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TP Calcul Des Structures Hydrauliques

Dans ce document nous montrons les procédé pour calcul une Canale de dérivation

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Sujet : CANAL DE DERIVATION D’UNE CENTRALE HYDROELECTRIQUE

I. Partie théorique
Est une infrastructure essentielle qui permet de rediriger une partie du débit d’une rivière ou
d’un cours d’eau vers les turbines de la centrale. Voici quelques points clé concernant son
fonctionnement et son importance :

1. Fonction
Un canal de dérivation dans une centrale hydroélectrique joue un rôle crucial dans la gestion
des flux d’eau et dans l’optimisation de la production d’énergie. Il guide l’eau vers la centrale,
ou l’énergie cinétique de l’eau en mouvement est convertie en énergie électrique. Voici les
principales fonctions et caractéristiques d’un canal de dérivation :

1.1. Détournement de l’eau :


Le canal de dérivation permet de détourner une partie du débit d’une rivière ou d’un lac vers
les turbines de la centrale sans interférer avec le cours principal de l’eau

1.2. Régulation du débit :


Il ide à réguler le débit d’eau qui alimente la centrale, garantissant ainsi que les turbines
reçoivent une quantité d’eau appropriée pour fonctionner efficacement

1.3. Réduction de l’impact environnemental :


En permettant de maintenir le débit d’eau dans le cours principal, le canal de dérivation aide à
minimiser les impacts environnementaux sur les écosystèmes aquatiques en conservant l’habitat des
poissons et autres organismes.

1.4. Stockage temporaire :


Certains canaux de dérivation peuvent être équipés de réservoirs temporaires ou de bassins pour
stocker l’eau afin de faire face aux fluctuations de la demande d’électricité.

1.5. Système d’évaluation des ressources :


Le canal peut également servir à surveiller la quantité d’eau disponible et à évaluer les ressources
hydrographiques, soutenant ainsi la gestion durable de l’eau.

1.6. Optimisation de la production d’énergie :


En dirigeant une quantité optimale d’eau vers les turbines à différents moments, le canal de dérivation
contribue à maximiser la production d’électricité, en fonction des besoins et des conditions
hydrologiques.

En résumé, le canal de dérivation est un élément clé qui permet à une centrale hydroélectrique
d’exploiter efficacement les ressources en eau tout en tenant compte de l’impact environnemental et
des besoin énergétiques.
2. Conception
Est une étape cruciale dans le processus de développement d’un projet hydroélectrique. Elle garait un
débit d’eau optimal et pour minimiser la perte d’énergie par friction. Il peut s’agir d’un canal ouvert ou
d’un tunnel. Voici quelques éléments clés à considérer pour cette conception

2.1. Analyse des besoins hydrauliques :

 Débits : Evaluer le débit d’eau nécessaire pour la production d’énergie.


 Variabilité saisonnière : Prendre en compte les variations saisonnières de débit.

2.2. Alignement et tracé du canal :

 Topographie : étudier la topographie du site pour déterminer le meilleur tracé.


 Longueur et pente : Optimiser la longueur et la pente pour minimiser les pertes de charge.

2.3. Dimensions du canal :

 Largeur et profondeur : Calculer les dimensions en fonction du débit prévu et la vitesse de


l’eau.
 Profil hydraulique : Utiliser des modelés hydrauliques pour simuler le comportement de
l’eau dans le canal.

2.4. Matériaux et Construction :

 Choix des Matériaux : Sélectionner des matériaux adaptés pour la construction, résistants à
l’érosion et aux conditions environnementales.
 Techniques de construction : Prendre en compte les méthodes de construction qui
minimisent l’impact sur l’environnement.

2.5. Gestion des impacts environnementaux :

 Evaluation environnementale : Réaliser une étude d’impact pour identifier et atténuer les
effets sur l’’écosystème local.
 Passages aquatiques : Intégrer des dispositifs pour permettre la migration des poissons et
autres espèces aquatiques.

2.6. Sécurité et maintenance :

 Aménagement de sécurité : Elaborer des solutions pour éviter les inondations et garantir la
sécurité des infrastructures.
 Plan de maintenance : Prévoir un plan de maintenance régulier pour assurer l’efficacité du
canal.
2.7. Intégration dans le système énergétique :
 Raccordement : Coupler le canal avec le système de turbines et les infrastructures
électriques existantes.
 Optimisation des opérations : Etablir des protocoles pour optimiser l’utilisation de l’eau
selon les besoins en électricité.

En somme, la conception d’un canal de dérivation d’une centrale hydroélectrique nécessite une
approche multidisciplinaire impliquant l’hydraulique, l’ingénierie civile, l’écologie et la gestion
environnementale. Chaque projet étant unique, il est essentiel d’adapter ces principes aux spécificités
du site choisi.

3. Régulation du débit
Est crucial pour assurer une production d’énergie efficace tout en préservant l’équilibre écologique des
cours d’eau environnants. Voici quelques éléments clés à considérer :

3.1. Contrôle du Débit :

 Vannes et clapets : Utilisation de vannes ajustables pour moduler le débit d’eau qui passe
par le canal de dérivation.
 Capteurs de débit : Installation de capteurs pour mesurer en temps réel le débit d’eau,
permettant des ajustements instantanés.

3.2. Gestion des Ressources :

 Système de Gestion des eaux : Intégration d’un système de contrôle qui prends en compte
la demande d’énergie, le niveau des réservoirs et les conditions météorologiques.
 Répartition entre Usages : Prendre en compte des besoins en eau pour l’irrigation, les
usages domestiques et la préservation de l’écosystème.

3.3. Automatisation et Surveillance

 Systèmes Automatisés : Utilisation de technologie de contrôle automatisé pour ajuster le


débit en fonction des fluctuations de la demande d’électricité.
 Surveillance Environnementale : Intégration de systèmes de surveillance pour évaluer
l’impact de la dérivation sur la faune et la flore aquatiques.

3.4. Sécurité et Maintenance

 Plans d’urgences : Elaboration de protocoles en cas de crues, de sècheresse ou de


défaillances techniques.
 Entretien Régulier : Mise en place d’un calendrier d’entretien pour les installations de
régulation et de dérivation.

3.5. Impact Environnemental

 Etudes d’impact : Réalisation d’études d’impact environnemental pour évaluer les effets sur
l’écosystème local.
 Mesures d’atténuation : Mise en place de mesures pour minimiser l’impact écologique,
comme des passes à poissons.

3.6. Régulations Légales :

 Conformité aux normes : Assurer que la régulation du débit respecte les lois et règlements
en matière de gestion de l’eau et de protection de l’environnement.

En mettant en œuvre ces pratiques, une centrale hydroélectrique peut optimiser la régulation du débit
d’un canal de dérivation, garantissant à la fois une production d’énergie fiable et une conservation
durable des ressources en eau.

4. Impact Environnemental
Le canal de dérivation d’une centrale hydroélectrique peut avoir plusieurs impacts environnementaux, à
la fois positifs et négatifs. Voici quelques-uns des principaux aspects à considérer :

4.1. Impacts Positifs

 Production D’énergie Renouvelable : les canaux de dérivation permettent de générer de


l’électricité à partir des sources renouvelables, réduisant ainsi la dépendance aux
combustibles fossiles.
 Gestion de l’eau : ils peuvent contribuer à gérer les ressources en eau, en régulant les débits
et en assurant un approvisionnement stable pour l’irrigation et d’autres usages.

4.2. Impacts Négatifs :

 Modification des écosystèmes aquatiques : La dérivation peut affecter les habitats naturels,
en modifiant les régimes de débit et les températures de l’eau, ce qui peut nuire à la faune
et à la flore aquatiques.
 Perturbation des frayères : Les poissons migrateurs peuvent être particulièrement affectés,
car les canaux de dérivation peuvent entraver leur accès aux zones de reproduction.
 Erosion et Destruction de berges : les changements de flux peuvent entrainer l’érosion des
berges et déstabiliser les écosystèmes riverains.
 Sédimentation : La concentration du flux peut provoquer une accumulation de sédiments
dans certaines zones, affectant la qualité de l’eau et les habitats.
 Changements dans le microclimat : L’altération des cours d’eau peut également influencer
le climat local et les régimes biologiques des zones environnantes.

4.3. Mesures d’Atténuation


Pour réduire ces impacts, il est possible de mettre en place des mesures d’atténuation, telles que :

 L’évaluation environnementale préalable pour identifier les impacts et les minimiser avant
le début du projet.
 La surveillance continue des écosystèmes affectes pour ajuster les opérations de la centrale
en fonction des observations.
En conclusion, bien que les canaux de dérivation puissent contribuer à la production d’énergie durable, il
est essentiel de prendre en compte leurs impacts environnementaux pour minimiser les effets négatifs
sur les écosystèmes aquatiques et terrestres.

II. Partie Pratique


Conception des canaux
Tous les canaux doivent être soigneusement conçus de façon à avoir la capacité de débit requise.

Or, la conception d'un canal repose sur l'application de formules mettant en rapport sa capacité de
débit, son profil, sa pente ou perte de charge effective et la rugosité de ses parois.

La relation de Manning est la formule la plus couramment employée:

V = (1 ÷ n) (R2/3) (S1/2)

Avec

V = vitesse de l'eau dans le canal;

N = coefficient de rugosité des parois du canal;

R= rayon hydraulique du canal;

S = pente réelle du fond du canal

Ces termes vous seront précisés par la suite, mais considérons tout d'abord quelques-uns des facteurs
fondamentaux pour la conception d'un canal.

Quel profil de canal adopter


Les canaux peuvent avoir différents profils, le profil semi-circulaire étant en principe le plus efficient.

Toutefois, ce dernier ne convient pas dans le cas des canaux de terre, et son utilisation est donc
généralement limitée aux canaux surélevés en béton préfabriqué ou en plastique.

Dans les fermes, les canaux sans revêtement d'étanchéité ont la plupart du temps une section
transversale de forme trapézoïdale, définie par les éléments suivants:

La largeur (b) de son fond (ou plafond) horizontal;

La pente (z:1) des parois latérales;

La profondeur maximale de l'eau (h);

La revanche (f) permettant d'éviter tout débordement.

Les canaux munis d'un revêtement d'étanchéité de brique ou de béton peuvent aussi avoir un profil
transversal rectangulaire
Choix de la pente des parois latérales d'un canal trapézoïdal

La pente des parois latérales d'un canal trapézoïdal est donnée habituellement par la valeur d'un
rapport, par exemple 1,5:1.

Ce rapport est égal par définition à la variation de distance horizontale (ici 1,5 m) par mètre de distance
verticale.

La pente latérale peut aussi s'exprimer par l'angle de la paroi par rapport à la verticale, mesuré en
degrés et minutes.

La valeur qu'il convient de choisir pour la pente des parois latérales d'un canal de terre de section
trapézoïdale dépend du type de sol dans lequel les parois sont creusées (voir tableau 1)

La pente des parois peut être d'autant plus forte que le matériau du sol est plus stable.

S'il s'agit d'un canal à revêtement d'étanchéité, la pente des parois est également fonction du type de
revêtement employé.

TABLEAU 1: Pente des parois latérales de canaux trapézoïdaux creusés dans


divers types de sols
Choix de la pente du fond d'un canal
La pente longitudinale du fond des canaux de terre dépend des caractéristiques topographiques
présentes:

En terrains très plats, la pente du fond peut être réduite à zéro (canal horizontal) ou tout au plus
maintenue à une valeur minimale de 0,05 pour cent, soit 5 cm pour 100 m;

En terrains plus accidentés, la pente du fond devrait être limitée à une valeur comprise entre 0,1 et 0,2
pour cent, soit 10 à 20 cm pour 100 m, afin d'éviter un écoulement trop rapide de l'eau dans les canaux
et l'érosion de leurs parois.

Si nécessaire, le niveau du fond du canal peut être diminué par la construction de seuils dans le canal.

Dans le cas de canaux à revêtement d'étanchéité de briques ou de béton par exemple, la pente du fond
peut être plus forte, compte tenu du risque d'érosion moins important.

Détermination de la vitesse d'écoulement maximale dans les canaux


La vitesse d'écoulement de l'eau dans les canaux à découvert varie selon la profondeur et la distance par
rapport aux parois.

A proximité du fond et au voisinage des bords, l'eau s'écoule moins rapidement.

Lors de la conception d'un canal, l'attention porte d'ordinaire sur la vitesse moyenne de l'eau calculée
sur toute la section transversale du canal.

La vitesse moyenne maximale admissible dans un canal pour éviter l'érosion dépend du type de sol, ou
du matériau de revêtement.
Les valeurs maximales admissibles des vitesses d'écoulement dans les canaux ordinaires et dans les
canaux surélevés, pour divers types de sols et de revêtements, sont indiquées au tableau 2.

TABLEAU 2: Vitesses moyennes maximales admissibles de l'eau dans les canaux


ordinaires et les canaux surélevés

Calcul des caractéristiques géométriques du canal et de son rayon hydraulique R

La connaissance de la largeur du fond b (en mètres),

De la profondeur d'eau maximale h (en mètres)

Et de la pente(z:1)

Des parois latérales permet de calculer aisément les caractéristiques suivantes du canal:

La section transversale mouillée A (en mètres carrés);

Le périmètre mouillé P (en mètres), c'est-à-dire la longueur du périmètre de la section transversale


effectivement au contact de l'eau, sans inclure la largeur B à la surface de l'eau (voir tableau 3, colonne
5);

Le rayon hydraulique R (en mètres), égal à l'aire A de la section transversale mouillée divisée par le
périmètre mouillé P; on utilise souvent ce paramètre pour définir le profil du canal;

La largeur en surface de l'eau B (en mètres), c'est-à-dire la distance séparant les deux berges à la surface
de l'eau.
Les caractéristiques géométriques de la section transversale mouillée des canaux sont récapitulées au
tableau 3 pour les trois types de profils les plus courants: rectangulaire, trapézoïdal et triangulaire.

Note : Plus le rayon R est Important, plus le débit du canal est élevé.

TABLEAU 3: Géométrie de la section transversale immergée d'un canal

Coefficient de rugosité d'un canal


Le coefficient de rugosité (n) exprime la résistance à l'écoulement créée par les parois latérales et le
fond d'un canal.

Plus n est grand, plus la rugosité des parois est importante et plus l'écoulement de l'eau dans le canal est
difficile.
Le tableau 4 indique les valeurs du coefficient de rugosité observé dans différentes conditions; il indique
également les valeurs inverses (1 ÷ n) qu'il convient d'utiliser dans les calculs

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