Cours de Maths Tle ES
Cours de Maths Tle ES
T ERMINALE ES
A. YALLOUZ
Ce polycopié conforme au programme 2002, regroupe les documents distribués aux élèves en cours d’année.
Année 2011-2012
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 Tle ES
A. YALLOUZ (MATH@ES) 2
TABLE DES MATIÈRES
I ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE 5
1 DÉRIVATION 6
I Nombre dérivé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
II Fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3 LIMITES 30
I Notion de limite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II Limites de fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
III Règles opératoires sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
IV Limite par comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
6 LOGARITHME NÉPÉRIEN 61
Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
I Fonction logarithme népérien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
II Propriétés algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
III Étude de la fonction logarithme népérien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
IV Étude d’une fonction ln(u) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
7 PROBABILITÉS 83
I Modéliser une expérience aléatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
II Probabilités conditionnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
III Variable aléatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
IV Loi binomiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
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Année 2011-2012 TABLE DES MATIÈRES Tle ES
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
14 SUITES 210
I Suites premières définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 211
II Comportement global d’une suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 212
III Limite d’une suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
IV Suites particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221
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P REMIÈRE PARTIE
ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE
A. YALLOUZ (MATH@ES) 5
Chapitre 1
DÉRIVATION
I Nombre dérivé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2 Tangente à une courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
II Fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2 Dérivées des fonctions de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3 Dérivées et opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4 Dérivée d’une fonction composée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5 Dérivée et variations d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Dérivées et opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Applications à l’économie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Dérivées de fonctions composées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
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I N OMBRE DÉRIVÉ
1 D ÉFINITION
un repère du plan.
La droite passant par le point A (a; f (a)) de la courbe C f
et de coefficient directeur f ′ (a) est appelée la tangente à la
courbe C f au point d’abscisse a. ~j
0 ~i a x
P ROPRIÉTÉ
Soit f une fonction définie sur un intervalle I, dérivable en a où a est un réel de I, et C f sa courbe représentative
dans un repère du plan.
L’équation réduite de la tangente à la courbe C f au point A d’abscisse a est :
y = f ′ (a) × (x − a) + f (a)
EXEMPLE
La courbe C f tracée ci-dessous est la courbe représentative d’une fonction f définie sur R.
3 b
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 x
-1 b
1. Le nombre dérivé f ′ (0) est égal au coefficient directeur de la tangente à la courbe C f au point d’abscisse 0.
Or cette droite passe par les points de coordonnées (0; 3) et (1; 1). Son coefficient directeur a est :
3−1
a= = −2
0−1
Ainsi, f ′ (0) = −2
2. La tangente à la courbe C f au point d’abscisse 2 est parallèle à l’axe des abscisses. Donc f ′ (2) = 0
3. La droite tangente à la courbe C f au point d’abscisse 3 passe par les points de coordonnées (3; 0) et (5; 3).
Son coefficient directeur a est
3−0 3
a= =
5−3 2
Le nombre dérivé f ′ (3) est égal au coefficient directeur de la tangente à la courbe C f au point d’abscisse 3.
3
Donc f ′ (3) =
2
R EMARQUE
La courbe représentative d’une fonction f peut avoir une tangente en un point a sans que la fonction soit
dérivable en a.
La courbe représentative de la fonction racine carrée est tangente à y
la droite d’équation x = 0 en 0.
Or la fonction racine carrée n’est pas dérivable en 0 en effet :
√ √ √
x− 0 x 1
lim = lim = lim √ = +∞
x→0 x − 0 x→0 x x→0 x ~j
ce n’est pas une limite finie donc la fonction racine carrée n’est pas 0 ~i x
dérivable en 0.
II F ONCTION DÉRIVÉE
1 D ÉFINITION
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3 D ÉRIVÉES ET OPÉRATIONS
Si u et v sont deux fonctions dérivables sur I, alors il en est de même pour u + v, ku (k constante réelle), u × v
u
et (si v(x) 6= 0 sur I)
v
R ÈGLES
u ′ u′ v − uv′
• (u + v)′ = u′ + v′ • (ku)′ = k × u′ • (uv)′ = u′ v + uv′ • =
v v2
EXEMPLES
x2 2
1. Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = 2 + 1− . Calculer f ′ (x).
3 x
Sur ]0; +∞[ f est dérivable comme produit de deux fonctions dérivables.
f = uv d’où f ′ = u′ v + uv′ . Avec pour tout réel x appartenant à l’intervalle ]0; +∞[,
x2 2x
u(x) = 2 + d’où u′ (x) =
3 3
2 ′ 2
v(x) = 1 − d’où v (x) = 2
x x
4(x2 + 1) − 2x(4x − 3)
f ′ (x) = −
(x2 + 1)2
4x + 4 − 8x2 + 6x
2
=−
(x2 + 1)2
4x2 − 6x − 4
=
(x2 + 1)2
4x2 − 6x − 4
Ainsi, f ′ est la fonction définie sur R par f ′ (x) =
(x2 + 1)2
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T HÉORÈME (admis)
Soit u et g deux fonctions telle que la composée f = g ◦ u est définie sur un intervalle I.
Si u est dérivable sur I et g est dérivable en u(x), alors la composée f = g ◦ u est dérivable sur I et
1 x
f ′ (x) = −2x × √ = −√
2 1 − x2 1 − x2
x
Ainsi, la dérivée de la fonction f est la fonction f ′ définie sur ] − 1; 1[ par f ′ (x) = − √
1 − x2
Par application du théorème sur la dérivée d’une fonction composée on obtient les formules suivantes :
– Si u est dérivable sur un intervalle I de R, alors pour tout entier natuel n non nul, la fonction f = un est
dérivable sur I et f ′ = u′ × nun−1 = nu′ un−1 .
– Si u est dérivable sur un intervalle I de R et ne s’annule pas sur I, alors pour tout entier natuel n non nul, la
1 −n nu′
fonction f = n est dérivable sur I et f ′ = u′ × n+1 = − n+1 .
u u u √
– Si u est dérivable sur un intervalle I de R et strictement positive sur I, alors la fonction f = u est dérivable
1 u′
sur I et f ′ = u′ × √ = √ .
2 u 2 u
EXERCICE
T HÉORÈME 1
Le théorème suivant, permet de déterminer les variations d’une fonction sur un intervalle suivant le signe de sa
dérivée.
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T HÉORÈME 2
T HÉORÈME 3
x a x0 b x a x0 b
| |
f ′ (x) − 0 + f ′ (x) + 0 −
| |
maximum
f (x) f (x)
minimum
R EMARQUES
2. Une fonction peut admettre un extremum local en x0 sans être nécessairement dérivable.
y
Considérons la fonction f définie sur R par f (x) = |x − 1| + 1 .
f est une fonction affine par morceaux, f admet un minimum f (1) = 1 or f n’est pas
b
dérivable en 1.
0 x
P OINT MÉTHODE
En pratique, pour étudier les variations d’une fonction f dérivable sur son ensemble de définition D f :
– on détermine la dérivée f ′ de f ;
– on étudie le signe de f ′ sur D f ;
– on applique le théorème 2 sur chacun des intervalles de D f où le signe de f ′ est constant ;
– on dresse le tableau des variations en indiquant les extremums, s’il y a lieu et éventuellement les limites aux
bornes de son ensemble de définition.
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EXERCICE 1
La courbe C f ci-dessous représente une fonction f définie et dérivable sur R. On note f ′ la fonction dérivée de
la fonction f . On sait que :
– la courbe coupe l’axe des ordonnées au point A et la tangente à la courbe au point A passe par le point de
coordonnées (−2; 0) ;
– la courbe admet au point B d’abscisse 1 une tangente parallèle à l’axe des abscisses ;
– l’axe des abscisses est asymptote à la courbe C f .
y
3
B
2
A
1
Cf
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 x
-1
-2
-3
-4
4 4 0
-2 -1 1 2 3 4 5 6
3 3 -1
2 2 -2
1 1 -3
0 0 -4
-1 1 2 3 4 5 6 -2 -1 1 2 3 4 5 6
-1 -1 -5
EXERCICE 2
x2 − 8x + 7
Soit f la fonction définie sur ]−1; +∞[ par f (x) = . On note f ′ la dérivée de la fonction f .
x+1
Sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan, notée C f , est donnée en annexe ci-dessous à titre
indicatif.
1. Calculer f ′ (x).
2. Étudier le signe de f ′ (x).
3. Donner le tableau des variations de f .
4. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe C f au point d’abscisse 1.
Tracer sur le graphique donné en annexe, la tangente T .
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ANNEXE
(C f )
0 1 x
EXERCICE 3
5 − 8x
Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = . On note C f sa courbe représentative dans le plan muni
x2 − x + 1
d’un repère.
1. Calculer la dérivée de la fonction f .
2. Étudier les variations de f .
3. Donner une équation de la tangente T à la courbe C f au point d’abscisse −2.
EXERCICE 4
x 2
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]−1; +∞[ par f (x) = 1− − . On note C f sa courbe représentative
2 x+1
′
dans le plan muni d’un repère orthonormal. On note f la dérivée de la fonction f .
1. Calculer f ′ (x).
2. Étudier le signe de f ′ (x).
3. Donner le tableau des variations de f .
EXERCICE 5
Soit C la fonction définie pour tout x élément de l’intervalle ]0; 16] par C(x) = 0,5x3 − 12x2 + 114x + 100.
La fonction C modélise le coût total de production, exprimé en euro, de x centaines d’articles fabriqués par jour.
Sa représentation graphique sur cet intervalle, notée CT , est donnée en annexe.
1. La recette totale en euros pour x centaines d’articles est donnée, en admettant que toute la production soit
vendue, par R(x) = 100x − 3x2 .
a) Tracer sur le graphique joint en annexe, la courbe Γ représentative de la fonction R.
b) Par lecture graphique, déterminer :
– l’intervalle dans lequel doit se situer la production x pour qu’il y ait un bénéfice ;
– la production x0 pour laquelle le bénéfice est maximal.
2. Le bénéfice est la fonction B définie sur l’intervalle ]0; 16] par B(x) = R(x) −C(x).
a) Calculer B′ (x).
b) Étudier les variations de la fonction B.
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c) En déduire la production x0 (arrondie à l’article près) pour laquelle le bénéfice est maximal. Quel est le
montant arrondi à l’euro près, de ce bénéfice maximal ?
ANNEXE
CT
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
EXERCICE 6
PARTIE A
PARTIE B
Une entreprise produit q milliers de pièces par jour, q étant un réel de ]0; 5]. Le prix de revient d’une pièce,
exprimé en euros, dépend de q et est donné par l’expression :
Le coût total de production en euros de l’entreprise CoTon est donné en fonction de la longueur x par la formule
Si le marché offre un prix p en euros pour un kilomètre de ce tissu, alors la recette de l’entreprise CoTon pour
la vente d’une quantité x est égal à R(x) = px.
On rappelle que le coût moyen de production CM mesure le coût par unité produite. On considère la fonction
CM définie sur l’intervalle ]0 ; 10] par
C(x)
CM (x) = .
x
ANNEXE
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
EXERCICE 8
Déterminer la fonction dérivée de chacune des fonctions suivantes dérivables sur leur ensemble de définition :
5
1. f1 est définie sur R par f1 (x) = 2
3x + x + 1
2 2
2. f2 est définie sur ]0; +∞[ par f2 (x) = 1 + 2
x
√
3. f3 est définie sur R par f3 (x) = x2 − x + 2
EXERCICE 9
3
2
Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = −1
x
1. Calculer f ′ (x).
2. Étudier les variations de la fonction f .
EXERCICE 10
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1
1. Soit u la fonction définie sur l’intervalle ]0; +∞[ par u(x) = 1 + . Calculer u′ (x).
x
2. Soit g une fonction définie et dérivable sur l’intervalle ]0; +∞[ . On note g′ la dérivée de la fonction g.
x−1
On sait que g(2) = 1 et pour tout réel x > 0, g′ (x) = .
x
Donner le tableau des variations de la fonction g.
3. On considère la fonction f définie sur ]0; +∞[ par f (x) = g [u(x)].
On admet que f est dérivable sur ]0; +∞[ et on note f ′ la dérivée de la fonction f .
a) Calculer f (1).
b) Calculer f ′ (x).
c) La courbe C f ci-dessous représente la fonction f dans le plan muni d’un repère orthogonal.
Déterminer une équation de la tangente T à la courbe C f au point d’abscisse 1. La tracer sur le graphique
ci-dessous.
y
1 Cf
O 1 2 3 4 x
EXERCICE 11
Pour chacune des quatre questions de ce QCM, une seule réponse est exacte.
Sur la figure ci-dessous est tracée la courbe représentative notée C f d’une fonction f dérivable sur R.
On sait que :
– la droite D est tangente à la courbe C f au point A(−2; 1) ;
– la courbe C f admet deux tangentes parallèles à l’axe des abscisses aux points d’abscisse −1 et 3.
y
4
D 3
b
1
A
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 x
-1
-2
Cf
-3
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4. Soit g la fonction définie sur R par g(x) = [ f (x)]2 . Au point d’abscisse −2, la tangente à la courbe représentative
de la fonction g a pour équation :
• y = 9x + 19 • y = −6x + 13 • y = −6x − 11
EXERCICE 12
2x − 1
1. Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]−1; +∞[ par f (x) = . On note C f sa courbe représentative
x+1
dans un repère du plan.
a) À l’aide d’un tableau, étudier le signe de f (x) suivant les valeurs du réel x.
b) On note f ′ la dérivée de la fonction f . Calculer f ′ (x).
c) Déterminer une équation de la tangente à la courbe C f au point d’abscisse 0.
2. Soit g la fonction composée de la fonction f suivie de la fonction carrée, g est définie sur l’intervalle
]−1; +∞[ par g(x) = [ f (x)]2 . On note Cg sa courbe représentative dans un repère du plan.
On note g′ la dérivée de la fonction g. Calculer g′ (x).
EXERCICE 13
Soient u la fonction définie pour tout réel x par u(x) = x2 − 1 et g une fonction définie et dérivable sur l’intervalle
]−1; +∞[ . On note g′ la dérivée de la fonction g.
1
1. On sait que g(3) = 0 et pour tout réel x > −1, g′ (x) =
x+1
a) Donner le tableau des variations de la fonction g.
b) Étudier le signe de g(x).
2. On considère la fonction f définie sur ]0; +∞[ par f (x) = g [u(x)] .
a) Calculer f (2).
b) On admet que f est dérivable sur ]0; +∞[ et on note f ′ la dérivée de la fonction f . Calculer f ′ (x).
c) La courbe C f ci-dessous représente la fonction f dans le plan muni d’un repère orthogonal.
y
3 Cf
0
1 2 3 4 5 6 7 x
-1
-2
-3
-4
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EXERCICE 14
La courbe (C) ci-dessous représente une fonction f définie et dérivable sur R. On note f ′ la dérivée de la
fonction f . On sait que :
– la courbe (C) coupe l’axe des ordonnées au point A(0; 2) ;
– la courbe (C) admet pour asymptote l’axe des abscisses ;
– la tangente en A à la courbe (C) coupe l’axe des abscisses au point d’abscisse 4.
1
(C)
0 1 x
1
2. Soit g la fonction définie sur R par g(x) = .
f (x)
Déterminer une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction g au point d’abscisse 0.
EXERCICE 15
Sur la figure ci-dessous est tracée la courbe représentative notée C f d’une fonction f dérivable sur ]0; +∞[. On
désigne par f ′ la fonction dérivée de la fonction f . On sait que :
– La courbe C f admet pour asymptotes les axes du repère ;
– la courbe C f admet une tangente parallèle
àl’axe des abscisses au point A d’abscisse 1 ;
3
– la tangente à la courbe C f au point B 2; passe par le point de coordonnées (4; 0)
2
A. YALLOUZ (MATH@ES) 19
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 DÉRIVATION Tle ES
1
(C f )
0 1 x
EXERCICE 16
Sur la figure ci-dessous est tracée la courbe représentative notée C f d’une fonction f dérivable sur R. On
désigne par f ′ la fonction dérivée de la fonction f .
On sait que :
– la droite D d’équation y = 2x − 8 est asymptote à la courbe C f en +∞ ;
– la courbe C f admet une tangente parallèle à l’axe des abscisses au point A(3; 2).
Cf
A
2 b
0 1 x
A. YALLOUZ (MATH@ES) 20
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 DÉRIVATION Tle ES
2
0 1 x
0 1 x
Courbe C1 Courbe C2 Courbe C3
1
5. On considère la fonction h inverse de la fonction f . C’est-à-dire la fonction h définie sur R par h(x) = .
f (x)
a) Calculer h′ (3)
b) Quelle est parmi les trois courbes de la question 4, celle qui représente la fonction h ?
A. YALLOUZ (MATH@ES) 21
Chapitre 2
I Fonction continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
II Résolutions d’équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1 Théorème des valeurs intermédiaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2 Théorème de la valeur intermédiaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
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I F ONCTION CONTINUE
1 D ÉFINITION
1 1 1
0 1 x 0 1 3 x 0 1 3 x
2 T HÉORÈME
II R ÉSOLUTIONS D ’ ÉQUATIONS
y y
f (a)
f (b)
k
k
a ~j ~j
0
~i b x a 0
~i b x
f (a) f (b)
f est continue sur [a; b] f est définie sur [a; b] mais f n’est pas continue sur [a; b]
Pour tout réel k compris entre f (a) et f (b), l’équation f (x) = k Il existe des réels k compris entre f (a) et f (b) tels que
admet une ou plusieurs solutions. l’équation f (x) = k n’admet pas de solution.
THÉORÈME (admis)
Si f est une fonction continue sur un intervalle [a; b], alors pour tout réel k compris entre f (a) et f (b), l’équation
f (x) = k admet au moins une solution c appartenant à [a; b].
THÉORÈME
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R et a, b deux réels appartenant à I, a < b.
Si f est continue et strictement monotone sur [a; b], alors pour tout réel k compris entre f (a) et f (b), l’équation
f (x) = k admet une solution unique c appartenant à [a; b].
Démonstration
Soit k un réel compris entre f (a) et f (b)
1. Existence
Par hypothèse, f est continue sur [a; b] alors d’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation
f (x) = k admet au moins une solution c appartenant à [a; b].
2. Unicité
Supposons que l’équation f (x) = k admette deux solutions distinctes c1 et c2 appartenant à [a; b]
Par hypothèse, f est strictement monotone sur [a; b] alors c1 6= c2 ⇒ f (c1 ) 6= f (c2 )
Ce qui aboutit à une contradiction puisque f (c1 ) = f (c2 ) = k
Donc c1 = c2 , ce qui prouve que l’équation f (x) = k admet une solution unique dans [a; b]
REMARQUES
1. Si f est continue et strictement monotone sur [a; b] et f (a) × f (b) < 0, alors l’équation f (x) = 0 admet une
solution unique dans [a; b]
2. Le théorème s’applique aussi lorsque f est continue et strictement monotone sur un intervalle de la forme
[a; b[, ]a; b], ]a; b[ , [a; +∞[, ]a; +∞[ , ] − ∞; b] ou ] − ∞; b[ :
si une borne a ou b de l’intervalle est ouverte, alors on remplace l’image f (a) ou f (b) par la limite de f
en cette borne ; si une borne de l’intervalle est −∞ (ou +∞) alors on considère la limite de f en −∞ (ou
+∞).
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EXERCICE 1
Soit f une fonction dérivable sur chacun des intervalles où elle est définie. Le tableau des variations de la
fonction f est donné ci-dessous :
x −3 1 5 +∞
2 +∞
f (x)
−∞ 1 −1
EXERCICE 2
Dans chacun des cas suivants, tracer, dans un repère du plan, une courbe pouvant représenter une fonction f
définie sur l’intervalle [−2; 3] et vérifiant les informations données
1. f est continue et décroissante sur [−2; 3], et l’équation f (x) = 1 admet une infinité de solutions dans [−1; 2].
2. f est continue sur [−2; 3] n’est pas monotone sur [−2; 3], et l’équation f (x) = 0 admet une solution unique
dans [−2; 3].
3. f est continue sur [−2; 3] avec f (−2) = 3, f (3) = −1 et l’équation f (x) = 0 admet deux solutions dans
[−2; 3].
4. f n’est pas continue sur [−2; 3] et pour tout réel k compris entre f (−2) et f (3) l’équation f (x) = k admet
une solution unique dans [−2; 3].
EXERCICE 3
EXERCICE 4
-3 -2 -1 O 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 x
-1
-2
-3
EXERCICE 5
Pour chacune des questions de ce QCM, une seule des trois propositions est exacte, déterminer laquelle.
1. Si f est une fonction strictement croissante sur R alors, l’équation f (x) = 0 admet :
a) Exactement une solution.
b) Au plus une solution.
c) Au moins une solution.
2. Si f est une fonction continue sur [a; b] et si f (a) et f (b) sont de signes contraires, alors l’équation f (x) = 0
admet :
a) Exactement une solution.
b) Au plus une solution.
c) Au moins une solution.
3. Soit f une fonction dérivable sur [a; b] et telle que l’équation f (x) = 0 admette une solution unique c dans
[a; b] alors :
a) f (a) et f (b) sont de signes contraires.
b) Si f (a) et f (b) sont de signes contraires, alors f est strictement monotone.
c) Si la dérivée est de signe constant, alors f (a) × f (b) < 0.
4. Soit f une fonction continue sur I = [−2; 3] et ne s’annulant pas sur I.
a) Pour tout réel a appartenant à I, f (−2) × f (a) > 0 .
b) On peut avoir f (−2) + f (3) = 0 .
c) f est dérivable sur I.
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5. Soit f une fonction dérivable sur I = [−2; 2] et telle que f (−2) = 0, f (−1) = 1 et f (2) = 0.
1
a) Il existe un unique réel a appartennant à [−1; 2] tel que f (a) = .
2
1
b) L’équation f (x) = admet exactement deux solutions dans [−2; 2].
2
1
c) L’équation f (x) = admet au moins deux solutions dans [−2; 2].
2
6. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = 100x3 − 300x2 + 299x − 99. Sur l’intervalle [−1; 2], l’équation
f (x) = 0 admet :
EXERCICE 6
x3 − x + 2
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0; +∞[ par : f (x) = .
x2 + 1
1. On note f ′ la dérivée de la fonction f , calculer f ′ (x).
2. On admet que f ′ (x) > 0 équivaut à x ∈ [1; +∞[
EXERCICE 7
PARTIE A
On considère les fonctions f et g définies et dérivables pour tout nombre réel x de l’intervalle ]0 ; 8] par :
x2 x3 4x2
f (x) = + 1 et g(x) = − − x + 18
3 27 9
1. Les courbes représentatives respectives C f et Cg des fonctions f et g, dans un repère orthogonal, sont tracées
ci-dessous. Lire avec la précision permise par le graphique une valeur approchée des coordonnées de leur
point d’intersection E.
2. Afin de déterminer les coordonnées du point E de façon plus précise, on est amené à résoudre dans l’intervalle
]0 ; 8] l’équation g(x) = f (x).
Pour cela, on considère la fonction h définie sur l’intervalle ]0 ; 8] par h(x) = g(x) − f (x).
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y
Cf
22
20
18
16
14
12
10
E
8
Cg
O 1 2 3 4 5 6 7 8 x
PARTIE B
Les fonctions f et g définies dans la partie A modélisent respectivement l’offre et la demande d’un produit :
– f (x) est la quantité, exprimée en milliers d’articles, que les producteurs sont prêts à vendre au prix unitaire
de x centaines d’euros ;
– g(x) la quantité, exprimée en milliers d’articles, que les consommateurs sont prêts à acheter au prix unitaire
de x centaines d’euros.
On appelle prix unitaire d’équilibre du marché la valeur de x pour laquelle l’offre est égale à la demande.
1. Quel est, exprimé à l’euro près, le prix unitaire d’équilibre du marché ?
2. Quel nombre d’articles, (arrondi à la centaine d’articles près), correspond à ce prix unitaire d’équilibre ?
EXERCICE 8
PARTIE A
Soit f la fonction définie sur [0; 20] par f (x) = −x3 + 9,5x2 + 22x − 6,5.
1. On désigne par f ′ la dérivée de la fonction f .
a) Calculer f ′ (x).
b) Étudier les variations de la fonction f .
2. Montrer que l’équation f (x) = 0 admet deux solutions a et b dans [0; 20]
3. Étudier le signe de f sur [0; 20]
PARTIE B
Une entreprise produit x milliers de pièces, x étant un réel de [0; 20]. Le coût total de production C, exprimé en
milliers d’euros, dépend de x et est donné par l’expression :
0,5x3 − 2,5x2 + 25x + 10
C(x) =
x+1
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CT
160
140
120
100
80
60
40
20
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
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Chapitre 3
LIMITES
I Notion de limite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1 Limite finie d’une fonction en un réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
2 Limite infinie d’une fonction en un réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3 Limite finie d’une fonction en l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4 Limite infinie d’une fonction en l’infini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
II Limites de fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
III Règles opératoires sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
1 Limite d’une somme de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2 Limite d’un produit de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3 Limite d’un quotient de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4 Formes indéterminées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
5 Limite de la composée de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
IV Limite par comparaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
1 Théorème 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
2 Théorème 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3 Théorème 3 (Théorème des gendarmes) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
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En terminale ES, la notion intuitive de limite permet de mettre en évidence le comportement d’une fonction
dans les cas suivants :
– Que se passe-t-il lorsque la variable x est proche d’une valeur a, sans pour cela l’atteindre ?
– Que se passe-t-il lorsque la variable x s’éloigne infiniment de 0 (limites en +∞ ou en −∞) ?
I N OTION DE LIMITE
y
Soit f une fonction définie au « voisinage » d’un réel a.
Dire que la fonction f a pour limite le réel ℓ en a signifie que tout intervalle ouvert ℓ bC
Soit f une fonction définie au « voisinage » d’un réel a à droite de a (resp. à gauche de a).
Dire que la fonction f tend vers +∞ quand x tend vers a avec x > a (resp. avec x < a) signifie que tout intervalle
]M; +∞[, où M est un réel, contient toutes les valeurs de f (x) pour x suffisament proche de a avec x > a (resp.
avec x < a).
On note : lim f (x) = +∞ ou lim+ f (x) = +∞ (resp. lim f (x) = +∞ ou lim− f (x) = +∞)
x→a x→a x→a x→a
x>a x<a
y y
+∞ +∞
f (x) f (x)
M M
O a a+h x O a−h a x
a a+h a−h a
O x O x
M M
f (x) f (x)
−∞ −∞
Autrement dit, lim f (x) = +∞ (ou lim f (x) = −∞) signifie que l’on peut rendre f (x) aussi éloigné que l’on
x→a x→a
veut de 0 pourvu que x soit suffisamment proche de a.
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INTERPRÉTATION GRAPHIQUE
Si lim+ f (x) = +∞ ou lim− f (x) = +∞ ou lim+ f (x) = −∞ ou lim− f (x) = −∞, on dit alors, que la droite
x→a x→a x→a x→a
d’équation x = a est une asymptote verticale de la courbe représentative de la fonction f .
1. Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme [A; +∞[, où A est un réel.
Dire que la fonction f a pour limite le réel ℓ en +∞ signifie que tout intervalle ouvert contenant ℓ contient
toutes les valeurs de f (x) pour x suffisament grand.
On note : lim f (x) = ℓ
x→+∞
y
m +∞
O x
f (x)
lim f (x) = ℓ : f (x) est aussi proche que l’on veut de ℓ à condition de choisir x > m
x→+∞
2. Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme ] − ∞; A], où A est un réel.
Dire que la fonction f a pour limite le réel ℓ en −∞ signifie que tout intervalle ouvert contenant ℓ contient
toutes les valeurs de f (x) pour x < 0 suffisament éloigné de 0.
On note : lim f (x) = ℓ
x→−∞
y
ℓ
f (x)
−∞ m O x
lim f (x) = ℓ : f (x) est aussi proche que l’on veut de ℓ à condition de choisir x < m
x→−∞
INTERPRÉTATION GRAPHIQUE
Si lim f (x) = ℓ (resp. lim f (x) = ℓ), on dit alors, que la droite d’équation y = ℓ est une asymptote
x→+∞ x→−∞
horizontale de la courbe représentative de la fonction f en +∞ (resp. en −∞).
REMARQUE
Pour déterminer la position relative de la courbe représentative de la fonction f par rapport à une asymptote D
d’équation y = ℓ, il suffit d’étudier le signe de f (x) − ℓ
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Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme [A; +∞[, où A est un réel.
1. Dire que la fonction f a pour limite +∞ en +∞ signifie que tout intervalle y
ouvert de la forme ]M; +∞[ contient toutes les valeurs de f (x) pour x
M
suffisament grand.
On note : lim f (x) = +∞
x→+∞
O m x
y
2. Dire que la fonction f a pour limite −∞ en +∞ signifie que tout intervalle
ouvert de la forme ] − ∞; M[ contient toutes les valeurs de f (x) pour x O m x
suffisament grand.
M
On note : lim f (x) = −∞
x→+∞
Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme ] − ∞; A], où A est un réel.
1. Dire que la fonction f a pour limite +∞ en −∞ signifie que tout intervalle y
ouvert de la forme ]M; +∞[ contient toutes les valeurs de f (x) pour x < 0
M
suffisament éloigné de 0.
On note : lim f (x) = +∞
x→−∞
m O x
y
2. Dire que la fonction f a pour limite −∞ en −∞ signifie que tout intervalle
ouvert de la forme ] − ∞; M[ contient toutes les valeurs de f (x) pour x < 0 m O x
suffisament éloigné de 0.
M
On note : lim f (x) = −∞
x→−∞
ASYMPTOTE OBLIQUE
Soit f une fonction définie sur un intervalle de borne +∞ ou −∞, et D une droite d’équation y = ax + b.
Si lim [ f (x) − (ax + b)] = 0 (ou lim [ f (x) − (ax + b)] = 0), on dit alors que la droite d’équation y = ax + b
x→+∞ x→−∞
est une asymptote oblique à la courbe représentative de la fonction f en +∞ (ou en −∞).
y y y
y
O x
O x
b
+
y=
y=
ax
ax
ax
y=
+
+
b
b
b
+
ax
y=
O x O x
REMARQUE
Pour étudier la position relative de la courbe représentative de la fonction f par rapport à une asymptote D
d’équation y = ax + b, il suffit d’étudier le signe de la différence f (x) − (ax + b)
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O x
O x
O x
O x
1 1 √ √
lim = 0; lim− = +∞ lim x = 0 ; lim x = +∞
x→−∞ x x→0 x x→0 x→+∞
1 1
A. YALLOUZlim = +∞ ;
(MATH@ES) lim =0 34
x→0 x + x→+∞ x
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Dans tout ce paragraphe, u et v désignent deux fonctions, ℓ et ℓ′ désignent deux nombres réels, et α désigne
+∞ ou −∞ ou un nombre réel.
Si lim u(x) = ℓ ℓ ℓ +∞ −∞ +∞
x→α
et lim v(x) =
x→α
ℓ′ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
alors par somme
lim (u + v)(x) = ℓ + ℓ′ +∞ −∞ +∞ −∞ À ÉTUDIER
x→α
EXEMPLE
1
Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = x2 − 1 + .
x
Étudions les limites de la fonction f aux bornes de son intervalle de définition.
1
– lim x2 − 1 = −1 et lim = +∞ donc, par somme, lim f (x) = +∞. La courbe représentative de la fonction
x→0 x→0 x x→0
x>0 x>0 x>0
f admet pour asymtote l’axe des ordonnées.
1
– lim x2 − 1 = +∞ et lim = 0 donc, par somme, lim f (x) = +∞
x→+∞ x→+∞ x x→+∞
Si lim u(x) = ℓ ℓ 6= 0 0 +∞ ou −∞
x→α
et lim v(x) =
x→α
ℓ′ +∞ ou −∞ +∞ ou −∞ +∞ ou −∞
alors par produit
lim (u × v)(x) = ℓ × ℓ′ ±∞* À ÉTUDIER ±∞*
x→α
(*) Lorsque la limite du produit est infinie, c’est la règle des signes du produit qui permet de déterminer le résultat +∞ ou −∞.
EXEMPLE
1
Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) −1 . = x2 ×
x
Étudions les limites de la fonction f aux bornes de son intervalle de définition.
1
– lim x2 = 0 et lim − 1 = +∞. Nous sommes en présence de la forme indéterminée « 0 × ∞ ».
x→0 x→0 x
x>0 x>0
1
Or pour tout réel x non nul, x ×2 − 1 = x − x2 et lim x − x2 = 0. Donc, lim f (x) = 0
x x→0
x>0
x→0
x>0
1
– lim x2 = +∞ et lim − 1 = −1 donc, par produit, lim f (x) = −∞
x→+∞ x→+∞ x x→0
x>0
Si lim u(x) = +∞ ou +∞ ou
x→α
ℓ ℓ 6= 0 ℓ 0
−∞ −∞
+∞ ou +∞ ou
et lim v(x) =
x→α
ℓ′ 6= 0 0 ℓ′ 0
−∞ −∞
alors par quotient
ℓ
u ±∞* 0 ±∞* À ÉTUDIER À ÉTUDIER
lim (x) = ℓ′
x→α v
(*) Lorsque la limite du quotient est infinie, c’est la règle des signes du produit qui permet de déterminer le résultat +∞ ou −∞.
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EXEMPLE
x−1
Soit f la fonction définie sur ]1; +∞[ par f (x) = .
x2 − 1
Étudions les limites de la fonction f aux bornes de son intervalle de définition.
0
– lim x − 1 = 0 et lim x2 − 1 = 0. Nous sommes en présence de la forme indéterminée « ».
x→1
x>1
x→1
x>1
0
Or pour tout réel x 6= 1,
x−1 x−1 1
2
= =
x − 1 (x + 1)(x − 1) x + 1
1 1 1
Comme lim = , nous pouvons conclure que, lim f (x) =
x→1 x + 1 2 x→1 2
x>1 x>1
∞
– lim x − 1 = +∞ et lim x2 − 1 = +∞. Nous sommes en présence de la forme indéterminée « ».
x→+∞ x→+∞ ∞
x−1 1 1
Comme pour pour tout réel x 6= 1, 2
= et que lim = 0, il s’ensuit que lim f (x) = 0.
x −1 x+1 x→+∞ x + 1 x→1
x>1
La courbe représentative de la fonction f admet pour asymtote l’axe des abscisses en +∞.
4 F ORMES INDÉTERMINÉES
0 ∞
Il y quatre formes indéterminées du type « ∞ − ∞ » ; « ∞ × 0 » ; « » ; « ».
0 ∞
Lorsqu’on rencontre une forme indéterminée, on essaie de trouver la limite demandée en étudiant la situation.
On dispose cependant de deux règles, permettant de déterminer la limite d’une fonction polynôme et la limite
d’une fonction rationnelle en l’infini.
RÈGLE 1
En +∞ ou en −∞, la limite d’une fonction polynôme est égale à la limite de son terme de plus haut degré.
EXEMPLE
RÈGLE 2
En +∞ ou en −∞, la limite d’une fonction rationnelle est égale à la limite du quotient du terme de plus haut
degré du numérateur par le terme de plus haut degré du dénominateur.
EXEMPLE
Soit u une fonction définie sur un intervalle I de R et v une fonction définie sur un intervalle J de R telles que
pour tout réel x appartenant à I, u(x) appartient à J.
a, b et c désignent des réels ou +∞ ou −∞. f est la fonction v ◦ u, composée de u suivie de v.
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1 T HÉORÈME 1
2 T HÉORÈME 2
EXEMPLE
1 3x2 + x + 1
Soit f une fonction définie sur ]0; +∞[ et telle que pour tout réel x > 0, 3 + 6 f (x) 6 .
x x2
Étudions les limites de la fonction f aux bornes de son intervalle de définition.
1 1
– Pour tout réel x > 0, f (x) > 3 + or lim 3 + = +∞, donc d’après le théorème sur les limites par
x x→0
x>0
x
comparaison, lim f (x) = +∞.
x→0
x>0
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EXERCICE 1
EXERCICE 2
La courbe C f ci-dessous, représente une fonction f définie sur R. Les droites D et ∆ sont les asymptotes à la
courbe respectivement en −∞ et +∞.
∆ y
D
3
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
-1
-2
EXERCICE 3
EXERCICE 4
La courbe Cu ci-dessous représente une fonction u définie et dérivable sur R. On note f ′ la fonction dérivée de
la fonction f . On sait que :
– la courbe coupe l’axe des ordonnées au point A et la tangente à la courbe au point A passe par le point de
coordonnées (−2; 0) ;
– la courbe admet au point B d’abscisse 1 une tangente parallèle à l’axe des abscisses ;
– l’axe des abscisses est asymptote à la courbe Cu .
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y
3
B
2
A
1
Cu
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 x
-1
-2
-3
-4
EXERCICE 5
1 √
Soit f une fonction définie sur l’intervalle I = ; +∞ et telle que pour tout réel x > 1, on a f (x) 6 x.
2
y
3
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 x
-1
-2
-3 Cf
f (x)
On considère la fonction g définie sur I par g(x) = .
x
1
Montrer que si x > 1 alors, 0 6 g(x) 6 √ . Que peut-on en déduire sur la limite de g en +∞ ?
x
A. YALLOUZ (MATH@ES) 39
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Année 2011-2012 LIMITES Tle ES
EXERCICE 6
1 2x2 − 13x + 7
Soit f la fonction définie sur ; +∞ par : f (x) = .
2 4x − 2
On appelle C f sa courbe représentative dans le plan muni d’un repère orthogonal.
1. Déterminer lim+ f (x), qu’en déduit-on pour la courbe C f ?
x→ 12
EXERCICE 7
2x − 1
1. Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]−1; +∞[ par f (x) = . On note C f sa courbe représentative
x+1
dans un repère du plan.
a) À l’aide d’un tableau, étudier le signe de f (x) suivant les valeurs du réel x.
b) Déterminer, en justifiant avec soin, lim + f (x) et lim f (x).
x→−1 x→+∞
c) On note f′ la dérivée de la fonction f . Calculer ′
f (x).
d) Déterminer une équation de la tangente à la courbe C f au point d’abscisse 0.
2. Soit g la fonction composée de la fonction f suivie de la fonction carrée, g est définie sur l’intervalle
]−1; +∞[ par g(x) = [ f (x)]2 . On note Cg sa courbe représentative dans un repère du plan.
a) Déterminer lim + g(x) et lim g(x). En déduire l’existence d’asymptotes à la courbe Cg .
x→−1 x→+∞
b) On note g′ la dérivée de la fonction g. Calculer g′ (x).
c) Déterminer une équation de la tangente à la courbe Cg au point d’abscisse 0.
EXERCICE 8
Afin de de réduire ses coûts de fabrication, un industriel décide d’investir une certaine somme tous les mois
dans la maintenance de l’outil de production. Si x est le montant en milliers d’euros que l’industriel investit, le
2x + 0,1
pourcentage de réduction des coûts est modélisé par la fonction f définie sur [1; +∞[ par f (x) = 0,3− .
(x + 1)3
1. Un investissement de 1100 C est-il suffisant pour réduire les coûts de 5% ?
2. On note f ′ la dérivée de la fonction f .
a) Calculer f ′ (x).
b) Étudier les variations de la fonction f .
c) En déduire que l’équation f (x) = 0,25 admet une solution unique.
3. Selon ce modèle, est-il possible de réduire les coûts de 40% ?
4. Quelle somme, arrondie à la centaine d’euros près, faut-il investir pour réduire les coûts d’au moins 25 % ?
A. YALLOUZ (MATH@ES) 40
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Année 2011-2012 LIMITES Tle ES
EXERCICE 9
3
2x2 + 1
Soit f la fonction définie sur R par f (x) = 1 −
x2 + 5
1. Étudier les limites de la fonction f aux bornes de son intervalle de définition. En donner une interprétation
graphique.
2. On désigne par f ′ la dérivée de la fonction f .
a) Calculer f ′ (x).
b) Donner le tableau des variations de la fonction f .
c) En déduire le nombre de solutions de l’équation f (x) = 0.
3. Résoudre dans R l’équation f (x) = 0.
EXERCICE 10
x3 − x2 + 9x − 1
Soit f la fonction définie sur [0; +∞[ par : f (x) = .
x2 + 1
On appelle C f sa courbe représentative dans le plan muni d’un repère orthogonal.
y
Cf
10
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 x
-2
PARTIE A
1. Montrer que pour tout réel k positif, l’équation f (x) = k admet une solution unique.
2. Sans utiliser la calculatrice, déterminer une valeur approchée au centième près du réel x0 , solution de
l’équation f (x) = 1000.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 41
Chapitre 4
Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
I Ajustement affine d’une série statistique à deux variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
1 Nuage de points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2 Ajustement affine par la méthode des moindres carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
Le tableau ci-dessous donne l’évolution du nombre de milliers d’emploi en France dans deux secteurs d’activités
« Industrie pharmaceutique » et « Activités financières et d’assurance ».
Trimestres 2008 T1 2008 T2 2008 T3 2008 T4 2009 T1 2009 T2 2009 T3 2009 T4
Rang i du trimestre 1 2 3 4 5 6 7 8
Industrie pharmaceutique 89,1 89,6 89 88,5 88,1 87,4 87,1 86,8
Activités financières et d’assurance 819,6 818,5 820,7 821 824,7 826,5 825,1 826,8
On cherche à étudier de manière conjointe, l’évolution de l’emploi dans ces deux secteurs.
On désigne par :
– xi le nombre de milliers d’emploi dans l’industrie pharmaceutique, le trimestre de rang i.
– yi le nombre de milliers d’emploi du secteur « Activités financières et d’assurance », le trimestre de rang i.
1. Dans le plan muni d’un repère orthogonal, représenter le nuage de points Mi de coordonnées (xi ; yi ).
y
826
824
822
820
818
86,5 87 87,5 88 88,5 89 89,5 x
2. Le point moyen du nuage est le point G (x; y) où x est la moyenne des xi et y est la moyenne des yi .
Calculer les coordonnées du point G, le placer dans le repère précédent.
PARTIE A : Ajustement affine du nuage des points par la droite de Mayer
Les points Mi du nuage sont rangés dans l’ordre croissant des abscisses :
xi 86,8 87,1 87,4 88,1 88,5 89 89,1 89,6
yi 826,8 825,1 826,5 824,7 821 820,7 819,6 818,5
N1 désigne le nuage correspondant aux quatre premiers points et N2 le nuage correspondant aux quatre derniers
points.
1. Calculer les coordonnées du point moyen G1 du nuage N1 et celles du point moyen G2 du nuage N2 .
2. Donner une équation de la droite (G1 G2 ) (arrondir les coefficients à 10−2 près), et la tracer dans le repère
précédent.
3. Vérifier que la droite (G1 G2 ) passe par le point moyen G du nuage de points.
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
L’objet de cette partie est d’effectuer un ajustement affine par la méthode des moindres carrés.
Soit ∆ la droite d’ajustement d’équation y = ax + b.
On note δi l’écart entre le point Mi du nuage et le point M de même abscisse xi yi
Mi
y = ax + b
appartenant à la droite ∆ : δi
axi + b
δi = yi − y = yi − (axi + b) M
1. a) Dans un premier temps, on suppose connu le coefficient directeur a de la droite ∆, on développe chaque
terme de la somme S sous la forme d’un trinôme du second degré en b :
xi yi [yi − (axi + b)]2 = [(yi − axi ) − b]2 = (yi − axi )2 − 2 × b × (yi − axi ) + b2
89,1 819,6 (819,6 − 89,1a) 2 − 2 × b × (819,6 − 89,1a) + b2
89,6 818,5
89 820,7
88,5 821
88,1 824,7
87,4 826,5
87,1 825,1
86,8 826,8
8 8
S = ∑ [yi − (axi + b)]2 S = ∑ (yi − axi )2 − 2 × b × ( − ) + 8b2
i=1 i=1
b) Montrer que la somme S est minimale pour b = 822,8625 − 88,2a. En déduire que le point moyen G
appartient à la droite ∆.
2. a) En remplaçant b par 822,8625 − 88,2a, développer chaque terme de la somme S sous la forme d’un
trinôme du second degré en a.
b) Montrer que la somme S est minimale pour a ≈ −3,06 (valeur arrondie au centième près) .
c) Donner une équation de la droite δ , la tracer dans le repère précédent.
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1 N UAGE DE POINTS
On s’intéresse à deux variables quantitatives discrètes sur une population. À chaque individu de cette population,
on associe un couple (xi ; yi ), où xi est la valeur de la première variable et yi la valeur de la seconde.
L’ensemble des couples (xi ; yi ) forme une série statistique à deux variables.
Soit (xi ; yi ) une série statistique à deux variables.
– Dans le plan muni d’un repère, l’ensemble des points Mi (xi ; yi ) est appelé le nuage de points de la série
statistique.
– Le point moyen du nuage est le point G (x; y) où x est la moyenne des xi et y est la moyenne des yi .
EXEMPLE
Le graphique ci-dessous, présente le nombre de milliers d’emploi dans le secteur « hébergement et restauration »
(série xi ) et dans la « construction » (série yi ) en France entre le 1er trimestre 2009 et le 2e trimestre 2010.
Le point G(868,7; 1350,4) est le point moyen du nuage.
y
1500 ××
× ××× ×
×
×
× × × × ×
×
1400 ×
×
G ×
y ×
×
b
×
×
1300 × × ×
×× ×× × ×× ××
× ×
××
×
1200 ×
1100
750 800 850 x 900 950 x
Lorsque les points Mi (xi ; yi ) sont approximativement alignés, on peut penser qu’une relation du type y = ax + b
« résume » correctement une corrélation entre les deux variables x et y.
y
y = ax + b
1500 ××
× ××× ×
×
×× × × δn
× ×
×
1400 ×
×
G ×
y ×
×
b
δi ×
×
×
1300 ××
×× ×× × ×× ××
× ×
××
×
1200 ×
δ1
1100
750 800 850 x 900 950 x
Or pour chaque valeur xi observée, la valeur calculée correspondante y = axi + b diffère de la valeur observée yi
d’un écart résiduel δi qui peut être positif ou négatif. On a donc pour chaque couple d’observation i, la relation
suivante :
δi = yi − (axi + b)
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Un ajustement affine par la méthode des moindres carrés, consiste à déterminer la fonction affine f : x 7−→ ax+b
n
telle que la somme S = ∑ [yi − (axi + b)]2 soit minimale.
i=1
ÉTAPE 1
n
On considère la somme S = ∑ [yi − (axi + b)]2 comme un polynôme du second degré en b.
i=1
En effet,
[yi − (axi + b)]2 = [(yi − axi ) − b]2 = (yi − axi )2 − 2b (yi − axi ) + b2
donc
n n h i
∑ [yi − (axi + b)] 2
= ∑ (yi − axi ) − 2b (yi − axi ) + b
2 2
i=1 i=1
n n n
= ∑ (yi − axi )2 − ∑ 2b (yi − axi ) + ∑ b2
i=1 i=1 i=1
n n
= ∑ (yi − axi )2 − 2b ∑ (yi − axi ) + nb2
i=1 i=1
n
S est un polynôme du second degré en b de la forme S = A × b2 + B × b +C avec A = n, B = − 2 ∑ ( yi − axi )
i=1
n
B
et C = ∑ (yi − axi )2 . Comme n > 0, la somme S est minimale pour b = − . Soit
i=1 2A
n
2 ∑ (yi − axi )
i=1
b=
2n
n
1
= ∑ (yi − axi )
n i=1
1 n 1 n
= ∑
n i=1
yi − ∑ axi
n i=1
1 n 1 n
= ∑
n i=1
yi − a × ∑ xi
n i=1
1 n 1 n
Or ∑
n i=1
yi = y et ∑ xi = x. Donc la somme S est minimale pour b = y − ax
n i=1
REMARQUE
La droite d’ajustement affine par la méthode des moindres carrés passe par le point moyen du nuage.
ÉTAPE 2
n
S est un polynôme du second degré en a de la forme S = A × a2 + B × a + C avec A = ∑ (xi − x)2 = nV (x),
i=1
n n
B = − 2 ∑ (yi − y) (xi − x) et C = ∑ (yi − y) = nV (y) où V (x) est la variance de la première série statistique
2
i=1 i=1
et V (y) la variance de la deuxième série statistique.
B
Comme V (x) > 0, la somme S est minimale pour a = − . Soit
2A
n
1 n
2 ∑ (yi − y) (xi − x) ∑ (yi − y) (xi − x)
i=1 n i=1
a= =
2nV (x) V (x)
DÉFINITIONS
1 n
Le nombre ∑ (yi − y) (xi − x) est appelé covariance de x et y. On note
n i=1
1 n
cov(x; y) = ∑ (yi − y) (xi − x)
n i=1
cov(x; y)
Avec cette notation, la somme S est minimale pour a =
V (x)
La droite d’ajustement affine de y en x par la méthode des moindres carrés d’une série statistique à deux
cov(x; y)
variables (xi ; yi ) est la droite d’équation y = ax + b avec a = et b = y − ax.
V (x)
1 n 1 n
Où V (x) = ∑ (xi − x)2 et cov(x; y) = ∑ (yi − y) (xi − x).
n i=1 n i=1
Cette droite passe par le point moyen G (x; y) du nuage de points.
REMARQUES
– La droite d’ajustement affine de y en x par la méthode des moindres carrés est aussi appelée droite de
régression de y en x par la méthode des moindres carrés.
– Le lien mis en évidence entre deux variables quantitatives x et y par la droite d’ajustement affine ne signifie
pas nécessairement que l’une soit la cause de l’autre, mais simplement qu’il existe une corrélation dans
l’évolution des deux variables.
– La covariance est un indicateur du sens de la variation simultanée des séries quantitatives x et y.
Si les données x et les données y croissent globalement en même temps, alors cov(x; y) > 0, tandis que si la
tendance des données y est décroissante lorsque les données x croissent alors cov(x; y) 6 0.
covariance positive covariance négative
y ×× y
×××
× × ×
× ×××
××× ×
300 × 300
× × × × ×
250 ×× 250 × × × × ×
× ××
×
200 ×× 200 ×
×× ×
150 ××× 150 ×
× ×
× ×× × ××××× × × ×
× ×× × ××
× ×
100 100
×××
××××
×
50 × 50 ××
×
××
0 0 ×
0 10 20 30 40 x 0 10 20 30 40 x
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
EXERCICE 1
Le tableau suivant, donne l’évolution du Produit intérieur brut (PIB) et du transport des voyageurs sur le réseau
TGV en France pour les années 2000 à 2008 :
Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
PIB xi (milliards d’euros) 1441,4 1497,2 1548,6 1594,8 1660,2 1726,1 1806,4 1894,6 1950
Transport TGV yi
34,5 37,2 39,6 39,3 41,3 42,5 43,8 46,5 50,3
(milliards de voyageurs-km)
Source INSEE.
1. Représenter le nuage de points Mi (xi ; yi ) associé à la série statistique dans le repère ci-dessous.
Transport-TGV (milliards de voyageurs-km)
52
50
48
46
44
42
40
38
36
34
32
1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000
PIB (milliards d’euros)
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
1. Représenter le nuage de points Mi (xi ; yi ) dans le plan (P) muni d’un repère orthonormal d’unités 1 cm pour
un euro sur l’axe des abscisses et 1 cm pour 10 milliers d’acheteurs sur l’axe des ordonnées.
2. a) Déterminer l’équation y = ax + b de la droite (D) d’ajustement affine de y en x, obtenue par la méthode
des moindres carrés. Les coefficients a et b seront arrondis à l’unité.
b) Tracer la droite (D) dans le plan (P).
c) En utilisant l’ajustement affine précédent, estimer graphiquement, à l’euro près, le prix unitaire maximum
que la société peut fixer si elle veut conserver des acheteurs.
3. a) En utilisant l’ajustement affine précédent, justifier que la recette R(x), exprimée en milliers d’euros, en
fonction du prix unitaire x d’un objet, exprimé en euros, vérifie :
b) Étudier le sens de variation de la fonction f définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ par f (x) = −15x2 + 189x.
c) Quel conseil peut-on donner à la société ? Argumenter la réponse.
EXERCICE 3
Le tableau suivant donne le montant (en millions d’euros) de la dépense des ménages entre les années 2000 et
2009 dans le secteur des « Services médicaux et hospitaliers » :
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Rang de l’année xi 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Montant yi 14 023 14 501 15 525 16 472 17 669 18 905 19 936 20 914 21 925 22 517
(Source INSEE)
1. Tracer le nuage de points Mi (xi ; yi ) associé à cette série statistique dans le plan muni d’un repère orthogonal.
y
23 000
22 000
21 000
20 000
19 000
18 000
17 000
16 000
15 000
14 000
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 x
A. YALLOUZ (MATH@ES) 49
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EXERCICE 4
Le tableau suivant, donne le montant de la dépense des ménages dans deux secteurs entre les années 2000 et
2009 :
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Rang i 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
xi 10 11,2 13 15,5 18,5 22,3 26,4 30,9 34,3 36,6
yi 35,7 35,8 37,1 38,6 39,2 39,6 40,4 41,2 40,7 39,5
Où :
– xi est le montant en milliards d’euros, de la dépense dans le secteur « Industries des équipements électriques
et électroniques » l’année de rang i.
– yi est le montant en milliards d’euros, de la dépense dans le secteur « Habillement, cuir » l’année de rang i.
Le nuage de points Mi (xi ; yi ) est représenté ci-dessous, dans le plan muni d’un repère orthogonal.
y
42
41
+
+
+
40
+ +
39
+
+
38
37 +
36
+ +
35
10 15 20 25 30 35 x
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
1. À partir des données du graphique, un ajustement affine parait-il approprié ? Justifier votre réponse.
2. On envisage un ajustement du nuage de points à l’aide d’une parabole. On pose zi = (xi − 30)2
a) Compléter le tableau suivant :
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Rang i 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
zi 400
yi 35,7 35,8 37,1 38,6 39,2 39,6 40,4 41,2 40,7 39,5
b) Donner une équation de la droite ∆ d’ajustement affine de y en z, obtenue par la méthode des moindres
carrés (coefficients arrondis à 10−3 près)
c) En déduire une relation de y en fonction de x sous la forme y = ax2 + bx + c.
d) Tracer la courbe C f d’équation y = ax2 + bx + c dans le repère précédent.
1. Recopier et compléter le tableau suivant (on donnera les résultats sous forme décimale, arrondis au centième).
Rang de l’année xi 1 2 3 4 5 6 7
zi 5,12
2. Représenter le nuage de points Mi (xi ; zi ) associé à cette série statistique, dans le plan muni d’un repère
orthonormal d’unité graphique 1 cm.
Un ajustement affine vous paraît-il approprié ? Justifier la réponse.
3. Déterminer, à l’aide de la calculatrice, une équation de la droite d’ajustement affine de z en x par la méthode
des moindres carrés (on donnera les coefficients sous forme décimale, arrondis au centième).
Tracer cette droite sur le graphique précédent.
4. En utilisant cet ajustement, à partir de quelle année peut-on prévoir que l’effectif de ce centre d’appel
dépassera 900 employés ?
EXERCICE 6
PARTIE A
Le tableau suivant, donne le nombre de milliers d’emploi en France dans le commerce et dans l’ensemble des
secteurs d’activité (hors agriculture, emploi public des secteurs non marchands et activités extra-territoriales)
au premier trimestre de chaque année.
On désigne par :
– xi le nombre de milliers d’emploi dans le commerce l’année de rang i.
– yi le nombre de milliers d’emploi de l’ensemble des secteurs, l’année de rang i.
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Rang i 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
xi 2767 2853 2926 2940 2958 2964 2974 3007 3028 2996 2970
yi 16656 17259 17472 17473 17448 17552 17667 18011 18229 17853 17767
1. Dans le plan muni d’un repère orthogonal, représenter le nuage de points Mi de coordonnées (xi ; yi ).
y
18000
17500
17000
16500
2750 2800 2850 2900 2950 3000 x
a) Donner une équation de la droite de régression D1 de y en x, obtenue par la méthode des moindres carrés.
b) Représenter la droite D1 dans le repère précédent.
PARTIE B
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Rang i 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
xi 589 636 579 553 562 590 600 677 673 437 522
yi 16656 17259 17472 17473 17448 17552 17667 18011 18229 17853 17767
1. Dans le plan muni d’un repère orthogonal, représenter le nuage de points Mi de coordonnées (xi ; yi ).
A. YALLOUZ (MATH@ES) 52
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Année 2011-2012 STATISTIQUES À DEUX VARIABLES Tle ES
18000
17500
17000
16500
450 500 550 600 650 x
PARTIE C
L’objet de cette partie, est d’étudier la contribution des deux secteurs précédents à la variabilité de l’emploi
total.
On note Ei la variation de l’emploi total entre les années de rang i et i − 1, Ci la variation de l’emploi dans le
commerce entre les années de rang i et i − 1 et Ti la variation de l’emploi dans l’intérim entre les années de rang
i et i − 1.
Par exemple E1 = 17259 − 16656 = 603, C1 = 2853 − 2767 = 86 et T1 = 636 − 589 = 47.
1. Recopier et compléter le tableau suivant.
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Ci 86
Ti 47
Ei 603
2. Calculer les écart-type des séries C et T . Dans quel secteur d’activité observe-t-on la plus grande fluctuation
de variation de l’emploi.
3. La contribution d’un secteur à la variabilité de l’emploi total mesure la part des variations de l’emploi total
qui peut être attribuée à ce secteur.
La contribution d’un secteur d’activité à la variabilité de l’emploi est d’autant plus importante que son
effectif représente une grande proportion de l’emploi total ou qu’il varie beaucoup et en même temps que
les autres secteurs d’activité.
cov(X ; E)
Un critère pour mesurer la contribution d’un secteur à la variabilité de l’emploi est où cov(X ; E)
V (E)
est la covariance des séries statistiques des variations de l’emploi d’un secteur X et de l’emploi total E et
V (E) la variance des variations de l’emploi total.
a) Calculer les contributions du commerce et de l’intérim à la variabilité de l’emploi.
b) Interpréter les résultats.
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Chapitre 5
Activités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
I Primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
2 Ensemble des primitives d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
3 Primitive vérifiant une condition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
II Calculs de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
1 Primitives des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
2 Primitives des formes usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
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ACTIVITÉS
1. Soit f et g les fonctions définies sur R par f (x) = −x2 + 3x − 1 et g(x) = −2x + 3.
Vérifier que g est la dérivée de f . Trouver d’autres fonctions ayant g pour dérivée.
2. À l’aide du tableau des dérivées, trouver une fonction F ayant pour dérivée la fonction f donnée dans chacun
des cas suivants :
1
a) f (x) = b) f (x) = x3 c) f (x) = 3x − 2
2
3
d) f (x) = 2x2 + x − 1 e) f (x) = f) f (x) = (2x − 1)2
x2
3. La courbe ci-dessous est la représentation graphique d’une fonction f définie sur R
b b
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 x
-1
-2
Parmi les cinq courbes suivantes, quelles sont celles susceptibles de représenter une fonction F ayant pour
dérivée la fonction f ?
y y y
2 2 2
-2 0 2 4 6 8 x -2 0 2 4 x -2 0 2 4 6 8 x
-2 -2 -2
2 2
-4 -2 0 2 4 6 8 x -4 -2 0 2 4 6 8 x
-2 -2
Courbe C4 Courbe C5
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I P RIMITIVES
1 D ÉFINITION
Si F est une primitive de f sur un intervalle I, alors les primitives de f sur I sont les fonctions G définies pour
tout réel x de I par G(x) = F(x) + k où k est un réel.
Démonstration
– Soit F une primitive de la fonction f sur I et G une fonction définie pour tout réel x de I par G(x) = F(x) + k
où k est un réel.
Alors, G′ (x) = F ′ (x) + 0 = f (x) donc G est aussi une primitive de f sur I.
– Soient G et F deux primitives de f sur I montrons qu’il existe un réel k tel que pour tout réel x de I,
G(x) = F(x) + k.
On considère la fonction H définie sur I par H(x) = G(x) − F(x) alors,
H ′ (x) = G′ (x) − F ′ (x) = f (x) − f (x) = 0
H ′ est la fonction nulle sur I ce qui signifie que H est une fonction constante sur I.
Ainsi, pour tout réel x de I, H(x) = k où k est un réel. Soit G(x) − F(x) = k donc G(x) = F(x) + k.
Soit f une fonction admettant des primitives sur un intervalle I. Soit x0 un réel de l’intervalle I et y0 un réel
quelconque.
Il existe une unique primitive F de f sur I telle que F(x0 ) = y0 .
Démonstration
Si G est une primitive de f sur I, alors toute primitive F de f sur I est définie par F(x) = G(x) + k avec k réel.
La condition F(x0 ) = y0 s’écrit G(x0 ) + k = y0 d’où k = y0 − G(x0 ).
Il existe donc une seule primtive F de f sur I telle que F(x0 ) = y0 , définie par F(x) = G(x) + y0 − G(x0 ).
interprétation graphique
y
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II C ALCULS DE PRIMITIVES
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EXERCICE 1
1. Dans chacun des cas suivants, déterminer une primitive F de la fonction f définie sur R
1 √ x2 x
a) f (x) = 3x2 + b) f (x) = x3 − 4x + 2 c) f (x) = − + 1
2 2 3
2. Dans chacun des cas suivants, déterminer une primitive F de la fonction f définie sur ]0; +∞[
√
3 x3 − 2x2 + 1 x−2
a) f (x) = 3x + 2 b) f (x) = c) f (x) = √
x x2 x
3. Dans chacun des cas suivants, déterminer une primitive F de la fonction f
1 3
a) f est définie sur ; +∞ par f (x) =
2 (2x − 1)3
b) f est définie sur R par f (x) = (x + 1)(x2 + 2x − 3)3
x
c) f est définie sur ]1; +∞[ par f (x) = 2
(x − 1)2
EXERCICE 2
Dans chacun des cas suivants, calculer la primitive F de la fonction f qui vérifie la condition donnée.
2 1 1
1. f est définie sur R par f (x) = x − 5x − 1 et F − = .
2 2
1
2. f est définie sur R par f (x) = x2 − 3x + et F(1) = 0.
2
3 2 1
3. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = x + 2 et F(1) = − .
x 4
1 4 3 1
4. f est définie sur ; +∞ par f (x) = et F =− .
2 (1 − 2x)2 2 2
1
5. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = 2x3 − 1 − 2 et F(1) = 1.
x
EXERCICE 3
x2 + x + 1 1
Soit F et G les fonctions définies sur ] − 1; +∞[ par : F(x) = et G(x) = x − 2 +
x+1 x+1
Montrer que F et G sont deux primitives sur ] − 1; +∞[ d’une même fonction f que l’on précisera.
EXERCICE 4
1 2x2 − 4x
Soit f la fonction définie sur ; +∞ par f (x) =
2 (2x2 + x − 1)2
1 2x2
1. Montrer que la fonction G définie sur ; +∞ par G(x) = 2 est une primitive de la fonction f .
2 2x + x − 1
1
2. a) Déterminer la primitive F de f sur ; +∞ telle que F(1) = 0
2
b) Étudier les limites de F aux bornes de son intervalle de définition. Interpréter graphiquement ces résultats.
c) Étudier les variations de la fonction F.
d) Déterminer une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction F au point d’abscisse 1.
EXERCICE 5
On a tracé ci-dessous, dans le plan muni d’un repère orthogonal, les courbes C f et Cg représentatives de deux
fonctions f et g définies et dérivables sur R.
La droite D est tangente à la courbe C f au point A(−1; 0) et passe par le point de coordonnées (−3; 1) .
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D y
Cf
1 F
2
Cg
b
A B b
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
C
E
EXERCICE 6
La courbe CF suivante, est la courbe représentative d’une primitive F sur R d’une fonction f .
y
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 x
-1
CF
1. Une des trois courbes ci-dessous est la courbe représentative de la fonction f . Déterminer laquelle.
y y y
1 1 1
-3 -2 -1 0 1 2 x -2 -1 0 1 2 3 x -1 0 1 2 3 4 x
-1 -1 -1
EXERCICE 7
Soit f une fonction définie et dérivable sur l’intervalle ]0; +∞[. On sait que f (2) = −4 et que le signe de la
fonction f est donné par le tableau suivant :
x 0 4 +∞
signe de f (x) − 0 +
PARTIE A
1
1. Soit F la primitive de la fonction fonction f sur l’intervalle ]0; +∞[ telle que F(4) = .
2
On note C la courbe représentative de la fonction F.
a) Donner le tableau de variations de la fonction F.
b) On suppose que la courbe C passe par le point A(2; 3).
Donner une équation de la tangente à la courbe C au point A.
2. Tracer la courbe représentative d’une fonction qui satisfait les conditions obtenues à la question précédente,
dans un repère orthonormé du plan. (Unités graphiques 1 cm sur chaque axe)
Placer le point A ainsi que le point d’abscisse 4 et tracer les tangentes à la courbe en ces points.
PARTIE B
12 16
f est la fonction définie sur l’intervalle ]0; +∞[ par f (x) = 1 − −
x2 x3
1
1. a) Calculer la primitive F de la fonction f sur l’intervalle ]0; +∞[ telle que F(4) = .
2
b) Vérifier que la tangente à la courbe représentative de la fonction F au point d’abscisse 2 a pour équation
y = −4x + 11.
2. Déterminer lim F(x). Interpréter graphiquement le résultat.
x→0
3. a) Déterminer lim F(x).
x→+∞
b) Montrer que la courbe représentative de la fonction F admet pour asymptote la droite d’équation y = x − 7.
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Chapitre 6
LOGARITHME NÉPÉRIEN
Activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
I Fonction logarithme népérien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
2 Conséquences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
II Propriétés algébriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
1 Propriété fondamentale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
2 Autres règles de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
III Étude de la fonction logarithme népérien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
1 Variation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
2 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
3 Le nombre e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
4 Courbe représentative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
5 Limites importantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
IV Étude d’une fonction ln(u) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
2 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
3 Variations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
4 Dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
Étude de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
Logarithme d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
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Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
Le but de cette activité est de déterminer les fonctions définies et dérivables sur l’intervalle ]0; +∞[ telles que,
pour tous réels a et b strictements positifs :
PARTIE A
La courbe C f tracée ci-dessous, est la courbe représentative d’une fonction f définie et dérivable sur l’intervalle
]0; +∞[ telle que, pour tous réels a et b strictements positifs f (ab) = f (a) + f (b).
y Cf
4
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 x
-1
-2
1. Supposons qu’il existe une fonction f définie et dérivable sur ]0; +∞[ telle que, pour tous réels a et b
strictements positifs :
f (ab) = f (a) + f (b)
a) Justifier que f n’est pas définie en 0.
b) Quelle égalité obtient-on lorsque a = b = 1 ? En déduire la valeur de f (1).
f ′ (y)
c) Soit x un réel strictement positif. Montrer que pour tout réel y > 0, f ′ (xy) = .
x
En posant k = f ′ (1), déduire que f est la primive qui s’annule pour x = 1 de la fonction g définie sur
k
]0; +∞[ par g(x) = .
x
k
2. Réciproquement, soit g la fonction définie sur ]0; +∞[ par g(x) = avec k un réel fixé.
x
a) Justifier que la fonction g admet des primitives sur ]0; +∞[.
b) Soit f la primive qui s’annule pour x = 1 de la fonction g sur ]0; +∞[.
Montrer que les fonctions x 7−→ f (x) et x 7−→ f (ax) ont des dérivées égales.
En déduire alors, que pour tout réel a > 0, f (ax) = f (a) + f (x).
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1
La fonction f définie sur l’intervalle ]0; +∞[ par f (x) = est dérivable donc continue. Elle admet donc des
x
primitives sur cet intervalle
1 D ÉFINITION
1
La fonction logarithme népérien est la primitive sur ]0; +∞[ de la fonction x 7−→ qui s’annule pour x = 1.
x
Pour tout réel x strictement positif ln x est le logarithme népérien de x.
2 C ONSÉQUENCES
II P ROPRIÉTÉS ALGÉBRIQUES
1 P ROPRIÉTÉ FONDAMENTALE
a étant un réel strictement positif, on considère la fonction f définie sur ]0; +∞[ par f (x) = ln(ax) − ln x
f est dérivable sur ]0; +∞[ comme somme et composée de fonctions dérivables.
Pour tout réel x > 0,
1 1 1 1
f ′ (x) = a × − = − = 0
ax x x x
La dérivée de la fonction f est toujours nulle, donc f est une fonction constante sur ]0; +∞[.
En particulier f (1) = ln a − ln 1 = ln a, donc pour tout réel x > 0, f (x) = ln a.
Ainsi, pour tout réel x > 0, ln(ax) − ln x = ln a.
Soit finalement pour tout réel x > 0, ln(ax) = ln a + ln x
1 VARIATION
La fonction logarithme népérien est continue et strictement croissante sur ]0; +∞[ .
Démonstration
La fonction ln est dérivable sur ]0; +∞[ donc continue sur cet intervalle.
1 1
La dérivée de la fonction ln est la fonction définie sur ]0; +∞[ par ln′ (x) = . Or si x > 0 alors, > 0.
x x
La dérivée de la fonction ln est strictement positive, donc la fonction ln est strictement croissante sur ]0; +∞[.
PROPRIÉTÉS
EXEMPLE
Résoudre dans R l’équation ln(5 − x2 ) = 0 i √ √ h
L’équation est définie pour 5 − x2 > 0. Soit pour x ∈ − 5; 5
i √ √ h
Pour tout réel x de l’intervalle − 5; 5 ,
ln(5 − x2 ) = 0 ⇔ 5 − x2 = 1 ⇔ x2 = 4
i √ √ h
L’équation x2 = 4 admet deux solutions −2 et 2. Or ces deux solutions sont dans l’intervalle − 5; 5 .
L’ensemble des solutions de l’équation ln(5 − x2 ) = 0 est S = {−2; 2}
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2 L IMITES
1. Étude de la limite en +∞
Soit A un réel strictement positif.
A
Comme ln 2 > 0, nous pouvons choisir un entier n tel que n > . Soit
ln 2
n ln 2 > A ⇔ ln 2n > A
Puisque la fonction ln est strictement croissante, pour tout réel x de l’intervalle [2n ; +∞[ :
ln x > ln 2n > A
Ainsi, ln x peut être rendu aussi grand que l’on veut à condition de choisir x suffisamment grand. D’où
La fonction ln a pour limite +∞ en +∞ : lim ln x = +∞.
x→+∞
2. Étude de la limite en 0
1
Pour tout réel x > 0, ln x = − ln .
x
1 1
Or lim+ = +∞ et lim ln X = +∞ donc par composition des limites lim+ − ln = −∞. D’où
x→0 x X→+∞ x→0 x
La fonction ln a pour limite −∞ en 0 : lim ln x = −∞.
x→0
L’axe des ordonnées est asymptote à la courbe d’équation y = ln x
3 LE NOMBRE e
La fonction ln est continue et strictement croissante sur ]0; +∞[ et pour tout réel x > 1, ln x ∈]0; +∞[.
D’après le théorème de la valeur intermédiaire, l’équation ln x = 1 admet une solution unique notée e.
DÉFINITION
APPLICATION
4 C OURBE REPRÉSENTATIVE
y
y = ln x
Tangentes remarquables :
La tangente à la courbe représentative de la fonction ln 1
au point (1; 0) a pour équation :
y = x−1
O 1 2 e 3 4 x
La tangente à la courbe représentative de la fonction ln
au point (e; 1) a pour équation :
-1
1 1
y = (x − e) + 1 ⇔ y = x
e e
-2
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5 L IMITES IMPORTANTES
ln x
lim = 0 et lim x ln x = 0.
x→+∞ x x→0
Démonstration
1 1−x
f ′ (x) = − 1 ⇔ f ′ (x) =
x x
1−x
Or, pour tout réel x > 1, 6 0, donc f est décroissante.
x
D’autre part, f (1) = −1, donc pour tout réel x > 1, f (x) 6 f (1) 6 0.
Ainsi, pour tout réel x > 1, ln x 6 x.
Remarque : lorsque 0 < x < 1, ln x < 0 donc ln x < x
ln x
2. Limite en +∞ de
x
Nous avons établi que pour tout réel X > 1, ln X 6 X .
√ √
Pour tout réel x > 1, x > 1 et ln x > 0. Donc pour tout réel x > 1,
√
√ √ 1 √ √ ln x 2 x
0 6 ln x 6 x ⇔ 0 6 ln x 6 x ⇔ 0 6 ln x 6 2 x ⇔ 0 6 6
2 x x
√
2 x ln x
Or lim = 0 donc d’après le théorème des gendarmes , lim =0
x→+∞ x x→+∞ x
Conséquence :
ln x ln x 1
Pour tout réel x > 0 et pour tout entier n > 2, n = × n−1
x x x
ln x 1 ln x
Or, lim = 0 et lim n−1 = 0 donc par produit des limites lim n = 0
x→+∞ x x→+∞ x x→+∞ x
3. Limite en 0 de x ln x
Le théorème sur la limite d’un produit de permet pas de calculer lim x ln x.
x→0
Pour tout réel x > 0, nous avons :
− ln 1
1 1 x
x ln x = × − ln =
1 x 1
x x
1 − ln X
Or lim+ = +∞ et lim = 0 donc par composition des limites lim x ln x = 0
x→0 x X→+∞ X x→0
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1 D ÉFINITION
2 L IMITES
Pour étudier une limite d’une fonction ln(u), on utilise le théorème sur la limite d’une fonction composée.
EXEMPLE
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]1; +∞[ par f (x) = ln x2 − 1 .
1. lim+ x2 − 1 = 0 et lim ln X = −∞ donc par composition des limites lim ln x2 − 1 = −∞
x→1 X→0 x→1
2. lim x2 − 1 = +∞ et lim ln X = +∞ donc par composition des limites lim ln x2 − 1 = +∞
x→+∞ X→+∞ x→+∞
3 VARIATIONS
Démonstration
Pour tout réel x ∈ I, u(x) > 0. Or la fonction ln est strictement croissante sur ]0; +∞[.
D’après le théorème sur les variations des fonctions composées, u et ln(u) ont les mêmes variations sur I.
4 D ÉRIVÉE
Démonstration
La fonction u est dérivable sur I et pour tout réel x ∈ I, u(x) > 0. Or la fonction ln est dérivable sur ]0; +∞[.
Donc la fonction composée f = ln u est dérivable sur I.
D’après la formule de dérivation d’une fonction composée
1 u′
f ′ = ln′ (u) × u′ soit f′ = × u′ =
u u
EXEMPLE
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]1; +∞[ par f (x) = ln x2 − 1 .
La fonction u définie sur ]1; +∞[ par u(x) = x2 − 1 est dérivable et strictement positive sur ]1; +∞[ ; u′ (x) = 2x.
2x
f est dérivable sur ]1; +∞[ et pour tout réel x > 1, f ′ (x) = 2
x −1
PRIMITIVES
EXERCICE 1
EXERCICE 2
EXERCICE 3
EXERCICE 4
Résoudre les équations suivantes après avoir précisé l’ensemble des valeurs du réel x pour lesquelles l’équation
est définie.
1. ln (1 − 2x) = ln (x + 2) + ln 3
2. ln 1 − x2 = ln (2x − 1)
3. ln (x − 2) + ln (x + 3) = ln (3x + 2)
√ 1
4. ln 2x − 2 = ln (4 − x) − ln x
2
EXERCICE 5
EXERCICE 6
EXERCICE 7
Dans chacun des cas suivants, déterminer le plus petit entiern solution
nde l’inéquation :
n n 3 9 n
a) 1,05 > 1,5 ; b) 0,92 6 0,75 ; c) 1 + > 2; d) 0,2 > 1 −
100 100
EXERCICE 8
EXERCICE 9
EXERCICE 10
′
Dans chacun des cas suivants, calculer ladérivée f de la fonction f définie sur ]0; +∞[ :
1 1 √
a) f (x) = x ln x − x ; b) f (x) = ln ; c) f (x) = ; d) f (x) = ln x ; e) f (x) = (ln x)2 + ln x2
x ln x
EXERCICE 11
Dans chacun des cas suivants, étudier les limites aux bornes de son ensemble de définition de la fonction f
définie sur ]0; +∞[ :
2x + ln x 2 ln x − 1 1
a) f (x) = 3x + 2 − ln x ; b) f (x) = ; c) f (x) = ; d) f (x) = − ln x
x x x
EXERCICE 12
√ √
Existe-t-il un entier M tel que pour tout réel x > M, ln x2 > x ? (Suggestion : Calculer lim ln x2 − x)
x→+∞
EXERCICE 13
1
Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = + ln x
x
A. YALLOUZ (MATH@ES) 69
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
EXERCICE 14
PARTIE A
PARTIE B
ln(x) x
Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = − + 1. On note C f sa courbe représentative dans un
2x 2
repère du plan.
1. a) Calculer la limite de f en 0. Interpréter graphiquement ce résultat.
b) Calculer la limite de f en +∞.
x
c) Montrer que la droite D d’équation y = − + 1 est asymptote à la courbe C f en +∞.
2
d) Calculer les coordonnées du point A, intersection de la droite D et de la courbe C f .
g(x)
2. a) Montrer que pour tout réel x appartenant à l’intervalle ]0; +∞[, f ′ (x) = 2 .
2x
b) En déduire le signe de f ′ (x) puis les variations de la fonction f .
3. Tracer la droite D et la courbe C f dans le repère ci-dessous.
0 x
-1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
-1
-2
-3
-4
-5
-6
EXERCICE 15
ln x
Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = . On note C f sa courbe représentative.
x2
1. a) Étudier les limites de f aux bornes son intervalle de définition.
b) La courbe C f admet-elle des asymptotes ?
1 − 2 ln x
2. a) Montrer que f ′ (x) =
x3
A. YALLOUZ (MATH@ES) 70
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
EXERCICE 16
x
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par f (x) = 2 ln (x) − et dont la courbe représentative C f
2
est donnée ci-dessous.
y
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 x
-1
-2
-3
-4
PARTIE B
B
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 x
-1
C
A
-2
c) les solutions de l’inéquation f (x) > 0 et les solutions de l’inéquation f ′ (x) > 0.
a + b ln x
2. On admet que, pour tout réel x de l’intervalle I, f (x) = où a et b sont deux nombres réels.
x
a) Exprimer f ′ (x) en fonction des réels a et b.
b) Utiliser les résultats de la question 1a. pour montrer que a = −1 et b = −1.
c) Retrouver les résultats de la question 1c par le calcul.
EXERCICE 19
On considère la fonction f définie et dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[ telle que pour tout réel x de cet intervalle
f (x) = (1 + ln x)(2 − ln x) et dont la courbe représentative C f est donnée ci-dessous.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 72
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
y
2
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 x
-1
-2
-3
-4
Signe de f (x) − 0 + 0 −
A. YALLOUZ (MATH@ES) 73
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
a) À l’aide du tableau de variations, donner le signe de f ′ (x) pour x appartenant à l’intervalle ]0 ; 20].
b) Déterminer le sens de variation de la fonction f sur l’intervalle ]0 ; 20] et dresser son tableau de variations
sur cet intervalle.
4. a) Montrer que, sur l’intervalle [0,6 ; 0,7], l’équation f (x) = 0 possède une unique solution notée α . À la
calculatrice, donner une valeur approchée de α à 0,001 près par excès.
b) Démontrer que f (x) est négatif pour tout x ∈]0 ; α [ et que f (x) est positif pour tout x ∈]α ; 20].
PARTIE B
Une entreprise produit et vend chaque semaine x milliers de DVD, x appartenant à ]0 ; 20].
Le bénéfice réalisé est égal à f (x) milliers d’euros où f est la fonction étudiée dans la partie A.
En utilisant les resultats de la partie A :
1. déterminer le nombre minimal de DVD à fabriquer pour que le bénéfice soit positif ;
2. déterminer le nombre de DVD à produire pour que le bénéfice soit maximal ainsi que la valeur, à 10 euros
près, de ce bénéfice maximal.
On considère la fonction f définie et dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[ telle que pour tout réel x de cet intervalle
f (x) = 5(1 − ln x)(ln x − 2) et dont la représentation graphique est donnée en annexe.
1. Résoudre l’équation f (x) = 0. Les valeurs exactes sont demandées.
2. a) Déterminer le signe de l’expression 5(1 − X )(X − 2) suivant les valeurs du réel X .
b) En déduire que le signe de f (x) est donné pour tout réel de l’intervalle ]0 ; +∞[ par le tableau suivant :
x 0 e e2 +∞
Signe de f (x) − 0 + 0 −
PARTIE II : APPLICATION
y
2
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 x
-1
-2
-3
-4
-5
-6
EXERCICE 22
3 1
Soit f la fonction définie sur sur R par f (x) = x − ln x2 + 1 + . On note C f sa courbe représentative dans
5 2
un repère orthogonal.
y
1
-2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 x
Cf -1
EXERCICE 23
Dans chacun des cas suivants, calculer la primitive F de la fonction f qui vérifie la condition donnée.
1
1. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = 1 − et F(1) = 2.
x2
1
2. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = 1 − et F(1) = 2.
x
2
3. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = 3x2 − et F(1) = −1 .
x
2 ln(x)
4. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = et F(e) = 0 .
x
x2 + x − 2
5. f est définie sur ]0; +∞[ par f (x) = et F(1) = 2.
x2
EXERCICE 24
−x2 + 2x + 1
Soit f la fonction définie sur ]1; +∞[ par : f (x) = .
x−1
c
1. Déterminer les réels a, b et c tels que f (x) = ax + b + .
x−1
2. Déterminer la primitive F de la fonction f telle que F(2) = 1.
EXERCICE 25
On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0; +∞[ dont on donne la représentation graphique C f dans
le repère ci-dessous.
y
Cf
4
A C
b b
0 1 2 e 3 4 5 6 7 8 9 x
-1 b
B
T
-2
PARTIE A
1. Avec la précision permise par le graphique, donner les valeurs de f (1), f ′ (1), et f ′ (e), où f ′ est la fonction
dérivée de f sur ]0; +∞[.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 76
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2. Une des trois courbes ci-dessous est la représentation graphique de la fonction f ′ et une autre d’une primitive
F de la fonction f . Déterminer la courbe associée à la fonction f ′ et celle qui est associée à la fonction F.
Courbe C1 Courbe C2 Courbe C3
y y y
2
O 2 4 6 8 x
O 2 4 6 8 x
-2
O 2 4 6 8 x
-2
-4 -2
-4
PARTIE B
Dans cette partie, on admet que la fonction f représentée ci-dessus est définie pour tout réel x appartenant à
]0; +∞[ par f (x) = (ln(x))2 − 2 ln(x)
1. Résoudre l’équation f (x) = 0.
2. a) Étudier la limite de f en +∞.
b) Justifier que l’axe des ordonnées est asymptote à la courbe représentative de f .
3. a) Calculer la dérivée f ′ de la fonction f .
b) Étudier les variations de la fonction f .
4. Soit F la primitive de la fonction f telle que F(e) = −e. Donner une équation de la tangente à la courbe
représentative de la fonction F au point d’abscisse e.
EXERCICE 26
Sur la figure ci-dessous, on a tracé la courbe représentative C f d’une fonction f dérivable sur R.
– Les points E(1; 0), A(−1; e) et B(−2; 2) sont des points de C f .
– La tangente à C f en A est parallèle à l’axe des abscisses.
– La tangente à C f en B passe par C(−4; 0).
– La droite d’équation y = 1 est asymptote à C f en −∞.
– La fonction f est strictement croissante sur ]−∞; −1] et strictement décroissante sur [−1; +∞[.
B
Cf
~j
C E
O ~i
1. a) Donner les valeurs de f (−2), f (−1), f (1) ainsi que la limite de f en −∞.
b) Déterminer f ′ (−1) et f ′ (−2)
2. Soit g la fonction définie par g (x) = ln [ f (x)] et Γ sa représentation graphique.
a) Déterminer l’intervalle I de définition de g . Calculer les limites de g en −∞ et en 1.
En déduire les asymptotes à la courbe Γ en précisant une équation pour chacune d’elles.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 77
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EXERCICE 27
PARTIE A
x−1
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]−1; +∞[ par f (x) =
x+1
1. Déterminer la limite de f en +∞.
2. On note f ′ la dérivée de la fonction f . Calculer f ′ (x).
3. Étudier le signe de f sur l’intervalle ]−1; +∞[.
PARTIE B
y
Cf
1
0 1 x
Pour la série statistique (xi ; yi ) donner une équation de la droite d’ajustement D de y en x, obtenue par la
méthode des moindre carrés (arrondir les coefficients au centième).
A. YALLOUZ (MATH@ES) 78
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Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
PARTIE B
Dans toute la suite de l’exercice, on admettra le modèle d’ajustement y = f (x) et y = g(x) avec :
f (x) = 0,3x + 10 pour la série (xi ; yi ) et g(x) = ln(3x + 1) + 10 pour la série (xi ; zi ) .
Les nuages de points et les courbes représentatives de f et g sont donnés dans la figure ci-dessous :
y
y = 0,3x + 10
16
15
14
rS y = ln(3x + 1) + 10
13 rS
rS
12 rS
b b
11 b
b
10
rSb
b
Série (x; y)
9
rS Série (x; z)
8
7
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 x
3. a) Montrer que, sur l’intervalle [0; 1], l’équation f (x) = 1,9 admet une unique solution α .
b) Donner une valeur approchée à 10−2 près par défaut de α .
Une entreprise, fournisseur d’énergie, envisage d’installer un parc d’éoliennes en pleine mer.
L’installation du parc en mer nécessite un câblage coûteux et délicat, mais le fait d’éloigner les éoliennes des
turbulences dues aux reliefs de la côte améliore leur rendement.
On note x la distance en dizaines de kilomètres séparant le parc de la côte.
Pour des raisons techniques, l’installation doit se faire entre deux et douze kilomètres de la côte, c’est-à-dire
qu’on a 0,2 6 x 6 1,2.
Un service spécialisé, au sein de l’entreprise, arrive à la modélisation suivante :
Si l’installation se fait à x dizaines de kilomètres de la côte, le bénéfice en centaines de milliers d’euros réalisé,
par année de fonctionnement du parc, est donné par f (x).
1. a) À combien de kilomètres de la côte le fournisseur d’énergie doit-il placer le parc pour que son bénéfice
soit maximal ?
b) Déterminer le bénéfice réalisé, en euros, en plaçant le parc à cette distance.
2. À partir de quelle distance x de la côte, exprimée en dizaines de kilomètres, le bénéfice dépasse-t-il 190 000 euros ?
x − 21 0 1 +∞
signe de f ′ (x) − 0 + 0 −
3 1
+∞ 4 + ln 2
variations de f
0 −∞
EXERCICE 31
Dans chacun des cas suivants, calculer la primitive F de la fonction f qui vérifie la condition donnée.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 80
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
x 1
1. f est définie sur R par f (x) = 2 et F(0) = .
x +e 2
2 2 1
2. f est définie sur ; +∞ par f (x) = − et F(1) = .
3 3x − 2 3
x−1
3. f est définie sur R par f (x) = 2 et F(0) = ln 2.
x − 2x + 2
x+3
4. f est définie sur ]−1; +∞[ par f (x) = et F(1) = ln 4.
x+1
1. Le coût marginal de production est fonction de la quantité x de médicament produit. Une étude a montré que,
pour cette entreprise, l’évolution du coût marginal de production est modélisée par la fonction Cm définie
16
pour les nombres réels x de l’intervalle [0; 10] par Cm (x) = x + . (Cm (x) est exprimé en centaines
x+1
d’euros, x en kilogrammes).
Étudier les variations de la fonction Cm , puis dresser le tableau de variations de la fonction Cm sur l’intervalle
[0; 10].
2. En économie, le coût marginal de production correspond à la dérivée du coût total de production. Ainsi le
coût total de production hebdomadaire est modélisé par une primitive de la fonction Cm .
Déterminer la fonction C, primitive de la fonction Cm sur l’intervalle [0; 10] qui modélise ce coût total, pour
une production de médicaments comprise entre 0 et 10 kilogrammes, sachant que C(0) = 0.
On admet que le laboratoire produit une quantité hebdomadaire d’au moins 1 kg et que tout ce qui est produit
est vendu. Le bénéfice hebdomadaire (exprimé en centaines d’euros) dépend de la masse x (exprimée en
kilogrammes) de médicament produit. Il peut être modélisé par la fonction B définie sur l’intervalle [1; 10]
par B(x) = 9x − 0,5x2 − 16 ln(x + 1).
La représentation graphique de la fonction B dans le plan muni d’un repère orthogonal est la courbe (Γ) donnée
ci-dessous.
y
3
(Γ)
2
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 x
-1
-2
-3
A. YALLOUZ (MATH@ES) 81
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Année 2011-2012 LOGARITHME NÉPÉRIEN Tle ES
1. a) On admet que la fonction B est strictement croissante sur l’intervalle [1; 7] et strictement décroissante sur
l’intervalle [7; 10].
En déduire la quantité de médicaments que l’entreprise doit produire par semaine pour que son bénéfice
hebdomadaire (en centaines d’euros) soit maximal.
b) Calculer ce bénéfice hebdomadaire maximal en centaines d’euros (arrondir à l’euro).
2. a) Utiliser la courbe (Γ) pour déterminer un encadrement d’amplitude 0,5 de la plus petite quantité x0 de
médicaments que l’entreprise doit produire par semaine pour ne pas perdre d’argent.
b) Utiliser la calculatrice pour déterminer une valeur décimale de x0 approchée au centième.
EXERCICE 33
PARTIE A
La courbe C f tracée ci-dessous dans un repère orthonormé est la courbe représentative d’une fonction f définie
sur l’intervalle ] − 1; +∞[ . On désigne par f ′ la fonction dérivée de f sur ] − 1; +∞[ .
Cf y
0 1 x
1. La tangente à la courbe C f au point A(1; 0) passe par le point B(0; 1,5) . En déduire f (1) et f ′ (1).
2. Une des trois courbes ci-dessous est la représentation graphique d’une primitive F de la fonction f .
Déterminer la courbe associée à la fonction F. (Justifier)
COURBE 1 COURBE 2 COURBE 3
y y y
1 1
1
0 1 x 0 1 x
0 1 x
PARTIE B
3 − 3x
Pour la suite, on admet que la fonction f est définie sur ] − 1; +∞[ par f (x) = .
x3 + 1
1. Déterminer les limites de la fonction f en −1 et en +∞. Interpréter graphiquement les résultats.
2 ax + b
2. Déterminer les réels a et b tels que pour tout réel x de l’intervalle ] − 1; +∞[ , f (x) = − .
x + 1 x2 − x + 1
3. Soit F la primitive de la fonction f telle que F(1) = 2 ln 2.
a) Déterminer une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction F au point d’abscisse 1.
b) Calculer F(x).
c) Déterminer une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction F au point d’abscisse 0.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 82
Chapitre 7
PROBABILITÉS
A. YALLOUZ (MATH@ES) 83
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
Une expérience aléatoire est une expérience dont le résultat est soumis au hasard.
1 VOCABULAIRE ET NOTATIONS
L’ensemble de tous les résultats possibles d’une expérience aléatoire est l’univers associé à cette expérience
aléatoire. On le note Ω.
Chacun des résultats de cette expérience aléatoire est une éventualité ou un évènement élémentaire.
Remarques :
Un évènement associé à une expérience aléatoire est une partie de l’univers Ω consituée de l’ensemble des
évènements élémentaires de Ω pour lesquels on sait si une propriété est vérifiée ou non à l’issue de l’expérience
aléatoire.
EXEMPLE
Dans le cas d’un lancer de dé cubique, les phrases « le résultat est un multiple de 3 », « le résultat est 6 » et « le
résultat est 7 » définissent trois évènements
Soit Ω l’univers associé à une expérience aléatoire, A et B deux évènements
– L’évènement certain est noté Ω.
– L’évènement impossible est noté ∅.
– L’évènement « A ne s’est pas réalisé » est l’évènement contraire de A noté A.
– L’évènement « au moins un des évènements A ou B s’est réalisé » est l’évènement « A ou B » noté A ∪ B.
– L’évènement « les évènements A et B se sont réalisés » est l’évènement « A et B » noté A ∩ B.
– Deux évènements qui ne peuvent pas être réalisés en même temps sont incompatibles. On a alors A ∩ B = ∅.
Les évènements A et A sont incompatibles.
2 P ROBABILITÉ
LOI DE PROBABILITÉ
A. YALLOUZ (MATH@ES) 84
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
PROBABILITÉ D ’ UN ÈVÈNEMENT
Soit Ω un univers fini sur lequel est définie une loi de probabilité.
La probabilité d’un évènement A, est le réel noté p(A) tel que :
– p(A) ∈ [0; 1]
– p(A) est la somme des probabilités des évènements élémentaires qui le constituent.
PROPRIÉTÉS
Soit Ω un univers fini sur lequel est définie une loi de probabilité.
1. La probabilité de l’évènement certain est égale à 1. p (Ω) = 1.
2. Si A et B sont deux évènements incompatibles alors p (A ∪ B) = p(A) + p(B)
3. Pour tout évènement A, p(A) = 1 − p(A).
4. p(∅) = 0.
5. Si A et B sont deux évènements p (A ∪ B) = p(A) + p(B) − p (A ∩ B)
ÉQUIPROBABILITÉ
Soit Ω un univers fini de n éventualités. Si tous les évènements élémentaires ont la même probabilité c’est à
1
dire, si p(e1 ) = p(e2 ) = · · · = p(en ) = , alors l’univers est dit équiprobable.
n
On a alors pour tout évènement A,
1. On lance deux dés équilibrés. Quel est l’évènement le plus probable A « la somme des nombres obtenus est
égale à 7 » ou B « la somme des nombres obtenus est égale à 8 » ?
Si on s’intéresse à la somme des deux dés, l’univers est Ω = {2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12} mais il n’y a pas
équiprobabilité car chaque évènement élémentaire n’a pas la même probabilité.
2 = 1 + 1 alors que 5 = 1 + 4 ou 5 = 2 + 3
On se place dans une situation d’équiprobablité en représentant une issue à l’aide d’un couple (a,b) où a est
le résultat du premier dé et b le résultat du second dé. L’univers Ω associé à cette expérience est l’ensemble
des couples formés avec les éléments de {1,2,3,4,5,6}.
Les dés étant équilibrés, il y a 62 = 36 résultats équiprobables.
1 2 3 4 5 6
1 (1,1) (1,2) (1,3) (1,4) (1,5) (1,6)
2 (2,1) (2,2) (2,3) (2,4) (2,5) (2,6)
3 (3,1) (3,2) (3,3) (3,4) (3,5) (3,6)
4 (4,1) (4,2) (4,3) (4,4) (4,5) (4,6)
5 (5,1) (5,2) (5,3) (5,4) (5,5) (5,6)
6 (6,1) (6,2) (6,3) (6,4) (6,5) (6,6)
6 1
L’évènement A est l’ensemble des couples dont la somme des deux termes est égale à 7. D’où p(A) = =
36 6
A. YALLOUZ (MATH@ES) 85
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Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
5
L’évènement B est l’ensemble des couples dont la somme des deux termes est égale à 8. D’où p(B) =
36
L’évènement le plus probable est A.
2. Quel est le plus petit nombre n de lancers de deux dés pour que la probabilité de l’évènement B « obtenir au
moins un double six en lançant n fois deux dés » soit supérieure à la probabilité de l’évènement A « obtenir
au moins une fois un six en lançant deux fois un dé » ?
a) Probabilité de l’évènement A
Lorsqu’on lance deux fois un dé il y a 62 = 36 résultats équiprobables.
L’évènement A « obtenir au moins un six » est l’évènement contraire de l’évènement « n’obtenir aucun
six au cours des deux lancers ».
Or l’évènement A est l’ensemble des couples formés avec les éléments de {1,2,3,4,5}.
52
Le nombre d’éléments de A est 52 = 25 d’où p A = 2 et
6
52 11
p(A) = 1 − p A = 1 − 2 =
6 36
b) Probabilité de l’évènement B
Lorsqu’on lance une fois deux dés, il y a 36 couples de résultats équiprobables. La probabilité de
35
l’évènement « ne pas obtenir de double six » vaut .
36
n lance n fois deux dés, la probabilité de l’évènement B « ne pas obtenir de double six » vaut
Lorsqu’on
35
d’où
36
n
35
p(B) = 1 − p B = 1 −
36
25 25
ln ln
36 36
≈ 12,9 donc est le plus petit entier n > est n = 13
35 35
ln ln
36 36
La probabilité de l’évènement B « obtenir au moins un double six en lançant 13 fois deux dés » est supérieure
à la probabilité de l’évènement A « obtenir au moins une fois un six en lançant deux fois un dé »
A. YALLOUZ (MATH@ES) 86
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Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
II P ROBABILITÉS CONDITIONNELLES
La notion de probabilité conditionnelle intervient quand pendant le déroulement d’une expérience aléatoire,
une information est fournie modifiant ainsi la probabilité d’un évènement.
ACTIVITÉ
La tableau ci-dessous, répertorie les 50 plus grandes entreprises mondiales (en termes de chiffre d’affaires de
2010) selon le classement Fortune Global 500.
ENTREPRISE PAYS BRANCHE ENTREPRISE PAYS BRANCHE
1. Un étudiant qui souhaite faire un stage, choisi au hasard une de ces cinquante entreprises :
a) Quelle est la probabilité de l’évènement F « la branche d’activité de cette entreprise est un secteur
financier (banque ou assurances) » ?
b) Quelle est la probabilité de l’évènement E « l’entreprise a son siège dans un pays de l’Union Européenne » ?
c) Quelle est la probabilité que la branche d’activité de cette entreprise soit un secteur financier et que cette
entreprise ait son siège dans un pays de l’Union Européenne ?
2. Cet étudiant choisi une entreprise dont l’activité principale est dans un secteur financier. (banque ou assurances)
a) Quelle est la probabilité que cette entreprise ait son siège dans un pays de l’Union Européenne ?
p(E ∩ F)
On note pF (E) cette probabilité, vérifier que pF (E) =
p(F)
b) Quelle est la probabilité que cette entreprise ait son siège aux États-Unis ?
3. Cet étudiant choisi une entreprise dont le siège est dans un pays de l’Union Européenne. Quelle est la
probabilité que la branche d’activité de cette entreprise soit un secteur financier (banque ou assurances) ?
Comparer avec la probabilité calculée dans la question 2 a
4. Cet étudiant choisi une entreprise dont le siège est aux États-Unis. Quelle est la probabilité que la branche
d’activité de cette entreprise soit un secteur financier (banque ou assurances) ?
Comparer avec la probabilité calculée dans la question 2 b
A. YALLOUZ (MATH@ES) 87
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
1 D ÉFINITION
p (A ∩ B)
pA (B) =
p(A)
Remarque :
On note aussi p(B|A) la probabilité de l’évènement B sachant que l’évènement A est réalisé.
Si A est un évènement de Ω tel que p(A) 6= 0 et p(A) 6= 1, alors pour tout évènement B de Ω
p(B) = p (A ∩ B) + p(A ∩ B) A
PARTITION
Soit n un entier supérieur ou égal à 2 et {A1 , A2 , . . . , An } un ensemble d’évènements de probabilités non nulles
d’un même univers Ω.
A1 , A2 , . . . , An forment une partition de l’univers Ω si, et seulement si, tout évènement élémentaire de Ω
appartient à l’un des évènements Ai et à un seul. C’est à dire si, et seulement si,
1. Pour tous entiers i et j tels que 1 6 i 6 n, 1 6 j 6 n et i 6= j, Ai ∩ A j = ∅.
2. A1 ∪ A2 ∪ · · · ∪ An = Ω.
Remarques :
– Un évènement A de probabilité non nulle et son évènement contraire A forment une partition de Ω.
– Si les évènements A1 , A2 , · · · , An forment une partition de Ω alors
n
∑ p(Ai) = p (A1) + p (A2) + · · · + p (An) = 1
i=1
A. YALLOUZ (MATH@ES) 88
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
Soit n un entier supérieur ou égal à 2 si {A1 , A2 , . . . , An } est une partition de Ω alors pour tout évènement B de
Ω,
p(B) = p(A1 ∩ B) + p(A2 ∩ B) + · · · + p(An ∩ B)
Preuve :
– De plus les évènements A1 , A2 , . . . , An sont deux à deux incompatibles, c’est à dire pour tous entiers i et j
tels que 1 6 i 6 n, 1 6 j 6 n et i 6= j, Ai ∩ A j = ∅.
D’où pour tous entiers i et j tels que 1 6 i 6 n, 1 6 j 6 n et i 6= j, (Ai ∩ B) ∩ (A j ∩ B) = ∅.
On en déquit que
Une expérience aléatoire peut être schématisée par un arbre pondéré dont chaque branche est affecté d’un poids
qui est une probabilité.
p A (R ) R
A
) pA (R) R
p(A
p B (S ) S
p(B)
B
pB (S) S
p(C
)
pC (T ) T
C
pC (T ) T
RÈGLES
– La somme des probabilités inscrites sur les branches issues d’un même nœud est égale à 1.
– La probabilité d’un chemin est le produit des probabilités figurant sur ses branches.
– La probabilité d’un évènement est la somme des probabilités de tous les chemins menant à un sommet où
apparaît cet évènement.
) B p (A ∩ B) = pA (B) × p(A)
p A(B
A
) pA (B p(B) = p (A ∩ B) + p A ∩ B
p(A )=
1−
pA (B
) B p A ∩ B = pA (B) × p(A)
p(A ) B p A ∩ B = pA (B) × p(A)
)= p A(B
1− p(B) = p A ∩ B + p A ∩ B
p(A
)
A
pA (B
)=
1−
pA (B
) B p A ∩ B = pA (B) × p(A)
4 É VÈNEMENTS INDÉPENDANTS
Dire que deux évènements sont indépendants signifie que la réalisation de l’évènement B ne modifie pas la
réalisation de l’évènement A.
Il arrive souvent qu’à chaque résultat d’une expérience aléatoire on associe un nombre réel. On définit ainsi une
fonction de l’univers Ω dans R.
Par exemple le gain obtenu à l’occasion d’un jeu de hasard ou encore le temps d’attente d’un bus.
En terminale ES, on ne considère que le cas où Ω est un univers fini.
Une variable aléatoire X sur un univers fini Ω est une fonction de l’univers Ω dans R qui prend un nombre fini
de valeurs.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 90
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Soit X une variable aléatoire définie sur Ω, qui prend les valeurs x1 , x2 , . . . , xk ; on note (X = xi ) l’évènement
de Ω constitué des issues qui ont pour image le réel xi par X .
Lorsque, à chaque valeur xi , on associe la probabilité de l’évènement (X = xi ), notée p(X = xi ), on définit une
loi de probabilité sur l’ensemble {x1 ,x2 , . . . ,xk }, appelée la loi de probabilité de la variable aléatoire X .
On peut la représenter sous forme d’un tableau de valeurs :
X x1 x2 ··· xk
p(X = xi ) p(X = x1 ) p(X = x2 ) ··· p(X = xk )
EXEMPLE
Un joueur lance deux dés cubiques équilibrés ; si il obtient un double six alors le joueur gagne 10 C, si la
somme des chiffres est un nombre impair, le joueur gagne 3 C et sinon le joueur perd 5 C.
– On considère l’expérience aléatoire suivante : on lance deux dés cubiques équilibrés et on fait la somme des
chiffres obtenus.
L’univers de cette expérience est Ω = {2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12}. La loi de probabilité définie sur Ω est :
Issue 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
1 2 3 4 5 6 5 4 3 2 1
Probabilité
36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36
1
– L’évènement (X = 10) est constitué de l’issue {12} donc p(X = 10) = .
36
2 4 6 4 2 1
L’évènement (X = 3) est constitué des issues {3,5,7,9,11} d’où p(X = 3) = + + + + = .
36 36 36 36 36 2
Or p(X = −5) + p(X = 3) + p(X = 10) = 1 ; donc
1 1 17
p(X = −5) = 1 − p(X = 3) − p(X = 10) = 1 − − =
2 36 36
xi −5 3 10
17 1 1
p(X = xi )
36 2 36
A. YALLOUZ (MATH@ES) 91
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Soit X une variable aléatoire définie sur Ω, qui prend les valeurs x1 , x2 , . . . , xk
La loi de probabilité de X associe à chaque xi sa probabilité pi = p (X = xi )
X x1 x2 ··· xk
p(X = xi ) p1 p2 ··· pk
k
V(X ) = ∑ (xi − E(X ))2 pi = E X 2 − E2 (X )
i=1
En effet :
k
V(X ) = ∑ (xi − E(X ))2 pi
i=1
k
= ∑ pi x2i − 2pi xi E(X ) + piE2 (X )
i=1
!
k k k
= ∑ pi x2i − 2E(X ) ∑ pi xi + E2(X ) ∑ pi
i=1 i=1 i=1
2
2
=E X − 2E(X ) × E(X ) + E (X ) × 1
2
=E X − E2 (X )
Remarques :
– L’espérance E(X ) apparaît comme la moyenne pondérée (au sens statistique du terme) des valeurs xi affectées
des poids pi .
– Dans le cas particulier d’un jeu, l’espérance E(X ) est le gain moyen par partie qu’un joueur peut espérer
obtenir s’il joue un grand nombre de fois.
Le signe de E(X ) permet de savoir si le joueur a plus de chances de gagner que de perdre.
Si E(X ) = 0, on dit que le jeu est équitable.
L’écart-type de X permet, lui, d’évaluer le « risque » du jeu : plus l’écart-type est grand plus le risque de
perdre ou de gagner est important.
EXEMPLE
A. YALLOUZ (MATH@ES) 92
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Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
xi −5 3 10
17 1 1
p(X = xi )
36 2 36
17 1 1 7
E(X ) = −5 × + 3 × + 10 × =−
36 2 36 12
– L’écart-type de X est :
r
2699
σ (X ) = ≈ 4,329
144
IV L OI BINOMIALE
1 É PREUVE DE B ERNOULLI
Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire ayant deux issues, l’une appelée « succès » de probabilité
p et l’autre appelée « échec » de probabilité q = 1 − p.
2 L OI BINOMIALE
L’expérience aléatoire qui consiste à répéter n fois une épreuve de Bernoulli de paramètre p de façon indépendante
est appellée un schéma de Bernoulli.
La loi de probabilité associée au nombre de succés obtenus au cours de n épreuves de ce schéma de Bernoulli
est appellée la loi binomiale de paramètes n et p.
UN EXEMPLE :
Pour obtenir la loi de probabilité du nombre de succès, on dresse un arbre et compte le nombre d’issues
contennant k succès.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 93
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ISSUES
p S SSS
p S
q S SSS
S
p S SSS
p
q
S
q S SSS
p S SSS
p S
q
q S SSS
S
p S SSS
q
S
q S SSS
nombre de succès k 0 1 2 3
probabilité pi q3 3 × p × q2 3 × p2 × q p3
Remarque :
L’évènement A « obtenir au moins un succès » est l’évènement contraire de l’évènement F « obtenir trois échecs
consécutifs » d’où
p(A) = 1 − q3
A. YALLOUZ (MATH@ES) 94
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EXERCICE 1
Dans une entreprise, on a relevé qu’au cours d’une année : 40% des salariés ont été absents au moins 1 jour ;
30% des salariés ont été absents au moins 2 jours ; 15% des salariés ont été absents au moins 3 jours ; 10% des
salariés ont été absents au moins 4 jours ; 5% des salariés ont été absents au moins 5 jours.
On choisit au hasard un salarié de cette entreprise. Quelle est la probabilité pour que ce salarié :
1. n’ait jamais été absent au cours de cette année ?
2. ait été absent une seule journée au cours de cette année ?
3. ait été absent au plus 3 jours ?
EXERCICE 2
Une usine fabrique des articles en grande quantité, dont certains sont défectueux à cause de deux défauts
possibles, un défaut d’assemblage ou un défaut de dimension.
Une étude statistique a permis de constater que 12% des articles fabriqués sont défectueux, 8% des articles
fabriqués ont un défaut d’assemblage et 6% des articles fabriqués ont un défaut de dimension.
On choisit au hasard un article et on note :
A l’évènement : « Un article prélevé au hasard présente un défaut d’assemblage » ;
B l’évènement : « Un article prélevé au hasard présente un défaut de dimension » ;
A et B les évènements contraires respectifs de A et B.
EXERCICE 3
Un couple a deux enfants dont une fille. Quelle est la probabilité que l’autre enfant soit un garçon ?
EXERCICE 4
Une urne contient quatre boules noires et cinq boules blanches. On tire successivement et sans remise trois
boules dans l’urne.
Quelle est la probabilité que la première boule tirée soit blanche et les deux dernières noires ?
EXERCICE 5
Un enfant joue avec cinq dés cubiques : trois sont équlibrés et deux sont pipés, il y a une chance sur quatre
d’obtenir un six. L’enfant choisit au hasard un dé et le lance.
1. Quelle est la probabilité qu’il obtienne un 6 ?
2. Sachant qu’il a obtenu un 6, quelle est la probabilité qu’il ait choisi un dé équilibré ?
EXERCICE 6
Une maladie M affecte les bovins d’un pays. On a mis au point un test pour détecter cette maladie. On estime
que :
– 12 % des bovins ont la maladie M ;
– Quand un bovin est malade, le test est positif dans 95 % des cas ;
– 98 % des bêtes saines ne réagissent pas au test.
On prend un animal de ce troupeau au hasard.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 95
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EXERCICE 7
Une maladie M affecte les bovins d’un pays. On a mis au point un test pour détecter cette maladie. On estime
que :
– 13,5 % des bovins d’un troupeau sont malades et ont réagi au test ;
– 1,5 % des bovins du troupeau sont malades et n’ont pas réagi au test ;
– 84,8 % des bêtes n’ont pas réagi au test.
On prend un animal de ce troupeau au hasard.
1. Calculer la probabilité que le test soit négatif sachant que l’animal n’est pas malade.
2. Calculer la probabilité que l’animal ne soit pas malade sachant que le test est négatif.
EXERCICE 8
Une maladie M affecte les bovins d’un pays. On a mis au point un test pour détecter cette maladie. On estime
que :
– 20 % des bovins d’un troupeau sont malades ;
– 20,6 % des bovins du troupeau ont eu un test positif ;
– 1 % des bovins du troupeau sont malades et n’ont pas réagi au test.
On prend un animal de ce troupeau au hasard.
1. Calculer la probabilité que le test soit négatif sachant que l’animal n’est pas malade.
2. Calculer la probabilité que l’animal ne soit pas malade sachant que le test est négatif.
EXERCICE 9
D’après une étude de la direction du tourisme concernant l’ensemble des résidents Français :
Est défini comme "voyage" , tout départ du domicile, retour à celui-ci avec au moins une nuit passée en dehors.
Ces voyages se décomposent en "séjours" de deux sortes :
• Séjours courts définis par le fait d’avoir passé entre une nuit et trois nuits en lieu fixe ;
• Séjours longs définis par le fait d’avoir passé au moins quatre nuits en lieu fixe.
Le mode d’hébergement d’un séjour peut être marchand (hôtel, camping, gîte etc . . .) ou non marchand.
On considère que sur l’ensemble des résidents Français qui ont effectué au moins un voyage :
– Les séjours courts représentent 55% de l’ensemble des séjours ;
– 43% des séjours longs se font en hébergement marchand ;
– 36,4% de l’ensemble des séjours se font en hébergement marchand.
On interroge au hasard, un résident Français ayant effectué un voyage et on note :
– L : « l’évènement la personne a fait un séjour long » ;
– M : l’évènement « le mode d’hébergement du séjour est marchand » ;
– A l’évènement contraire de A.
Tous les résultats des différents calculs seront donnés sous forme décimale arrondie au millième.
1. Calculer la probabilité que la personne interrogée ait effectué un séjour long.
2. Représenter la situation par un arbre pondéré.
3. a) Calculer la probabilité que la personne interrogée ait effectué un séjour long en hébergement marchand.
b) En déduire la probabilité que la personne interrogée ait effectué un séjour court en hébergement marchand.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 96
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Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
4. Un résident Français effectue un séjour court, quelle est la probabilité qu’il choisisse un hébergement
marchand ?
5. On interroge au hasard, un résident Français ayant choisi un hébergement non marchand au cours de son
séjour. Quelle est la probabilité que le séjour de cette personne soit un séjour long ?
EXERCICE 10
Une entreprise fabrique un article dans deux unités de production notées A et B. L’unité A, assure 60% de la
production.
On a constaté que :
– 3% des pièces provenant de l’unité A présentent un défaut de fabrication ;
– 8% des pièces provenant de l’unité B présentent un défaut de fabrication.
2. L’entreprise envisage de mettre en place un test de contrôle de ces articles avant leur mise en vente. Ce
contrôle détecte et élimine 82% des articles défectueux, mais il élimine également à tort 4% des articles non
défectueux. Les articles non éliminés sont alors mis en vente.
On prend au hasard un article fabriqué et on note V l’évènement « l’article est mis en vente ».
a) Calculer p (V ∩ D) et p V ∩ D . En déduire que la probabilité qu’un article fabriqué soit mis en vente
après contrôle est 0,921.
b) L’entreprise souhaite qu’il y ait moins de 1% des articles vendus défectueux. Ce contrôle permet-il
d’atteindre cet objectif ?
EXERCICE 11
PARTIE A
Le tableau ci-dessous indique l’évolution des effectifs d’étudiants en CPGE entre les années 2001-2002 et
2009-2010 :
82 000
×
80 000 ×
78 000 ×
76 000 ×
×
74 000
×
72 000 × ×
×
70 000
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 x
Le détail des calculs statistiques à effectuer à la calculatrice n’est pas demandé.
1. Déterminer les coordonnées du point moyen G de ce nuage. Placer le point G dans le repère précédent.
2. La forme du nuage permet d’envisager un ajustement affine.
a) À l’aide de la calculatrice, déterminer une équation de la droite (D) d’ajustement de y en x, obtenue par
la méthode des moindres carrés. Les coefficients seront arrondis à l’unité.
b) Tracer la droite (D) dans le repère précédent.
3. En supposant que cet ajustement affine reste valable pour les deux années suivantes, estimer le pourcentage
d’évolution du nombre d’étudiants inscrits en CPGE en 2011-2012 par rapport à 2009-2010.
PARTIE B
Le tableau ci-dessous donne l’origine scolaire des étudiants entrant en première année de CPGE en 2009-2010
(en pourcentage) ainsi que les effectifs des nouveaux entrants en première année de CPGE en 2009-2010 :
Origine des étudiants en %
Nouveaux entrants
Term. S Term. ES Term. L Autres
Filière scientifique 95,2 0 0 4,8 23806
Filière économique et commerciale 47,3 42,2 0,7 9,8 10003
Filière littéraire 23 21,3 54,9 0,8 6654
Source DEPP.
On choisit au hasard le dossier informatisé d’un étudiant dans la liste des nouveaux entrants en première année
de CPGE en 2009-2010 et on note :
– E l’évènement : « Le dossier choisi est celui d’un étudiant dont l’origine scolaire est la terminale ES » ;
– C l’évènement : « Le dossier choisi est celui d’un étudiant de la filière économique et commerciale » ;
– L l’évènement : « Le dossier choisi est celui d’un étudiant de la filière littéraire ».
Les résultats des différents calculs seront donnés sous forme décimale arrondis au millième.
4. Le dossier choisi est celui d’un étudiant dont l’origine scolaire est la terminale ES.
Calculer la probabilité que ce soit le dossier d’un étudiant de la filière économique et commerciale.
EXERCICE 12
Les deux tableaux ci-dessous sont extraits d’une étude de la DEPP sur le devenir un an après des entrants en
1re année de 1er cycle universitaire en Droit Sciences Économiques et AES.
TABLEAU 1 : Répartition, par discipline, des nouveaux entrants à l’université à la rentrée 2008
Disciplines Effectifs
Droit 34 650
Sciences Économiques (hors AES) 17 650
AES 9 450
Total 61 750
Réorientation vers
Poursuite dans la Non réinscription à
une autre filière Total
même discipline l’université
universitaire
Droit 68,3 9,2 22,5 100
Sciences Économiques (hors AES) 59,3 10,3 30,4 100
AES 50,5 14,2 35,3 100
On choisit de manière aléatoire un étudiant parmi les nouveaux entrants de la rentée 2008 dans ces trois
disciplines et on note :
– D l’évènement : « l’étudiant était inscrit en Droit » ;
– E l’évènement : « l’étudiant était inscrit en Sciences Économiques » ;
– A l’évènement : « l’étudiant était inscrit en AES ».
– S l’évènement : « l’étudiant poursuit ses études dans la même discipline à la rentrée 2009 » ;
– U l’évènement : « l’étudiant s’est réorienté vers une autre filière universitaire à la rentrée 2009 » ;
– N l’évènement : « l’étudiant ne s’est pas réinscrit à l’université à la rentrée 2009 ».
1. a) Justifier à l’aide des données des tableaux toutes les probabilités figurant dans l’arbre pondéré ci-dessous :
0,683 S
D U
61
0,5 0,225 N
0,593 S
0,286
E U
N
S
A U
N
b) Recopier et compléter l’arbre pondéré pour qu’il traduise les données de l’expérience aléatoire décrite
dans l’énoncé.
2. a) Calculer la probabilité que l’étudiant choisi se soit inscrit en droit à la rentrée 2008 et qu’il poursuive ses
études dans la même discipline à la rentrée 2009.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 99
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EXERCICE 13
Un musée propose à la vente trois sortes de billets : un billet à 9 C pour visiter uniquement les collections
permanentes ; un billet à 11 C pour visiter uniquement l’exposition temporaire ou un billet à 13 C pour visiter
les collections permanentes et l’exposition temporaire. On sait que :
– 60% des visiteurs visitent l’exposition temporaire.
– 45% des visiteurs achètent un billet à 11 C.
1. Établir la loi de probabilité associée au prix d’un billet.
2. Quelle est la recette quotidienne que peut espérer ce musée si le nombre de visiteurs par jour est en moyenne
de 20 000 ?
EXERCICE 14
Un casino d’organiser un jeu de dés. La mise du joueur pour participer à ce jeu est de n euros, ensuite, le joueur
lance deux dés et gagne en euros, le double de la somme des deux dés.
En supposant que ce jeu ait du succès, quel doit être le montant minimal de la mise du joueur pour que le casino
ne perde pas d’argent ?
b) Calculer le gain moyen que l’on peut espérer réaliser sur un grand nombre de tirages.
2. On cherche à déterminer la valeur g0 du gain de base, telle que le gain moyen réalisé sur un grand nombre
de tirages soit maximal. Le résultat sera arrondi au centime d’euro.
Soit x le gain de base en euros.
a) Montrer que le problème posé revient à étudier les éventuels extremums de la fonction f définie sur
[0 ; +∞[ par
f (x) = −0,1x3 + 0,3x2 + 0,6x
C F
M
C
F
On pourra compléter l’arbre avec les réponses obtenues dans les questions suivantes.
2. a) Calculer la probabilité que le client demande des framboises sachant qu’il achète une barquette de fruits
à confiture.
b) Le client achète une barquette de fruits à déguster ; quelle est la probabilité qu’il demande des myrtilles ?
3. Montrer que la probabilité que le client achète une barquette de framboises est égale à 0,24.
4. Le client achète une barquette de framboises. Quelle est la probabilité que ce soit une barquette de fruits à
confiture ?
5. Le producteur vend 5 euros la barquette de fruits à confiture, quel que soit le fruit, 2 euros la barquette de
framboises à déguster et 3 euros la barquette de myrtilles à déguster ;
A. YALLOUZ (MATH@ES) 101
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a) On note xi les valeurs possibles, en euros, du gain du producteur par barquette vendue et pi leur probabilité.
Recopier et compléter le tableau suivant donnant la loi du gain du producteur par barquette vendue.
On justifiera les réponses.
Valeur : xi 5 2 3
Probabilité associée : pi
– parmi les clients ayant pris une part de tarte tatin, 60 % prennent un café ;
– parmi les clients n’ayant pas pris de dessert, 90 % prennent un café.
On interroge au hasard un client de ce restaurant. On note p la probabilité associée à cette expérience aléatoire.
On note :
– M l’évènement : « Le client prend un assortiment de macarons » ;
– T l’évènement : « Le client prend une part de tarte tatin » ;
– P l’évènement : « Le client ne prend pas de dessert » ;
– C l’évènement : « Le client prend un café » et C l’évènement contraire de C.
1. En utilisant les données de l’énoncé, préciser la valeur de p(T ) et celle de PT (C), probabilité de l’évènement
C sachant que T est réalisé.
2. Recopier et compléter l’arbre ci-dessous :
0,8
C
M
0,5 C
C
T
C
C
P
C
3. a) Exprimer par une phrase ce que représente l’évènement M ∩C puis calculer p(M ∩C).
b) Montrer que p(C) = 0,76.
4. Quelle est la probabilité que le client prenne un assortiment de macarons sachant qu’il prend un café ? (On
donnera le résultat arrondi au centième).
5. Un assortiment de macarons est vendu 6 C, une part de tarte tatin est vendue 7 C, et un café est vendu 2 C.
Chaque client prend un plat (et un seul) au prix unique de 18 C, ne prend pas plus d’un dessert ni plus d’un
café.
a) Quelles sont les six valeurs possibles pour la somme totale dépensée par un client ?
b) Reproduire et compléter le tableau ci-dessous donnant la loi de probabilité de la somme totale dépensée
par un client :
Sommes si 18 20 24
p (si ) 0,02
EXERCICE 20
À l’occasion de la fête du cinéma, le service de publicité d’un quotidien propose chaque jour la possibilité de
gagner une place de cinéma sous forme de cartes à gratter.
Dans 13% des journaux mis en vente on trouve une carte gagnante.
Quelle est la probabilité, arrondie au centième, qu’un client qui a acheté pendant cinq jours ce quotidien gagne
au moins une place de cinéma ?
EXERCICE 21
Un atelier produit des pièces, dont certaines sont défectueuses à cause de deux défauts possibles, le défaut A et
le défaut B, à l’exclusion de tout autre défaut.
On a constaté que, parmi les pièces produites, 28 % ont le défaut A, 27 % ont le défaut B, et 10 % ont les deux
défauts.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 103
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Année 2011-2012 PROBABILITÉS Tle ES
1. On choisit au hasard une des pièces produites. Quelle est la probabilité de tomber sur une pièce défectueuse ?
2. On admet que 80 % des pièces qui n’ont qu’un seul des deux défauts sont réparables, et que 40 % des pièces
qui ont les deux défauts sont réparables. On choisit une pièce au hasard et on note :
– D1 l’évènement : " La pièce a un seul défaut " ;
– D2 l’évènement : " La pièce a deux défauts" ;
– R l’évènement : " La pièce est réparable ".
a) Montrer que la probabilité de l’évènement : " La pièce choisie est réparable " est p(R) = 0,32.
b) Sachant que la pièce choisie est réparable, déterminer la probabilité qu’elle n’ait qu’un seul défaut.
c) On choisit au hasard successivement cinq pièces. On suppose que le nombre de pièces est suffisamment
important pour que ces tirages s’effectuent dans des conditions identiques et de manière indépendante.
Calculer la probabilité pour que, sur les 5 pièces choisies, au moins une pièce soit réparable.
EXERCICE 22
Un organisme a chargé un centre d’appel de démarcher des clients potentiels. On a constaté que 15% des clients
contactés donnent suite à la demande et acceptent un rendez-vous.
On contacte n clients de cet organisme d’une façon indépendante et on note pn la probabilité qu’au moins un
des clients contactés accepte un rendez-vous.
1. Dans le cas où n = 3, calculer la probabilité qu’aucun des trois clients contactés n’accepte un rendez-vous,
puis en déduire p3 .
2. Quel est le nombre minimal de clients à démarcher pour que la probabilité qu’au moins un des clients
contactés accepte un rendez-vous soit supérieure à 0,99 ?
EXERCICE 23
1. Montrer que la probabilité que le spectateur choisi a vu un film « Art et Essai » sorti dans l’année est égale
à 0 ,172.
2. Le spectateur choisi n’a pas vu un film « Art et Essai », quelle est la probabilité que ce soit un film récent
sorti dans l’année ?
3. Le spectateur choisi a vu un film récent sorti dans l’année, quelle est la probabilité que ce soit un film
recommandé « Art et Essai » ?
4. On interroge au hasard et de façon indépendante n spectateurs à la sortie de différentes salles de cinéma.
Calculer le nombre minimal de spectateurs qu’il faut interroger pour que la probabilité qu’au moins un
d’entre n’a pas vu un film récent sorti dans l’année soit supérieure à 0,5.
EXERCICE 24
Dans cet exercice, les résultats seront éventuellement arrondis à 10−3 près.
Une étude sur la fréquentation d’une salle de spectacle a permis d’établir les résultats suivants :
– 60 % des spectateurs possèdent un abonnement ;
– parmi les spectateurs ne possédant pas d’abonnement, 75 % ont été influencé par une critique ;
A. YALLOUZ (MATH@ES) 104
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– 24 % des spectateurs, possèdent un abonnement et ont été influencé par une critique.
À la sortie d’un spectacle, on choisit un spectateur au hasard et on note :
– A l’évènement : « le spectateur possède un abonnement » ;
– C l’évènement : « le spectateur a été influencé par une critique ».
1. a) Grâce aux données de l’énoncé, donner les probabilités suivantes p(A), p (A ∩C) et pA (C).
b) Calculer pA (C).
2. Démontrer que la probabilité de l’évènement C est 0,54.
3. Le spectateur choisi n’a pas été influencé par une critique, quelle est la probabilité que ce soit un spectateur
possédant un abonnement ?
4. On choisit successivement au hasard et de manière indépendante trois spectateurs.
Quelle est la probabilité qu’il y en ait au plus deux ayant un abonnement ?
EXERCICE 25
Une entreprise fabrique un composant pour ordinateur en grande quantité. Une étude statistique a permis de
constater que 5 composants sur mille sortant de son usine sont défectueux.
L’entreprise décide de mettre en place un test de fiabilité de ces articles avant leur mise en vente.
Parmi les composants en parfait état, 94% réussissent le test et parmi ceux défectueux, seulement 2% réussissent
le test.
On choisit un composant au hasard et on considère les événements suivants :
D « le composant est défectueux » ;
T « le composant passe le test avec succès » ;
Dans cet exercice, les résultats seront éventuellement arrondis à 10−4 près.
1. Quelle est la probabilité qu’un composant soit défectueux et qu’il ne réussisse pas le test ?
2. Montrer que la probabilité qu’un composant ne réussisse pas le test est égale à 0,0646.
3. Quelle est la probabilité qu’un composant n’ayant pas passé le test avec succès soit défectueux ?
4. On prélève au hasard trois composants qui n’ont pas passé le test avec succès, on suppose que le nombre de
composants est suffisamment grand pour considérer ces trois prélèvements comme étant indépendants.
Quelle est la probabilité qu’un composant au moins ne soit pas défectueux ?
EXERCICE 26
On prélève au hasard trois articles et on considère ces trois prélèvements comme étant indépendants.
1. Calculer la probabilité qu’un seul des trois articles soit sans défaut.
2. Calculer la probabilité qu’au moins un des trois articles soit sans défaut.
DEUXIÈME PARTIE
Les articles fabriqués peuvent présenter au maximum deux défauts notés a et b. On note :
A l’évènement : « Un article prélevé au hasard présente le défaut a » ;
B l’évènement : « Un article prélevé au hasard présente le défaut b » ;
A et B les évènements contraires respectifs de A et B.
On donne les probabilités suivantes : p(A) = 0,05 ; p(B) = 0,06.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 105
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1. Quelle est la probabilité de l’évènement « un article prélevé au hasard ne présente aucun défaut » ?
2. Calculer la probabilité de l’évènement « un article prélevé au hasard présente les deux défauts ».
3. On prélève au hasard un article parmi ceux qui présentent le défaut a. Calculer la probabilité que cet article
présente également le défaut b.
4. Les évènements A et B sont-ils indépendants ? Justifier la réponse.
5. Un article sans défaut est vendu à 150 C. Un article qui présente seulement le défaut a est vendu avec une
remise de 30%, un article qui présente seulement le défaut b est vendu avec une remise de 40% et un article
qui a les deux défauts n’est pas vendu.
a) Établir la loi de probabilité du prix de vente en euros, noté X , d’un article.
b) Quel chiffre d’affaires l’entreprise peut-elle espérer réaliser sur la vente de 1000 articles ?
EXERCICE 27
Un énoncé contient 3 coquilles. À chaque relecture la probabilité de détection d’une erreur ayant subsisté est
de 0,8.
1. Établir la loi de probabilité du nombre de coquilles qui subsistent après la première relecture.
2. Après une deuxième relecture, quelle est la probabilité qu’il subsiste encore au moins une erreur ?
EXERCICE 28
À l’occasion d’une kermesse, l’organisateur d’une loterie, dispose d’une part d’un sac contenant un jeton rouge
et neuf jetons blancs indiscernables au toucher et d’autre part d’un dé cubique équilibré dont les faces sont
numérotées de 1 à 6. Il décide des règles suivantes pour le déroulement d’une partie.
Le joueur doit tirer un jeton puis jeter le dé :
– si le jeton est rouge, le joueur gagne lorsque le jet du dé donne un nombre pair ;
– si le jeton est blanc, le joueur gagne lorsque le jet du dé donne 6.
À la fin de la partie, le jeton est remis dans le sac.
On note R l’évènement « le jeton tiré est rouge » et G l’évènement « le joueur gagne la partie ».
PARTIE A
PARTIE B
Chaque joueur paie 1,20 C par partie. Si le joueur gagne la partie, il reçoit un bon d’achat d’une valeur de 5 C,
s’il perd la partie, il ne reçoit rien.
1. On note X le gain algébrique (positif ou négatif ) de l’organisateur de la loterie à l’issue d’une partie.
Quelles valeurs peut prendre X ?
A. YALLOUZ (MATH@ES) 106
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2. Proposer, en expliquant votre démarche, une estimation du montant en euros, du bénéfice que peut espérer
obtenir l’organisateur si 300 parties ont été jouées.
1. Représenter la situation à l’aide d’un arbre pondéré, qui sera complété tout au long de l’exercice.
2. a) Décrire l’évènement M ∩ P.
b) Calculer la probabilité p(M ∩ P).
3. a) Montrer que la probabilité que l’acquéreur ait choisi la pose de sol plastifié et de papier peint est égale à
0,075.
b) L’acquéreur a choisi le sol plastifié. Calculer la probabilité qu’il ait choisi le papier peint.
4. On interroge au hasard et de façon indépendante trois acquéreurs parmi tous les clients du constructeur.
a) Calculer la probabilité, notée p1 , qu’au moins un des trois acquéreurs ait choisi le papier peint.
b) Calculer la probabilité, notée p2 , qu’exactement deux des trois acquéreurs aient choisi le papier peint.
CALCUL INTÉGRAL
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
I Intégrale d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111
2 Interprétation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 112
3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113
II Propriétés de l’intégrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
1 Linéarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
2 Relation de Chasles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 114
3 Ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
III Intégrale et moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
1 Inégalités de la moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
2 Valeur moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 116
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
A IRE ET PRIMITIVE
Le plan est muni d’un repère orthonormé O;~i,~j d’unité graphique 1 cm. a et b sont deux réels tels que a < b.
Dans chaque cas, on considère une fonction f définie et positive surl’intervalle
[a; b].
C f désigne la courbe représentative de la fonction f dans le repère O;~i,~j et D f le domaine compris entre la
courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = a et x = b.
1. Fonction constante
Soit c un réel positif. f est la fonction définie sur R par f (x) = c. y
c Cf
a) Exprimer en fonction de a et de b l’aire en cm2 du domaine D f .
b) Déterminer une primitive F de f sur [a; b]. ~j Df
2. Fonction affine
f est une fonction affine définie sur R par f (x) = mx + p où m et p y
Cf
sont des réels fixés avec m non nul. f est supposée positive sur [a; b].
a) Exprimer en fonction de a et de b l’aire en cm2 du domaine D f .
b) Déterminer une primitive F de f sur [a; b]. ~j Df
Supposons que le salaire net mensuel d’un individu évolue au cours d’une année de la façon suivante :
Au 1er janvier son salaire initial est de 2000 C, au 1er juillet, suite à un changement de statut, il bénéficie d’une
augmentation de 30 % puis à partir du 16 septembre d’une augmentation de 400 C.
Le salaire perçu à la fin de chaque mois tient compte du nombre d’heures travaillées. L’évolution du revenu,
exprimé en milliers d’euros, peut être modélisée par la fonction f définie sur l’intervalle [0; 12] par :
– si t ∈ [0; 6], f (t) = 2
– si t ∈]6; 8,5], f (t) = 2 × 1,3 = 2,6
– si t ∈]8,5; 12], f (t) = 2,6 + 0,4 = 3
1. On dit que f est une fonction en escalier. La représentation graphique C f de la fonction f est :
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
b) Le nombre A qui mesure le montant en milliers d’euros du revenu annuel peut être obtenu à partir de la
définition de la fonction f
A = 2 × (6 − 0) + 2,6 × (8,5 − 6) + 3 × (12 − 8,5) = 29
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On dit que A est l’intégrale de la fonction f sur l’intervalle [0; 12] et on note
Z 12
A= f (t)dt
0
3. Interprétation graphique :
Si on prend comme unité d’aire l’aire du carré formé par les unités des deux axes, l’aire du domaine D défini
par la courbe C f représentative de la fonction f , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = 0 et x = 12
est égale à la somme des aires des trois rectangles D1 , D2 et D3
2
D3
D2
1 D1
u.a
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Aire (D1 ) = 6 × 2 = 12, Aire (D2 ) = 2,5 × 2,6 = 6,5 et Aire (D3 ) = 3,5 × 3 = 10,5.
Z 12
Aire (D) = f (t)dt = 29
0
b) Supposons que dans un couple, les fonctions f1 et f2 modélisent le revenu de chacune des deux personnes.
Le revenu de ce couple est modélisé par la fonction somme f1 + f2 et le revenu annuel de ce couple est
égal à la somme des deux revenus annuels :
Z 12 Z 12 Z 12
( f1 + f2 ) (t)dt = f1 (t)dt + f2 (t)dt
0 0 0
c) Découper l’année en deux périodes consécutives revient à partager l’intervalle [0; 12] en deux intervalles
adjacents par exemple [0; 6] et [6; 12]. Le revenu annuel est égal à la somme des revenus de chacune des
deux périodes :
Z 12 Z 6 Z 12
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx (8.1)
0 0 6
D’où Z 12 Z 12 Z 6
f (x)dx = f (x)dx − f (x)dx
6 0 0
Z 0 Z 6
Soit en posant f (x)dx = − f (x)dx, on retrouve la propriété précédente (1)
6 0
Z 12 Z 0 Z 12
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx
6 6 0
1 D ÉFINITION
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R, admettant des primitives sur cet intervalle.
a et b deux réels appartenant à I, et F une primitive de f sur I.
Z b
On appelle intégrale de a à b de f le nombre réel, noté f (x)dx, égal à F(b) − F(a). Ainsi :
a
Z b
f (x)dx = F(b) − F(a)
a
REMARQUES
Z b
– On dit que a et b sont les bornes de l’intégrale f (x)dx
Z b a
Z b hib
f (x)dx = F(x) = F(b) − F(a)
a a
– La variable peut être indifférement t, x, y... On dit que c’est une variable muette.
Z b Z b Z b
f (x)dx = f (t)dt = f (u)du = F(b) − F(a)
a a a
EXEMPLE
Z e
1 e
Soit à calculer x− + 2 dx
1 x x
1 e
Une primitive de la fonction f définie sur l’intervalle [1; e] par f (x) = x − + 2 est la fonction F définie sur
x x
x2 e
l’intervalle [1; e] par F(x) = − ln(x) − D’où
2 x
Z e e
1 e x2 e
x− + 2 dx = − ln(x) −
1 x x 2 x 1
2 2
e e 1 e
= − ln(e) − − − ln(1) −
2 e 2 1
e 2 1
= −1−1− +e
2 2
e2 5
= +e−
2 2
REMARQUE :
On a admis que si f est une fonction continue sur un intervalle I, alors f admet des primitives sur I.
Dans le cadre du programme de terminale ES, on étudiera l’intégrale d’une fonction continue sur un intervalle.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 111
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2 I NTERPRÉTATION GRAPHIQUE
Soit O;~i,~j un repère orthogonal du plan.
L’unité d’aire (u.a) est l’aire du rectangle unitaire OIJK avec I(0; 1), J(0; 1) et K(1; 1).
y
J K
~j 1 u.a
a 0 ~i I b x
Cf
Z b
Si f est une fonction définie, continue et positive sur un intervalle [a; b] alors l’intégrale f (x)dx est égale
a
à l’aire, exprimée en unité d’aire, du domaine compris entre la courbe C f , l’axe des abscisses et les droites
d’équation x = a et x = b.
EXEMPLE
7x
Soit f la fonction définie et dérivable sur R par f (x) = + 1 et C f sa courbe représentative dans le
(x2 + 3)2
repère orthogonal du plan O;~i,~j donné ci-dessous.
On admet que f est positive sur R (À démontrer en exercice)
Calculer l’aire en cm2 du domaine compris entre la courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équation
x = −1 et x = 2.
y
Cf
~j
-1 0 1 2 x
~i
La fonction f est dérivable sur l’intervalle R donc continue et pour tout réel x, f (x) > 0.
Par conséquent, l’aire exprimée en unités d’aire, du domaine compris entre la courbe C f , l’axe des abscisses et
les droites d’équation x = −1 et x = 2 est égale à :
Z 2 2
7x 7
2
+ 1 dx = x −
−1 (x2 + 3) 2 (x2 + 3) −1
7 7
= 2− − −1 −
14 8
27
=
8
Or l’unité d’aire est l’aire d’un rectangle de côtés 4cm et 2cm. Soit 1 u.a = 8 cm2
Donc, l’aire en cm2 du domaine compris entre la courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équation x = −1
27
et x = 2 est égale à × 8 = 27 cm2 .
8
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3 P ROPRIÉTÉS
Soit f une fonction continue sur un intervalle I de R. Pour tout réel a appartenant à I.
Z a
f (t)dt = 0
a
Preuve :
Soit F une primitive de f sur I.
Z a
f (t)dt = F(a) − F(a) = 0
a
Preuve :
Soit F une primitive de f sur I.
Z b Z a
f (t)dt = F(b) − F(a) et f (t)dt = F(a) − F(b)
a b
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I de R, a et b deux réels appartenant à I.
Z b
Si a 6 b et f > 0 sur l’intervalle [a; b], alors f (t)dt > 0.
a
Preuve :
Soit F une primitive de f sur I.
Si a 6 b et f > 0 sur l’intervalle [a; b], alors F est croissante sur [a; b] donc
Z b
F(a) 6 F(b) ⇔ F(b) − F(a) > 0 ⇔ f (t)dt > 0
a
Z 2 2
2 x3 2
2x − x dx = x −
−1 3 −1
8 1
= 4− − 1+
3 3
=0
Z 2
Ainsi f (x)dx = 0 mais f (−1) = −3
−1
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle I de R, a et b deux réels appartenant à I.
Z b
Si a 6 b et f 6 0 sur l’intervalle [a; b], alors f (t)dt 6 0.
a
II P ROPRIÉTÉS DE L’ INTÉGRALE
1 L INÉARITÉ
Soit f et g deux fonctions définies et continues sur un intervalle I de R. Pour tous réels a et b appartenant à I,
et pour tout réel k
Z b Z b Z b Z b Z b
( f (t) + g(t)) dt = f (t)dt + g(t)dt et k f (t)dt = k f (t)dt
a a a a a
Preuve :
1. Soit F et G deux primitives respectives des fonctions f et g sur I.
F + G est une primitive sur I de la fonction f + g.
Z b Z b
( f (t) + g(t)) dt = ( f + g) (t)dt
a a
h ib
= (F + G)(t)
a
= (F + G)(b) − (F + G) (a)
= (F(b) + G(b)) − (F(a) + G(a))
= (F(b) − F(a)) + (G(b) − G(a))
Z b Z b
= f (t)dt + g(t)dt
a a
Z b h ib
k f (t)dt = (kF)(t)
a a
= (kF) (b) − (kF) (a)
= kF(b) − kF(a)
= k (F(b) − F(a))
Z b
=k f (t)dt
a
INTERPRÉTATION GRAPHIQUE :
A2
Cg
Cf Cf
A1 A2 A1
~j ~j ~j
a 0 ~i bx a 0 ~i bx a 0 ~i bx
2 R ELATION DE C HASLES
Soit f une fonction continue sur un intervalle I de R. Pour tous réels a, b et c appartenant à I
Z b Z c Z b
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt
a a c
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Preuve :
Soit F une primitive de f sur I Pour tous réels a, b et c appartenant à I
Z c Z b
f (t)dt + f (t)dt = (F(c) − F(a)) + (F(b) − F(c))
a c
= F(b) − F(a)
Z b
= f (t)dt
a
3 O RDRE
Soit f et g deux fonctions définies et continues sur un intervalle I de R, a et b deux réels appartenant à I tels
que a 6 b. Si pour tout réel x appartenant à [a; b], f (x) 6 g(x), alors
Z b Z b
f (x)dx 6 g(x)dx
a a
Preuve :
Si pour tout réel x appartenant à [a; b], f (x) 6 g(x), alors f (x) − g(x) 6 0. Comme f et g sont deux fonctions
définies et continues sur [a; b], la fonction f − g est définie et continue sur [a; b].
Par conséquent, si a 6 b et f − g 6 0 alors
Z b Z b Z b
( f − g)(x)dx 6 0 ⇔ f (x)dx − g(x)dx 6 0
a a a
4
Cg
~j
-2 -1 0 ~i 1 2 3 x
1 I NÉGALITÉS DE LA MOYENNE
Soit f une fonction définie et continue sur un intervalle [a; b] de R (a < b ). Soit m et M deux réels.
Si pour tout réel x appartennant à l’intervalle [a; b], m 6 f (x) 6 M, alors :
Z b
m × (b − a) 6 f (x)dx 6 M × (b − a)
a
Preuve :
Les fonctions définies sur [a; b] par x 7−→ m et x 7−→ M sont constantes donc continues.
Si pour tout réel x appartenant à [a; b] (a < b ), m 6 f (x) 6 M, alors d’après la propriété de l’intégration d’une
inégalité :
Z b Z b Z b Z b Z b Z b
m dx 6 f (x)dx 6 M dx ⇔ m dx 6 f (x)dx 6 M dx
a a a a a a
Z b
⇔ m × (b − a) 6 f (x)dx 6 M × (b − a)
a
INTERPRÉTATION GRAPHIQUE :
y
Dans le cas où f est une fonction continue et positive sur [a; b] Cf
M
L’aire du domaine compris entre la courbe C f , l’axe des abscisses
et les droites d’équation x = a et x = b est comprise entre les aires R2
m
des rectangles R1 et R2 .
R1 de côtés m et b − a R1
R2 de côtés M et b − a ~j
a 0 ~i b x
2 VALEUR MOYENNE
EXERCICE 1
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0; 9] par f (x) = 8x − x2 et C f sa courbe représentative dans le plan
muni d’un repère orthogonal.
y
16
12 M
Cf
0
0 1 2 3 4 5 6 a 7 8 x
L’objet de cet exercice est de déterminer l’abscisse a du point M de la parabole C f telle que l’aire de la partie
hachurée soit égale à k fois l’aire du domaine délimité par la courbe C f et l’axe des abscisses où k est un réel
donné.
1. Exprimer l’aire A du domaine délimité par la courbe C f et l’axe des abscisses.
2. Quelle est l’ordonnée du point M de la parabole C f d’abscisse a ? En déduire l’aire T en fonction de a de la
partie hachurée.
3. Déterminer a pour que T = 0,488 × A.
EXERCICE 3
La courbe C f tracée ci-dessous est la représentation graphique d’une fonction f définie sur [0; +∞[.
y B
1,0
Cf
A
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 1 2 3 x
Z 2
1. Déterminer graphiquement une valeur approchée au dixième près de f (x)dx.
1
A. YALLOUZ (MATH@ES) 117
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4x
2. La fonction f est définie sur [0; +∞[ par f (x) =
x2 + 4
Calculer l’aire, en cm2 , du domaine délimité par la courbe C f , l’axe des abscisses et les droites d’équation
x = 1 et x = 2.
EXERCICE 4
La courbe tracée ci-dessous est la représentation graphique d’une fonction f définie sur ]−1; +∞[. On désigne
par f ′ la fonction dérivée de f sur ]−1; +∞[ et par F une primitive de f sur ]−1; +∞[.
1 b
e−1
-1 0 1 e−12 3 4 x
-1
-2
Figure 1
1. Déterminer f ′ (e − 1).
2. Indiquer les variations de F sur l’intervalle ]−1; +∞[.
3. Une des trois courbes représentées ci-dessous est la représentation graphique d’une fonction F.
Courbe 1 Courbe 2 Courbe 3
y y y
16 − 4e
5 ln 5 − 5
2,36 b
1 1 b
0 1 4 x
b
0 1 4 x 0 1 4 x
a) Ces trois courbes admettent au point d’abscisse (e − 1) une tangente ayant le même coefficient directeur
m. Quelle est la valeur de m ?
b) Laquelle de ces trois courbes peut convenir ?
4. Déterminer, en unités d’aire, la valeur exacte de l’aire du domaine hachuré sur la figure 1.
5. Quelle est la valeur moyenne de la fonction f sur l’intervalle [0; 4] ?
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Année 2011-2012 CALCUL INTÉGRAL Tle ES
PARTIE B
On suppose qu’il existe deux entiers relatifs a et b tels que, pour tout réel x appartenant à l’intervalle ]− 4 ; +∞[
, on a f (x) = ax2 + b ln(x + 4).
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0,5 ; 25] par f (x) = 18 ln x − x2 + 16x − 15.
Si x représente le nombre de centaines de panneaux solaires fabriqués et vendus, alors on admet que f (x)
représente le bénéfice mensuel de l’entreprise, en milliers d’euros.
On suppose que f est dérivable sur [0,5 ; 25], et on note f ′ sa fonction dérivée.
PARTIE A
1. Calculer f ′ (x). Vérifier que, pour tout nombre x appartenant à l’intervalle [0,5 ; 25], on a
−2x2 + 16x + 18
f ′ (x) =
x
2. Étudier le signe de f ′ (x) sur l’intervalle [0,5 ; 25]. En déduire les variations de la fonction f sur l’intervalle
[0,5 ; 25].
3. a) Calculer f (1).
b) Montrer que sur l’intervalle [18 ; 19] l’équation f (x) = 0 admet une solution unique α .
Déterminer une valeur approchée par défaut de α à 10−2 près.
c) En déduire le signe de f (x) pour tout x appartenant à l’intervalle [0,5 ; 25].
4. Quels sont le nombre minimal et le nombre maximal de panneaux que l’entreprise doit produire et vendre
pour être bénéficiaire ?
5. Dans cette question, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera
prise en compte dans l’évaluation.
L’entreprise peut-elle réaliser un bénéfice mensuel de 100 000 C ? Justifier la réponse.
PARTIE B
1. On admet que la fonction G définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par G(x) = x ln x − x est une primitive de la
fonction logarithme népérien sur l’intervalle ]0 ; +∞[.
En déduire une primitive F de la fonction f sur l’intervalle [0,5 ; 25].
2. Rappel : soit f une fonction définie et continue sur un intervalle [a ; b], où a < b.
La valeur moyenne de la fonction f sur l’intervalle [a ; b] est le nombre réel m défini par
Z b
1
m= f (x)dx
b−a a
Déterminer la valeur moyenne du bénéfice mensuel de l’entreprise, arrondie à la centaine d’euros, lorsque
celle-ci produit et vend entre 100 et 1800 panneaux solaires.
x2 − 5x + 6
Soit u la fonction définie sur ] − ∞ ; 4[ ∪ ]4 ; +∞[ par u(x) = .
x−4
1. Donner le signe de x2 − 5x + 6 pour tout x de R.
2. En déduire le signe de u(x) pour tout x de ] − ∞ ; 4[ ∪ ]4 ; +∞[.
3. Factoriser x2 − 5x + 6.
PARTIE B
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 x
-1
Utiliser cette représentation graphique pour déterminer une valeur approchée, arrondie à l’entier le plus
Z 7
proche, du nombre A = f (x)dx.
5
On expliquera la démarche.
a) Vérifier que la fonction I définie sur ]4 ; +∞[ par I(x) = (x − 2) ln(x − 2) − x est une primitive de la
fonction i sur ]4 ; +∞[.
b) On admet que la fonction J définie sur ]4 ; +∞[ par J(x) = (x − 3) ln(x − 3) − x est une primitive de la
fonction j sur ]4 ; +∞[ et que la fonction K définie par K(x) = (x − 4) ln(x − 4) − x est une primitive de
la fonction k sur ]4 ; +∞[.
Pour x ∈]4 ; +∞[, exprimer f (x) à l’aide de i(x), j(x) et k(x).
α
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 x
-1
-2
-3 Cg
-4
1. Déterminer la valeur exacte de α .
2. On admet que la fonction g est strictement décroissante sur l’intervalle ]0 ; +∞[.
Donner, en justifiant, le signe de g(x) sur l’intervalle ]0 ; +∞[.
PARTIE B - Étude d’une fonction
2 ln(x) + 1
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par f (x) = .
x
ln(x)
1. Déterminer la limite de f en +∞ (on rappelle que lim = 0).
x→+∞ x
On admettra que lim f (x) = −∞.
x→0
g(x)
2. a) Calculer f ′ (x) et montrer que f ′ (x) = .
x2
b) Étudier le signe de f ′ (x) et en déduire le tableau de variations de la fonction f .
3. a) Déterminer une primitive F de la fonction f sur l’intervalle ]0 ; +∞[.
1 1
On pourra remarquer que f (x) = 2 × × ln(x) + .
x x
Z
1 5
b) Soit I = f (x) dx. Déterminer la valeur exacte de I, puis en donner une valeur approchée au centième
4 1
près.
PARTIE C - Application économique
Dans cette partie, on pourra utiliser certains résultats de la partie B.
Une entreprise de sous-traitance fabrique des pièces pour l’industrie automobile. Sa production pour ce type de
pièces varie entre 1000 et 5000 pièces par semaine, selon la demande.
On suppose que toutes les pièces produites sont vendues.
Le bénéfice unitaire, en fonction du nombre de pièces produites par semaine, peut être modélisé par la fonction
f définie dans la partie B, avec x exprimé en milliers de pièces et f (x) exprimé en euros.
1. Déterminer, au centime près, la valeur moyenne du bénéfice unitaire pour une production hebdomadaire
comprise entre 1000 et 5000 pièces.
2. Dans cette question, la réponse sera soigneusement justifiée. Toute trace de recherche, même incomplète, ou
d’initiative non fructueuse, sera prise en compte dans l’évaluation.
Pour quelle(s) production(s), arrondie(s) à l’unité près, obtient-on un bénéfice unitaire égal à 1,05 C ?
FONCTION EXPONENTIELLE
~j
a1
0 ~i a x
b1
Soit pour tout réel x, il existe un unique réel y > 0 tel que x = ln(y)
Cette propriété, permet de définir une nouvelle fonction « réciproque » de la fonction logarithme népérien.
1 D ÉFINITION
La fonction exponentielle, notée exp, est définie sur l’ensemble des réels.
Pour tout réel x, on associe le réel y strictement positif tel que :
y = exp(x) ⇔ x = ln(y)
NOTATION
Pour tout entier relatif n, ln (en ) = n. Ainsi, pour tout entier relatif n, exp(n) = en . On convient d’étendre cette
écriture à tout réel x.
C’est à dire que pour tout réel x, on écrit exp(x) = ex . ex se lit donc « exponentielle de x ».
Pour tout réel a et pour tout réel b, ea+b , ea et eb sont des réels strictement positifs.
Nous avons, d’une part,ln ea+b = a + b.
D’autre part, ln
ea × eb = ln (ea ) + ln eb = a + b
Donc ln ea+b = ln ea × eb ⇔ ea+b = ea × eb
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2 AUTRES PROPRIÉTÉS
1
1. Pour tout réel a, e−a =
ea
ea
2. Pour tout réel a et pour tout réel b, ea−b =
eb
3. Pour tout réel a et pour tout entier relatif n, ena = (ea )n
Démonstrations
1
1. Pour tout réel a, ea × e−a = e0 = 1 donc e−a =
ea
1 ea
2. Pour tout réel a et pour tout réel b, ea−b = ea × e−b = ea × =
eb eb
3. Pour tout réel a et pour tout entier relatif n, ln (ena ) = na et ln (ea )n = n ln (ea ) = na
Donc ln (ena ) = ln (ea )n ⇔ ena = (ea )n
EXEMPLES
1 e2x+1 2
e2+ln 3 = e2 × eln 3 = 3e2 ; = e−(x−2) = e2−x ; = e2x+1−x = ex+1 ; e2x × e2 = ex+1
ex−2 ex
DÉRIVÉE
Preuve :
On admet que la fonction exponentielle est dérivable sur R.
ex étant strictement positif, la fonction composée définie sur R par f (x) = ln (exp(x)) est dérivable et pour tout
exp′ (x)
réel x, f ′ (x) = .
exp(x)
Or f (x) = ln (ex ) = x, donc f ′ (x) = 1.
exp′ (x)
Ainsi, pour tout réel x, = 1 donc exp′ (x) = exp(x) = ex .
exp(x)
VARIATION
Démonstration
CONSÉQUENCES
ex = ey ⇔ x = y et ex < ey ⇔ x < y
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2 L IMITES
lim ex = +∞ et lim ex = 0
x→+∞ x→−∞
Démonstrations
x −∞ 0 +∞
f ′ (x) − 0 +
f (x)
1
Le minimum de la fonction f est égal à 1. Donc pour tout réel x, f (x) > 0. C’est à dire pour tout réel x,
ex − x > 0 ⇔ ex > x.
Or lim x = +∞ donc d’après les théorèmes de comparaison, lim ex = +∞
x→+∞ x→+∞
1
lim ex = lim e−x = lim
x→−∞ x→+∞ x→+∞ ex
1
Or lim ex = +∞ donc lim = 0. Soit lim ex = 0
x→+∞ x→+∞ ex x→−∞
3 C OURBE REPRÉSENTATIVE
y = ex
y
– lim ex = 0 donc l’axe des abscisses est
x→−∞
asymptote à la courbe représentative de la
fonction exponentielle en −∞.
– e0 = 1 et la tangente à la courbe représentative de
e
la fonction exponentielle au point d’abscisse 0 a
pour équation y = x + 1.
– La tangente à la courbe représentative de la y = ln x
fonction exponentielle au point d’abscisse 1 a
pour équation y = ex. ~j
– La fonction exponentielle est la fonction
réciproque de la fonction logarithme népérien. −1 0 ~i e x
Dans un repère orthonormé, leurs courbes
représentatives sont symétriques par rapport à la
droite D d’équation y = x.
4 C ROISSANCES COMPARÉES
ex
lim = +∞ et lim xex = 0
x→+∞ x x→−∞
ex
Pour tout entier naturel n non nul, lim n = +∞ et lim xn ex = 0.
x→+∞ x x→−∞
Démonstrations
ex ex x 1− ln(x)
1. Pour tout réel x strictement positif, = ln(x) = ex−ln(x) = e x
x e
ln(x) ln(x)
Or lim = 0 donc lim x 1 − = +∞
x→+∞ x x→+∞ x
ln(x) X x 1− ln(x)
Ainsi, lim x 1 − = +∞ et lim e = +∞, donc par composition, lim e x
= +∞. Soit
x→+∞ x X→+∞ x→+∞
ex
lim = +∞.
x→+∞ x
ex x
2. Comme lim = +∞, on en déduit par passage à l’inverse que lim x = 0. C’est à dire lim xe−x = 0
x→+∞ x x→+∞ e x→+∞
donc lim xex = 0.
x→−∞
50 y = x2
0 1 x
1 VARIATION
2 L IMITES
Pour étudier une limite d’une fonction eu , on utilise le théorème sur la limite d’une fonction composée.
EXEMPLE
1
Soit f la fonction définie sur l’intervalle ]1; +∞[ par f (x) = ex− x−1 .
1
1. lim+ x − 1 = 0+ d’où lim+ x − = −∞ et comme lim eX = 0 donc par composition des limites
x→1 x→1 x−1 X→−∞
1
lim ex− x−1 = 0
x→1
1 1
2. lim x − = +∞ et lim eX = +∞ donc par composition des limites lim ex− x−1 = +∞
x→+∞ x−1 X→+∞ x→+∞
3 D ÉRIVÉE
Soit u une fonction définie et dérivable sur un intervalle I. La fonction eu est dérivable sur I et (eu )′ = eu × u′ .
Démonstration
La fonction u est dérivable sur I et la fonction exp est dérivable sur R, on peut appliquer le théorème de
dérivation d’une fonction composée.
Pour tout réel x de l’intervalle I
(exp ◦u)′ (x) = exp′ [u(x)] × u′ (x) = exp[u(x)] × u′ (x) = eu(x) × u′ (x)
EXEMPLE
2
Soit f la fonction définie sur l’intervalle R par f (x) = ex −1 .
La fonction u définie sur R par u(x) = x2 − 1 est dérivable sur R et u′ (x) = 2x.
2 −1
f est dérivable sur R et pour tout réel x, f ′ (x) = 2xex
4 P RIMITIVES
Soit u est une fonction définie et dérivable sur un intervalle I. La fonction f définie par f (x) = u′ (x)eu(x) admet
des primitives sur I.
L’ensemble des primitives de f sur I est l’ensemble des fonctions F définies par F(x) = eu(x) + k .
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V E XPONENTIELLE DE BASE a
1 D ÉFINITION
Soit a un réel strictement positif. On appelle fonction exponentielle de base a la fonction f définie sur R par :
f (x) = ax = ex ln a
2 P ROPRIÉTÉS ALGÉBRIQUES
Les règles de calcul sur les puissances s’appliquent à la fonction exponentielle de base a.
3 D ÉRIVÉE
Soit a un réel strictement positif. La fonction exponentielle de base a est dérivable sur R et a pour dérivée la
fonction :
x 7−→ ln a × ax
Démonstration
Soit a un réel strictement positif. f est la fonction définie pour tout réel x par f (x) = ax = ex ln a .
D’où f = eu avec pour tout réel x, u(x) = x ln a et u′ (x) = ln a. La fonction f est dérivable et
f ′ (x) = ln a × ex ln a = ln a × ax
4 S ENS DE VARIATION
Démonstration
5 L IMITES
Démonstration
y = 1,3x
y = 1x
1
0 1 x
1. À la fin du quatrième trimestre 2011, la dette publique de la France s’établit à 1 717,3 Md C. À la fin du
quatrième trimestre 2007, la dette publique était de 1211,6 Md C.
Calculons le taux annuel moyen d’évolution du montant de la dette :
t
Soit x = 1 + le coefficient multiplicateur associé au taux annuel moyen d’évolution du montant de la
100
dette. x est solution de l’équation :
1
4 1717,3 4
1211,6 × x = 1717,3 ⇔ x =
1211,6
Soit x ≈ 1,091. Entre 2007 et 2011 le montant de la dette a augmenté en moyenne de 9,1% par an.
2. Les pourcentages d’évolution annuels du montant de la dette sont données dans le tableau ci-dessous.
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
taux en % 3,1 6,9 10,2 7,4 6,3 0,4 5,2
Calculons le taux annuel moyen d’évolution du montant de la dette :
1
(1,031 × 1,069 × 1,102 × 1,074 × 1,063 × 1,004 × 1,052) 7 ≈ 1,056
Entre 2000 et 2007 le montant de la dette a augmenté en moyenne de 5,6% par an.
EXERCICE 1
EXERCICE 3
On cherche à déterminer lim ex . Pour cela, on considère la fonction f définie sur R par f (x) = ex − x.
x→+∞
1. Déterminer f ′ (x).
2. Étudier les variations de f , en déduire que f admet un minimum.
3. Justifier que pour tout réel x on a : ex > x. En déduire la limite de la fonction exponentielle en +∞.
0,01ex + 2
C(x) = .
x
1. À l’aide de la calculatrice :
a) conjecturer en terme de variations l’évolution du coût moyen de fabrication sur l’intervalle ]0; 6] ;
b) estimer le minimum du coût moyen de fabrication et la production mensuelle correspondante ;
c) dire s’il est possible d’atteindre un coût moyen de fabrication de 4000 euros. On précisera la méthode
utilisée.
2. On désigne par C′ la fonction dérivée de la fonction C. Montrer que, pour tout nombre réel x appartenant à
l’intervalle ]0; 6] :
0,01xex − 0,01ex − 2
C′ (x) = .
x2
3. On considère la fonction f définie sur l’intervalle ]0; 6] par :
f ′ (x) = 0,01xex .
b) Justifier que la fonction f est strictement croissante sur l’intervalle ]0; 6].
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c) Justifier que l’équation f (x) = 0 admet une seule solution α appartenant à l’intervalle [4; 5].
Donner la valeur arrondie au dixième du nombre réel α .
d) Déduire des résultats précédents le signe de f (x) sur l’intervalle ]0; 6].
4. À l’aide des questions précédentes, justifier que le minimum du coût moyen de fabrication est obtenu pour
une production mensuelle de α tonnes du produit.
3 B b
D b
1 b
A
-3 -2 -1 0 1 2 x
-1
-2
C
-3
3 b
Cf
1
D
-2 -1 0 1 2 3 4 5 x
-1
4x + 2
f (x) = 1 + .
ex
−4x − 6
5. Soit F la fonction définie et dérivable sur R par F(x) = x + . On admet que F est une primitive de
ex
f sur R.
Déterminer la valeur exacte puis une valeur approchée à 10−2 près de l’aire, en unités d’aire, de la partie du
plan située entre la courbe C f , l’axe des abscisses, l’axe des ordonnées et la droite d’équation x = 1.
Ce résultat est-il cohérent avec l’encadrement obtenu à la question 3. ?
5ex
2. Démontrer que, pour tout nombre réel x, f ′ (x) = .
(ex + 1)2
3. Etudier le signe de f ′ (x) suivant les valeurs de x et en déduire le sens de variation de f sur R.
4. En utilisant le résultat de la question 2., déterminer une équation de la droite D.
DEUXIÈME PARTIE
ANNEXE
Cf
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
D
-1
EXERCICE 9
PARTIE A
La courbe (C ) tracée ci-dessous dans un repère orthonormé est la courbe représentative d’une fonction f définie
sur R. On désigne par f ′ la fonction dérivée de f sur R.
1 b
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
-1
1. Au point A(0; 1), la courbe (C ) admet une tangente parallèle à l’axe des abscisses. En déduire f (0) et f ′ (0).
A. YALLOUZ (MATH@ES) 135
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2. Une des quatre courbes ci-dessous est la représentation graphique d’une primitive F de la fonction f .
Déterminer la courbe associée à la fonction F.
Courbe 1 Courbe 2 Courbe 3 Courbe 4
1 1 b
0 1 0 1
b
1
0 1
b
1 b
0 1
PARTIE B
Pour la suite, on admet que la fonction f est définie sur R par : f (x) = x + e−x .
xex + 1
1. a) Vérifier que pour tout réel x, f (x) = et déterminer la limite de la fonction f en −∞.
ex
b) Montrer que la courbe (C ) admet pour asymptote la droite d’équation y = x en +∞.
2. a) Calculer f ′ (x).
b) Étudier le signe de f ′ (x) sur R puis dresser le tableau de variation complet de f .
3. Soit F la primitive de la fonction f telle que F(0) = −1. On note (Γ) sa courbe représentative.
a) Déterminer une équation de la tangente à la courbe (Γ) au point d’abscisse 0.
b) Calculer F(x).
4. On considère la surface S délimitée par l’axe des abscisses, la courbe (C ) et les droites d’équation x = −2
et x = 3.
a) Hachurer S sur la figure en annexe.
b) Déterminer, en justifiant avec soin, l’aire de S , en unités d’aire.
On donnera la valeur exacte et la valeur décimale arrondie au centième.
EXERCICE 10
PARTIE A
PARTIE B
8 − e−x
Soit f la fonction définie sur R par : f (x) = . Sa courbe représentative C f est donnée ci-dessous.
ex + 1
A
0 1 x
Cf
1. Calculer les coordonnées des points A et B intersection de la courbe C f avec les axes du repère.
2. Étudier les limites de la fonction f en −∞ et en +∞. Préciser les asymptotes éventuelles à la courbe C f .
3. Calculer f ′ (x) , où f ′ est la dérivée de f .
g (x)
4. Étudier les variations de f sur R. (Aide : f ′ (x) = )
(ex + 1)2
5. Donner les équations des tangentes à la courbe C f aux points d’abscisses −3 ln 2 et 0.
ANNEXE
Cf
y
1,4
∆
1,2
1,0
0,8
0,6
0,4
0,2
y
D Cf
80
70
60
50
40
30
20
10
-2 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 x
-10
4. À l’aide du graphique, déterminer, selon les valeurs de x, le signe de 7x − f (x) pour x appartenant à
l’intervalle [0 ; +∞[.
PARTIE B : interprétation économique
Dans cette partie, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise
en compte dans l’évaluation.
On utilisera les résultats de la partie A.
Une entreprise peut produire chaque jour au maximum 2000 thermomètres de bain pour bébé.
On note x le nombre de centaines de thermomètres produits chaque jour travaillé, x appartenant à l’intervalle
[0 ; 20].
On suppose que le coût total de production par jour, exprimé en centaines d’euros, est égal à f (x), où f est la
fonction définie dans la partie A.
1. Déterminer le montant des « coûts fixes », c’est-à-dire le montant des coûts lorsque la quantité produite est
nulle.
2. Le coût total de production des thermomètres peut-il atteindre 8100 C par jour ? Justifier.
3. Le prix de vente d’un thermomètre est fixé à 7 C. La recette journalière, exprimée en centaines d’euros, est
donc donnée par R(x) = 7x.
Pour quelles productions journalières de thermomètres l’entreprise réalise-t-elle un bénéfice ? Justifier.
3
e
0 1 2 3 4 x
1
1. Démontrer que l’équation réduite de la tangente T à la courbe C au point d’abscisse 2 est y = − x + 2.
2
Tracer T sur le graphique précédent.
1
2. On définit la fonction g sur l’intervalle [0 ; +∞[ par g(x) = f (x) + x − 2.
2
a) Démontrer que la fonction g est décroissante sur l’intervalle [0; 2] et croissante sur l’intervalle [2 ; +∞[.
b) Calculer g(2). En déduire le signe de g sur l’intervalle [0 ; +∞[. Interpréter graphiquement le résultat.
3. a) Hachurer sur le graphique, le domaine D délimité par la courbe C , la droite T , la droite d’équation x = 2
et l’axe des ordonnées.
b) Calculer l’aire du domaine D en cm2 . On donnera la valeur exacte puis la valeur arrondie à 10−2 .
EXERCICE 15
La courbe C ci-dessous, appelée courbe de concentration de Lorenz, rend compte de la concentration du revenu
des ménages.
Cette courbe représente la fonction f définie sur l’intervalle [0; 1] par f (x) = xex−1 . Ainsi, f (x) est le pourcentage
du revenu perçue par le pourcentage x des ménages ayant les plus bas revenus.
La droite (OA) a pour équation y = x.
0,8
0,6
A
0,4
0,2
B
O 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
Part cumulée des ménages
1. Calculer f (0,5) et f (0,95). Interpréter les résultats.
2. On appelle γ l’indice de Gini égal au quotient de l’aire A du domaine compris entre la courbe C et la droite
(OA) par l’aire du triangle OAB.
Z 1
a) Montrer que γ = 1 − 2 f (x)dx.
0
b) Vérifier que la fonction F définie sur l’intervalle [0; 1] par F(x) = (x − 1)ex−1 est une primitive de la
fonction f .
c) Calculer l’arrondi au millième près de l’indice de Gini γ .
A. YALLOUZ (MATH@ES) 140
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EXERCICE 16
On désigne par f la fonction définie sur R par f (x) = xe1−0,5x . On note C f sa courbe représentative dans le
plan muni d’un repère orthonormal.
1. Étudier le signe de f .
2. a) Calculer la limite de la fonction f en −∞.
b) Vérifier que, pour tout nombre réel x, f (x) = (2 − 2X )eX avec X = 1 − 0,5x. En déduire la limite de la
fonction f en +∞. Interpréter graphiquement ce résultat.
3. On note f ′ la fonction dérivée de la fonction f .
a) Démontrer que pour tout nombre réel x, f ′ (x) = (1 − 0,5x)e1−0,5x
b) Dresser le tableau complet des variations de la fonction f .
4. On admet qu’il existe deux réels a et b tels que, pour tout réel x, la fonction F définie sur R par
F(x) = (ax + b)e1−0,5x est une primitive de la fonction f sur R.
a) Déterminer les valeurs exactes des réels a et b.
b) Déterminer la valeur, en unités d’aire, de l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe C f , l’axe des
abscisses, l’axe des ordonnées et la droite d’équation x = 2.
EXERCICE 17
x
On considère la fonction f définie sur R par f (x) = e1−x + . On note C f sa courbe représentative dans un
2
repère orthogonal du plan d’origine O. (Unités : 2 cm sur l’axe des abscisses et 0,5 cm sur l’axe des ordonnées).
La partie hachurée ci-dessous est limitée par la courbe C f , l’axe des abscisses, l’axe des ordonnées et les droites
d’équation x = −1 et x = 1.
14
12
10
2 Cf
-2 -1 0 1 2 3 4 5 x
x
1. Montrer que la droite d’équation y = est asymptote à la courbe C f en +∞.
2
2. a) Calculer f ′ (x).
1
b) Résoudre dans R l’inéquation − e1−x > 0.
2
c) Établir le tableau des variations de la fonction f . En déduire le signe de f .
3. Calculer, en cm2 , l’aire A de la partie hachurée.
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EXERCICE 18
Le tableau suivant donne l’évolution du chiffre d’affaires (CA), en millions d’euros, sur la période 2001-2008
d’une entreprise.
Le nuage de points Mi (xi ; yi ) associé à cette série statistique est représenté ci-dessous dans un repère orthogonal.
360
×
320
×
280
×
240
×
200 ×
×
160 ×
×
120
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1. a) Déterminer une équation de la droite D d’ajustement de y en x obtenue par la méthode des moindres
carrés. Tracer la droite D dans le repère précédent
b) À l’aide de cet ajustement, déterminer le chiffre d’affaire que cette entreprise peut prévoir en 2010.
2. a) Calculer le pourcentage d’évolution annuel moyen du chiffre d’affaires entre les années 2001 et 2008.
b) Avec une augmentation annuelle de 11 % du chiffre d’affaires, quel chiffre d’affaire cette entreprise
peut-elle prévoir en 2010 ?
3. Pour effectuer un ajustement exponentiel du nuage, on pose zi = ln (yi ).
xi 1 2 3 4 5 6 7 8
zi 4,984
b) Déterminer une équation de la droite d’ajustement de z en x obtenue par la méthode des moindres carrés.
(coefficients arrondis au centième).
c) En déduire une relation entre y et x de la forme y = AeBx , A et B étant arrondis au centième.
4. En supposant que cet ajustement reste valable pour les années suivantes :
a) Donner une estimation du chiffre d’affaire de l’entreprise en 2010.
b) À partir de quelle année, le chiffre d’affaire de cette entreprise dépassera-il 500 millions d’euros ?
×
1100
1000
900
800 ×
700
600
500
×
400
×
300
×
200
× ×
100 ×
rang de l’année
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1. Calculer, en pourcentage, l’augmentation du nombre de domaines en « .fr » entre juin 2001 et juin 2002,
arrondi à 1 %.
2. a) Expliquer pourquoi un ajustement affine de y en x ne semble pas justifié.
b) On cherche alors un ajustement exponentiel. Pour tout 1 6 i 6 8, on pose zi = ln yi .
Recopier sur votre copie et compléter le tableau ci-dessous avec les valeurs de zi arrondies au centième :
Rang de l’année xi
1 2 3 4 5 6 7 8
16i68
zi = ln yi 1 6 i 6 8
c) À l’aide de la calculatrice et en utilisant les données du tableau précédent, donner une équation de la
droite d’ajustement de z en x par la méthode des moindres carrés sous la forme z = ax + b (les coefficients
seront arrondis au centième).
d) En déduire que y = 60,34e0,35x où les coefficients sont arrondis au centième, est un ajustement exponentiel
possible.
3. a) En utilisant le modèle trouvé à la question 2. d., quel est le nombre estimé de domaines en « .fr » en juin
2009 ? (le résultat sera arrondi au millier).
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b) Si l’erreur commise en utilisant le modèle proposé est inférieure à 1 %, on considère que le modèle est
pertinent.
En réalité, le relevé de juin 2009 de l’AFNIC indiquait 1 412 652 domaines en « .fr ». Le modèle proposé
est-il pertinent ?
4. a) Résoudre dans l’intervalle [0 ; +∞[ l’inéquation 60,34e0,35x > 10000 (le résultat sera arrondi au dixième).
b) En déduire, en utilisant le modèle trouvé à la question 2. d., à partir du mois de juin de quelle année le
nombre de « domaines en .fr » dépassera 10 millions.
EXERCICE 20
Les fonctions d’offre et de demande d’un produit sont définies sur [0; 10] par :
x 1
– fonction d’offre f (x) = e 4 − 2 ;
x
– fonction demande g(x) = e2− 6 .
Où x est la quantité en milliers d’articles et f (x) et g(x) sont des prix unitaires en euros.
1. Étudier les variations des fonctions f et g.
2. Déterminer une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point d’abscisse 6.
3. Les courbes représentatives des fonctions f et g sont données ci-dessous. Au point E d’équilibre du marché,
le prix p0 en euro demandé par les consommateurs est égal au prix d’offre des producteurs et la quantité
échangée sur le marché en milliers d’articles est égale à q0 .
prix
offre
7
3 E
p0
2
Sp
demande
1
q0
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 quantité
Calculer la quantité d’équilibre q0 en nombre d’articles et le prix d’équilibre p0 arrondi au centime d’euro
près.
Z q0
4. On considère les nombres I = g(x)dx et J = p0 q0 . Donner une interprétation graphique de I − J.
0
5. On admet que la quantité d’équilibre q0 est de 6 milliers d’articles.
Z 6
a) Exprimé en milliers d’euros, le surplus des consommateurs, est donné par Sd = g(x)dx −6e. Déterminer
0
le surplus des consommateurs arrondi à l’euro près.
b) L’aire S p du domaine hachuré représente en milliers d’euros, le surplus des producteurs. Déterminer le
surplus des producteurs arrondi à l’euro près.
ti (en heures) 0 2 4 6 8
qi (en mg) 9,9 7,5 5,5 3,9 3
Le nuage de points associé à la série (ti ; qi ), est représenté ci-dessous, dans un repère orthogonal.
q (en mg)
11
10 r
8
r
6
r
4 r
r
3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
t (en heures)
1. Déterminer, à l’aide de la calculatrice, une équation de la droite (D) d’ajustement affine de q en t par la
méthode des moindres carrés. On donnera la valeur des coefficients arrondie au centième.
2. Tracer la droite (D) sur la feuille annexe.
3. En supposant que ce modèle reste valable pendant 12 heures, donner une estimation de la quantité de
médicament présente dans le sang au bout de 12 heures.
ti (en heures) 0 2 4 6 8
yi (au centième près)
2. a) Déterminer, à l’aide de la calculatrice, une équation de la forme y = at + b de la droite d’ajustement
affine de y en t par la méthode des moindres carrés. On arrondira a à 10−3 et b à l’unité.
b) Montrer que l’expression de q en fonction de t obtenue à partir de cet ajustement est de la forme :
q(t) = Be−At (on donnera l’arrondi au centième de A et la valeur de B arrondie à l’unité).
3. Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0 ; 12] par f (t) = 10e−0,15t .
a) Étudier le sens de variation de la fonction f .
b) On suppose que la quantité q de substance présente dans le sang à l’instant t (t exprimé en heures) est
donnée par q(t) = f (t) pour t variant de 0 à 12 heures.
Calculer à 10−1 près la quantité de substance présente dans le sang au bout de 12 heures.
c) En comparant les réponses trouvées à la question précédente et à la question 3 de la partie A, dire lequel
de ces deux modèles vous paraît le mieux adapté à la situation.
PARTIE B :
-1 0 1 2 3 x
-1
-2
ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
ACTIVITÉ 1
Mr et Mme X assistent à une réunion. Il y a trois autres couples dans l’assistance et plusieurs poignées de mains
ont été échangées.
Personne ne serre sa propre main et les époux ne se serrent pas la main.
Deux personnes quelconques de l’assemblée se serrent la main au plus une fois.
Mr X constate que les autres personnes ont échangé des poignées de mains en nombres tous distincts.
Combien de poignées de mains Mr et Mme X ont-ils échangé avec les autres membres de la réunion ?
ACTIVITÉ 2
On a un groupe de 20 personnes. Si deux personnes se connaissent, elles se serrent la main. Si deux personnes
ne se connaissent pas, elles ne se serrent pas la main.
Que pensez vous de la conjecture suivante : « on peut trouver dans le groupe deux personnes qui serrent le
même nombre de mains » ?
ACTIVITÉ 3
Comment tracer cinq segments sur une feuille, de telle manière que chaque segment en coupe exactement trois
autres ?
De manière générale, un graphe est un ensemble de sommets et d’arêtes (ou arcs) reliant ces sommets.
Il existe différents types de graphes, orientés ou non, ou autorisant plusieurs arcs entre deux sommets.
b b b b b b b
b b b
b b b
b b b b
1 D ÉFINITIONS
Un graphe non orienté G = (S,A) est déterminé par la donnée de deux ensembles :
– un ensemble fini non vide S dont les éléments sont appelés sommets
– un ensemble A de paires de sommets appelées arêtes.
Si S = {x1 ,x2 , · · · ,xn } est l’ensemble des sommets d’un graphe G, une arête a de l’ensemble A s’écrit a = {xi ,x j }
où xi et x j sont les extrémités de a.
Les sommets xi et x j sont alors adjacents dans le graphe G et on dit qu’ils sont incidents avec l’arête a.
Lorsque les deux extrémités sont confondues (xi = x j ) l’arête s’appelle une boucle.
Deux arêtes sont dites parallèles lorsqu’elles ont mêmes extrémités.
O RDRE D ’ UN GRAPHE
GRAPHE SIMPLE
Un graphe est dit simple si deux sommets distincts sont joints par au plus une arête et s’il est sans boucle.
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GRAPHE ORIENTÉ
Un graphe peut être orienté une arête est alors appelée un arc. Un arc est défini par un couple ordonné (xi ,x j )
de sommets.
REMARQUE
b b b b
on associe le graphe
Au graphe orienté
simple
b b
b b
SOUS GRAPHE
Il arrive que dans certains problèmes on ait besoin de considérer une partie d’un graphe :
G′ = (S′ ,A′ ) est un sous-graphe de G = (S,A) si S′ est un sous ensemble de S et A′ un sous ensemble de A tel
que les extrémités des arêtes de A′ sont des sommets de S′ .
Si A′ est constitué de toutes les arêtes de A ayant pour extrémités les sommets de S′ alors on dit que G′ = (S′ ,A′ )
est le sous-graphe engendré par S′ .
EXEMPLE
s6
b b s6
s1 s2 s5 b
b
s6
b s5
b
b b b
s5 s4 s7 b b
b s4 s7
b b b
s4 b
s7 s3
s3
b
s3
G2 est le sous graphe de G
Graphe G G1 est un sous graphe de G
engendré par {S3 ,S4 ,S5 ,S6 ,S7 }
GRAPHE COMPLET
Un graphe complet Kn est un graphe simple d’ordre n > 1 dont tous les sommets sont deux à deux adjacents.
b
b b
b b
b b
b b b b b b b b
K3 Deux représentations du K4 K5
2 D EGRÉ D ’ UN SOMMET
On appelle degré d’un sommet le nombre d’arêtes dont ce sommet est une extrémité (les boucles étant comptées
deux fois). Ce degré vaut 0 si le sommet est isolé.
EXEMPLE
b
Dans le graphe ci-contre, les degrés des sommets sont : s1 s2
b
s6
b
s5
Sommet s1 s2 s3 s4 s5 s6 s7 b
b b
Degré 2 4 2 3 2 1 0 s4 s7
b
s3
Dans un graphe orienté, la somme des degrés extérieurs et la somme des degrés intérieurs sont égales au nombre
d’arcs.
Si on note a le nombre d’arcs d’un graphe orienté alors ∑ d + (s) = ∑ d − (s) = a.
Par exemple si dans une réunion on échange des cadeaux, le nombre de cadeaux offerts est égal au nombre de
cadeaux reçus, c’est le nombre de cadeaux échangés.
THÉORÈME
La somme des degrés de tous les sommets d’un graphe est égale à deux fois le nombre d’arêtes de ce graphe ;
c’est donc un nombre pair.
Démonstration
Lorsqu’on additionne les degrés des sommets, une arête est comptée deux fois, une fois pour chaque extrémité.
COROLLAIRE
Soit p la somme des degrés des sommets pairs et m la somme des degrés des sommets impairs.
m + p est égal à la somme des degrés des sommets c’est donc un nombre pair donc m est un nombre pair.
Or une somme d’entiers impairs est paire si, et seulement si, il y a un nombre pair de termes.
On en déduit que le nombre de sommets impairs est un entier pair.
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PROPOSITION
Dans un graphe simple d’ordre n > 1, il existe deux sommets distincts si et s j ayant le même degré.
Démonstration
Soit G un graphe simple d’ordre n > 1. Le degré d’un sommet s quelconque du graphe G est un entier d(s) tel
que : 0 6 d(s) 6 n − 1.
Supposons que les degrés des sommets soient différents.
Les degrés des n sommets sont les entiers {0,1, · · · ,n − 1} et il existe un sommet si de degré 0 et un sommet s j
de degré n − 1.
Or si d (s j ) = n − 1 cela signifie qu’il est adjacent à tous les sommets du graphe et en particulier au sommet si
donc d (si ) > 1
Ce qui est en contradiction avec d (si ) > 0.
EXEMPLES
b
s1 1 1 0 0
b s2
1 0 0 0
1. G La matrice d’adjacence du graphe orienté G1 est M (G1 ) =
1
1
1 0 0
b
b s4 0 0 1 0
s3
s1
b
0 1 1 0
b s2
1 0 1 0
2. G La matrice d’adjacence du graphe simple G2 est M (G2 ) =
1
2
1 0 1
b
b s4 0 0 1 0
s3
REMARQUES
4 G RAPHES ISOMORPHES
Deux graphes isomorphes ont la même structure : peu importe la façon dont ils sont dessinés, il est possible de
déplacer les sommets pour que l’un soit la copie conforme de l’autre.
EXEMPLE
b b b b b b b
b b b b
A B C
b b b b b b b
Les trois graphes ont le même ordre (6), le même nombre d’arêtes (9) et les sommets des trois graphes sont
tous de degré 3.
Or dans B il y a deux sous graphes complets d’ordre 3 ce qui n’est pas le cas pour les graphes A et C. Donc B
n’est pas isomorphe à A et C.
Montrons que les graphes A et C sont isomorphes.
a3 a2 c1 c3 c5
b b b b b
a4 b b a1
A C
b b b b b
a5 a6 c2 c4 c6
Les sommets étant numérotés comme indiqué ci-dessus les deux graphes ont la même matrice d’adjacence :
0 1 0 1 0 1
1 0 1 0 1 0
0 1 0 1 0 1
MA = MC =
1 0 1 0 1 0
0 1 0 1 0 1
1 0 1 0 1 0
– Le graphe B est planaire : on peut le dessiner sans que ses arêtes se croisent.
– Le graphe C (ou A) est un graphe biparti : il existe une partition de son ensemble S de sommets en deux
sous-ensembles X et Y telle que chaque arête du graphe a une extrémité dans X et l’autre dans Y .
Ce n’est pas un graphe planaire, il est impossible de le dessiner sans que ses arêtes se croisent.
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ACTIVITÉ 1
Voici le plan de trois étages d’un musée. À chaque étage, un visiteur se rend compte qu’il peut choisir un
itinéraire passant une seule fois par chaque pièce.
Pour chacun des étages :
Est-il possible de faire le tour de l’étage en passant exactement une seule fois par chacune des portes ?
Dans ce cas, où faut-il placer les portes d’entrée et de sortie de l’étage pour que ce parcours reste possible ?
1er étage
2e étage
3e étage
ACTIVITÉ 2
e
C d g
A c D
b f
B a
Est-il possible de se promener en ne passant qu’une seule fois sur chacun des sept ponts ?
A. YALLOUZ (MATH@ES) 155
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Année 2011-2012 INTRODUCTION À LA THÉORIE DES GRAPHES Tle ES
Les graphes sont souvent utilisés pour modéliser des problèmes associés à des parcours ou à des successions
d’actions. Pour cela, on introduit la notion de chaîne.
1 D ÉFINITIONS
Soit G = (S,A) un graphe non orienté. Une chaîne est une liste finie et alternée de sommets et d’arêtes, débutant
et finissant par des sommets, telle que chaque arête est incidente avec les sommets qui l’encadrent dans la liste.
Le premier et le dernier élément de la liste sont les extrémités initiale et finale de la chaîne.
Si le graphe est simple, on peut définir une chaîne par la liste de ses sommets ou de ses arêtes.
1. La longueur d’une chaîne est égale au nombre d’arêtes qui la composent.
2. Une chaîne dont toutes les arêtes sont distinctes est une chaîne simple.
3. Une chaîne dont tous les sommets (sauf peut-être les extrémités) sont distincts est une chaîne élémentaire.
4. Une chaîne est fermée si l’origne et l’extrémité finale de la chaîne sont confondues.
5. Une chaîne fermée est un cycle si elle est composées d’arêtes toutes distinctes.
REMARQUE
Les défnitions précédentes, peuvent être transposées au cas des graphes orientés.
On parlera de chaîne orientée ou chemin et de cycle orienté ou circuit.
s2
EXEMPLE b
NOMBRE DE CHAÎNES
DISTANCE
Soit G un graphe ; si x et y sont deux sommets de G, la distance de x à y notée d(x,y), est la longueur d’une plus
courte chaîne de G reliant x à y.
REMARQUES
– La distance d’un sommet à lui même est nulle.
– S’il n’existe pas de chaînes joignant deux sommets x et y, la distance de x à y est infinie.
DIAMÈTRE
On appelle diamètre d’un graphe la plus grande des distances entre deux sommets du graphe.
EXEMPLE
s2
b
0 1 0 0 0 0
1 0 1 0 0 0
s3 b b b s6
0
1 0 1 1 0
s1
Soit M = la matrice d’adjacence du graphe G ci-contre
0 0 1 0 1 1
0 0 1 1 0 1
b b
0 0 0 1 1 0 s4 s5
On obtient
les nombres de chaînes
de longueurs
données en calculant
les matrices
suivantes :
1 0 1 0 0 0 0 2 0 1 1 0 2 0 4 1 1 2
0 2 0 1 1 0 2 0 4 1 1 2 0 6 2 7 7 2
1 0 3 1 1 2 0 4 2 6 6 2 4 2 16 10 10 12
2 3 4
M = M = M =
0 1 1 3 2 1 1 1 6 4 5 5 1 7 10 16 15 9
0 1 1 2 3 1 1 1 6 5 4 5 1 7 10 15 16 9
0 0 2 1 1 2 0 2 2 5 5 2 2 2 12 9 9 10
Il y a 3 chaînes fermées de longueur 2 d’origine le sommet s3 , 5 chaînes de longueur 3 entre les sommets s4 et
s6 et 2 chaînes de longueur 4 entre les sommets s1 et s6 .
0 1 2 3 3 4
1 0 1 2 2 3
2 1 0 1 1 2
La matrice des distances entre les différents sommets est D = .
3 2 1 0 1 1
3 2 1 1 0 1
4 3 2 1 1 0
Le diamètre du graphe est 4.
3 C ONNEXITÉ
Un graphe G est connexe s’il existe au moins une chaîne entre deux sommets quelconques G.
Autrement dit : Un graphe est connexe si on peut atteindre n’importe quel sommet à partir d’un sommet
quelconque en parcourant différentes arêtes
ALGORITHME
L’algorithme suivant permet de déterminer tous les sommets qui peuvent être atteints à partir d’un sommet.
Si tous les sommets sont définitivement marqués alors le graphe est connexe, sinon on a obtenu la classe de
connexité du sommet x.
s1 s1 s1 s1
bC bC bC bC
s2 s9 s2 s9 s2 s9 s2 s9
bC bC bC bbC bC bC bC bC
s3 bbC bC s8 s3 bC bC s8 s3 bC bbC s8 s3 bC bC s8
bC bC bC bC bC bC bC bC
s4 s7 s4 s7 s4 s7 s4 s7
bC bC bC bC bC bC bC bC
s5 s6 s5 s6 s5 s6 s5 s6
Le graphe n’est pas connexe, il n’existe pas de chaîne entre les sommets s1 et s2 .
DÉFINITION
Un cycle eulérien (respectivement une chaîne eulérienne) dans un graphe G est un cycle (respectivement une
chaîne) contenant chaque arête de G une et une seule fois.
THÉORÈME 1
Un graphe connexe admet un cycle eulérien si, et seulement si, tous ses sommets ont un degré pair.
Démonstration
Si le graphe possède 0 ou 1 sommet, la preuve est triviale, nous supposerons donc que l’ordre du graphe est
supérieur ou égal à 2.
Si le graphe connexe admet un cycle eulérien alors en chaque sommet le cycle eulérien « entrant » dans le
sommet doit « ressortir » et comme les arêtes du cycle ne peuvent être utilisées qu’une fois, chaque sommet est
de degré pair.
Réciproquement :
Soit G un graphe connexe dont tous les sommets sont de degré pair.
Comme G possède au moins deux sommets, tous les sommets de G sont de degré supérieur ou égal à 2. Ceci
implique qu’il existe au moins un cycle dans G.
Formons un cycle C1 dans G ( chaîne fermée dont toutes les arêtes sont distinctes ).
– Si C1 contient toutes les arêtes du graphe alors G admet un cycle eulérien et le théorème est démontré.
– Dans le cas contraire, le sous graphe H de G défini par les arêtes non utilisées par C1 a tous ses sommets de
degré pair, le cycle contenant un nombre pair d’arêtes incidentes pour chaque sommet.
Comme G est connexe, H possède au moins un sommet commun avec le cycle C1 . Soit xi un tel sommet.
Construisons alors, de la même manière que précédemment, un cycle C2 dans H à partir de xi .
En insérant dans le cycle C1 à partir du sommet xi le cycle C2 ,on obtient un cycle C1′ . Si ce cycle contient
toutes les arêtes de G, C1′ est le cycle eulérien cherché.
Sinon, on continue ce processus, qui se terminera car les sommets du graphe G sont en nombre fini.
THÉORÈME 2
Un graphe connexe possède une chaîne eulérienne si, et seulement si, le nombre de sommets de degré impair
est égal à 0 ou 2.
Si le nombre de sommets de degré impair est égal à 2, alors les deux sommets de degré impair sont les extrémités
de la chaîne eulérienne
Démonstration
Soit G un graphe connexe. Si le nombre de sommets de degré impair est nul, alors le graphe G admet un cycle
eulérien.
Si le nombre de sommets de degré impair est égal à 2. Soit si et s j les deux sommets de degré impair.
Le graphe G′ obtenu en ajoutant l’arête si s j au graphe G est connexe et tous ses sommets sont de degré pair. G′
admet un cycle eulérien dont l’origine est le sommet si .
Par conséquent G contient une chaîne eulérienne qui commence en si et se termine en s j .
A. YALLOUZ (MATH@ES) 158
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ALGORITHME
Les démonstrations précédentes permettent de construire une chaîne eulérienne dans un graphe connexe dont
le nombre de sommets de degré impair est 0 ou 2.
SI deux sommets sont de degré impair ALORS
construire une chaîne simple C ayant pour extrémités ces deux sommets ;
FIN SI
SI tous les sommets sont de degré pair ALORS
construire un cycle C à partir d’un sommet quelconque ;
FIN SI
marquer les arêtes de C;
TANT _ QUE il reste des arêtes non marquées FAIRE
choisir un sommet x de C;
SI il existe un cycle d’origine x ne contenant aucune des arêtes marquées ALORS
marquer les arêtes du cycle d’origine x;
remplacer dans C le sommet x par le cycle d’origine x;
FIN SI
FIN TANT _ QUE
EXEMPLE
s6 s5
Le cycle {s1 ; s6 ; s5 ; s7 ; s3 ; s4 ; s2 ; s1 } contient tous les sommets du graphe bC bC
G ci-contre.
Donc G est connexe.
s1 bC bC s4 bC s7
Il n’y a que deux sommets de degré impair s1 et s5 .
Il existe une chaîne eulérienne commençant d’extrémités s1 et s5 .
bC bC
s2 s3
ÉTAPE 1 s6 s5
bC bC
de la chaîne C.
On fusionne la chaîne C avec le cycle c1 en remplaçant le sommet s2 dans
la chaîne C par le cycle c1 . s1 bC bC s4 bC s7
C = {s1 ; s2 ; s4 ; s1 ; s6 ; s5 ; s2 ; s6 ; s3 ; s4 ; s5 }
bC bC
s2 s3
Il reste encore des arêtes non marquées, on recommence l’étape 2
La coloration des sommets d’un graphe est une fonction qui attribue une couleur à chaque sommet de telle sorte
que deux sommets adjacents n’ont pas la même couleur.
Une k-coloration d’un graphe G est une coloration des sommets de G utilisant k couleurs.
REMARQUE
Un sous-graphe est stable si ses sommets ne sont reliés par aucune arête.
Une coloration avec k couleurs est donc une partition de l’ensemble des sommets en k sous graphes stables.
1 N OMBRE CHROMATIQUE
Le nombre chromatique noté χ (G) d’un graphe est le plus petit nombre de couleurs nécessaires pour colorier
les sommets, de sorte que deux sommets adjacents distincts ne soient pas de la même couleur.
EXEMPLE
Soit E un ensemble de candidats à un examen et X l’ensemble de toutes les épreuves possibles. Tous les
candidats devant passer une épreuve xi la passent ensemble.
Chaque candidat ne passe qu’une épreuve par jour. Quel est le nombre minimum de jours nécessaires pour que
tous les candidats passent leurs examens ? (cf. Exercice 3)
En prenant X comme ensemble de sommets et en traçant une arête entre les sommets xi et x j lorsqu’un candidat
au moins est inscrit aux deux épreuves xi et x j , le problème revient à chercher le nombre chromatique du graphe.
CAS PARTICULIERS
Démonstration
Comme un sommet donné est adjacent aux n − 1 autres sommets, il faut au moins n couleurs pour obtenir
une coloration valide de Kn.
Avec n couleurs (une pour chaque sommet), on obtient une coloration de Kn et χ (Kn ) = n.
2. Le nombre chromatique d’un cycle est 2 si la longueur de ce cycle est paire, 3 si la longueur de ce cycle est
impaire.
bC bC bC bC
⊗ bC bC bC
bC
bC bC bC bC bC bC bC bC
On ne connaît pas de formule permettant de déterminer le nombre chromatique d’un graphe quelconque. La
plupart du temps, il faut se contenter d’un encadrement du nombre chromatique.
Soit G est un graphe, on note d(G) le plus grand des degrés des sommets alors : χ (G) 6 d(G) + 1.
Pour tout sous graphe H de G : χ (H) 6 χ (G).
Démonstration
– Soit d(G) le degré maximum des sommets d’un graphe G. Considérons une liste de (d(G) + 1) couleurs.
Chaque sommet x du graphe est adjacent à d(G) sommets au plus, ses voisins utilisent au maximum d(G)
couleurs, le nombre de couleurs déjà utilisées pour colorer ces sommets est donc inférieur ou égal à d(G).
Il reste donc au moins une couleur non utilisée dans la liste de couleurs, avec laquelle nous pouvons colorer
le sommet x. Ainsi, χ (G) 6 d(G) + 1.
– Soit H un sous graphe de G. Si une coloration de H nécessite k couleurs, il en va au moins de même pour le
graphe G et χ (G) > k.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 160
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 INTRODUCTION À LA THÉORIE DES GRAPHES Tle ES
3 C OLORATION GLOUTONNE
Colorier de façon gloutonne un graphe G revient à colorer les sommets de G les uns après les autres avec la
plus petite couleur disponible qui ne soit pas déjà celle d’un sommet adjacent.
Soit G un graphe d’ordre n, l’algorithme de Welsh & Powell consiste à colorer le graphe en visitant les sommets
par ordre de degré décroissant.
X est la liste des n sommets triés par ordre de degré décroissant, C est la liste des couleurs utilisées ;
POUR _ CHAQUE sommet x ∈ X FAIRE
POUR _ CHAQUE couleur c de la liste C dans l’ordre de création FAIRE
SI le sommet x n’est adjacent à aucun sommet colorié par c ALORS x est colorié avec la couleur c;
;
FIN POUR _ CHAQUE
SI le sommet x n’est pas colorié ALORS
on ajoute une nouvelle couleur c′ à la liste C des couleurs;
le sommet x est colorié avec la couleur c′ ;
FIN SI
FIN POUR _ CHAQUE
EXEMPLE
On dresse la liste X des sommets rangés par ordre de degré décroissant s7 bC bC s6
bC bC bC bC
X = {s1 ; s4 ; s2 ; s3 ; s5 ; s6 ; s7 ; s8 } s1 s2 s3 s4
s8 bC bC s5
La liste C des couleurs utilisées est vide C = {∅}
s7 bC bC s6
ÉTAPE 1
Le sommet s1 n’est pas colorié. bC bC bC bC
s1 s2 s3 s4
On ajoute la couleur c1 à la liste des couleurs C = {c1 }
s8 bC bC s5
On attibue la couleur c1 au sommet s1
s7 bC bC s6
ÉTAPE 2 bC bC bC bC
Le sommet s4 n’est pas adjacent au sommet s1 , il reçoit la couleur c1 s1 s2 s3 s4
s8 Cb bC s5
s7 Cb bC s6
ÉTAPE 3
Le sommet s2 est adjacent au sommet s1 , il ne reçoit pas la couleur c1 bC bC bC bC
On ajoute la couleur c2 à la liste des couleurs C = {c1 ; c2 } s1 s2 s3 s4
s8 bC bC s5
On attibue la couleur c2 au sommet s2
ÉTAPE 4 s7 bC bC s6
Le sommet s3 est adjacent aux sommets s4 et s2 , il ne peut recevoir les
couleurs c1 ou c2
bC
s1
bC
s2
⊗
s
bC
s4
3
On ajoute la couleur c3 à la liste des couleurs C = {c1 ; c2 ; c3 } s8 bC bC s5
On attibue la couleur c3 au sommet s3
s7 bC bC s6
ÉTAPES 5-6-7-8 bC
s1
bC
s2
⊗
s
bC
s4
À chaque passage, les sommets s5 , s6 , s7 , s8 peuvent recevoir la couleur c2 3
s8 bC bC s5
L’algorithme donne une coloration avec 3 couleurs alors que deux couleurs suffisent
s7 bC bC s6
bC bC bC bC
s1 s2 s3 s4
s8 bC bC s5
La recherche du meilleur itinéraire que ce soit en distance, en temps ou en coût d’un point à un autre peut être
modélisée par la recherche du plus court chemin dans un graphe.
Dans ce paragraphe, on s’intéresse à la recherche d’un plus court chemin dans un graphe entre deux sommets
donnés.
1 G RAPHE PONDÉRÉ
On appelle graphe pondéré, un graphe (orienté ou non) dont les arêtes ont été affectées d’un nombre appelé
poids (ou coût).
Par analogie avec la matrice d’adjacence, on peut définir la matrice des poids P (ai, j ) du graphe, dont les
coefficients ai, j correspondent aux poids des arêtes (ou des arcs dans le cas d’un graphe orienté) :
0
si i = j
ai, j = ∞ s’il n’existe pas d’arêtes ( ou d’arc) entre les sommets xi et x j
pi j où pi j est le poids de l’arête ( ou de l’arc) entre les sommets xi et x j
On utilise le symbole ∞ pour indiquer qu’il n’y a pas d’arêtes entre deux sommets.
EXEMPLE
8
Les sommets du graphe étant rangés dans l’ordre
A B alphabétique :
b b
3 7 4 0 8 ∞ ∞ 3 ∞
10
7 0 2 ∞ ∞ 10
b b
∞ 6 0 3 ∞ ∞
11 E F 6 2
11 P=
11 ∞ ∞ 0 ∞ 3
12
1
∞ 4 ∞ 12 0 ∞
3
b b ∞ ∞ 1 ∞ 11 0
D 3 C
2 L ONGUEUR D ’ UN CHEMIN
Soit C(x,y) un chemin (ou une chaîne) dans un graphe pondéré G du sommet x vers le sommet y. La longueur
de ce chemin est égale à la somme des poids de chacun arcs ( ou de chacune des arêtes) qui le constituent.
REMARQUE
Cette définition généralise la définition de la longueur d’une chaîne dans un graphe non pondéré, il suffit
d’attribuer un poids égal à 1 à chaque arête du graphe.
Dans l’exemple précédent, la longueur du chemin AEBF est 17.
Si on souhaite déterminer le plus court chemin du sommet A au sommet F, on peut essayer d’énumérer tous
les chemins ABF, AEBF, AEDF, ABCDF, AEBCDF et calculer leurs longueurs. Mais avec un graphe de taille
plus importante, ceci risque de devenir rapidement impossible.
Pour résoudre ce problème, on fait appel à des algorithmes.
En terminale ES, on n’étudie que le cas particulier où les poids de tous les arcs sont des réels positifs.
3 A LGORITHME DE D IJKSTRA
E. W. Dijkstra (1930-2002) a proposé en 1959 un algorithme qui permet de calculer le plus court chemin entre
un sommet particulier et tous les autres dans un graphe pondéré dont tous les poids sont positifs.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 162
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 INTRODUCTION À LA THÉORIE DES GRAPHES Tle ES
L’algorithme comporte une phase d’initialisation. À chaque sommet on attribue un poids qui vaut 0 pour le
sommet de départ et infini pour les autres sommets.
Le traitement de l’algorithme consiste à examiner les sommets les uns après les autres et à sélectionner le
sommet x auquel on a affecté la plus petite distance du sommet de départ jusqu’à x.
On recommence tant qu’il reste des sommets à sélectionner.
Soit G un graphe connexe dont les arêtes sont pondérées par des nombres positifs.
Notations :
– S la liste des sommets du graphe et s le sommet du graphe à partir duquel on veut déterminer les plus courts
chemins aux autres sommets.
– l(x,y) le poids de l’arête entre deux sommets x et y
– δs (x) la longueur d’un chemin du sommets s au sommet x
– V + (x) la liste des successeurs du sommet x
– p(x) le prédécesseur du sommet x
– X liste des sommets restant à traiter.
– E liste des sommets déjà traités.
I NITIALISATION :
POUR _ CHAQUE x ∈ S FAIRE δs (x) = ∞;
;
Poser δs (s) = 0;
X = S;
E = ∅;
T RAITEMENT :
TANT _ QUE X 6= ∅ FAIRE
Choisir dans X le sommet x avec δs (x) minimum;
Retirer x dans X et l’ajouter à E;
+
POUR _ CHAQUE y ∈ V (x) ∩ X FAIRE // on examine tous les successeurs de x qui ne sont pas traités
SI δs (y) > δs (x) + l(x,y) ALORS
poser δs (y) = δs (x) + l(x,y);
p(y) = x ;
FIN SI
FIN POUR _ CHAQUE
FIN TANT _ QUE
EXEMPLE
7
4
3
10
b b
11 E F 6 2
11
12
b b
D 3 C
Sommets
A B C D E F
sélectionnés
Initialisation ;
0 ∞ ∞ ∞ ∞ ∞ A(0)
δ (A) = 0 A est sélectionné.
B et E sont les successeurs de A qui ne sont pas traités ;
0 + 8 < ∞ donc δ (B) = 8 et p(B) = A ;
8(A) ∞ ∞ 2(A) ∞ E(3)
0 + 3 < ∞ donc δ (E) = 3 et p(E) = A ;
δmin = 3, Le sommet E est sélectionné.
B et D sont les successeurs de E qui ne sont pas
traités ;
7(E) ∞ 15(E) ∞ B(7) 3 + 4 < 8 donc δ (B) = 7 et p(B) = E ;
3 + 12 < ∞ donc δ (D) = 15 et p(D) = E ;
δmin = 7, Le sommet B est sélectionné.
C et F sont les successeurs de B qui ne sont pas traités ;
9 + 2 < ∞ donc δ (C) = 9 et p(C) = B ;
9(B) 15(E) 17(B) C(9)
9 + 10 < ∞ donc δ (F) = 10 et p(F) = B ;
δmin = 9, Le sommet C est sélectionné.
D est le successeur de C qui n’est pas traité ;
12(C) 17(B) D(12) 9 + 3 < 15 donc δ (D) = 12 et p(D) = C ;
δmin = 12, Le sommet D est sélectionné.
F est le successeur de D qui n’est pas traité ;
15(D) F(15) 12 + 3 < 17 donc δ (F) = 15 et p(F) = D ;
Le sommet F est le dernier sommet traité.
– L’algorithme de Dijkstra fournit les longueurs des plus courts chemins du sommet origine aux différents
sommets.
– Pour déterminer le plus court chemin du sommet origine à un sommet x, il suffit de remonter la liste des
prédécesseurs en partant de x.
EXERCICE 1
Pour chacune des listes suivantes, déterminer s’il existe un graphe simple admettant cette liste pour liste des
degrés des sommets. S’il existe un tel graphe, le dessiner, sinon expliquer pourquoi.
1. (2,3,3,4,4,5) 2. (1,1,1,3) 3. (1,1,2,4,4) 4. (2,3,3,4,5,6,7)
EXERCICE 2
1. Quel est le nombre d’arêtes du graphe simple G si la liste des degrés des sommets est (2,2,3,3,4) ?
2. Dans un graphe simple d’ordre n, quel est le nombre maximal d’arêtes ?
EXERCICE 3
EXERCICE 4
Un graphe est « planaire » si on peut le dessiner dans le plan sans que deux arêtes se croisent.
Les graphes suivants sont-ils planaires ? b
b b b
b b
b b b b
b b
b b
b b
b b b b b b b
G1 G2 G3 G4
EXERCICE 5
b b b b
1. et
b b b b
A B
b b b b
b b
b b b b
2. b b
et b b
C D
b b b b
b b b b b b b b
b b b b
3. et
E F
b b b b b b b b
EXERCICE 6
Trouver deux graphes d’ordre 5 qui ne sont pas isomorphes et dont les degrés des sommets sont donnés par la
liste (1,2,2,2,3).
EXERCICE 7
Un graphe G est biparti s’il existe une partition de son ensemble S de sommets en deux sous-ensembles X et Y
telle que chaque arête de G a une extrémité dans X et l’autre dans Y .
Parmi les graphes suivants lesquels sont bipartis ?
bC bC bC bC bC bC bC bC
bC bC bC bC bC bC bC bC
bC bC bC bC bC bC bC bC
bC bC bC bC bC bC bC bC
EXERCICE 8
On désire organiser un tournoi avec 13 équipes ; Plusieurs matchs peuvent avoir lieu le même jour.
Les rencontres sont données dans le tableau suivant :
EXERCICE 9
E6
bC
E17 E12
bC bC
E1 bC bC E11
E13 E14
bC bC
E3 bC bC E16
E19 bC bC E8
bC E5 E4 bC
bC bC E20
E7
bC
E15
bC bC
E18 E10
bC bC
E2 E9
EXERCICE 10
a
b
On considère le graphe ci-contre :
1. Combien y a-t-il de chaînes de longueur 3 ayant pour extrémités a et b ?
2. Dénombrer toutes les chaînes élémentaires ayant pour extrémités a et f .
e b b
d
3. Quel est le diamètre du graphe ?
4. Combien de cycles distincts possède-t-il ? b
b b f b c
EXERCICE 11
Pour chacun des graphes suivants, existe-t-il un cycle eulérien ? une chaîne eulérienne ?
bC bC bC
bC bC bC bC bC bC
bC bC
bC
bC
bC bC bC bC bC
bC
bC bC bC bC bC
bC bC bC
bC bC bC bC bC bC
bC bC bC
EXERCICE 12
EXERCICE 13
1. Dessiner un graphe simple dont la liste des degrés des sommets est (6,6,2,2,2,2,2,1,1)
a) qui possède une chaîne eulérienne ;
b) qui ne possède pas de chaîne eulérienne.
2. Est-il possible d’avoir un graphe qui possède un cycle eulérien si la liste des degrés des sommets est
(6,6,4,2,2,2,2) ?
EXERCICE 14
EXERCICE 15
Dans un graphe connexe G, une chaîne hamiltonienne est une chaîne qui passe par chaque sommet de G
exactement une fois. Si cette chaîne est un cycle on dira que c’est un cycle hamiltonien.
La recherche d’une chaîne hamiltonienne est la modélisation du problème du voyageur de commerce (trouver
un chemin incluant chaque ville de sa tournée une et une seule fois)
1. Vérifier que le graphe ci-dessous possède au moins un cycle hamiltonien.
b
b b
b b
b b b b
b b
b b
b b
b b
2. Dans chacun des cas suivants, dessiner un graphe G connexe d’ordre au moins 5 tel que :
a) G possède à la fois un cycle hamiltonien et un cycle eulérien.
b) G possède un cycle hamiltonien et pas de cycle eulérien.
c) G possède un cycle eulérien et pas de chaîne hamiltonienne.
d) G n’admet ni chaîne eulérienne ni chaîne hamiltonienne
EXERCICE 16
B C D
E F G
H I
EXERCICE 17
s5 bC bC s2
bC
s6 bC s1
bC bC
s7 s8
EXERCICE 18
G1 G2 G3 G4 G5 G6 G7 G8 G9 G10 G11 G12 G13 G14 G15 G16 G17 G18 G19 G20 G21 G22
O1 x x x x x x
O2 x x x x x x
O3 x x x x x x x
O4 x x x x x
O5 x x x x x
O6 x x x x x x x
O7 x x x x
O8 x x x x
Une épreuve occupe une demi-journée. Comment organiser les épreuves des matières optionnelles de façon
qu’aucun étudiant n’ait à passer deux épreuves en même temps et cela sur une durée miminale ?
EXERCICE 19
1. Comment colorier cette carte de telle manière que deux régions frontalières aient des couleurs différentes.
Combien de couleurs au minimum faut-il prévoir ?
C D
B H
A G
EXERCICE 20
BbC C DbC
bC
bC bC
A E
bC bC bC
H G F
F
A
D
C
Question préliminaire :
Si un visiteur répond à tous les questionnaires, à combien de questionnaires aura-t-il répondu ?
PARTIE A
PARTIE B
Pour illustrer chaque zone et présenter légendes et commentaires, les enfants ont décidé d’utiliser des supports
de couleurs différentes. Pour limiter le nombre de couleurs, on utilise des couleurs différentes seulement si les
zones sont limitrophes (avec un passage entre les deux).
EXERCICE 22
Le graphe ci-dessous indique les différentes liaisons entre plusieurs lieux. Le long de chaque arête figure la
distance en kilomètres séparant les différents lieux.
En précisant la méthode utilisée, déterminer le plus court chemin possible pour aller de A à L.
A 10 B 2 C 5 D
2 8 3 5 1 3 2
E 6 F 3 G 10 H
1 4 2 6 8 9 3
I 2 J k 3 L
EXERCICE 23
Exécuter l’algorithme de Dijkstra sur le graphe suivant, à partir du sommet F, puis à partir du sommet A.
Ab
3 19
b
Fb
B 5
13
26
b
5 G 7
5
18
b b b
C 2 E
6 H
4 14
b
EXERCICE 24
On considère le graphe suivant :
D G
C B
A F
D 18 G
8 7
C B
19 27 27
6
38 28 19
E
11
A 10 F
Un automobiliste doit se rendre de A à C. En utilisant un algorithme, déterminer le trajet le plus rapide pour
aller de A à C.
Le retour sera-t-il plus rapide que l’aller ?
EXERCICE 25
Sur la carte ci-dessous, sont représentés sept pays avec leurs frontières.
E
C
A D
Les questions 1, 2 et 3 sont indépendantes. Toutes les réponses devront être justifiées.
1. On s’intéresse aux frontières séparant ces pays :
a) Traduire cette carte par un graphe dont les sommets sont les pays et où chaque arête représente une
frontière entre deux pays.
b) On appelle M la matrice associée à ce graphe, les sommets étant pris dans l’ordre alphabétique.
Une des trois matrices R, S ou T est la matrice M 3 . Sans calculs, indiquer quelle est la matrice M 3 .
4 2 2 3 3 1 1 8 12 9 12 7 4 11 4 1 2 2 3 1 1
2 4 2 3 1 1 3 12 8 9 12 11 4 7 2 4 2 3 1 2 3
2 2 3 2 2 0 2 9 9 6 11 6 4 6 1 2 3 2 2 1 2
R = 3 3 2 5 2 2 2 S = 12 12 11 12 12 4 12 T = 3 3 2 6 3 2 3
3 1 2 2 4 1 2 7 11 6 12 6 6 10 2 1 2 3 4 2 2
1 1 0 2 1 2 1 4 4 4 4 6 2 6 2 2 1 2 2 3 2
1 3 2 2 2 1 4 11 7 6 12 10 6 6 2 3 2 3 2 2 4
c) Est-il possible, dans tous les cas, de se rendre d’un pays à un autre en franchissant exactement trois
frontières ?
d) Est-il possible de visiter tous les pays en franchissant une et une seule fois chacune des frontières ?
2. Proposer une coloration de la carte (ou du graphe) avec le minimum de couleurs afin que deux pays qui ont
une frontière commune aient des couleurs différentes.
3. Une personne désire se rendre en train d’une ville située dans le pays A à une autre ville du pays F. Le
graphe pondéré ci-dessous donne, en heures, les durées moyennes des liaisons ferroviaires existantes entre
les différents pays en tenant compte des temps d’attente entre deux correspondances.
A 4 B
3 1
C
7 3 3
2
6
D 3 E
3 5 2
G 4 F
En précisant la méthode utilisée, déterminer le trajet le plus court que cette personne devra utiliser pour son
voyage. Combien de temps faut-il prévoir pour effectuer ce trajet ?
EXERCICE 26
Dans le graphe ci-dessous, les sommets représentent différentes zones de résidence ou d’activités d’un quartier.
Une arête reliant deux de ces sommets indique l’existence d’une voie d’accès principale entre deux lieux
correspondants.
A C E
P G H
B D F
1. La municipalité décide de planter des arbres dans chaque zone, de manière à ce que dans deux zones, reliées
entre elles par une voie d’accès principale les espèces plantées soient d’essence différente. Pour des raisons
d’entretien, il est préférable que le nombre d’essences plantées soit le plus petit possible.
On note V le nombre de variétés d’arbres qu’il faut utiliser.
a) Donner un encadrement de V .
b) Quel nombre minimal d’essences différentes faudra-t-il planter ?
2. Pour sa campagne électorale, un candidat souhaite parcourir toutes les voies d’accès principales de ce
quartier sans emprunter plusieurs fois la même voie.
a) Montrer qu’un tel parcours est possible.
b) Un tel parcours est-il possible pour ce candidat en partant de sa permanence électorale située en P ? si
oui le donner, sinon proposer un parcours possible en partant d’un autre endroit.
3. Un candidat aux élections municipales se trouve dans sa permanence située en zone P quand on lui rappelle
qu’il a un rendez-vous avec le responsable de l’hôpital situé en zone H.
a) Quel est le nombre minimal de voies d’accès principales que ce candidat devra emprunter pour arriver à
son rendez-vous ?
b) Le graphe pondéré ci-dessous donne, en minutes, les durées moyennes des trajets existants entre les
différents lieux : En précisant la méthode utilisée, déterminer le plus court chemin que ce candidat devra
emprunter pour arriver à son rendez-vous.
Combien de temps faut-il prévoir pour effectuer ce trajet ?
A 7 C 11 E
4 11 10 9
3 P G 10 H
6 12 9 8
B 4 D 5 F
300
b
500 B
400
b
C
400
200
100
b
E
b
D
700 b
F
200
300
700
200
b
G 200 b
H
A. YALLOUZ (MATH@ES) 175
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 INTRODUCTION À LA THÉORIE DES GRAPHES Tle ES
1. Est-il possible d’organiser la tournée en passant au moins une fois par chaque ville, tout en empruntant une
fois et une seule chaque tronçon d’autoroute ? (la réponse sera justifiée).
Si oui citer un trajet de ce type.
2. On appelle M la matrice associée au graphe Γ (les sommets étant pris dans l’ordre alphabétique).
On donne la matrice M 3 :
2 5 6 2 1 2 1 3
5 4 6 7 3 2 2 3
6 6 4 9 7 3 2 3
3
2 7 9 4 3 5 3 8
M =
1
3 7 3 2 3 4 7
2 2 3 5 3 2 2 5
1 2 2 3 4 2 2 5
3 3 3 8 7 5 5 4
Combien existe-t-il de chemins de longueur 3 reliant B à H ? (la réponse devra être justifiée).
Préciser ces chemins.
3. Des contraintes de calendrier imposent en fait d’organiser un concert dans la ville F immédiatement après
un concert dans la ville A.
Déterminer, en utilisant un algorithme dont on citera le nom, le trajet autoroutier le plus court (en kilomètres)
pour aller de A à F.
Préciser la longueur en kilomètres de ce trajet.
I V ECTEUR DE L’ ESPACE
Les définitions et opérations sur les vecteurs du plan se généralisent dans l’espace
1 V ECTEURS COLINÉAIRES
Dire que deux vecteurs non nuls ~u et ~v sont colinéaires signifie, qu’ils ont la même direction, c’est-à-dire qu’il
existe un réel k tel que ~u = k~v.
Par convention, le vecteur nul ~0 est colinéaire à tout vecteur.
INTERPRÉTATION GÉOMÉTRIQUE :
−
→ − →
– Trois points A, B et C sont alignés si, et seulement si, les vecteurs AB et AC sont colinéaires.
−
→ −→
– Les droites (AB) et (CD) sont parallèles si, et seulement si, les vecteurs AB et CD sont colinéaires.
2 V ECTEURS COPLANAIRES
~u, ~v et ~w sont trois vecteurs de l’espace tels que ~u et ~v ne sont pas colinéaires.
Les vecteurs ~u, ~v et ~w sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux réels α et β tels que :
~w = α~u + β~v
CONSÉQUENCE :
Pour démontrer qu’un point D appartient à un plan P défini par trois points non alignés A, B et C on montre
−
→ − → −→
que les vecteurs AB, AC et AD sont coplanaires.
1 C OORDONNÉES D ’ UN POINT
Dans un repère O;~i,~j,~k , pour tout point M, il existe un unique triplet z
(x; y; z) de réels tels que
−−→ ~ ~ ~ M
b
OM = xi + y j + zk
−−→ ~k
(x; y; z) est le triplet de coordonnées du point M (ou du vecteur OM). ~j
~i
x O
x est l’abscisse, y est l’ordonnée, z est la cote. y
Dans un repère O;~i,~j,~k , on considère les vecteurs ~u (x; y; z) et ~v (x′ ; y′ ; z′ ).
– ~u =~v si, et seulement si, x = x′ , y = y′ et z = z′ .
– Le vecteur somme ~u +~v a pour coordonnées ~u +~v (x + x′ ; y + y′ ; z + z′ ).
– Pour tout réel k, k~u (kx; ky; kz).
Dans un repère orthonormal O;~i,~j,~k ,
– La distance entre les points A(xA ; yA ; zA ) et B (xB ; yB ; zB ) est donnée par
q
AB = (xB − xA )2 + (yB − yA )2 + (zB − zA )2
– Deux vecteurs ~u (x; y; z) et ~v (x′ ; y′ ; z′ ) sont orthogonaux si, et seulement si, xx′ + yy′ + zz′ = 0.
1 É QUATION D ’ UN PLAN
PLANS PARTICULIERS :
Un plan admettant une équation « incomplète », c’est à dire dans laquelle ne figure qu’une ou deux des trois
variables x, y et z, est parallèle à un plan de coordonnées ou à un axe de coordonnées.
z z
~k
~i ~j
x O
y
~k ~k
~i ~j ~i ~j
x O x O
y y
z z
~k
~i ~j
x O
y
~k ~k
~i ~j ~i ~j
x O x O
y y
On dit qu’un vecteur ~n est orthogonal (ou normal) à un plan P si la direction de ~n est une droite orthogonale
au plan P. C’est à dire une droite orthogonale à toutes les droites du plan P.
Dans un repère othonormal, le vecteur ~n (a; b; c) est orthogonal au plan P d’équation ax + by + cz = d.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 180
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3 P LANS PARALLÈLES
z z
P2 b
P2
P1 P1
y y
O O
b
x x
Plans parallèles Plans sécants selon une droite D
L’espace est muni d’un repère O;~i,~j,~k . Un point M (x; y; z) appartient à une droite D de l’espace si, et
seulement si, ses coordonnées vérifient un système d’équations de la forme
(
ax + by + cz = d
où a, b, c et a′ , b′ , c′ ne sont pas proportionnels.
a x + b y + c z = d′
′ ′ ′
EXERCICE 1
Dans l’espace muni d’un repère O;~i,~j,~k , on considère les points A(5; 0; 0), B(5; 9; 0), C(0; 9; 0) et S(0; 9; 9).
F G
+ +
~k
~j
~i C
y
O
A B
x
EXERCICE 2
Dans l’espace muni d’un repère O;~i,~j,~k , on considère les points A(2; −1; 3), B(3; 2; 1), C(−2; 3; 1) et D(6; 3; 0).
EXERCICE 3
L’espace est rapporté à un repère orthonormé O;~i,~j,~k . On considère les points A(2; −1; 3), B(−2; 3; 1),
C(−2; 0; 4), D(9; −5; 8) et E(x; y; 6).
1. Montrer que les points A, B et C déterminent un plan.
2. Le point E appartient à la droite (AB). Déterminer son abscisse et son ordonnée.
−→ − →
3. Montrer que les vecteurs ED et AB sont orthogonaux.
4. Montrer que la droite (ED) est perpendiculaire au plan (ABC).
A. YALLOUZ (MATH@ES) 182
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EXERCICE 4
Dans l’espace muni d’un repère O;~i,~j,~k , on considère les points A(−2; 3; −1) et B(1; 3; 2).
1. Déterminer les coordonnées du point C intersection de la droite (AB) avec le plan (xOy).
2. Déterminer les coordonnées du point D intersection de la droite (AB) avec le plan (yOz).
H G
z
F
E
D C
~k
~j
y
O
~i
A B
4. On construit la figure précédente à l’aide d’un logiciel de géométrie, puis on demande au logiciel de
représenter le point d’intersection des droites (AG) et (PQ). Quelle pourrait être la réponse de l’ordinateur ?
EXERCICE 6
Dans l’espace muni d’un repère O;~i,~j,~k , on considère les points A(−1; 6; 7,5) et B(−2; 8; 9).
1. Déterminer une équation cartésienne du plan P parallèle à l’axe (Oz) et passant par les points A et B.
2. Déterminer une équation cartésienne du plan Q parallèle à l’axe (Oy) et passant par les points A et B.
3. Soit d la droite caractérisée par le système :
(
2x + y = 4
3x + 2z = 12
~k
~i ~j
O
x y
EXERCICE 7
L’espace est muni d’un repère O;~i,~j,~k orthonormal représenté en annexe ci-dessous.
1. Tracer d’intersection du plan (P) d’équation 5x + 5y + 6z = 15 avec les plans de coordonnées du
les droites
repère O;~i,~j,~k .
2. On considère le plan (Q) d’équation 3x + 4y = 6.
a) Préciser la nature de l’ensemble ∆ des points M de l’espace dont les coordonnées vérifient :
(
5x + 5y + 6z = 15
3x + 4y = 6
b) Représenter l’ensemble ∆ dans le repère O;~i,~j,~k .
3. On donne les points D (1; 0; 0), E (0; −3; 0), F (−1; −3; 4) et G (0; 0; 4).
12x − 4y + 3z = 12
5x + 5y + 6z = 15
3x + 4y = 6
~k
~j
y
~i O
L’espace est muni d’un repère orthonormal O;~i,~j,~k .
Sur le dessin joint en annexe, on a placé les points A(0 ; 2 ; 0), B(0 ; 0 ; 6), C(4 ; 0 ; 0), D(0 ; 4 ; 0) et
E(0 ; 0 ; 4).
Soit (P) le plan d’équation 3y + z = 6.
Il est représenté par ses traces sur le plan de base sur le dessin joint en annexe.
1. a) Démontrer que les points C, D et E déterminent un plan que l’on notera (CDE).
2. a) Justifier que les plans (P) et (CDE) sont sécants. On note (∆) leur intersection.
b) Sans justifier, représenter (∆) en couleur (ou à défaut en traits pointillés) sur la figure en annexe.
Sans justifier, représenter le plan (Q) par ses traces sur les plans de base, d’une autre couleur (ou à défaut
en larges pointillés), sur la figure en annexe.
b) Déterminer les réels a et b tels que ax + by = 6 soit une équation du plan (Q).
Sans justifier, représenter la droite (∆′ ), d’une troisième couleur (ou à défaut en très larges pointillés), sur la
figure en annexe.
3y + z = 6
x+y+z = 4
3x + 2y = 6
a) Résoudre ce système.
ANNEXE
z
B
×
E×
~k
× ×
O ~j A D y
~i
×
C
Dans de nombreux contextes, l’utilisation de fonctions comportant une seule variable n’est pas vraiment réaliste.
Par exemple, on peut étudier un coût de production avec deux facteurs : le facteur travail et le facteur capital.
Si x représente le coût du facteur travail et y celui du facteur capital, le coût total de production est donné par la
fonction f (x; y).
1 D ÉFINITION
2 R EPRÉSENTATION GRAPHIQUE
L’espace est muni d’un repère O;~i,~j,~k . La représentation graphique d’une fonction f de deux variables, x ∈ I
et y ∈ J, est la surface S d’équation z = f (x; y).
EXEMPLE
200
160
120
AbC
z
80
40
0 10
0 1
7 8 9
2 3 6
4 5
6 7 3 4 5
x
y 8 9 1 2
10
A(7; 6; zA ) est un point de la surface S , ses coordonnées vérifient l’équation de la surface S . Sa cote est :
zA = 72 + 7 × 6 = 91
II S ECTIONS DE SURFACE
On considère une fonction f de deux variables, représentée dans l’espace par une surface d’équation z = f (x; y).
Pour faciliter la perception de la surface, on se sert des intersections de la surface avec des plans parallèles aux
plans de base
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1 C OURBES DE NIVEAU
Les courbes de niveau k d’une fonction f de deux variables sont les intersections de la surface d’équation
z = f (x; y) avec les plans parallèles au plan (xOy) d’équation z = k. (
z = f (x; y)
C’est l’ensemble des points M(x; y; z) dont les coordonnées vérifient le système
z = k
EXEMPLE
200
160
120
courbe de niveau z = 80
z
80
courbe de niveau z = 40
40
0
0 1 9 10
2 3 6 7 8
4 5 5
6 7
2 3 4 x
y 8 9 10 1
Les points de la surface S situés entre les courbes de niveau z = 40 et z = 80 ont une cote 40 6 z 6 80.
Pour déterminer la section de la surface S avec le plan d’équation z = 40 on résout le système
( 40 − x2
z = x2 + xy
y = x 6= 0
⇔ x
z = 40
z = 40
40 − x2
Dans le plan d’équation z = 40, la courbe de niveau z = 40 est la courbe d’équation y = avec x 6= 0
x
REMARQUE
10
7
160-200
6
120-160
y 5
80-120
4
40-80
3
0-40
2
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
x
2 C OUPES VERTICALES
200
160
120
z
80
40
0
0 1 9 10
2 3 6 7 8
4 5 5
6 7
2 3 4 x
y 8 9 10 1
200
160
120
z
80
40
0 10
0 1
7 8 9
2 3 6
4 5
6 7 3 4 5
8 9 2 x
y 10 1
Pour déterminer la section de la surface S avec le plan d’équation y = 4 on résout le système
( (
z = x2 + xy z = x2 + 4x
⇔
y = 4 y = 4
EXERCICE 1
PARTIE A
Figure 1
100
80 80-100
60-80
60 40-60
z 20-40
40 0-20
20
0
2
0 4
10 6
8 6 8 y
4 2
x 010
Figure 2
100
b
80
b
60
z
40
20
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
x
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Lycée Camille SEE
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PARTIE B
La fabrication d’un produit dépend des durées de fonctionnement de deux machines A et B. On note :
– x la durée de fonctionnement de la machine A, exprimée en centaines d’heures ;
– y la durée de fonctionnement de la machine B, exprimée en centaines d’heures ;
La quantité produite exprimée en tonnes est donnée par la relation :
Les contraintes liées aux horaires de travail font que la somme des durées fonctionnement des deux machines
A et B est de neuf centaines d’heures.
1. On cherche à maximiser la production sous cette contrainte.
a) Vérifier que la quantité produite exprimée en tonnes sous cette contrainte de temps peut être modélisée
par la fonction g définie sur l’intervalle ]0; 10] par g(x) = −2x2 + 24x + 27.
b) En déduire les durées de fonctionnement des machines A et B permettant d’obtenir une production
maximale. Préciser la quantité maximale produite exprimée en tonnes.
2. La direction de l’entreprise envisage d’augmenter d’une centaine d’heures la somme des durées de fonctionnement
des deux machines.
La figure 3 ci-dessous, représente des courbes de niveau de cote constante, projections orthogonales dans le
plan (xOy) d’une partie de la surface S d’équation z = −2x2 + 27x − xy + 12y − y2 .
Figure 3
98-99
4 97-98
96-97
y 95-96
3
94-95
93-94
2 92-93
91-92
0
3 4 5 6 7 8 9
x
Une entreprise fabrique des savons et des bougies parfumées en quantités respectives x et y exprimées en tonnes.
Le coût total de production z, exprimé en milliers d’euros, est donné par la relation z = 2x2 − 8x + y2 − 6y + 18
avec x ∈ [0 ; 6] et y ∈ [0 ; 8].
1. La surface S représentant le coût en fonction de x et y dans un repère orthogonal O;~i,~j,~k est donnée sur
la feuille annexe 1, figure 1.
a) Quelle est la nature de l’ensemble des points de l’espace dont les coordonnées vérifient x + y = 5 ?
b) Vérifier que, sous la contrainte x+y = 5, z peut s’écrire sous la forme z = g (x) avec g(x) = 3x2 −12x+13.
c) Déterminer la valeur de x pour laquelle g admet un minimum puis la valeur de y et le coût de production
z qui correspondent. On note C le point de la surface S qui correspond à ce coût minimum.
d) On donne, sur la feuille annexe 1, figure 2, la projection orthogonale de la surface S sur le plan (xOy)
(« vue de dessus de la surface S »).
Construire sur cette figure 2 la projection orthogonale sur le plan (xOy) des points dont les coordonnées
vérifient x + y = 5.
Placer sur cette figure 2 le point C1 , projeté orthogonal du point C sur le plan (xOy).
FIGURE 1
60 50 - 60
40 - 50
50
30 - 40
40
z 20 - 30
30
10 - 20
20 0 - 10
6
10 5
4
0 3
0
1 x
2 2
3
4
5 1
6
y 7
80
FIGURE 2
50 - 60
4
40 - 50
30 - 40
3 x
20 - 30
2 10 - 20
0 - 10
1
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
y
1
f (x; y) = xy.
4
La représentation graphique de la surface (S) d’équation z = f (x; y) dans un repère orthonormé O;~i,~j,~k est
donnée en annexe.
PARTIE A
1. Sur le graphique de l’annexe colorer la courbe de niveau (Γ) de cote 10. Donner la nature de cette courbe.
2. Placer sur le graphique de l’annexe le point C d’ordonnée 5 appartenant à cette courbe (Γ).
Déterminer graphiquement l’abscisse de ce point
3. Vérifier que le point B de coordonnées (6 ; 2 ; 3) appartient à la surface (S).
PARTIE B
Les membres du bureau du foyer socio-éducatif d’un lycée font une étude pour déterminer quelle cotisation
demander par élève au cours de l’année 2010.
Ils voudraient investir le quart des cotisations dans la rénovation de la salle de détente, réservée aux élèves.
Si la cotisation s’élève à x euros avec 0 6 x 6 10 et si y centaines d’élèves adhèrent au foyer avec 0 6 y 6 8, la
somme allouée aux travaux de rénovation de la salle de détente en centaines d’euros sera égale à f (x; y).
1. Quelle est la somme allouée à la rénovation de la salle de détente lorsque la cotisation est fixée à 6 euros par
élève et que 600 élèves sont adhérents au foyer ?
2. Les membres du foyer font l’hypothèse que le nombre y, en centaines d’adhérents, et le nombre x, en euros,
sont directement liés par la relation y = 12 − x
a) Montrer que, sous cette contrainte, on peut exprimer f (x; y) en fonction de la seule variable x sous la
1
forme h(x) = 3x − x2 .
4
A. YALLOUZ (MATH@ES) 196
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 FONCTION DE DEUX VARIABLES Tle ES
Surface (S)
18-20
16-18
20
14-16
18
12-14
16 10-12
14 8-10
12 6-8
z 4-6
10
2-4
8
0-2
6
8
4
6
2
4
0 y
0 1 2 3 2
4 5 6 7 8 9
x 10
b) Lire sur la figure 1 les coordonnées du point C et en donner une interprétation concrète.
c) Placer sur la figure 1 le point D de coordonnées (10 ; 80 ; 40).
d) Donner la nature de la courbe de niveau z = 50.
2. Les contraintes financières imposent de fixer le coût hebdomadaire correspondant à 2400 euros.
1
a) Démontrer que x et y sont liés par la relation y = − x + 80.
2
b) Quelle est la nature de l’ensemble (E ) des points M(x ; y ; z) de l’espace dont les coordonnées vérifient
1
y = − x + 80 ?
2
c) Représenter l’ensemble (E ) sur la figure 2 de l’annexe.
d) En déduire graphiquement la surface de jardin maximum qu’on peut traiter avec un coût hebdomadaire
de 2400 euros.
1
3. a) Vérifier que, sous la contrainte y = − x + 80, z peut s’écrire sous la forme z = g(x), g étant la fonction
√ 2
définie sur [0 ; 120] par g(x) = 160x − x2 .
80 − x
b) Démontrer que sur ]0 ; 120], g′ (x) = √ , g′ désignant la fonction dérivée de g, puis démontrer
160x − x 2
que la fonction g admet un maximum sur l’intervalle [0 ; 120].
c) En déduire le temps de travail et la durée de location hebdomadaire qui permettent de traiter une surface
maximum.
FIGURE 1
160
150
140
130
120
110
100
90
z 80
70 C
bC
60
50
40
30
20
10
0 120
110
100 100
90 90
80 80
70 70
60 60
50 50
y 40
30 30
40 x
20 20
10 10
00
FIGURE 2
100
90
80
70
60
y 50
40
30
20
10
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120
x
7 6-7
5-6
6
4-5
5 3-4
4 2-3
z 1-2
3
0-1
2 9
1 7
5 x
01 3
2 3 4 5 6 7 8 9
y 101
1. Le point N, d’ordonnée 5 et de cote ln 30, appartient à la surface. Calculer la valeur exacte de son abscisse.
2. On peut estimer que le kilo de fruits A coûte 3 euros et que celui de fruits B coûte 2 euros. La consommatrice
décide de ne pas dépenser plus de 36 euros par mois pour ces fruits.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 199
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 FONCTION DE DEUX VARIABLES Tle ES
a) Donner la relation entre les quantités x et y de fruits A et B achetées pour un montant de 36 euros.
b) Montrer qu’alors le niveau de satisfaction de la consommatrice est égal à ln (18 − 1,5x) + 2 ln x.
c) Démontrer que, sur l’intervalle [1; 10], la fonction g définie par g(x) = ln (18 − 1,5x) + 2 ln x admet un
maximum pour une valeur x0 que l’on précisera.
d) Quelles quantités de fruits A et de fruits B la consommatrice doit-elle acheter dans le mois si elle veut
optimiser son niveau de satisfaction tout en respectant sa contrainte de budget ?
La figure ci-dessous représente la surface (S ) d’équation : z = f (x; y) pour 0 < x 6 10 et 0 < y 6 12.
3xy
surface (S ) d’équation z =
x+y
16 6 z 6 18
18 14 6 z 6 16
12 6 z 6 14
16
10 6 z 6 12
z : quantité journalière produite
14 8 6 z 6 10
12 66z68
46z66
10
26z64
8 06z62
6
×
A
4
12
11
2 8910
7 y : durée journalière
456
d’utilisation des machines
0
0 1 2 3 123
4 5 6 7 8 9 100
x : durée journalière de travail de la main d’œuvre
1. Déterminer graphiquement l’abscisse et la cote du point A. Calculer son ordonnée (arrondie au dixième).
2. Interpréter les résultats obtenus en référence à la production journalière de l’entreprise.
PARTIE 2 : Pour chaque heure, le coût total du travail s’élève à 4 milliers d’euros, et le coût d’utilisation des
machines s’élève à 1 millier d’euros.
L’entreprise décide de dépenser 36 milliers d’euros par jour et cherche à maximiser sa production journalière
sous cette contrainte. On a alors 4x + y = 36.
La quantité journalière produite (en tonnes) sous cette contrainte de coût peut donc être modélisée par la
4x2 − 36x
fonction g définie sur l’intervalle ]0 ; 10] par g(x) = .
x − 12
A. YALLOUZ (MATH@ES) 200
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Année 2011-2012 FONCTION DE DEUX VARIABLES Tle ES
Une entreprise désire construire dans son hall d’entrée un aquarium ayant la forme d’un pavé droit de hauteur
5 dm (décimètres).
Ses deux autres dimensions, exprimées en dm, sont des entiers naturels x et y tels que x ∈]0 ; 20[ et y ∈]0 ; 20[.
La structure de cette construction est un bâti métallique correspondant aux 12 arêtes du pavé droit et nécessitant
des réglettes d’aluminium dont le prix de revient est de 0,8 euro le dm.
Les quatre parois verticales et le fond de cet aquarium sont construits en verre.
PARTIE A
1. Montrer que, pour cet investissement, les dimensions x et y sont liées par la contrainte x + y = 20.
2. a) Déterminer en fonction de x et y le volume V , exprimé en dm3 , de cet aquarium.
b) En déduire le volume V en fonction de x sous la contrainte précédente.
3. On définit la fonction f sur l’intervalle ]0 ; 20[ par f (x) = V .
a) Montrer que la fonction f admet un maximum sur ]0 ; 20[.
b) En déduire les dimensions de l’aquarium peur que son volume soit maximal ainsi que la valeur de ce
volume maximal.
PARTIE B
Soit g la fonction définie pour tout x ∈]0 ; 20[ et tout y ∈]0 ; 20[ par g(x, y) = xy + 10(x + y).
donne en annexe la représentation graphique de la surface d’équation z = g(x, y) dans un repère orthonormé
On
O;~i,~j,~k .
1. Quelle est la nature de la section de cette surface par le plan d’équation x = 12, parallèle au plan O ; ~j, ~k ?
Justifier la réponse.
2. Montrer que g(x, y) représente en fonction des dimensions x et y l’aire S, exprimée en dm2 , de la surface
vitrée de l’aquarium.
3. On suppose pour cette question que x = 12.
a) Calculer l’aire de la surface vitrée de l’aquarium dans le cas où la contrainte de la partie A est respectée.
b) Déterminer, à l’aide du graphique, les valeurs de y pour lesquelles l’aire est comprise entre 400 et
500 dm2 .
c) Vérifier le résultat précédent en utilisant le résultat de la question 1.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 201
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 FONCTION DE DEUX VARIABLES Tle ES
800
700
600 700-800
600-700
500-600
500 400-500
300-400
z 400 200-300
100-200
0-100
300
200
20
100 16
12
8 x
0
0 2 4
4 6 8 10 12 14 0
16 18 20
y
1. On note P le plan d’équation x = 3,5. Quelle est la nature de l’intersection de la surface S et du plan P ?
2. On désigne par C2 l’intersection de la surface S avec le plan d’équation y = 2. Représenter la courbe C2 dans
un repère orthonormal d’unité 2 cm.
a) Calculer l’ordonnée du point D d’abscisse 4 situé sur la section C. On donnera la valeur exacte puis une
valeur approchée à 10−1 près. Placer le point D sur la surface S.
b) Arthur pense que la nature de la section C est un morceau de parabole. A-t-il raison ? Pourquoi ?
8
7
6
5 B
b
4
3
2
z 1
0
-1
-2
-3
-4
-5
5 5
4
3 4
2 3
1
y 0 2
-1 x
-2 1
-3
a) La figure 2 donnée en annexe 2, représente les lignes de niveau des coûts de production.
Représenter l’ensemble (E) sur cette figure.
Dans la question suivante, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse
sera prise en compte dans l’évaluation.
Déterminer les quantités de glace et de sorbet (en centaines de litres) qu’il faudrait produire pour que le
coût de production soit minimum.
ANNEXE
Figure 1
240-260
220-240
260
200-220
240
180-200
220
200 160-180
180 140-160
160 120-140
140 100-120
120 80-100
z
100 60-80
80 40-60
60
20-40
40
0-20
20 10
8
0 6
10 9 8 7 4
6 5 y
4 3 2
x 2 1 0
Figure 2
y 240-260
9 220-240
200-220
8
180-200
7
160-180
6
140-160
5 120-140
180-120
4
80-180
3
60-80
2
40-60
1 20-40
0-20
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 x
EXERCICE 10
Une entreprise dispose de deux unités de fabrication A et B pour un même produit. Le coût total de production exprimé
en milliers d’euros de cet article pour x milliers d’articles
produits dans l’unité A et de y milliers d’articles produits dans
l’unité B est donné par f (x; y) = ln 2x2 + y2 + 1 .
La figure ci-dessous représente, dans un repère orthogonal, la surface (S) d’équation z = f (x; y) pour 0 6 x 6 10 et
0 6 y 6 10.
FIGURE 1
5 5-6
4-5
4
3-4
3 2-3
z
2 1-2
0-1
1
10
0 9
8
10 9 7
8 6
7 5
6 5 4
4 3 x
y 3 2
2 1 1
0
PARTIE A
PARTIE B
La demande est de 9000 articles par jour. x et y sont donc liés par la relation x + y = 9.
1. La figure 2 ci-dessous, représente la projection orthogonale de la surface (S) sur le plan (xOy), les courbes de niveau
de cette surface étant représentées pour z variant de 1 à 6.
a) Quelle est la nature de l’ensemble (E ) des points M(x; y; z) de l’espace dont les coordonnées vérifient x + y = 9 ?
b) Représenter l’ensemble (E ) sur la figure 2 ci-dessous.
c) En déduire graphiquement le coût total minimal pour une production de 9000 articles.
FIGURE 2
10
7
5-6
6 4-5
3-4
y 5
2-3
4 1-2
0-1
3
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
x
x + y = 9, le coût total peut s’écrire sous la forme d’une fonction g définie sur [0; 9]
2. a) Vérifier que, sous la contrainte
par g(x) = ln 3x2 − 18x + 82 .
b) Démontrer que la fonction g admet un minimum sur l’intervalle [0; 9].
c) En déduire le nombre de milliers d’articles produits dans l’unité A et le nombre de milliers d’articles produits dans
l’unité B pour obtenir un coût total minimum. Quel est alors le montant arrondi au millier d’euros près du coût
total ?
1 P RINCIPE DE RÉCURRENCE
Montrons que pour tout entier naturel n > 1, 6n + 4 est un multiple de 10.
Notons Pn la propriété 6n + 4 = 10k avec k entier naturel.
1. Initialisation :
61 + 4 = 10. Donc la propriété est vraie pour n = 1.
2. Hérédité :
Soit n un entier tel que 6n + 4 = 10k avec k entier naturel, montrons que 6n+1 + 4 est un multiple de 10.
Par hypothèse de récurence, on a 6n + 4 = 10k d’où
6n+1 + 4 = 6 × 6n + 4
= 6 × (10k − 4) + 4
= 60k − 20
= 10 × (6k − 2)
2 R EMARQUES
– L’oubli de l’initialisation peut conduire à des résultats faux. En effet, considérons la propriété Pn suivante « 4n + 5 est
un multiple de 5 ». Par hypothèse de récurence, on a 4n + 5 = 5k d’où
4n+1 + 5 = 4 × 4n + 5
= 4 × (5k − 5) + 5
= 20k − 15
= 5 × (4k − 3)
La propriété Pn est héréditaire mais 40 + 5 = 6 donc on ne peut pas conclure que Pn est vraie pour tout entier n.
– Le point faible du raisonnement par récurrence est qu’il permet de constater l’exactitude d’un résultat préalablement
proposé mais ne l’établit pas.
EXERCICE 1
EXERCICE 2
Montrer que pour tout nombre réel x > 0 et pour tout entier naturel n, (1 + x)n > 1 + nx
EXERCICE 3
n(n − 1)
Montrer que lorsque n personnes se serrent la main, le nombre de poignées de main échangées est
2
EXERCICE 4
Indication : Dérivée
EXERCICE 5
Soit (un )n>1 la suite définie par u1 = 0 et pour tout entier naturel n > 1, un+1 = 2un + 1.
Montrer que pour tout entier naturel n > 1, un = 2n−1 − 1.
EXERCICE 6
Soit (un ) la suite définie par u0 = 4 et pour tout entier naturel n, un+1 = u2n − 2.
√ 2n √ 2n
Montrer que pour tout entier naturel n, un = 2 + 3 + 2 − 3 .
SUITES
1 D ÉFINITION
Une suite réelle u est une fonction de l’ensemble des entiers naturels N (ou d’une partie de N) dans R.
On note u = (un )n∈N ; un est le terme d’indice n de la suite.
Dans la notation d’une suite, on peut préciser le rang à partir duquel la suite est définie.
– Si la suite (un )n∈N est définie pour tout entier n on la note (un )n>0 ou plus simplement (un ).
– Si la suite est définie à partir d’un certain rang k on la note (un )n>k le premier terme de la suite est uk .
2 R EPRÉSENTATION GRAPHIQUE
Dans le plan muni d’un repère O;~i,~j , la représentation graphique d’une suite (un ) est le nuage de points M (n; un )
Soit (un ) la suite définie pour tout entier n par un = ln n2 + 1 .
Calculons les premiers termes de la suite :
u0 u1 u2 u3 u4 u5 u6 ···
0 ln 2 ln 5 ln 10 ln 17 ln 26 ln 37 ···
La représentation graphique de la suite (un ) est l’ensemble des points M0 (0; 0), M1 (1; ln 2), M1 (2; ln 5) etc ...
y
M13 M14
u
u14 M12 bC
bC
u13 5 M11 bC
u12 M10 bC
u11 M9 bC
u109 M8 bC
u8 M7 bC
u74 M6 bC
u6 M5 bC
u5 bC
M4
u43 bC
M3
u3 bC
2 M2
u2 bC
1 M1
u1 bC
M0
u0 bC
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 x
Dans le cas d’une suite définie par récurrence, on préfère représenter les premiers termes de la suite sur l’axe des abscisses
en utilisant la courbe représentative de la fonction définissant la relation de récurrence.
20
Soit (un ) la suite définie par u0 = 15 et pour tout entier naturel n par un+1 = 1 + .
un
Dans le plan muni d’un repère orthogonal, on trace la droite ∆ d’équation y = x et la courbe C f représentative de la
fonction :
20
f : x 7−→ 1 +
x
y Cf
M2 A2
M4 A4
M6 A6
M8 A8
A7 M7
A5 M5
A3 M3
A1 M1
u1
∆
1
1 u1 u3 u5 u7 u8 u6 u4 u2 u0 x
REMARQUES
– Si le réel m est un minorant de la suite (un ), alors tous les réels inférieurs à m sont aussi des minorants de la suite (un ).
– Si le réel M est un majorant de la suite (un ), alors tous les réels supérieurs à M sont aussi des majorants de la suite (un ).
EXEMPLES
2 SENS DE VARIATION
1. Étudier la monotonie de la suite (un ) définie par u0 = 1 et, pour tout entier naturel n, un+1 = un 2 + un + 1.
Nous avons un+1 − un = un 2 + 1 donc un+1 − un > 0. La suite (un ) est croissante.
2n
2. Étudier la monotonie de la suite (un ) définie pour tout entier naturel n par un = .
n+1
La suite (un ) est à termes strictement positifs et pour tout entier n,
un+1 2n+1 n + 1 2 × (n + 1) 2n + 2 n
= × n = = = 1+
un n+2 2 n+2 n+2 n+2
un+1
Ainsi, la suite (un ) est à termes strictement positifs et pour tout entier n, > 1 donc la suite (un ) est croissante.
un
1
3. Étudier la monotonie de la suite (un ) définie pour tout entier naturel n par un = 2 .
n +1
1
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0; +∞[ par f (x) = 2 , on a pour tout entier naturel n, un = f (n).
x +1
−2x
Or f ′ (x) = 2
.
2
(x + 1)
Sur [0; +∞[, la dérivée est négative, donc la fonction f est décroissante. Par conséquent, la suite (un ) est décroissante.
1 S UITES CONVERGENTES
DÉFINITIONS
lim un = ℓ
x→+∞
2. Une suite qui admet pour limite un réel ℓ est dite convergente.
Autrement dit, une suite (un ) est convergente vers un réel ℓ si tous les termes de la suite à partir d’un certain rang peuvent
être aussi proches que voulu de ℓ.
INTERPRÉTATION GRAPHIQUE
Si on représente la suite convergente par un nuage de points dans un repère, à partir d’un certain rang n0 , tous les points
sont dans la bande délimitée par les droites d’équation y = ℓ − r et y = ℓ + r.
un
ℓ+r b
b
b
b b b b
ℓ b
b b b b b b
b
ℓ−r b
n0 n
EXEMPLE
1 1
Les suites √ et , p ∈ N∗ sont convergentes vers 0.
n n∈N∗ np n∈N∗
PROPRIÉTÉS
1. La suite (un ) converge vers un réel ℓ si, et selement si, la suite (un ) − ℓ est convergente vers un 0.
2. Toute suite convergente est bornée.
Attention la réciproque est fausse. Un contre exemple est la suite (un ) définie pour tout entier n par un = (−1)n
2 S UITES DIVERGENTES
SUITES DE LIMITES +∞ OU −∞
On dit qu’une suite (un ) tend vers +∞ (resp. −∞) si un est aussi grand (resp. petit) que l’on veut dès que n est
suffisamment grand.
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DÉFINITION
Dire qu’une suite (un ) est divergente signifie qu’elle n’admet pas de limite ou que sa limite est +∞ ou −∞.
EXEMPLES
1. La suite (un ) définie pour tout entier n par un = (−1)n n’a pas de limite, elle est divergente.
2. La suite (un ) définie pour tout entier n par un = 2n + 1 a pour limite +∞, elle est divergente.
REMARQUE
Étudier la nature d’une suite, c’est déterminer si elle est convergente ou divergente.
3 L IMITES ET OPÉRATIONS
Les suites étant des fonctions particulières, les propriétés sur les limites de sommes, produits, quotients, . . . de suites sont
les mêmes que pour les fonctions.
IV S UITES PARTICULIÈRES
1 S UITES ARITHMÉTIQUES
DÉFINITION
Une suite (un ) est arithmétique s’il existe un nombre réel r tel que pour tout entier n,
un+1 = un + r
PROPRIÉTÉ 1
Soit (un ) une suite arithmétique de raison r et de premier terme u0 alors pour tout entier n,
un = u0 + nr
PREUVE
Soit (un ) une suite arithmétique de raison r et de premier terme u0 . On note Pn la propriété un = u0 + nr.
– La propriété est vraie au rang 0, u0 = u0 + 0 × r.
– Soit n un entier tel que un = u0 + nr. (un ) une suite arithmétique de raison r donc :
un+1 = un + r
= (u0 + nr) + r
= u0 + (n + 1)r
PROPRIÉTÉ 2
Si (un ) une suite arithmétique de raison r alors pour tout entier n et pour tout entier p,
un = u p + (n − p) × r
EXEMPLE
5
Soit (un ) la suite définie par u0 = −12 et pour tout entier naturel n, un+1 = un + . Calculer u42 .
6
5
(un ) est une suite arithmétique de de raison et de premier terme −12 alors,
6
5
u42 = −12 + 42 × = 23
6
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VARIATIONS ET LIMITES
PROPOSITION
n+1 n
∑ i = ∑ i + (n + 1)
i=0 i=0
n (n + 1)
= + (n + 1)
2
n
= (n + 1) +1
2
(n + 1)(n + 2)
=
2
Donc Pn+1 est vraie.
n
n (n + 1)
D’après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, ∑i = 2
i=0
COROLLAIRE
PREUVE
n n
∑ ui = ∑ (u0 + ir)
i=0 i=0
n n
= ∑ u0 + r ∑ i
i=0 i=0
n (n + 1)
= (n + 1)u0 + r
2
n
= (n + 1) u0 + r
2
2u0 + rn
= (n + 1)
2
u0 + un
= (n + 1)
2
2 S UITES GÉOMÉTRIQUES
DÉFINITION
Une suite (un ) est géométrique s’il existe un nombre réel q tel que pour tout entier n,
un+1 = qun
PROPRIÉTÉ 1
Soit (un ) une suite géométrique de raison q et de premier terme u0 alors pour tout entier n,
un = u0 × qn
PREUVE
Soit (un ) une suite géométrique de raison q et de premier terme u0 . Notons Pn la propriété un = u0 × qn .
– La propriété est vraie au rang 0, u0 = u0 × q0.
– Soit n un entier tel que un = u0 × qn. (un ) une suite géométrique de raison q donc :
un+1 = un × q
= (u0 × qn ) × q
= u0 × qn+1
PROPRIÉTÉ 2
Si (un ) une suite géométrique de raison q alors pour tout entier n et pour tout entier p,
un = u p × qn−p
MONOTONIE
un+1 − un = u0 × qn+1 − u0 × qn
= u0 × qn × (q − 1)
THÉORÈME 2
Soit (un ) une suite géométrique de raison q non nulle et de premier terme u0 non nul
– Si q < 0 alors la suite (un ) n’est pas monotone.
– Si q > 0 et u0 > 0 alors la suite (un ) a le même sens de variation que la suite (qn ).
– Si q > 0 et u0 < 0 alors la suite (un ) a le sens de variation contraire de celui de la suite (qn ).
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LIMITES
Soit (un ) une suite géométrique de premier terme u0 non nul et de raison q non nulle.
– Si q 6 −1 alors la suite (un ) n’admet pas de limite.
– Si −1 < q < 1 alors la suite (un ) converge et lim un = 0.
x→+∞
– Si q = 1 alors la suite (un ) est constante et égale à u0 .
– Si q > 1 alors la suite (un ) diverge (avec lim un = −∞ si u0 < 0 et lim un = +∞ si u0 > 0).
n→+∞ n→+∞
Soit (un ) une suite géométrique de raison q 6= 1 et de premier terme u0 alors pour tout entier n,
n
1 − qn+1
u0 + u1 + · · · + un = ∑ ui = u0
i=0 1−q
1 − qnombre de termes
S = premier terme ×
1−q
PREUVE
DÉFINITION
Soit a et b deux réels tels que a 6= 1 et b 6= 0. (un ) la suite définie par u0 et pour tout entier n, un+1 = aun + b.
REPRÉSENTATION GRAPHIQUE
y = ax + b
1 1
0 1 u1 u3 u5 u7 α u8u6 u4 u2 u0 x 0 1 u0 u1 u2 u3 u4 u5u6 α x
Le graphique permet d’obtenir un certain nombre de conjectures à propos de la monotonie ou de la convergence de la
suite.
Si une suite arithmético-géométrique définie par une relation de récurrence du type un+1 = aun + b est convergente, alors
b
sa limite est l’unique solution de l’équation ax + b = x. Soit x = avec a 6= 1.
1−a
b
Notons α le réel . Soit (vn ) la suite définie pour tout entier n, par vn = un − α
1−a
On montre alors que la suite (vn ) est une suite géométrique. En effet, pour tout entier n,
vn+1 = un+1 − α
b
= aun + b −
1−a
ab
= aun −
1−a
b
= a × un −
1−a
= a × vn
EXEMPLE
Chloé a déposé 1000 C le 1er janvier 2010 sur un compte rémunéré au taux annuel de 3%. Depuis, le 1er janvier de chaque
année, Chloé dépose sur ce compte 300 C. On note un le montant, en euros, du capital dont Chloé dispose le 2 janvier de
l’année 2010 + n
1. Exprimer un+1 en fonction de un .
Pour tout entier naturel n, un+1 est le montant, en euros, du capital dont Chloé dispose au 2 janvier de l’année 2010 +
n+1 qui, correspond au capital un dont elle disposait au 1er janvier de l’année 2010+n, augmenté des intérêts rapportés
par ce capital pendant un an et des 300 C qu’elle a déposé le 1er janvier de l’année 2010 + n + 1.
Donc pour tout entier n, un+1 = 1,03 × un + 300
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2. Soit (vn ) la suite définie pour tout entier n, par vn = un + 10000. Montrer que vn est une suite géométrique dont on
précisera la raison et le premier terme.
Pour tout entier n,
Ainsi, (vn ) est une suite géométrique de raison 1,03 et de premier terme v0 = 10000 + 1000 = 11000.
3. Exprimer un en fonction de n.
(vn ) est une suite géométrique de raison 1,03 et de premier terme v0 = 11000 donc pour tout entier n, vn = 11000 ×
1,03n .
Donc pour tout entier n, un = 11000 × 1,03n − 10000.
4. Étude de la suite (un ).
a) Pour tout entier n, un = 11000 × 1,03n − 10000. Donc un+1 − un = 300 × 1,03n. D’où un+1 − un > 0.
Par conséquent, la suite (un ) est strictement croissante.
b) Comme 1,03 > 1, lim 1,03n = +∞ donc lim 11000 × 1,03n − 10000 = +∞. Soit lim un = +∞.
n→+∞ n→+∞ n→+∞
EXERCICE 1
Soit (un )n>1 la suite définie par u1 = 0 et pour tout entier naturel n > 1, un+1 = 2un + 1.
Montrer que pour tout entier naturel n > 1, un = 2n−1 − 1.
EXERCICE 2
Soit (un ) la suite définie par u0 = 4 et pour tout entier naturel n, un+1 = u2n − 2.
√ 2n √ 2n
Montrer que pour tout entier naturel n, un = 2 + 3 + 2 − 3 .
EXERCICE 3
EXERCICE 4
√
Montrer par récurrence, que la suite (un ) définie par u0 = 2 et pour tout entier naturel n, un+1 = un est décroissante.
EXERCICE 5
Soit (wn ) la suite définie pour tout entier naturel n par wn = 16 × 0,5n − 1.
1. Étudier la monotonie de la suite (wn ).
2. Calculer la limite de la suite (wn ).
EXERCICE 6
EXERCICE 7
5
1. Soit (un ) la suite définie par u0 = −12 et pour tout entier naturel n, un+1 = un + . Calculer u42 .
6
2. (un ) est une suite arithmétique telle que u10 = 64, u5 = 14. Déterminer l’entier k tel que uk = 114
64
3. (vn ) est une suite géométrique de raison q strictement positive telle que v4 = 48, v6 = .
3
256
Déterminer l’entier p tel que v p = .
27
EXERCICE 8
un+1 = 0,6un + 2
a) Tracer dans le repère ci-dessous, la courbe représentative de la fonction f définie pour tout réel x par f (x) = 0,6x+ 2
et la droite D d’équation y = x.
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0 1 x
b) Dans ce repère, placer u0 sur l’axe des abscisses puis, en utilisant les droites précédemment tracées, construire sur
le même axe u1 , u2 , u3 , u4 et u5 .
c) Quelle conjecture peut-on émettre sur les variations de la suite (un ) ? Conjecturer la limite de la suite (un ).
d) Quelle est la nature de la suite (wn ) définie pour tout entier n par wn = un − 5 ?
e) Exprimer un en fonction de n.
f) Étudier les variations de la suite un .
g) la suite un est-elle convergente ?
2. Soit (vn ) la suite définie par v0 = 12 et pour tout entier n :
vn+1 = 0,6vn + 2
a) Dans le repère précédent, construire sur l’axe des abscisses les six premiers termes de la suite (vn ).
b) Étudier les variations de la suite vn .
c) la suite vn est-elle convergente ?
3. Peut-on choisir une valeur a0 pour laquelle la suite définie pour tout entier n par an+1 = 0,6an + 2 est stationnaire ?
EXERCICE 9
Soit (un ) la suite définie par : u0 = 300 et pour tout entier naturel n, un+1 = 0,75 × un + 200 .
1. Utiliser les droites d’équations y = x et y = 0,75x + 200 pour construire les quatre premiers termes de la suite (un ) .
(Cette construction est à faire sur le graphique de l’annexe ci-dessous)
Que peut-on conjecturer à propos de la limite de la suite (un ) ?
2. Soit (vn ) la suite définie pour tout entier naturel n, par vn = un − 800.
a) Démontrer que (vn ) est une suite géométrique dont on précisera le premier terme et la raison.
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ANNEXE
y
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 x
EXERCICE 10
Une observation faite sur la fréquentation d’un stade de football a permis de constater, pour chaque année, un taux de
réabonnement de 80%, ainsi que l’apparition de 10 000 nouveaux abonnés.
L’objet de cet exercice est l’étude du nombre annuel des abonnés, en supposant que la situation décrite par l’observation
reste la même au fil des ans.
On note an le nombre des abonnés à la fin de la n ième année et on précise que a0 = 30000.
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1. Calculer a1 et a2 . Justifier que pour tout nombre entier naturel n, on a an+1 = 0,8an + 10000.
2. Étude graphique de la suite (an )n∈N .
a) Dans le plan muni d’un repère orthonormal (unité graphique : 1 cm représente 10000 abonnés) représenter la droite
D d’équation y = 0,8x + 10000 et la droite ∆ d’équation y = x.
Placer a0 sur l’axe des abscisses et, en utilisant les droites D et ∆, placer sur l’axe des abscisses les valeurs a1 , a2 ,
a3 (laisser apparents les traits de construction).
b) Quelle semble être la limite de la suite (an )n∈N ?
3. Étude numérique de la suite (an )n∈N
On considère la suite (un )n∈N définie par un = an − 50000 pour tout nombre entier naturel n.
a) Démontrer que la suite (un )n∈N est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
b) En déduire que, pour tout nombre entier naturel n, an = 50000 − 20000 × 0,8n.
c) Déterminer lim an .
x→+∞
4. L’objectif des dirigeants du stade est d’avoir au moins 45 000 abonnés. Si l’évolution du nombre d’adhérents se
poursuit selon ce modèle, dans combien d’années, cet objectif sera-t-il atteint ?
EXERCICE 11
On considère la suite numérique (un ) définie par : u0 = 2 et un+1 = 0,4un + 4,8 pour tout entier naturel n.
1. Utiliser les droites d’équations y = x et y = 0,4x + 4,8 tracées ci-dessous, pour construire les quatre premiers termes
de la suite (un ).
Que peut-on conjecturer à propos de la limite de la suite (un ) ?
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 x
3. Une revue spécialisée est diffusée à 12 000 exemplaires soit par abonnement soit par vente en librairie. Au ler janvier
2007, 2 000 personnes sont abonnées à cette revue. Une étude statistique a permis de constater que d’une année sur
l’autre, 80% des abonnés renouvellent leur abonnement et 40% des acheteurs non abonnés de la revue souscrivent un
abonnement.
Pour tout nombre entier naturel n, on note un le nombre d’abonnés à la revue, exprimé en milliers, n années après le ler
janvier 2007. On a donc u0 = 2.
On suppose que le nombre d’abonnés à la revue évolue de la même façon les années suivantes.
a) À partir de quelle année le nombre d’abonnés sera supérieur à 7 900.
b) Est-il possible pour la direction de la revue d’envisager un nombre d’abonnés supérieur à 8 000 ?
5. Dans cette question, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise en
compte dans l’évaluation.
Après combien de semaines, le contexte restant le même, le nombre d’enfants inscrits à la piscine dépassera-t-il 150 ?
un
170
160 +
150
140
130
120
110
100
+
90
80
70 +
60
50 +
40 +
30 + +
20
+ + + + + + + + +
10
n
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
1. On donne ci-dessus la représentation graphique des 16 premiers termes d’une suite (un ) dans le plan muni d’un repère
orthogonal.
Conjecturer la limite de la suite (un ).
2. Les quatre premiers termes de la suite (un ) ont été calculés avec un tableur :
n 0 1 2 3
un 161 104,6 70,76 50,456
La suite (un ) peut-elle être une suite géométrique ? On justifiera la réponse donnée.
B- Étude de la suite
La suite (un ) observée dans la partie A est définie pour tout entier naturel n par un+1 = 0,6un + 8 et u0 = 161.
1. Calculer u4 .
2. Soit (vn ) la suite définie pour tout entier naturel n par vn = un − 20. Montrer que (vn ) est une suite géométrique. On
précisera le premier terme et la raison.
3. Donner l’expression de vn en fonction de n, puis l’expression de un en fonction de n.
4. Déterminer la limite de la suite (vn ) et en déduire celle de la suite (un ).
Soit la suite (Un ) définie par la donnée de son premier terme U0 = 14 000 et par la relation :
PARTIE B
On suppose que Un représente le salaire annuel d’une personne pour l’année 2002 + n, n étant un entier naturel.
1. Calculer le salaire annuel, arrondi à l’euro, de la personne en 2010.
33
2. a) Résoudre dans R l’inéquation d’inconnue x : 1,04x ≥ .
19
b) À partir de quelle année le salaire annuel de cette personne aura-t-il doublé par rapport à celui de 2002 ?
1
(R) Pour tout entier naturel n on a : Pn+2 − Pn+1 = (Pn+1 − Pn).
2
On suppose que P0 = 40000 et P1 = 60000.
On définit l’accroissement de la population pendant la n-ième année par la différence Pn − Pn−1.
1. Calculer l’accroissement de la population pendant la première année, la deuxième année, la troisième année, puis en
déduire P2 et P3 .
2. On considère les suites (Un ) et (Vn ) définies pour tout entier naturel n par :
1
Un = Pn+1 − Pn et Vn = Pn+1 − Pn .
2
a) Prouver que la suite (Un ) est géométrique. Préciser sa raison et son premier terme.
Exprimer Un en fonction de n.
1
b) En utilisant la relation (R), calculer Vn+1 − Vn. En déduire que, pour tout n, on a : Vn = P1 − P0 .
2
Calculer Vn .
c) Démontrer que, pour tout entier naturel n, on a Pn = 2 (Vn − Un ).
En déduire une expression de Pn en fonction de n.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 227
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 SUITES Tle ES
GRAPHES PROBABILISTES
I Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230
1 Graphe probabiliste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230
2 Matrice de transition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230
3 État probabiliste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231
II Évolution d’un état au cours du temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231
1 Propostion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 231
2 Théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232
3 État stable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 232
4 Propriété . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233
EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 234
I D ÉFINITIONS
1 G RAPHE PROBABILISTE
Un graphe probabiliste est un graphe orienté pondéré (sans arêtes parallèles) dans lequel la somme des poids des arêtes
issues de chaque sommet est égale à 1.
Les graphes probabilistes sont utilisés pour modéliser l’évolution d’un système pouvant changer aléatoirement d’état :
– les sommets du graphe sont les états possibles du système ;
– le poids d’une arête orientée issue du sommet i et d’extrémité j est la probabilité conditionnelle de la réalisation de
l’évènement j à l’étape n + 1 sachant que l’évènement i est réalisé à l’étape n.
2 M ATRICE DE TRANSITION
La matrice de transition associée à un graphe probabiliste d’ordre p est la matrice carrée M = (mi, j ) d’ordre p telle que,
pour tous entiers i et j vérifiant 1 6 i 6 p et 1 6 j 6 p, mi, j est égal au poids de l’arête orientée d’origine le sommet i et
d’extrémité le sommet j si cette arête existe, et est égal à 0 sinon.
Tous les coefficients sont positifs ou nuls, et pour chaque ligne la somme des coefficients est égale à 1.
Cette matrice décrit le passage d’un état au suivant.
Le coefficient mi, j est la probabilité conditionnelle d’être dans l’état j à l’instant n + 1 sachant que l’on est dans l’état i à
l’instant n.
EXEMPLE
Le tableau ci-dessous donne en pourcentage, les transitions entre l’emploi, le chômage et l’inactivité sur le marché du
travail en France :
Année 2006
Année 2005
Ce tableau synthétise les changements de situation entre deux années consécutives : 94% des personnes qui ont un emploi
une année donnée occupent un emploi l’année suivante.
La matrice de transition M est :
0,93 0,03 0,04
M = 0,38 0,44 0,18
0,09 0,05 0,86
Notons respectivement E, C et I les trois états emploi chômage et inactivité. Le graphe probabiliste associé est :
0,93
0,38 0,04
0,03 0,09
0,18
C I
0,44 0,05 0,86
3 É TAT PROBABILISTE
Un état probabiliste est une loi de probabilité sur l’ensemble des états possibles.
Cette loi est représentée par une matrice ligne telle que la somme des terme s est égale à 1.
EXEMPLE
D’après les données de l’INSEE concernant la population (15-64 ans) en France en 2009, 63,7% de la population occupait
un emploi et 6,8% de la population était au chômage.
Notons P0 l’état probabiliste de l’année 2009 :
P0 = 0,637 0,068 0,295
0,93 E
E C
0,03
a1
0,04 I
0,38 E
a2
C C
0,44
0,18 I
a3 0,09 E
I C
0,05
0,86 I
D’après la formule des probabilités totales, à l’instant n + 1 l’état probabiliste du système est
Pn+1 = a1 × 0,93 + a2 × 0,38 + a3 × 0,09 a1 × 0,03 + a2 × 0,44 + a3 × 0,05 a1 × 0,04 + a2 × 0,18 + a3 × 0,86
0,93 0,03 0,04
Soit Pn+1 = a1 a2 a3 0,38 0,44 0,18
0,09 0,05 0,86
1 P ROPOSTION
On considère un système qui peut se trouver dans p états 1, 2, · · · , p avec une certaine probabilité et on étudie l’évolution
de ce système au cours du temps.
Soit Pn = a1 · · · a p l’état probabiliste du système à l’instant n, M la matrice de transition et Pn+1 l’état probabiliste
du système à l’instant n + 1. Alors, pour tout entier n, on a
Pn+1 = Pn M
EXEMPLE
2 T HÉORÈME
Si M est la matrice de transition d’un graphe probabiliste d’ordre p, si P0 est la matrice ligne décrivant l’état initial et Pn
l’état probabiliste à l’étape n, on a Pn = P0 × M n
EXEMPLE
Or le taux de chômage est le rapport entre chômage et population active (emploi+chômage) soit :
0,062
≈ 0,087
0,65 + 0,062
En supposant qu’il n’y ait pas de changement sur les transitions dans le marché du travail, le taux du chômage devrait être
en 2011 d’environ 8,7% (à comparer avec le taux réel de 9,2%).
3 É TAT STABLE
Un état stable d’un graphe probabiliste de matrice de transition M est un état P tel que P = PM.
EXEMPLE
Déterminons
l’état stable
P du système emploi, chômage et inactivité sur le marché du travail.
Soit P = a b c l’état stable. Nous avons :
0,93 0,03 0,04
P = PM ⇔ a b c = a b c × 0,38 0,44 0,18
0,09 0,05 0,86
⇔ a b c = 0,93a + 0,38b + 0,09c 0,03a + 0,44b + 0,04c 0,04a + 0,18b + 0,86c
347 31 39
L’état stable du système est P = .
517 517 517
Soit avec des probabilités arrondies au millième près P = 0,671 0,06 0,269 . En supposant qu’il n’y ait pas de
changement sur le marché du travail, sur le long terme environ 6% de la population serait au chômage.
REMARQUE
0,671 0,06 0,269
À l’aide de la calculatrice, on trouve M 40 = 0,671 0,06 0,269
0,671 0,06 0,269
4 P ROPRIÉTÉ
Pour tout graphe probabiliste d’ordre 2, dont la matrice de transition M ne comporte pas de 0, l’état Pn converge vers un
état stable P indépendant de l’état initial P0 .
EXEMPLE
En salle des professeurs, il y a deux photocopieuses qui fonctionnent indépendamment l’une de l’autre.
Chaque photocopieuse en état de marche a une probabilité égale à 0,2 de tomber en panne pendant la journée. Dans le cas
où une photocopieuse tombe en panne pendant la journée, elle est réparée en fin de journée et se retrouve donc en état de
marche le lendemain.
Supposons que l’on ne puisse pas réparer plus d’une photocopieuse chaque jour.
On s’interesse au nombre de photocopieuses en panne en début de journée.
Le graphe probabilste est un graphe à deux états 0 ou 1 :
0,04
0,96 0 1 0,2
0,8
EXERCICE 1
Le tableau ci-dessous extrait d’une étude de la Commission européenne, donne en pourcentage les transitions entre
l’emploi, le chômage et l’inactivité sur le marché du travail dans l’Union Européenne en fonction du genre :
Année n + 1
Hommes Femmes
Emploi Chômage Inactif Emploi Chômage Inactif
Année n
Emploi 95 3 2 93 3 4
Chômage 31 58 11 28 56 16
Inactif 10 4 86 9 4 87
Calculer les probabilités selon son genre, pour une personne qui est en congé parental(Inactif) d’avoir un emploi un an
plus tard et deux ans plus tard.
EXERCICE 2
Un site internet comporte 6 pages, notées A, B, C, D, E, F reliées entre elles suivant le graphe ci-dessous.
A B C D
1. Le responsable du site souhaite tester les liens de pages. En partant de la page A, est-il possible de trouver un parcours
passant une seule fois par tous les liens de pages ?
2. Le responsable du site souhaite que deux pages reliées aient des couleurs différentes.
Quel est le nombre minimum de couleurs nécessaires ?
3. Le graphe orienté ci-dessous indique les liens direct entre les pages du site.
A B C D
EXERCICE 3
Une chaîne de magasins de prêt à porter a adopté en fonction du succès ou de l’échec d’un type de vêtement mis en vente,
la stratégie commerciale suivante :
– En cas de succès du modèle vendu on conserve le même modèle le mois suivant. Il a alors une probabilité 0,5 de se
retrouver en situation d’échec.
– En cas d’échec on change de modèle le mois suivant en adoptant une politique commerciale plus agressive (prix plus
ajusté, publicité etc). Il a alors une probabilité 0,6 de se retrouver en situation de succès.
1. Représenter la situation à l’aide d’un graphe probabiliste à deux états.
2. On suppose qu’en cas de succès d’un modèle, l’entreprise gagne 12 C par article et qu’en cas d’échec, elle perd 1,20 C
par article.
a) En cas de succès d’un modèle, quel est le gain moyen sur ce modèle un mois plus tard ?
b) Quel est le montant du gain moyen que cette entreprise peut espérer réaliser sur le long terme ?
EXERCICE 4
EXERCICE 5
5. On considère la suite (un ) définie pour tout entier naturel n, par un = an − 0,6.
a) Démontrer que la suite (un ) est une suite géométrique de raison 0,6.
b) Exprimer un en fonction de n et en déduire que an = −0,1 × 0,6n + 0,6.
c) À partir de combien de mois après l’étude, la probabilité qu’un consommateur choisisse le conditionnement A
est-elle supérieure à 0,595 ?
EXERCICE 6
Un industriel décide de mettre sur le marché un nouveau produit. Afin de promouvoir celui-ci, il souhaite lancer une
campagne hebdomadaire de publicité.
Avant le lancement de cette campagne, on contrôle l’impact de cette campagne auprès d’un panel de consommateurs.
On trouve ceux qui ont une opinion favorable (F), ceux qui sont neutres (N) et ceux qui ont une opinion négative (R). On
a constaté que d’une semaine sur l’autre :
– 28% des consommateurs ayant un avis favorable adoptent une position neutre et 10% une opinion négative ;
– Parmi les consommateurs ayant une opinion neutre, 32% émettent un avis favorable et 10% un avis négatif ;
– 70% des consommateurs ayant un avis négatif ne changent pas d’opinion et 16% adoptent un avis favorable.
1. Représenter la situation par un graphe probabiliste de sommets F, N et R.
. . . 0,28 0,1
2. On note M la matrice de transition associée à ce graphe. Compléter M = 0,32 . . . 0,1.
... . . . 0,7
3. L’industriel décide de lancer la campagne publicitaire.
Pour tout entier naturel n, l’état probabiliste de la semaine n est défini par la matrice ligne Pn = an bn cn , où
an désigne la probabilité qu’un consommateur touché par la campagne soit favorable au produit la semaine n, bn la
probabilité que ce consommateur soit neutre la semaine n et cn la probabilité que ce consommateur ait une opinion
négative de ce produit la semaine n.
La semaine du début de la campagne est notée semaine 0. On a P0 = 0 1 0 .
a) Montrer que l’état probabiliste une semaine après le début de la campagne est P1 = 0,32 0,58 0,1 .
b) Déterminer l’état probabiliste P3 . Interpréter ce résultat.
c) Déterminer l’état probabiliste stable du système.
d) En ne prenant en compte que les opinions favorables, combien de semaines devrait durer la campagne publicitaire ?
Un site internet comporte 8 pages, notées A, B, C, D, E, F, G, H reliées entre elles suivant le graphe ci-dessous.
B D
E F
G H
Ainsi, par exemple, à partir de la page A on peut directement accéder aux pages B, C et D.
Par contre, la page A ne permet pas d’accéder directement à la page F.
1. Le technicien souhaite tester les liens de pages. En partant de la page A, est-il possible de trouver un parcours passant
une seule fois par tous les liens de pages ? Justifier la réponse.
A. YALLOUZ (MATH@ES) 236
Lycée Camille SEE
Année 2011-2012 GRAPHES PROBABILISTES Tle ES
2. Pour marquer les changements de page, l’administrateur du site souhaite que deux pages reliées aient des couleurs
différentes.
On note N le nombre minimum de couleurs nécessaires.
a) Donner un sous-graphe complet d’ordre maximal.
b) En utilisant la question 2. a. et à l’aide d’un algorithme, montrer, que N = 3.
Le site précédent, appelé site No 1, propose un unique lien vers un site partenaire, appelé Site No 2, sans retour possible.
De même, le site No 2 propose un unique lien vers un site No 3, sans retour possible et ainsi de suite. . . (voir le schéma
ci-dessous) :
Le site No 1 vient d’être infecté par un virus informatique qui utilise les liens entre les sites pour essayer de se propager,
les autres sites n’étant pas encore touchés.
Face à ce nouveau virus, les antivirus ne sont efficaces qu’à 80 %. On note :
– V l’état « le site est infecté par le virus »
– S l’état « le site est sain (non infecté par le virus) ».
On a dessiné ci-dessous le graphe probabiliste traduisant les risques de propagation du virus d’un site au suivant :
V S
1. Justifier la valeur 0 indiquée sur le graphe probabiliste précédent, puis recopier et compléter ce graphe sur votre copie.
2. Préciser la matrice de transition M de ce graphe (première ligne pour V, deuxième ligne pour S)
Pour tout entier naturel non nul n, on note :
Pn la probabilité que le n-ième site soit infecté, Qn la probabilité que le n-ième site soit sain et Xn = Pn Qn .
On a donc X1 = 1 0 (traduisant que le site No 1 est infecté) et Xn+1 = Xn M.
3. a) En utilisant la relation Xn+1 = Xn M, montrer que Pn+1 = 0,2Pn.
b) En déduire Pn en fonction de n.
c) Déterminer la limite de la suite (Pn ) lorsque n tend vers plus l’infini.
a) Déterminer P2 .
b) Donner la relation liant Pn+1 et Pn .
c) En déduire que, pour tout entier naturel n, dn+1 = −0,5dn + 0,9.
4. Pour tout entier naturel n non nul, on pose un = dn − 0,6.
a) Démontrer que la suite u est une suite géométrique.
Préciser sa raison et la valeur de son premier terme.
b) Exprimer alors un puis dn en fonction de n.
c) Calculer lim dn et interpréter ce résultat.
n→+∞
En 2010, 92 % des clients sont des clients d’agence et 8 % des clients sont des clients internet.
On admet que chaque année, 5 % des clients d’agence deviennent clients internet et inversement 1 % des clients internet
deviennent clients d’agence.
On suppose que le nombre de clients de la banque reste constant au cours du temps et qu’un client ne peut faire partie des
deux catégories.
On s’intéresse à l’évolution de la répartition des clients de cette banque dans les années à venir.
On note pour tout entier naturel n :
– an la probabilité qu’un client de la banque, pris au hasard, soit un client d’agence à l’année 2010 + n,
qu’un client de la banque, pris au hasard, soit un client internet à l’année 2010 + n,
– in la probabilité
– Pn = an in la matrice correspondant à l’état probabiliste de l’année 2010 + n.
On note M la matrice de transition, telle que pour tout entier naturel n Pn+1 = Pn × M.
PARTIE A : État stable d’un graphe probabiliste
1. a) Traduire les données par un graphe probabiliste dont les sommets seront notés F et E (F pour France et E pour
étranger).
b) En déduire la matrice de transition en prenant tout d’abord F puis E pour l’ordre des sommets. On notera M cette
matrice.
2. a) Donner P0 , l’état probabiliste initial, l’année 2009.
! ! !
0,48 0,52 0,444 0,556 0,4332 0,5668
b) On donne les résultats suivants : M 2 = ; M3 = ; M4 = .
0,39 0,61 0,417 0,583 0,4251 0,5749
En choisissant la bonne matrice, calculer P3 . En déduire la probabilité que ce couple parte à l’étranger en 2012 (On
donnera le résultat sous forme décimale arrondie au centième).
3. Soit P la matrice ligne x y donnant l’état stable où x et y sont deux réels positifs tels que x + y = 1.
Déterminer l’état stable puis interpréter le résultat.
PARTIE B
4. Soit P = x y l’état probabiliste stable.
a) Déterminer x et y.
b) Dans cette question toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise en
compte dans l’évaluation.
On suppose que l’utilisation du logiciel Aurora dans l’entreprise progresse régulièrement de la même façon. Le
distributeur du logiciel Aurora peut-il espérer que son logiciel soit utilisé un jour par plus de 60 % des informaticiens
de l’entreprise ?
PARTIE A
Une étude statistique est réalisée chaque trimestre sur une population composée initialement de fumeurs. Certains d’entre
eux s’arrêtent de fumer, d’autres qui ont arrêté, redeviennent fumeur.
On estime que :
– si un individu est fumeur, la probabilité qu’il arrête de fumer (qu’il devienne non fumeur) le trimestre suivant est 0,2 ;
– si un individu a arrêté de fumer (il est considéré alors comme non fumeur), la probabilité qu’il redevienne fumeur le
trimestre suivant est 0,3.
On notera X l’évènement « l’individu est fumeur » et Y l’évènement « l’individu est non fumeur ».
1. Représenter les données précédentes par un graphe probabiliste et donner sa matrice de transition que l’on notera M
(aucune justification n’est demandée, on respectera l’ordre alphabétique des sommets).
2. Pour un entier naturel n donné, on note xn la proportion
de fumeurs dans la population et yn la proportion de non
fumeurs au trimestre de rang n. On note En = xn yn la matrice ligne donnant l’état probabiliste du système au
trimestre de rang n.
On étudie une population initiale où tous les individus sont fumeurs. On a donc : E0 = 1 0 .
PARTIE B
Le chiffre d’affaires d’un débitant de tabac sur une période donnée est fonction de deux variables : le nombre de
consommateurs, c’est-à-dire de fumeurs, et le prix moyen du paquet de tabac.
On appelle z le chiffre d’affaire en milliers d’euros, x le nombre de consommateurs en milliers et y le prix du paquet de
tabac en euros. On admettra que z = xy.
Dans l’espace, muni d’un repère orthonormal O;~i,~j,~k , on désigne par S la surface d’équation z = xy.
1. Le débitant a pour clients 1000 consommateurs réguliers et le prix moyen du paquet de tabac est de 5 euros.
Le nombre de consommateurs passe de 1000 à 600 . Quel devrait être, au centime d’euros près, le nouveau prix du
paquet de tabac pour que le chiffre d’affaires du débitant reste égal à 5000 C ?
10
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 x