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TP Bac 3 Modulation Electrooptique

Rapport Modulation electro-optique

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TP Bac 3 : Modulation électro-optique

Elodie Brahy, Leo Weber


Novembre 2022

Département de physique
Université de Namur
Année académique 2022-2023

1
Table des matières
1 Introduction 3

2 Théorie 4
2.1 Loi de Malus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Lame biréfringente[3] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2.1 Lame demi-onde et lame quart-d’onde . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Effet électro-optique[9] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

3 Matériel utilisé 9

4 Manipulations et Résultats 10
4.1 Avant propos : Code Matlab . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.2 Etude préliminaire du matériel utilisé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.2.1 Direction de polarisation de l’onde émise par le laser . . . . . . . . 10
4.2.2 Direction de l’axe optique de la lame demi-onde . . . . . . . . . . . 11
4.2.3 Direction de l’axe optique de la lame quart-d’onde . . . . . . . . . 13
4.3 Fonction de transfert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.4 Vérification quantitative de la modulation d’amplitude et du changement
de phase en fonction de la tension continue appliquée ainsi que du double-
ment de fréquence en V π2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.5 Vérification qualitative de la modulation d’amplitude et du doublement de
fréquence avec radio et haut-parleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

5 Conclusion 21

6 Références 22

7 Annexe 24

2
1 Introduction
La modulation électro-optique désigne, comme son nom l’indique, le fait de modifier/
moduler différentes composantes d’une onde électromagnétique lors de son passage dans
un matériau.[2]

Ce concept est très utile car, de nos jours, la plupart des informations transmises entre
divers appareils électriques dans le domaine de la télécommunication, le sont par ondes
électromagnétiques. Il est donc important d’avoir des systèmes qui puissent faire le lien
entre une information électrique et une information lumineuse.
Une solution 1 permettant de faire ce lien est l’utilisation de l’effet électro-optique afin
de pouvoir modifier l’amplitude, la phase ou la polarisation de notre information lumi-
neuse.[1]

Un des avantages principal de l’utilisation de la modulation électro-optique par rapport


à d’autres méthodes comme la modulation acousto-optique ou la modulation par diode
est la largeur de la bande passante[5]. 2 Plus la bande passante est large, plus la quantité
d’information que l’on sait transmettre est grande.

L’effet électro-optique est le phénomène variation de l’indice de réfraction d’un maté-


riau lorsqu’on lui applique une tension continue ou de basse fréquence. Le cas particulier
que nous allons étudier lors de notre manipulation est l’effet Pockels.
C’est en 1893 que Friedrich Carl Alwin Pockels travaille sur le sujet pour la première fois.
Il découvre l’apparition d’une biréfringence dans un cristal sans symétrie par rapport à
un axe lorsqu’on applique une tension qui induit un champ électrique dans celui-ci. La
biréfringence dans ce cas est directement proportionnelle au champ électrique appliqué.
La lumière étant un champ éléctro-magnétique, on pourra donc réaliser une modulation
optique grâce à cet effet.
Une application de cet effet est la suppression du retour de lumiére dans une cavité
laser, ce qui permet à l’impulsion du laser d’être de courte durée et intense.
L’effet Pockels peut également être utilisé dans le domaine de la cryptographie quantique
car celle-ci repose sur la polarisation des photons et donc de la lumière.[2]

1. Ce lien se fait aussi via l’effet photo électrique qui donne une information électrique à partie d’une
lumineuse.
2. de l’ordre du Térahertz (1012 Hz), là où les appareils électroniques les plus fréquents sont de l’ordre
du Gigahertz (109 ) [12]

3
2 Théorie
2.1 Loi de Malus
La loi de Malus exprime l’intensité lumineuse d’une onde en sortie d’un système de 2
polariseurs, en fonction de l’angle θ entre les axes optiques de ces 2 polariseurs.

Loi de Malus :
I = I0 cos2 (θ) (1)
(voir figure 1) .
avec,
I : intensité lumineuse en sortie
I0 : Intensité lumineuse initiale
θ : Angle entre les directions d’axe de de transmission des deux polariseurs

Figure 1 – Schéma illustrant la loi de Malus à partir d’une lumière non polarisée
passant par deux polariseurs décalés,l’un par rapport à l’autre, d’un angle θ.[7]

4
2.2 Lame biréfringente[3]
Tout d’abord, un matériau est dit biréfringent lorsque son indice de réfraction dépend
de la direction de polarisation de la lumière, un tel matériau est également appelé aniso-
trope. Cette anisotropie est souvent une conséquence de la structure du cristal et de ses
axes de symétries.

Considérons une lame biréfringente et une lumière non polarisée incidente. On peut
alors toujours décomposer cette lumière non polarisée en deux composantes, une parallèle
(Ep ) et une perpendiculaire (ES ) au plan d’incidence (Voir fig 2) . On suppose que l’axe
optique 1 de la lame biréfringente se situe dans le plan d’incidence.
Dès lors, on va observer des différences entre les composantes perpendiculaire et pa-
rallèle du champ électrique lors de la propagation dans le matériau.
En effet, la composante perpendiculaire, en passant dans le matériau, va exciter les
électrons qui vont réémettre une onde également polarisée perpendiculairement. Cette
onde est alors perpendiculaire en tous points à l’axe optique.
La vitesse de propagation dans le matériau anisotrope est donc identique partout et
est égale à v⊥ = √cϵ⊥ . On parle alors de rayon ordinaire.
La composante parallèle, elle va également exciter les électrons du matériau mais ceux-
ci vont cette fois réémettre parallèlement au plan d’incidence sous forme d’ondelettes. Le
champ émis aura alors une direction polaristion qui dépend de la direction de réémission.
De ce fait, l’ondelette n’aura pas la même vitesse en chacun de ces points. Les points
avec une polarisation parallèle à l’AO (axe optique) auront une vitesse v∥ = √cϵ∥ alors
que les points ayant une polarisation perpendiculaire à l’axe optique auront une vitesse
v⊥ = √cϵ⊥ , les points intermédiaires entre ces deux cas auront une vitesse situé entre ces
deux vitesses. La forme des ondelettes réémises est alors une ellipse et l’onde est réfractée
par le milieu. On parle de rayon extraordinaire.

Figure 2 – Illustration des composantes respectivement perpendiculaire et parallèle du


champ électrique lors de la propagation dans une lame biréfringente avec l’onde
ordinaire pour le schéma de gauche et l’onde extraordinaire pour le schéma de droite.[3]

1. l’axe optique est définit comme l’axe de symétrie de rotation de la lame

5
2.2.1 Lame demi-onde et lame quart-d’onde
Considérons à nouveau une lame biréfringente d’épaisseur x et d’axe optique aligné
selon l’axe y. Supposons une lumière incidente polarisée à 45° 1 dans le plan (y,z) et qui
se propage selon l’axe x ( Voir figure 3). Dans cette configuration, les ondes ordinaires et
extraordinaires sont colinéaires à la sortie du cristal mais un déphasage est créé par la
différence des vitesses entre ces deux ondes causée par l’anisotropie du matériau.

Figure 3 – Illustration de l’effet d’une lame biréfringente sur une lumière non polarisée
( équivalente à une lumière polarisée à 45°) dont l’axe optique est aligné selon l’axe y.[3]

On peut montrer que le déphasage qui en résulte est proportionnel à l’épaisseur de la


lame et est donné par
x
∆Φ = 2π ∆n (2)
λ
Avec
λ : la longueur de l’onde dans le vide
∆n : la biréfringence définie par ∆n = n∥ − n⊥
x : l’épaisseur de la lame

Abordons maintenant deux cas particuliers.


Si l’épaisseur de la lame est telle que x = 4∆n
λ
, on parle alors de lame quart-d’onde et
le déphasage ∆Φ vaut 2 . π

On peut montrer que 2 la propriété d’une telle lame est de moduler une lumière pola-
risée linéairement en lumière polarisée de façon elliptique.
1. Cette onde polarisée linéairement à 45° représente la moyenne temporelle d’une onde non polarisée
(donc polarisée aléatoirement) qui se répartira équitablement entre les polarisation p (à 0°) et s (à 90°)
2. Cela se fait assez aisément en considérant un champ Ei polarisé selon y et z en entrée. Et en
regardant en sortie, le champ E en ajoutant la partie du déphasage relatif ∆Φ entre l’onde ordinaire
et extraordinaire au déphasage commun dans la composante selon z. On retombe sur l’équation d’une
ellipse (ou d’un cercle si cas de la polarisation à 45°) assez rapidement en prenant le module au carré de
ce champ sortant. La polarisation y étant proportionelle on a retrouvé le résultat voulu.

6
Si l’épaisseur de la lame est telle que x = 2∆n
λ
, on parle dans ce cas de lame demi-onde
et le déphasage ∆Φ vaut π.
On peut montrer, via un même raisonnement que pour la lame quart-d’onde, que la
propriété d’une telle lame est de moduler une lumière polarisée linéairement en lumière
polarisée toujours linéairement mais dont la polarisation a subi une rotation de 2θ, θ étant
l’angle entre la direction de polarisation de la lumière avant la lame et l’axe optique de
la lame.

2.3 Effet électro-optique[9]


L’effet électro-optique désigne la modification de l’incide de réfraction d’un matériau
suite à l’apparition d’un champ électrique. Dans le cas de l’effet Pockels, cette modification
est directement proportionnelle à l’amplitude du champ électrique 1 . On peut montrer que
la modification de l’indice de réfraction ∆n est donné par,

∆n = −n30 r22 E (3)

avec,
n0 : l’indice de réfraction hors perturbations.
r22 : le coefficient électro-optique. 2
E : le module du champ électrique appliqué.

Il est également dès lors possible de montrer que le déphasage Γ causé par le champ
électrique appliqué peut être donné par,

Γ(E) = L3 ∆n (4)
λ

avec,
λ : la longueur de la lumière qui passe dans le cristal.
L3 : La longueur de propagation dans le cristal.
∆n : La modification de l’indice de réfraction définie ci-dessus.

Le champ électrique dans le cristal peut être défini à partir de la tension appliquée au
cristal (V) qui induit son apparition, et de la distance entre les électrodes (d).
V
E= (5)
d
La cellule de Pockels étant composé d’un cristal, on y retrouve le caractère d’une lame
biréfringente. Il est alors possible de faire le lien entre la tension appliquée V et le dépha-
sage induit par le champ électrique Γ. On remarquera que pour une certaine tension Vπ
, le déphasage Γ est égal à π et la cellule de Pockels agit comme une lame demi-onde.
1. L’effet Pockels donne donc une relation linéaire, contrairement à l’effet Kerr qui sera quadratique
(proportionnelle à E²)
2. les indices 22 correspondent à la direction du champ électrique qui induit l’effet électro-optique

7
Par analogie, une certaine tension V π2 induit un déphasage Γ égal à π2 et la cellule de
Pockels agit comme une lame quart-d’onde. En utilisant les équations (3), (4) et (5), on
obtient les valeurs Vπ et V π2 . Nous pouvons calculer la valeur de Vπ théorique via les
différents élements connus du système. En effet, nous savons que : r22 =6,4.10−12 , λ, la
longueur d’onde du laser est de 633 nm, d= 3mm, L3 =40mm, n0 =2,285 et Γ=π. De toutes
ces valeurs, nous en déduisons que la valeur théorique de Vπ est égal à 310,8V.

Avec les différents concepts abordés ci-dessus, nous pouvons maintenant définir la
fonction de transfert 1 T.
I 1
T = = (1 − sin(Γ − 2θ)) (6)
I0 2
avec,
I : l’intensité à l’entrée du système.
I0 : l’intensité en sortie du système.
Γ : le déphasage induit par la cellule de Pockels défini ci-dessus.
θ : l’angle d’orientation du polariseur situé devant le détecteur.

On remarque que cette fonction, pour un θ fixé à 45° aura un maximum lorsque le
déphasage Γ est égal à pi, donc lorsque la tension appliquée à la cellule de Pockels est de
Vπ .

1. Une fonction de transfert est une relation mathématique qui relie l’entrée du sytème avec la sortie,
ici, c’est l’intensité qui est considérée.

8
3 Matériel utilisé
Le laser émet une lumière qui est déjà polarisée linéairement en sortie, nous détermi-
nerons expérimentalement sa direction de polarisation.

Le polariseur, aussi appelé analyseur ici, polarise linéairement la lumière dans une
direction que l’on peut régler manuellement.

La photodiode permet d’obtenir une mesure de l’intensité lumineuse sous forme de


tension. On mesure cette tension avec un voltmètre ou un oscilloscope.

Comme expliqué dans la partie théorie, la lame quart d’onde apporte un déphasage
de π/2 et transforme une onde incidente polarisée linéairement en une onde polarisée
elliptiquement en sortie.
La lame demi-onde apporte un déphasage de π. De plus,elle applique à la direction de
polarisation linéaire d’une onde incidente (orientée selon un angle θ par rapport à l’axe
optique) une rotation de 2θ.

Le cristal anisotrope est un cristal de niobate de lithium (LiN bO3 ), ses propriétés
optiques dépendent donc de la direction de propagation (voir fig 4) et de polarisation de
l’onde incidente. (cf Théorie)

Deux types de générateurs de tension sont utilisés, l’un produit une tension continue
et l’autre une tension alternative.

L’amplificateur opérationnel est utilisé comme amplificateur audio, alimenté par deux
générateur de tension continue à -15V et 15V. Le transformateur sert d’alimentation aux
amplificateurs audio [13] et les 2 capacités en parallèles permettent de protéger le trans-
formateur audio des basses fréquences.

Le reste du matériel utilisé se trouve en annexe à titre l’information.

Figure 4 – Illustration de l’anisotropie d’un cristal.[10]

9
4 Manipulations et Résultats
4.1 Avant propos : Code Matlab
En parallèle de nos manipulations, nous avons rédigé un code en Matlab 1 simulant
les matrices de Jones. Il nous a dès lors permis de prévoir les résultats attendus et ajuster
la disposition des différents éléments du montage avant de les mettre en place. En effet,
ce code permet de visualiser numériquement les résultats de la plupart des manipulations
que nous avons mises en place et qui sont reprises ci-dessous.

4.2 Etude préliminaire du matériel utilisé


4.2.1 Direction de polarisation de l’onde émise par le laser
Le laser utilisé pendant toutes nos manipulations produit un faisceau lumineux déjà
polarisé. Afin de connaitre l’orientation de cette polarisation, nous utilisons le principe
de la loi de Malus. Une série de mesure est réalisée en utilisant le montage ci-dessous :
(voir fig 5).

Figure 5 – Montage réalisé afin de déterminer la direction de polarisation de l’onde


émise par le laser.

On fait tourner le polariseur de -90° à +90° par pas de 5° 2 afin de détecter le maxi-
mum d’intensité via une photodiode reliée à un multimètre.
Grâce à la loi de Malus (cf théorie), on sait que les 2 maxima d’intensité lumineuse se
trouvent dans la direction de polarisation de l’onde incidente. On peut donc en déduire
la direction de polarisation de l’onde émise par le laser.

Via nos mesures nous avons déterminé que la direction de polarisation est orientée
selon un angle de 13,5° (voir fig 6).

1. Le lecteur est libre de nous contacter si il veut consulter ce code.


2. La convention que nous avons choisi est le sens horlogique, c’est à dire avec des angles négatifs à
gauche et positifs à droite lorsqu’on regarde le montage du point de vue du laser.

10
Figure 6 – Représentation de nos résultats servant à déterminer l’orientation de
polarisation de notre laser. Avec, à gauche, le graphique de nos mesures de l’intensité en
fonction de l’angle du polariseur (points oranges) en comparaison avec une simulation
dont le max se situe en -13.5°(en bleu).Et à droite, le diagramme polaire mettant en
évidence la direction de polarisation du laser utilisé

4.2.2 Direction de l’axe optique de la lame demi-onde


Lors de nos manipulation, on utilise une lame demi-onde. Après avoir fait son étude
théorique (cf partie Théorie), on fait maintenant son étude expérimentale en déterminant
l’axe optique de la lame à notre disposition.
Nous réalisons le dispositif ci-dessous : (voir fig 7)

Figure 7 – Montage réalisé afin de déterminer la direction de l’axe optique de la lame


demi-onde.

11
Nous faisons une nouvelle fois appel à la loi de Malus. En plaçant le polariseur à un
angle de 13,5°, c’est à dire parallèle à la direction de polarisation de la lumière en sortie
du laser, on obtiendra un minimum lorsque l’axe optique forme un angle de 45° avec la
direction de polarisation incidente, ce qui résulte en une polarisation croisée 1 .
Nous tournons donc la lame demi-onde manuellement et constate un minimum pour
un angle de 22°. Il est important de remarquer que cet angle n’indique pas directement la
direction de l’axe optique mais juste la rotation depuis un angle arbitraire (0° pour l’ori-
gine). Pour trouver la direction de l’axe optique, on se rappelle que la lame demi-onde a
comme propriété de provoquer une rotation d’un angle de 2θ par rapport à l’axe optique
(voir théorie).

Puis qu’ici nous arrivons à une polarisation croisée, cela signifie qu’il y a eu une rotation
de 2θ=90°, θ est donc =45°. θ représentant l’angle entre l’axe optique et la direction de
polarisation incidente, on peut en déduire que l’axe optique se trouve en réalité à un angle
de −13, 5 + 45 = 31, 5. (voir fig 8) 2

Figure 8 – Schéma représentant l’orientation de la lame, de l’axe optique et des


direction de polarisation avant et après passage dans la lame demi-onde ; 2θ représente
la rotation qu’à subit la direction de polarisation ; α est l’angle de l’axe optique par
rapport à l’origine verticale

Nous avons obtenu cet angle de 31,5° en prenant une rotation de la lame demi onde de
22°. Par rapport à l’origine (droite verticale : 0°), on aura donc l’axe optique à un angle
α =31,5°-22°= 9,5°

1. Cela signifie que la polarisation de la lumière en sortie de la lame demi-onde forme un angle de
90° par rapport à la polarisation du faisceau incident (qui sortait du laser à 13,5°). Si l’on se place à
-13,5°+90°=76,5°, on peut donc observer un maximum
2. On utilise ici la convention du sens horlogique, avec comme origine l’axe vertical

12
4.2.3 Direction de l’axe optique de la lame quart-d’onde
Afin de déterminer l’axe optique de la lame quart-d’onde, nous utilisons le même
dispositif qu’à la figure 7 en remplaçant la lame demi-onde par une quart d’onde.
A partir de là, nous recherchons le maximum d’intensité en faisant tourner la lame
quart-d’onde. On l’obtient pour une orientation de la lame de +28°. Ce maximum cor-
respond au fait que l’axe optique est aligné par rapport à la polarisation de la lumière
incidente, toujours à -13,5°.

En effet, comme vu dans la partie théorique, une lame quart-d’onde entraine une
modification de la polarisation en la rendant elliptique en sortie.
Un maximum détecté lorsque le polariseur est orienté à -13,5° correpond donc à une
ellipse étirée au maximum dans cette direction ce qui se produit lorsque l’axe optique est
orienté selon la polarisation de la lumière. De nos mesures nous déduisons donc que l’axe
optique est orienté à -41° lorsque la lame quart-d’onde est sur son origine.

Pour vérifier plus qualitativement ce résultat, nous observons l’intensité en mettant la


lame quart-d’onde à 28°+45°=73°. Dans cette configuration,l’axe optique et la polarisation
d’entrée forment un angle de 45°, la polarisation de sortie est donc circulaire (voir théorie)
et l’intensité doit rester relativement constante lorsqu’on fait tourner le polariseur. Nous
observons bien ce phénomène dans cette configuration avec une tension de la photodiode
qui varie d’environ 550mV à 750mV. Contrairement à d’autres dispositions où les écarts
entre les tensions maximales et minimales sont généralement supérieurs à 600mV.

4.3 Fonction de transfert


Après avoir étudier les éléments du circuits, nous nous intéressons ici à la fonction de
transfert du système suite à l’ajout de la cellule de Pockels. Pour ce faire, nous réalisons
le montage suivant : (voir fig 9)

Au niveau de l’orientation des lames et du polariseur : La lame demi-onde est orientée


à 6° afin que l’axe optique de celle-ci soit à 15,5° 1 et que la polarisation de la lumière
soit donc à 45° en sortie de cette lame. En effet, la polarisation de base est orienté selon
-13,5° et la lame demi-onde avec l’axe optique placé à 15,5° va tourner la polarisation de
+2θ avec ici θ=16°-(-13°)=29° ce qui amène à -13° +58°=45°.

Le polariseur est placé avec une orientation de -45°. Le - ici est purement arbitraire et
il est choisi dans notre cas afin d’observer un maximum à la tension particulière Vπ (voir
théorie). Si on choisi de l’orienter à +45°, nous obtient un minimum en Vπ .
La lame quart d’onde doit avoir son axe optique également orienté à -45° donc nous
orientons la lame quart-d’onde à un angle de -4°.

1. 6°+ ( α = 9, 5)= 15,5°

13
Figure 9 – Montage utilisé pour déterminer la fonction de transfert(l’intensité
lumineuse en sortie en fonction de la tension continue appliquée au cristal)de notre
système.

Une des propriétes de la lame quart-d’onde est de déplacer le maximum de la fonction


de transfert 1 . Nous avons mis en évidence cette propriété en gardant le même montage
mais en plaçant la lame quart-d’onde à un angle quelconque +24° et donc l’axe optique
à -17°. Finalement, nous ajoutons la cellule de Pockels et nous regardons l’intensité nor-
malisée en sortie en fonction de la tension continue appliquée au cristal.(voir fig 10)

Nous pouvons dès lors analyser cette fonction de transfert et comparer avec la théorie.
Plus précisément nous allons étudier cette courbe via l’équation (6). Nous remarquons
que nous trouvons bien un maximum et que ce maximum correspond à un déphasage Γ
égal à π car notre configuration respecte bien que θ est orienté à 45°.
Nous retrouvons également une valeur de Vπ expérimentale que nous pouvons compa-
rer avec la valeur théorique de 310,8 V. Selon nos mesures et selon notre représentation
graphique de la fonction de transfert, nous observons que notre maximum se situe bien
vers 310V ( voir fig 10), nous avons donc bien retrouvé expérimentalement la valeur at-
tendue.

Pour la 2ème courbe, nous remarquons que le maximum est situé aux alentours de
410V et cela vient nous confirmer que la lame quart-d’onde déplace la fonction de transfert
vers la droite ou la gauche en fonction de l’angle d’orientation de celle-ci.
1. Qui correspond donc à la direction du grand axe de la polarisation elliptique en sortie de la lame

14
Figure 10 – Fonction de transfert qui met en relation la tension appliquée à la cellule
de Pockels et l’intensité en sortie de montage selon 2 orientations de lame λ4

4.4 Vérification quantitative de la modulation d’amplitude et du


changement de phase en fonction de la tension continue ap-
pliquée ainsi que du doublement de fréquence en V π2
Nous souhaitons réaliser une modulation électro-optique d’un signal sinusoïdal. Pour
ce faire, nous réalisons le montage ci dessous (fig 11).
On reprends les résultats obtenus lors de notre étude des différents éléments du cir-
cuit et oriente donc la lame demi-onde à 6°,et le polariseur à -45°. On choisi cependant
de placer la lame quart-d’onde à un angle quelconque afin d’observer son effet.

Grâce à l’oscilloscope relié au signal sinusoïdal d’entrée, ainsi qu’à la photodiode qui
nous donne le signal de sortie, nous pouvons visualiser ces 2 signaux simultanément. Cela
nous permet donc de mesurer les valeurs d’amplitudes et de fréquences de ces signaux et
de voir le déphasage entre eux. 1

1. Il est important cependant de ne pas confondre avec le déphasage Γ qui se rapporte au déphasage
entre les ondes ordinaire et extraordinaires de la lumière, causée par le passage dans le cristal mis sous
tension.

15
Figure 11 – Montage utilisé pour vérifier quantitativement la modulation d’amplitude
et le doublement de fréquence à V π2

Avec le générateur de tension sinusoïdale, on applique au cristal une tension dont on


fixe l’amplitude au départ (environ 10V ici) ainsi qu’une tension continue dont on va faire
varier la valeur.

On choisi de prendre des captures d’écran de l’oscilloscope pour des tensions continues
allant de 0 à 640V par pas de 40V, et une à 760V 1 .

Sur la figure 13, on voit clairement l’influence de la position du point de fonctionne-


ment 2 sur la courbe de transfert. (voir fig 12)
En effet, si la tension continue fixée se situe sur la courbe de transfert vers le milieu
de la pente positive, on aura une réponse linéaire, et une amplification du signal qui
donnera un signal de sortie en phase avec le signal d’entrée 3 . C’est ce qu’on observe sur
le graphique a), pour une tension continue de 160V.
1. En effet, à 760V, on peut à nouveau observer un minima d’amplitude et un doublement de la
fréquence, ceci confirme le caractère périodique de ce phénomène.
2. Le point de fonctionnement peut être modifié en faisant varier la tension continue appliquée au
cristal et en gardant une orientation fixe pour le polarisateur ou inversément
3. Cela est du au signe de la pente, ici le gain est >1 (amplification) et positif (quand le signal d’entrée
est positif, celui de sortie le sera également

16
Figure 12 – Influence du point de fonctionnement sur la modulation du signal ; sur le
schéma du dessus on se situe sur un extréma, en sortie l’amplitude du signal est
diminuée et sa fréquence est doublée ; sur le schéma du bas la tension continue
correspond au milieu de la pente positive, cela donne un signal de sortie ampliflifié et en
phase avec celui d’entrée.[6]

En revanche, si le point de fonctionnement est vers le milieu de la pente négative, on


aura toujours bien une réponse linéaire mais l’amplification du signal donnera un signal
de sortie en opposition de phase avec le signal d’entrée. C’est ce qu’on observe sur le
graphique c), pour une tension continue de 520V.

Dans le cas d’un point de fonctionnement situé sur un extremum, la réponse ne sera
plus linéraire et on observera un doublement de la fréquence. La valeur de la pente sera
également beaucoup plus petite, inférieure à 1 et le signal de sortie en sera donc diminué
d’amplitude, on observe un minima. La dérivée seconde de la courbe de transfert détermi-
nera si le signal de sortie est en phase ou en opposition de phase lorsque le signal d’entrée
est positif. Sur le graph b) pour V=Vπ =360 V (correpondant à une dérivée seconde né-
gative) on voit que le signal de sortie est en phase avec celui d’entrée lorsqu’il est positif
et en opposition de phase lorsqu’il est négatif. C’est l’inverse sur le graph d) pour V =
760V (resp. positive).

17
(a) V=160V, Asortie =92mV (b) V=360V, Asortie =28mV, f doublée

(c) V=520V, Asortie =88mV (d) V=760V, Asortie =46mV, f doublée

Figure 13 – Captures d’écran de l’oscilloscope montrant le comportement du signal de


sortie (en bleu) à certaines valeurs particulières de tensions continues appliquées au
cristal.

18
4.5 Vérification qualitative de la modulation d’amplitude et du
doublement de fréquence avec radio et haut-parleur
Après avoir fait l’étude quantitative avec un signal sinusoïdal, on souhaite faire une
étude qualitative avec un signal radio et entendre la modulation via un haut-parleur.
Pour cela, on réalise le montage ci-dessous (fig 14) :

Figure 14 – Montage utilisé pour vérifier qualitativement la modulation d’amplitude et


le doublement de fréquence à V π2 , à l’aide d’une radio et d’un haut parleur

Le signal radio est d’abord amplifié par un amplificateur opérationnel, que l’on ali-
mente de +15V et -15V via des générateurs de tension continue. La sortie de l’amplifi-
cateur opérationnel est ensuite reliée aux deux entrées d’un transformateur via un cable
co-axial. Ce transformateur va amplifier le signal radio, on y ajoute deux capacités en
parallèle afin de le protéger des basses fréquences.
Ce signal radio amplifié est ensuite appliqué à la gaine et au coeur du cristal. On
applique également un signal continu au coeur du cristal et relie la gaine à la terre.

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A la sortie de la photodiode, on ajoute un amplificateur audio afin d’avoir un signal
assez fort pour le haut-parleur.
On fait ensuite varier la tension continue appliquée au cristal tout en écoutant grâce
au haut-parleur.
On remarque effectivement que, comme l’étude quantitative nous l’avait prédit, le
signal radio est minimal à 0V, devient fort et bien audible autour 160V, puis diminue
jusqu’à un minima autour de 360V où l’on entends des grésillements qui témoignent du
dédoublement de fréquence. Le volume ré-augmente ensuite jusqu’à un nouveau maxima
d’intensité vers 540V puis diminue jusqu’au minima vers 760V.

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5 Conclusion
En utilisant la loi de Malus, nous avons étudié certains éléments importants de nos
montages et pu en déterminer les propriétés (direction de polarisation du laser, axe op-
tique des lames demi et quart d’onde).

Sur base de cette étude, nous avons réalisé expérimentalement la fonction de transfert
du système tout en observant l’effet que certaines modifications (par exemple la direction
de la lame quart d’onde) provoquaient sur la courbe de résultats.

Nous avons ensuite effectué une étude quantitative de la modulation d’amplitude et


du changement de phase, en fonction de la tension continue appliquée au cristal.
Nous avons pu observer le lien entre la position du point de fonctionnement et la
modulation du signal en sortie.
Les captures d’écrans que l’on a relevé de l’oscilloscope montrent très clairement un
signal donc la phase varie continuellement en fonction de la tension continue appliquée.
On peut l’observer avec une amplitude maximale, en phase à une tension particulière
(160V) et en opposition de phase à une autre valeur de tension (520V).
On peut également observer les minimas d’intensités qui s’accompagnent d’un dou-
blement de la fréquence aux tensions particulières 360V et 760V.

Enfin, nous avons pu constater qualitativement cette modulation d’amplitude ainsi


que le doublement de fréquence, en utilisant une radio et un haut-parleur.
Ici aussi, nous avons remarquer les maximas d’intensités avec un volume très fort et
très net ; puis les minimas, accompagnés de grésillements dus au doublement de fréquence
à ces tensions particulières.

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6 Références
Bibliographie
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alimentation-a-transfo-pour-ampli-audio (visité le 26/12/2022).

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7 Annexe
Liste du matériel utilisé lors des différentes manipulations :
1. Laser (à gaz Neon-Hélium, rouge 632,8nm)
2. Polariseur
3. Photodiode
4. Voltmètre/Oscilloscope
5. Lame demi-onde
6. Cristal (LiN bO3 )
7. Lame quart d’onde
8. Générateur de tension
9. Amplificateur audio
10. Transformateur
11. Capacités
12. Amplificateur opérationnel
13. Source d’onde radio
14. Haut-parleur

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