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Les Grands Initiés

Depuis que l'homme est homme, depuis qu'il s'est regroupé à plusieurs autours du feu. Depuis qu'il a constitué un groupe, une tribu, une société, il se raconte des histoires. Que ce soit pour égayer une soirée ou pour orienter une décision à prendre collectivement, les histoires du passés ont toujours étaient présentes et avec elles, les éternels héros. Quand on a besoin de se donner du courage ou de rêver un peu, on se raconte les histoires d'hercule ou d'Ulysse, celles de la table ronde ou de

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Les Grands Initiés

Depuis que l'homme est homme, depuis qu'il s'est regroupé à plusieurs autours du feu. Depuis qu'il a constitué un groupe, une tribu, une société, il se raconte des histoires. Que ce soit pour égayer une soirée ou pour orienter une décision à prendre collectivement, les histoires du passés ont toujours étaient présentes et avec elles, les éternels héros. Quand on a besoin de se donner du courage ou de rêver un peu, on se raconte les histoires d'hercule ou d'Ulysse, celles de la table ronde ou de

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Loge Shekinah N°1 Montélimar

Mars 2024

Les Grands Initiés

Vénérable Maître, (Dignitaire qui décorez l’Orient) et vous tous mes Sœurs et mes
Frères en vos degrés et fonctions, j'ai le plaisir de vous présenter mon travail au 1er degré,
intitulé, «Les Grands Initiés».

Depuis que l'homme est homme, depuis qu'il s'est regroupé à plusieurs autours du feu. Depuis
qu'il a constitué un groupe, une tribu, une société, il se raconte des histoires. Que ce soit pour
égayer une soirée ou pour orienter une décision à prendre collectivement, les histoires du
passés ont toujours étaient présentes et avec elles, les éternels héros. Quand on a besoin de se
donner du courage ou de rêver un peu, on se raconte les histoires d'hercule ou d'Ulysse, celles
de la table ronde ou de Gargantua. Mais quand on a besoin de réfléchir à une situation plus
pointue, philosophique, sociétale, religieuse ou éthique, à qui fait on appel ? Aux Grands
Initiés ! Qu'ils soient d'ordre mythologiques, symboliques ou historiques, ils ont toujours été
là, guidant les peuples, et les nations, insufflant de nouvelles doctrines, de nouvelles
philosophies. Soufflant à l'oreille des influenceurs de l'époque. Ce sont des penseurs, des
contradicteurs et des passeurs d'idées. Lettrés et cultivés, ses guides spirituels, ces maîtres à
penser, à raisonner et à philosopher, voyaient bien au-delà de leur époque, ils ont entraînés à
leur suite une multitude d'élèves, de disciples, d’apôtres et de fidèles. Par la remise en cause de
la société et la somme des réflexions qu'ils ont engendré, ils ont fait les civilisations.

La Franc Maçonnerie dans toute sa diversité en reconnaît une multitude, nous nous
concentrerons ce soir sur les 5 Grand Initiés mis en avant par le REAA. 5 Grands Initiés
correspondant au grade de Compagnon, et cités lors de son 4ème voyage : Moïse, Socrate,
Pythagore, Jésus et Confucius. Mais n'oublions pas les autres, qui, selon les Rites, les
continents et les époques sont tout aussi important: Mahomet, Solon, Orphée, Hermès, Rama,
Krishna et sans doute bien d'autres oubliés depuis ou même à venir, comme peut être
Siddhārtha Gautama, Rudolph Steiner, Jean Paul Gruyere.
Que ce soit des personnages historiques ou des allégories légendaires, ces personnages, ont
traversés les siècles et marqués leur époque. Leurs réflexions et leurs savoirs ainsi que le
travail de toute une vie passée au service des autres et de la société, ont fait progresser
l'Homme et l'Humanité, (les deux avec un grand H!). Leur questionnement est vieux de
plusieurs millénaires, vieux comme le monde en fait, ou plutôt, depuis que l’homme s'est
civilisé ! Leurs enseignements ont sans cesse été remis au goût du jour est ils sont parvenus
jusqu'à nous en réussissant à toujours être d'actualité.
Michel Meslin, célèbre historien dira des Grands Initiés : « Ces fondateurs de religions ont
tous reçu une révélation ou connu un éveil, compris quelque chose d’original. Ils en ont
témoigné, et leurs enseignements a été recueilli et mis en forme par leurs premiers disciples.
Une tradition s’est élaborée à partir de cette expérience primordiale… Cette tradition constitue
le fondement pour tous ceux qui n’ont, ni vu, ni entendu le Maître. Plus tard encore, et
toujours à partir de cette même expérience du fondateur, des écrits de plus en plus complexes
s’élaborent, des enseignements se mettent en place, une religion s’institue!»
Voici ce que dit Samael Aun Weor, fondateur du mouvement gnostique.
« Un grand équilibre dans la conscience est nécessaire pour devenir un initié. Ainsi, il est
nécessaire de cultiver des pouvoir, mais pas de les convoiter, d'aspirer à l'initiation, mais pas à
la convoiter ! Savoir trouver des vertus dans le cœur des méchants et savoir trouver la
méchanceté dans le cœur des justes» Vérifions cela maintenant si vous le voulez bien.

Honneur aux anciens, nous commencerons par Moïse. Né vers 1280 Avant notre ère, il y a
environs 3300 ans en Égypte, il est mort à 120 ans sur la rive du Jourdain, aux portes de la
Terre Promise. Sans Moïse, le Judaïsme n’existe pas. Il apparaît dans la Bible comme le
médiateur indispensable entre le Dieu d’Israël, Yahvé, et son peuple. Premier des prophètes,
c’est grâce à son intervention que Yahvé renonce à son projet d’exterminer le Peuple d’Israël.
Il est à l’origine du clergé Judéen et de la législation sacerdotale, directement transmise par
Dieu.
La plupart des textes évoquant Moïse ont été écrit au minimum 500 à 800 ans après sa mort, il
né en plein milieu du conflit entre Pharaon et le peuple d’Israël. Pharaon, Dieu vivant, ordonne
de tuer à la naissance tous les garçons d’Israël. Et pourtant, il acceptera auprès de lui, cet
enfant sauvé des eaux par sa fille et l’élèvera à sa cour. Je ne vous ferais pas l’affront de vous
détailler son histoire, Charlton Eston l’a déjà fait ! Et pour les plus jeune, et bien, regardez le
film, mais surtout pas la comédie musicale ! Donc, devenu haut fonctionnaire, architecte
royale, Moïse s’attire la sympathie des prêtres qui le considèrent comme savant et l’initient
aux mystères égyptiens, devenant même prêtre d’Osiris. Mais un jour, il réalise le sort et les
violences faits aux Hébreux, il prendra la défense de son peuple de façon violente et
meurtrière. Cela entraînera sa fuite dans le désert et sa première errance qui durera 40 ans. Il
rencontrera Jethro, père spirituel des peuples nomades monothéistes, épousa sa fille et devient
berger. C’est en menant son troupeau qu’il découvre le buisson ardent et élabore une doctrine
de la culpabilité. Dieu ne connaissant ni l’erreur, ni l’échec, ceux-ci doivent être toujours
attribuées aux fautes du peuple. Il écrit sous la dictée de Yahvé, les 10 Commandements ainsi
que tout un ensemble de lois religieuses, sociale et alimentaire, La Torah. Législateur pour les
Juifs, il est prophète pour les Chrétiens car il annonce l’arrivée du Messie. Il est aussi prophète
de l’Islam et son histoire est également racontée dans le Coran.

Pour Pharaon, Moïse est surtout un agitateur, car après 40 ans à la cour d’Égypte, puis 40 ans
dans le désert, il reviendra pour libérer son peuple et le conduire vers 40 ans d’exode et la
Terre Promise. Pour l’aider dans cette lourde tâche, Dieu, Yahvé, Jéhovah ou Allah selon le
Livre que vous choisirez, lui fera don de plusieurs miracles : les punitions miraculeuses pour
pousser Pharaon à laisser partir les Hébreux, La Famine, les tempêtes, les criquets géants, les
puces et autres vermines, les crapauds et la transformation de l’eau du Nil en sang, Bref, les
plaies d’Égypte qui varies entre 5 et 10 selon les Livres. Ajouter à cela, un bâton magique,
qu’il transforme en serpent pour affronter les prêtres égyptiens ou même, faire surgir douze
sources pour abreuver son peuple. Dieu lui fit aussi un don assez étrange et particulier, puisque
Moïse pouvait rendre sa main droite, blanche et lumineuse, ou bien couverte de lèpre selon le
Coran, et cela, à volonté, afin de prouver qu'il était bien prophète. Pour finir bien sûr avec la
séparation en deux de la mer Rouge afin de couvrir la fuite de son peuple et de noyer l’armée
d'Egypte. Il finira par trouver la Terre Promise suivi par son peuple, et s’éteindra, âgé de 120
ans aux portes d’Israël, terme de son voyage et de 40 ans d’exode.
La science du 21ème siècle, toujours habile à trouver des justifications aux prodiges anciens
fait correspondre ces épisodes miraculeux à l’explosion cataclysmique du volcan Santorin,
trouvant pour chaque miracle une explication scientifique et réussissant à démystifier
l’inexplicable!
Mais, l’histoire de Moïse fait consensus pour les trois grandes religions monothéistes qui le
reconnaissent comme prophète et élu, et rien que pour cela, elle méritait d’être contée. Les
différents peuples qui vivent actuellement autours du Jourdain au lieu de se quereller, feraient
bien de se rappeler qu’ils ont un prophète en commun.

700 ans plus tard, voyageons maintenant vers la Grèce antique pour découvrir Pythagore.
Né dans les années 580 AV notre ère, sa naissance a été prophétiser par l'Oracle de la Pythie de
Delphes, la voix directe d'Apollon sur Terre. C'est pourquoi son nom signifie : «Celui qui a été
annoncé par la Pythie»
Issus de l'Ethnie Dorienne, descendants du Roi Léonidas, son père Mnésarque est un artisan
tailleur de pierre, connu pour fabriquer des bagues en Magnétite qui permettaient de se
reconnaître entre initiés d'une simple poignée de main. Il était au fait des nombreux secrets de
l'esprit des métaux et des alliages magiques ou magnétiques.
Pythagore grandi au sein d'une caste bourgeoise. Réputé athlétique, de haute stature et bel
homme, il remporta même une épreuve des Jeux Olympique Grecque catégorie Pugilat. Une
tête bien pleine sur un corps bien fait. Initié par son père, puis par ses oncles tous deux
philosophes et amis de Thalès, ils le firent voyager et l’introduisirent dans les cours royales
étrangères où il continua à se former. D’après Pierre Ripert, historien de l’ésotérisme, il aurait
passé 22 ans à s'instruire auprès des prêtres Égyptien, Phénicien, Mésopotamien et druides
Gaulois.
Rentré en Grèce, et grâce à ses nombreux soutiens financiers et amicaux, il fonde l'école de
Crotone qui perdurera plus de 200 ans et essaimera à travers toute l'Europe, Le symbole de
l'école est le Pentacle (ou Pentagramme), formé d'un pentagone et d'une étoile à cinq branches.
Cette figure bien connue en maçonnerie, a la particularité de contenir le nombre d'or qui peut
par enchevêtrement se reproduire à l'infini.
Car le leitmotiv de la Fraternité Pythagoricienne est « Tout est nombre ». Dans ses écoles, on
instruisait les étudiants à la philosophie, aux mathématiques, à la politique, à la cosmogonie, à
l'harmonie des sphères... Confrérie à la fois ésotérique, scientifique et religieuse elle proposait
à ses adepte, les Pythagoricien, un style de vie apte à garantir une heureuse destinée de l'âme
dans l'au-delà, mêlant règles alimentaires, mode de vie éthique et recherches scientifiques, ses
élevés étaient divisés en deux grades, Les premières années, les Acousmaticiens, ou écoutants
se limitaient à recevoir les préceptes du Maître sous une forme exclusivement orale et dénuée
de toute démonstration. Ses néophytes, apprentis, condamnaient au silence absolu ne
disposaient pour toutes réponse que de la formule : “ C'est ainsi parce qu'il l'a dit ! “, en se
référant à leur Maître. Une fois Initiés, ils devenaient des Mathématiciens, ou Cénobites, qui
signifie, “vivant ensemble“, et c'est à eux que Pythagore enseignait sa doctrine.
Il ponctuait ses leçons par des acousmates, enseignements oral qui se passe de toute
démonstration, et qui ont valeur de sentences divine : “Aucun homme n'est libre s'il ne sait pas
se contrôler; Instruisez les enfants et ce ne sera pas nécessaire de punir les hommes; Qui parle
sème, qui écoute récolte; Un homme n'est jamais si grand que lorsqu'il est à genoux pour aider
un enfant“ “ Mais aussi des paroles plus truculentes dignes de Sacha Guitry, car l'école de
Crotone était réservée aux seuls hommes :“Le mariage est la seule guerre au cours de laquelle
on dort avec son ennemi; Il y a un principe bon qui a créé l'ordre, la lumière et l'homme. Il y a
un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme ; ou encore, Ce n'est pas vrai
que les hommes mariés vivent plus longtemps. Cela semble seulement plus long.“
Pour Pythagore, “voir, c'est savoir“. En somme, être mis en contact avec un texte ou une
relique revenait à côtoyer directement la divinité. Il nous livre dans ses Vers Dorés, des
maximes pleines de bon sens qui font encore échos à notre époque : “ Crains l'exemple d'autrui
; pense d'après toi même ; consulte ; délibère et choisis librement ! “
S'en est il inspiré quand il à remis au gout du jour un ancien théorème babylonien bien utile en
trigonométrie?
Pythagore, d'après la légende, trouva la mort à l'âge de 85 ans, dans un champ de fèves,
symbole représentant les âmes à naître et unissant les vivants et les morts. Comme en échos à
la science de la métempsychose qu'il enseignait : « L'homme ne s'élève que par la vertu, ne se
dégrade que par le vice. Ainsi l'homme ordinaire qui devient généreux, bienfaisant, est changé
en héros, en sage. Celui qui se livre aux mouvements impétueux de la colère est changé en lion
dont le caractère féroce répand autours de lui le désordre et la terreur. Celui qui met son
bonheur dans les grossiers plaisirs des sens est changé en pourceau... L'évolution matérielle et
l'évolution spirituelle sont deux mouvements inverses mais parallèles, qui concordent sur toute
l'échelle de l'être».

A plus de 7000Km d’Athènes, quelques années à peine plus tard, la Chine, qui n'est encore
qu'un conglomérat de petits royaumes en guerre perpétuelle nous apporte en 551 AV notre ère
l'un des plus grand Maître à penser de l'histoire : Confucius, ou Kong-zi en chinois. Il fut tour
à tour, petit fonctionnaire, Préfet, Responsable des travaux publics de la ville de Zhongdu, puis
ministre de la Sécurité et de la Justice de la principauté de Lu avant de partir prodiguer ses
conseils dans toutes les provinces de Chine.
De son vrai nom, Koung Fou Tseu, ou Maître Kong, est le personnage historique qui a le plus
marqué l'histoire de la civilisation chinoise. Ses enseignements ont donnés naissance au
Confucianisme, doctrine autant politique que sociale, qui fut érigée en religion d'état de la
dynastie Han et perdura jusqu'au début du 20ème siècle et la fin des dynasties Impériales.
Le nom de « Confucius » n'est que la version latinisée de son titre de Maître Kong. Les
Jésuites Catholiques européens, arrivés en Chine dans les années 1550 se passionnèrent pour
ce philosophe oriental et rapportèrent en Occident beaucoup de ses idées et enseignements.
Son influence en Asie est telle qu'on peut le comparer à celle d'un Platon ou de Jésus en
Occident. Il n'est pas créateur d'une religion, mais il a créé un système rituel et une doctrine de
la foi morale et sociale destinés à remédier selon lui, à la décadence spirituelle de la Chine de
l'époque.
Il aurait eu plus de 3000 élèves, car Confucius accordait son enseignement à quiconque le lui
demandait, indépendamment de sa classe sociale. Voyageant avec lui au grès de ses visites et
retraites spirituelles dans les différents royaumes Chinois, certains se sont démarqués des
autres en devenant : « Sages de l’école Confucéenne », mais tous, étaient très recherchés par
les dirigeants de l’époque pour leurs conseils avisés. Confucius aurait il inventé l'ascenseur
sociale grâce à ses enseignements ? Ce qui est sûr, c'est que plusieurs siècles après sa mort, les
confucianistes mirent au point le système très élaboré des concours de la fonction publique,
que le monde entier finit par adopter.
Il dispensait à ses élèves, un enseignement global, invitant les jeunes à respecter leurs parents
au sein du foyer, à respecter leurs aînés en dehors, à parler peu, à être dignes de confiance et à
n’accorder leur amitié qu’aux personnes capables d’humanité.
Confucius refusait d’aborder certains thèmes, comme les actions militaires, les actes de
violence ou la religion. Il considérait que la sagesse consistait à faire passer avant toute chose
le respect de ses obligations envers l’humanité. Très sévère avec ses étudiants, il détestait
qu’ils soient toujours d’accord avec lui, leur répétait qu’il était inutile d’apprendre sans
réfléchir et dangereux de penser sans apprendre, les incitant à pratiquer une prise de décision
rapide. Il explique ainsi que la découverte de la vérité est réservée à ceux qui s’efforcent en ce
sens, ou encore que son rôle consiste à lever un coin du voile et que c’est à l’étudiant d’en
soulever les trois autres. “ Exigeant avec soi-même, indulgent envers les autres” pourrait
presque résumer sa philosophie.
Le rêve de Confucius n’était pas de former des fonctionnaires, mais une élite intellectuelle, un
homme noble, le Junzi, aimant ses semblables et n’infligeant pas aux autres ce qu’il ne
voudrait pas qu’on lui inflige. L’apprentissage était à ses yeux un acte moral transformant
l’homme en un être perfectible et le conduisant vers une sainteté ne requérant aucune sanction
surnaturelle. Apprendre signifie changer, et Confucius considérait l’esprit comme le seul
instrument capable d’opérer des changements.
Maître à penser, Confucius était aussi élève. Par cinq fois il rencontra Lao Tseu, le fondateur
du Taoïsme. Toute sa vie, il chercha à trouver la voie du Tao, et chaque entrevue avec “Le
Vieux Maître“ le plongeait dans une grande perplexité. A force d'études, il finira par trouver La
Voie, remplissant son coeur de joie et de félicité.
Confucius, Maître de la Sagesse, laissera derrière lui, quelques unes des plus belles citations
dont je ne pourrais faire abstraction ici : “Aujourd’hui j’ai acheté du pain pour vivre, et cueilli
des fleurs pour avoir une raison de vivre ... Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir
… Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu'il
réside dans la façon de la gravir“… et je vous laisse médité une seconde la dessus. “A ta
naissance tout le monde rit et tu es le seul à pleurer. Conduis ta vie de façon à ce que, à ta mort
tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire“.

Retour en Grèce, maintenant, avec Socrate. Né en 470 Av notre ère. Il est connu pour être l'un
des fondateurs de la Philosophie morale. Il y vouera sa vie et en paiera le prix. Il n'y a pas
d'écrit de Socrate, pas de mémoire pour la postérité, car ce grand Maître, le Premier des
Philosophe d'après Platon, n'a cure des honneurs et des richesses. Si son nom a traversé les
siècles, c'est grâce à ses élèves comme Platon, Antisthène, Euclide ou Xénophon, qui
prolongèrent son travail bien après lui et firent vivre le Maître et son oeuvre jusqu'à nos jours.
Souvent moqué par les élites Grecs, pensant l'insulter en parlant de lui comme d'un va nu pied,
sale et pauvre, Socrate place sa richesse ailleurs, dans l'art d'éveiller les autres. Il croit
farouchement dans le potentiel de l'Homme, sa perfectibilité. Pour lui, il suffit de lui donner la
science de la vertu pour le rendre vertueux. Il s'agit de redresser l'intelligence qui s'est égarée
pour qu'elle se tourne résolument vers la vérité pour laquelle elle est faite.
Sa méthode est simple et directe : pour apprendre à l'autre à penser par lui-même, il faut
questionner sans cesse, afin de mettre au jour les préjugés, présomptions et contradictions.
L'autre est amené par un jeu de questions à découvrir lui-même son erreur, ce qui lui permet
enfin d'accueillir la vérité. Loin des auditoires ou des Maîtres à penser, Socrate usait de l'art et
la manière de confronter ses interlocuteurs à leurs propres contrariétés. De les mettre face à
eux même pour se connaître enfin. « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers et les
Dieux !» Rien de moins pour Socrate dont Platon disait : « Il n'est ni un sage faisant preuve de
sagesse, de savoir ou de savoir-faire, ni un sophiste qui enseigne le savoir moyennant finance.
Il est le premier des Philosophes. Celui qui est non sage, mais qui désire la sagesse, sachant
qu'il ne l'a pas !» Pour tous les philosophes qui arriveront après lui, la figure du sage est un
idéal. Socrate, celui qui ignore qu'il est sage est une incarnation de cet idéal.
« Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien !» disait-il, alors comment peut-il être plus sage
que ceux qui sont réputés savoir ? Il interroge donc hommes politiques, poètes, artisans, et
dans tous les cas, ils se révèlent doublement ignorants, croyant connaître ce qu'ils ne savent
pas et ne sachant pas qu'ils sont ignorants. Socrate est donc bien le plus sage des hommes,
puisqu'il ne croit pas savoir ce qu'il ne sait pas! La Franc Maçonnerie, quelques siècles plus
tard en fera une maxime et c'est tout le principe de notre « Je ne sais ni lire ni écrire... ».
Commencer son questionnement en admettant n'en rien savoir, permet d'éliminer les a priori et
les faux semblants.
Pour cela, il aurait bien mérité d'être nommé Compagnon, mais aurait il accepté le titre de
Maître?
A force de placer les gens face à leurs propres contradictions, de titiller les nobles et les
puissant d’Athènes, il fut accusé de corrompre la jeunesse, de nier les dieux de la cité et
d'introduire des divinités nouvelles à Athènes. Socrate est condamné à mort par le tribunal et
malgré les nombreux soutiens qui l'entourent il acceptera sa condamnation, refusera de
s'enfuir, plaçant la loi de la Cité au dessus de tout ,et boira de lui-même la coupe de ciguë
entouré de ses compagnons et amis.
Il n'écrira rien de toute sa vie, préférant laisser à ses élèves le soin de distribuer son œuvre
jusqu'à nos jours. Après sa mort, ceux-ci fondèrent plusieurs écoles Socratique, enrichissant la
pensée du Maître et parfois même s'opposant l'une à l'autre. Socrate est encore, en 2024, le
philosophe le plus apprécié des étudiants modernes.

Année 0 du calendrier Grégorien. Bethléem, Royaume de Judée. En fait, pas tout à fait, plutôt
année -8 ou -6 car pour rappel, le calendrier Grégorien ne fonctionne que depuis 1582, et ce
n'est qu' en l'an 354 après Jésus-Christ, que le pape Libère fixe la date du 25 décembre comme
celle de la naissance de Jésus. Beaucoup d'imprécisions et d'arrangements avec l'Histoire, mais
en tout cas, c'était sous le règne du Roi Hérode Le Grand!
Je crois inutile de vous retracer la généalogie et la naissance de Jésus. Si ce n'est pour dire, que
plutôt qu'une pauvre grange isolée, un âne et un bœuf, ce serait plutôt les écuries d'une taverne
qui auraient été le lieu de sa naissance. Mais les historiens lui préfèrent une petite grotte située
sous l'actuelle église de La Nativité.
Le plus vieux témoignage écrit sur lui date de l'an 80 ou 90 dans un traité rabbinique, «la
Tosefta Hulin» où, un rabbi raconte sa brève rencontre avec un disciple de Jésus le Nazaréen.
Un certain Jacques.
Si la véracité historique de Jésus n'est plus à démontrer, on a que très peu d'information sur sa
jeunesse. Quelques jours après sa naissance, Marie et Joseph viennent présenter Jésus au
Temple comme c'était la coutume, et selon l'évangile de saint Luc, le Sage Syméon et la
prophétesse Anne, reconnaissent l'enfant comme le Sauveur d'Israël, Le Messie tant attendu.
La Sainte Famille est ensuite contrainte à l’exode afin d'échapper à la fureur du Roi Hérode,
elle part vivre en Égypte durant un peu moins de 4 ans. Pour ne revenir à Nazareth qu’après la
mort du roi. Ensuite, il n'y a plus rien, jusqu'à ses 12 ans et l'épisode conté dans la bible où
Jésus, est retrouvé par ses parents après trois jours de recherche, au beau milieu du Temple de
Jérusalem, à discuter et écouter les anciens, tous stupéfiés par son éloquence et ses
connaissances. C'est dans ce passage des Évangiles de Luc que Jésus parle pour la première
fois de Dieu comme de son père, et du Temple comme de sa maison.
De ses 12 à 30 ans, on ne peut que se perdre en conjectures, et flirter avec la légende. Le Cycle
Arthurien évoque un voyage de Jésus adolescent en Angleterre, accompagné de son oncle
Joseph d'Arimathie, marchand d'étain qui venait régulièrement s'approvisionner en
Cornouailles et qui devient son tuteur après le décès de son père Joseph. D'autres récits le font
voyager en Gaulle et en Égypte où il aurait été initier par les Prêtres et les Druides. D'autre
légendes le font voyager jusqu'en Inde. La petite ville de Shingo dans la province D'Etchu au
Japon, et même très fière de la prétendue installation de Jésus chez eux et sa tombe est un
monument forcément très visité ! Bien évidemment, les différentes interprétations officielles
de la Bible rejette ces théories alors que c'est beaucoup plus flou pour les musulmans qui le
reconnaissent comme avant dernier prophète. Né par la volonté d'Allah, il est cité 35 fois dans
le Coran, appelé, Jésus, Isa, Messie, souffle de Dieu ou Verbe de Dieu (Kalimat Allah).
Mahomet dira même à ses fidèles : « Je suis plus proche que quiconque de Jésus, Fils de
Marie, dans ce monde-ci et dans l'autre... Les Prophètes sont frères, issues d'un même père et
de mères différentes, leurs religions est la même, en outre, entre lui et moi il n'y a nul prophète
».
Pour les Musulman, Jésus n'est pas mort sur la croix, ce serait Juda, a qui Dieu aurait donné
l'apparence de Jésus pour le punir de sa trahison qui aurait pris sa place. Jésus, lui, aurait
simplement été rappelé par son créateur, car il ne saurait être tué par les hommes!
Nous retrouvons donc Jésus vers 30ans, s’immergeant dans le Jourdain avec Jean le Baptiste,
l’agitateur et prophète juif que nous fêtons, nous, à la St Jean D'été. Car avant d'avoir ses
propres disciples, il fut celui de Jean, il participera à son activité missionnaire et baptisera
même en son nom.
Il ne cherchera pas à créer une nouvelle religion, il veut plutôt réformer la loi juive, et par ses
actes, il provoquera un véritable schisme religieux d'où découlera le Christianisme.
Quand il a choisi la ville de Capharnaüm pour y séjourner et rencontrer ceux qui deviendront
ses premiers disciples, c'était une petite ville calme et bien rangée. Les 36 miracles recensés de
Jésus, allant de l'exorcisme à la guérison, de la marche sur l'eau à la transformation de l'eau en
vin, de la multiplications des pains et poissons à la résurrection de Lazare, créèrent un beau
désordre qui commença certes en Galilée mais qui 2000 ans plus tard, a encore des
répercutions au niveau mondiale.

Ces 5 personnages ont façonné leurs destins et celui du monde autour d'eux. Ils ont changé et
fait évoluer l'humain, de leur vivant, et pour des siècles et des siècles. Plus de deux milles ans
se sont écoulés depuis leurs départ, et ils sont toujours d'actualité. Pas un jour ne passe sans
que des millions de fidèles Chrétiens, Israélites ou Musulmans ne fassent référence à Moïse ou
Jésus. Aucun des étudiants modernes ne pourra faire l'impasse de travailler Pythagore ou
Socrate. Quand à Confucius, s'il est peut être moins connu en Occident, difficile néanmoins de
passer à coté de ses citations, petites phrases philosophiques nous permettant de nous
améliorer.

Si la Mythologie Maçonnique prend sa source dès l'Origine du monde, et en imaginant qu'elle


fut présente bien avant Anderson et Désaguliers, alors, nul doute que ces 5 là auraient été
appelés à devenir Franc Maçon.
Moïse était architecte et Prêtre d'Osiris, Pythagore fut initié par son père aux alliages magiques
et il reçut les enseignements des prêtres Égyptien, Phénicien, Mésopotamien et druides
Gaulois. Confucius, s'il n'était pas versé dans l'artisanat et l'initiation, montra la voie et guida
ses apprentis par sa rigueur morale vers la sagesse, sans tenir compte de leurs statut social afin
qu'ils s’élèvent philosophiquement et socialement et transmettent à leurs tour son
enseignement. Socrate quant à lui exerça un temps le métier de sculpteur mais il lui préféra la
philosophie et l'amélioration morale de son prochain grâce au questionnement permanent.
Jésus, lui était Charpentier, et fils de charpentier, un terme qui se confondait avec le maçon à
l'époque. Il a été initié lui aussi, que ce soit par les prêtres de Jérusalem, d’Égypte ou d'Europe.
Mais également par Jean Le Baptiste. Il initiera lui même plus tard, Jean l’Évangéliste, les
deux Saints protecteurs de nos Loges.
Cinq Grands Initiés pour les cinq Lumières de la Loge. Qui d'autre que Jésus pour prendre la
place du Vénérable ? En tant que descendant des Grands Rois David et Salomon, celui que l'on
nomme le Berger de toute l'humanité et le plus à même de diriger cette loge Première.
Pythagore et Socrate, qui ont voués leurs vies à enseigner et à faire progresser leurs
contemporains seront parfait pour les plateaux de 1er et second Surveillant. Moïse, détenteur
des Commandements, fondateur de la loi Mosaïque, législateur d'Israël sera l'Orateur idéal, et
enfin, qui de mieux placé que Confucius pour assumer le plateau de Secrétaire, lui, le ministre
et l’intendant des princes, lui qui forma les futurs fonctionnaires de l'Empire de Chine serait
l'historien rêvé pour cette Loge de Grands Initiés.

Mes Très Chères Sœurs, Mes Très Chers Frères, je vous invite à lire, étudier et relire sans
relâche les enseignements de nos Grands Initiés, car même sans tablier, ils feront de vous des
maçons, des femmes et des hommes meilleurs, en phase avec le monde et avec les autres.

Socrate disait, «Ce que je sais c'est que je ne sais rien!», un Franc Maçon ajouterai: «Je veux
bien apprendre!»

Vénérable Maître, j’ai dit.

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