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Soins infirmiers en chirurgie

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ROYAUME DU MAROC

MINISTRE DE LA SANTE ET
DE LA PROTECTION SOCIALE
DIRECTION REGIONALE DE LA
SANTE TTA
ISPITS TETOUAN

Module 16 : Pathologie chirurgicale et soins infirmiers


Elément de module : Soins infirmiers en chirurgie
Option : IBO/IG/IND/ISM

Enseignant : Mr. TAIBI Zouhair


Etude de la coagulation :
L’hémostase (=ensemble des phénomènes permettant l’arrêt d’une hémorragie par la
formation du clou plaquettaire), comprend schématiquement trois temps :
- le temps vasculaire.
- le temps plaquettaire.
- le temps plasmatique.
1) Le temps vasculaire :
Il est caractérisé par une vaso-constriction entraînant une diminution du débit sanguin.
Il est exploré par le temps de saignement.
✓ Matériel à préparer :
Un vaccinostyle
Un papier buvard
Un chronomètre
➢ Technique :
• Pratiquer, à l’aide d’un vaccinostyle, une incision, petite mais franche, du lobe de
l’oreille
• Étancher le sang avec du papier buvard, sans frotter
• La première tâche doit avoir entre 1 à 2cm de diamètre
• Toutes les demi minutes, recueillir sur le papier buvard le sang qui sort de l’incision
• Le nombre de tâches obtenues indique, en demi minutes, la durée du saignement
➢ Résultat :
• Le temps de saignement normal est de 2 à 4 minutes
• Il est augmenté dans les thrombopénies
2) Le temps plaquettaire :

Caractérisé par :
✓ Accolement des PS sur la brèche vasculaire
✓ Formation du clou plaquettaire
✓ Libération d’une substance activant la coagulation
✓ Exploré par le TS, la numération des PS.
3) Le temps plasmatique :
Caractérisé par :
✓ La transformation de la prothrombine en thrombine
✓ La transformation du fibrinogène en fibrine, sous l’action de la thrombine
✓ Exploré par le temps de coagulation
Matériel à préparer :
✓ Une seringue de 10cc et une aiguille pour la ponction veineuse
✓ Alcool et coton
✓ 2 tubes à essai, parfaitement propres, rincés au sérum physiologique immédiatement
avant l’épreuve
✓ Garrot
Technique :
✓ Ponctionner la veine, sans tâtonnement
✓ Répartir le sang dans les deux tubes, maintenus verticaux
✓ Incliner le premier tube toutes les minutes jusqu’à coagulation
✓ Incliner alors le deuxième tube jusqu’à coagulation
✓ C’est le deuxième tube qui donne le temps exact de la mesure
Résultat :
✓ Le TC normal est de 5 à 8 minutes
✓ C’est un test simple mais peu fidèle car les causes d’erreur sont nombreuses.

Préparation d’un patient pour une intervention chirurgicale :


Introduction :
La préparation d’un patient pour une intervention chirurgicale quelconque est impérative, le but
étant d’assurer le déroulement de l’intervention dans de bonnes conditions.
Les démarches préparatoires sont souvent entreprises la veille de l’intervention, elles sont
complémentaires et gravitent autour de trois éléments principaux :
✓ Une préparation psychologique
✓ Une préparation physiologique
✓ Une préparation physique.

1) La préparation psychologique :
Pour le patient et sa famille, il n’existe pas de « petite chirurgie » ; une opération reste toujours
une expérience qui engendre des craintes. Ces craintes peuvent être expliquées par le manque
de connaissances, la peur de souffrir, la peur de la mort, la peur de la solitude, …
L’infirmier devra comprendre que les patients arrivent à l’hôpital sous tension nerveuse et
anxiété croissante ; il est donc important d’établir un climat de confiance avec le patient afin de
répondre à toutes ses interrogations.
C’est durant cette phase qu’interviennent aussi le médecin et l’anesthésiste qui doivent fournir
au patient toutes les informations concernant l’intervention : date, heure, nom du chirurgien,
déroulement de l’intervention, les risques possibles,
Notons que l’accord du patient est nécessaire pour l’opération.
2) La préparation physiologique :
Elle consiste essentiellement à s’assurer des différents systèmes mis en jeu pendant
l’intervention chirurgicale.
Il s’agit de l’appareil respiratoire, cardio-vasculaire, urinaire(rein) et digestif(foie).
Pour cela, des explorations fonctionnelles sont prescrites par le chirurgien traitant et leurs
résultats doivent être prêts au plus tard la veille de l’intervention chirurgicale.
La fonction respiratoire :
✓ Auscultation respiratoire
✓ Rx des poumons
✓ Etude de la capacité respiratoire s/n (spirométrie)
La fonction cardio-vasculaire :
✓ Auscultation cardiaque
✓ Prise de la TA et du pouls
✓ ECG
✓ Dosage de CPK
La fonction rénale :
✓ Ionogramme
✓ Urée sanguine
✓ Créatinine
✓ Albuminurie
La fonction hépatique :
✓ Bilirubinémie
✓ Transaminases (SGPT, SGOT)
Etude sanguine :
✓ NFS
✓ TS
✓ TC
✓ Groupage
Examens complémentaires :
Diabète :
✓ Recherché par glycémie et glycosurie
Infections :
✓ Recherchées par la formule leucocytaire, VDRL, la coproculture, l’hémoculture, la
CRP
Dénutrition :
✓ Par la pesée et l’IMC.

3) La préparation physique :
La préparation physique se divise en deux temps; la veille de l’intervention et le jour-même
de l’intervention.
➢ La veille de l’intervention :
Avis du médecin anesthésiste :
Celui- ci est obtenu en ambulatoire justifiant la possibilité et le genre d’anesthésie à pratiquer
lors de l’intervention
Le repos :
Celui-ci est nécessaire et même indispensable. Il doit être d’ordre physique mais aussi
intellectuel. Administrer au besoin, et sur avis du médecin anesthésiste, un tranquillisant pour
assurer un bon sommeil.
L’alimentation :
Permettre une alimentation normale mais légère sauf en cas d’intervention sur l’appareil
digestif.
L’évacuation intestinale :
Est obtenue au soir (veille de l’opération) par un lavement évacuateur ou microlax.
Préparation corporelle :
Bain si possible et champ opératoire et rasage.
➢ Le jour de l’intervention :

✓ Patient à jeun strict depuis minuit


✓ Vider la vessie du patient par miction volontaire ou sondage au besoin
✓ Prise des constantes
✓ Habillage : le patient est en pyjama ou blouse d’opéré
✓ Prémédiquer le patient : 30 à 45 minutes avant l’intervention
✓ Préparer le dossier complet du patient
✓ Transporter le patient au bloc avec le dossier complet

Le champ opératoire :
Définition :
C’est une technique qui consiste à préparer le lieu de l’incision chirurgicale dans le but
d’éviter les accidents infectieux locaux ou généralisés.
Matériel :
✓ Gants stériles
✓ Compresses stériles
✓ Solution détergente
✓ Antiseptique
✓ Eau stérile
Technique :
✓ Enfiler les gants
✓ Savonner la surface du champ
✓ Terminer par les zones les plus éloignées
✓ Rincer
✓ Sécher avec des compresses
✓ Appliquer l’antiseptique
Variétés de champs opératoires :
La surface à préparer varie selon la nature de l’intervention chirurgicale :
Crâne :
La totalité du cuir chevelu
Thyroïde et cou :
Partie antérieure du cou à partir du menton jusqu’à hauteur du mamelon. En arrière, depuis la
naissance des cheveux jusqu’aux épaules
Thorax :
Côté affecté depuis la colonne vertébrale dans le dos jusqu’au-delà de la ligne médiane en avant,
et depuis le haut du cou jusqu’à l’ombilic.
Sein :
Du haut du cou à l’ombilic, dépasser les lignes médianes antérieures et postérieures. Il faut aussi
préparer largement le bras et une partie de l’avant-bras, raser le creux axillaire du côté intéressé,
et apporter un soin particulier au nettoyage des plis au-dessous des seins.
Abdomen :
Depuis la ligne axillaire jusqu’à y compris la région sus-pubienne. Apporter un soin particulier
au soin de l’ombilic et des plis de la région inguinale.
Hernie inguinale :
Partie inférieure de l’abdomen depuis l’ombilic jusqu’à la région sus-pubienne (incluse) et
environ 15cm de la partie supérieure de la cuisse du côté malade. Il faut apporter une attention
particulière au nettoyage de l’aine.
Néphrectomie :
Paroi abdominale du côté affecté en partant au-delà de la ligne médiane antérieure depuis la
ligne axillaire jusqu’à l’aine et en continuant dans le dos jusqu’au-delà de la ligne médiane
postérieure depuis le creux axillaire jusqu’au pli inter fessier.
Membre :
Tout le segment sur toute sa circonférence. Prendre un soin particulier à la désinfection des
extrémités, mains et pieds.
Pour une intervention sur la hanche et la cuisse, le membre complet doit être préparé car il peut
être nécessaire de passer un jersey tubulaire stérile.
Remarque :
➢ Le jour de l’intervention :
Refaire au matin un deuxième champ pour toute intervention au niveau de l’os ; il sera refait
une troisième fois au bloc car risque d’infection+++
Le champ sera refait au bloc par un infirmier :
Le pansement provisoire est retiré
Un antiseptique est appliqué avec un tampon stérile : l’application doit être large et se fait en
allant du centre vers la périphérie
Un tampon est appliqué quelques minutes au niveau de l’ombilic pour en assurer une bonne
désinfection
Enfin, des champs stériles recouvrent la peau et borderont la plaie opératoire.
➢ La prémédication :
La prémédication a un rôle capital dans la prévention des chocs anesthésiques.
Buts généraux :
✓ Diminuer l’angoisse du patient : celle-ci peut être un facteur de choc, d’accident
anesthésique
✓ Faciliter l’induction de l’anesthésie
✓ Ralentir l’activité métabolique et permettre ainsi de réduire la quantité d’anesthésiques
à administrer.
Produits utilisés :
Les vagolytiques : réduisent l’activité réflexe vagale et facilitent l’induction, tarissent les
sécrétions salivaires bronchiques et digestives. Ex : ATROPINE
Ralentir l’activité métabolique ; anxiolytiques, sédatifs
Ex : VALIUM , LORAMET
Diminuer la sensibilité chez l’allergique.
Ex : CORTICOIDES, POLARAMINE.
Conditions d’une prémédication efficace :
✓ Respect de l’heure :
atropine, en SC : 30 min avant
en IM : 1h avant
✓ Dose adaptée en fonction de :
L’âge/Poids/L’état général du patient.
Remarque :
Les constantes et la prémédication doivent impérativement être notées dans le dossier du
patient, destiné au bloc opératoire.

Le lit de l’opéré :
Introduction :
L’acte chirurgical est une véritable agression, qui entraîne un déséquilibre. Ce déséquilibre est
la conséquence de cette agression associée à l’anesthésie. L’attention doit donc, se porter sur
l’opéré, de sa sortie de la salle d’opération, jusqu’à son installation dans le lit.
Il s’agit donc, d’une surveillance vigilante, invoquant les différents aspects du suivi
paramédical, permanent et correct.
Définition :
Le lit d’opéré est un lit maniable, conçu pour recevoir tout opéré venant de sortir du bloc
opératoire, qui nécessite des soins de réanimation.
Le rôle infirmier :
Le rôle infirmier dans la surveillance post-opératoire commence avant même que l’intervention
ait pris terme. Les préparatifs de son accueil, de son installation et de son suivi durant la phase
post opératoire sont mise en œuvre une fois l’intervention a débuté.
Le rôle infirmier concerne :
- la préparation du lit de l’opéré.
- la réception et du transport du patient
- son installation dans son lit.
1) Avant l’arrivée de l’opéré :
Tout patient ayant subi une intervention chirurgicale est transféré au service de réanimation.
La petite chirurgie ou la chirurgie d’anesthésie locale et évacuées au service de chirurgie.
Service d’accueil : la réanimation.
C’est une suite de box aérés, propres, menus d’arrivée d’oxygène, facilement accessible. Le
mobilier des box est réduit. La température ambiante varie entre 18 et 20°c.
La durée du séjour au sein du service de réanimation dépend de :
- l’efficacité du protocole thérapeutique mis en œuvre.
- de la qualité des prestations prodiguées à l’opéré.
b) Le matériel :
La literie :
Le lit doit être complet, propre et désinfecté avec une alèze en toile ciré. Parfois, menu, d’un
matelas ALTERNATING.
Le lit sera doté d’un mécanisme, permettant pour l’ensemble du lit, les différentes positions :
horizontales, déclive est proclive.
Il faut prévoir en plus :
- un paravent
- un dossier relevable
- un cerceau
- 3 bouillottes
- des serviettes.
- un uniforme
Le matériel de soins et de surveillance post-opératoire :
- Un panneau de tête coulissant verticalement jusqu’au bas du sommier, facilitant ainsi les
intubations, et les examens endoscopiques au lit.
- une source d’oxygénation
- Un pied maintenant les flacons de la perfusion : potence
- Un appareil d’aspiration, dont les raccords et les bocaux sont nettoyés, et désinfectés,
- le nécessaire pour intubation, pour sondage, pour la surveillance hémodynamique.
- le nécessaire pour les soins des plaies chirurgicales, pour les injections.
c) La technique de la literie :
On procède comme suit :
- Le drap de dessous doit être bien bordé sans le moindre pli. Les plis favorisent l’escarre.
- Les coins seront faits de deux cotés : tête et pieds.
- L’alèze étalée.
- Le drap de dessus, les couvertures et le couvre lit, appliqués en accordéon.
- Un cerceau chauffant sera placé sur le lit, couvert respectivement de drap de dessus, de
couvertures et de couvre lit,
- À défaut, 3 bouillottes seront mises en place : la première sur la région de la tête ; la
deuxième, au niveau du siège ; et la troisième, sous les pieds.
2) Lors du transport :
✓ C’est l’anesthésiste qui, en principe, accompagne l’opéré de la salle d’opération à sa
chambre.
✓ S’assurer que le patient, est bien fixé au chariot ; recouvert d’une couverture bordée
sous lui.
✓ Veiller aux vomissements, la tête de l’opéré sur le coté ;
✓ Éviter lors de transport, tout refroidissement et toute secousse.
✓ Surveiller, cependant, la coloration des téguments, l’agitation ; et le rythme respiratoire.
3) A l’arrivée du malade :
a) l’installation de l’opéré dans son lit :
✓ Replier les draps en accordéon, au pied du lit.
✓ Oter le cerceau chauffant, ou les bouillottes.
✓ Glisser doucement le patient sur son lit.
✓ L’installer en position adéquate.
✓ Le couvrir, puis border chaque pièce du linge, séparément.
b) les différentes positions :
✓ Dans la plus part des cas, et en particulier chez un opéré qui vomit ; et pour éviter la
chute de la langue ou l’inhalation des vomissements, le patient est placé en position
dorsale, légèrement en coté;
✓ Les positions assises et demis assises seront indiquées chez les opérés thoraciques, chez
les cardiaques et les obèses. Utiliser pour cela le dossier relevable.
✓ La position latérale, ou même ventrale, est conseillée, après certaines opérations sur la
colonne vertébrale.
✓ La position à plat, ou avec les pieds du lit surélevées, pratiqué en particulier, en cas des
hémorragies importantes, ou chez un opéré ayant fait une syncope.
✓ Manœuvrer correctement le mécanisme du lit, vers la position prescrite.
c) La mise en cours des premiers soins :
Une fois l’opéré placé dans son lit, l’infirmer doit :
✓ Commencer l’oxygénation, particulièrement dans des cas d’insuffisances cardiaques ou
de chirurgie cardiaque. Le débit et la durée dépendent de l’état général du patient. Ils
seront prescrits par le médecin.
✓ Mettre en place un brassard pour la surveillance de la TA. La prise des constantes doit
être effectuée, régulièrement, et notée sur la feuille de surveillance.
✓ Vérifier la perfusion, la nature du sérum en cours et son débit.
✓ S’assurer que l’aiguille ou le cathéter, n’a pas été déplacé au cours du transport.
✓ Repiquer, si besoin, le patient de façon à garder une veine pour la réanimation post-
opératoire.
✓ Mettre en route une éventuelle aspiration gastro-duodénale post- opératoire.
✓ Placer au besoin une sonde vésicale de façon à recueillir à intervalle régulier les urines.
La surveillance de la diurèse horaire et de la courbe d’urine, a une grande importance,
dans la surveillance post-opératoire.
✓ S’assurer du bon fonctionnement des drains.
✓ Surveiller le pansement.
✓ Les données cliniques, les thérapeutiques, et les incidents survenues au cours des suites
opératoires, seront rapportées sur la feuille de surveillance ; affichés visiblement sur le
mur, prés du lit du patient
3) Après le réveil :
Soulever la tête du patient, doucement, et le mettre progressivement en position demi- assise
pour éviter les complications pulmonaires ; sauf, si l’intervention exige une position spéciale.
IV- Conclusion
L’opéré est sous l’effet de l’anesthésie, traumatisé, épuisé, incapable de réagir. Il fait de son
mieux pour lutter contre les souffrances post-opératoires physiques et psychiques ; et pour
récupérer totalement, son potentiel physique et mental.
Le rôle infirmier consiste, donc, à faciliter ce passage, à le rendre simple, confortable, et plus
court que possible.

Surveillance d’un patient en post-opératoire :


La surveillance débute dès la fin de l’intervention chirurgicale, par conséquent dès le passage
de l’opéré en salle de réveil.
Principes :
✓ Garder les voies aériennes ouvertes et la fonction respiratoire adéquate
✓ Contrôler les signes vitaux jusqu’à leur stabilisation
✓ Contrôler la balance des liquides
✓ Surveiller l’état et le drainage de la région opérée
✓ Identifier et répondre aux besoins de l’opéré
✓ Procurer la sécurité au patient.
Préalables à la surveillance post-opératoire :
✓ Préparer la chambre : aération, nettoyage, t° du local
✓ Préparer le lit d’opéré :
✓ Alèses supplémentaires : au niveau du membre opéré
✓ Mettre l’oreiller sur la chaise ou dans la table de nuit
✓ Chauffer le lit avec trois bouillottes+couvertures supplémentaires
✓ Vérifier les accessoires; potence, bassin, urinal
✓ Retirer toute boisson ou aliment se trouvant sur la table de nuit
✓ Prévoir des barres de sécurité s/n
✓ Prévoir un crachoir ou une serviette.
Installation de l’opéré dans son lit :
✓ Décubitus dorsal, tête sur le côté
✓ Décubitus latéral.
Surveillance :
1) Immédiate J0 :
✓ Prendre les constantes; TA, pouls, t° et respiration
✓ toute chute de la TA doit faire penser à un choc hémorragique
✓ la respiration doit être calme, toute gêne respiratoire doit être traitée
✓ Coloration du faciès :
. Rosé= idéal
. Pâle= +sueur+refroidissement des extrêmités CHOC
. Cyanosé= insuffisance respiratoire
. Rouge= hyperthermie, allergie.
✓ Evaluer la douleur et voir l’heure du dernier analgésique
✓ Etablir une balance des liquides
✓ Perfusion : vérifier le point de ponction et l’état du psmt
le reflux
le débit
✓ Sonde à oxygène :
. Voir quel est le débit
. Vérifier et assurer une bonne fixation de la sonde
. Voir quelle est la durée du traitement
✓ Sonde gastrique :
. Vérifier le but, la fixation, la perméabilité de la sonde
. Observer la couleur, l’odeur, la quantité et l’aspect du liquide gastrique
✓ Miction ou SV :
. La miction aura lieu 6 à 8h après l’opération proposer l’urinal ou le bassin
. Si le patient est porteur d’une SV, vérifier :
- La mise en place de la sonde
- La fixation de la sonde
- Observer la couleur, l’odeur, la quantité et l’aspect des urines
✓ Positionnement du patient selon :
. Son état général
. La localisation de la plaie
. L’appareillage
✓ Comportement : il faut être attentif à toute agitation du patient ou brutalité des
mouvements.
2) Surveillance J1-J2 :
✓ Les constantes : toute hyperthermie doit faire penser à une infection
✓ Poursuivre la balance des liquides
✓ Soins d’hygiène :
. Toilette complète au lit ou partielle
. Soins particuliers pour la bouche et la toilette intime
✓ Surveillance de la miction : si rétention et globe vésical, mettre en place d’une SV à but
évacuateur ou à demeure
✓ Alimentation : dès la reprise du transit intestinal
✓ Réalisation du premier lever
✓ Exercices respiratoires
✓ Réalisation du pansement.
3) Surveillance les jours suivants :
La surveillance des jours suivants est quasi identique à celle J2 :
✓ Les constantes
✓ Réalisation du pansement
✓ Transit intestinal :
. Favorisé par la mobilisation précoce et les tisanes
. Apparition des gaz J2-J3
. Élimination J4
. Si retard, tenter la sonde rectale et/ ou le lavement évacuateur
✓ Soins divers :
- Hygiène corporelle
- Prolonger la durée du premier lever

Premier lever de l’opéré :


Définition :
Le premier lever de l’opéré est assimilable au lever précoce chez tous les malades alités et se
réalise en général le lendemain de l’opération.
Buts :
Il vise essentiellement à prévenir les complications de décubitus, surtout chez la personne
âgée.
Ces complications se manifestent par :
- Des signes au niveau des membres inférieurs :
(Stase veineuse, hypotrophie musculaire, ankylose articulaire)
- Des signes pulmonaires : dyspnée, toux, expectorations
- Des signes urinaires : rétentions suivies d’infections
- Des signes digestifs : troubles du transit, constipation
- Des escarres.
Conditions :
Le premier lever dépend de :
✓ La tension artérielle et autres constantes
✓ L’état général du patient
✓ L’état de conscience
✓ Type d’intervention.
Précautions :
Le lever du malade après une immobilisation prolongée, qui aura favorisé la stase veineuse,
demande précautions et surveillance.
En effet, l’accident redouté est :
- l’embolie pulmonaire se manifestant par un point de côté brutal, une dyspnée avec angoisse,
une accélération du pouls. Cette embolie peut parfois être mortelle en quelques minutes
- l’hypotension orthostatique
NB : La date du premier lever est toujours fixée par le médecin
Matériel :
✓ Un fauteuil et un petit tabouret
✓ Une robe de chambre et une paire de pantoufles
✓ Un oreiller, une alèse et une couverture pour envelopper le patient, si nécessaire
✓ Un tensiomètre et stéthoscope.
Préparation :
✓ Mettre le fauteuil et le tabouret près du lit
✓ Le garnir avec oreiller et alèse si besoin
✓ Prendre la TA et le pouls
✓ Replier les draps et la couverture du lit
✓ Faire asseoir le malade dans son lit, le faire pivoter en le soutenant pour lui mettre les
jambes pendantes hors du lit
✓ Reprendre la TA et le pouls : si anomalie, prévenir le médecin
✓ Surveiller les réactions du patient : faciès, malaise ou vertige
✓ Enfiler la robe de la chambre et les pantoufles.
Le lever :
Avant toute chose, toujours veiller à avoir une bonne base de sustentation, un dos bien droit et
un caisson abdominal efficace pour la réalisation de toute technique de manutention
1) Patient ne pouvant pas marcher :
- Saisir le patient par la taille et sous les cuisses et le poser sur le fauteuil
- Le couvrir si nécessaire
- Il s’agit d’une technique nécessitant une aide
2) Patient pouvant marcher :
- Se mettre face au patient
- Le saisir par les bras et sous les aisselles
- Pieds appuyés en éventail contre ceux du patient pour éviter que celui-ci ne perde
l’équilibre
- Lever et faire quelques pas
- Asseoir le patient dans le fauteuil
- Le couvrir si nécessaire
La durée du premier lever est de 5 à 10 minutes.
L’infirmier ne quitte pas la chambre du patient et profite de cet instant pour refaire le lit.
Manière de recoucher le patient :
1) Patient ne pouvant marcher :
- Ouvrir le lit
- Saisir le patient par la taille et sous les cuisses et le déposer au bord du lit en
dégageant la robe de chambre
- Retirer les pantoufles
- Tenir d’une main le dos du patient et de l’autre, saisir les jambes
- Mettre les jambes sur le lit en faisant pivoter le patient et en le maintenant assis
- Lorsque les jambes sont sur le lit, allonger le patient
- L’installer dans la position voulue, recouvrir le lit
- Ranger le matériel et remettre la chambre en ordre.
- Patient pouvant marcher :
- Ouvrir le lit
- Faire quelques pas au patient
- Idem que pour patient ne pouvant marcher.

Sondage vésical chez la femme et chez l’homme :


1) Le sondage évacuateur :
Définition :
C’est l’introduction d’une sonde dans la vessie par l’urètre.
Indications :
But évacuateur : - Rétention mécanique
- Rétention réflexe
- Avant une intervention chirurgicale
- Avant un accouchement
But diagnostique : - Prélèvement aseptique d’urines pour sédiment, culture
- Recherche de dosage de résidu dans les rétentions chroniques.
Contre-indications :
Elles sont formelles et au nombre de deux :
- Rupture traumatique de l’urètre
- Urétrite aigue suppurante : risque de propagation de l’infection vers la vessie
Matériel :
- Sonde de Nélaton, droite,15 à 20cm pour la femme
- Sonde de Nélaton droite, béquillée à l’extrémité, 30 à 40cm pour l’homme
- Matériel pour l’asepsie : celle-ci doit être rigoureuse car la vessie est un milieu aseptique et
doit le rester
- Compresses stériles dans plateau stérile
- Antiseptique
- Lubrifiant pour l’homme
- Champ et gants stériles
- Matériel pour le prélèvement :
. Tubes stériles pour l’envoi au labo+étiquette
+bon
. Bocal à urines ou sac à urines en cas de rétention
- Matériel accessoire :
. Nécessaire pour la toilette des organes génitaux externes
. Alèse de protection, bassin
. Haricot
Préparation du patient :
- Prévenir le patient du soin
- Isoler le patient
- Garnir le lit avec l’alèse
- Position de DD, jambes fléchies et écartées pour la femme
- Le bassin peut être installé sous le siège.
Technique :
- Toilette des organes génitaux externes
- Enfiler les gants et placer le champ entre les jambes du patient
- Désinfection soigneuse du méat urinaire et désinfection de la verge à l’aide d’une compresse
imbibée de cetavlon : saisir la verge avec une compresse et laver le gland avec une compresse
imbibée de cetavlon
Technique :
- Désinfection soigneuse de la vulve :
. Saisir une compresse imbibée de cetavlon, la passer sur les grandes lèvres de haut en bas
. Prendre une autre compresse, la passer sur les petites lèvres en maintenant les grandes lèvres
ouvertes
. Ouvrir les petites lèvres en les maintenant d’une main, passer une compresse à l’intérieur et
désinfecter le méat urinaire
. Chaque compresse doit être passée une seule fois et toujours de haut en bas.
Introduction de la sonde :
- Saisir la sonde d’une main et la lubrifier
- Tendre la verge bien droite, de bas en haut, pour permettre l’introduction de la sonde
- Faire pénétrer la sonde dans le méat, béquille orientée vers la symphyse pubienne
- Enfoncer la sonde doucement, ne pas forcer
- Lorsqu’on ressent une certaine résistance, abaisser la verge et la tendre pour effacer la
courbure naturelle de l’urètre
- Faire progresser la sonde
- Prendre la sonde avec une compresse sans toucher aux extrémités
- Introduire la sonde doucement, en remontant
- L’enfoncer suffisamment loin pour être dans la vessie
- Si Faute d’asepsie ou fausse route, changer de sonde
Ecoulement de l’urine :
Dès que la sonde est dans la vessie, l’urine s’écoule :
- Pour un prélèvement cyto-bactériologique; laisser s’écouler le premier jet dans l’haricot,
faire attention que la sonde ne touche pas l’haricot, recueillir les urines dans le tube
stérile en prélevant au début et à la fin du sondage
- Pour l’étude de résidu ; recueillir toute l’urine qui s’écoule dans l’haricot, mesurer le
volume et l’inscrire sur la feuille de t°
- Pour une évacuation en cas de rétention; éviter un débit trop rapide(pincer légèrement
la sonde), ne pas vider totalement la vessie, surtout si le volume est supérieur à 500cc
car une décompression trop brutale et trop importante peut provoquer une hémorragie
Ablation de la sonde :
Pincer la sonde pour éviter que l’urine stagne dans l’urètre, provoquant la sensation désagréable
du besoin d’uriner.
Incidents et accidents :
- Inflammation de l’urètre :
. Résultat du trauma causé par le sondage (surtout en cas de sondages répétés)
. Se révélant par une gêne à la miction
- Infection urinaire : urétrite, cystite, caractérisée par :
. Signes locaux : dysurie, pollakiurie, pyurie
. Signes généraux : clocher thermique à 40°, frissons
- Hémorragie :
. Urétrorragie chez l’homme par suite de traumatisme de l’urètre
. Hémorragie vésicale si l’évacuation a été trop rapide, lors d’une rétention d’urines
2) Le sondage a demeure :
Définition :
Une sonde vésicale, introduite par l’urètre, peut être laissée à demeure dans la vessie.
Indications :
Pour assurer une évacuation continue :
- mise au repos de la vessie, après suture
- drainage d’une vessie infectée
- pour éviter des sondages répétés :
. Contrôle fréquent du volume et de la composition des urines
. Rétention chronique
- pour éviter la souillure par les urines :
. Malade incontinent
. Intervention sur le périnée
Malade comateux
Contre-indications :
Celles du sondage évacuateur.
Matériel :
Il est le même que celui du sondage évacuateur. Seule différence est la sonde : sonde de FOLEY,
sonde munie d’un ballonnet. Il faut prévoir en plus :
- une seringue et de l’eau distillée(10cc) pour gonfler le ballonnet
- sparadrap pour fixer la sonde
- sac collecteur d’urines.
Technique :
Comme pour le sondage vésical évacuateur
➢ Fixation de la sonde :
. Gonfler le ballonnet en introduisant 10cc d’eau distillée et tirer la sonde jusqu’à ce qu’elle
se bloque sur le col vésical
. La fixer avec du sparadrap sur la face interne de la cuisse
➢ Recueil des urines :
. La sonde est ouverte et reliée à un sac à urine stérile
. Ce réservoir à urines est en matière plastique, à UU
. Il est gradué, permettant de contrôler le volume des urines
. Il est suspendu au rebord du lit ; il doit toujours être fixé à un niveau inférieur à la vessie
pour éviter le reflux
. Ce réservoir à urines est changé chaque jour
➢ Ablation de la sonde :
. Il s’agit de dégonfler le ballonnet à l’aide d’une seringue
. Pincer la sonde et retirer doucement en demandant au patient de respirer profondément.
Surveillance :
La surveillance d’une sonde à demeure est importante car il faut redouter l’infection.
➢ Les urines :
. Aspect et odeur : Des urines troubles et fétides indiquent une pyurie
. Des urines hémorragiques peuvent signaler une irritation vésicale
. Quantité : :. Le volume de la diurèse sera noté chaque jour
sur la feuille de t°
. Surveiller le débit : un ralentissement peut traduire une obstruction de la
sonde
➢ La sonde :
. Position : le patient ne doit pas uriner en dehors de la sonde sinon, vérifier la position de la
sonde et l’état du ballonnet
. Perméabilité : la sonde peut s’obstruer
➢ Etat général du patient :
Une hyperthermie avec frissons peut être causée par une infection urinaire
Soins quotidiens :
- Assurer une bonne hydratation sauf si prescription d’une restriction hydrique
- Toilette de la zone urogénitale et de la sonde, à effectuer :
. Quotidiennement
. Après chaque selle
. En cas d’écoulement urétral ou vaginal
- Changer la sonde tous les 5 jours chez le patient alité, tous les 15 jours si le patient
non alité.
- Un lavage de vessie sera fait :
. À titre préventif de l’infection : tous les deux jours
. À titre curatif : tous les jours.

Le lavage de vessie :
Définition:
Le lavage de vessie consiste à faire passer du liquide dans la vessie par l’intermédiaire d’une
sonde et à l’évacuer aussitôt.
Il se réalise selon deux méthodes :
- à la seringue-lavage vésical intermittent
- à la perfusion-lavage vésical continu.
Indications :
✓ Nettoyage mécanique de la vessie quand elle contient des dépôts lithiasiques, des
caillots de sang
✓ Le lavage de vessie n'a pas un pouvoir hémostatique, en cas d'hématurie son seul
pouvoir est d'éliminer le sang de la vessie.
✓ Le lavage de vessie peut être tenté pour déboucher une sonde vésicale mise à demeure,
mais un essai infructueux entraîne un changement immédiat de la sonde en cause.
Contre-indications :
✓ Rupture traumatique de l’urètre
✓ Infection.
Préparation du patient :
- Patient porteur d’une sonde : le prévenir du soin et le préparer psychologiquement
- Patient non porteur d’une sonde : procéder comme pour le sondage vésical, aussi bien
dans la préparation du patient que pour la mise en place de la sonde.
Préparation du matériel :
➢ Matériel commun aux deux méthodes :
- Compresses stériles et antiseptique
- Gants stériles
- Solution de lavage : le plus utilisé étant le sérum physiologique ou l’eau stérile tiédie
entre 35 et 37°
- Matériel de protection
1) Matériel pour le lavage de vessie à la seringue :
- Seringue
- Cuvette ou cupule stérile pour y mettre la solution de lavage
- Haricot pour recueillir le liquide de lavage
- Champ stérile
- Pince de Kocher
- Plateau stérile
2) Matériel pour le lavage de vessie à la perfusion :
- Sonde à double courant ou 3 voies de type sonde prostatique "DELINOTTE" ou
"DUFOUR".
- Poches de sérum physiologique de 3 litres avec tubulure/perfuseur (en "Y").
- Sac collecteur d'urines de grande contenance (2 à 4 litres)
Technique :
L’asepsie doit être rigoureuse.
1) Le lavage à la seringue :
- Clamper la sonde
- Débrancher la sonde du sac à urines
- Nettoyer l’extrémité de la sonde et celle du raccord à l’aide d’une compresse imbibée
d’antiseptique
- Protéger l’embout du raccord avec une compresse stérile.
- Placer la protection sous le patient
- Verser la solution de lavage dans la cupule stérile
- Enfiler les gants sans les déstériliser
- Placer le champ stérile entre les jambes du patient
- Aspirer 50cc de liquide et purger
- Adapter la seringue à l’extrémité de la sonde et injecter doucement en surveillant la
réaction du patient
- Ne jamais forcer et ne jamais dépasser les 300cc
- A la fin de l’injection, retirer la seringue et laisser le liquide s’écouler spontanément en
maintenant la sonde qui ne doit pas tremper dans l’haricot
- Il est préférable de clamper la sonde pour laisser le liquide pendant un instant en contact
avec la paroi vésicale.
- Recommencer les injections jusqu’à obtention d’un liquide clair.

2) Le lavage à la perfusion :
- Adapter la tubulure aux perfusions de sérum physiologique.
- Désinfecter l'embout à chaque changement.
- Adapter la tubulure à la sonde.
- Adapter l'autre voie de la sonde à un sac collecteur.
- Régler le débit en fonction de la coloration du liquide sortant : plus le liquide est foncé,
plus le débit est augmenté. Lorsque le liquide est très rouge, le débit est au maximum et
la poche de 3L peut passer en 30 min. La surveillance dans un service de chirurgie doit
être très rapprochée pour éviter tout arrêt du lavage continu.
- Les deux liquides aller et retour doivent couler en permanence.
- Réaliser le bilan des entrées et des sorties pour chaque poche. (Diurèse)
- Réaliser les transmissions : quantité, aspect, couleur, douleur.
Le liquide de lavage passe par la voie d'entrée, irrigue la vessie en emportant sang et petits
caillots, ressort par la voie de sortie et fini sa course dans le sac collecteur d'urine. Lorsque l'on
quantifie entre chaque poche (3 litres), il peut y avoir 3 cas de figure :

* < à 3L : Attention au risque de perforation, fistule, le liquide passe autre part.


* 3L : dans ce cas tout le liquide de lavage est ressorti.
* > à 3L : Il s'agit soit d'un surplus constitué d'urines ou une quantité de sang +/- importante,
drainés par le liquide. Attention donc au risque hémorragique.
Mise en place d’une sonde rectale :
Définition :
La sonde rectale est une technique de soin qui tire son nom de l’instrument utilisé : la sonde
rectale. La sonde est introduite par l’anus et laissée à demeure dans le but de faciliter
l’évacuation des gaz intestinaux.
Indication :
La rétention des gaz dans les premiers jours qui suivent une intervention chirurgicale.
Matériel :
- gants à usage unique
- une sonde rectale de grosseur et de taille appropriée au patient
- une alèse de protection en toile et en caoutchouc
- un haricot
- du papier hygiénique
- un lubrifiant ; compresse vaselinée
- un bassin
- un paravent si salle commune
Préparation du patient :
- préparation psychologique du patient : nécessaire, d’où l’utilité d’expliquer le soin au patient
- fermer la fenêtre, la porte et placer le paravent
- faire uriner le patient
- garnir le lit avec les alèses et le bassin
- installer le patient en décubitus latéral, la jambe ne reposant pas sur le lit étant légèrement
repliée
Technique :
- veiller à ce que la sonde ne soit pas coudée et protéger le lit (alèse et bassin) car un peu de
liquide peut s’écouler par la sonde
- introduire la sonde (après l’avoir lubrifiée) doucement de 4cm dans la direction de l’ombilic
puis la redresser : demander au patient de respirer profondément
- vérifier l’apport de soulagement.
Remarque :
La sonde rectale peut être utilisée dans d’autres techniques de soins comme le lavement
évacuateur. Ce type de lavement peut être utilisé dans un but évacuateur, thérapeutique ou
diagnostique. Cependant, le lavement thérapeutique est de moins en moins utilisé en raison des
progrès pharmacologiques permettant de le remplacer par des suppositoires ou des produits
injectables

La dilatation urétrale :
Définition :
C’est une technique qui consiste à introduire dans l’urètre des bougies des plus en plus grosses
pour permettre la dilatation progressive d’un rétrécissement. Il s’agit d’un acte médical. C’est
le traitement le plus simple, efficace mais aveugle ; il demande beaucoup de délicatesse. C’est
pour cela, que la dilatation ne se fait qu’après urétrotomie interne par voie endoscopique ou la
chirurgie ouverte.
Indications :
Les rétrécissements de l’urètre(sténoses) :
- d’origine infectieuse : urétrite….
- d’origine traumatique : Externes : chute à cheval, fracture du bassin
. Internes : sonde, manœuvre instrumentale.
Contre-indications :
- L’infection urinaire
- Sténoses multiples
Matériel à préparer :
- Boîte à béniqués : bougies métalliques et rigides, de grosseur variable, stérilisés au
poupinel
- Bougies semi-rigides,souples, droites ou béquillées, de calibre croissant
- Huile de paraffine
- Une paire de gants stériles
- Un champ stérile
- Anesthésique local : xylocaine gel
- Antiseptique
- Compresses stériles
Préparation du patient :
- Traitement anti-infectieux urinaire ou antibiothérapie
- Avertir le patient du rythme des séances
- Bonne toilette intime des organes génitaux
- Désinfection du méat urinaire, de la verge et du gland.
Technique :
- L’asepsie doit être rigoureuse
- L’urologue introduit dans l’urètre (après application de xylo sur la verge) un béniqué
ou une bougie qui pénètrera facilement
- La taille est choisie suivant l’importance du rétrécissement
- Un béniqué ou bougie,un peu plus gros est ensuite introduit et laissé une minute
- A chaque séance, l’urologue essaie d’introduire des béniqués ou bougies de plus en
plus gros
Remarques :
- La manipulation et le travail avec des béniqués est très difficile et exige beaucoup
d’expérience de la part de l’urologue
- L’auto-dilatation=acte de dilatation réalisé par le malade lui-même.

Les transfusions :
Définition :
Il s’agit de l’introduction dans le système circulatoire d’un malade, d’une quantité de sang total
ou d’un de ses dérivés (culots globulaires,plaquettes,plasma) dans le but de compenser un
déficit de la masse sanguine ou de l’un des composants du sang.

- Le sang à transfuser sera de préférence iso-groupe


- Un sujet Rh(-)ne doit recevoir que du sang Rh(-)
- Un sujet Rh(+)peut recevoir du sang Rh(-) ou Rh(+)
Buts :
- Rétablissement de la masse sanguine
- Apport des facteurs de coagulation
- Apport des hématies capables de fixer l’oxygène
- Servir à regénérer un sang contenant des globules altérés ou des produits toxiques.
Indications : unité de [GR]
- Anémie symptomatique réfractaire avec hématocrite<30%
- Troubles cardio-vasculaires symptomatiques (angor, infarctus myocardique,
décompensation cardiaque)
- Hématocrite<26% associé à des antécédents de troubles cardio-vasculaires
- Hématocrite<26% en préopératoire.
Mode de transfusion :
- Toujours utiliser une trousse à transfusion
- Débit ; 2ml/min pendant les 10 premières minutes, puis 3ml/min
- Pas de mélange préalable avec d’autres substances dans aucun produit sanguin,
exception faite du NaCl 0,9%
- Ne jamais administrer en même temps qu’une autre substance thérapeutique
Matériel :
- Potence (auprès du lit du patient)
- Une surface de travail propre : chariot
- La pochette de sang
- Une intranulle
- Un transfuseur
- Un garrot et une paire de gants
- Un antiseptique et du coton
- Du sparadrap, une protection et deux haricots
- Un tensiomètre et un stéthoscope
- Une paire de ciseaux
- Prévoir les médicaments pour remédier aux accidents transfusionnels.
Technique :
Administration de [gr]
a. vérification de l’unité à transfuser :
- nom et prénom du receveur
- groupe sanguin ABO et Rh : doivent être identiques à celui du receveur, càd avec la carte de
groupage du patient)
- concordance des noms et prénoms, groupe ABO entre le receveur et le sachet
- épreuve de compatibilité(cross-match) qui garantit que l’unité est compatible avec le patient
- date de péremption
- aspect : homogénéité et couleur
- température
b. Technique de contrôle pré-transfusionnel :
- déposer une goutte de sérum physiologique dans chaque case
- déposer une petite goutte de sang du patient dans chacune des cases »malade »
- déposer une petite goutte de sang à transfuser dans chacune des cases « poche »
- mélanger le contenu de chaque case avec un agitateur à l’extrémité arrondie, en l’essuyant
avec une compresse entre chaque opération
- lire les réactions après une minute d’agitations par légères oscillations de la carte
Laisser sécher le mélange et conserver dans le dossier du patient
Si l’épreuve fait apparaître une différence entre les deux cases A ou les deux cases B, ne pas
faire la transfusion et renvoyer la carte au CTS, accompagnée de la poche et d’un échantillon
de sang du patient.
c. Pendant la transfusion :
- « noyer » le filtre pour éviter que les GR ne s’abîment en tombant sur le filtre
- si le patient n’est pas porteur d’une perfusion, poser un cathéter et raccorder un syst de
perfusion purgée soit avec le sachet de sang soit avec une solution de Na Cl 0.9% sinon, vérifier
le reflux et arrêter toutes les perfusions qui coulent.
- connecter le dérivé sanguin
- régler le débit en fonction de l’OM et de l’EG du patient
- recontrôler tous les paramètres et à la fin de la transfusion
- surveiller l’apparition de symptômes indiquant qu’une complication
Risques et accidents :
La transfusion de sang ou de ses dérivés expose à des risques dont la fréquence est estimée à
20%.
1) Les réactions transfusionnelles immédiates :

➢ Hémolyse intra-vasculaire aigue :

- Destruction immédiate des GR transfusés


- Urgence médicale
- La plus grave des RT
- Due le plus souvent à une transfusion incompatible dans le système ABO (erreur
administrative et infirmière)
- Symptômes : hypotension, choc, malaise intense, angoisse, sensation de constriction
thoracique, douleurs lombaires, tachycardie, frissons, céphalées.

➢ Réaction fébrile :

- C’est la RT la plus commune


- Hausse de température et les frissons commencent 30 minutes à 2 heures après le
début de la transfusion
- S’arrête d’habitude spontanément
- S’accompagne parfois de difficultés respiratoires et d’hypotension

➢ Réaction allergique :
Se manifeste par des réactions urticariennes plus ou moins étendues
➢ Surcharge liquidienne, liée à l’état du receveur
➢ Embolie gazeuse, liée à la technique de transfusion
➢ Contamination bactérienne, liée au produit transfusé

2) Les réactions transfusionnelles retardées :


Il s’agit de la transmission de maladies telles que l’hépatite, le sida, la syphilis…
En cas de réaction transfusionnelle :
- Assurer la sécurité du patient en restant auprès de lui ; prise des cstes, PLS, observation
des réactions du patient.
- Arrêter la transfusion tout en maintenant une voie d’entrée
- L’oxygénothérapie : 2L/min
- Installer un débit urinaire
- Sur ordonnance médicale : prise de sang ; hémoculture, groupe sanguin, compatibilité,
autres
- Administrer les médicaments prescrits
- Sondage s/n
- Garder le sac de transfusion ; le renvoyer à la banque de sang avec un justificatif
- Assurer la surveillance continue du patient
Recommandations :
➢ Conditions de conservation de la poche de sang :

- Le sang (GR) se conserve à +4°C (jamais le réchauffer)


- Il faut une limite de conservation car :
. Avec le temps, une hémolyse se produit
. Durant sa conservation, le sang subit des modifications qui vont rendre le sang impropre à
la transfusion
- Lors du transport du sang, la chaîne du froid doit être respectée car le froid permet
d’inhiber le développement bactérien
- Lors du transport, il faut éviter le traumatisme des hématies
- Ne pas conserver inutilement une poche de sang au sein du service.
Cross-match :
Le Cross- Match est une épreuve de compatibilité qui garantit que l’unité est compatible avec
le patient
Ce test de compatibilité consiste à mettre en présence le sérum du receveur et les GR des
donneurs dans différents milieux afin de détecter des anticorps anti-érythrocytaires dans le
sérum du receveur et qui seraient dirigés contre des antigènes présents sur les GR qu’il va
recevoir.

Les pansements :
Généralités :
Définition :
Le pansement est un ensemble d’actes effectués à l’aide d’éléments qui servent à soigner une
plaie et à la protéger des agents infectieux.
Les pansements sont effectués en salle d’opération, en salle de pansement ou enfin, dans le lit
du patient après avoir soigneusement aménager sa chambre
Buts :
- Nettoyer une plaie et la désinfecter à l’aide d’antiseptique pour aider l’organisme à se
défendre contre les agressions microbiennes
- Protéger la plaie d’une éventuelle contamination, jusqu’à cicatrisation complète
- Absorber des sécrétions émanant de la plaie
- Par l’adjonction de produit biologique aider l’organisme à réparer les tissus lésés et
accélérer la cicatrisation (ex; feuillets de kératinocytes)
- Arrêter une hémorragie ou limiter un épanchement par une compression
Matériel propre aux pansements :
a. La gaze hydrophile :
C’est à partir de la gaze hydrophile qu’on prépare les compresses, les mèches et les bandes
- Les compresses sont destinées à nettoyer la plaie et absorber les liquides organiques
- Les mèches permettent l’hémostase par compression ; elles peuvent aussi être utilisées
pour absorber le pus et autres sécrétions
- Les bandes sont destinées à maintenir en place les éléments du pansement.
b. Le coton hydrophile :
- Il absorbe à peu près 20 fois son poids
- Il ne doit pas être mis en contact direct avec la plaie car il s’y colle facilement pour
cela, il doit toujours être séparé de la plaie par une couche de gaze.
c. autres :
- le coton cardé
- le pansement américain
- les pansements gras
- ……
Matériel de contention :
a. Les sparadraps adhésifs :
- Ils sont constitués d’un mélange d’oxyde de zinc et d’une solution adhésive
- Les sparadraps adhésifs se présentent sous deux formes : le sparadrap perforé et le non
perforé
- Ce dernier n’est utilisé que sur des petites surfaces ne comportant pas de risque de
macération
- La bonne adhérence de ces deux types de pansements est conditionnée par un bon
dégraissage de la peau
b. L’élastoplast :
- Il se présente sous forme d’une bande à mailles larges
- Son avantage par rapport au sparadrap ordinaire réside dans son élasticité dans le sens
de la longueur et de la largeur, ce qui permet de réaliser aisément des pansements
compressifs et d’assurer une meilleure contention
c. Les microporeux :
Ils sont constitués par une trame analogue aux bandes de papier collant et présentent plusieurs
avantages :
- une excellente adhérence cutanée
- une bonne aération de la plaie
- l’évaporation des sécrétions et de la perspiration cutanée
- l’absence totale de macération.
d. Les bandes :
- les bandes de gaze : leur souplesse et leur moulage sont faciles sur différentes régions du
corps
- les bandes de crêpe Velpeau : sont très élastiques favorisant une bonne compression
- les bandes de toile : sont plus solides et utilisées surtout dans la contention d’attelle ou
d’appareil
Produits utilises dans les pansements :
a. les détergents :
- le sérum isotonique : permet d’entraîner tout ce qui adhère à la plaie sans léser les tissus.
Lorsqu’il est tiède, il permet d’entraîner les corps gras adhérents.
- les solutions savonneuses : elles ont une action favorable sur les plaies granuleuses. Elles
constituent de bons solvants des corps gras, ce qui est favorable à la préparation de la peau à
recevoir des antiseptiques
- les composés laurylés : ils ont une action anti-inflammatoire sur une plaie fermée, permettent
de solver les corps gras. Sur une plaie ouverte, ils peuvent entraîner un risque de saignement.
Lorsqu’ils sont laissés longtemps en contact de la peau ou utilisés trop souvent, ils entraînent
des irritations.
- Le sérum salé hypertonique : il aide à l’élimination des zones nécrotiques dans des
plaies infectées ou des zones escarrifiées.
- Les enzymes protéo-lytiques : ce sont des produits organiques, habituellement
d’origine microbienne et qui ont la capacité de détruire les débris nécrotiques ou
escarrifiés.
b. Les antiseptiques :
- La teinture d’iode :
. Sur la peau, elle imprègne jusqu’aux couches superficielles du derme et des glandes sébacées
où elle réalise une antisepsie en 10min à condition qu’elle ne soit pas appliquée immédiatement
après un lavage ou un savonnage. Il faut donc sécher les téguments avant son application.
. Sur les plaies récentes, elle ne doit être appliquée que sur des plaies superficielles
. Sur des plaies anciennes, elle détruit la couche des tissus ayant perdu leur pouvoir de
régénération, ce qui ravive la plaie
. Elle ne doit pas être diluée avec l’alcool car elle devient irritante. Lorsqu’elle est laissée
longtemps en contact avec la peau, elle peut parfois entraîner des brûlures.
. Ne pas appliquer sur une plaie en voie de cicatrisation car risque de blocage par son action
destructive.
- L’alcool : c’est un puissant antiseptique qui perd son efficacité au contact avec l’eau.
Comme la teinture d’iode, il doit être appliqué sur des téguments secs pour une
meilleure pénétration.
Dans un pansement alcoolisé, il peut agir comme antiseptique et anti-inflammatoire. Par contre,
il fixe et coagule le sang ; il ne doit pas être appliqué sur un pansement souillé de sang.
- L’alcool iodé : c’est un excellent antiseptique. Il est composé d’iode et d’alcool à 90°
dans une proportion variable (1 à 2%).
Il est moins irritant que la teinture d’iode.
- L’éther sulfurique :
. A une action bactéricide. Il ne coagule pas le sang et permet de l’enlever facilement.
. Dissout les graisses et s’évapore rapidement
. Est utilisé beaucoup plus aux alentours de la plaie
. Est néfaste sur les muqueuses fines.
- Le chlorure de sodium : (isotonique ou hypertonique) surtout employé dans le
nettoyage des plaies ou au contact des os car ces derniers risquent de se nécroser en
présence de certains antiseptiques.
- L’eau oxygénée :
Son action antiseptique est liée à sa décomposition en présence de matières organiques en
dégageant une quantité importante d’O². Elle est particulièrement utile dans les pansements de
gangrène ou d’infection à germe anaérobie ; elle désagrège les caillots de sang. (action
hémostatique)
- Le permanganate de potassium :
C’est un bon antiseptique car il dégage de l’O² en présence de matières organiques.
- La solution de dakin :
. A un spectre d’activités très large ; bactéries, spores, virus
. Le délai d’action est rapide, dès la première minute de contact
. Utilisé pour l’antisepsie de la peau, des muqueuses et des plaies
c. Les cicatrisants :
- Baume du Pérou :
. Empêche l’oxydation des plaies et l’adhérence aux pansements
. Utilisé dans les plaies propres en voie de cicatrisation
- Les composés de chlorophylle :
ex:biogaze
(Chimio, corticoïdes, diabète…) . N’est pas stable car sa durée d’utilisation n’est que de 8
jours.
d. Les protecteurs :
- Les vernis :
. Utilisés sous différentes formes; vernis chirurgical, vernis plastique (aérofilm)
. Surtout employés pour remplacer le sparadrap en cas d’intolérance de ce dernier
. Par contre, pour des plaies qui secrètent beaucoup(colostomie), leur protection devient très
minime.
- Le mitosyl :
. Constitue un excellent protecteur cutané par ses propriétés cicatrisantes
. Doit être utilisé en couche assez épaisse après un bon nettoyage.
- L’oxyde de zinc :
C’est un excellent cicatrisant et protège des sécrétions irritantes
Caractéristiques morphologiques d’une plaie :
- Noire nécrotique plaque noirâtre recouvrant la plaie correspondant à du tissu nécrosé
sec ou humide
- Jaune fibrineuse plaie recouverte de tissu jaunâtre peu adhérent
- Blanche fibreuse plaie recouverte de tissu blanchâtre, adhérent correspondant à du tissu
fibreux dévascularisé, souvent décrite comme atone
- Rouge granuleuse plaie recouverte de tissu de granulation, bien vascularisée,
correspond à la phase 2 du processus de cicatrisation
- Rose épithélialisée plaie recouverte d’un épithélium fin
Règles à respecter lors de la réfection d’un pansement :
- Environnement propre non contaminé :
. Atmosphère peu chargée de poussières
. Nettoyage et désinfection régulière du mobilier
- Environnement personnalisé au patient :
. Planifier le moment où s’exécute le pansement
. Personnes nécessaires et compétentes
. Matériel nécessaire
- Tenue de travail propre :
. Absence de vêtement de ville
. Absence de bijoux
. Cheveux courts ou noués+ port du calot
- Mains propres :
avant le soin aseptique, selon la méthode du »lavage hygiénique des mains »si l’on travaille
selon la technique »no touch », çàd par l’intermédiaire d’instruments et sans toucher aux
tissus ni au matériel destiné à être introduit dans des cavités stériles.
on procède au lavage chirurgical des mains dans certains cas où le port de gants stériles
serait nécessaire et n’est pas réalisé.
Avec des gants dans certains cas:
. Utiliser des gants stériles quand l’utilisation d’une instrumentation stérile est difficile voire
impossible(psmt ophtalmo, trachéo)
. Utiliser des gants propres pour protéger la personne qui travaille et de manière limitée à un
geste sale ou contaminant pour elle.
Avec du matériel stérile:
. Ne pas contaminer- le champ en passant au-dessus
- le champ en le mouillant
- les pinces en les renversant
- l’intérieur des bouchons des flacons
. Ne pas oublier de vérifier l’intégrité du matériel stérile et la date de péremption
- Le pansement:imbibé de sang ou de sérosité n’est plus un pansement protecteur mais un
pansement dangereux; en effet, les bactéries peuvent remonter le courant sanguin jusque dans
les profondeurs de la plaie.
Pour les antiseptiques et les liquides d’irrigation stérile:
. Conservation:- non ouvert plusieurs mois
- solution alcoolisée ouverte un mois
- solution aqueuse ouverte une semaine
. Toujours nettoyer avant d’appliquer un antiseptique
Respecter une méthode:
. Ne pas apporter de germes vers la plaie:
- méthode dite »no touch »:on travaille avec des instruments ou des gants stériles
- aller du plus propre au plus sale, du plus vulnérable au moins vulnérable
- élargir= laver largement la peau saine autour de la plaie pour éviter la colonisation de la
peau ou des drainages à partir des germes de la plaie
. Prévenir une exposition inutilement prolongée de la plaie :
- préparer tout le matériel nécessaire
- travailler vite et bien
. Éviter de meurtrir, léser, brûler les tissus :
- tamponner une plaie et ne pas frotter
- toujours bien sécher pour éviter une macération
- utiliser des antiseptiques peu irritants
- solution alcoolisée; après 48h, plaie fermée sur peau saine
. Ne refaire le pansement que si nécessaire :
- pansement propre : le moins souvent possible pour éviter le risque d’infection et pour
permettre la cicatrisation
- pansement avec écoulement, suppuration : le plus souvent possible pour éviter la macération.
I/ Pansement simple :
Définition :
Le pansement simple consiste au nettoyage complet et minutieux d’une plaie avec les
antiseptiques prescrits, la réfection du pansement se faisant avec des compresses stériles sèches.
Buts :
- Nettoyer une plaie, la désinfecter, aidant ainsi l’organisme à se défendre contre les
microbes
- Protéger cette plaie d’une éventuelle contamination jusqu’à cicatrisation complète.
Indications :
Le pansement simple est utilisé pour les plaies chirurgicales et les plaies accidentelles.
Matériel :
Le matériel est disposé sur un chariot à pansement comprenant trois étagères :
- l’étage supérieur comporte le matériel stérile :
. Boîte à compresses, pansements américains et boîte à champs
. Boîte à instruments
. Plateau stérile
. Gants stériles
. Pince à servir plongeant dans un liquide antiseptique
. Flacons d’antiseptiques
- l’étage moyen comporte :
. Sparadrap
. Bandes
. Coton
. Ciseau propre
. Protection de lit ; en toile et en caoutchouc si plaie compliquée
. Produits médicamenteux
- l’étage inférieur comporte :
. Trois haricots
. Une poubelle.
Notons qu’il ne faut pas oublier le paravent si le soin se fait en salle commune.
Préparation du patient :
- Avertir et informer le patient et faire un état des lieux
- Isoler le patient
- Installation du patient :
. Position confortable et non douloureuse
. Position adaptée à la localisation de la plaie
- Découvrir la région et placer une couverture de soin s/n
- Placer une protection sur le lit avec l’haricot dessus
- Placer le chariot côté plaie
Manière de procéder :
- Les soins seront réduits au minimum
- Ôter le bandage ou sparadrap sans toucher aux compresses
- Se passer les mains à l’alcool
- Préparer le plateau avec le champ grâce à la pince à servir
- Ouvrir le tambour et en faire sortir quelques compresses et les déposer sur le plateau
- Poser les pinces, partie tenue par la main, sur le rebord du plateau, l’extrémité reposant
sur les compresses
- Ôter les compresses se trouvant sur la plaie à l’aide d’une pince ; si elles adhèrent trop
à la plaie, les imbiber avec un antiseptique ou du sérum physiologique.
- Attendre un moment et enlever les compresses sans trop tirer car risque de saignement
et d’arrachement de la peau
- Eliminer cette pince dans l’haricot
- Procéder à l’examen de la plaie :
. Plaie suturée : vérifier l’état de cicatrisation, l’existence d’un suintement, l’apparition d’un
hématome ou d’une infection….
Nettoyage de la plaie :
- Se servir de la pince de Kocher et de la deuxième pince à disséquer pour former un
tampon
- Durant ce temps, il faut éviter les fautes d’asepsie :
. Ne pas passer les mains et les bras au-dessus d’une boîte stérile ouverte
. Ne pas toucher l’intérieur des couvercles, les poser sur le chariot en les retournant
. Ne pas toucher l’extrémité des pinces avec un objet non stérile
- Verser un détergent sur le tampon au-dessus de l’haricot : le flacon verseur ne doit pas
toucher le tampon et le tampon ne doit pas toucher l’haricot, objet septique
- Nettoyer le pourtour de la plaie : changer de tampon autant de fois que cela est
nécessaire
- Changer de tampon et nettoyer la plaie
- Enlever les traces de sparadrap à l’éther.
Traitement de la plaie :
Le traitement varie selon l’état de la plaie
➢ Pour les plaies simples en voie de cicatrisation :
- passer un antiseptique
- poser une compresse sèche, maintenue par du sparadrap
➢ Pour les plaies suturées :
- les fils sont ôtés entre le 6° et le 12° jour (temps de cicatrisation variable) à l’aide de
ciseaux stériles ou d’une lame de bistouri
- en général, le retrait des fils se fait en deux temps
- aseptiser les points de suture avant leur ablation
- saisir le nœud avec la pince de Kocher et dégager le fils à sa base
- couper un seul des liens du fil
- vérifier que le nœud est bien suivi d’une boucle
- nettoyer et aseptiser la plaie et poser une compresse
- couper le fils de manière telle :
. Que la partie externe passe le moins possible à l’intérieur de la plaie
. À ne jamais couper le même fils deux fois
. À ne pas couper d’une manière telle qu’une partie du fils soit impossible à récupérer
. À ne pas blesser le patient et à ne pas se couper.
II/ Pansement humide :
1) Pansement humide chaud :
a. Buts et indications :
Par la vasodilatation qu’elle provoque localement, la chaleur favorise :
- Une action anti-inflammatoire : résorption d’un hématome
- Une action sédative : douleur de la colique hépatique, douleur musculaire ou périarticulaire.
B. Matériel :
- Eau bouillante
- Plateau stérile avec champ
- Pansement américain stérile
- Pince à servir
- Deux pinces stériles
- Alèse de protection : toile et caoutchouc
- Matériel de contention : bandes
- Coton cardé
C. Technique :
- Placer le pansement américain sur le plateau stérile
- Verser dessus de l’eau bouillante et l’essorer à l’aide des deux pinces
- Le poser sur la région à traiter en s’assurant de ne pas brûler le patient
- Recouvrir d’une large bande de coton cardé
- Maintenir par un bon bandage
- Pour être efficace, le pansement chaud doit être renouvelé toutes les 3 à 4 heures.
2) Pansement humide froid :
➢ Eau froide :

- Il est utilisé dans un but analgésique car il favorise la résorption des œdèmes.
- On procède de la même façon que pour un pansement humide chaud sauf qu’ici, on
utilise l’eau froide stérile
- Le pansement ainsi réalisé est changé toutes les trois heures.
➢ Alcool :

- Le pansement alcoolisé est utilisé pour les phlébites des membres ainsi que pour les
abcès.
- Après avoir étalé des compresses et réalisé un bandage, il faut asperger le pansement
d’alcool.
- Pour rappel, l’alcool est un puissant antiseptique, qui doit être appliqué sur des
téguments secs et qui agit comme antiseptique et anti-inflammatoire dans les
pansements alcoolisés.

III/ Pansement compressif :


Définition :
Le pansement compressif est utilisé pour assurer une pression continue sur une région de
l’organisme
Buts :
- Réaliser une hémostase
- Réduire la cavité après ponction
- Immobiliser une région
Technique :
- Bien garnir la région sur laquelle prend le pansement
- Recouvrir les saillies osseuses de coton hydrophile
- Exercer une pression pendant la réalisation du bandage tout en s’assurant qu’il n’y a pas
de gêne circulatoire.

IV/ Pansement gras :


Définition :
Il s’agit de pansements réalisés à l’aide d’un support de gaz, imprégnés par un corps gras. Ils
présentent l’avantage de ne pas adhérer à la plaie, favorisant ainsi une bonne cicatrisation.
Produits utilises :
- Compresses vaselinées
- Tulle gras
- Biogaze.
V/ Pansement de plaies drainées :
Définition :
Le drainage consiste à éliminer par voie transcutanée des liquides venant de cavités naturelles
ou néoformées. Il est placé dans la cavité à drainer et son orifice de sortie se trouve :
- soit en bas de l’incision
- soit dans une contre-incision pour éviter l’infection

Trois principaux types de drainage :


➢ Le drain aspiratif : comme le drain de Redon qui favorise l’hémostase, la
revascularisation des plans superficiels et qui évite les hématomes et les suppurations,
et enfin, permet une rapide cicatrisation.

➢ Le drain de nécessité réalisé par :


. Des mèches de gaze (parfois imprégnées de produit antiseptique) qui vont désinfecter les
tissus, drainer une plaie profonde, bourrer une plaie profonde pour stopper l’hémorragie en
nappe
. Le drain de caoutchouc ; de forme tubulaire, percé d’œillets
. Les lames de caoutchouc, de forme ondulée.
Le drain de nécessité est utilisé pour les plaies très profondes et il ne faut pas le retirer trop
précocement.
La longueur du drain sera diminuée progressivement pour favoriser le comblement de la plaie
de la profondeur vers la superficie. Cependant, il ne faut pas laisser le drain trop longtemps car
il y a risque d’ulcération vasculaire.
➢ Le drain de dérivation : pour mettre un organe au repos et évacuer le liquide à l’extérieur
jusqu’à la reprise des fonctions normales (drain de Kehr pour le cholédoque)
Le drain de Kehr a pour but de drainer les voies biliaires après une cholédocotomie, protéger
les sutures du cholédoque et éviter les fuites de bile.
➢ Plaie avec mèche de gaze :
- Humidifier la mèche avec du sérum physiologique si elle doit être retirée doucement
- Tirer doucement à l’aide d’une pince
- L’enlever en partie (couper) ou en totalité suivant l’avis du chirurgien
- Nettoyer l’orifice de la mèche
- Remettre une autre mèche :
. La sortir de la boîte et en couper la longueur désirée avec une paire de ciseaux stériles
. Introduire la mèche dans la lumière de la plaie en la tenant tendue à l’air d’une pince et en
la poussant vers la profondeur à l’aide d’un stylet
. Ne pas tasser la mèche et laisser dépasser le chef extérieur
. Terminer par un pansement absorbant.

➢ Plaie avec drain tubulaire ou caoutchouc :


Si le drain doit rester en place :
. Nettoyer et désinfecter la plaie et le drain lui-même
. Le mobiliser légèrement avec une pince tout en maintenant la peau avec une compresse stérile
. Introduire une épingle à 1cm de la peau et couper avec des ciseaux stériles à 2cm au-dessus
. Glisser une compresse sous l’épingle et en disposer d’autres autour du drain
. Recouvrir le drain de compresses et d’un pansement américain
. Maintenir le tout par un bandage.
Remarques :
. La mobilisation=retrait progressif
. Le drain est fixé à la peau par un point de suture : à la première mobilisation, utiliser un cutter
pour couper le fils
. On placera ensuite une épingle de sûreté transversalement dans le drain à chaque mobilisation,
avant de le couper
Cette précaution est prise pour éviter que le drain ne rentre dans la plaie et ne s’y perde
Si le drain doit être changé :
. Couper le fils qui maintient le drain à la peau
. Le mobiliser en tournant légèrement et le retirer assez vite en le pinçant
. Nettoyer la plaie et remettre un drain de calibre et de longueur inférieurs
. Mettre une épingle sur l’extrémité et faire un pansement.
Si le drain doit être ôté :
. Couper le fils qui fixe le drain à la paroi
. Tirer sur le drain à l’aide d’une pince
. Faire un pansement aseptique au niveau de l’orifice comme pour une plaie simple.
➢ Plaie avec drain de Redon :
La plaie est traitée comme étant simple
Le changement du bocal doit être fait de manière aseptique dès que le vide n’existe plus
a) Changement du bocal :
. Le vide sera préparé dans un nouveau bocal stérile
. Clamper le drain avec une pince
. Le désolidariser du bocal et désinfecter l’extrémité avec de l’alcool iodé
. Le brancher sur un nouveau flacon
. Enlever les pinces.
b) Surveillance du drain :
. L’écoulement : contrôler régulièrement l’aspect, la quantité et l’odeur
. L’aspect est très hémorragique au début ; il s’éclaircit progressivement
. La quantité est importante au début et diminue progressivement
. Le drain doit avoir un écoulement continu
. Les index doivent être opposés.
c) Ablation du drain :
. Celle-ci a lieu vers le 3° ou 4°J, dès que l’écoulement est négligeable
. Désinfection de l’orifice de drain+1à 2 cm du drain
. Couper le fils qui fixe le drain à la paroi
. Clamper
. Tirer sur le drain à l’aide d’une pince et maintenir la peau avec des compresses
. Faire un pansement aseptique au niveau de l’orifice (comme pour une plaie simple)
En bref :
➢ Si le drain évacue du liquide stérile :
- Nettoyer le pourtour du drain
- Nettoyer la plaie :
Sens de nettoyage et désinfection :
. Nettoyer, sécher le pourtour du drain en tournant autour du drain+ le drain sur 1,5-2cm
. Désinfecter si possible ; sauf si le pourtour du drain est non cicatrisé
. Elargir le pourtour du drain
. Plaie
Ex : plaie de PTH : 1. drain de Redon
2. plaie
➢ Si le drain évacue un liquide suspect ou infecté :
- Nettoyer la plaie
- Nettoyer le drain
Ex : plaie de péritonite
➢ Si présence de plusieurs drains :
- Commencer par le drain le plus propre puis le plus sale
- Toujours bien terminer un drain avant de passer, avec la même pince, au drain suivant
Ex : cholécystectomie et cholédocotomie
VI/ Pansement de gastrostomie :
Définitions :
Opération consistant à la mise en place d’une sonde d’alimentation dans l’estomac et qui ressort
par la voie abdominale ; elle permet le maintien d’une alimentation entérale si l’alimentation
par voie orale est impossible.
Le pansement de gastrostomie est un pansement effectué autour de cette sonde ; il sera
renouvelé tous les jours afin d’éviter l’infection et l’irritation de la peau.
Il existe deux types de sondes :
. Un petit tuyau qui sort du ventre et fermé par un bouchon= « sonde à ballonnet à 3 voies »
. Un bouton, situé au ras de la peau du ventre dans lequel on connecte une tubulure au moment
de l’alimentation= « bouton de gastrostomie à ballonnet »

Indications :
- Obstacle au niveau des voies digestives supérieures
- Troubles de la déglutition
- Refus alimentaire
- Anorexie
- Altération de l’état général
- Pathologie neurologique grave, TC
- Démence
- Oncologie.
Matériel :
- Surface de travail propre
- Alèse de protection
- Instruments et compresses stériles
- Produits détergents et antiseptiques
- Protecteur ; pommade à l’oxyde de zinc
- Sparadrap
- Deux haricots
Technique :
- Prévenir le malade du soin et expliquer son déroulement
- Installer le malade et placer la protection
- Défaire le pansement sans arracher la sonde
- Laver la peau, autour de la sortie de la sonde
- Rincer au sérum physiologique et sécher antiseptiser
- Appliquer s/n un produit protecteur (si irritation cutanée)
- Plier les compresses et les disposer autour de la sortie de la sonde
- Maintenir celles-ci par du sparadrap
Remarques :
Soins :
. Nettoyage et pansement antiseptique pendant 8 jours
. Après, soins complémentaires journaliers ; lavage à l’eau savonneuse, séchage délicat, soins
de bouche, douche autorisée
Surveillance :
. Propreté du pansement : noter si présence d’écoulement ou de signe inflammatoire
. Perméabilité de la sonde : passer une seringue de 20cc d’eau avant et après chaque utilisation.
VII/ Pansement de colostomie :
Définitions :
La colostomie ou « anus artificiel » est l’ouverture de l’intestin à la peau dans un but d’obtenir
l’évacuation des matières fécales.
➢ L’anus artificiel peut être temporaire ou définitif
➢ Il peut être effectué à plusieurs niveaux :
. Colon gauche : le plus fréquent
. Colon droit : caractérisé par des selles liquides
. Iléon : il est en général temporaire
Il existe deux types de poches pour les colostomies :
. Poches ouvertes : elles sont vidables et utilisées pour des stomies à grand débit et évacuant
des selles liquides
. Poches fermées : utilisées pour des stomies donnant des selles moulées.

PREALABLES AU SOIN :
- Il n’y a pas de règles établies en termes de délai pour le changement de poches. Le
premier changement de poche a lieu :
. En cas de fuite
. Suite à l’émission de gaz et/ou de selles liquides
- Explication de la réalisation du soin au patient
- Vérification de l’appareillage : le patient doit avoir été équipé d’une poche au bloc
Matériel :
- Poche
- Une paire de ciseaux
- Eau non stérile
- Compresses
- Gants à UU
- Poubelle ou haricot
- Protection: alèse en toile et en caoutchouc
- Crème protectrice
Technique :
- Lavage simple des mains
- Enfiler la paire de gants
- Enlever la poche résistante en tirant du haut vers le bas, tout en maintenant la peau
- Éliminer les déchets
- Nettoyer doucement la stomie et la peau péristomiale sans frottement, à l’aide de
compresses imbibées d’eau
- Proscrire l’utilisation d’antiseptiques
- Retirer les gants
- Sécher parfaitement la peau péristomiale par tamponnement avec des compresses
- Vérifier le diamètre de la stomie
- Découper le socle au diamètre adapté+3 à 4 cm
- Mise en place du socle
- Mise en place d’une poche vidable
- Lavage des mains
Eléments à considérer :
- Un régime spécial doit être observé par le patient qui doit éviter les crudités, les
féculents, les céréales, les boissons gazeuses et alcoolisées ; surtout au début
- Une surveillance minutieuse doit porter sur la paroi, le transit intestinal, ainsi que le
diamètre de l’ouverture (risque de rétrécissement)
- Pour la plaie abdominale de laparotomie, la traiter comme une plaie simple et bien la
protéger avec des compresses, du coton hydrophile et cardé
VIII/ Pansement de cystostomie :
Définition :
La cystostomie est l’abouchement de la vessie à la paroi abdominale ; elle permet l’évacuation
des urines à l’aide d’une sonde. Le pansement de cystostomie est de type absorbant
Technique :
- Comme pour tous les pansements, veiller à l’asepsie
- Ce type de pansement nécessite des renouvellements assez fréquents
- Les compresses seront renforcées par une couche importante de coton hydrophile et le
tout sera maintenu par un bandage de corps.

Les appareils plâtrés :


Généralités :
Les appareils plâtrés se présentent sous deux formes principales ;
➢ La gouttière plâtrée : constituée de plusieurs couches de gaze, taillée à l’avance selon la
forme de la région qu’on veut immobiliser et qu’on ajuste à l’aide de bandes en toile.
➢ Le plâtre circulaire : fait de bandes plâtrées qu’on dispose sous forme de cercles autour
d’un membre ou bien d’un segment de membre, sans zone d’interruption.
Indications :
Plâtre de contention et d’immobilisation :
- Immobilisation d’une fracture pendant le temps de consolidation après un traitement
orthopédique, ou en post-opératoire après une ostéosynthèse
- Mise au repos des ligaments ou des articulations après entorse ou luxation.
Plâtre de maintien temporaire :
- Fixation en bonne position d’une articulation douloureuse et déformée : dans les
polyarthrites, les scolioses
- Mise au repos d’une articulation dans les processus infectieux(ostéomyélite)
- Protection d’un pansement ou d’une greffe.
Matériel :
Les appareils plâtrés se réalisent dans une salle suffisamment chauffée, ayant un sol lavable et
comportant une table orthopédique.
Il faut prévoir en plus :
➢ Nécessaire pour la confection du plâtre :
Des bandes plâtrées
Du coton cardé pour protéger les saillies osseuses
Du jersey tubulaire
Une ou deux grandes cuvettes d’eau tiède
Des talonnets pour les plâtres de marche

➢ Nécessaire pour protéger l’opérateur :


Tablier en plastique
Bottes en toile ou en caoutchouc
Gants de caoutchouc.
➢ Nécessaire pour échancrer ou couper le plâtre :
Cisailles
Scie électrique vibratoire.

Préparation du patient :
➢ Propreté de la peau :
La région sera nettoyée avant la pose du plâtre
Lorsque cela est possible, faire prendre un bain au patient.
➢ Traitement des plaies cutanées :
Bien repérer le lieu de la plaie ; une fenêtre sera ouverte dans le plâtre pour faciliter les soins
quotidiens.
➢ Pose du jersey :
- Le jersey est enfilé sur le membre ou le corps :
. Il doit être bien ajusté et bien tendu
. Il faut éviter les plis qui peuvent provoquer l’apparition d’escarres
- Le jersey sera taillé beaucoup plus long que la région à plâtrer : en fin de confection, il sera
rabattu sur le plâtre, protégeant ainsi les extrémités.
➢ Protection des zones dangereuses :
Une couche de coton cardé sera étendue au niveau :
- Des saillies osseuses
- Des paquets vasculo-nerveux en vue de prévenir les compressions vasculaires.

➢ Pose du plâtre :
Imbiber la bande plâtrée d’eau en la plaçant dans la cuvette d’eau tiède
Attendre l’émission complète des bulles d’air
Exercer une légère pression sans tordre la bande
Détacher le chef de bande et le présenter à l’opérateur
Réaliser l’appareil plâtré par des tours circulaires ou des renversés
Eviter d’imprimer les doigts dans le plâtre en maintenant le membre en bonne position
Attendre 10 à 15min la prise du plâtre qui va se traduire par un léger dégagement de chaleur
➢ Vérifier le plâtre :
. L’absence de points faibles, sinon les renforcer
. L’échancrage suffisant :
Au niveau des extrémités, les doigts doivent être apparents
➢ Installation du patient dans son lit :
Préparer suivant le cas ;
. Un cerceau pour supporter le poids des couvertures pour des personnes ayant un plâtre au
niveau du membre inférieur
. Un coussin pour surélever le membre
Le transport du patient dans son lit se fera avec précaution, en évitant de casser le plâtre :
. Soutenir le membre, en respectant la position
. Faire attention au pli de l’aine pour un plâtre pelvi-pédieux
Surveillance d’un appareil plâtré :
La surveillance doit être attentive pour dépister rapidement des complications qui peuvent être
graves. Elle portera sur :
- L’état des extrémités
- L’apparition d’une douleur
- L’efficacité du plâtre.
a) L’état des extrémités :
L’extrémité d’un membre plâtré doit rester :
. Chaude, rosée, mobile
. Le pouls doit être perçu
- Une extrémité violacée, œdématiée et douloureuse indique une gêne à la circulation de
retour, le membre sera surélevé.
Si pas d’amélioration, le plâtre sera fendu sur toute sa longueur et les deux bords écartés
- Une extrémité blanche, froide, inerte, avec abolition du pouls, indique une compression
artérielle. l’ischémie se traduira par :
. Une gangrène du membre
. Un syndrome de Volkmann : c’est une nécrose ischémique avec rétraction et paralysie de
certains groupes musculaires. le plâtre sera fendu et retiré
- L’apparition d’une douleur :
Un plâtre bien fait ne doit pas faire souffrir. L’apparition d’une douleur est toujours un signe
anormal
Le plâtre est trop serré ; un œdème apparaît 24 à 48h après, mettre le membre en position déclive
Le plâtre est mal échancré, vérifier la mobilité des articulations qui n’ont pas à être
immobilisées
- Le plâtre a provoqué une escarre :
. Une douleur apparaît sous le plâtre
. Apparaissent ensuite une tâche sur le plâtre et une odeur désagréable
Une fenêtre sera pratiquée pour supprimer la compression et permettre le soin de la plaie
L’immobilisation du membre inférieur a favorisé l’apparition d’une phlébite : la douleur
s’accompagne d’une légère élévation thermique et d’une accélération modérée du pouls
Un traitement anticoagulant sera instauré.
➢ L’efficacité du plâtre :
Le plâtre peut perdre son efficacité :
- En devenant trop large après disparition de l’œdème, en cas d’atrophie musculaire
- En se cassant
Un nouvel appareil plâtré doit être fait.
Soins au patient porteur de plâtre :
Soins d’hygiène :
- La peau au pourtour du plâtre sera nettoyée régulièrement, en évitant de mouiller le
plâtre
- En cas de souillure du plâtre (urines, selles), nettoyer à l’eau savonneuse et faire sécher
rapidement
- Veiller à ce que l’enfant n’introduise pas d’objets divers dans son plâtre
Prevention de l’ankylose et de l’atrophie musculaire :
Cette prévention se fera par des mouvements articulaires et des contractions musculaires. Dans
un premier temps, faire ces gestes passivement sur le membre sain et apprendre au patient de le
faire lui-même dès que possible sur le membre malade.
Ablation du plâtre :
- L’ablation est décidée quand :
. La fracture est consolidée
. Le plâtre est devenu inefficace
- Le plâtre est fendu avec la scie électrique vibratoire
- La fente est écartée à l’aide de cisailles
- Le jersey est coupé à l’aide de ciseaux
- Le membre est dégagé sans que le patient ne fasse d’effort
- La région plâtrée est nettoyée à l’eau et au savon; de la vaseline et un pansement
protecteur seront placés sur les plaques brunâtres de desquamation.

Bon courage

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