Leçon 01
Thèmes abordés
Leçon 01
Thèmes abordés
Objectifs :
A la fin de ce cours, l’étudiant sera capable de :
o Distinguer les conducteurs des isolants et des semi-conducteurs
o Distinguer un semi-conducteur de type P et un semi-conducteur de type N
o Connaitre les caractéristiques des semi-conducteurs
o Connaitre les principes physiques mis en œuvre dans les semi-conducteurs pour
présenter les circuits de base
Introduction
I- Généralités
1- Définition
La Commission de l'Electrotechnique Internationale (CEI) définit l'électronique comme : La
partie de la science et de la technique qui étudie les phénomènes de conduction dans le vide,
dans les gaz ou dans les semi-conducteurs et qui utilise les dispositifs basés sur ces
phénomènes. Par extension, l'électronique peut être définit comme étant l'ensemble des
techniques qui utilisent des signaux électriques pour capter, transmettre et exploiter une
information c’est à dire une grandeur électrique (courant ou tension) transportant un flux
d’énergie continue ou discret, codé ou non et susceptible d’être traité et interprété par un
circuit électronique spécial.
Représentation analogique.
Représentation numérique.
Les capteurs, dans leur grande majorité, transforment une grandeur physique (température,
pression...) en grandeur électrique. De même, le microphone transforme la pression
acoustique en grandeur électrique proportionnelle.
Ainsi une grandeur analogique peut prendre toutes les valeurs en variant graduellement entre
deux limites, par exemple une automobile peut avoir une vitesse variant entre 0 et 220km/h.
Les systèmes analogiques regroupent donc les montages utilisés pour le contrôle ou pour le
réglage de sorte que les composants utilisés fonctionnent de manière linéaire, sans
discontinuité. Ce sont ces systèmes qui sont étudiés en Electronique analogique et les
systèmes numériques sont traités en Electronique numérique. Cette séparation en deux
systèmes est faite pour les besoins du cours, dans la pratique, on trouve des circuits composés
de systèmes numériques et analogiques. Le cours d’électronique analogique nécessite la
maîtrise des lois suivantes : Loi d'Ohm, Lois de Kirchhoff, Théorème de superposition,
Théorème de Thévenin, Théorèmes de Norton.
La grandeur mise sous forme numérique n'est plus proportionnelle à la grandeur d'entrée. Elle
s'exprime par symboles ou codes (chiffres).
Par exemple, le tachymètre d'une automobile s'il est numérique, indique une valeur par pas de
1km/h : la progression est discontinue ; s'il est analogique (à aiguille) la progression est
continue. La représentation numérique est donc discontinue.
Figure 1.1: Représentations et traitement du signal
3- Domaines d’application
Le champ d'application des dispositifs électroniques est vaste. On peut citer entre autres :
La conductivité électrique est une grandeur physique qui décrit la capacité d’une substance
solide ou liquide à laisser passer librement les charges électriques. C’est une propriété
électrique qui est due à la présence d’électrons libres de se déplacer dans un milieu et de
générer ainsi un courant électrique. L’unité SI de la conductivité est le Siemens par mètre
(S/m) ou Ohm−1. mètre−1 (Ω−1. m−1).
Remarque :
La conductivité électrique peut aussi être exprimée en termes de densité de courant J
S
. l l
Les conducteurs sont des matériaux de conductivité élevée car contiennent un grand
nombre d’électrons libres et présentent une résistivité très faible. (Exemple : Argent
(Ag) avec 106 S/cm)
Les isolants sont les matériaux de conductivité faible car ils sont caractérisés par une
quasi absence d’électrons libres et donc présentent une très grande résistivité. C’est le
cas pour le carbone (diamant 10-14 S/cm), le mica, le verre et la silice (SiO2).
Les semi-conducteurs sont des matériaux qui dont la conductivité est comprise entre
celle d’un conducteur et celle d’un isolant quand la température augmente. Cette
conductivité est due à un traitement spécifique (chauffage, ajout d’impuretés, etc). On
distingue :
μ p
μ p
¿ Ε
0
Remarque :
Dans le Cuivre : -μn= 3,2.10-3 m2.V-1 s-1
Dans le Germanium : -μn = 0,39 m2.V-1.s-1 et μp = 0,19 m2.V-1.s-1
La densité de courant électrique due à ces porteurs de charges est la somme des
densités de courants ( jn
¿ e
t
) des deux types de porteurs de charges :
¿ j p
j
¿
j n
+
¿ j p
¿
n
¿
( ¿− ¿ e ¿ )
¿
v n
+
¿ p
¿
e
¿
v p
¿
σ
E
o
ù
σ
¿
e
( ¿ − ¿ n ¿ μ n ¿ + ¿ p ¿ μ p ¿ )
A température zéro absolue (0°K ou 273°C), la bande de conduction est vide et la bande de
valence est complètement pleine.
Figure 1.3- Les bandes d'énergie d'un semi-conducteur
Dès que la température s’élève, les liaisons de la bande de valence se brisent et un certain
nombre d’électrons (n) acquièrent une énergie pour passer de la bande de valence à la bande
de conduction sous l’action d’un champ électrique. Lorsqu’une une liaison covalente entre
deux atomes se rompt sous l’effet de l’agitation thermique, l’électron libéré laisse à sa place
un vide appelé trou (p). Un électron d’une liaison voisine peut venir combler ce trou ; il laisse
à son tour un trou derrière lui qui peut aussi être comblé. On peut parler donc du déplacement
d’électrons de charges –e et de trous (en sens inverse) de charges +e. Les électrons et les trous
sont appelés porteurs car ils transportent des charges d’un endroit à un autre.
E v
,
E c
r
e
s
p
e
c
t
i
v
e
m
e
n
t
E
n
e
r
g
i
e
d
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v
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l
e
n
c
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,
d
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c
o
n
d
u
c
t
i
o
n
N c
,
N v
r
e
s
p
e
c
t
i
v
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m
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n
t
d
e
n
s
i
t
é
e
f
f
e
c
t
i
v
e
'
d
é
t
a
t
s
d
a
n
s
l
a
b
a
n
d
e
d
e
c
o
n
d
u
c
t
i
o
n
,
d
e
v
a
l
e
n
c
e
.
ni
¿
√
N c N v
exp
− EG
2 kB T( )
ni
e
s
t
u
n
e
c
a
r
a
c
t
é
r
i
s
t
i
q
u
e
d
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m
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r
i
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u
l
i
é
l
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T
e
m
p
é
r
a
t
u
r
e
T
,
E G
( e V )
¿
é
n
e
r
g
i
e
d
u
G
a
p
( b a n d e ∫ e r d i t e )
.
ni
¿
C
3
T 2
exp
(− EG
2 kB T )
o
ù
e
s
t
u
n
f
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r
i
n
d
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T
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t
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p
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c
i
f
i
q
u
e
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u
m
a
t
é
r
i
a
u
,
k B
¿
1 , 3 8 . 1
− 2
3
0
J
.
− 1
K
e
s
t
l
a
t e
C
d
e
B
o
l
t
z
m
a
n
n
.
et
Où h = 6,62.10-34 J/Hz est la Cte de Planck, mn et mp sont respectivement les masses apparentes de
l’électron et du trou
Matériau EG(eV) ni
Si 1,14 1,6.1010/cm3
Ge 0,67 2,4.1013/cm3
GaAs 1,43 107/cm3
Remarque :
Lorsqu’on applique un champ électrique Ε à l’intérieur du semi-conducteur, les porteurs libres
2.1- Définition
Négative)
Positive)
Remarque :
Les éléments dopants génèrent des niveaux d’énergies dans la bande interdite. Ces
niveaux sont proches des bandes de valence ou de conduction.
1- Semi-conducteur de type N
Dans un semi-conducteur de type N, la densité en donneur (N d) est supérieure à la densité
d'accepteurs (Na). D'après l'équation de neutralité, la densité d'électrons (n) et supérieure à la
densité de trous (p).
N
¿
N
d
n
¿
e
t .
p
Les électrons dans ce cas sont appelés les porteurs majoritaires et les trous sont des porteurs
minoritaires.
N
+ ¿
N
¿
d
a
p
,
+ ¿ n
n
≈
( N d − N a )
e
t
p
≈
2
ni
N d − N a
2- Semi-conducteur de type P
Dans ce type de semi-conducteur la densité en accepteurs (Na) est supérieure à la densité de
donneurs (Nd). Dans ce cas, les porteurs majoritaires sont les trous. Les densités de porteurs
sont :
N a
¿
N d
e
t
p
¿
n
p
≈
( N a − N d )
e
t
n
≈
2
ni
N a − N d
Nous présentons quelques dispositifs à semi-conducteurs rencontrés dans notre quotidien [4].
Circuits intégrés audio et vidéo (CI vidéo, contrôleur graphique, commutateurs audio
et vidéo)
VI- La jonction PN
1- Jonction PN en circuit ouvert
Une jonction PN est un dispositif formé par la juxtaposition d’un semi-conducteur dopé
type P (appelé anode) et d’un semi-conducteur dopé type N (appelé cathode), tous les
deux d’un même monocristal semi-conducteur.
Lorsque ces deux types de semi-conducteurs sont mis en contact, un régime électrique
transitoire s’établit de part et d’autre de la jonction, suivi d’un régime permanent.
Un champ électrique interne Εi est créé. Ce champ repousse les porteurs majoritaires de
chaque partie et arrête la diffusion. Entre les deux parties P et N apparaît alors une
différence de potentiel (d.d.p) appelée aussi barrière de potentiel de l’ordre de 0,7 V pour
le Silicium et 0,3 V pour le Germanium.
3- Jonction PN polarisée
3.1- Polarisation directe
Lorsqu’une tension positive est appliquée entre la région P et la région N (U PN > 0), la
jonction PN est polarisée en direct. Cela revient à superposer au champ interne Ei , un champ