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Archéo

Intro à l'archéo

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Introduction à la pratique

de l’archéologie

Introduction

Qu’est-ce que l’archéologie ?

Archaios: qui concerne les temps très anciens, les origines


Logos : Le discours, le récit

Archéologie : sciences qui étudie le passé de l’humanité à travers ses vestiges


matériels.

Les données archéologique sont le résultat fossilisé du comportement humain,


progressivement, la discipline élargit son objet de recherche et ne se limite plus à une chasse
aux trésor mais tente de reconstituer des modes de vie ainsi que des modes de pensées. A
une échelle plus large, l’archéologie étudie des processus d’évolution des sociétés.

Quel est l’objectif de l’archéologie ?

Comprendre l’homme et les sociétés humaines du passé (lointain ou proche).


L’archéologie fait partie des sciences humaines et sociales (« Humanities »).

Quel est l’objet de recherche de l’archéologie ?

Étude des traces d’activité humaine, des témoignages matériels de présence


humaine, y compris dans leurs dimensions sociale et économique et dans leur interaction
avec l’environnement.

Archéologie : étude des archives du sol

Le travail de l’archéologie s’inscrit de plus en plus dans l’urgence, les archives du sol
disparaissent rapidement (pression démographique, urbanisation)

Archéologie de programme vs archéologie préventive

Sa mission fondamentale : enregistrer les archives du sol avant leur destruction, leur
disparition, sauver des pans entiers de la connaissance.
Deux étapes fondamentales après la découverte d’un site

Enregistrer et interpréter, requièrent l’une et l’autre des méthodes et des moyens


spécifiques. Ces méthodes d’ENREGISTREMENT et d’INTERPRETATION
sont très nombreuses, et en constante évolution. Discipline en expansion, les champs de
recherche, les objets d’étude se multiplient et se renouvellent en permanence.

Une science par nature interdisciplinaire

A la fois dans ses méthodes et dans ses objets de recherche, l’archéologie est à
l’interface entre

 Sciences de l’Homme (sciences humaines et sociales)

Permet de retracer l’histoire de l’humanité depuis ses origines à la différence


de l’histoire classique, basé sur l’écrit. Si les « premiers hommes » remontent à
quelques millions d’années, l’écriture remonte à plus ou moins 5000 ans.

 De plus, l’écriture n’est apparue dans beaucoup de régions que très


récemment.

 Sciences de la Terre (matériaux, environnement)

 Géologie, géomorphologie, pédologie,…

 Sciences de la Vie (bio-archéologie)

 Anthropologie physique, botanique, zoologie,…

Les données et les histoires

Les faits, les observations ou les données ne parlent pas d’eux-mêmes. Les données
ne sont généralement ni simples, ni neutres.

Les données sont rarement univoques, sans incertitudes

Les données sont difficiles à objectiver, car on les appréhende en étant influencé
par l’histoire des recherches précédentes, et par notre propre bagage théorique et
idéologique.

 En sciences humaines, il y a souvent plusieurs interprétations possibles d’un même


phénomène.
Chapitre 1 : la découverte des sites archéologique

Qu’est-ce qu’un site archéologique ?

Site : surface de taille variable couverte de manière plus ou moins continue de


vestiges archéologique appartenant à une ou plusieurs unités/périodes d’occupations.

Remarque : plus un site est détruit, plus son matériel est visible. Un site bien
conservé peut être imperceptible en surface.

Autre loi : plus la destruction du site est violente, mieux il est conservé.

1. Facteurs naturels

Les éléments naturels peuvent permettre la découverte de sites qui étaient enfouis
sous terre. Exemple : une tempête peut faire ressurgir des éléments qui étaient enfouis sous

2. Découvertes fortuites

On peut tomber par hasard sur des sites en faisant des constructions (maison,
tunnel,…)

3. Toponymie et légendes

Toponymie : étude des noms de lieux


Odonymie : étude des noms de voies de communication
Légendes : traditions rurales anciennes

Il arrive souvent que la toponymie conserve la trace d’appellations anciennes qui


peuvent renvoyer à des occupations humaines disparues et donc constituer des indices de la
présence de vestiges archéologiques. Il s’agit notamment d’un certain nombre de noms de
lieux dont la dénomination moderne dérive de noms latins ou du balatin. On rencontre aussi
dans la toponymie les noms de personnes historiques ou légendaires. C’est le cas du nom de
César qui revient fréquemment, de Charlemagne etc. que l’on retrouve dans le Chemin de
César ou le Chemin de Charlemagne par exemple. Ces mentions ne signifient pas que César
ou Charlemagne a emprunté ces voies ou y ont été présents mais sont la trace dans la
tradition populaire locale du souvenir d’occupations anciennes ou la conscience de la grande
ancienneté de certains chemins/voies de circulation. Ce sont donc des indices intéressants
pour l’archéologue.

4. Étude des cartes

Les cartes anciennes apportent beaucoup d’infos sur l’état des paysages avant les
transformations liées à la révolution industrielle du 19e siècle qui a fortement modifier nos
paysages
L’étude des cartes anciennes peuvent être complétée par une étude des cartes
récentes

5. La prospection pédestre

Méthode d’investigation visant à identifier et à localiser la présence de sites


archéologique.

Il y a deux enquêtes préalables à la prospection

 Géologie : étude de la composition ; de la structure des couches terrestres.

 Géomorphologie : étude de géographie physique, étudier les formes, les


reliefs de la surface terrestre ; résultat de mouvements tectoniques et de l’érosion.
Étude de la formation des paysages.

Parcourir à pied un espace délimité de façon systématique et organisé pour identifier


et localiser tous les vestiges visibles en surface.

Attention : la présence d’artéfacts de signifie pas forcément la présence d’un site

Comment prospecter un grand territoire ?

On va identifier et prospecter tous les sites qui présentent déjà des indices de la
présence de vestiges (site oriented)

On définit un certain nombre de surfaces aléatoires à investiguer er on met en place


un base statistique pour donner une image générale (approche statistique par
échantillonnage arbitraire)

6. L’évaluation par sondage

Technique associé à l’archéologie préventive : archéologie menée sur un site lorsque


son sous-sol est menacé de destruction ( construction de parking, bâtiments,…). Il s’agit donc
de pouvoir évaluer le potentiel archéologique de ces sites avant que les destructions ne
commencent, qu’on soit en contexte rural ou urbain.

Si résultat positif, on essaye de réaliser des fouilles en adaptant le programme de


construction

Pour ce faire, on implante des sondages de façon régulière, par exemple des
tranchées de 10m de long sur 2m de large qui vont être séparées par un intervalle de 10m
écartés de 5m par exemple. Avec une technique comme celle-ci, on couvre une partie
seulement de la surface du terrain, soit 5 à 10% du terrain au total. Ces sondages sont bien
souvent réalisés avec des engins mécaniques et la terre de remblaie est laissée à côté de la
tranchée de façon à pouvoir reboucher la tranchée rapidement une fois que l’intervention
est achevée. Ces tranchés peuvent être implantées dans un alignement ou on peut choisir de
les décaler, ce qui va augmenter la probabilité de rencontrer des structures enfouies (il n’y a
pas de règle absolue).

Ainsi, cette méthode d’évaluation par sondages systématiques est très efficace pour
identifier la présence de vestiges archéologiques mais n’est pas suffisante pour comprendre
un site archéologique et doit donc être suivie d’une fouille proprement dite.

7. Le carottage

Permet d’identifier le potentiel archéologique d’un site quand d’autres méthodes


sont trop compliqués ou pas accessible pour diverses raisons. Dans les terrains où la terre
n’est pas retournée (prairies, couvert de végétaux,…) Il n’est pas possible de faire la
prospection pédestre, on se tourne donc vers le carottage. Le carottage se fait au moyen
d’une tarière et peut également se faire de manière mécanique

Nous avons vu que la prospection pédestre permet d’identifier la présence de


vestiges archéologiques à partir d’éléments visibles en surface mais pour cela, il faut que le
sol ait été remué et donc dans beaucoup d’environnements ces prospections ne sont pas
efficaces. C’est le cas si on a un sol recouvert de prairie ou de forêt où le sol n’est
pratiquement jamais remué de sorte qu’il n’y a pas de raison pour que les éléments fassent
surface

Les évaluations par sondage nécessitent des moyens importants et nécessitent de


remuer le sol, ce qui n’est pas toujours possible. Face à cela, le carottage est une sorte
d’entre-deux qui permet d’évaluer le potentiel archéologique d’un site dans les contextes où
les autres méthodes ne sont pas efficaces ou ne sont pas accessibles. Ces carottages
consistent à réaliser une carotte du terrain donc à forer dans le terrain à l’aide d’une tarière
pour remonter une séquence du sous-sol dans lequel est réalisé le carottage.

Permet de déterminer ce qu’il s’y trouve et déterminer les couches archéologiques.


Ces carottes remontent aussi du matériel éventuellement archéologique comme des tessons
et fragments qui peuvent être étudiés pour dater les différentes couches prélevées dans ces
carottes ou des éléments organiques qui peuvent être datés par la méthode du carbone 14
et qui permettent d’accrocher les carottes réalisées dans une séquence chronologique. Ainsi,
en multipliant les carottages, on peut obtenir une vision diachronique de l’évolution de
l’occupation et du paysage dans toute la région.

8. La prospection aérienne

Permet de repérer des sites depuis le ciel en localisant des anomalies, localise des
traces qui ne sont pas visibles depuis la terre ferme. S’est développer dès le début de
l’aviation et surtout pendant la seconde guerre mondiale

Il y a différentes formes sous lesquels on les découvre :


1. Shadow site : On peut voir
des ombres dû à un relief
créés par la présence de
structures souterraines
(souvent le matin ou le soir
pour qu’on puisse voir les
ombres)

2. Soilmark site : éléments enfouis qui remontent à la surface durant les labours, avec le
temps. Lorsqu’on a du mobilier enfoui dans le sol ou du mobilier de construction
(briques, tuiles), les labours peuvent faire remonter à la surface certains de ces
éléments qui, par la régularité de leurs formes géométriques, permettent d’identifier
la présence de sites archéologiques, de structures archéologiques qui pourront être
caractérisées si elles sont suffisamment claires et nettes.

3. Cropmarks site : En fonction


de la nature du sous-sol, la
croissance des végétaux ou
des céréales va être
différente et on va observer
des céréales qui vont
davantage pousser, qui vont
avoir une croissance plus
favorable lorsque le sous-sol
est plus meuble dans le cas
(ici à droite) où on a des
restes d’un fossé avec un remplissage de terre plus meuble qui va emmagasiner
davantage d’humidité et qui va donc favoriser la croissance des céréales. Tandis qu’à
gauche, on a la présence de nombreuses pierre qui va défavoriser la croissance des
végétaux. Cette croissance différentielle entrainera le phénomène des "ombres"
portées qui pourront être observées depuis le ciel et si les structures sont régulières,
elles vont dessiner des formes qui pourront être identifiées depuis le ciel.

Il y a certaines méthodes : il faut tenir un journal de bord, potentiellement utiliser un


GPS qui aide pour localiser plus précisément les artéfacts, survols réguliers d’une même
zone car les conditions changent et peuvent cacher ou faire découvrir des choses qui ne sont
pas visibles a d’autres moments

9. Le LIDAR (light detection and ranging)

Style de radar à rayon laser situé dans un avion qui est géolocalisé en temps réel, il
émet des rayons laser/lumineux vers le sol sui sont par la suite réfléchis lors de la rencontre
d’un obstacle. Le rayon est réfléchi par tout ce qu’il rencontre (arbre, sol,…) La cartographie
du rayonnement peut être géoréférencé. Technique assez couteuse qui est peu utilisée, elle
sert principalement aux autorités publiques pour la gestion du territoire, qui est par la suite
récupérer par les archéologue
10. La prospection géophysique

Ensemble de méthode qui comprends toutes les techniques géophysiques utilisées


en archéologie. Ce sont des méthodes non destructrices. Mesure du champ magnétique
terrestre et de ses potentielles perturbations (anomalies). Les anomalies sont ensuite
interprétés (naturelles ou anthropiques). Les anomalies naturelles sont certaines matériaux
du sous-sol sont porteurs d’une aimantation (métal). Les anomalies anthropiques sont des
artéfacts qui créent des perturbations dans la mesure du champ magnétique terrestre, par
exemple des scories de métal ou des éléments de terre cuite (briques, parois de four,…). Ce
n’est pas parce qu’on a une altération que l’on a forcément un artéfact. Certains éléments
sont porteurs d’une anomalie magnétique naturelle

Il y a deux méthodes :

Prospection par résistivité électrique →


on envoie un courant électrique dans le sol, si le
terrain est homogène (avec rien dedans), le
résistivité reste la même tout le long, mais s’il
rencontre un obstacle, sa résistivité change en
fonction de l’objet rencontré. Il y a plusieurs
capteurs qui calculent simultanément la
résistivité a différentes profondeurs. Celle-ci
donne une très bonne résolution. C’est basé sur
le principe de conductivité des matériaux,
exemple le métal conduit bien l’électricité donc
sa résistivité est faible, alors que le bois la
conduit mal donc sa résistivité est forte

Prospection géomagnétique → mesure des anomalies dans le champ magnétique


terrestre il y a trois types d’aimantation, l’aimantation induite, les objets placés dans la
champ magnétique produise un nouveau champ magnétique ou perturbent le champ de
base. Et l’aimantation rémanente, certains objets, même non placés dans un champ
magnétique produisent un champ magnétique. Et l’aimantation thermo-rémanente, lors
d’une cuisson, les atomes des objets cuit s’orientent en fonction du champ magnétique
terrestre et peuvent générer un nouveau champ magnétique

Chapitre 2 : la fouille et l’enregistrement des données

L’archéologie peut être assimilé à une science de laboratoire, le terrain est son
laboratoire. Par ailleurs, on refait pas la fouille deux fois : la fouille est destructrice et il n’y a
pas de retour en arrière. Souvent, l’archéologue se retrouve obligé de détruire une partie
des données pour pouvoir accéder aux niveaux plus bas. Toute donnée qui n’est pas
enregistrée au moment de la fouille est perdue, il est donc important de mettre en place la
méthode de fouille la plus adaptée
1. L’importance du contexte

La Renaissance et les cabinets de curiosité : la période des antiquaires. Pas le même


style d’antiquaires de nos jours. Avant un antiquaire était quelqu’un qui s’intéressait aux
objets anciens et non pas quelqu’un qui les vend comme maintenant. L’intérêt pour les
choses du passé se développe à la renaissance. Un certain nombre d’humanistes se
considèrent comme détenteurs d’un savoir sur la vie des anciens, ce sont les antiquaires. Ils
constituent des collections d’objets anciens -> Naissance des cabinets d’antiques, ancêtres
des cabinets de curiosité

La notion d’ensemble, d’assemblage : Ensemble d’objets provenant d’un


même contexte et qui s’éclairent mutuellement.

L’apport de la géologie : le contexte stratigraphique. Création de coupe


stratigraphique emprunté aux géologues. Plus l’objet est enfuit dans le sol plus il est vieux,
cela s’applique aussi aux accumulations naturelle

Géologie : Discipline qui étudie les différentes couches géologiques, les strates,
ou stratifications.

2. Stratigraphie

La stratigraphie s’appuie sur l’universalité du principe de sédimentation : Les


couches de sédiments se superposent au fil du temps, les plus anciennes sont les
plus profondes, et les plus récentes les plus récentes sont situées au-dessus. -> Ce principe
s’applique aux choses d’origines naturelles et anthropiques.

Stratigraphie : Mise en évidence des relations entre les couches, ainsi que
les structures et objets contenues dans ces couches.

Unité stratigraphique : Une couche ou un dépôt qui présente des limites plus
ou moins nettes et une uniformité de couleur, texture, et de structure qui permet de
les considérer comme une unité formant la plus petite division d’une stratigraphie. ⇨ On
numérote les unités stratigraphiques.

Relations stratigraphiques

Les couches sont parfois en relation, on peut schématiser ces relations en 3 types :

a. L’absence de relation : Ce sont deux couches distinctes qui n’ont aucune relation
entre elles
b. Superposition : Deux couches sont
superposées si l’une est posée au-
dessus de l’autre

c. Équivalence : Une couche


peut être coupée par une
fosse, un trou,… Il n’y a donc
plus de relation directe entre
les éléments qui se trouvent
d’un côté et de l’autre.
Même si ces deux parties
sont similaires, nous n’avons pas la preuve qu’elles proviennent de la même couche,
on dit donc qu’elles ont une relation d’équivalence

La matrice de Harris : schéma mettant en relation les différentes US


d’une fouille. Lorsqu’il y a des accumulations, ce sont des unités
stratigraphiques positives

La notion d’interface : l’unité stratigraphique négative. Contrairement


aux accumulations, elles ne correspondent pas à une accumulation de
matériaux mais à un enlèvement ou un creusement. Lorsque que l’on
retire une couche. Parfois, on creuse des fosses, trous,… qui seront peut
être comblés après un certains temps. Dans la matrice de Harris, elle n’a
pas d’existence matérielle mais elle correspond tout de même à un
moment dans la séquence stratigraphique

Quand on regarde un creusement de manière stratigraphique, on


peut en tirer 3 informations, 3 unités stratigraphiques :
Le terrain encaissant : C’est la couche sur lequel le creusement a
été effectué > Unité stratigraphique positive. Le creusement : Unité stratigraphique
négative. Le comblement : Unité stratigraphique positive

Attention : parfois la stratigraphie peut être inversée lors


de bouleversements , exemple en cas d’érosion car les couches
glissent et viennent se déposer à l’envers
Les schématisations sont très utiles lors de stratigraphies complexes

On ne donne pas de numéro aux objets, sauf constructions, trous,… mais les objets
présent dans les couches peuvent nous donner des indices sur l’ancienneté des couches
dans lesquels ils sont présent

Les artéfacts

Les artéfacts retrouvés dans les couches peuvent nous fournir un terminus c-à-d un
moment avant lequel ou un moment à partir duquel

Terminus post quem (TPQ) → définit un moment après lequel un fait (mise en place
d’une couche, construction d’un sol,…) s’est produit. Exemple, si une pièce de monnaie date
de 1934, la couche dans laquelle elle se trouve ne peut pas dater d’avant 1934

Terminus ante quem (TAQ) → définit un moment avant lequel un fait s’est produit.
Exemple, une maison peut être construit en 1970 et contenir des journaux de 1967

Donc une couche peut contenir des objets plus anciens mais pas d’objets plus récent

Un artefact trouvé dans une couche va fournir un terminus post quem pour
les couches qui lui sont postérieures, mais il faut être prudent pour affirmer que
cet artefact donne un terminus ante quem pour les couches antérieures. (celles que
la couche recouvre).
Un artefact archéologique trouvé dans une couche peut être plus ancien que la
date réelle de cette couche. Utiliser cet artefact comme TAQ pour les couches avant
elles induirait une erreur de datation.

Un bon TAQ serait par exemple un évènement daté. (destruction anthropique


ou naturelle) -> Exemple : Pompéi ; l’éruption a eu lieu en 79, donc tout ce qui se trouve à
Pompéi est donc antérieur à 79.

3. Les différentes méthode de fouille

Les grands dégagements des sites monumentaux (entreprises de fouille visaient


d’abord à dégager les vestiges monumentaux, les vestiges architecturaux de ces grands sites.
La méthode suivie consistait à lancer de grands dégagements à l’aide d’une main-d’œuvre
locale généralement très importante (plusieurs centaines d’ouvriers)) du 19e siècle ont
permis de mettre au jour de nombreuses choses, mais ont entraîné la destruction et la perte
d’un grand nombre d’informations archéologiques, il a donc fallu inventer des méthodes de
fouille plus appropriés.

a. Les fouilles en carrés


La méthode Wheeler

Inventé par Mortimer


Wheeler, technique de fouille qui
consiste à découper la zone
d’étude en un quadrillage de
carrés ou de rectangles
(carroyage). Les carrés sont
ensuite fouillés en laissant sur
deux côtés des parois de terre
(bermes) d’un mètre de large,
permettant de conserver une
coupe stratigraphique. La
technique va être adapté selon le site, plus petite site donc plus petit carré et vice-versa

Avantages

Permet une surveille constante de la fouille, enregistrement systématique des


structures et objets, contrôle stratigraphique permanent

Meilleure gestion de la fouille, les bermes permettent de circuler et d’évacuer les


débris sans piétiner la fouille

Inconvénients

Elles empêchent une bonne lecture du plan (les bermes peuvent cacher quelque
chose) voir photo au-dessus

Problèmes de sécurité, en effet, si la fouille atteint des profondeurs importantes, il y


a un risque d’effondrement

Elle coupe les stratigraphies en ne permettant pas la continuité entre les différents
profils stratigraphiques

La méthode des profils adaptés ( ou fouille en


carrés décalés)

Méthode de Wheeler mais adaptée, on


fouille un carré complet mais celui d’à côté on laisse
des bermes et ainsi de suite et on décale quand on
change ligne, les carrés sont disposés en quinconce.
Il y a donc toujours un carré sur deux totalement
fouillé, celui d’à côté est donc fouillé partiellement

Avantages
Les bermes ne se croisent plus en angle droit mais se touchent par la pointe ce qui
permet de suivre les différentes couches sans discontinuité dans un sens ou dans un autre

b. La fouille en air ouverte (ou open ares)

Pas de découpage artificiel : on suit et dégage stratigraphiquement l’ensemble des


structures. Ouvrir le plus large possible. . On suit les couches archéologique sur toute la
surface de la fouille, on enregistre toutes le données qu’elle contient puis on passe à la
couche suivante et ainsi de suite

La technique de fouille doit être évalué en fonction de la problématique de chaque


site

Inconvénient

On ne conserve pas la possibilité d’un contrôle stratigraphique permanent de


l’ensemble de la séquence

c. La fouille ethnographique

Il s’agit d’un type de fouille qui s’inspire du champ d’étude de l’ethnographie qui
consiste à décrire le plus précisément possible les groupes humains, leurs usages et leurs
pratiques. Elle se rapproche de la fouille en air ouvert. On laisse tout en place quand on
trouve un objet. Cette méthode se rapproche de la méthode de fouille en aire ouverte mais
est utilisée lorsque le niveau de sol, le niveau d’occupation du site est conservé en place. Il
s’agit de décaper une aire d’activité et d’enregistrer de façon systématique la position
complète de tous les artefacts, même les plus minimes, en laissant en place (in situ) les
objets découverts. Permet de faire des observations très minutieuses, difficile pour de
grands sites. Il s’agit donc d’une fouille basée sur le niveau d’occupation et non pas sur la
stratigraphie

d. Fouilles des tertres funéraires

Les tertres funéraires sont des vestiges particuliers. Depuis le néolithique, de très
nombreuses cultures à travers le monde enterrent leur défunt dans une fosse ou une
chambre funéraire surmontée par un tertre construit en terre ou en sable, c’est ce qu’on
appelle un tumulus. Très tôt, ces tombes ont fait l’objet de l’attention des amateurs
d’Antiquité ou de trésors parce que le mobilier des tombes est généralement mieux
conservé que dans les sites d’habitat où on trouve ce qui reste, soit le mobilier cassé et
abandonné sur place alors que celui des tombes est principalement du mobilier complet et
de valeur déposé pour accompagner le défunt. On se contentait de creuser une tranchée
passant par le centre du tumulus où bien souvent se trouvait la chambre funéraire ou la
fosse contenant le défunt avec son mobilier funéraire.

La méthode des quadrants (fouilles tertre funéraire)


Méthode similaire à celle de Wheeler, on trace deux bermes qui définissent 4
quadrants. Cette méthode consiste à tracer et à réserver deux bermes perpendiculaires
passant par le centre de la structure, ces deux bermes croisées dessinent 4 quadrants et on
fouille alternativement ou simultanément ces différents quadrants. Les banquettes
stratigraphiques permettent de suivre la stratigraphie tout au long de la progression de la
fouille et de mettre en évidence le mode de construction de ces tertres funéraires. Bien
entendu, on rencontre le même problème que celui reproché à la méthode Wheeler, à
savoir qu’au croisement des deux bermes, on se trouve avec un carré d’1m sur 1m qui ne
sera pas fouillé, une interruption dans les profils stratigraphiques d’autant plus
dommageable que c’est souvent au centre du tertre qu’on trouve les aménagements
funéraires ou la fosse/chambre funéraire et donc l’endroit le plus intéressant qui se trouve
sous le croisement de ces deux bermes.

La méthode quadrants décalés (fouille tertre funéraire)

On décale les bermes pour qu’au centre ne se croisent, ne se touchent que par la
pointe les deux éléments de la stratigraphie. Cela va permettre de constituer un profil
cumulatif, une stratigraphie complète que l’on observe d’un côté et de l’autre du tertre
funéraire en plus de permettre de constituer une stratigraphie complète à travers la
structure, dans un sens comme dans un autre.

e. L’archéologie du bâti

Archéologie de la construction : s’intéresse a la vie du bâtiment (l’évolution),


différentes phases de construction, techniques mises en œuvre et les outils

Établit une stratigraphie du bâtiment où chaque strate de la construction reçoit une


unité de stratigraphie ou une
unité de construction (UC). Une
US positive correspond à une
phase de construction. Une US
négative correspond à une
structure disparue, à un trou, au
percement d’une porte,…

Le principe de
superposition n’est pas toujours
valide, une unité de construction qui se trouve en dessous d’une autre ne veut pas
forcément dire qu’elle est plus ancienne puisqu’on peut réaliser des transformations qu’on
appelle des reprises en sous-œuvre, càd qu’on peut modifier les parties inférieures d’un
bâtiment et cela parce qu’il ne s’agit pas de la superposition de couches mais d’éléments
construits à l’aide de mortier et de liant qui permettent ces reprises en sous-œuvre. Ainsi les
éléments les plus hauts ne sont pas les plus récents.

f. Fouilles sous-marines et subaquatiques


Il existe une forme d’archéologie qui s’intéresse aux vestiges conservés sous l’eau et qui
implique des méthodes de fouilles particulières. Il s’agit d’une archéologie qui peut être :

Sous-marine, càd une archéologie en mer avec l’étude des épaves de navires ou de
monuments enfouis sous l’eau à proximité du rivage qui sont des bâtiments qui ont été
construits à l’origine en bordure de mer et qui, suite à des variations du niveau de mer ou à
des effondrements de la côte, se sont trouvés enfouis, comme c’est le cas pour le phare
d’Alexandrie au fond du port est de la ville par exemple

Subaquatique, càd une archéologie en eau douce, dans les étangs, lacs ou rivières où
on trouve également des épaves, des établissements qui ont été recouverts par l’eau donc
des sites qui se trouvaient en bordure d’eau et qui ont été enfouis suite à la montée du
niveau des eaux comme en Suisse ou dans l’est de la France. L’intérêt pour les sites
subaquatiques tient souvent à la nature des vestiges qui sont conservés. Les matières
organiques qui ont disparues dans le sous-sol sont bien souvent conservées dans l’eau car il
s’agit d’un milieu anaérobique (milieu sans air) qui favorise la conservation des structures en
bois (ex : coques de navire), des objets en cuir, des tissus ou des bijoux qui peuvent dater de
périodes anciennes pour lesquelles on ne possède pas ce type de vestiges en milieu terrestre
habituel

Contrainte techniques très particulières (durée de plongée, rotation d’équipe,


nettoyage,…). Risque de détérioration donc l’enregistrement des données au fur et à mesure
est essentielle. Description (journal de fouille), enregistrement stratigraphique,
enregistrement du mobilier archéologique (artefacts), relevés graphiques (plans, coupes),
photographie, photogrammétrie

L’étape suivante porte sur l’exploration méthodique des structures immergées, les
sédiments qui recouvrent les vestiges sont enlevés au moyen d’aspirateurs sous-marins
puissants qui les ramènent bien souvent vers un bateau. Les vestiges arrivent dans un tamis
permettant de les filtrer pour récupérer les éventuels petits éléments qui auraient été
aspirés en même temps que les sédiments (localisation connue grâce au carroyage). Une fois
qu’ils sont dégagés, les objets et structures sont numérotés pour être photographiés dans
leur position avant d’être remontés à la surface. Les relevés se font sur des équipements
adaptés, en l’occurrence des écritoires en PVC recouverts d’une feuille de papier synthétique
sur lequel on écrit avec un crayon ordinaire qui permet d’écrire sous l’eau. Le principe de la
documentation est donc le même que celui de l’archéologie terrestre mais est adapté aux
conditions particulières de l’archéologie sous-marine ou subaquatique. L’objectif est
d’arriver à une documentation comparable à ce qui peut être réalisé sur terre, càd une
documentation à l’échelle, une documentation graphique des vestiges et de leur position sur
le site. Ce qui fait la particularité des sites sous-marins ou subaquatiques, c’est qu’il s’agit de
sites sans stratigraphies car lorsqu’une épave coule à un endroit, on a rarement d’autres
épaves qui coulent au même endroit mais cela peut être le cas.

4. L’enregistrement des données de fouille


Il faut partir d’un principe fondamental ; la fouille est destructrice. Très souvent au
cours de la fouille, il est nécessaire de démonter des structures, de retirer des couches
archéologiques, le comblement de structure pour atteindre les niveaux antérieurs, pour
pouvoir étudier l’ensemble de la stratigraphie du site (les accumulations sur le site), pour
comprendre le mode de construction. Il est souvent nécessaire de couper des fosses, trous
de poteaux ou des structures en creux pour en étudier le profil de remplissage afin d’établir
une stratigraphie donc on est amené à détruire ce remplissage et parfois les creusements
eux-mêmes. On peut aussi être amené à détruire une partie du site ou des structures mises
au jour pour réaliser des prélèvements

L’enregistrement des données est donc l’étape la plus importante de la fouille et


prend plusieurs formes. Il s’agit d’abord de décrire ce qui est dégagé par la fouille avec le
journal de fouille, d’enregistrer les données stratigraphiques, enregistrer le mobilier
archéologique (artefacts, écofacts), réaliser des relevés graphiques des plans et des coupes,
photographier et, aujourd’hui, réaliser la photogrammétrie qui permet des relevés de
grande précision. Les différentes méthodes d’enregistrement sont complémentaires et c’est
leur combinaison qui permet de réaliser une documentation complète de la fouille.

a. Le journal de fouille

Carnet dans lequel on enregistre le maximum de données. Il est tenu quotidiennement


soit par le responsable du chantier soit par le responsable du secteur et on y trouve la
description de la stratégie de la fouille qu’on explicite, l’enregistrement des évènements du
chantier (visites, conditions climatiques particulières), l’avancement du travail (quel fouilleur
travaille à quel endroit et son avancement), la description des structures au fur et à mesure
qu’elles sortent de terre, des schémas permettant de localiser des US pour faciliter la
compréhension de la stratigraphie, des objets remarquables avec leur numéro d’inventaire
et une première description, des premières interprétations des vestiges qui sortent au fur et
à mesure des dégagements

b. L’enregistrement stratigraphique

Fiche qu’il faut remplir : identification (à


quelle US se rapporte la fiche en question),
description de l’US , relations avec les autres US
(quelle US s’appuie ou sert d’appui à quelle US),
l’interprétation (Il est important de bien
distinguer la description (dimensions,
matériaux, couleur) de l’interprétation (mur
de façade du bâtiment x). L’interprétation est
sujette à révision tandis que la description est
objective et n’a pas à changer) et la
documentation (sert de colonne vertébrale sur
laquelle viennent se greffer les autres
documentations qu’on réalise)
La colonne de droite permet d’indiquer
les dimensions de l’Us décrite mais aussi les
contaminations du mobilier possibles qui peuvent survenir lorsqu’une couche vient en
recouper une autre et les relations incertaines avec d’autres US

c. L’enregistrement du mobilier

Fiche qu’il faut remplir : n° inventaire


(propre à chaque objet), contexte (la date, sa
provenance,…), description (dimension,
poids,…. dépend du type d’objet),
restauration (permet d’indiquer les
interventions menées par des conservateurs-
restaurateurs et y indiquer les produits
utilisés) et la documentation (dessins,
photos,…)

Le numéro et le contexte permettent


aussi de fournir un TPQ à partir de la date de
l’objet le plus récent contenu dans la couche

d. Photographie

Permet de documenter les étapes de fouille au fur et à mesure de son déroulement


mais il y a certaines conditions, doivent y figurer sur la photo : une échelle gradué (parfois
plusieurs si différents plans sur une même photo), indication du nord, n° de l’US sur un
tableau lettreur. Valable aussi bien pour les photographies de structures en plan que pour
les photographies de coupe de profil stratigraphique don con peut y rajouter une échelle
verticale pour faciliter la lecture. Les images sont ce qui restent des fouilles, il faut donc
veiller à ce que le terrain soit soigneusement dégagé, que le tableau lettreur ne contienne
pas de faute, que la mire soit placée parallèlement à l’image. Les photographies valent donc
la peine de prendre le temps de bien les composer afin de garder une trace qui soit la plus
propre possible du travail réalisé. D’ailleurs, très souvent, la première impression du soin
apporté à la fouille est donnée par cette documentation photographique.

e. Les relevés graphiques

Le dessin technique doit reproduire en plan comme en élévation les données


rencontrées sur le terrain et consiste à reproduire à l’échelle et le plus précisément possible
les éléments observés à la fouille. Il est donc réalisé sur du papier millimétré à une échelle
choisie en fonction de la taille des vestiges qui doivent être relevés. L’échelle la plus
communément retenue est celle d’1/20, càd que 5cm correspondent à 1m dans la réalité.

On peut se demander pourquoi dessiner les structures alors qu’on peut les
photographier. En fait, ces deux méthodes sont complémentaires et tout aussi
indispensables l’une que l’autre. La photographie permet d’enregistrer une structure voire
un secteur à un moment de la fouille mais très souvent un chantier se prolonge sur une
longue durée et le dégagement d’un seul bâtiment peut prendre deux voire dix campagnes
de sorte qu’on n’obtiendra pas une photographie du bâtiment complet. En revanche, le
dessin peut être complété au fur et à mesure du dégagement du bâtiment et donc livrer une
image de la structure ou du secteur qui n’a jamais été observé en tant que tel au moment de
la fouille. Ainsi, dessin et photographie sont indispensables et complémentaires dans la
documentation des données archéologiques.

On peut utiliser certains outils, exemple un géomètre/lunette de chantier pour


mesure l’attitude lors d’un nivellement
………

f. La photogrammétrie

Elle permet, à partir d’une série de photographies, de réaliser et d’obtenir une vision
stéréoscopique, un modèle numérique en 3D à partir duquel on va pouvoir extraire des
relevés graphiques d’une grande précision (dimensions, formes et situation dans l’espace).

Chapitre 3 : le mobilier archéologique


1. La céramique

Désigne un matériau : la terre cuite. En archéologie, la céramique est synonyme de


poterie. La céramique représente généralement la catégorie de mobilier la plus abondante
sur les sites. La céramique ne disparait pas complètement, même brisée, fragmentée, elle se
conserve très bien dans tous les milieux (acide ou eau). Cela explique pourquoi on en
retrouve énormément sur les chantiers archéologiques mais une autre raison est
l’abondance de son usage car à partir du néolithique, l’Homme utilise la terre cuite, la
céramique pour de très nombreux usages, ce qui explique qu’elle est quasi omniprésente
dans tout type de contexte archéologique.

Connue depuis la Paléolithiques, les premières appariations de l’argile sont pour la


réalisation de figurines vers moins 10 000

1.1 Utilisation

Dans les sociétés anciennes, la céramique était fortement utilisé pour stocker,
contexte funéraire, décoration/objet de valeur, contexte domestique, servir des aliments
(vaisselles de table), préparer et cuire la nourriture, transporter des aliments, matériaux de
construction

a. Vaisselle de table

Aussi appelée la vaisselle fine. Il est difficile de savoir quelle était la valeur des objets
en céramique, ils étaient parfois signé et réparé donc peut être valeur élevée. Elle reflétait
un certain standing puisqu’on apportait la vaisselle sur la table de réception, elle n’était pas
gardée en cuisine
b. Céramique de stockage et de conservation

Pas décorer, de grandes taille et lourdes. Ne va pas à table car elle est plus
difficilement déplaçable. Les récipients de stockage permettent de se faire une idée de la
fonction de la pièce

c. Céramique culinaire

Sert à aller sur le feu, devient souvent noir (suie) à cause du feu. Permet dans
certains cas de reconstituer les pratiques alimentaires. La forme nous induit sur l’usage et la
fonction de l’objet

d. Céramique de transport

Les amphores servent à contenir et transporter des produits (vin, huile, saumure de
poisson, fruits secs, bitume,…) On peut considérer comme des emballages.

Comment identifier leur contenu ?

Car le contenu est encore dedans ou des restes (pépin, arrêtes,…), présence de poix,
résine placée à l’intérieur de l’amphore pour la rendre imperméable donc probablement
amphore à vin, inscription sur l’amphore qui détermine le contenu de celle-ci, analyse de la
paroi grâce au gaz mais recours onéreux donc plus rare

e. Fonction funéraire

Éléments de décor, cercueils ou urnes funéraires, qui fait honneur au défunt, marque
sa prestance.

f. Matériaux de construction

Pouvait servir à faire des pots de fleurs, des biberons, des instruments de musique, des
cages pour les loirs,…

1.2 Les aspects techniques

Une roche tendre sédimentaire, issue de l’altération d’une ou de plusieurs roches,


matériau relativement meuble. L’argile est composé de minéraux argileux qui ont des
propriétés de plasticité, retrait au séchage (rétrécit au séchage dû à l’évaporation de l’eau)
et durcissement à la cuisson. Elle est aussi composé de minéraux non argileux.

Grâce à sa plasticité, l’argile peut être déformée et façonnée. Une fois cuite, l’argile
ne peut plus être retransformé

1.3 La chaine opératoire de la céramique


Série d’opérations qui transforme une matière première en un produit fini. Il s’agit
d’un procédé qui recense les différentes étapes indispensables et séquentielles de la
transformation d’une matière première. La chaine opératoire peut s’appliquer à toutes
sortes de produits, à toutes sortes de matières (hache, voiture, céramique etc.)

a. Extraction de l’argile

En carrière, en plaine ou en rivière. L’argile est souvent sous forme de sèche. Il y a


trois groupes d’argiles : les argiles calcaires entre 6 et 25 % de chaux, les argile siliceuses :
entre 0 et 6% de chaux, les argiles kaolinitiques elles sont de couleurs blanches et ne
contiennent que très peu d’impuretés

b. Préparation de la pâte argileuse

L’argile est soit utilisé telle quelle, soit préparée, cette préparation dépend de la
nature de l’argile : concassage/broyage/tamisage l’argile est souvent prélevé en blocs et est
donc concassée pour mieux absorber l’eau. Le tamisage sert à enlever les impuretés. Lavage
de l’argile et décantation dans un bassin : la décantation permet de séparer la partie plus
grossière, qui se dépose au fond, de l’argile la plus fine. Il est parfois nécessaire de rajouter
une inclusion pour mieux la travailler, quand elle est trop plastique ou trop grasse, il faut la
dégraisser. Le dégraissant peut être constitué par du sable, de la chamotte qui est de la
brique ou de la poterie pilée (on broie une ancienne céramique et on ajoute la chamotte
comme dégraissant), des pierres pilées ou encore des matières organiques comme des os ou
de la paille. Ensuite on termine par le battage ou le pétrissage (à la main ou au pied), afin
d’enlever les éventuelles bulles et de repartir le dégraissant de manière homogène

c. Façonnage du récipient

Mise forme de l’argile pour réaliser des récipients. Il y a deux catégories, les céramiques
tournées et les céramiques non tournées

Céramique non tournée

Façonnage aux colombins : consiste à façonner des boudins d’argiles qui sont ensuite
superposés

Façonnage en plaques ou anneaux étirés qui sont aussi superposés : dans ces deux
techniques-là, l’élément caractéristique est qu’il s’agit d’un assemblage de pièces qui laisse
des traces diagnostiques sur les céramiques que les archéologues étudieront ensuite.

Moulage (parfois aussi pilonnage) sur forme concave ou convexe : consiste à


appliquer une masse d’argile sous forme d’un disque ou d’une plaque dans ou sur un moule
donc on peut faire un moulage sur une forme concave (argile placée dans le moule) ou sur
une forme convexe (argile sur un moule). On peut s’aider d’un outil (pilon) pour aplatir la
matière sur ou dans le moulage en question, ce qui laisse aussi des traces diagnostiques sur
le matériel.
Martelage (avec outil) : variante qui ne nécessite pas de travailler l’argile sur un
moule mais qui prend en compte l’usage d’outils (batte, pilon) pour déformer la matière et
lui donner la forme qu’on souhaite.

Creusement/étirement d’une masse d’argile : un volume plein d’argile est creusé à la


main vers le haut ou en diagonale pour obtenir une hauteur et une ébauche qui correspond
à ce qu’on souhaite.

Céramique tournée

On peut utiliser un tour rapide ou un tour lent qui nécessite une tournette, càd un
disque sur un axe qu’on fait pivoter sans utiliser une force mécanique ou centrifuge, on fait
simplement tourner un disque pour orienter le vase comme on le souhaite. Le tour rapide
est équipé d’un volant d’inertie qu’on actionne et par sa masse, par sa force, il entraine une
énergie rotative qui, quand le volant est rattaché à un axe, entraine lui-même un disque qui
va tourner. C’est une force rotative qui ne s’arrête pas, qui est constante/régulière et qui
permet, quand on applique les mains sur la masse d’argile posée sur ce tour en mouvement,
de travailler une pièce rapidement grâce à ce qu’on appelle l’énergie cinétique rotative. On
peut diviser le tour en plusieurs types d’instruments ; le tour à main, à bâton et à pied
(aujourd’hui aussi électrique mais ça ne concerne pas l’archéologie).

D’abord, il y a le centrage qui est une action mettant la masse d’argile au centre du
tour ; si la masse n’est pas bien centrée, la forme sera déformée. Ensuite, il y a le montage ;
la pâte encore pleine est montée, c’est une opération qui aide encore à centrer la future
pièce et qui enlève aussi les éventuelles bulles d’air. En troisième lieu, il y a le
creusage de la masse d’argile avec le pouce puis il y a le montage qui se fait en maintenant la
paroi avec l’intérieur de la main et en équilibrant l’action à l’extérieur pour monter la
matière argileuse afin d’obtenir d’abord un cylindre puis la forme qu’on souhaite avoir (on
peut aussi lisser la pièce avec la main ou une éponge au fur et à mesure). On laisse ensuite la
pièce sécher et on peut la tournasser, c’est une étape qui se fait quand le vase est déjà plus
sec ; le lendemain ou quelques jours on le repose après sur le tour et avec quelques
instruments on peut racler l’excédent de matière, façonner un pied plus fin par exemple.

Le tour peut aussi laisser des traces diagnostiques sur le matériel archéologique,
notamment des traces sur le fond du récipient qu’on appelle les traces de découpe à la
corde (= string cut)

d. Séchage

La céramique sèche dans une aire de séchage à l’air libre à l’abri du soleil le temps
que l’eau s’évapore durant un ou plusieurs jours selon les saisons. Étape importante pour
éviter que le vase ne se fissure ou qu’il se brise durant la cuisson. Le récipient doit être sec
avant d’être soumis à de haute température. Celui-ci entraine un retrait de l’argile qui peut
aller jusqu’à 10% du volume initial

e. Décoration et traitement de surface (pas obligatoire)


Un artisan n’est pas obligé de décorer ou de faire un traitement de surface à ses
productions. Néanmoins, quand cette étape a lieu, elle s’opère toujours avant la cuisson,
après le façonnage et avant ou après le séchage selon le type de décor qu’on souhaite
appliquer.

Décor incisé, gravé, imprimé, à la roulette,…

L’argile doit encore être humide et plastique pour pouvoir être marquer (incisions,
marquage, impressions,…)

Revêtements argileux : rendre la surface plus lisse et/ou étanche

La technique du revêtement argileux est un ajout de matière, l’objectif est de rendre


la surface plus lisse/homogène, plus étanche ou plus colorée.

L’engobe (= slip en anglais) est une argile délayée dans de l’eau, c’est une barbotine
qui va être appliquée sur l’ensemble du récipient ou que l’on utilise comme matière pour
peindre un décor. On peut ajouter un pigment d’origine métallique pour obtenir de la
couleur à la cuisson.

Le vernis (= glaze en anglais) est un revêtement argileux vitrifié grâce à une cuisson à
température assez haute et à la présence d’un fondant. L’argile est complétée par l’ajout
d’un fondant sous forme de cendre, c’est un élément chimique qui accélère la fusion de
l’argile et donc le revêtement argileux va fusionner, vitrifier plus rapidement que le corps
(reste du vase) donc on aura un aspect en surface plus vitrifié qu’en section. De nouveau,
avec l’ajout d’un pigment, on peut obtenir une surface vitrifiée d’une autre couleur comme
on le voit grâce à ce vase grec. Le vernis rend le vase en surface plus étanche, imperméable,
brillant et lui donne un aspect plus particulier

La glaçure

C’est aussi un revêtement de matière en surface mais cette matière est synthétique
(opposé à l’engobe ou au vernis qui sont des revêtements naturels à base d’argile). La
glaçure est en fait le premier composé synthétique artificiel inventé par l’homme. C’est un
revêtement qui n’est pas à base d’argile, qui est vitreux parce qu’il est composé à 90% de
quartz qui est un sable. La base de la glaçure est le quartz auquel on ajoute un fondant sous
la forme de cendre ou de natron et un stabilisateur. L’ensemble est pillé sous forme de
poudre qui est ajoutée en surface du vase qu’on souhaite décorer. On peut aussi y mettre
des pigments de nature métallique (cuivre, cobalt, fer, etc.) mais la glaçure peut aussi être
transparente. Les glaçures permettent, par la vitrification, d’obtenir une surface étanche et
imperméable en plus d’avoir des propriétés esthétiques puisqu’on peut les décorer avec des
motifs et des couleurs variés

f. Cuisson
C’est la dernière étape qui est définitive puisqu’elle transforme l’état de la matière
qui passe d’une matière malléable et plastique à une matière solide qu’est la terre cuite.

Cuisson simple : en fosse, en tas, en meule → le combustible recouvre la récipient


(dans le cas de la meule) ou le récipient est posé sur le combustible

Cuisson en four : fours à chambre unique, fours à deux chambres (le plus courant) →
vase séparé du combustible par une sole (planché perforé) qui laisse passer la chaleur et va
cuire les vases qui sont placés dans le laboratoire

2. Le verre

Le verre est composé de 3 éléments principaux ; sable fondu (70%), fondant (soit de
la soude ou de la potasse) (15 à 20%) et stabilisant (8 à 18%).

Le sable est composé de Silice, qui a une température de fusion très haute (1750°C),
il faut donc diminuer cette température en ajoutant des fondants, qui sont le plus souvent
des algues (Proche-Orient et Italie) ou des cendres (Occident). On ajoute ensuite un
stabilisant, souvent de la Chaux, qui rend le verre plus résistant, plus qualitatif et assure une
certaine stabilité par rapport à l’oxydation et à l’humidité

La faïence n’est pas du verre, c’est de l’argile recouverte d’une glaçure. En


archéologie sont également appelés faïence les verres les plus anciens car ils sont
opaques et ont une apparence de faïence.

Le cristal est une forme de verre où est ajouté du plomb pour une meilleure
transparence et est plus lourd

L’obsidienne est une pierre naturelle qui est le résultat de la rencontre naturelle
entre de la silice et des températures très élevées, souvent en milieu volcanique. Elle
a été utilisée dans le passé en tant qu’outil, comme le silex.

a. Fabrication du verre

Cuisson primaire : fabrication de la matière première pour en faire des lingots de


verres brut qui seront vendus

Cuisson secondaire : les ligots sont refondus pour en faire des objets

b. Origine et techniques de fabrication

Le verre le plus ancien a été retrouvé en Égypte, les objets les plus anciens étaient
bleus cobalt du au mine de cobalt présente en Égypte. Par la suite, il y a une apparition de
pièce transparente et enfin du soufflage

Il y a différentes techniques de fabrication :


Enduction

La technique de l’enduction est simple, il s’agit d’enduire du verre sur un noyau


d’argile placé au bout d’une tige métallique. Soit on trempe ce noyau d’argile dans un
creuset dans lequel il y a du verre chaud, soit on entoure ce noyau avec des filets de verre.
On replace au four, on attend que ça refroidisse et on fait éclater l’argile du centre.

Moulage

Elle consiste à découper un disque de verre, à le placer sur un moule ayant la forme
d’une coupe, le moule est ensuite détruit et reste une coupe dont le verre est assez épais et
pas très transparent.

Le verre soufflé

Le verre est chauffé et soufflé au bout d’une canne. Cette technique permet de
réaliser des objets de petite taille, il existe deux catégories de techniques, on peut soit
souffler un verre à vide et le moduler par la suite soit le souffler à l’intérieur du moule qu’on
détruira.

c. Décor

Décor rapportés

Décor taillés

On taille le verre jusqu’à des périodes très récentes. Ici c’est le cas particulier du
verre camé ; deux couches de deux couleurs différentes se superposent, une couche bleue
et une couche blanche. On taille à froid la couche blanche pour réserver le décor blanc sur
un fond plus sombre. C’est une imitation en verre d’un matériau en verre, les camés
proposent des superpositions de pierres de couleurs différentes qui peuvent être taillées de
la même manière. Il est également possible de tailler l’épaisseur du verre, de travailler dans
la masse et de réserver un réseau de surface, un filet à la surface qui est lié à la masse d’une
lampe par des petits tenons.

3. Le métal

a. Identification et propriétés

Il y a peu de métaux présent sur terre à l’état natif, on les retrouve souvent sous
forme de minerai

Il existe des alliages de métaux pour en créer d’autre, exemple Cuivre + Zinc = Laiton
(métal qui ressemble à l’or)

Les métaux sont des sources de richesse, ils permettent un commerce et des
échanges
b. Fabrication du bronze (alliage cuivreux)

Extraction en mine, en affleurements naturels, dans les dépôts alluviaux

Traitement du minerai : concassage et grillage du minerai, réduction en bas


fourneaux (pour en extraire le cuivre métallique)

Fonte des composants de l’alliage : l’étain et le cuivre (sous forme de lingots) sont
fondus dans un creuset

Mise en forme = moulage du métal liquide : fonte en moule ouvert (monovalve) ou


moule fermé (bivalve) ou moulage à la cire perdue sans noyau (C’est une technique très
ancienne qui remonte au moins à la période archaïque. Il s’agit de modeler un objet en cire
(d’abeille par exemple) et de l’entourer d’argile en prenant soin de créer des évents, des
canaux d’entrée et de sortie en cire (voir dessin). On coule du métal à l’intérieur de ce moule
en argile, le métal en fusion fera fondre la cire et prendra sa place, ce qui donne un objet
plein en métal qui a la forme de la statuette en cire du début) ou moulage à la cire perdue
avec noyau d’argile (Il est aussi possible de créer à la cire perdue un objet qui soit creux, dès
lors qu’on modèle avec de la cire une pièce sur un noyau d’argile, le résultat peut être un
objet creux)

Fabrication du fer

Extraction

Traitement du minerai

Réduction du minerai directe en bas fourneaux, on obtient une masse solide qui est
retravailler par la suite

Épuration et raffinage du métal par chauffage et martelage

Mise en forme = forgeage. Mise en forme par déformation du métal à chaud ou à


froid

4. Les artéfacts lithiques

a. Fabrication

Acquisition des matières premières par ramassage ou extraction (souvent du silex)


dans des galeries, mer, rivière,…

Mise en forme se fait par débitage de la roche à l’aide d’un outil (percuteurs durs en
pierre ou tendres en bois de cervidés)
Finition : retouche, création de l’outil (pointe, perçoir, grattoir,…), permet de
réaffuter un tranchant ou de recycler un outil

Terminologie : la terminologie de l’outillage lithique est liée à la fonction de l’artefact


et à sa technique de taille = faciès culturels (exemple : bifaces, lames,…)

Remarque importante : les outils étaient emmanchés, manche en bois et liaison avec
matériaux organiques

4. La typologie

L’étude de la culture matérielle à travers son mobilier archéologique (lithique, verre,


métal, céramique,…) éclaire de nombreux aspects sociaux et culturels des sociétés anciennes
→ Nécessité d’une approche méthodologique pour traiter la matériel

a. Comment classer le mobilier archéologique ?

→ Établissement d’une typologie

Une typologie est le fait de grouper des artefacts (des objets) en types. Un type
rassemble des artefacts ou des vestiges archéologiques qui ont les mêmes caractéristiques
morphologiques, techniques et/ou décorative. C’est donc un classement des ressemblances
et des dissemblances. La typologie inscrit l’objet dans l’histoire, dans l’espace et le temps.
Tout type de mobilier ou de vestiges archéologiques peut faire l’objet d’un classement
typologique

b. Comment établir une typologie ?

Définir un corpus

Recueil des objets sur lesquels porte l’étude. La qualité des informations dépendra du
contexte archéologique. Si le contexte archéologique est connu, le corpus donnera des
infirmations plus riches

Nécessité de définir des catégories, exemple on ne va pas mettre toutes les


céramique ensemble, on regarde les proportions, les fonctions,…

Quand on définit un corpus, on peut être face à une grande masse d’artefacts qu’il
est nécessaire d’organiser en catégories avant de les organiser en types.

Définir des critères descriptifs au sein du corpus


On travaille en rapport avec son champ d’études, avec le corpus qu’on a sélectionné
et au sein de son corpus il faut définir des critères de distinction qui vont nous permettre de
rassembler ou séparer des artefacts. Pour procéder à la création de ces critères, il faut suivre
une terminologie qui va être adéquate, pertinente par rapport au corpus et les critères
doivent être systématiques ; il faut appliquer les mêmes critères d’analyse à l’ensemble de
son corpus. Ces critères sont intrinsèques au corpus, càd qu’ils dépendent du corpus étudié.
On peut avoir plusieurs types de critères et si on reprend l’exemple de la céramique, les
critères de classification seront technique, morphologique, métrique, décoratif

Hiérarchiser les critères pour opérer un classement

Etre attentif au type de catégories étudiées et aux objets de l’étude. Il faut


hiérarchiser les critères car tous les critères ne peuvent pas être mis sur le même plan,
certains sont plus discriminants que d’autres, certains ont plus de valeur que d’autres. Il
s’agit de déterminer la pertinence des critères intrinsèques au corpus.

Une fois le classement en différentes catégories opéré et les critères de classement


établis, le corpus matériel peur être classé en types (distingués par exemple des numéros ou
des lettres)

c. Comment interpréter ces classements ?

Chronologie absolue

S’exprime par des dates calendaires (année, siècle, période/fourchette


chronologique)

Si les datations calendaires sont souvent obtenues à partir d’une inscription, d’un
évènement, d’une monnaie ou d’un texte avec lequel on peut faire un lien avec
l’archéologie, les méthodes de laboratoire obtiennent des datations à partir d’un objet ou de
matériaux (bois, charbon, poteries, roches).

Chronologie relative

Situe des événements ou des artéfacts, des types, des couches archéologiques, les
uns par rapport aux autres sur une échelle de temps relatives. Pas de dates absolue. On
parle de chronologie relative dans le cadre du principe de la stratigraphie ou dans le cas d’un
classement typologique ou d’un classement par sériation.

Stratigraphie : principe de superposition des couches

Typologie : basée sur le mobilier archéologique

d. Comment dater un type/une série typologique ?


Premier principe : les artefacts d’une période et d’un lieu donné se caractérisent par
un « style » particulier (et peuvent potentiellement être rassemblés en types)

Les objets se distribuent d’eux-mêmes en quelques classes générales relatives aux


pays qui les ont produits et, dans chaque classe, ils se rangent dans un ordre relatif au temps
qui les a vu naître

Deuxième principe : les changements stylistiques sont graduels et évolutifs (influence


du Darwinisme).

Il est ainsi possible de d’organiser les différents types en une séquence typologique
aussi appelé typo-chronologie en fonction de l’évolution des styles et techniques. Une typo-
chronologie s’appuie sur le cycle d’existence des produits. On peut décrire ce cycle par une
courbe de vie, partant du principe qu’un type d’artefacts (quel qu’il soit) n’apparait ni ne
disparait subitement. Il devient graduellement de plus en plus fréquent, avant d’être petit à
petit hors d’usage

Il est néanmoins possible de passer d’une chronologie relative à une chronologie


absolue, il est nécessaire de recourir à d’autres moyens

Le principe du cross-dating (datation croisée) : des types d’objets retrouvés dans des
contextes non datés peuvent être datés par rapport à des objets similaires, trouvés sur
d’autres sites pour lesquels on possède une datation absolue. Part du principe qu’un objet
daté sur un site sera approximativement du même âge ailleurs

Le principe de sériation : outil d’étude statistique = séquence en chronologie relative.


Objectif de classer dans un ordre séquentiel des ensembles de vestiges matériels (=des
assemblages) sur base de présence ou d’absence de certains types ou sur base de leur
fréquence. Peut mette en lumière des
phénomènes de ruptures (à gauche) ou de
continuité (à droite)

Mise au point par Flinders Petrie (fin 19e)


pour dater des ensembles funéraires du
Néolithique prédynastique (Égypte) pour
lesquels l’on ne disposait pas d’indications
chronologiques (période préhistorique) et pas stratigraphique (tombes isolées)

Les ensembles typologiques (série-types) ont été placé dans un ordre chronologique
relatif par sériation (selon un principe de présence ou d’absence de types)

1. Établissement d’une séquence typologique


2. Classement par sériation (classer en fonction de leur assemblage)

Un assemblage = corpus d’artéfacts de typologies différentes ou parfois même de


nature différente présents ensemble dans un lieu et à un moment précis. L’assemblage
forme un ensemble cohérent d’un point de vue fonctionnel ou chronologique. A l’opposé de
la typo-chronologie qui peut prendre en compte une évolution d’un objet dans le temps
(diachronique)

Importance du quantitatif : la fréquence de chaque type identifié. Peut être exprimée


en pourcentage de façon diachronique (à travers le temps)

Le principe de sériation permet également de comparer la fréquence de plusieurs


types dans un contexte archéologique donné

L’étude typologique d’assemblages, associée à leur répartition dans l’espace permet


de déterminer la fonction de certains espaces/ lieux d’activités.

Assemblages (synchronie) et séquences typologiques (diachronie) une fois datés


peuvent être replacées dans un contexte plus large. Et définir à l’échelle d’un site, d’une ou
plus régions une succession d’horizons archéologiques

Chapitre 4 : l’archéométrie : analyse des matériaux et méthodes


de datation
L’archéométrie est une partie de l’ archéologie qui fait appel aux méthodes physiques
et chimiques

1. Analyse de matériaux

Étude de caractérisation et de provenance, différents types de matériaux →


matériaux naturels (soit minéraux, soit organiques) et matériaux transformés

a. Caractérisation optique macroscopique ou microscopique

Microscope binoculaire
Agrandissement en relief jusqu’à 100x = observation de la surface ou de la section
d’un artefact

Microscope pétrographique
Lames-minces (pétrographie) jusqu’à 500x

Microscope électronique à balayage (MEB)


Agrandissement de la surface jusqu’à 50 000x (résolution maximale : entre 20 et 0,4
nanomètre)

→ Observations technologiques, identification de la morphologie ou de la structure des


composants

Identification des minéraux


Permet une identifications- de la provenance des matériaux par comparaison avec
des références connus (échantillon de roches, d’argiles, comparaison avec des cartes
géologiques,…)

Identification de la structure des alliages

L’archéozoologie
16/11/21

Différentes relations entre les hommes et les animaux

Étude du mobilier osseux (os et « bois »(cornes)) pour tout types d’espèces. On détermine la
nature de l’os (anatomie) et de l’espèce (taxo….)

La domestication a fait changer les marqueurs morphologiques, les animaux ont évolués et
cela nous permet de faire la différence entre les animaux sauvages et domestiques

Archéo-ichtyologie : étude archéozoologique portant spécifiquement sur les poissons

Paléoentomologie : étude des assemblages d’insectes macro-restes ou fossiles, en vue des r

Archéoentomologie : étude des macro-restes d’insectes en contextes archéologiques

Paleoparasitologie : étude des parasites anciens

L’ostéologie permet de définir le sexe d’un animal

Épiphysation permet de déterminer l’âge de l’animal

Ostéologie permet de déterminer


18/11/21

L’archéobotanique
Discipline qui étudie la relation entre l’homme et le monde végétal dans le passé, par
analyses des restes végétaux provenant de sites archéologiques

Marco restes : °carpologie : étudie des fruits et des graines provenant de sites
archéologique
° anthracologie : étude des charbons de bois

Micro reste : ° palynologie : étude des pollens et des spores


° phytolithologie : étude des phytolithe → particules, composés
silicieux (SiO2) microscopiques produits par certaines plantes….

23/11/21

L’anthropologie biologique

Étude des carat éristiques biologiques, physiques et physiologiques des groupes


humains et de leurs variabilités dans le temps et l’espace

On y distingue deux branches :


*
*

Anthropologie physique : étude des caractéristiques morphologiques/physiques du


squelette humain, discipline née au 19e siècle. Maintenant on utilise plus le terme
anthropologie biologique car développement plus large….

Paléoanthropologie : étude des restes humains des populations anciennes

Deux grands axes de recherches : * évolution humaine et histoire des population


*Caractéristique biologique individuelle de squelettes archéologique : méthode
identification biologique, paléopathologie, paléoalimentation, paléogénétique

1ere question : les restes sont-ils humains ? si oui, son sexe, son age (profil….. ;

1) Détermination de la nature des ossements

a. Restes humains ou animaux

Morphologie + os particuliers

b. Restes d’homo sapiens

2) Établissement du profil biologique

Sexe biologique, stature, age du décès, origine biologique

a. Détermination du sexe biologique

Le dimorphisme….

25/11/21
Archéologie funéraire : étude des sépultures dans leurs aspects matériels…..

Sépulture : lieu de dépôt intentionnel d’un ou de plusieurs défunts, 2 fonctions =


réceptacle du mort et lieu d’ancrage des commémorations

Pratiques funéraire : ensemble des gestes structurés, codifiés et répétés, régissant la


manière….

Sources et méthodes d’étude en archéologie funéraire

1) Des sources diverses

Source textuelle

Sources épigraphique

Sources iconographique : permettent de restituer le déroulement des funérailles

Sources ethnographique : permettent de restituer le déroulement des funérailles

Sources archéologique : signalisation de la tombe : marqueurs, aspects extérieur,


visibilité. Accumulation de sépulture

2) Sources archéologique : des sépulture diverses

3) Méthodes de fouilles d’une sépulture

a. Les inhumations

Identifier les limites de la fosse

b. Les crémations

4) Échelles d’analyse d’un ensemble funéraire

→ objectif d’une approche archéo-anthropologique = croissement des données biologiques


et archéologiques/culturelles

Echelle 2 et 3 → reconstitution du dispositif funéraire

Les grands courants de l’archéologie

Il s’agit ici de s’intéresser à l’histoire de l’archéologie


Ce n’est pas l’histoire de la découverte des sites’ l’énumération des découvertes…
Historiographie : ce terme à plusieurs sens ; on l’entends ici comme l’accumulation des
travaux historiques relatifs à une question précise. Par ex ; l’historiographie d’un site, d’une
technologie = la production scientifique a propos de ce site, cette technologie.
L’historiographie de l’arche = la production scientifique à propos de la discipline
archéologique

Historiographie = écriture de l’histoire (de la discipline), les questions et les théories étant
replacées dans le contexte historique de leur apparition

Épistémologie= science de savoir, théorie de la connaissance ; quel est le type de savoir que
l’archéologie nous permet de couvrir ? Plus conceptuel (ex : l’arche révèle des événements
et des processus)

______________________________________________________

Chapitre 10 :la restauration et la conservation du mobilier


archéologique
Conseil international des musées (ICOM)

Définition de la conservation-restauration par ICOM en septembre 2003 : c’est l’ensemble


des mesures et actions ayant pour objectif la sauvegarde du patrimoine...

Charte de Venise 1964

2) Examen et diagnostic

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