Théorème de Lacan sur les discours sociaux
Théorème de Lacan sur les discours sociaux
le 1 juillet 2012
(Version n°8 cette version annule les
précédentes pour le texte et pour la
démonstration du théorème intégrée au texte,
elle n'est plus, ici, en annexe)
revue le 25 mars 2015
Abrégé
Dans ce texte, un discours est un lien social. Cela signifie qu'un discours est définit
par des coordonnées pratiques cernant l'objet, coordonnées de lieu (espace et topos), de
nombres (temps, monnaies), de lettres (textes, paroles travaillées par l'écriture).
Lors de ses croisements politiques les uns parlent à d'autres et aussi des autres. Cette
parole dépend de la fonction donnée à certains éléments premiers.
Ces éléments ainsi mis en fonctions constituent l'intention de chaque discours.
Alors, curieusement, émanent nécessairement, de chacun d'eux, des textes qui les
constituent pour l'extérieur et le futur, donnant matière aux archives. Lorsqu'ils tombent en
désuétude, soit par exténuation, soit du fait de la disposition de leurs tenants, leurs
significations, ce que les étrangers ne peuvent pas comprendre, même du temps de leur
1 J. Lacan "Allocution sur l'enseignement" paru dans Scilicet n° 2/3, p.391-399, Seuil, 1970 Paris. Repris dans le
second volume des Ecrits p. 297-305, toujours au Seuil, 2001 Paris.
exercice, se perdent de façon irrémédiable. Ceci produit l'embarras des disciplines de
l'histoire.
Le produit signifiant, réalisé comme alluvions, un dépôts écrit dans sa présentation externe,
peut être, par là, perfectionné, jusqu'à devenir mathématique l'extrême, c'est à dire permanent,
stable dans le silence qui n'est plus une expérience dogmatique simpliste.
Positions
Il y a quatre discours fondamentaux, dont Lacan a proposé le calcul2.
Les éléments sont dés lors réductibles au signifiant maître, noté : S1, au savoir : S2, au
sujet divisé freudien : et à l'objet a, ils sont mis en fonction d'agent, de vérité, d'autre et de
produit qui sont thématisés comme des places occupées par ces notations, par ces lettres.
Dans chaque discours, la place de l'objet a est dite "plus de jouir"3, la place du est celle de
4
l'enseignant .
Les quatre discours fondamentaux sont : le discours du maître, le discours de
l'hystérique, le discours de l'université; le discours de l'analyste.
Il y a en plus un cinquième discours, le discours du Capitalisme scientifique.
Chaque discours est thématisé par un quadripode, c'est à dire la distribution des quatre
lettres notant les éléments premiers dans l'algèbre de Lacan, en quatre places nommées par
les fonctions que les éléments premiers remplissent ou si l'on préfère assurent dans chacun
des discours.
M U
S1 S2 S2 a
S a S1 S
H A
S S1 a S
a S2 S2 S1
Les quatre discours fondamentaux
présentés grâce à une permutation circulaire
de quatre lettres entre quatre places
2 [Link] L'ENVERS DE LA PSYCHANALYSE (Le séminaire livre XVII) 1969-1970, Seuil, 1991 Paris. Les quatre
discours sont repris dans "Radiophonie" (1970) et surtout "Allocution sur l'enseignement" la même année, et
publiés dans Scilicet n°2/3 Seuil, 1970 Paris. Ces écrits se retrouvent maintenant dans ECRITS (second volume) dit
"Autres écrits" par l'éditeur, Seuil, 2002 Paris.
3 [Link] "La troisième" (1974) il s'agit de la transcription de la troisième intervention de Lacan à Rome, après
"Le discours de Rome" (1953) et "La raison d'un échec" (1967). Cet écrits de 1974 reste inédit parmi les Écrits
de Lacan qui a déclaré, à son propos, dans son exposé parlé qu'il en a fait à Rome cette année là : "Ce que je vais
vous dire, c'est écrit!".
D'où l'ironie de la situation du fait des deux gendres de la psychanalyse qui se sont institués non sans
ironie, chacun à sa place (l'un le gendre du prophète : Ali, l'autre gendre de Lacan lui même, les connaisseurs
apprécierons), éditeurs des séminaires parlés par Lacan. Les manipulateurs ainsi manipulés ont la tâche
respectable et impossible qu'il fallait bien confier à deux concurrents acharnés et furieux pour obtenir qu'il en
reste quelques traces.
4 J. Lacan "Allocution sur l'enseignement" cité plus haut.
La formule du discours du maître, c'est la formule de la métaphore, tant le signifiant,
la structure du langage, est d'abord impératif5.
Le discours de l'analyse, le dernier en date à faire son apparition, est formulé à
l'envers du premier discours gouvernant les autres.
Deux quarts de tour valent pour un demi tour, soit la moitié d'un tour complet. Il faut
dire que les quadripodes des discours fondamentaux se correspondent par une permutation
circulaire élémentaire si nous les lisons dans un certain ordre. Cette permutation circulaire
élémentaire, c'est le quart de tour.
Le discours de l'analyse réverbère, réfracte - par la décomposition qu'il effectue de la
métaphore en son effet de semblant - répercute, réfléchi leur réel aux autres discours, ce qui
leur rend le discours de l'analyse difficilement tolérable.
Le réel en question est une impossibilité, à gouverner, à éduquer, à guérir comme le
veut l'hystérique. A analyser, c'est à dire à terminer son analyse pour ce dernier discours.
Nous allons maintenant montrer comment se formule cet impossible dans la structure
quadripodique des discours et plus loin démontrer sa nécessité en termes arithmétiques.
L'exercice.
Lacan formule dans son séminaire l'impossible des discours - dont il pointe le réel lors
d'une réponse6 qu'il donne aux questions d'un journaliste de TSF. Dans le séminaire il le dit
ainsi:
"Indépendamment de cette place que je vous suggérerais pouvoir être celle qui
nous intéresse, essayez, dans chacune de ces - appelons-les ainsi - figures du discours, de
vous obliger simplement à choisir une place différente, définie en fonction des termes en
haut, en bas, à droite, à gauche. Vous n'arriverez pas, quelle que soit la façon dont vous
vous y preniez, à ce que chacune de ces places soit occupée par une lettre différente."
L'envers de la psychanalyse p.49
Effectuons ce choix d'une place pour chaque discours en deux cas qui serviront
d'exemples afin que l'on puisse suivre leur généralisation à tous les cas, en vue de la
démonstration.
Exemples
Définissons de cette manière les quatre places en fonction des couples (en haut, en
bas) et (à droite, à gauche), il y a quatre places avec leur positions respectives,
5 L’ensemble de nos travaux de topologie traite de cette question à partir de ce fait de parole toujours éludé,
l’abord impératif du signifiant du côté des oreilles. Nous prenons appui sur la conception sémantique de la vérité
de Tarski en y introduisant l'énonciation au lieu du sens pour engager dans cette voie la lecture de Freud de telle
manière que, curieusement, nous retrouvons les indications de Lacan introduisant dans le discours analytique la
dimension de la Parole, soit de l'énonciation, du fait de dire, et par là de la signification, de l'instance de la lettre,
du sujet ...
6 [Link] "Radiophonie" Question VII, dans Scilicet n°2-3 Seuil, Paris, 1970 repris dans Ecrits p.444 à 446 du
second volume dits "Autres écrits", Seuil, Paris, 2002.
et rappelons le tableau des discours présentant la disposition des quatre lettres S1, S2, a et à
leur places respectives dans chaque discours afin de facilité la tâche du lecteur,
M U
S1 S2 S2 a
S a S1 S
H A
S S1 a S
a S2 S2 S1
1. Premier exemple
Ainsi, une première correspondance bijective entre les discours et les places,
Dans ce cas, en suivant le procédé qui consiste à recourir à chaque discours dans son
propre cas, nous pouvons suivre le tableau des lettres disposées à chaque place dans chaque
discours,
Ainsi le lecteur qui veut bien suivre ces correspondances peut vérifier que nous
pouvons faire correspondre une lette à chacune des places indiquées par le choix, pris comme
exemple, en fonction précisément du discours concerné à chaque fois,
Alors, par ce choix bijectif ou pour mieux dire le choix d'une place différente pour
chaque discours différent, il se trouve que tous les discours sont mis, par ce procédé, en
correspondance dans ce cas singulier avec une seule et même lettre, ici .
fin du premier exemple.
2. Second exemple
Nouvelle correspondance bijective entre les discours et les places,
en se reportant toujours aux quadripodes des discours, les lettres correspondent aux places
dans chaque discours respectif, de telle manière que
Jamais nous ne trouvons une lettre différente pour chacun de ces différents discours.
Ce procédé entre bijections ne produit de bijection en aucun cas.
C'est ce que nous nous proposons de démonter, dans le cas fini d'ordre quatre (4) qui
impose vingt quatre (24) bijections. entre discours et places.
"Essayer, en sens contraire, de vous donner comme condition du jeu de choisir dans chacune
de ces quatre formules une lettre différente. Vous n'arriverez pas à ce que chacune de ces lettres
occupe une place différente."
L'envers de la psychanalyse p.49
C'est dans ces termes littéraux que nous exprimons cet exercice dont la solution se
condense dans ce que nous pourrons appeler un théorème lorsqu'il sera arithmétisé, afin d'en
pofiner l'expression en langue, et démontré mais qui ne reste que le petit théorème de Lacan
car il ne porte pour l'instant que sur les combinaisons finis de trois jeux: de places, de lettres
et de discours, de quatre éléments chacun et peut être démontré par l'exploration exhaustive
des cas. Mais nous ne l'entreprenons pas ici, car il est assez fastidieux de suivre cette voie.
Nous pouvons le traduirons en un théorème d'arithmétique finitiste démontrable par
un calcul de congruence d'ordre quatre ou si l'on préfère, écrit dans le système de numération
en base quatre. Mais quitte à établir cette transformation et pratiquer ce calcul qui vaut
démonstration et reste à inventer il y a encore une autre façon de faire, plus ambitieuse, en
apparente, mais plus mathématique en fait.
Nous cherchons à étendre ce résultat au nombre n, (n ∈ Ν*) un nombre entier non nul
quelconque, ou réduit aux nombres (2 ≤ n) en le généralisant dans sa version arithmétique, ou
si l'on y tient de théorie algébrique des nombres puisque la somme va jouer un rôle
déterminant, pour conjecturer le théorème majeur de Lacan dont le petit théorème ne
serait qu'un cas particulier, le cas où n = 4.
Ce théorème majeur présente le fait signalé par Lacan comme une condition
nécessaire qui énonce un impossible qui suit des données de l'exercice dans tous les cas
paires, c'est son supplément mathématique qui n'est réductible à sa sténographie que pour les
ignorants un peu niais, Ceci est a entendre pour les cas où les trois jeux de lettres, équi-
numériques entre eux, sont pris en un même nombre n pair, ∃k(n = 2k), et si cette condition
est aussi déduite.
Elle donne lieu à l'expression d'un authentique théorème tel qu'il va nous occuper dans
la suite et tel qu'il va être démontré dans ce texte.
Plus tard7 Lacan désignera ces places comme nous l'avons rappelé plus haut :
communes en chacun des discours. Ces désignations peuvent changer dans le discours de
Lacan, indiquant ainsi des correspondances entre les termes de son discours.
0. 2. les lettres :
Nous définissons l'ensemble L4 des lettres lj avec j ∈ 4 :
γk(i) = i + k
par réitération lorsque k ∈ 4, ceci étant effectué selon la congruence (modulo 4), c'est dire
que (3 + 1 = 0) nous disposons de quatre permutations entre les indexes et nous pouvons
construire quatre permutations entre les lettres à partir de
Γ:L→L
telle que
Γ(li) = li+1
et ses multiples composés
Γk(li) = lγ k(i) = li+k
2. les discours :
7 [Link] “Radiophonie” Scilicet n°2- 3 Seuil, Paris, 1970 repris dans Ecrits, second volume dit "Autres écrits",
Seuil, Paris, 2002.
Avec ces éléments l'ensemble des discours D4 peut être défini, au moyen de la
permutation Γ à partir de l'un d'entre eux, comme l’ensemble de quatre applications dk de
l'ensemble P4 des places sur l'ensemble L4 des lettres, soit:
dk : P4 → L4
Le chois de l'indexation des lettres que nous avons fait correspondant au discours du
maître, il est ainsi plus aisé d'indexer les discours en commençant par celui-ci comme le
discours d0 = M, le discours du Maître en l'occurrence telles que
d0(pi) = li et dk = Γk ο d0
De ce fait grâce à la composition facile à concevoir telle qu'elle est rendue par le
diagramme suivant
d0 Γk
dk : P4 → L4 → L4
Si le lecteur veut bien se reporter à la définition des permutations de lettres Γk par les
permutations d'indices γk, il obtiendra
dk(pi) = Γ k(d0(pi)) = lγk(i)
et suivant un simple calcul, il peut mettre à l'éprouve que
dk(pi) = li+k
compte tenu des premiers repérages des places et des lettres, il pourra vérifier pour s'exercer
lui même à ce type de notation indexées8 que nous disposons de la répartition suivante :
8 Ces notations indexées sont obtenues grâce à des mathèmes pi (i ∈ [4]), lj (j ∈ [4]) et dk (k ∈ [4]) qui rendent très
sûre leur emploi dans l'écriture du fait de leur effectivité (wirklichkeit) dans l'écriture spécifique des
mathématiques en respectant la structure du langage caractérisée par l'absence de métalangage.
Ils sont de véritables mathèmes, produit par la théorie des ensembles Zermelo-Fraenkel comme ne
peuvent l'être que les seules véritables mathèmes classiques. il faudra inventer d'autres systèmes d'écriture pour
rendre raison de la même manière des nouveaux mathèmes mise en pratique depuis comme c'est déjà le cas de
l'écriture de l'algèbre diagrammatique de la théorie des Catégories.
Ces lettres indexées sont nommées usuellement "famille d'ensembles" notée ai (i ∈ I) [voir J.L. Krivine
Théorie axiomatique des ensembles p. 17 nouvelle édition augmentée], - ils étaient déjà ainsi nommés par les
classiques (du XVIIe au XIXe) alors que les mathématiciens ne savaient pas encore, mais le savent-ils
aujourd'hui, ce qu'ils faisaient -,
Une telles famille est une application (morphisme de la théorie des ensembles et par conséquent elle
n'est pas une vague correspondance, elle dérive d'une relation fonctionnelle ou en tient lieu et ceci produit son
emploi assuré à la lettre prés) ce qu'écrit le graphème suivant
a:I→Α
telle que à chaque i ∈ I correspond un éléments de l'ensemble A noté a(i) soit ai∈A d'où l'écriture de cette
fonction
ai avec (i ∈ I)
qui insiste sur la famille formée par le sous ensemble de ses images dans A.
Nous disposons ainsi, mine de rien, de deux applications p : 4 → P4 et l : 4 → L4 qui ne sont pas de
simples manières d'écrire plus ou moins sténographiques, mais d'authentique mathèmes obtenus certes en tant
qu'abréviations mais selon des principes dont nous faisons le début de la théorie du mathème et qui emportent
avec elles, comme leur ombre, des contraintes incorporelles qui les suivent par conséquent et précèdent les
liaisons futures qu'elles sont amenées à écrire. Il se produit un effet de texture assez peu étudié, dont nous
relevons la trace dans l'histoire récente, avec le τ de Hilbert par exemple et le carré blanc (voir la première page
de Bourbaki)qui sont maintenant dépassé , grâce à l'écriture des kanteurs selon Pierce, mais qui persiste toujours
dans la texture,
Nous obtenons de cette manière pour l'identité "id." dans l'ensemble 4 l'écriture du discours
d0 = l ο id ο p-1
d0 = M, le discours du maître d1 = U, le discours de l'université
d3 = H, le discours de l'hystérique d2 = A, le discours de l'analyse
Dans ces conditions et fort du jeu des indices des discours, des places et des lettres,
nous revenons à nos deux exemples.
et pour le n-cycle canonique γ sur 4 donné par γ(j) = j+1 l'écriture de la permutation circulaire Γ = p ο γ ο p-1 soit
les diagrammes commutatifs suivants :
id : 4 → 4 γ:4 → 4
p↓ ↓l l↓ ↓l
d0 : P4 → L4 Γ : L4 → L4
et leurs diverses compositions dk = Γk ο d0 = l ο γk ο l-1 ο l ο id ο p-1 = l ο γk ο p-1 pour écrire les discours.
Inversement en substituant dk par cette expression dans [l-1 ο dk ο p] = [l-1 ο l ο γk ο p-1 ο p] nous
obtenons l'expression γk = l-1 ο dk ο p qui nous permet de transformer les permutations des quatre discours et leur
réel.
Ce qui vient maintenant dans ce qui suit, pour une quelconque bijection Φ : D4 → P4 telle qu'elle
permet de construire Ψ : D4 → L4 ψ(dk) = dk(ϕ(dk)) telle qu'il soit impossible que Ψ et ψ soient des bijections
la seconde ψ traduisant Ψ en une version arithmétique dans l'ensemble 4, afin de les étendre aux ensemble n
quelconque tel que n∈Ν et de la démontrer pour les nombre n paire tels ∃k(n=2k).
Nous ajoutons pour l'instant la famille d'ensembles d tel que d : 4 → D4 avec (k ∈ 4) et (dk ∈ D4).
fin de cette longue note n°8.
Observations remarquables
1. - Les lecteurs de Freud peuvent noter que nous obtenons une disposition
comparable au schéma que celui-ci trace au chapitre huit de son essai9, de 1921, traitant de la
structure du moi identifiée par l'analyse à celle des foules et de l'hypnose.
2. - Il peut aussi se rappeler que Freud signale quelques impossibles propres à chacun
de ces discours : Impossible de gouverner, d'instruire, de guérir quelques autres sujets. Le
possible reste selon Lacan ça qui peut ne pas se produire.
3. - Ce qui n'implique pas qu'il ne soit pas réalisable pour le sujet du langage de se
gouverner, de s'instruire et de se guérir, ceci restant contingent, ce qui veut dire que "ça peut
se produire mais on ne sait pas quand". Lire en tant que contre exemple, le compte rendu de
l'observation de l'homme aux loups. D'où s'éclaire la difficulté, l'angoisse et l'incrédulité des
irréalistes qui rêvent d'efficacité systématique. C'est comme en mathématiques lors de la
démonstration d'un théorème ça se produit mais on ne sait pas à l'avance quand ça se produira.
4. - Les lecteurs de Lacan peuvent avoir déjà vérifié, dans ce cas fini où n = 4, par
l'exhaustion des choix parmi les bijections qui ne sont que vingt quatre (24), qu'en effet
jamais ils ne trouvent une lettre différente pour chacune de ces différentes places d’extrémités
correspondant à chaque discours.
Il y en a toujours au moins deux qui sont identiques et cela se vérifie aussi du procédé
inverse en choisissant d'abord les lettres puis en leurs attribuant leur places respectives dans
chaque discours.
Cette dernière remarque est à retenir pour la suite, elle introduit au principe de la
démonstration.
1. Nous partons d'une bijection Φ des discours D4 vers les places P4.
Φ : D4 → P4
telle que Φ(di) ∈ P4 soit pj cette lettre correspondant à di où j dépend du choix de Φ, ainsi
Φ(di) = pj
Φ étant une bijection,
9S. Freud "Analyse du moi et psychologie des foules" (1921) trad. franç. dans Essais de psychanalyse Payot,
1981 Paris.
Mais nous pouvons suspecter ici facilement qu'elle est associée à une bijection
arithmétique ϕ de 4 dans lui-même entre les indices i et j, telle que
ϕ(i) = j et Φ(di) = pϕ(i).
Nous notons S4 l'ensemble des permutations dites aussi substitutions ou les bijections
de quatre termes,
ϕ : 4 → 4.
afin de pouvoir écrire ϕ ∈ S4.
2. Puis nous faisons correspondre à chacune des places images pj = Φ(di) sa lettre
respective dans le discours di lui-même, dont chacune est l'image par Φ, car les di sont des
applications bijectives
di : P4 →L4
ainsi la composition pour un élément quelconque di
Φ di
di → pj → lj+i
mais il ne s'agit pas de la composition algébrique standard, disons la : globale, bien définie
des applications Φ et di comme cela se fait d'un geste courant en algèbre, car ici le discours di
change de manière, disons : locale, à chaque fois que change l'élément de départ du côté de la
source de Φ.
Il s'agit alors de démontrer dans ces conditions qu'aucune application Ψ, quelque soit
la bijection Φ choisie, ne peut pas être une bijection11. D'où le:
10 Il est à noté que dans ces conditions l'indice ψ(i) ne s'écrit pas (di ο ϕ) (di) mais plutôt ψ(i) = (ϕ (i) + i ) voici
précisément ce qui peut être trompeur et explique qu'un composé de bijections selon ce mode, peut ne pas être
bijectif puisque une des applications bijectives qui rentre dans la composition change avec l’argument qui lui est
soumis. Il s'agit d'une composition de mode arithmétique dans le registre des indices telle que (ϕ(i) + i ) ou
encore (ϕ(i) + id(i)). Le mystère, si il en fut, la curiosité, tout au moins, est levée du côté de cette apparition de
l'impossible au milieu des bijections qui, de mémoire d'algébriste, se composent si bien entre elles de manière
stable au point de former un groupe algébrique pour la composition standard des applications.
11 Une application ψ est une bijection lorsqu'elle est injective et surjective. Une application ψ est injective si
elle vérifie la propriété suivante,
∀x∀x'((ψ(x) = ψ(x')) ⇔ (x = x'))
ou encore dans un ensemble muni d'une structure algébrique additive,
∀x∀x'((ψ(x) - ψ(x') = 0) ⇔ (x - x' = 0))
Petit théorème
Pour toute bijection Φ Φ : D4 → P4
qui fait correspondre à di élément de D4, Φ(di) élément de P4, sachant que di est elle même
une bijection di : P4 → L4
qui fait correspondre à pj, élément de P4, di(pj) = li+j , élément de L4,
l'application Ψ Ψ : D4 → L4
bien définie par l'expression Ψ (di) = di(Φ(di)) qui fait correspondre à l'élément Φ(di) de P4
par di l'élément Ψ(di) = di(Φ(di)) de L4, n'est pas une bijection.
Ou plus succinctement si nous avons pris soin de noter les définitions préalables des
objets et des flèches dont nous traitons,
Ainsi, notre :
Petit théorème (version arithmétique) : Pour toute permutation ϕ ∈ S4, ϕ : 4 → 4,
l'application g : 4 → 4, bien définie par l'expression g(x) = ϕ (x) + x, n'est pas une
permutation.
Nous ne démontrons pas ce petit théorème car le lecteur peut le faire lui-même de
manière exhaustive, il suffit d'entreprendre avec méthode une exploration de tous les cas dans
cette situation finie du fait de n = 4 où S4 est de cardinal 24.
Nous passons à sa généralisation qui réclame une démonstration pour devenir un
théorème.
12 Où il se vérifie que les méthodes de lecture enseignées par l'École normale de la République en France sont
les meilleurs du monde puisque, ici, un de ses anciens élèves a sut noter, sans doute juste un peu à côté, que cette
petite algèbre combinatoire des discours été bien la seule occasion où Lacan s'est approché si prés de la formule
d'un théorème donnant lieu à une démonstration, mathématique par conséquent. Bien sûr, notre brillant élève se
trompe lorsqu'il dit que c'est là "le seul véritable mathème de Lacan".
Ceci est faux, car sans aller jusqu'à formuler un quasi théorème comme ici, il est d'autres lieux où Lacan
construit des mathèmes destinés à s'articuler en une mathématique qu'il s'interdit de développer lui-même et
donneront l'occasion de théorème si nous prolongeons ses indictions jusqu'à les effectuer comme gestes
mathématiques, actes d'écritures effectives, classiques pour certains comme ici, diagrammatiques et catégoriques
pour d'autres comme dans le cas de sa théorie du nœud, à partir de l'écriture du nom du père par le nœud
Borroméen (Voir notre essai "Afin de préciser le narcissisme" où la fonction paternelle écrite par ce nœud, se
découvre dans la symétrie miroir des objet de dimension trois dans l'espace supposé intuitif.
Mais cette légère erreur n'est pas étonnante de la part de quelqu'un qui répète bêtement ce que Herbrand
écrit, dés la première page de sa thèse, soit que "du point de vu de sa méthode de démonstration, ici, les
mathématiques vont être considérées comme une sténographie". C'est dire de la part de ce grand mathématicien
que, pour ce type de démonstrations, il est judicieux de les considérer ainsi, mais que, de là, aller à les considérer
exclusivement sous le jour d'une sténographie et leur refuser le statut de la littéralité, c'est oublier l'effectivité
(Wirklichkeit) de ces écritures lorsqu'elles sont d'authentiques mathématiques, oublier la contingence de l'acte
qui consiste à établir une démonstration et ainsi faire preuve d'une goujaterie indigne, aussi stupide que celle des
pchitt-ologues ou des pchitt-analystes en matière d'œuvres d'art quand ils veulent précéder l'artiste ou en matière
d'homosexualité lorsqu'ils veulent adopter la posture du savant docteur.
Le Théorème majeur de Lacan
Nous le démontrons, ainsi :
Théorème
Pour toute permutation ϕ ∈ Sn et un quelconque entier n, si n est pair et l'application
g : n ➝ n est définie par l'expression g(x) = ϕ(x) + x, alors g n'est pas une permutation de Sn.
En formule :
∀ϕ ∀n [ ( (ϕ ∈ Sn) ∧(n ∈ N) ) ⇒ ∃k∀g( ((n = 2k) ∧ (g = ϕ + id)) ⇒ (g∉Sn) ) ]
La première annexe qui suit cette démonstration énonce les quatre définitions
nécessaires à la lecture de ce théorème. Elle définie les termes : application, permutation,
nombre entier et enfin nombre pair.
C'est dire que la parité du nombre n est décisive, car si n est pair toutes les
applications g, définies par (g = ϕ + i) à partir d'une quelconque permutation ϕ et de l'identité
i sur n objets, ne sont pas des permutations et ainsi vérifient la relation (g∉Sn).
Nous soulignons cette restriction, car Herbrand comme Gödel qui emploie le même procédé pour
démontrer son célèbre théorème, sont des mathématiciens véritables et notre bon et brillant élève se conduit
cette fois comme un nain qui veut se hisser sur les épaules de géants.
Lacan, par contre, paraîtra plus tard comme un géant de la Logique et des mathématiques malgré ce
qu'il en dit car il ne veut ni le paraître ni l'être à son dire et la psychanalyse n'est pas une science pour autant.
Le discours analytique achève, de manière extrinsèque, le discours de la Science Capitale, la science
moderne et son sujet à la suture impossible, en produisant sa raison antinomique qui la caractérise de Galilée à
Marx et Einstein. Alors une éthique s'impose à ce sujet: accessible par la psychanalyse.
4. Démonstration du théorème majeur de Lacan
Ayant réussit à établir l'énoncé du théorème majeur de Lacan, nous donnons ici la
démonstration que nous lui avons trouvée.
Définition
Pour un ensemble ordinale fini n = {O(x)/ 0≤x≤n−1} la somme d'indice n notée : Σn,
est définie comme la somme des prédécesseurs de l'ordinal n par la formule
Σ n = Σ i∈nxi
où les xi = i, sachant que l'ordinal n est l'ensemble de ces prédécesseurs 0≤ xi ≤n−1.
Lemme 1
La valeur de la somme d'indice n définie précédemment est donnée par l'expression
Σ n = 1/2 n(n−1).
Désormais nous calculons dans ce qui suit selon la congruence modulo n, ce nombre
entier étant toujours indiqué par le contexte.
La démonstration du théorème principal de Lacan se déduit aussi d'un second lemme
que nous devons établir maintenant.
Lemme 2
Pour qu'une application quelconque f : n ➝ n soit une permutation sur n, nous notons
ce fait : (f ∈ Sn), il faut que la somme de ses éléments images notée : Σ f = Σx∈nf(x), soit égale
à la valeur de la somme d'indice n notée : Σ n, c'est dire (Σ f = Σ n).
Démonstration
Pour s'en convaincre il suffit de remarquer le fait qu'une permutation de Sn est par
définition bijective sur l'ensemble ordinal fini n. Il suit de là que tous les éléments de n et
chacun d'eux sont présents une fois et une seule fois parmi les images de la permutation f en
question.
Ainsi la somme des éléments images par f, notée : Σ f, sera égale à la somme d'indice n
notée : Σ n, de tous ces éléments de l'ensemble n.
Soit l'expression la plus succincte de notre lemme,
∀n∀f((f ∈ Sn) ⇒ (Σ f = Σ n)),
comme c'est le cas des permutations (ϕ ∈ Sn) parmi lesquelles nous pouvons compter sur la
présence de la permutation unité (id ∈ Sn) évoquée par notre théorème.
Attention cette condition nécessaire n'est pas suffisante, une application f : n ➝ n peut
ne pas être une permutation et présenter une somme de ses valeurs images notée :
Σ f = Σx∈nf(x),
égale à la valeur de la somme d'indice n notée Σ n, Mais dans ce cas l'application (f − i) n'est
pas une permutation non plus à l'exception de quelques cas lorsque Σ n = 0. Donnons un contre
exemple de cette réciproque pour n = 4 et Σ 4 = 6 et un exemple pour n = 3 et Σ 3 = 0,
Cette précision à une valeur explicative du théorème, car le lecteur peut déjà
remarquer qu'il ne réclame que l'aspect nécessaire de ce lien de conséquence du fait d'énoncer
une condition suffisante portant dans certains cas, dont il note le trait de la nécessaire négation
de l'existence de telles permutations.
Il s'agit de démontrer, pour toutes les fonctions g, qu'elles n'appartiennent pas à Sn. et
de recourir à la version contraposée de notre lemme,
∀n∀f((Σ f ≠ Σ n) ⇒ (f∉Sn))
n'en déplaise aux mathématiciens qui seraient encore intuitionnistes du fait de méconnaitre
les travaux de Gentzen (sans doute près à se sacrifier pour sa loyauté à la langue allemande )
démontrant l'arithmétique classique dans le système d'écriture logique intuitionniste et de la
note de Gödel selon laquelle il suffit de se restreindre à une partie de la logique intuitionniste.
Pourvu de ces données nous pouvons maintenant déplier la démonstration du théorème
principal de Lacan.
Démonstration du théorème
1) - Le principe de la démonstration
Il consiste à suivre Σ n la somme d'indice n, somme des éléments de l'ordinal n,
d'entre les valeurs respectives des sommes des images des applications ϕ, id et g :
Σ ϕ , Σ id et Σ g.
Cette somme est donnée par une définition Σ f = Σx∈nf(x) comme l'expression de la dite
somme d'indice n dont la valeur est donnée par notre lemme 1 : Σ n = 1/2n(n−1).
1.1. Précisons encore dans un nouveau lemme pourquoi ce chiffre est déterminant et
ce qu'il détermine en ce qui concerne la démonstration de notre théorème.
Lemme 3
Pour tout entier n et toute permutation ϕ : n ➝ n, la somme des éléments images d'une
quelconque fonction g notée : Σ g = Σx∈ng(x), telle que (g = ϕ + i) composée par l'addition à ϕ
de l'identité i, vaut le double de la somme d'indice n notée : 2Σ n, définie plus haut.
pour établir dans tous les cas en quoi la somme des éléments images de g vaut nécessairement
le double de la somme d'indice n, soit la démonstration de notre troisième lemme,
[(ϕ ∈Sn) ∧ (g = ϕ + id)) ⇒ [Σ g = 2Σ n]
1.2. Si nous rapprochons ce résultat de celui obtenu selon notre lemme précédent
(lemme 2), qui énonce : si l'application f est une permutation, ici dans le cas de g, alors la
somme de ses éléments images Σ g est égale à Σ n
∀g[(g∈Sn) ⇒ (Σ g = Σ n)]
qui fait apparaître dans ce cas que la conjonction des deux équations
(Σ g = Σ n) et (Σ g = 2Σ n) se résume en (2Σ n = Σ n)
pour venir à la place de la conséquence donné par le lemme 2,
∀g[(g∈Sn) ⇒ (2Σ n = Σ n)]
Ceci pourrait donner l'occasion d'une quatrième lemme, mais rappelons que nous
voulons utiliser ce résultât selon son expression contraposée.
1.3. Nous allons nous intéresser aux cas où cela ne se produit pas pour déterminer les
valeurs de n qui produisent les situations où pour toutes les permutations (ϕ ∈Sn), les
composés par la somme telles que g = ϕ + id ne seront jamais des permutations comme
l'énonce le théorème de Lacan.
A cette fin nous allons utiliser notre dernier résultat dans son expression contraposée,
∀g[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ (g∉Sn)]))]
cet énoncé nous conduit à la conclusion partielle de la première étape que nous pouvons
établir à partir de ce résultat qui dit que pour tous nombres entier n et une quelconque
permutation ϕ la fonction obtenue par(g = ϕ + i) est telle que (2Σ n ≠ Σ n) implique (g∉Sn).
Nous disposons ainsi d'un critère dépendant de la valeur du nombre entier noté : n, qui
décide de l'impossibilité dont parle Lacan d'associer une lettre et une place à chaque discours
d'une manière univoque, cette lettre et cette place étant elles même associées univoquement
entre elles. A partir de quoi, nous pouvons étudier maintenant l'expression de cette condition
(2Σ n ≠ Σ n)
en fonction de la parité du nombre ordinal n.
Les solutions recherchées pour tout nombre entier n plus grand que deux (2≤n) doivent
satisfaire l'équation (Σ n = 2Σ n) ou s'écrire aussi
∀n[(2≤n) ⇒ (Σ n = 0)]
énoncé équivalent à
∀n[(2≤n) ⇒ ∃k[(k≠0) ∧ (n = 2k+1)],
Dans le cas contraire pour tous les nombres entiers supérieurs à deux (2≤n), il suit, de
cette équivalence matérielle, le résultat suivant
Σ n ≠ 2Σ n ou Σ n ≠ 0 si et seulement si ∃k[(k≠0) ∧ (n = 2k)]
qui écrit que n est paire (multiple de deux).
Nous utilisons immédiatement ce résultat pour conclure la démonstration du théorème
majeur de Lacan, renvoyant le lecteur pour plus d'éléments portant sur la parité du nombre n,
à l'annexe 4 parmi les Annexes qui font suite à ce texte.
Conclusion de la démonstration
Nous disposions de l'énoncé que nous avons établi dans le paragraphe précédent
∀n[(2Σ n ≠ Σ n) ⇒ ∀ϕ((ϕ∈Sn) ⇒ ∀g[(g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)])]
qui suivant l'équivalence que nous venons de calculer ∀n [(Σ n ≠ 2Σ n) ⇔ ∃k(n = 2k)] devient
∀n[∃k[(k≠0) ∧ (n = 2k)] ⇒ ∀ϕ((ϕ∈Sn) ⇒ ∀g((g = ϕ + i) ⇒ (g∉Sn)))]
Ici devait suivre une annexe qui donnait la démonstration de la conjecture, devenant
ainsi un théorème. Nous ne la donnions pas tant que cette démonstration n'était pas
parfaitement au point. Maintenant cette proposition directe qui dit qu'il n'existe pas de telle
bijection dans les cas paires est ici démontrée et intégrée au texte comme théorème principal.
Le petit théorème est plus facile à prouver par l'exhaustion des cas.
La proposition réciproque dans le cas impaire est aussi facile à établir par la
construction d'un contre exemple d'une telle bijection à partir de la permutation circulaire
élémentaire.
La démonstration ne fait donc plus l'objet d'un concours. Si quelqu'un propose
maintenant une autre démonstration que la notre, il peut la publier. mais si il existe une
démonstration plus ancienne, publiée avant le 12 juillet 2012, il serait bon de nous envoyer sa
référence afin de la donner ici.
ANNEXES
Annexe 1
Quatre définitions nécessaires à sa lecture que nous rappelons à l'adresse des lecteurs
qui les ont oubliés ou qui les ignorent.
1. Définition de l'application
Une application notée : f : a ➝ b est une correspondance entre deux ensembles
définie sur leurs éléments respectifs et qui vérifie les propriétés des relations dites
fonctionnelles partout définies . Celle-ci veut que tout élément de l'ensemble noté : a, possède
un élément correspondant et un seul dans l'ensemble noté : b. Soit écrit en bonne logique
∀x∀x'[(x = x') ⇒ (f(x) = f(x'))].
Ce que l'on oublie souvent de préciser comme si cela aller de soit.
Cette définition exclue le schéma
Définition
Une suite arithmétique est une suite de nombres entiers dont chaque terme est obtenu
par l'addition d'un nombre constant, dit la raison de la suite, noté : r, au terme précédent.
Ainsi, une suite arithmétique est intégralement déterminée par son premier terme
noté : u0 = u, et sa raison r,
de ce fait son terme générique est donnée par l'expression littérale
ui = (u+(r.i)).
D'où le résultat suivant,
Théorème
La série formée par la succession des sommes respectives des termes d'une suite
arithmétique est donnée par l'expression récurrente
Σ n = nu + 1/2 n(n−1)r).
Démonstration
Pour l'établir, il nous suffit de calculer l'expression
Σ i∈n(u+(r.i)) = nu + 1/2 n(n−1)r)
il nous suffit de constater par un calcul rudimentaire que la somme de deux termes de même
ordre respectifs vaut : 2u+(n−1)r.
Lemme de la parité
si n = 2k alors Σ n = k (mod n)
si n = 2k+1 alors Σ n = 0 (mod n)
Démonstration
1. n = 2k implique que k + k = 0 (mod n) soit 1/2n = + k = − k (mod n)
Σ n = 1/2 n(n−1) avec n = 2k
Σ n = k(2k − 1) = 2k2 − k = 2k2 + k = k + k×2k = k + kn = k (mod n)
conclusion
si n = 2k alors Σ n = k (mod n)
Nous pouvons noter dans ces conditions
Σ n = 1/2n + λn = (λ+1/2)n
= k + λ2k = (2λ+1)k
2. n = 2k+1
Σ n = 1/2 n(n−1) avec n = 2k +1
Σ n = 1/2 (2k +1)(2k+1 − 1) = 1/2 (2k +1) 2k = k(2k +1) = kn = 0
conclusion
si n = 2k+1 alors Σ n = 0 (mod n)
Nous pouvons noter dans ces conditions
Σ n = λn = λ(2k+1) (mod n)
Nous en donnons une construction partielle qui suffit ici à notre étude des nombres à
partir de la troisième ligne, pour (2 ≤ n), car les application sur le vide et sur le singleton nous
retiendrons pas pour l'instant ici.
colonnes 0 1 2 3 4 5
______________
lignes 0 1 0 0
1 1 1 0 0
2 1 2 1 0 0 Σ2 = 1 = 1 ≠ 0 (mod 2)
3 1 3 3 1 0 0 Σ3 = 3 = 0 (mod 3)
4 1 4 6 4 1 0 Σ4 = 6 = 2 ≠ 0 (mod 4)
5 1 5 10 10 5 1 Σ5 = 10 = 0 (mod 5)
6 1 6 15 20 15 6 Σ6 = 15 = 3 ≠ 0 (mod 6)
7 1 7 21 35 35 21 Σ7 = 21 = 0 (mod 7)
8 1 8 28 56 70 56 Σ8 = 28 = 4 ≠ 0 (mod 8)
9 1 9 36 84 126 84 Σ9 = 36 = 0 (mod 9)