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Rapport de Stage à TOCOM Sarl 2023-2024

rapport de stage

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Alain Bk
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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

PAIX-TRAVAIL-PATRIE PEACE-WORK-FATHERLAND
******** ********
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT MINISTRY OF HIGHER EDUCATION
SUPERIEUR
********
********
THE UNIVERSITY OF MAROUA
UNIVERSITE DE MAROUA
********
********
NATIONAL AVANCED SCHOOL OF
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES MINES AND PETROLEUM
MINES ET DES INDUSTRIES INDUSTIES
PETROLIERES
********
********
DEPARTEMENT OF PETROLEUM
DEPARTEMENT DE GENIE AND GAS MECHANICAL
MECANIQUE PETROLIER ET GAZIER ENGINEERING
******** ********

RAPPORT DE STAGE ACADEMIQUE AU SEIN DE LA SOCIETE


TOCOM Sarl

Rédigé par :
BAKOLLA PHILIPPE ALAIN LIONEL
Matricule : 19A092FM
Cycle : conception
Option : Transport et Stockage des Hydrocarbures

ENCADREUR PROFESSIONNEL :
ENCADREUR ACADEMIQUE :
M. DEUNGA LEOPOLD
Dr. NDEMANOU PEGUY
Directeur d’exploitation

ANNEE ACADEMIQUE : 2023-2024


SOMMAIRE :

SOMMAIRE : ............................................................................................................................. i
DEDICACE ................................................................................................................................ ii
REMERCIEMENTS ................................................................................................................. iii
LISTE DES FIGURES .............................................................................................................. iv
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCEUIL . 2
I.1 STRUCTURE DE LA BASE DE DOUALA BASSA ......................................... 2
CHAPITRE II : DEROULEMENT DU STAGE ................................................................... 6
1. PRESENTATION DES EQUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUEL .. 6
2. ACTIVITES MENEES ........................................................................................ 6
a) AU PORT AUTONOME DE DOUALA : ....................................................... 6
b) AU SEIN DE LA BASE :................................................................................. 7
CHAPITRE III : PROBLEMES NOTES ET SUGESTIONS ............................................... 8
1. PRESENTATIONS DES PROBLEMES RENCONTRES : ............................... 8
a) DANS LE DOMAINE MECANIQUE : .......................................................... 8
b) DANS LE DOMAINE ENVIRONNEMENTAL : .......................................... 9
2. PRESENTATIONS DES SUGGESTIONS : ....................................................... 9
3. ENTRETIEN DES SÉPARATEURS EAU-HUILE .......................................... 17
CONCLUSION ........................................................................................................................ 20

i
DEDICACE

A mes parents adorés monsieur et madame YETNA qui ont toujours été là et qui ne cesse de
contribuer à mon encadrement moral, physique et spirituel à fin que je sois Homme à part
entière, mon grand-cousin et père monsieur NJEL EDOUARD qui m’a pris sous son aile et sa
responsabilité durant tout mon séjour durant le déroulement de ce stage, à ma sœur NGO
YETNA JULIENNE qui m’est d’un grand soutient, à mes frères, mes belles-sœurs, mon beau-
frère et en fin mes amis et camarades qui sont avec moi au quotidien. Tous de près ou de loin
ont contribué à ce que ce document soit établit part ma modeste personne et pour cela je tiens
à les remercier.

ii
REMERCIEMENTS

Mes sincères remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui ont contribué de près ou de loin
à mon éducation.
Je tiens à remercier :
• Le DIEU tout puissant pour le souffle de vie qu’il m’accorde tous les jours
• Le Professeur pour la qualité de la formation reçue à l’ENSMIP
• Le Docteur KARGA TAPSIA LIONEL pour sa bonne gestion du département GMPG
• Le Directeur général de TOCOM Sarl, Monsieur TCHOUKOUMENI LEONEL pour
le stage qu’il m’a offert au sein de son entreprise
• Le Directeur Commercial monsieur TAKOUBOBE LOUIS-MARIE
• Le Directeur d’exploitation monsieur DEUNGA LEOPOLD, pour son encadrement
• Le chef du département soutage, monsieur ZE ARNOLD
• Le chef de la base, monsieur NGUEWE ERIC pour les connaissances transmises
• Le personnel de la société TOCOM

iii
LISTE DES FIGURES

Figure 1:guérite et entrée de la base ........................................................................................... 2


Figure 2:parking du DG ............................................................................................................. 2
Figure 3: parking ........................................................................................................................ 2
Figure 4:parking plus zone de stockage ..................................................................................... 3
Figure 5: zone de nettoyage........................................................................................................ 3
Figure 6: Process Diagram ( in respectfull of all the protection of the environnement and framed
by confirmed house .................................................................................................................... 4
Figure 7: organigramme ............................................................................................................. 5
Figure 8: séparateur gravitaire .................................................................................................. 11
Figure 9: séparateur rectangulaire ............................................................................................ 13
Figure 10: Les valeurs du facteur de correction de débit ......................................................... 15

iv
INTRODUCTION

Les moteurs de propulsion des navires utilisent comme carburant un produit de fin de
distillation de pétrole brut, inutilisable directement. Ce combustible nécessite une purification
par centrifugation, afin d'éliminer l'eau et les particules abrasives constituées de métaux lourds
(vanadium, nickel), de sédiments et autres. Cette opération, à charge du navire, génère environ
1% de résidus qu'il faut, soit débarquer périodiquement, soit incinérer au fur et à mesure, mais
surtout de ne pas déverser par-dessus bord. L'alternative logique de rendre plus simple la vie du
pauvre marin, serait d'effectuer cette opération industriellement à terre, dès la sortie de
raffinage. Mais malheureusement, ce résidu généré a une valeur marchande dans certains pays
d'Afrique sub-saharienne et en Chine. Il intéresse très peu nos pays développés, qui préfèrent
déléguer aux navires la gestion de cette marchandise indésirable. Notre stage s’est effectué dans
l’une des structures qui a fait de son cheval d’action la valorisation des huiles usées issues de
ces bateaux.

1
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE
D’ACCEUIL

La société TOULA COMPAGNY SARL (SLUDGE AND CARBAGE COMPAGNY) , est


une société de valorisation des déchets d’hydrocarbures , situé dans la zone industrielle de
Douala-Bassa elle a une capacité de 384000L minimum de traitement et stockage des huiles
usées issues des bateaux. Elle effectue se travail au travers des procédés régis par le normes
internationales et encadrées par le ministère des mines et du développement technologique, le
ministère de l’environnement ;

I.1 STRUCTURE DE LA BASE DE DOUALA BASSA

Figure 1:guérite et entrée de la base

Figure 2:parking du DG

Figure 3: parking

2
Figure 4:parking plus zone de stockage

Figure 5: zone de nettoyage

3
collection , on treatement
the producer's valuation
site and
control by appropriate on the site of recycling
inssuance of final report
ourtechnicians trucks transport TOULA incineration (if
certificate and
traceability neccessary)
amnifesto quantification

Figure 6: Process Diagram ( in respectfull of all the protection of the environnement and framed by confirmed house

4
PDG

monsieur DJEUMI CYRILLE

DG
monsieur TCHOUKOUMENI
LEONEL

DIRECTEUR DIRECTEUR
COMMERCIALE D'EXPLOITATION
monsieur TAKOUBOBE
monsieur DEUNGA LEOPLOD
LOUIS-MARIE

chef du
département chef de la base
soutage et au port
monsieur ZE ARNOLD monsieur NGUEWE ERIC

Personnel personnel de la
technique soutage base
Au niveau du port autonome Zone industrielle de Douala
de Douala Bassa

Figure 7: organigramme

5
CHAPITRE II : DEROULEMENT DU STAGE

Le stage a été effectué du 27 février 2024 au 01 Avril 2024 au sein de KING ENERGY et du
02 Avril 2024 au 02 Aout 2024 au de la société TOULA, sous l’encadrement professionnel de
monsieur DJEUGA Leopold, Directeur des opérations qui nous a affecté tour à tour dans les
différents départements de la structure que sont : la base (zone de valorisation et du stockage
des huiles usée des Bateaux) à fin d’en découvrir les rouages et de nous initier ainsi au domaine
technique, le département de la Logistique.
Le stage allait de 8h à 17h du lundi au vendredi, en absence de jours fériés.

1. PRESENTATION DES EQUIPEMENTS DE PROTECTION


INDIVIDUEL

Avant tout propos il faudrait connaitre les différentes règles de sécurité de la société qui sont
les suivantes :
▪ Marquer son heure d’arrivée et de départ
▪ Respecter les pictogrammes ;
▪ Marcher dans les lignes marquant la zone de circulation piétonne ;
▪ Le port des EPI que sont : le casque de sécurité, les gants, une combinaison en coton,
des chaussettes, des chaussures de sécurité ;
▪ Arborer son badge d’employer.

2. ACTIVITES MENEES

a) AU PORT AUTONOME DE DOUALA :

Le port autonome de Douala est situé dans la zone situant au niveau des berges du Wouri pour
y accéder il faudrait avoir un badge d’accès (journalier, annuel ou mensuel) ; les opérations
d’enlèvement du produit se font au niveau des quais nous avons : le poste 61, poste 1, poste 12,
... bien évidement les EPI sont de rigueur pour accéder aux quais, l’accès au bateau est régi par
la présentation de la documentation allant des autorisations de chargement au bordereaux de
prélèvement comprenant les quantités qui seront prélevées. Il s’agit de récupérer le Sluge qui
est une huile usée des bateaux qui ne peut être vidanger dans la mer mais avec un potentiel
énergétique. Le déchargement s’effectue comme suit :
• Le déchargement du produit : on délimite le périmètre de sécurité en suite sont
effectuées les connections entre le bateau et le camion après avoir arrêté le moteur. Les
pompes au niveau du bateau sont actionnées et le déchargement du bateau peut ainsi
débuter ; ici les vidanges s’effectuent au niveau des cales et le produits ressort de là
mélangé à l’eau et à de nombreux déchets.

6
Ici cela nécessite en moyenne deux personnes une qui contrôle l’entrée du produit dans
le camion, celle-ci est placée au-dessus du camion, l’autre est sur le bateau et interagie
avec l’équipage en vue du contrôle du bon déroulement des opérations. A la fin toutes
les connexions sont défaites et les papiers pour la sortie de la zones portuaires sont
effectués et le camions peut sortir.

b) AU SEIN DE LA BASE :

La base est située au niveau de la zone industrielle Bassa, réceptionne le produit en suite le
valorise au travers du chauffage, et la dépollution du produit selon les cas. Les principales
activités au sein du dépôt sont : la valorisation le dépotage, l’empotage, les opérations de
comptages/calcul des stocks, l’attribution des bordereaux de chargement, la maintenance
de la logistiques, l’affrètement des différents camions citernes. Ici le travail débute selon
qu’il y’a dépotage ou empotage, une opération de comptage du produit ou les opérations de
valorisations. Avant toutes opérations une estimation des volumes de produits est effectuée en
présence du directeur commerciale avant toutes opérations.
• Valorisation : le produit (l’huile usée, les déchets d’hydrocarbures) récupérés au port
est conduite à la base pour être traitée le camion est positionné au début de la chaine
pour purger la quantité d’eau présente dans le produit au niveau du bassin de
décantation. Selon les caractéristiques visuelles ou ceux communiqués à la structure un
traitement sera effectué sur le produit. Le produit est purgé car celui-ci est issu des cales
de bateaux et donc contient des déchets et une grande quantité d’eau. Après la
décantation il est dirigé vers la chaudière où le produit est chauffé afin de le fluidifier,
et d’autres opérations visant à le dépolluer sont effectuées ;

• Etapes de stockage : avant toutes opérations de stockage, le comptage du produit


s’effectue et parfois à l’aide de cubitenaires en suite l’on fait une comparaison avec le
volume estimé au départ avant sa valorisation ; à la fin le produit obtenu est stocké.

• L’empotage : lors qu’un camion est affrété il vient à la base pour un chargement ; il
s’effectue comme suite :

❖ Positionnement du camion
❖ Arrêt du moteur
❖ Le périmètre de sécurité est délimité
❖ Installation des extincteurs
❖ Positionnement des pompes
❖ Ouvertures des trous d’hommes (pour contrôler si y’a un liquide présent dans la
citerne) qui seront laissé ouvert tour à tour pour le chargement de chaque
compartiment
❖ Connexion des flexibles (par le haut pour les camions citernes et par le bas ou par le
haut de la cuve selon la nature du produit)
❖ Vérifications des connexions
❖ Les pompes sont actionnées et le chargement débute (les compartiments sont remplis
de l’avant à l’arrière ou en simultané selon la nature du produit ou des échéances)

7
❖ Une à deux personnes sont au sol pour le contrôle des pompes et des connexions
qu’au-dessus deux autres (un employé plus le chauffeur du camion ou le convoyeur si
y’en a un) sont sur la citerne à contrôler l’entrée du produit dans le camion et que les
compartiments se remplissent correctement
❖ Dès que la citerne est chargée les pompes sont arrêtées, les flexibles sont déconnectés
❖ Vérification du certificat de jaugeage du camion
❖ On procède au jaugeage du niveau de produit présent dans la citerne à l’aide d’un té
afin d’avoir les indices qui permettent de calculer le volume total présent dans le
camion (par un employé en présence du convoyeur ou du chauffeur)
❖ Calcul du volume empoté
❖ Si la cuve dans laquelle on a prélevé le produit n’est pas vide on va procéder à
jaugeage pour déterminer le volume restant
❖ La dépollution du sol à l’aide de la suie de bois pour absorber l’huile déversée durant
l’empotage

CHAPITRE III : PROBLEMES NOTES ET SUGESTIONS

1. PRESENTATIONS DES PROBLEMES RENCONTRES :

Au cours de notre stage nous avons eu à noter de nombreux problèmes allant de la mécanique
à l’environnementale en passant par la protection des individus. Ci-dessous seront donc
présentés les différents problèmes relevés au courant de notre de notre stage. Ces problèmes
ont été répertoriés et classifiés en fonctions du domaine dans lequel ils interviennent

a) DANS LE DOMAINE MECANIQUE :

• Les soudures et la vanne sont fragilisées au niveau de la cuves de 50000L


• Problèmes réguliers de pompes défectueuses
• Les problèmes au niveau des pompes (pas assez puissantes, pannes récurrentes)
• La vétusté des cubiténaires (certains ne sont plus étanche)
• Certains camions présentent des fissures qui laisse s’échapper le produit
• Les vannes des camions ne sont plus étanches obligé de mettre les seau et récipients en
dessous des vannes
• Absences de graduation de niveau de liquide sur les cuves de stockage ou de tige de
jaugeage pour les bacs
• La chaudière ne fonctionne plus
• Absence de coalesceurs ou de tout autres séparateurs en états
• Le Sludge n’est pas traité par un procédé correct (respectant les normes), ce n’est que
le problème de densité qui traité ici en effectuant les balance et les mélanges de produits,
ce qui n’est pas suffisant

8
• Espace de stockage encombré et mal agencé
• Sol du parking en mauvais état (ferraillage apparent)
• Absence d’un maintenancier, aussi d’un plan de maintenance et aussi d’un mécanicien
• Procédé de séparation à tâtons

b) DANS LE DOMAINE ENVIRONNEMENTAL :


• Bassin de décantation non fonctionnel
• Absence de drainage des eaux usées et polluées (absences de rigoles)
• Absence de bac de stockage de siures
• Personnel ne respecte pas les règles de sécurité (port des EPI, touchent le produit à
même les mains, inhalent les vapeurs souffrez)
• Rejet de l’eau non dépolluées dans la nature
• Bassin de décantation pas étanche
• Absence d’un ingénieur QHSE (Qualité Hygiène Sécurité Environnement)
• Les normes sur la sécurité (des biens et des personnes) sont appliquées de manières
approximatives

2. PRESENTATIONS DES SUGGESTIONS :

Le problème majeur que l’on s’est essayé à résoudre est celui de la contamination du de l’eau
usée de la base de TOCOM, à Douala zone industrielle Bassa au travers de la conception
d’un bassin de décantation qui fonctionnera de manière efficace bien que n’étant pas suffisant
mais primordiale dans la mesure où la structure ne saurait fonctionner sans au moins un bassin
de décantation. Il sera question d’améliorer le bassin déjà présent. Les normes API 12J, API
421, ACI 350 et ACI-504 en vue de régler ce disfonctionnement

9
Principe de la séparation gravitaire :

La séparation de l’huile et de l’eau est différente de la séparation par décantation des solides.
Les gouttelettes d'huile fusionnent en gouttelettes sphériques plus grosses, tandis que les solides
s'agglomèrent en masses plus grandes mais ne fusionnent pas en particules qui ont des rapports
surface/volume inférieurs à ceux du pétrole.

Théorie de base :
Le rôle d’un séparateur par gravité est d’intercepter, dans les eaux usées, les huiles ou les
hydrocarbures qui ne sont ni solubles dans l’eau, ni présents sous forme d’émulsion. Un
séparateur eau-huile est donc essentiellement une chambre de séparation dans laquelle on crée
des conditions d’écoulement suffisamment calmes (répartition des vitesses d’écoulement) pour
que les gouttelettes d’huile dispersées dans l’eau remontent à la surface grâce à l’écart entre les
densités respectives de l’huile et de l’eau. La théorie de la séparation eau-huile est basée sur le
fait que, dans un séparateur idéal où l’on suppose qu’il n’y a ni turbulence ni court-circuit,
toutes les gouttelettes d’huile atteindront la surface si leur vitesse ascensionnelle (Vt) est égale
ou supérieure à la profondeur de l’eau (d) divisée par le temps de rétention (T).
𝑑
𝑉𝑡 = (1)
𝑡

Le temps de rétention est défini comme étant le volume du séparateur divisé par le débit. La
formule (1) peut donc être exprimée de la façon suivante :
𝑑 𝑄𝑚
𝑉𝑡 = 𝐿𝐵𝑑 = (2)
𝐿𝐵
𝑄𝑚

Vt = vitesse ascensionnelle des gouttelettes d’huile (cm/s) ;


𝑑 = profondeur d’eau (cm) ;
L = longueur interne du séparateur ou de la zone de séparation (m) ;
B = largeur interne du séparateur ou de la zone de séparation (m) ;
𝑄𝑚 = débit d’eaux usées (m3/s)
Comme le produit de la longueur (L) et de la largeur (B) du séparateur représente sa surface
horizontale (Ah), la formule (2) est simplifiée sous cette forme :
𝑄𝑚
𝑉𝑡 = (3)
𝐴ℎ

Où : Ah = surface horizontale interne du séparateur ou de la zone de séparation (𝑚2). Dans le


cas d’un séparateur du type rectangulaire, ses dimensions sont représentées de la façon suivante
dans la figure ci-dessous :

10
Figure 8: séparateur gravitaire

L’équation (3) démontre bien que la surface horizontale (𝐴ℎ) du séparateur ainsi que le débit
d’eaux usées (𝑄𝑚 ) sont en relation directe avec la vitesse ascensionnelle des gouttelettes
d’huile.
Remarque : Théoriquement, la profondeur de l’eau est une variante indépendante.
Le principe de la séparation par gravité repose évidemment sur la différence des densités de
l’eau et de l’huile insoluble. Dans le régime laminaire qui caractérise les séparateurs industriels
et qui correspond à des nombres de Reynolds inférieur à 800. La séparation relève d’une loi
simple de la mécanique des fluides où la vitesse ascensionnelle des gouttelettes d’huile peut
être calculée à partir de la loi de Stokes.
La décantation des particules solides dans un dispositif de séparation est régie par la loi de
Stokes. Dans un séparateur API, c'est également le principe de fonctionnement, mais les
gouttelettes montent au lieu de tomber. 2) Les particules sont de la même taille 3) Le flux est
laminaire, à la fois horizontalement et verticalement Cette fonction, énoncée simplement, est
(Perry 1984) :
𝑔
𝑣𝑝 = 18µ × (𝜌𝑝 − 𝜌𝑐 ) × 𝐷2 (3)

• 𝑣𝑝 = 𝑣𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑠é𝑑𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒𝑙𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠, 𝑐𝑚/𝑠𝑒𝑐

11
• 𝑔 = 𝑙’𝑎𝑐𝑐é𝑙é𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑔𝑟𝑎𝑣𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒 é𝑔𝑎𝑙𝑒 à 981 𝑐𝑚/𝑠2
• µ = 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑠𝑐𝑜𝑠𝑖𝑡é 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑎𝑢 () 𝑒𝑛 𝑝𝑜𝑖𝑠𝑒 𝑜𝑢 𝑔/𝑐𝑚. 𝑠
• 𝜌𝑝 = 𝑑𝑒𝑛𝑠𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒 (𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒𝑙𝑒𝑡𝑡𝑒), 𝑔𝑚/𝑐𝑚3

• 𝜌𝑐 = 𝑑𝑒𝑛𝑠𝑖𝑡é 𝑑′𝑢𝑛 𝑓𝑙𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢, 𝑔𝑚/𝑐𝑚3


• 𝐷2 = 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒, 𝑐𝑚
Puisque l'équation a été développée pour la chute de solides, la vitesse de montée d'une
particule (ou d'une gouttelette) est un nombre négatif. Les hypothèses formulées par Stokes
dans ce calcul sont :
• Les particules sont sphériques ;
• Les particules sont de la même taille ;
• Le flux est laminaire, à la fois horizontalement et verticalement ;
La température de l’eau est importante, car elle a une influence sur sa viscosité et sa
densité. Par exemple, dans une eau à 10°C, l’huile monte deux fois moins rapidement
en surface que dans une eau à 30°C.
D’autre part, le diamètre des gouttelettes s’avère un facteur important, car la vitesse
d’ascension des gouttelettes est directement proportionnelle à leur diamètre au carré. En effet,
l’American Petroleum Institute (API) considère qu’une séparation relativement efficace peut
être effectuée dans un séparateur classique pour des gouttelettes d’huile ayant un diamètre d’au
moins 150 microns. Dans les mêmes conditions, une gouttelette de 60 microns de diamètre
aurait une vitesse ascendante six fois moins élevée. La vitesse d’une gouttelette de 20 microns
de diamètre serait 560 fois moins élevée.
L’équation de Stokes est la base sur laquelle repose la conception (dimensionnement) des
séparateurs eau-huile. L’efficacité d’un séparateur est fonction de plusieurs facteurs. Les plus
importants sont les suivants :
• Les caractéristiques des eaux à traiter (huiles solubles ou en émulsion, présence de
matières en suspension) ;
• La densité et la taille des gouttelettes d’huile. Les gouttelettes plus grosses montent plus
rapidement en surface de l’eau. Dans un séparateur classique, la limite recommandée par
l’API pour la taille des gouttelettes est de 0,015 cm (150 microns).
Les gouttelettes ayant des tailles inférieures peuvent difficilement être captées par un
séparateur gravitaire classique.
• La conception du séparateur et les débits d’eaux usées à traiter ;
• La concentration initiale du mélange eau-huile ;
• La mise en place d’un dispositif pour réduire la turbulence et distribuer uniformément
l’écoulement sur toute la largeur du séparateur ;
• La température de l’eau

12
❖ Séparateurs classiques (rectangulaires ou cylindriques) :
Les séparateurs rectangulaires ou cylindriques offrent généralement le même type de
performance, dans la mesure où leur dimensionnement a été fait selon les principes
mentionnés précédemment. Ce sont les types de séparateur qui sont les plus fréquemment
installés lorsque les normes ou les exigences de rejet en hydrocarbures sont de l’ordre de 15
mg/L.

Figure 9: séparateur rectangulaire

❖ Dimensionnement de Décanteur aux normes API :


Conception d’un séparateur eau-huile L’objet de la présente section est d’exposer les principes
fondamentaux qui doivent être pris en considération lors de la conception d’un séparateur eau-
huile.
Utilisez les critères de dimension du séparateur suivants :
Profondeur de l'eau du séparateur, d ≥3≤8 pieds (pour minimiser les turbulences) (American
Petroleum Institute, 1990 ; Corps des ingénieurs de l’armée américaine, 1994)
Largeur du séparateur, 6 à 20 pieds (WEF et ASCE, 1998 ; King County Surface Water
Management, 1998)
Profondeur/largeur (d/w) de 0,3 à 0,5 (American Petroleum Institute, 1990)
Dimensionnement d’un séparateur eau-huile Selon la théorie de base :
Le dimensionnement d’un séparateur peut être calculé en fonction des paramètres suivants :

13
Débit à traiter Q =
𝜌 : masse volumique de l’eau à 20°C = 1 g/cm3
𝜌’ : masse volumique de l’huile à 20°C = 0,95 g/cm3
𝑔 ∶ Accélération de la pesanteur = 981 cm/s2
 ∶ Viscosité dynamique de l’eau = 0,01006 (poises)
𝑑 ∶ Diamètre du globule ou gouttelette d’huile = 0.015 centimètres
Vitesse ascensionnelle (𝑉𝑡 )
La vitesse ascensionnelle 𝑉𝑡 se calcule selon la loi de Stokes : dans le cas d’une gouttelette
d’huile de 150 microns (0,015 cm), l’équation (4) devient :
𝑔 2
𝑉𝑡 = 𝐷 (𝜌 − 𝜌′ )
18µ
Surface horizontale minimale du séparateur 𝑨𝒉
Pour un séparateur idéal, Le facteur 100 est utilisé pour convertir la vitesse en m/s. Dans la
pratique, il faut toutefois tenir compte d’un facteur de turbulence et de court-circuitage.
L’équation devient donc on a la relation suivante :
𝑄𝑚 × 100
𝐴ℎ = 𝐹
𝑉𝑡
F = facteur de turbulence et de court-circuitage exprimé en fonction du rapport entre la vitesse
d’écoulement et la vitesse ascensionnelle des gouttelettes d’huile (Vh/Vt). Les valeurs
suggérées de « F » sont mentionnées dans le Tableau 1
Il est également possible d’exprimer sous forme graphique les valeurs du facteur de turbulence
et de court-circuitage (F) en fonction du rapport des vitesses d’écoulement et la vitesse
ascensionnelle tel qu’illustré à la figure IV.1.

14
La vitesse d’écoulement 𝑉ℎ doit être la plus petite des vitesses suivantes : 𝑉ℎ = 15 𝑉𝑡 = 0.27
cm/s 𝑉ℎ/𝑉𝑡 = 15 F = 1.64

Figure 10: Les valeurs du facteur de correction de débit

× 100
𝐴ℎ =×

Section verticale 𝑨𝒄
𝐴𝑐 = 𝑄𝑚/𝑉ℎ
𝐴𝑐 = = 1.72𝑚²
𝑄𝑚 = débit maximal d’eaux usées (m/s)
Ac = surface latérale du séparateur (𝑚2 ) = largeur (B) x profondeur d’eau (d)
Le rapport profondeur/largeur se situe généralement entre 0,3 et 0,5.
Profondeur d
𝐴𝑐
𝑑=
𝐵

𝑑=

15
On choisit une largeur B= 2m, la norme API prévoit que la largeur B doit être comprise entre
1,8 et 6 mètres, on aura :
La Longueur L
𝑨𝒉
𝑳=
𝑩
Temps de séjour Ts :
𝑳
𝑻𝒔 = 𝑽𝒕

𝑻𝒔 = =

On doit prolonger le décanteur pour respecter la spécification API qui préconise un temps
de séjour Ts de 60 minutes,

m → mn
X → 60 m
𝑋=

𝑋=𝑚

Spécifiez les tests de performances appropriés après l'installation mise au point et/ou
certification par un ingénieur professionnel attestant que le séparateur fonctionne
conformément aux objectifs de conception
Des mesures correctives rapides doivent être prises s'il est déterminé que le séparateur n'atteint
pas des niveaux de performance acceptables
Critères pour les baies de séparation :
Facteur de correction de 2,15 (voir le chapitre 4 de ce volume pour une définition du débit de
conception pour la qualité de l'eau).
Critères pour les chicanes : séparateur, ou autrement nuire à l’efficacité à long terme du
séparateur.
• Pour collecter les matières flottantes et les solides décantables, dimensionnez la superficie du
bief amont à ≥ 20 pi² par 10 000 pi² de surface s'écoulant vers le séparateur
. La longueur du bief amont doit être comprise entre 1/3 et 1/2 de la longueur de l'ensemble du
séparateur.
Incluez des tamis de dégrossissage pour le bief amont ou en amont du séparateur pour éliminer
les débris, si nécessaire.

16
Les ouvertures de l'écran doivent être d'environ 3/4 de pouce. Des mesures correctives rapides
doivent être prises s'il est déterminé que le séparateur n'atteint pas des niveaux de performance
acceptables.
Mise au point et/ou certification par un ingénieur professionnel attestant que le séparateur
fonctionne conformément aux objectifs de conception.
• Inclure un mécanisme d'arrêt au niveau du tuyau de sortie du séparateur. (Roi • Les déflecteurs
de rétention d'huile (déflecteurs supérieurs) doivent être situés à au moins 1/4 de la longueur
totale du séparateur à partir de la sortie et doivent s'étendre sur au moins 50 % de la profondeur
de l'eau et à au moins 1 pied du fond du séparateur. • Utilisez des absorbants et/ou des écrémeurs
dans le compartiment arrière, au besoin.
• Le rapport entre la hauteur du déflecteur et la profondeur de l'eau doit être de 0,85 pour les
déflecteurs supérieurs et 0,15 pour les déflecteurs inférieurs
• Dimensionner la baie de séparation pour le débit de conception de la qualité de l'eau

3. ENTRETIEN DES SÉPARATEURS EAU-HUILE

L’entretien des séparateurs est l’un des facteurs les plus importants à considérer en ce qui a trait
à leur efficacité. La vidange d’huile à l’intérieur du séparateur doit être faite régulièrement. Si
tel n’est pas le cas, il existe un danger que l’huile accumulée soit évacuée directement à
l’effluent à la suite de l’ajout d’un débit d’eau huileuse dépassant celui qui a été retenu lors de
la conception de l’appareil. Le tableau 2 propose un mode de suivi relatif à l’entretien des
séparateurs d’huile.
Détermination de la hauteur d’huile
La hauteur d’huile dans la chambre de séparation peut être déterminée au moyen d’une règle
de jaugeage. Une pâte soluble dans l’eau est appliquée sur la règle sur une longueur de 30 cm.
La distance entre le point où la couleur de la pâte change (l’interface eau-huile) et le niveau
supérieur du liquide mouillé représente l’épaisseur de la surface d’huile.
Détermination de la hauteur de boues
Une jauge calibrée est utilisée pour mesurer le niveau d’eau lorsque le séparateur est neuf et
rempli d’eau, c'est-à-dire avant que les boues ne s’accumulent dans le système. Pour mesurer
les boues, la jauge est insérée dans l’orifice d’inspection en la maintenant à la verticale et en
l’abaissant lentement dans le séparateur jusqu’au moment où il se produit une faible résistance.
La jauge atteint alors la partie supérieure des boues. La lecture est notée et enregistrée à un
endroit de référence pratique, par exemple le dessus de l’orifice d’inspection. L’écart entre la
profondeur du liquide constatée et le niveau d’eau lorsque le séparateur est neuf représente la
hauteur de boues.
Quelques définitions pour aider à la compréhension du tableau 2
Utilisation en continu

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Unité de traitement d’hydrocarbures mise en place pour contrôler en continu ou en semi continu
les rejets liquides provenant d’opérations régulières (ex. : lavage d’équipement, drainage des
eaux d’un garage, condensats de compresseurs).

Utilisation préventive
Unité de traitement d’hydrocarbures mise en place pour minimiser l’impact d’un déversement
accidentel d’un équipement contenant des hydrocarbures (ex. : à la sortie de transformateurs
redresseurs, traitement de vidange ponctuelle de bassins de confinement autour d’un réservoir,
drainage de poste d’essence).
Modèle simple Séparateur de type API ou équivalent (simple, coalescent ou lamellaire) muni
d’un conduit d’amenée, d’un conduit de sortie et dont les huiles accumulées sont vidangées
ponctuellement.

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CATÉGORIE FRÉQUENCE SUIVI CRITÈRE -
COMMENTAIRE

Hauteur d’eau supérieure


Hauteur d’eau ou égale à 80 % du
Modèle simple utilisé en volume du réservoir
continu (vidange
ponctuelle des huiles)
Espace suffisant pour
Hauteur de boues dégager le drain

Mensuelle
Dates et volumes
Vidanges d’huile vidangés

Concentration C10-C50 Échantillon instantané


à la sortie1 (trimestrielle

Maintenue selon
Hauteur d’huile dans le l’ajustement d’opération
séparateur (normalement de l’ordre
de 1,25 cm)
Modèle complexe utilisé Trimestrielle
en continu (vidange Hauteur d’huile dans le Inférieur à 80 % de sa
continue des huiles) réservoir capacité
d’emmagasinage des
huiles
Absence d’eau ou d’huile
Liquide dans le bac de pour maintenir la
confinement capacité en cas de
déversement
Hauteur de boues Espace suffisant pour
dégager le drain

Vidanges d’huile Dates et volumes


vidangés
Concentration C10-C50 Échantillon instantané
à la sortie
Hauteur d’eau Supérieure à 80 % de sa
capacité
Séparateur en utilisation Printemps, été et Tuyauterie de sortie Absence de colmatage
préventive (ex. : pour les automne
transformateurs)
Vidanges d’huile Dates et volumes
vidangés
Valve manuelle de sortie Maintenue en position
si existante au niveau des fermée
bassins de confinement
des réservoirs

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CONCLUSION

Tout au long du stage qui s’est déroulé du 02 Avril au 02 Aout 2024 il a s’agit de travailler dans
la valorisation des huiles usées de bateaux au sein de la société TOCOM SARL, tout au long
de celui-ci de nombreux problèmes on été énumérés et aussi certaines procédures de résolutions
ont été établies ; au regard de cette activités beaucoup est encore à améliorer sur le plan
technique et organisationnel de ce domaine en particulier le volet environnemental au sein de
cette structure ; nous y ressortons enrichis de connaissances pratiques et d’expérience dans la
gestions des taches , du personnel et bien d’autre encore. La valorisation de ces déchets est
primordiale pour la préservation de la vie marine ainsi que la rentabilité économique de ce
produit.

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