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TSpé DST 1 Rec Lim Suites 24-25

Controle de maths sur suites

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T spé DST n°1 A1

Nom : ..........................
Prénom : ............................
Classe : .........

Durée Les indications de temps et de barème ne sont données qu'à titre indicatif. La calculatrice est autorisée.
« 1h30 » Il sera tenu compte de la clarté de la rédaction et de la présentation.

Exercice 1 Soit ( un ) la suite définie sur N par : u n = (−1 ) n . 4 pts


(15 min)
Pour chacune des propositions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse et justifier la réponse donnée.
un
1° La suite ( un ) est bornée. 2° La suite ( n un ) converge. 3° La suite de terme général converge.
n
4° Toute suite à termes strictement positifs et décroissante converge vers 0. 5° Toute suite monotone et bornée converge.

Exercice 2 On considère les suites de terme général : 6 pts


(25 min)
3 √n − n
( 32 ) − 1 −3 2 n + 2 n √n
3 n
3 n − 5 cos n
1° ∀ n ∈ N * , u n = 2 ° vn = 3 ° wn = 4 ° an =
√n + 3 n
(3)
1+n
3 n
sin n − 2
Déterminer la limite de trois des quatre suites.

Exercice 3 On considère la fonction f définie sur I = [0;1] par : f ( x ) = 3 x + 2 . 4 pts


(20 min) x+4
La suite ( un ) est définie par u0 = 0 et pour tout entier naturel n, un+1 = f (un ).

1. Etudier les variations de f et en déduire que ∀x∈I, f(x)∈ I.

2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n, un appartient à I.


(1 − un) ( un + 2 )
3. a. Etablir la relation u n+1 − u n = , et en déduire le sens de variation de la suite ( un ) .
un + 4
b. Démontrer que la suite ( un ) est convergente et déterminer sa limite.

1 1
Exercice 4 On considère la suite ( un ) définie sur N par : u0 = −1 , u1 = et ∀ n ∈ N , u n+ 2 = u n+1 − u n . 7 pts
(30 min) 2 4

1° Calculer u2 et en déduire que la suite (un ) n’est ni arithmétique, ni géométrique.


1
2° On définit la suite (vn ) en posant, pour tout entier naturel n : v n = u n+1 − u .
2 n
a. Calculer v0 . Exprimer vn+1 en fonction de vn .
b. En déduire que la suite (vn ) est géométrique de raison 1 . Exprimer vn en fonction de n.
2
u
3° On définit la suite (wn ) en posant, pour tout entier naturel n : w n = n .
vn
a. Calculer w0 .
1
En utilisant l’expression u n+1 = v n + u , exprimer wn+1 en fonction de un et de vn.
2 n
b. En déduire que ∀ n ∈ N , w n+1 = w n + 2. Exprimer wn en fonction de n.
2n − 1
4° Montrer que , ∀ n ∈ N , u n = .
2n k =n

5° Pour tout entier naturel n, on pose : S n = ∑ u k = u 0 + u 1 + ... + u n .


k =0
2 n+3
Démontrer par récurrence que, ∀ n ∈ N , S n = 2 − .
2n
6° Etudier le sens de variation de ( Sn ) et prouver que cette suite converge.
Conjecturer sa limite.

Uniquement s’il vous reste du temps après avoir traité les exercices précédents :

n wn + 4
☼ Question Bonus On considère la suite ( wn ) définie par w1 =1 et pour tout entier naturel n≥1, w n+ 1 = .
n+1
Démontrer que la suite ( wn ) converge et déterminer sa limite.
T Spé Corrigé DST1 1/2 A1 : Récurrence, Suites, Limites de Suites

Exercice 1 Soit (un ) la suite définie sur IN par : u n = ( −1 ) .


n

1° La proposition « La suite ( un ) est bornée » est vraie.


Selon la parité de n, un vaut alternativement −1 ou 1, −1 si n est impair, 1 si n est pair, donc ∀ n ∈ N , −1 ≤ u n ≤ 1.

2° La proposition « La suite ( n un ) converge » est fausse.


La suite ( n un ) n’est pas bornée, donc, d’après la leçon, cette suite n’est pas convergente.
un 1
3° La proposition « La suite de terme général un
converge » est vraie. ∀ n ∈ N , − 1 ≤ 1 1
≤ . Or , lim − = lim = 0 ,
n n n n n n→+∞ n
u
( n ) converge vers 0.
n→+∞
donc, d'après le théorème « des gendarmes », n

4° La proposition « Toute suite ( vn ) à termes strictement positifs et décroissante converge vers 0 » est fausse.
1
Contre exemple : La suite ( vn ) définie sur N* par v n = 1 + , est strictement positive et décroissante et converge vers 1.
n
Remarque : Une telle suite converge ( vers un réel positif ), mais pas nécessairement vers 0.
la proposition « Toute suite ( vn ) à termes strictement positifs ( donc minorée par 0 ) et décroissante converge » est vraie, d’après le théorème de convergence monotone.

5° La proposition « Toute suite ( w n ) monotone et bornée converge.» est vraie. Si ( wn ) est croissante, étant bornée, elle est majorée
et si ( wn ) est décroissante, étant bornée, elle est minorée, dans les 2 cas, elle converge, d’après le théorème de convergence monotone.

Exercice 2 Détermination de limites :


3√n − n
◉ 1° Limite de ( u n ) : ∀ n ∈ N * , u n =
√n + 3 n
Au numérateur : lim 3 √ n = +∞ et lim n = + ∞ , d ' où une forme indéterminée ( du type ⟨ ∞−∞ ⟩ ) .
n→+∞ n→+∞

∀ n ∈ N , 3√n − n = n
* 3√n
n (
−1 = n ) ( √3n −1) , or lim √3n = 0 , donc par somme lim √3n − 1 = −1 , puis par produit lim n ( √3n −1) = −∞ , soit lim 3 √ n−n = −∞ .
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n→+ ∞

Au dénominateur : lim √ n = + ∞ , donc par somme , lim √ n + 3 n = +∞ , d ' où une nouvelle forme indéterminée ( du type ⟨ ∞
∞ ⟩) pour la limite du quotient .
n→+∞ n →+ ∞

Levons l’indétermination :

∀ n ∈ N , un =
3 √n − n
=
n ( 3 √n n − 1) = √3n − 1 ; or , lim 3 = lim 1 = 0 , donc , par somme , lim 3 − 1 = −1 et lim 1 + 3 = 3 ,
n( ) √n + 3
√n + 3 n √n + 3 1 √n √n
n→+∞ n→+∞ √n √n n→+∞ n→+∞

n
1
et finalement , par quotient , lim u n = − .
n →+ ∞ 3
3
3 n − 5 cos n
◉ 2 ° Limite de ( v n ) : v n = 3
1+n
3 3
3n − 5 3n + 5
∀ n ∈ N , −1 ≤ −cos n ≤ 1 , d ' où 3 n 3 − 5 ≤ 3 n 3 − cos n ≤ 3 n 3 + 5 , donc ( puisque 1+ n 3 >0 ) . ≤ vn ≤ .
1 + n3 1 + n3
3 n3 − 5 3 n3 + 5 3 n3 ( vn ) est donc encadrée par deux suites qui convergent vers 3,
Or , lim 3
= lim 3
= lim 3 = lim 3 = 3 .
n →+∞ 1 + n n →+∞ 1 + n n →+∞ n n→ +∞

donc, d'après le théorème « des gendarmes », ( vn ) converge vers 3 : lim v n = 3 .


n→+∞

( 32 ) − 1 −3 2
n
◉ 3 ° Limite de ( w n ) : w n =
(3)
n

n n 2 3
On sait que : si −1<q<1 alors lim ( q ) = 0 et si q>1 alors lim ( q ) = +∞ , or ,−1 < < 1 et > 1
n→+∞ n→+∞ 3 2

( 32 ) = + ∞ et lim ( 23 ) = 0 , d ' où , par différence , lim 1 − ( 23 ) = 1 , puis par quotient lim 1 −3 2 = 3 ,


n n n
donc lim
( 3)
n
n →+∞ n →+∞ n→ +∞ n →+∞

et finalement , par différence lim w = +∞ . n


n→+∞

n + 2 n √n
◉ 4 ° Limite de ( a n ) : b n =
sin n − 2
Au numérateur : lim √ n = + ∞ , lim 2 n √ n = +∞ , d ' où par somme lim n + 2 n √ n = +∞ .
n →+∞ n →+∞ n→+ ∞

Au dénominateur : la suite de terme général sin n − 2 diverge , mais est bornée .


1 1 1
∀ n ∈ N , −1 ≤ sin n ≤ 1 , d ' où −3 ≤ sin n − 2 ≤ −1 , donc ♘ ♘ −1 ≤ ≤ − ♘ ♘ . On en déduit ∀ n ∈ N ,−(n + 2 n √ n) ≤ w n ≤ − ( n + 2 n √ n )
sinn − 2 3 3
le sens des inégalités change car la fonction inverse est strictement décroissante sur ]−∞;0[

( an ) est majorée par la suite de terme général − 1 ( n + 2 n √ n) qui diverge vers −∞, donc, par comparaison, ( an ) diverge vers −∞ : lim a n = −∞.
3 n →+ ∞
T Spé Corrigé DST1 2/2 A1 : Récurrence, Suites, Limites de Suites

3x+ 2
Exercice 3 On considère la fonction f définie sur IR⧵{−4 } par : f ( x ) = . La suite ( un ) est définie par u0 = 0 et pour tout entier naturel n, un+1 = f (un ).
x+4
On se propose d’étudier la suite ( un ) par deux méthodes différentes.

1. Etude des variations de f sur [0;1] :


f est la restriction à l’intervalle [0;1] d’une fonction homographique, f est dérivable sur I comme quotient de fonctions dérivables sur I dont le dénominateur ne s’annule pas sur I.

( Sur I , on a f = uv , avec u ( x ) = 3 x + 2 et v ( x ) = x + 4 , d ' où f ' = u ' v v− uv ' avec u ' ( x ) = 3 et v ' ( x ) = 1 , soit )
2

3( x + 4) − (3 x + 2) 10 2 x 0 1
∀ x ∈ [0 ;1] , f ' ( x) = = 2
= 2
. Or , ∀ x ∈ [0 ; 1] , ( x + 4) >0 , donc f ' ( x ) > 0 .
( x + 4) ( x + 4)
2 1 3+ 2 1
De plus , f (0 )= = et f (1)= =1. D’où le tableau de variations ci-contre. f 1
4 2 1+ 4 1 2
D’après le tableau de variations, ∀ x ∈ [0 ; 1] , f ( x ) ∈ [ ; 1] ⊂ [0 ; 1] , donc ∀x∈ I, f(x)∈ I.
2
2. Soit Pn : « un∈ I ». Démontrons par récurrence que, pour tout entier n, Pn est vraie : Pour info
Initialisation : Par définition de (u n ), u0 = 0 ∈ I, P0 est vérifiée. y y=x

Hérédité : Supposons qu’il existe un entier p quelconque tel que up ∈ I;


D’après 1., f(up ) ∈ I , i.e up+1 ∈ I. Pn est donc héréditaire. P0 étant vraie, et Pn héréditaire; y=
3x + 2
x+4
d’après le principe de récurrence, Pn est donc vraie pour tout entier naturel n.

3. a. Etablissons la relation u n+1 − u n = (


1 − u n )( u n + 2 )
:
( un + 4 )
3 un + 2 3 u n + 2 u n ( u n + 4) 3 u n + 2 − u 2n − 4 u n −u 2n − u n + 2
On a u n+1 − u n = − un = − = =
un + 4 2
un + 4 u +4
2 n
un + 4 un + 4
O r , ( 1 − u n )( u n + 2 ) = u n + 2 − u n − 2 u n = −u n − u n + 2 , d ' où l e résultat .
D’après 2°, un ∈ [0;1], soit 0 ≤ un ≤ 1, donc 1−un ≥ 0, un + 2 ≥ 2 > 0 et un + 4 ≥ 4 > 0,
on en déduit que ∀n∈N, (
1 − un ) (u n + 2 )
≥ 0 , et donc u n+1 ≥ u n ; la suite (u n ) est donc croissante .
( un + 4 ) u u u u u u
x
0 1 2 3 4 5

b. La suite ( un ) est croissante (d’après 3.a) et majorée par 1 (d’après 2.), elle est donc convergente, d’après le théorème de convergence monotone.
Par unicité de la limite, sa limite l vérifie ( est solution de l’équation ) f (l ) = l .
3l + 2
= l ⇔ 3 l + 2 = l ( l + 4 ) ⇔ l + l − 2 = 0 ⇔ (1 − l )(l + 2 ) = 0 ⇔ l = 1 ou l = −2. Or, (un ) est positive, donc l ≥ 0, d’où l = 1.
2
f (l ) = l ⇔
l+4

Exercice 2 On considère la suite (un ) définie sur N par : u 0 = −1 , u 1 =


1
2
1
, et ∀ n ∈ N , u n + 2 = u n +1 − u n .
4
1 1 1 1 3
1° On a : u0 = −1 , u1 = et u 2 = u1 − u0 = + = .
2 4 2 4 4
On en déduit : u 1 − u 0 = 1 +1 = 3 et u 2 − u 1 = 3 − 1 = 1 d'où u 1 − u0 ≠ u 2 − u 1 ; (un ) n’est donc pas une suite arithmétique.
2 2 4 2 4
1 3 u −1 u2 3 u1 u2
De même, u 1 = − u 0 et u 2 = u 1 , soit 1 = et = ; et donc ≠ ; (un ) n’est donc pas une suite géométrique.
2 2 u0 2 u1 2 u0 u1
2° Soit (vn ) la suite définie sur N par : v n = u n +1 − 12 u n .
1 1 1
a. Calcul de v0 : v 0 = u1 − u0 = + = 1.
2 2 2 1 1 1 1
1
1 1
2
1 1
Expression de vn+1 en fonction de vn : ∀ n ∈ N , v n+1 = u n+ 2 − u n+1 = u n+1 − u n − u n+1 = u n+1 − u n = u n+1 − u n = v n . ( 4 ) 2 2 4 2 ( 2 ) 2
b. Du 2°a., on déduit que ( vn ) est une suite géométrique de 1er terme v0 = 1 et de raison q = .
2
( ) = 21 .
n
1 1
d’où l’expression de vn en fonction de n suivante :∀ n ∈ N , v n = v 0 q n , avec v 0 = 1 et q = , soit v n =
u 2 2 n

3° Soit (wn ) la suite définie sur N par : wn = v n . 1


u 0 −1 n v n + un
u n+1 2 2 v n + un u
a. Calcul de w0 : w 0 = = = −1 Expression de wn+1 en fonction de un et vn : ∀ n ∈ N , w n+1 = = = =2 + n.
v0 1 v n+1 1
v
vn vn
un 2 n
b. Par définition de (wn ), ∀ n ∈ N , = w n , donc , d ' après 3 ° a . , w n+1 = w n + 2. Ainsi, (wn ) est une suite arithmétique
v
de 1er terme w0 = −1 et de raison r n= 2, on a donc : ∀ n ∈ N , w n = w 0 + nr , avec w 0 = −1 et r = 2 , soit w n = 2 n − 1 .
4° Par définition de (wn ), et d’après les résultats des questions 2°b. et 3°b, on obtient : ∀ n ∈ N , u n = v n w n = 1n ( 2 n − 1 ) = 2 n −
n
1
.
2 n+3 2 2
k=n
5° Pour tout entier naturel n, on pose : S n = ∑ uk = u0 + u1 + ... + u n . Montrons par récurrence que ∀ n ∈ N , S n = 2 − .
k=0 2n
On a u 0 = −1 , or 2 − 2×00+ 3 = 2 − 3 = −1 , la formule est donc vraie au rang 0.
2 1
Supposons qu’il existe un entier n quelconque tel que la formule soit vraie au rang n, et montrons qu’alors elle est vraie au rang n+1 :
Par hypothèse de récurrence D’après 4°
2 n+ 3 2 n +3 2 (n +1) − 1 2(2 n+ 3) 2 (n+1) − 1
On a S n+ 1 = S n + un+1 = 2 − n + un+1 = 2 − n + n+ 1 =2− n+ 1 + n+1
2 2 2 2 2
2 (2 n+ 3) − (2 (n+1) − 1) 4n + 6 − 2n − 2 +1 2n + 5 2 (n + 1) + 3
= 2− n+1 =2− n+ 1 = 2 − n+1 = 2 − n+1 . Cqfd.
2 2 2 2
D’après le principe de récurrence, la formule de l’énoncé est donc vraie pour tout entier naturel n.
6° Etude du sens de variation de ( Sn ) : ∀ n ∈ N , S n+1 − S n = u n+1 = 2 (n+1)
n+1
− 1 2 n+1
= n+1 , Or , ∀ n ∈ N , 2 n+1 > 0 et 2 n+1 > 0 , donc S n+1 − S n > 0
2 2
( Sn ) est donc (strictement) croissante . De plus, ∀ n ∈ N , ∀ n ∈ N , 2 n+3 > 0 et 2 n > 0 , d ' où 2 n+3 > 0 , et donc 2 −
2 n+ 3
< 2 i .e S n < 2 .
2n 2n
Ainsi, ( Sn ) est croissante et majorée donc convergente, d’après le théorème de convergence monotone.
2 n+3
On conjecture que lim n
= 0 , et donc que ( Sn ) converge vers 2.
n→+∞ 2

n wn + 4
☼ Bonus On considère la suite ( wn ) définie par w1 =1 et pour tout entier naturel n≥1, w n +1 =
n+ 1
.
n wn + 4
Démontrons que la suite ( wn ) converge et déterminons sa limite : ∀ n ≥ 1 , on a : w n+ 1 = ⇔ (n + 1)w n+1 = n w n + 4 ⇔ (n + 1 )w n+ 1 − n w n = 4.
n+1
La suite ( un ) de terme général nwn est donc arithmétique de 1er terme u1 = w1 = 1 et de raison 4, et l’on a ∀ n ≥ 1 , u n = u 1 + ( n − 1) r = 1 + 4 ( n − 1) = 4 n − 3 .
un 4 n−3 3 1
On en déduit ∀ n ≥ 1 , w n = = = 4− , et donc , par opérations , puisque lim = 0 , ( wn ) converge et sa limite est égale à 4.
n n n n → +∞ n
T spé DST n°1 A1
Nom : ..........................
Prénom : ............................
Classe : .........

Durée Les indications de temps et de barème ne sont données qu'à titre indicatif. La calculatrice est autorisée.
« 1h30 » Il sera tenu compte de la clarté de la rédaction et de la présentation.

Exercice 1 Soit ( un ) la suite définie sur N par : u n = (−1 ) n . 4 pts


(15 min)
Pour chacune des propositions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse et justifier la réponse donnée.
un
1° La suite ( un ) est bornée. 2° La suite ( n un ) converge. 3° La suite de terme général converge.
n
4° Toute suite à termes strictement positifs et décroissante converge vers 0. 5° Toute suite monotone et bornée converge.

Exercice 2 On considère les suites de terme général : 6 pts


(25 min)
√n − 3 n
( 23 ) − 1 −3 3 n + 2 n √n
3 n
5 n − 3 sin n
1° ∀ n ∈ N * , u n = 2 ° vn = 3 ° wn = 4 ° an =
3√n + n
(2)
1 + n3 n
cos n − 2

Déterminer la limite de trois des quatre suites.

Exercice 3 On considère la fonction f définie sur I = [0;1] par : f ( x ) = 3 x + 2 . 4 pts


(20 min) x+4
La suite ( un ) est définie par u0 = 0 et pour tout entier naturel n, un+1 = f (un ).

1. Etudier les variations de f et en déduire que ∀x∈I, f(x)∈ I.

2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n, un appartient à I.


(1 − un) ( un + 2 )
3. a. Etablir la relation u n+1 − u n = , et en déduire le sens de variation de la suite ( un ) .
un + 4
b. Démontrer que la suite ( un ) est convergente et déterminer sa limite.

1 1
Exercice 4 On considère la suite ( un ) définie sur N par : u0 = −1 , u1 = et ∀ n ∈ N , u n+ 2 = u n+1 − u n . 7 pts
(30 min) 2 4

1° Calculer u2 et en déduire que la suite (un ) n’est ni arithmétique, ni géométrique.


1
2° On définit la suite (vn ) en posant, pour tout entier naturel n : v n = u n+1 − u .
2 n
a. Calculer v0 . Exprimer vn+1 en fonction de vn .
b. En déduire que la suite (vn ) est géométrique de raison 1 . Exprimer vn en fonction de n.
2
u
3° On définit la suite (wn ) en posant, pour tout entier naturel n : w n = n .
vn
a. Calculer w0 .
1
En utilisant l’expression u n+1 = v n + u , exprimer wn+1 en fonction de un et de vn.
2 n
b. En déduire que ∀ n ∈ N , w n+1 = w n + 2. Exprimer wn en fonction de n.
2n − 1
4° Montrer que , ∀ n ∈ N , u n = .
2n k =n

5° Pour tout entier naturel n, on pose : S n = ∑ u k = u 0 + u 1 + ... + u n .


k =0
2 n+3
Démontrer par récurrence que, ∀ n ∈ N , S n = 2 − .
2n
6° Etudier le sens de variation de ( Sn ) et prouver que cette suite converge.
Conjecturer sa limite.

Uniquement s’il vous reste du temps après avoir traité les exercices précédents :

n wn + 4
☼ Question Bonus On considère la suite ( wn ) définie par w1 =1 et pour tout entier naturel n≥1, w n+ 1 = .
n+1
Démontrer que la suite ( wn ) converge et déterminer sa limite.
T Spé Corrigé DST1 1/2 A1 : Récurrence, Suites, Limites de Suites

Exercice 1 Soit (un ) la suite définie sur IN par : u n = ( −1 ) .


n

1° La proposition « La suite ( un ) est bornée » est vraie.


Selon la parité de n, un vaut alternativement −1 ou 1, −1 si n est impair, 1 si n est pair, donc ∀ n ∈ N , −1 ≤ u n ≤ 1.

2° La proposition « La suite ( n un ) converge » est fausse.


La suite ( n un ) n’est pas bornée, donc, d’après la leçon, cette suite n’est pas convergente.
un 1
3° La proposition « La suite de terme général un
converge » est vraie. ∀ n ∈ N , − 1 ≤ 1 1
≤ . Or , lim − = lim = 0 ,
n n n n n n→+∞ n
u
( n ) converge vers 0.
n→+∞
donc, d'après le théorème « des gendarmes », n

4° La proposition « Toute suite ( vn ) à termes strictement positifs et décroissante converge vers 0 » est fausse.
1
Contre exemple : La suite ( vn ) définie sur N* par v n = 1 + , est strictement positive et décroissante et converge vers 1.
n
Remarque : Une telle suite converge ( vers un réel positif ), mais pas nécessairement vers 0.
la proposition « Toute suite ( vn ) à termes strictement positifs ( donc minorée par 0 ) et décroissante converge » est vraie, d’après le théorème de convergence monotone.

5° La proposition « Toute suite ( w n ) monotone et bornée converge.» est vraie. Si ( wn ) est croissante, étant bornée, elle est majorée
et si ( wn ) est décroissante, étant bornée, elle est minorée, dans les 2 cas, elle converge, d’après le théorème de convergence monotone.

Exercice 2 Détermination de limites :

◉ 1° Limite de ( u n ) : ∀ n ∈ N * , u n = √
n − 3n
3√n + n
Au numérateur : lim √ n = + ∞ et lim 3 n = + ∞ , d ' où une forme indéterminée ( du type ⟨ ∞−∞ ⟩ ) .
n→+∞ n→+∞

∀ n ∈ N * , √ n − 3 n = n √ −3 = n
n
( n ) ( √1n −3) , or lim √1n = 0 , donc par somme lim √1n − 3 = −3 , puis par produit lim n ( √1n −3) = −∞ , soit lim √ n−3 n = −∞ .
n→+ ∞ n→+ ∞ n→+ ∞ n→+ ∞

Au dénominateur : lim 5 √ n = +∞ , donc par somme , lim √ n + 5 n = + ∞ , d ' où une nouvelle forme indéterminée ( du type ⟨ ∞
∞ ⟩ ) pour la limite du quotient .
n→+∞ n→+∞

Levons l’indétermination :

∀ n ∈ N , un = √
* n − 3n
=
n ( √nn − 3) = √1n − 3 ; or , lim 3 = lim 1 = 0 , donc , par somme , lim 1 − 3 = −3 et lim 3 + 1 = 1 ,
3 √n + n √n √n √n √n
n( +1)
3 √n 3 n→+∞ n→+∞ n→+∞ n→+∞
+1
n √n
et finalement , par quotient , lim u = −3 . n
n→+∞

3
5 n − 3 sin n
◉ 2 ° Limite de ( v n ) : v n = 3
1+n
5 n3 − 3 5 n3 + 3
∀ n ∈ N , −1 ≤ −sin n ≤ 1 , d ' où 5 n 3 − 3 ≤ 5 n 3 − 3 sin n ≤ 5 n 3 + 3 , donc ( puisque 1+n 3 >0 ) . 3
≤ vn ≤ .
1+n 1 + n3
5 n3 − 3 5 n3 + 3 5 n3 ( vn ) est donc encadrée par deux suites qui convergent vers 5,
Or , lim 3
= lim 3
= lim 3 = lim 5 = 5 .
n →+∞ 1 + n n →+∞ 1 + n n →+∞ n n →+∞

donc, d'après le théorème « des gendarmes », ( vn ) converge vers 5 : lim v n = 5 .


n→+∞

( ) − 1−
n
2 3
◉ 3 ° Limite de ( w n ) : w n =
( 32 )
3 n

n n 2 3
On sait que : si −1 < q< 1 alors lim ( q ) = 0 et si q >1 alors lim ( q ) = +∞ ,or ,−1 < < 1 et > 1
n→+∞ n→ +∞ 3 2

( 23 ) = 0 et lim ( 32 ) = +∞ , d ' où , par différence , lim 1 − ( 32 ) = −∞ , puis par quotient lim 1 −3 3 = 0 ,


n n n
donc lim
(2)
n
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n→+∞

et finalement , par différence lim w n = 0 .


n→+∞

n + 2 n √n
◉ 4 ° Limite de ( a n ) : b n =
cosn − 2
Au numérateur : lim √ n = + ∞ , lim 2 n √ n = +∞ , d ' où par somme lim n + 2 n √ n = +∞ .
n →+∞ n →+∞ n→+ ∞

Au dénominateur : la suite de terme général cos n − 2 diverge , mais est bornée .


1 1 1
∀ n ∈ N , −1 ≤ cos n ≤ 1 , d ' où −3 ≤ cosn − 2 ≤ −1 , donc ♘ ♘ −1 ≤ ≤ − ♘ ♘ . On en déduit ∀ n ∈ N ,−(n + 2 n √ n) ≤ w n ≤ − ( n + 2 n √ n )
cosn − 2 3 3
le sens des inégalités change car la fonction inverse est strictement décroissante sur ]−∞;0[

( an ) est majorée par la suite de terme général − 1 ( n + 2 n √ n) qui diverge vers −∞, donc, par comparaison, ( an ) diverge vers −∞ : lim a n = −∞.
3 n →+ ∞

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