrer, pour toutes les fonctions g, qu'elles n'appartiennent pas à Sn. et
de recourir à la version contraposée de notre lemme,
∀n∀f((Σ f ≠ Σ n) ⇒ (f∉Sn))
n'en déplaise aux mathématiciens qui seraient encore intuitionnistes du fait de méconnaitre
les travaux de Gentzen (sans doute près à se sacrifier pour sa loyauté à la langue allemande )
démontrant l'arithmétique classique dans le système d'écriture logique intuitionniste et de la
note de Gödel selon laquelle il suffit de se restreindre à une partie de la logique intuitionniste.
Pourvu de ces données nous pouvons maintenant déplier la démonstration du théorème
principal de Lacan.

Démonstration du théorème

1) - Le principe de la démonstration
Il consiste à suivre Σ n la somme d'indice n, somme des éléments de l'ordinal n,
d'entre les valeurs respectives des sommes des images des applications ϕ, id et g :
Σ ϕ , Σ id et Σ g.
Cette somme est donnée par une définition Σ f = Σx∈nf(x) comme l'expression de la dite
somme d'indice n dont la valeur est donnée par notre lemme 1 : Σ n = 1/2n(n−1).

1.1. Précisons encore dans un nouveau lemme pourquoi ce chiffre est déterminant et
ce qu'il détermine en ce qui concerne la démonstration de notre théorème.

Lemme 3
Pour tout entier n et toute permutation ϕ : n ➝ n, la somme des éléments images d'une
quelconque fonction g notée : Σ g = Σx∈ng(x), telle que (g = ϕ + i) composée par l'addition à ϕ
de l'identité i, vaut le double de la somme d'indice n notée : 2Σ n, définie plus haut.

Explicitation et démonstration du lemme


Nous l'expliquons et nous le démontrons grâce à un diagramme où il suffit de disposer
les données du théorème et qui exhibe la récurrence finie pour un cas quelconque de l'ordinal
fini n de la manière suivante,

i(x) = x ϕ(x) g(x) = ϕ(x) + i(x)


0 ϕ(0) ϕ(0) + 0
1 ϕ(1) ϕ(1) + 1
2 ϕ(2) ϕ(2) + 2
............. .............. ................
(n−2) ϕ(n−2) ϕ(n−2) + (n−2)
(n−1) ϕ(n−1) ϕ(n−1) + (n−1)
_______ ________ _______________
Σn Σn 2Σ n

pour établir dans tous les cas en quoi la somme des éléments images de g vaut nécessairement
le double de la somme d'indice n, soit la démonstration de notre troisième lemme,
[(ϕ ∈Sn) ∧ (g = ϕ + id)) ⇒ [Σ g = 2Σ n]

1.2. Si nous rapprochons ce résultat de celui obtenu selon notre lemme précédent
(lemme 2), qui énonce : si l'application f est une permutation, ici dans le cas de g, alors la
somme de ses éléments images Σ g est égale à Σ n
∀g[(g∈Sn) ⇒ (Σ g = Σ n)]
qui fait apparaître dans ce cas que la conjonction des deux équations
(Σ g = Σ n) et (Σ g = 2Σ n) se résume en (2Σ n = Σ n)
pour venir à la place de la conséquence donné par le lemme 2,
∀g[(g∈Sn) ⇒ (2Σ n = Σ n)]
Ceci pourrait donner l'occasion d'une quatrième lemme, mais rappelons que nous
voulons utiliser ce résultât selon son expression contraposée.

1.3. Nous allons nous intéresser aux cas où cela ne se produit pas pour déterminer les
valeurs de n qui produisent les situations où pour toutes les permutations (ϕ ∈Sn), les
composés par la somme telles que g = ϕ + id ne seront jamais des permutations comme
l'énonce le théorème de Lacan.
A cette fin nous allons utiliser notre dernier résultat dans son expression contraposée,
∀g[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ (g∉Sn)]))]
cet énoncé nous conduit à la conclusion partielle de la première étape que nous pouvons
établir à partir de ce résultat qui dit que pour tous nombres entier n et une quelconque
permutation ϕ la fonction obtenue par(g = ϕ + i) est telle que (2Σ n ≠ Σ n) implique (g∉Sn).

1.4. Ce qui peut se transcrire en vertu des lois standards de la coordination et de la


kantification du premier ordre en,
∀n[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ∀ϕ∀g([(ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i)] ⇒ (g∉Sn))]
ou s'écrire aussi
∀n[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ∀ϕ∀g ([ϕ∈Sn] ⇒ ((g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)))].

Nous disposons ainsi d'un critère dépendant de la valeur du nombre entier noté : n, qui
décide de l'impossibilité dont parle Lacan d'associer une lettre et une place à chaque discours
d'une manière univoque, cette lettre et cette place étant elles même associées univoquement
entre elles. A partir de quoi, nous pouvons étudier maintenant l'expression de cette condition
(2Σ n ≠ Σ n)
en fonction de la parité du nombre ordinal n.

2) - Démonstration effective du théorème


Toutes ces translittérations conduisent à établir que cette démonstration
consiste dans l'étude et le calcul modulo n de la valeur de Σn en fonction de la parité de n, d'où

Calcul de la valeur de Σ n en fonction de la parité de n


Nous choisissons de nous placer parmi les nombres entiers supérieures à deux :
(2≤n), du fait du peu d'intérêt, ici (voir annexe 4), mais pas toujours, des fonctions définies
sur le vide (n=0) ou un singleton (n=1), pour généraliser en théorème principal ce que nous
avons d'abord formulé comme le théorème de Lacan dans le cas où (n = 4).
Il s'agit de la résolution de l'équation Σ n = 2Σ n dont la négation vaut comme condition
nécessaire à l'inexistence de permutation (g∉Sn), c'est dire à aucune permutation parmi les
fonctions (g = ϕ + i) où (ϕ∈Sn).
Cette équation écrite Σ n = 0, doit être résolue selon la congruence modulo n sachant
que Σ n = 1/2 n(n−1). Elle devient polynomiale de variable n
1/2 n(n−1) = 0 (mod. n).
Il est facile de la résoudre en arithmétique dans l'ensemble des entiers, ici choisis
supérieurs à deux (2≤n). Il s'agit de trouver les solutions en n telles qu'il existe pour un entier
k qui permet d'écrire que notre polynôme est un multiple de n de la manière suivante,
1/2 n(n−1) = kn.
ainsi trouver n tel qu'il existe k
n(n−1) = 2kn
soit pour (n ≠ 0) puisque (2≤n)
(n−1) = 2k
pour obtenir les solutions telles que
∃k(n = 2k+1)
ce qui est la façon la plus commune d'écrire que n est impaire.

Les solutions recherchées pour tout nombre entier n plus grand que deux (2≤n) doivent
satisfaire l'équation (Σ n = 2Σ n) ou s'écrire aussi
∀n[(2≤n) ⇒ (Σ n = 0)]
énoncé équivalent à
∀n[(2≤n) ⇒ ∃k[(k≠0) ∧ (n = 2k+1)],

Dans le cas contraire pour tous les nombres entiers supérieurs à deux (2≤n), il suit, de
cette équivalence matérielle, le résultat suivant
Σ n ≠ 2Σ n ou Σ n ≠ 0 si et seulement si ∃k[(k≠0) ∧ (n = 2k)]
qui écrit que n est paire (multiple de deux).
Nous utilisons immédiatement ce résultat pour conclure la démonstration du théorème
majeur de Lacan, renvoyant le lecteur pour plus d'éléments portant sur la parité du nombre n,
à l'annexe 4 parmi les Annexes qui font suite à ce texte.
Conclusion de la démonstration
Nous disposions de l'énoncé que nous avons établi dans le paragraphe précédent
∀n[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ∀ϕ((ϕ∈Sn) ⇒ ∀g[(g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)])]
qui suivant l'équivalence que nous venons de calculer ∀n [(Σ n ≠ 2Σ n) ⇔ ∃k(n = 2k)] devient
∀n[∃k[(k≠0) ∧ (n = 2k)] ⇒ ∀ϕ((ϕ∈Sn) ⇒ ∀g((g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)))]

ce qui ainsi est démontré au titre du théorème principal de Lacan.

Jean Michel Vappereau


Balvanera, 1 mai
10 juillet 2012

Ici devait suivre une annexe qui donnait la démonstration de la conjecture, devenant
ainsi un théorème. Nous ne la donnions pas tant que cette démonstration n'était pas
parfaitement au point. Maintenant cette proposition directe qui dit qu'il n'existe pas de telle
bijection dans les cas paires est ici démontrée et intégrée au texte comme théorème principal.
Le petit théorème est plus facile à prouver par l'exhaustion des cas.
La proposition réciproque dans le cas impaire est aussi facile à établir par la
construction d'un contre exemple d'une telle bijection à partir de la permutation circulaire
élémentaire.
La démonstration ne fait donc plus l'objet d'un concours. Si quelqu'un propose
maintenant une autre démonstration que la notre, il peut la publier. mais si il existe une
démonstration plus ancienne, publiée avant le 12 juillet 2012, il serait bon de nous envoyer sa
référence afin de la donner ici.
ANNEXES

Annexe 1
Quatre définitions nécessaires à sa lecture que nous rappelons à l'adresse des lecteurs
qui les ont oubliés ou qui les ignorent.

1. Définition de l'application
Une application notée : f : a ➝ b est une correspondance entre deux ensembles
définie sur leurs éléments respectifs et qui vérifie les propriétés des relations dites
fonctionnelles partout définies . Celle-ci veut que tout élément de l'ensemble noté : a, possède
un élément correspondant et un seul dans l'ensemble noté : b. Soit écrit en bonne logique
∀x∀x'[(x = x') ⇒ (f(x) = f(x'))].
Ce que l'on oublie souvent de préciser comme si cela aller de soit.
Cette définition exclue le schéma

rejeté des applications du fait


de la non fonctionnalité
fig. 1
2. Définition de la permutation
Une permutation ϕ ∈ Sn, d'un ensemble fini de n éléments, est une application
bijective de cet ensemble dans lui même notée : ϕ : n ➝ n, Dans ces circonstances, d'un
ensemble en lui même, bijective veut dire que l'application est injective car elle sera alors
surjective de fait. Chaque élément, unique correspondant d'un élément, ne correspond
qu'à un seul et unique élément. Soit en bonne formule
∀x∀x'[ (f(x) = f(x')) ⇒ (x = x')]
Cette définition exclu le schéma

rejeté des bijections du fait


de la non injectivité
fig. 2
Dans le cas des permutations nous avons choisit comme ensembles finis le nombre
entier n écrit ici par un ensemble ordinal comme nous le définissons maintenant.

3. Définition du nombre entier


Un nombre entier est un objet mathématique obtenu depuis Peano à partir de
1. - un premier objet primitif noté : 0
2. - une fonction dite : la fonction successeur notée : s(n) = n + 1.
ainsi un nombre entier noté : n, se présente comme une séquence d'écriture du type
n = 0 + 1 + 1+ ... +1
mais celle-ci n'est pas un mathème bien construit à cause des points de suspensions qui sont
passablement inconsistants même si ils sont suggestifs de l'extension finie de chacun de ces
nombres.
Un nombre entier est ainsi réductible à une séquence d'écriture, le lecteur pouvant
faire de cette pratique littérale l'usage qui lui chante, ce dont nous n'avons rien à dire de plus
que de présenter l'usage que nous en avons. Il n'y a rien de normatif en ce domaine seulement
des constructions plus ou moins bien faites et quelques risques de dogmatisation si quelques
petit maîtres veulent les imposer en silence pour faire tire ce qui n'est pas le cas, plutôt bavard,
ici,
Définition de l'écriture du nombre entier
D'où notre intérêt porté aux systèmes de numérations.
Il existe plusieurs systèmes d'écriture des nombres. Citons afin de les présenter au
lecteur, deux exemples avec le système de numération par position de l'algèbre et la
construction des ensembles ordinaux d'une théorie des ensembles standard qui se respecte.
Que dirions nous d'une mathématique qui ne contient pas les rudiments de l'arithmétique.
1) - Le système de numération par position est le plus fameux et la plus efficace. Son
succès a sans conteste servit de prototype au préjugé paranoïaque très répandue selon lequel
l'écriture alphabétique des langues serait un duplicate voir une codification exacte de la
langue parlée, dans le meilleur des cas, de la pensée supposée à la place du sujet dans le pire.
La confusion idéologique fait qu'il n'est pas encore possible d'enseigner aux
adolescents occidentés que ce système repose sur la structure syntaxique de l'algèbre dite
polynomiale, faite d'une somme de monômes d'une variable unique élevée à des degrés
successifs par multiplication.
Un nombre entier quelconque est écrit par un polynôme, en fonction d'un nombre
choisi dit : le nombre de base du système d'écriture, nombre donné qui
- occupe la place de la variable du polynôme, élevée à divers degrés,
- impose le nombre fini de des lettres primitives entrant dans l'écriture
A partir d'un nombre fini de lettres primitives, son alphabet, qui apparaissent une par
une, dans l'écriture du coefficient de chaque monôme.
Donnons un exemple
12.578 écrit pour nous
en base 10 (dix) 1×104 + 2×103 + 5×102 + 7×101 + 8×100
2) - Le système de numération des ensembles ordinaux d'une théorie des ensembles
standard lorsque ce système suit des axiomes de la théorie en question. Nous entendons par là,
les théories qui suivent la théorie standard à la Zermelo-Fränkel dite : théorie Z-F.
L'ensemble noté : n, issu de la collection des ensembles ordinaux notée O(x), qui peut
s'écrire d'une manière illustrée,
n = {0, 1, ... , (n−1)}
suggérant l'écriture en extension de l'ensemble en question formé de ses prédécesseurs, n'est
pas l'écriture consistante de ce mathème.
Nous lui préférerons l'expression suivante, véritable mathème produit par les axiomes de la
théorie des ensembles en tant que caractère d'abréviation bien construit,
n = {x ∈ ω /1<x<(n−1)}
où ω est le premier ensemble constructible dans la théorie Z-F, l'ensemble infini produit par
son axiome de l'infini qui permet de transformer certains tas de trucs en tous, soit les
ensembles ou les objets de la dite théorie.
Comme par exemple le tas de trucs ne présentant aucun truc qui donne lieu à
l'ensemble vide ∅ = {x ∈ ω /(x≠x)} en logique classique.
Nous adopterons ce système d'écriture des nombres entiers qui est dit : un système de
numération.

4. Définition du nombre entier pair


Un nombre entier noté : n, est pair lorsqu'il existe un nombre entier fini noté : k, tel
que n = 2k. Ainsi les nombres pairs sont les multiples du nombre 2 (deux) parmi les nombre
entiers finis. fin de cette annexe
Annexe 2

Démonstration dogmatique préalable afin d'établir le lemme 1

Définition
Une suite arithmétique est une suite de nombres entiers dont chaque terme est obtenu
par l'addition d'un nombre constant, dit la raison de la suite, noté : r, au terme précédent.

Ainsi, une suite arithmétique est intégralement déterminée par son premier terme
noté : u0 = u, et sa raison r,
de ce fait son terme générique est donnée par l'expression littérale
ui = (u+(r.i)).
D'où le résultat suivant,

Théorème
La série formée par la succession des sommes respectives des termes d'une suite
arithmétique est donnée par l'expression récurrente
Σ n = nu + 1/2 n(n−1)r).
Démonstration
Pour l'établir, il nous suffit de calculer l'expression
Σ i∈n(u+(r.i)) = nu + 1/2 n(n−1)r)

Nous donnons, la démonstration de ce résultat en suivant le procédé suggéré dans


notre texte afin de lire et retenir le résultat donné par notre lemme 1. Si nous disposons les
termes de la suite arithmétique de la manière suivante,

Σi∈n(u+ri) = u + (u+r) + (u+2r) + ... + (u+(n−2)r) + (u+(n−1)r)


Σi∈n(u+ri) = (u+(n−1)r) + (u+(n−2)r) + ... + (u+2r) + (u+r) + u

il nous suffit de constater par un calcul rudimentaire que la somme de deux termes de même
ordre respectifs vaut : 2u+(n−1)r.

Σi∈n(u+ri) = (2u+(n−1)r) + (2u+(n−1)r) + ... + (2u+(n−1)r) + (2u+(n−1)r)

que nous obtenons n fois et d'obtenir le résultat


2Σi∈n(u+ri) = n(2u+(n−1)r).
qui se transforme en
Σ i∈n(u+ri) = nu + 1/2 n(n−1)r)

de ce résultat le lemme 1 se déduit de manière immédiate


Annexe 3

Synopsis mathématique de la première partie de la démonstration


Expressions du système d'écriture des prédicats kantifiés au premier ordre dont la
déduction suit la première partie de la démonstration du théorème principal de Lacan.
Nous déduisons des deux lemmes établis
lemme 3
(3) ∀n[∀ϕ∀g( ((ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i)) ⇔ [Σ g = 2Σ n] ) ]
lemme 2
(2) ∀n∀f[(f ∈Sn) ⇒ (Σ f = Σ n)]
__________________________________
dont la réciproque est fausse (2) ∃n∃f [(Σ f = Σ n) ∧ (f∉Sn)]
dont nous avons donné un exemple ou encore f(0)= 0, f(1) = 2, f(2) = 2, f(3) = 2 où 0+1+2+3 = 6 et
0+2+2+2 = 6
_________________________________
à partir d'une conséquence du lemme 2
(2) ∀n[∀ϕ∀g( ((ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i)) ⇒ [(g∈Sn) ⇒ (Σ g = Σ n)] )]
Cet énoncé s'écrit aussi en vertu de la loi d'import export de la coordination logique du
à Peirce; dont nous rappelons l'expression
([(p ∧ q) ⇒ r] ⇔ [p ⇒ (q ⇒ r)])
(2') ∀n[∀ϕ∀g( ((ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ∧ (g∈Sn)) ⇒ (Σ g = Σ n) )]
si de fait, [Σ g = 2Σ n] et (Σ g = Σ n) équivaut à (2Σ n = Σ n)
alors (3) et (2) composés ? entre ? eux [⇔ ? ⇒] donnent
(4) ∀n[∀ϕ∀g( (ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ∧ (g∈Sn) ) ⇒ (2Σ n = Σ n)]
dont nous retiendrons la contraposition
(5.0.) ∀n[∀ϕ∀g((2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ¬( (ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ∧ (g∈Sn) )) ].
________________________
Remarque pour la suite
Il faut noter que la réciproque est fausse
(5') ¬∀n[(2Σ n = Σ n) ⇒ ∀ϕ∀g( (ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ∧ (g∈Sn) )]
(5'.0.) ∃n[(2Σ n = Σ n) ∧ ∃ϕ∃g¬( (ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ∧ (g∈Sn) )]
(5'.1.) ∃n[(2Σ n = Σ n) ∧ ∃ϕ∃g(¬( (ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ) ∨ ¬(g∈Sn) )]
(5'.1.) ∃n[(2Σ n = Σ n) ∧ ∃ϕ∃g(( (ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i) ) ⇒ (g∉Sn) )]
du fait de (¬p ∨ ¬q ) ⇔ (p ⇒ ¬q ) et qu'en effet il existe au moins des transpositions parmi
les ϕ qui vont produire des fonction g non injectives.
________________________
Nous reprenons à partir de (5)
(5.1.) ∀n[∀ϕ∀g((2Σ n ≠ Σ n) ⇒ (¬ ((ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i)) ∨ ¬(g∈Sn) )) ].
(5.2.) ∀n[ ((2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ∀ϕ∀g ( ((ϕ∈Sn) ∧ (g = ϕ + i)) ⇒ (g∉Sn) )) ].
soit rétroactivement par la loi d'import export de la coordination logique
(5.3.) ∀n[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒∀ϕ∀g ((ϕ∈Sn) ⇒ [(g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)])]
peut se transcrire en vertu des lois de la kantification dans notre expression technique de la
thèse transitoire dont la déduction constitue la démonstration du théorème de Lacan
(5.4.) ∀n[ [(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ∀ϕ((ϕ∈Sn) ⇒ ∀g[(g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)])].
Ici nous étudions les expressions (2Σ n ≠ Σ n) et (2Σ n = Σ n) en fonction de la parité de n.
fin de l'annexe 3
Annexe 4

Ajoutons deux études supplémentaires qui accompagnent la détermination de la valeur


de Σ n en fonction de la parité de n.

1. Par le calcul inverse à partir de la parité de n


Nous démontrons le résultat suivant sous l'aspect d'un dernier lemme traitant
des conséquence de la parité de n.

Lemme de la parité
si n = 2k alors Σ n = k (mod n)
si n = 2k+1 alors Σ n = 0 (mod n)

Démonstration
1. n = 2k implique que k + k = 0 (mod n) soit 1/2n = + k = − k (mod n)
Σ n = 1/2 n(n−1) avec n = 2k
Σ n = k(2k − 1) = 2k2 − k = 2k2 + k = k + k×2k = k + kn = k (mod n)
conclusion
si n = 2k alors Σ n = k (mod n)
Nous pouvons noter dans ces conditions
Σ n = 1/2n + λn = (λ+1/2)n
= k + λ2k = (2λ+1)k

2. n = 2k+1
Σ n = 1/2 n(n−1) avec n = 2k +1
Σ n = 1/2 (2k +1)(2k+1 − 1) = 1/2 (2k +1) 2k = k(2k +1) = kn = 0
conclusion
si n = 2k+1 alors Σ n = 0 (mod n)
Nous pouvons noter dans ces conditions
Σ n = λn = λ(2k+1) (mod n)

2. Combinaisons dans le triangle arithmétique


Reprenons par un rappel de notre premier lemme qui nous a conduit à établir
concernant la valeur de la somme d'indice n donnée par l'expression Σ n = 1/2 n(n−1)
Nous faisons remarquer au lecteur que cette expression est précisément celle dont
traite l'analyse combinatoire en terme de nombre de combinaisons et qu'elle établit pour le
nombre des combinaisons de n termes pris deux par deux notée :
Cn2 = 1/2 n(n−1),

Cette expression permet de calculer les valeurs constituantes de la seconde colonne du


triangle arithmétique de Pascal dont les lignes sont indexées par le nombre n des éléments à
combiner deux par deux, les colonnes étant indexées par le degré caractéristique de ces
combinaisons, ici p = 2.

Nous en donnons une construction partielle qui suffit ici à notre étude des nombres à
partir de la troisième ligne, pour (2 ≤ n), car les application sur le vide et sur le singleton nous
retiendrons pas pour l'instant ici.
colonnes 0 1 2 3 4 5
______________
lignes 0 1 0 0
1 1 1 0 0
2 1 2 1 0 0 Σ2 = 1 = 1 ≠ 0 (mod 2)
3 1 3 3 1 0 0 Σ3 = 3 = 0 (mod 3)
4 1 4 6 4 1 0 Σ4 = 6 = 2 ≠ 0 (mod 4)
5 1 5 10 10 5 1 Σ5 = 10 = 0 (mod 5)
6 1 6 15 20 15 6 Σ6 = 15 = 3 ≠ 0 (mod 6)
7 1 7 21 35 35 21 Σ7 = 21 = 0 (mod 7)
8 1 8 28 56 70 56 Σ8 = 28 = 4 ≠ 0 (mod 8)
9 1 9 36 84 126 84 Σ9 = 36 = 0 (mod 9)

où se lit une alternance en fonction de n entre les nombres pairs et impairs.


Ils sont divertissants et rigolos ces nombres.
- Ceux des lignes impaires sont nuls en arithmétique en fonction de la
congruence de nos cycles ceci ayant pour effet de rendre contingente l'existence de composé
(g = j + i) qui soient des permutations mais dans d'autres cas ils sont seulement possible
pouvant ne pas apparaître. Il y en a qui le sont et il y en a qui ne le sont pas.
- Ceux des lignes paires ne sont pas nuls, ils rendent impossible que des
composés (g = j + i) soient des permutations car Sn ≠ 0 fera que jamais (Sn = 2Sn) ceci étant
nécessaire si seulement si Sn ≠ 0 et que toujours (Sn≠2Sn) ce qui implique qu'il est alors
nécessaire que (g∈Sn), soit notre théorème de Lacan enfin démontré.

les trois annexes sont achevé

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