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Équations paramétriques et géométrie vectorielle

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Terminale S

Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes


En mathématiques, il a fallu attendre Al-Khwarizmi (780-850) afin de faire le lien entre la
géométrie et les équations. En effet, il a découvert que si on regarde les solutions de certaines
équations (souvent à deux inconnues) on peut observer la formation d’objet géométrique. Ce
domaine des mathématiques encore étudié aujourd’hui se nomme la géométrie vectorielle.
I. Repères de l’espace
Dans le plan, on peut décomposer tout vecteur sur deux vecteurs non-colinéaires.
Dans, l’espace, on peut décomposer tout vecteur sur trois vecteurs non-coplanaires.

Propriété :
Soit 𝐴, 𝐵, 𝐶 et 𝐷 quatre points non-coplanaires de l’espace.
Pour tout point 𝑀,

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑥𝐴𝐵
- il existe des réels 𝑥, 𝑦, 𝑧 tels que : 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑦𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑧𝐴𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ .

- ce triplet (𝑥; 𝑦; 𝑧) est unique.

Définition : Repéré de l’espace

Un repère (𝑂; 𝑖; 𝑗; 𝑘 ⃗ ) de l’espace est formé :


- d’un triplet 𝑂 origine du repère.
⃗ ) de vecteurs non-coplanaires.
- d’un triplet (𝑖, 𝑗, 𝑘

⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑖, 𝐴𝐶
Remarque : De la propriété, appliquée avec 𝐴 = 𝑂, 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑗 et 𝐴𝐷 ⃗ , on en déduit :
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑘

Propriété : Coordonnées d’un point

Soit (𝑂; 𝑖; 𝑗; 𝑘) un repère de l’espace. Pour tout point 𝑀 de l’espace,


il existe un unique triplet (𝑥; 𝑦; 𝑧) de réels tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑗
𝑂𝑀
On note 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧)

Notation : Si 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) alors on appelle 𝑥 l’abscisse, 𝑦 l’ordonnée et 𝑧 la cote du point 𝑀.

Remarque : Pour tout vecteur 𝑢, il existe un point 𝑀 tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑂𝑀 = 𝑢 ⃗ . Comme dans le plan, on
définit les coordonnées de 𝑢 comme celles de ce point 𝑀. Autrement dit :

Propriété : Coordonnées d’un vecteur

Soit (𝑂; 𝑖; 𝑗; 𝑘) un repère de l’espace.


Pour tout vecteur 𝑢 ⃗ , il existe un unique triplet (𝑥; 𝑦; 𝑧) de réels tels que :
𝑢
⃗ = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 + 𝑧𝑗
𝑥
On note 𝑢⃗ (𝑦) ou 𝑢(𝑥; 𝑦; 𝑧).
𝑧

1
SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

⃗ ne dépendant pas de l’origine 𝑂 choisie.


Remarque : Les coordonnées de 𝑢

Propriété :
Dans un repère de l’espace,
𝑥 𝑥′ 𝑥 + 𝑥′ 𝑘𝑥
⃗ (𝑦) et 𝑣 (𝑦′), alors 𝑢
- si 𝑢 ⃗ + 𝑣 (𝑦 + 𝑦′) et pour tout réel 𝑘 ∈ ℝ, 𝑘𝑢
⃗ (𝑘𝑦).
𝑧 𝑧′ 𝑧 + 𝑧′ 𝑘𝑧
- deux vecteurs sont colinéaires si et seulement si leurs coordonnées dont proportionnelles ;
𝑥𝐵 − 𝑥𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ (𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 ).
- si 𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et 𝐵(𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵 ; 𝑧𝐵 ), alors 𝐴𝐵
𝑧𝐵 − 𝑧𝐴
𝑥𝐴 +𝑥𝐵 𝑦𝐴 +𝑦𝐵 𝑧𝐴 +𝑧𝐵
Le milieu de [𝐴𝐵] a pour coordonnées ( ; ; ).
2 2 2

Représentation paramétrique d’une droite

Dans l’espace muni d’un repère, on considère la droite 𝑑 passant par le point 𝐴(𝑥0 ; 𝑦0 ; 𝑧0 ) et de
𝑎
⃗ (𝑏 ) où (𝑎; 𝑏; 𝑐) ≠ (0; 0; 0).
vecteur directeur 𝑢
𝑐
Un point 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) appartient à la droite 𝑑 si et seulement s’il existe un réel 𝑡 tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 = 𝑡𝑢⃗ , ce
qui s’exprime avec les coordonnées par le système :
𝑥 − 𝑥0 = 𝑎𝑡 𝑥 = 𝑥0 + 𝑎𝑡
{𝑦 − 𝑦0 = 𝑏𝑡 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 {𝑦 = 𝑦0 + 𝑏𝑡
𝑧 − 𝑧0 = 𝑐𝑡 𝑧 = 𝑧0 + 𝑐𝑡

Propriété : Représentation paramétrique d’une droite

Soit 𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 , 𝑎, 𝑏, 𝑐 des réels avec (𝑎; 𝑏; 𝑐) ≠ (0; 0; 0).


𝑎
Dans un repère de l’espace, la droite 𝑑 passant par 𝐴(𝑥0 ; 𝑦0 ; 𝑧0 ) et de vecteur directeur 𝑢
⃗ (𝑏 ) est
𝑐
𝑥 = 𝑥0 + 𝑎𝑡
l’ensemble des points 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) tels que {𝑦 = 𝑦0 + 𝑏𝑡
𝑧 = 𝑧0 + 𝑐𝑡
Ce système d’équation est appelé une représentation paramétrique de 𝑑.

Remarque 2 : Une droite a une infinité de représentation paramétrique.


Remarque 2 : Contrairement au plan, une droite ne possède pas une équation cartésienne dans
l’espace.
𝑥 = 4 − 5𝑡
Exemple : {𝑦 = −2 + 2𝑡 , 𝑡 ∈ ℝ est une représentation paramétrique de la droite 𝑑 passant par le
𝑧 = 1 + 3𝑡
−5
⃗ ( 2 ) car (−5; 2; 3) ≠ (0; 0; 0).
point 𝐴(4; −2; 1) et dirigée par le vecteur 𝑢
3

2
SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

- Le point obtenu en prenant 𝑡 = −1 est le point 𝐵(9; −4; −2).


⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑡𝑢
Il appartient à la droite 𝑑 et on a 𝐴𝐵 ⃗ = −𝑢
⃗.

- Soit le point 𝐶(−6; 2; 7). Pour savoir s’il appartient à la droite 𝑑, on cherche 𝑡 tel que l’on ait
−6 = 4 − 5𝑡
à la fois les trois égalités {2 = −2 + 2𝑡 .
7 = 1 + 3𝑡
On constate que ce système de trois équations a pour solution 𝑡 = 2.
Le point 𝐶 appartient donc à la droite 𝑑 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 = 2𝑢 ⃗
Représentation paramétrique d’un plan

Dans l’espace muni d’un repère, on considère le plan 𝑃 passant par le point 𝐴(𝑥0 ; 𝑦0 ; 𝑧0 ) et dirigé
𝑎 𝑎′
⃗ (𝑏 ) et 𝑣 (𝑏′) où (𝑎; 𝑏; 𝑐) ≠ (0; 0; 0) et (𝑎′ ; 𝑏 ′ ; 𝑐 ′ ) ≠ (0; 0; 0).
par les vecteurs directeurs 𝑢
𝑐 𝑐′
Un point 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) appartient au plan 𝑃 si et seulement s’il existe deux réels 𝑡 et 𝑡 ′ tel que
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑡𝑢
𝐴𝑀 ⃗ + 𝑡′𝑣 , ce qui s’exprime avec les coordonnées par le système :
𝑥 − 𝑥0 = 𝑎𝑡 + 𝑎′𝑡′ 𝑥 = 𝑥0 + 𝑎𝑡 + 𝑎′𝑡′
{𝑦 − 𝑦0 = 𝑏𝑡 + 𝑏′𝑡′ 𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 {𝑦 = 𝑦0 + 𝑏𝑡 + 𝑏′𝑡′
𝑧 − 𝑧0 = 𝑐𝑡 + 𝑐′𝑡′ 𝑧 = 𝑧0 + 𝑐𝑡 + 𝑐′𝑡′

Ce système d’équation est appelé une représentation paramétrique du plan 𝑃.


II. Orthogonalité dans l’espace

Définition : Droites orthogonales

Deux droites de l’espace sont orthogonales si et seulement


s’il existe deux droites coplanaires qui leur sont parallèles
et qui sont perpendiculaires entre elles.

Remarque : On réserve le terme « perpendiculaire » à des droites qui sont orthogonales et sécantes.

Exemple : Dans le cube 𝐴𝐵𝐶𝐷𝐸𝐹𝐺𝐻 ci-contre, les droites (𝐻𝐷) et (𝐺𝐻) sont perpendiculaires en
𝐻. Comme (𝐴𝐸) est parallèle en (𝐻𝐷), les droites (𝐴𝐸) et (𝐺𝐻) sont orthogonales.

Définition : Vecteurs orthogonaux


Deux vecteurs 𝑢 ⃗ et 𝑣 sont orthogonaux si et seulement si, soit l’un des deux (au moins) est nul, soit
ils sont des vecteurs directeurs (non-nuls) de deux droites orthogonales.

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SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

Notation : 𝑢 et 𝑣 sont orthogonaux se note 𝑢


⃗ ⊥ 𝑣.
Par exemple, on a ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐴𝐸 ⊥ 𝐺𝐻

Définition : Droite orthogonale à un plan


Une droite est orthogonale à un plan si et seulement si elle est orthogonale à deux droites de ce plan.

A l’aide du produit scalaire, nous pouvons démontrer la propriété suivante :

Propriété :

Si une droite est orthogonale à un plan,


elle est orthogonale à toute droite de ce plan.

Exemple : Δ est perpendiculaire à 𝑑1 et à 𝑑2 qui sont incluses dans 𝑃 et sécantes donc Δ est
orthogonale à 𝑃. 𝑑 est incluse dans 𝑃 donc Δ est orthogonale à 𝑑.
Attention !! 𝑑1 et 𝑑2 , perpendiculaires à Δ, ne sont pas parallèles entre elles !

Remarques 1 : Une droite de vecteur directeur 𝑢 ⃗ est orthogonale à un plan de vecteurs directeurs 𝑣
𝑤
⃗⃗ si et seulement si 𝑢
⃗ est orthogonal à 𝑣 et 𝑤
⃗⃗ .
Remarques 2 : Par un point donné passe une droite et une seule orthogonale à un plan donné.
Remarques 3 : Par un point donné passe un plan et un seul orthogonal à une droite donnée.
Remarques 4 : Deux plans orthogonaux à une Remarques 5 : Deux droites orthogonales à
même droite sont parallèles entre eux. un même plan sont parallèles entre elles.

Propriété :

Le plan médiateur d’un segment [𝐴𝐵] est le plan orthogonal à (𝐴𝐵)


qui passe par le milieu de [𝐴𝐵].

Le plan médiateur d’un segment [𝐴𝐵] est aussi l’ensemble


des points de l’espace équidistants de 𝐴 et 𝐵.

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SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

III. Produit scalaire dans l’espace

Définition : Droite orthogonale à un plan

⃗ et 𝑣 deux vecteurs de l’espace et 𝐴, 𝐵, 𝐶 trois points tels que 𝑢


Soit 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝑣 = 𝐴𝐶
⃗ = 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ .
Il existe au moins un plan 𝑃 contenant 𝐴, 𝐵 et 𝐶. On définit le produit scalaire de 𝑢 ⃗ et 𝑣 comme étant
le produit scalaire 𝑢
⃗ ∙ 𝑣 dans le plan 𝑃.

Remarque : 𝑢
⃗ ∙ 𝑣 ne dépend que de 𝑢⃗ et 𝑣, et ne dépend ni des représentants de 𝑢
⃗ et 𝑣, ni du plan 𝑃
choisi comme le montre la formule de calcul avec les normes.

On peut alors soit étendre directement à l’espace des expressions et propriétés du produit scalaire
dans le plan, soit démontrer des propriétés semblables.
𝟏 𝟐 𝟐
- ⃗ ∙𝒗
Avec les normes : 𝒖 ⃗ = (‖𝒖 ⃗ ‖ − ‖𝒖
⃗ +𝒗 ⃗ ‖ − ‖𝒗
⃗‖ )
𝟐

1
On a aussi ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐶 = (𝐴𝐵 2 + 𝐴𝐶 2 − 𝐵𝐶 2 ).
2

- Avec le cosinus : si 𝒖 et 𝒗 sont nuls, 𝒖 ∙ 𝒗 = ‖𝒖‖. ‖𝒗‖ 𝐜𝐨𝐬(𝒖, 𝒗)

Autrement dit, si 𝐴 ≠ 𝐵 et 𝐴 ≠ 𝐶, 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝐴𝐶


⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐴𝐵. 𝐴𝐶. cos(𝐵𝐴𝐶
̂ ).
L’angle (𝑢
⃗ , 𝑣) ne peut être défini qu’au signe près dans l’espace mais ceci n’affecte pas son cosinus.
- Avec le projeté orthogonal

Si 𝐴 ≠ 𝐵, il existe un seul plan orthogonal à la droite (𝐴𝐵) et passant par 𝐶. Ce plan coupe la droite
(𝐴𝐵) en un unique point 𝐻 appelé projeté orthogonal de 𝐶 sur la droite (𝐴𝐵). 𝐻 est aussi le projeté
orthogonal de 𝐶 sur (𝐴𝐵) dans un plan 𝑃 contenant 𝐴, 𝐵 et 𝐶.
On a donc 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐴𝐶
⃗ ∙ 𝑣 = 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐴𝐻
⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Définition : Distance entre un point et une droite

La distance entre le point 𝐶 et la droite (𝐴𝐵) est la distance 𝐶𝐻 où 𝐻 est le projeté orthogonal de 𝐶
sur la droite (𝐴𝐵).

- Produit scalaire et orthogonalité


Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul.
- Dans un repère orthonormé
⃗ ) est orthonormé si et seulement si les vecteurs 𝑖, 𝑗, 𝑘 sont deux à deux
Un repère (𝑂; 𝑖; 𝑗; 𝑘
orthogonaux et ‖𝑖‖ = ‖𝑗‖ = ‖𝑘 ⃗‖=2

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SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

Propriété :
L’espace étant muni d’un repère orthonormé :
𝑥 𝑥′
⃗ (𝑦) et 𝑣 (𝑦′) alors ‖𝑢
- Si 𝑢 ⃗ ∙ 𝑣 = 𝑥𝑥 ′ + 𝑦𝑦 ′ + 𝑧𝑧′
⃗ ‖ = √𝑥 2 + 𝑦 2 + 𝑧 2 et 𝑢
𝑧 𝑧′
- Si 𝐴(𝑥𝐴 ; 𝑦𝐴 ; 𝑧𝐴 ) et 𝐵(𝑥𝐵 ; 𝑦𝐵 ; 𝑧𝐵 ) alors 𝐴𝐵 = √(𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )2 + (𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )2 + (𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 )2

⃗2=𝑢
Remarque : 𝑢 ⃗ ∙𝑢
⃗ est appelé carré scalaire de 𝑢 ⃗ 2 = ‖𝑢
⃗ et 𝑢 ⃗ ‖2 .

Propriétés algébriques :

Soit 𝑢 ⃗⃗ trois vecteurs de l’espace et 𝑘 un réel.


⃗ , 𝑣 et 𝑤
- Symétrie : 𝑢⃗ ∙𝑣 =𝑣∙𝑢 ⃗
⃗ ∙ (𝑣 + 𝑤
- Bilinéarité : 𝑢 ⃗⃗ ) = 𝑢⃗ ∙𝑣+𝑢 ⃗ ∙𝑤 ⃗ ∙ (𝑘𝑣) = 𝑘 × (𝑢
⃗⃗ et 𝑢 ⃗ ∙ 𝑣)
- Identités remarquables : (𝑢 ⃗ + 𝑣). (𝑢
⃗ − 𝑣 ) = ‖𝑢 ⃗ ‖2 − ‖𝑣‖2
⃗ + 𝑣)2 = ‖𝑢
(𝑢 ⃗ + 𝑣 ‖2 = ‖𝑢 ⃗ ‖2 + 2(𝑢
⃗ ∙ 𝑣) + ‖𝑣‖2
2 2 2
(𝑢
⃗ − 𝑣) = ‖𝑢 ⃗ − 𝑣 ‖ = ‖𝑢 ⃗ ‖ − 2(𝑢⃗ ∙ 𝑣) + ‖𝑣‖2

IV. Vecteur normal à un plan

Définition : Vecteur orthogonal à un plan

Un vecteur 𝑛⃗ est normal à un plan 𝑃, si et seulement si,


il est non-nul et orthogonal à deux vecteurs non-colinéaires de 𝑃.

Propriété :
Un vecteur normal à un plan est orthogonal à tous les vecteurs de ce plan.

Démonstration : Un vecteur normal 𝑛⃗ à un plan 𝑃 est orthogonal à deux vecteurs non-colinéaires 𝑢



et 𝑣 de 𝑃. 𝑢
⃗ et 𝑣 dirigeant 𝑃, pour tout vecteur 𝑤
⃗⃗ de 𝑃, il existe des réels 𝑥 et 𝑦 tels que
𝑤
⃗⃗ = 𝑥𝑢 ⃗⃗ = 𝑛⃗ ∙ (𝑥𝑢
⃗ + 𝑦𝑣. Alors 𝑛⃗ ∙ 𝑤 ⃗ + 𝑦𝑣) = 𝑥(𝑛⃗ ∙ 𝑢
⃗ ) + 𝑦(𝑛⃗ ∙ 𝑣) = 𝑥 × 0 + 𝑦 × 0 = 0.
Donc 𝑛⃗ est orthogonal à tout vecteur de 𝑃.

Remarque : On peut démontrer la 1ère propriété de la partie II à l’aide du produit scalaire

Propriété (admise) :

Tous les vecteurs normaux à un plan sont colinéaires entre eux.

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SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

Remarque : Un vecteur normal à un plan est un vecteur directeur de toutes les droites orthogonales
au plan. Une droite de vecteur directeur 𝑢
⃗ est donc orthogonale à un plan de vecteur normal 𝑛⃗ si et
seulement si 𝑢
⃗ et 𝑛⃗ sont colinéaires.

Propriété (admise) :
Deux plans sont parallèles si et seulement si
un vecteur normal de l’un est colinéaire à un vecteur normal de l’autre.

Définition : Vecteur orthogonal à un plan

Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si


l’un continent une droite orthogonale à l’autre.

Exemple : (𝐶𝐺𝐻) est perpendiculaire à (𝐴𝐷𝐸) car (𝐶𝐺𝐻) contient (𝐺𝐻) qui est orthogonale à
(𝐴𝐷𝐸). (𝐶𝐻) est incluse dans (𝐶𝐺𝐻) mais (𝐶𝐻) n’est pas perpendiculaire à (𝐴𝐸𝐷).

Attention : Si deux plans sont perpendiculaires, une droite de l’un n’est pas nécessairement
orthogonale à l’autre.

Propriété (admise) :

Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si


un vecteur normal à l’un est orthogonal à un vecteur normal de l’autre.

V. Equation cartésienne d’un plan

Propriété : Propriété caractéristique d’un plan


Soit 𝑛⃗ un vecteur non-nul et 𝑃 le plan passant par 𝐴 et
de vecteur normal 𝑛⃗. Un point 𝑀 appartient au plan 𝑃
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ = 0.
si et seulement si 𝐴𝑀

Démonstration : Si 𝑀 appartient au plan 𝑃 passant par 𝐴 et de vecteur normal 𝑛⃗, alors 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ est un
vecteur de 𝑃 et donc 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ = 0.
Réciproquement, supposons que 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ = 0. Soit 𝐻 le projeté orthogonal de 𝑀 sur 𝑃.
Alors 𝐴𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ = (𝐴𝐻
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝐻𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) ∙ 𝑛⃗ = 𝐴𝐻 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ + 𝐻𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ = 0 + 𝐻𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗ = 𝐻𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∙ 𝑛⃗.
Or 𝑛⃗ est normal à 𝑃 donc 𝑛⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐻𝑀 sont colinéaires et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐻𝑀 ∙ 𝑛⃗ = 𝐻𝑀 × ‖𝑛⃗‖ ou ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐻𝑀 = −𝐻𝑀 × ‖𝑛⃗‖.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Or 𝐴𝑀 ∙ 𝑛⃗ = 0 donc 𝐻𝑀 × ‖𝑛⃗‖ = 0 donc 𝐻𝑀 = 0 car ‖𝑛⃗‖ ≠ 0.
Par suite 𝑀 = 𝐻 et donc 𝑀 ∈ 𝑃.

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SAES Guillaume
Chapitre 14 : Equations paramétriques et cartésiennes Terminale S

Propriété :
Dans un repère orthonormé de l’espace.
- l’ensemble des points 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) tels que 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 avec (𝑎, 𝑏, 𝑐) ≠ (0,0,0) est un
𝑎
plan de vecteur normal 𝑛⃗ (𝑏 )
𝑐
- tout plan admet une équation de la forme 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑏𝑧 + 𝑑 = 0 avec (𝑎, 𝑏, 𝑐) ≠ (0,0,0).
Cette équation est appelée équation cartésienne du plan.

Démonstration : Comme (𝑎, 𝑏, 𝑐) ≠ (0,0,0), il existe (𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ) tels que 𝑎𝑥0 + 𝑏𝑦0 + 𝑐𝑧0 + 𝑑 =
0. Donc 𝑑 = −𝑎𝑥0 − 𝑏𝑦0 − 𝑐𝑧0 .
Soit un point 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) : 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 ⇔ 𝑎(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑏(𝑦 − 𝑦0 ) + 𝑐(𝑧 − 𝑧0 ) = 0.
𝑎
En posant 𝐴(𝑥0 ; 𝑦0 ; 𝑧0 ) et 𝑛⃗ (𝑏 ), on a : 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 = 0 ⇔ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ∙ 𝑛⃗ = 0.
𝑐
D’après la propriété précédente, l’ensemble des points 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) tels que 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 est
le plan passant par 𝐴 et de vecteur normal 𝑛⃗.
𝑎
- Soit 𝑃 le plan passant par 𝐴(𝑥0 ; 𝑦0 ; 𝑧0 ) et de vecteur normal 𝑛⃗ (𝑏 ).
𝑐
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) ∈ 𝑃 ⇔ 𝐴𝑀 ∙ 𝑛⃗ = 0
⇔ 𝑎(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑏(𝑦 − 𝑦0 ) + 𝑐(𝑧 − 𝑧0 ) = 0
⇔ 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐𝑧 + 𝑑 = 0 𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑑 = −𝑎𝑥0 − 𝑏𝑦0 − 𝑐𝑧0
Exemple : L’ensemble des points 𝑀(𝑥; 𝑦; 𝑧) tels que 4𝑥 + 𝑦 + 2𝑧 − 4 = 0 est un plan 𝑃 de vecteur
4
normal 𝑛⃗ (1).
2
𝐴(0; 0; 2), 𝐵(0; 4; 0) et 𝐶(1; 0; 0) sont des points non alignés de 𝑃.
𝑃 est le plan (𝐴𝐵𝐶).

Equation des plans de coordonnées

- 𝑥 = 0 est une équation de plan (𝑦𝑂𝑧) :


ceci signifie qu’un point appartient au plan (𝑦𝑂𝑧) si et seulement si ses coordonnées sont de
la forme (0; 𝑡; 𝑡′) où 𝑡, 𝑡′ sont des réels.
- 𝑦 = 0 est une équation du plan (𝑥𝑂𝑧).
- 𝑧 = 0 est une équation du plan (𝑥𝑂𝑦).

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SAES Guillaume

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