SICH
SICH
MINISTRE DE LA SANTE ET
DE LA PROTECTION SOCIALE
DIRECTION REGIONALE DE LA
SANTE TTA
ISPITS TETOUAN
Caractérisé par :
✓ Accolement des PS sur la brèche vasculaire
✓ Formation du clou plaquettaire
✓ Libération d’une substance activant la coagulation
✓ Exploré par le TS, la numération des PS.
3) Le temps plasmatique :
Caractérisé par :
✓ La transformation de la prothrombine en thrombine
✓ La transformation du fibrinogène en fibrine, sous l’action de la thrombine
✓ Exploré par le temps de coagulation
Matériel à préparer :
✓ Une seringue de 10cc et une aiguille pour la ponction veineuse
✓ Alcool et coton
✓ 2 tubes à essai, parfaitement propres, rincés au sérum physiologique immédiatement
avant l’épreuve
✓ Garrot
Technique :
✓ Ponctionner la veine, sans tâtonnement
✓ Répartir le sang dans les deux tubes, maintenus verticaux
✓ Incliner le premier tube toutes les minutes jusqu’à coagulation
✓ Incliner alors le deuxième tube jusqu’à coagulation
✓ C’est le deuxième tube qui donne le temps exact de la mesure
Résultat :
✓ Le TC normal est de 5 à 8 minutes
✓ C’est un test simple mais peu fidèle car les causes d’erreur sont nombreuses.
1) La préparation psychologique :
Pour le patient et sa famille, il n’existe pas de « petite chirurgie » ; une opération reste toujours
une expérience qui engendre des craintes. Ces craintes peuvent être expliquées par le manque
de connaissances, la peur de souffrir, la peur de la mort, la peur de la solitude, …
L’infirmier devra comprendre que les patients arrivent à l’hôpital sous tension nerveuse et
anxiété croissante ; il est donc important d’établir un climat de confiance avec le patient afin de
répondre à toutes ses interrogations.
C’est durant cette phase qu’interviennent aussi le médecin et l’anesthésiste qui doivent fournir
au patient toutes les informations concernant l’intervention : date, heure, nom du chirurgien,
déroulement de l’intervention, les risques possibles,
Notons que l’accord du patient est nécessaire pour l’opération.
2) La préparation physiologique :
Elle consiste essentiellement à s’assurer des différents systèmes mis en jeu pendant
l’intervention chirurgicale.
Il s’agit de l’appareil respiratoire, cardio-vasculaire, urinaire(rein) et digestif(foie).
Pour cela, des explorations fonctionnelles sont prescrites par le chirurgien traitant et leurs
résultats doivent être prêts au plus tard la veille de l’intervention chirurgicale.
La fonction respiratoire :
✓ Auscultation respiratoire
✓ Rx des poumons
✓ Etude de la capacité respiratoire s/n (spirométrie)
La fonction cardio-vasculaire :
✓ Auscultation cardiaque
✓ Prise de la TA et du pouls
✓ ECG
✓ Dosage de CPK
La fonction rénale :
✓ Ionogramme
✓ Urée sanguine
✓ Créatinine
✓ Albuminurie
La fonction hépatique :
✓ Bilirubinémie
✓ Transaminases (SGPT, SGOT)
Etude sanguine :
✓ NFS
✓ TS
✓ TC
✓ Groupage
Examens complémentaires :
Diabète :
✓ Recherché par glycémie et glycosurie
Infections :
✓ Recherchées par la formule leucocytaire, VDRL, la coproculture, l’hémoculture, la
CRP
Dénutrition :
✓ Par la pesée et l’IMC.
3) La préparation physique :
La préparation physique se divise en deux temps; la veille de l’intervention et le jour-même
de l’intervention.
➢ La veille de l’intervention :
Avis du médecin anesthésiste :
Celui- ci est obtenu en ambulatoire justifiant la possibilité et le genre d’anesthésie à pratiquer
lors de l’intervention
Le repos :
Celui-ci est nécessaire et même indispensable. Il doit être d’ordre physique mais aussi
intellectuel. Administrer au besoin, et sur avis du médecin anesthésiste, un tranquillisant pour
assurer un bon sommeil.
L’alimentation :
Permettre une alimentation normale mais légère sauf en cas d’intervention sur l’appareil
digestif.
L’évacuation intestinale :
Est obtenue au soir (veille de l’opération) par un lavement évacuateur ou microlax.
Préparation corporelle :
Bain si possible et champ opératoire et rasage.
➢ Le jour de l’intervention :
Le champ opératoire :
Définition :
C’est une technique qui consiste à préparer le lieu de l’incision chirurgicale dans le but
d’éviter les accidents infectieux locaux ou généralisés.
Matériel :
✓ Gants stériles
✓ Compresses stériles
✓ Solution détergente
✓ Antiseptique
✓ Eau stérile
Technique :
✓ Enfiler les gants
✓ Savonner la surface du champ
✓ Terminer par les zones les plus éloignées
✓ Rincer
✓ Sécher avec des compresses
✓ Appliquer l’antiseptique
Variétés de champs opératoires :
La surface à préparer varie selon la nature de l’intervention chirurgicale :
Crâne :
La totalité du cuir chevelu
Thyroïde et cou :
Partie antérieure du cou à partir du menton jusqu’à hauteur du mamelon. En arrière, depuis la
naissance des cheveux jusqu’aux épaules
Thorax :
Côté affecté depuis la colonne vertébrale dans le dos jusqu’au-delà de la ligne médiane en avant,
et depuis le haut du cou jusqu’à l’ombilic.
Sein :
Du haut du cou à l’ombilic, dépasser les lignes médianes antérieures et postérieures. Il faut aussi
préparer largement le bras et une partie de l’avant-bras, raser le creux axillaire du côté intéressé,
et apporter un soin particulier au nettoyage des plis au-dessous des seins.
Abdomen :
Depuis la ligne axillaire jusqu’à y compris la région sus-pubienne. Apporter un soin particulier
au soin de l’ombilic et des plis de la région inguinale.
Hernie inguinale :
Partie inférieure de l’abdomen depuis l’ombilic jusqu’à la région sus-pubienne (incluse) et
environ 15cm de la partie supérieure de la cuisse du côté malade. Il faut apporter une attention
particulière au nettoyage de l’aine.
Néphrectomie :
Paroi abdominale du côté affecté en partant au-delà de la ligne médiane antérieure depuis la
ligne axillaire jusqu’à l’aine et en continuant dans le dos jusqu’au-delà de la ligne médiane
postérieure depuis le creux axillaire jusqu’au pli inter fessier.
Membre :
Tout le segment sur toute sa circonférence. Prendre un soin particulier à la désinfection des
extrémités, mains et pieds.
Pour une intervention sur la hanche et la cuisse, le membre complet doit être préparé car il peut
être nécessaire de passer un jersey tubulaire stérile.
Remarque :
➢ Le jour de l’intervention :
Refaire au matin un deuxième champ pour toute intervention au niveau de l’os ; il sera refait
une troisième fois au bloc car risque d’infection+++
Le champ sera refait au bloc par un infirmier :
Le pansement provisoire est retiré
Un antiseptique est appliqué avec un tampon stérile : l’application doit être large et se fait en
allant du centre vers la périphérie
Un tampon est appliqué quelques minutes au niveau de l’ombilic pour en assurer une bonne
désinfection
Enfin, des champs stériles recouvrent la peau et borderont la plaie opératoire.
➢ La prémédication :
La prémédication a un rôle capital dans la prévention des chocs anesthésiques.
Buts généraux :
✓ Diminuer l’angoisse du patient : celle-ci peut être un facteur de choc, d’accident
anesthésique
✓ Faciliter l’induction de l’anesthésie
✓ Ralentir l’activité métabolique et permettre ainsi de réduire la quantité d’anesthésiques
à administrer.
Produits utilisés :
Les vagolytiques : réduisent l’activité réflexe vagale et facilitent l’induction, tarissent les
sécrétions salivaires bronchiques et digestives. Ex : ATROPINE
Ralentir l’activité métabolique ; anxiolytiques, sédatifs
Ex : VALIUM , LORAMET
Diminuer la sensibilité chez l’allergique.
Ex : CORTICOIDES, POLARAMINE.
Conditions d’une prémédication efficace :
✓ Respect de l’heure :
atropine, en SC : 30 min avant
en IM : 1h avant
✓ Dose adaptée en fonction de :
L’âge/Poids/L’état général du patient.
Remarque :
Les constantes et la prémédication doivent impérativement être notées dans le dossier du
patient, destiné au bloc opératoire.
Le lit de l’opéré :
Introduction :
L’acte chirurgical est une véritable agression, qui entraîne un déséquilibre. Ce déséquilibre est
la conséquence de cette agression associée à l’anesthésie. L’attention doit donc, se porter sur
l’opéré, de sa sortie de la salle d’opération, jusqu’à son installation dans le lit.
Il s’agit donc, d’une surveillance vigilante, invoquant les différents aspects du suivi
paramédical, permanent et correct.
Définition :
Le lit d’opéré est un lit maniable, conçu pour recevoir tout opéré venant de sortir du bloc
opératoire, qui nécessite des soins de réanimation.
Le rôle infirmier :
Le rôle infirmier dans la surveillance post-opératoire commence avant même que l’intervention
ait pris terme. Les préparatifs de son accueil, de son installation et de son suivi durant la phase
post opératoire sont mise en œuvre une fois l’intervention a débuté.
Le rôle infirmier concerne :
- la préparation du lit de l’opéré.
- la réception et du transport du patient
- son installation dans son lit.
1) Avant l’arrivée de l’opéré :
Tout patient ayant subi une intervention chirurgicale est transféré au service de réanimation.
La petite chirurgie ou la chirurgie d’anesthésie locale et évacuées au service de chirurgie.
Service d’accueil : la réanimation.
C’est une suite de box aérés, propres, menus d’arrivée d’oxygène, facilement accessible. Le
mobilier des box est réduit. La température ambiante varie entre 18 et 20°c.
La durée du séjour au sein du service de réanimation dépend de :
- l’efficacité du protocole thérapeutique mis en œuvre.
- de la qualité des prestations prodiguées à l’opéré.
b) Le matériel :
La literie :
Le lit doit être complet, propre et désinfecté avec une alèze en toile ciré. Parfois, menu, d’un
matelas ALTERNATING.
Le lit sera doté d’un mécanisme, permettant pour l’ensemble du lit, les différentes positions :
horizontales, déclive est proclive.
Il faut prévoir en plus :
- un paravent
- un dossier relevable
- un cerceau
- 3 bouillottes
- des serviettes.
- un uniforme
Le matériel de soins et de surveillance post-opératoire :
- Un panneau de tête coulissant verticalement jusqu’au bas du sommier, facilitant ainsi les
intubations, et les examens endoscopiques au lit.
- une source d’oxygénation
- Un pied maintenant les flacons de la perfusion : potence
- Un appareil d’aspiration, dont les raccords et les bocaux sont nettoyés, et désinfectés,
- le nécessaire pour intubation, pour sondage, pour la surveillance hémodynamique.
- le nécessaire pour les soins des plaies chirurgicales, pour les injections.
c) La technique de la literie :
On procède comme suit :
- Le drap de dessous doit être bien bordé sans le moindre pli. Les plis favorisent l’escarre.
- Les coins seront faits de deux cotés : tête et pieds.
- L’alèze étalée.
- Le drap de dessus, les couvertures et le couvre lit, appliqués en accordéon.
- Un cerceau chauffant sera placé sur le lit, couvert respectivement de drap de dessus, de
couvertures et de couvre lit,
- À défaut, 3 bouillottes seront mises en place : la première sur la région de la tête ; la
deuxième, au niveau du siège ; et la troisième, sous les pieds.
2) Lors du transport :
✓ C’est l’anesthésiste qui, en principe, accompagne l’opéré de la salle d’opération à sa
chambre.
✓ S’assurer que le patient, est bien fixé au chariot ; recouvert d’une couverture bordée
sous lui.
✓ Veiller aux vomissements, la tête de l’opéré sur le coté ;
✓ Éviter lors de transport, tout refroidissement et toute secousse.
✓ Surveiller, cependant, la coloration des téguments, l’agitation ; et le rythme respiratoire.
3) A l’arrivée du malade :
a) l’installation de l’opéré dans son lit :
✓ Replier les draps en accordéon, au pied du lit.
✓ Oter le cerceau chauffant, ou les bouillottes.
✓ Glisser doucement le patient sur son lit.
✓ L’installer en position adéquate.
✓ Le couvrir, puis border chaque pièce du linge, séparément.
b) les différentes positions :
✓ Dans la plus part des cas, et en particulier chez un opéré qui vomit ; et pour éviter la
chute de la langue ou l’inhalation des vomissements, le patient est placé en position
dorsale, légèrement en coté;
✓ Les positions assises et demis assises seront indiquées chez les opérés thoraciques, chez
les cardiaques et les obèses. Utiliser pour cela le dossier relevable.
✓ La position latérale, ou même ventrale, est conseillée, après certaines opérations sur la
colonne vertébrale.
✓ La position à plat, ou avec les pieds du lit surélevées, pratiqué en particulier, en cas des
hémorragies importantes, ou chez un opéré ayant fait une syncope.
✓ Manœuvrer correctement le mécanisme du lit, vers la position prescrite.
c) La mise en cours des premiers soins :
Une fois l’opéré placé dans son lit, l’infirmer doit :
✓ Commencer l’oxygénation, particulièrement dans des cas d’insuffisances cardiaques ou
de chirurgie cardiaque. Le débit et la durée dépendent de l’état général du patient. Ils
seront prescrits par le médecin.
✓ Mettre en place un brassard pour la surveillance de la TA. La prise des constantes doit
être effectuée, régulièrement, et notée sur la feuille de surveillance.
✓ Vérifier la perfusion, la nature du sérum en cours et son débit.
✓ S’assurer que l’aiguille ou le cathéter, n’a pas été déplacé au cours du transport.
✓ Repiquer, si besoin, le patient de façon à garder une veine pour la réanimation post-
opératoire.
✓ Mettre en route une éventuelle aspiration gastro-duodénale post- opératoire.
✓ Placer au besoin une sonde vésicale de façon à recueillir à intervalle régulier les urines.
La surveillance de la diurèse horaire et de la courbe d’urine, a une grande importance,
dans la surveillance post-opératoire.
✓ S’assurer du bon fonctionnement des drains.
✓ Surveiller le pansement.
✓ Les données cliniques, les thérapeutiques, et les incidents survenues au cours des suites
opératoires, seront rapportées sur la feuille de surveillance ; affichés visiblement sur le
mur, prés du lit du patient
3) Après le réveil :
Soulever la tête du patient, doucement, et le mettre progressivement en position demi- assise
pour éviter les complications pulmonaires ; sauf, si l’intervention exige une position spéciale.
IV- Conclusion
L’opéré est sous l’effet de l’anesthésie, traumatisé, épuisé, incapable de réagir. Il fait de son
mieux pour lutter contre les souffrances post-opératoires physiques et psychiques ; et pour
récupérer totalement, son potentiel physique et mental.
Le rôle infirmier consiste, donc, à faciliter ce passage, à le rendre simple, confortable, et plus
court que possible.
Le lavage de vessie :
Définition:
Le lavage de vessie consiste à faire passer du liquide dans la vessie par l’intermédiaire d’une
sonde et à l’évacuer aussitôt.
Il se réalise selon deux méthodes :
- à la seringue-lavage vésical intermittent
- à la perfusion-lavage vésical continu.
Indications :
✓ Nettoyage mécanique de la vessie quand elle contient des dépôts lithiasiques, des
caillots de sang
✓ Le lavage de vessie n'a pas un pouvoir hémostatique, en cas d'hématurie son seul
pouvoir est d'éliminer le sang de la vessie.
✓ Le lavage de vessie peut être tenté pour déboucher une sonde vésicale mise à demeure,
mais un essai infructueux entraîne un changement immédiat de la sonde en cause.
Contre-indications :
✓ Rupture traumatique de l’urètre
✓ Infection.
Préparation du patient :
- Patient porteur d’une sonde : le prévenir du soin et le préparer psychologiquement
- Patient non porteur d’une sonde : procéder comme pour le sondage vésical, aussi bien
dans la préparation du patient que pour la mise en place de la sonde.
Préparation du matériel :
➢ Matériel commun aux deux méthodes :
- Compresses stériles et antiseptique
- Gants stériles
- Solution de lavage : le plus utilisé étant le sérum physiologique ou l’eau stérile tiédie
entre 35 et 37°
- Matériel de protection
1) Matériel pour le lavage de vessie à la seringue :
- Seringue
- Cuvette ou cupule stérile pour y mettre la solution de lavage
- Haricot pour recueillir le liquide de lavage
- Champ stérile
- Pince de Kocher
- Plateau stérile
2) Matériel pour le lavage de vessie à la perfusion :
- Sonde à double courant ou 3 voies de type sonde prostatique "DELINOTTE" ou
"DUFOUR".
- Poches de sérum physiologique de 3 litres avec tubulure/perfuseur (en "Y").
- Sac collecteur d'urines de grande contenance (2 à 4 litres)
Technique :
L’asepsie doit être rigoureuse.
1) Le lavage à la seringue :
- Clamper la sonde
- Débrancher la sonde du sac à urines
- Nettoyer l’extrémité de la sonde et celle du raccord à l’aide d’une compresse imbibée
d’antiseptique
- Protéger l’embout du raccord avec une compresse stérile.
- Placer la protection sous le patient
- Verser la solution de lavage dans la cupule stérile
- Enfiler les gants sans les déstériliser
- Placer le champ stérile entre les jambes du patient
- Aspirer 50cc de liquide et purger
- Adapter la seringue à l’extrémité de la sonde et injecter doucement en surveillant la
réaction du patient
- Ne jamais forcer et ne jamais dépasser les 300cc
- A la fin de l’injection, retirer la seringue et laisser le liquide s’écouler spontanément en
maintenant la sonde qui ne doit pas tremper dans l’haricot
- Il est préférable de clamper la sonde pour laisser le liquide pendant un instant en contact
avec la paroi vésicale.
- Recommencer les injections jusqu’à obtention d’un liquide clair.
2) Le lavage à la perfusion :
- Adapter la tubulure aux perfusions de sérum physiologique.
- Désinfecter l'embout à chaque changement.
- Adapter la tubulure à la sonde.
- Adapter l'autre voie de la sonde à un sac collecteur.
- Régler le débit en fonction de la coloration du liquide sortant : plus le liquide est foncé,
plus le débit est augmenté. Lorsque le liquide est très rouge, le débit est au maximum et
la poche de 3L peut passer en 30 min. La surveillance dans un service de chirurgie doit
être très rapprochée pour éviter tout arrêt du lavage continu.
- Les deux liquides aller et retour doivent couler en permanence.
- Réaliser le bilan des entrées et des sorties pour chaque poche. (Diurèse)
- Réaliser les transmissions : quantité, aspect, couleur, douleur.
Le liquide de lavage passe par la voie d'entrée, irrigue la vessie en emportant sang et petits
caillots, ressort par la voie de sortie et fini sa course dans le sac collecteur d'urine. Lorsque l'on
quantifie entre chaque poche (3 litres), il peut y avoir 3 cas de figure :
La dilatation urétrale :
Définition :
C’est une technique qui consiste à introduire dans l’urètre des bougies des plus en plus grosses
pour permettre la dilatation progressive d’un rétrécissement. Il s’agit d’un acte médical. C’est
le traitement le plus simple, efficace mais aveugle ; il demande beaucoup de délicatesse. C’est
pour cela, que la dilatation ne se fait qu’après urétrotomie interne par voie endoscopique ou la
chirurgie ouverte.
Indications :
Les rétrécissements de l’urètre(sténoses) :
- d’origine infectieuse : urétrite….
- d’origine traumatique : Externes : chute à cheval, fracture du bassin
. Internes : sonde, manœuvre instrumentale.
Contre-indications :
- L’infection urinaire
- Sténoses multiples
Matériel à préparer :
- Boîte à béniqués : bougies métalliques et rigides, de grosseur variable, stérilisés au
poupinel
- Bougies semi-rigides,souples, droites ou béquillées, de calibre croissant
- Huile de paraffine
- Une paire de gants stériles
- Un champ stérile
- Anesthésique local : xylocaine gel
- Antiseptique
- Compresses stériles
Préparation du patient :
- Traitement anti-infectieux urinaire ou antibiothérapie
- Avertir le patient du rythme des séances
- Bonne toilette intime des organes génitaux
- Désinfection du méat urinaire, de la verge et du gland.
Technique :
- L’asepsie doit être rigoureuse
- L’urologue introduit dans l’urètre (après application de xylo sur la verge) un béniqué
ou une bougie qui pénètrera facilement
- La taille est choisie suivant l’importance du rétrécissement
- Un béniqué ou bougie,un peu plus gros est ensuite introduit et laissé une minute
- A chaque séance, l’urologue essaie d’introduire des béniqués ou bougies de plus en
plus gros
Remarques :
- La manipulation et le travail avec des béniqués est très difficile et exige beaucoup
d’expérience de la part de l’urologue
- L’auto-dilatation=acte de dilatation réalisé par le malade lui-même.
Les transfusions :
Définition :
Il s’agit de l’introduction dans le système circulatoire d’un malade, d’une quantité de sang total
ou d’un de ses dérivés (culots globulaires,plaquettes,plasma) dans le but de compenser un
déficit de la masse sanguine ou de l’un des composants du sang.
➢ Réaction fébrile :
➢ Réaction allergique :
Se manifeste par des réactions urticariennes plus ou moins étendues
➢ Surcharge liquidienne, liée à l’état du receveur
➢ Embolie gazeuse, liée à la technique de transfusion
➢ Contamination bactérienne, liée au produit transfusé
Les pansements :
Généralités :
Définition :
Le pansement est un ensemble d’actes effectués à l’aide d’éléments qui servent à soigner une
plaie et à la protéger des agents infectieux.
Les pansements sont effectués en salle d’opération, en salle de pansement ou enfin, dans le lit
du patient après avoir soigneusement aménager sa chambre
Buts :
- Nettoyer une plaie et la désinfecter à l’aide d’antiseptique pour aider l’organisme à se
défendre contre les agressions microbiennes
- Protéger la plaie d’une éventuelle contamination, jusqu’à cicatrisation complète
- Absorber des sécrétions émanant de la plaie
- Par l’adjonction de produit biologique aider l’organisme à réparer les tissus lésés et
accélérer la cicatrisation (ex; feuillets de kératinocytes)
- Arrêter une hémorragie ou limiter un épanchement par une compression
Matériel propre aux pansements :
a. La gaze hydrophile :
C’est à partir de la gaze hydrophile qu’on prépare les compresses, les mèches et les bandes
- Les compresses sont destinées à nettoyer la plaie et absorber les liquides organiques
- Les mèches permettent l’hémostase par compression ; elles peuvent aussi être utilisées
pour absorber le pus et autres sécrétions
- Les bandes sont destinées à maintenir en place les éléments du pansement.
b. Le coton hydrophile :
- Il absorbe à peu près 20 fois son poids
- Il ne doit pas être mis en contact direct avec la plaie car il s’y colle facilement pour
cela, il doit toujours être séparé de la plaie par une couche de gaze.
c. autres :
- le coton cardé
- le pansement américain
- les pansements gras
- ……
Matériel de contention :
a. Les sparadraps adhésifs :
- Ils sont constitués d’un mélange d’oxyde de zinc et d’une solution adhésive
- Les sparadraps adhésifs se présentent sous deux formes : le sparadrap perforé et le non
perforé
- Ce dernier n’est utilisé que sur des petites surfaces ne comportant pas de risque de
macération
- La bonne adhérence de ces deux types de pansements est conditionnée par un bon
dégraissage de la peau
b. L’élastoplast :
- Il se présente sous forme d’une bande à mailles larges
- Son avantage par rapport au sparadrap ordinaire réside dans son élasticité dans le sens
de la longueur et de la largeur, ce qui permet de réaliser aisément des pansements
compressifs et d’assurer une meilleure contention
c. Les microporeux :
Ils sont constitués par une trame analogue aux bandes de papier collant et présentent plusieurs
avantages :
- une excellente adhérence cutanée
- une bonne aération de la plaie
- l’évaporation des sécrétions et de la perspiration cutanée
- l’absence totale de macération.
d. Les bandes :
- les bandes de gaze : leur souplesse et leur moulage sont faciles sur différentes régions du
corps
- les bandes de crêpe Velpeau : sont très élastiques favorisant une bonne compression
- les bandes de toile : sont plus solides et utilisées surtout dans la contention d’attelle ou
d’appareil
Produits utilises dans les pansements :
a. les détergents :
- le sérum isotonique : permet d’entraîner tout ce qui adhère à la plaie sans léser les tissus.
Lorsqu’il est tiède, il permet d’entraîner les corps gras adhérents.
- les solutions savonneuses : elles ont une action favorable sur les plaies granuleuses. Elles
constituent de bons solvants des corps gras, ce qui est favorable à la préparation de la peau à
recevoir des antiseptiques
- les composés laurylés : ils ont une action anti-inflammatoire sur une plaie fermée, permettent
de solver les corps gras. Sur une plaie ouverte, ils peuvent entraîner un risque de saignement.
Lorsqu’ils sont laissés longtemps en contact de la peau ou utilisés trop souvent, ils entraînent
des irritations.
- Le sérum salé hypertonique : il aide à l’élimination des zones nécrotiques dans des
plaies infectées ou des zones escarrifiées.
- Les enzymes protéo-lytiques : ce sont des produits organiques, habituellement
d’origine microbienne et qui ont la capacité de détruire les débris nécrotiques ou
escarrifiés.
b. Les antiseptiques :
- La teinture d’iode :
. Sur la peau, elle imprègne jusqu’aux couches superficielles du derme et des glandes sébacées
où elle réalise une antisepsie en 10min à condition qu’elle ne soit pas appliquée immédiatement
après un lavage ou un savonnage. Il faut donc sécher les téguments avant son application.
. Sur les plaies récentes, elle ne doit être appliquée que sur des plaies superficielles
. Sur des plaies anciennes, elle détruit la couche des tissus ayant perdu leur pouvoir de
régénération, ce qui ravive la plaie
. Elle ne doit pas être diluée avec l’alcool car elle devient irritante. Lorsqu’elle est laissée
longtemps en contact avec la peau, elle peut parfois entraîner des brûlures.
. Ne pas appliquer sur une plaie en voie de cicatrisation car risque de blocage par son action
destructive.
- L’alcool : c’est un puissant antiseptique qui perd son efficacité au contact avec l’eau.
Comme la teinture d’iode, il doit être appliqué sur des téguments secs pour une
meilleure pénétration.
Dans un pansement alcoolisé, il peut agir comme antiseptique et anti-inflammatoire. Par contre,
il fixe et coagule le sang ; il ne doit pas être appliqué sur un pansement souillé de sang.
- L’alcool iodé : c’est un excellent antiseptique. Il est composé d’iode et d’alcool à 90°
dans une proportion variable (1 à 2%).
Il est moins irritant que la teinture d’iode.
- L’éther sulfurique :
. A une action bactéricide. Il ne coagule pas le sang et permet de l’enlever facilement.
. Dissout les graisses et s’évapore rapidement
. Est utilisé beaucoup plus aux alentours de la plaie
. Est néfaste sur les muqueuses fines.
- Le chlorure de sodium : (isotonique ou hypertonique) surtout employé dans le
nettoyage des plaies ou au contact des os car ces derniers risquent de se nécroser en
présence de certains antiseptiques.
- L’eau oxygénée :
Son action antiseptique est liée à sa décomposition en présence de matières organiques en
dégageant une quantité importante d’O². Elle est particulièrement utile dans les pansements de
gangrène ou d’infection à germe anaérobie ; elle désagrège les caillots de sang. (action
hémostatique)
- Le permanganate de potassium :
C’est un bon antiseptique car il dégage de l’O² en présence de matières organiques.
- La solution de dakin :
. A un spectre d’activités très large ; bactéries, spores, virus
. Le délai d’action est rapide, dès la première minute de contact
. Utilisé pour l’antisepsie de la peau, des muqueuses et des plaies
c. Les cicatrisants :
- Baume du Pérou :
. Empêche l’oxydation des plaies et l’adhérence aux pansements
. Utilisé dans les plaies propres en voie de cicatrisation
- Les composés de chlorophylle :
ex:biogaze
(Chimio, corticoïdes, diabète…) . N’est pas stable car sa durée d’utilisation n’est que de 8
jours.
d. Les protecteurs :
- Les vernis :
. Utilisés sous différentes formes; vernis chirurgical, vernis plastique (aérofilm)
. Surtout employés pour remplacer le sparadrap en cas d’intolérance de ce dernier
. Par contre, pour des plaies qui secrètent beaucoup(colostomie), leur protection devient très
minime.
- Le mitosyl :
. Constitue un excellent protecteur cutané par ses propriétés cicatrisantes
. Doit être utilisé en couche assez épaisse après un bon nettoyage.
- L’oxyde de zinc :
C’est un excellent cicatrisant et protège des sécrétions irritantes
Caractéristiques morphologiques d’une plaie :
- Noire nécrotique plaque noirâtre recouvrant la plaie correspondant à du tissu nécrosé
sec ou humide
- Jaune fibrineuse plaie recouverte de tissu jaunâtre peu adhérent
- Blanche fibreuse plaie recouverte de tissu blanchâtre, adhérent correspondant à du tissu
fibreux dévascularisé, souvent décrite comme atone
- Rouge granuleuse plaie recouverte de tissu de granulation, bien vascularisée,
correspond à la phase 2 du processus de cicatrisation
- Rose épithélialisée plaie recouverte d’un épithélium fin
Règles à respecter lors de la réfection d’un pansement :
- Environnement propre non contaminé :
. Atmosphère peu chargée de poussières
. Nettoyage et désinfection régulière du mobilier
- Environnement personnalisé au patient :
. Planifier le moment où s’exécute le pansement
. Personnes nécessaires et compétentes
. Matériel nécessaire
- Tenue de travail propre :
. Absence de vêtement de ville
. Absence de bijoux
. Cheveux courts ou noués+ port du calot
- Mains propres :
avant le soin aseptique, selon la méthode du »lavage hygiénique des mains »si l’on travaille
selon la technique »no touch », çàd par l’intermédiaire d’instruments et sans toucher aux
tissus ni au matériel destiné à être introduit dans des cavités stériles.
on procède au lavage chirurgical des mains dans certains cas où le port de gants stériles
serait nécessaire et n’est pas réalisé.
Avec des gants dans certains cas:
. Utiliser des gants stériles quand l’utilisation d’une instrumentation stérile est difficile voire
impossible(psmt ophtalmo, trachéo)
. Utiliser des gants propres pour protéger la personne qui travaille et de manière limitée à un
geste sale ou contaminant pour elle.
Avec du matériel stérile:
. Ne pas contaminer- le champ en passant au-dessus
- le champ en le mouillant
- les pinces en les renversant
- l’intérieur des bouchons des flacons
. Ne pas oublier de vérifier l’intégrité du matériel stérile et la date de péremption
- Le pansement:imbibé de sang ou de sérosité n’est plus un pansement protecteur mais un
pansement dangereux; en effet, les bactéries peuvent remonter le courant sanguin jusque dans
les profondeurs de la plaie.
Pour les antiseptiques et les liquides d’irrigation stérile:
. Conservation:- non ouvert plusieurs mois
- solution alcoolisée ouverte un mois
- solution aqueuse ouverte une semaine
. Toujours nettoyer avant d’appliquer un antiseptique
Respecter une méthode:
. Ne pas apporter de germes vers la plaie:
- méthode dite »no touch »:on travaille avec des instruments ou des gants stériles
- aller du plus propre au plus sale, du plus vulnérable au moins vulnérable
- élargir= laver largement la peau saine autour de la plaie pour éviter la colonisation de la
peau ou des drainages à partir des germes de la plaie
. Prévenir une exposition inutilement prolongée de la plaie :
- préparer tout le matériel nécessaire
- travailler vite et bien
. Éviter de meurtrir, léser, brûler les tissus :
- tamponner une plaie et ne pas frotter
- toujours bien sécher pour éviter une macération
- utiliser des antiseptiques peu irritants
- solution alcoolisée; après 48h, plaie fermée sur peau saine
. Ne refaire le pansement que si nécessaire :
- pansement propre : le moins souvent possible pour éviter le risque d’infection et pour
permettre la cicatrisation
- pansement avec écoulement, suppuration : le plus souvent possible pour éviter la macération.
I/ Pansement simple :
Définition :
Le pansement simple consiste au nettoyage complet et minutieux d’une plaie avec les
antiseptiques prescrits, la réfection du pansement se faisant avec des compresses stériles sèches.
Buts :
- Nettoyer une plaie, la désinfecter, aidant ainsi l’organisme à se défendre contre les
microbes
- Protéger cette plaie d’une éventuelle contamination jusqu’à cicatrisation complète.
Indications :
Le pansement simple est utilisé pour les plaies chirurgicales et les plaies accidentelles.
Matériel :
Le matériel est disposé sur un chariot à pansement comprenant trois étagères :
- l’étage supérieur comporte le matériel stérile :
. Boîte à compresses, pansements américains et boîte à champs
. Boîte à instruments
. Plateau stérile
. Gants stériles
. Pince à servir plongeant dans un liquide antiseptique
. Flacons d’antiseptiques
- l’étage moyen comporte :
. Sparadrap
. Bandes
. Coton
. Ciseau propre
. Protection de lit ; en toile et en caoutchouc si plaie compliquée
. Produits médicamenteux
- l’étage inférieur comporte :
. Trois haricots
. Une poubelle.
Notons qu’il ne faut pas oublier le paravent si le soin se fait en salle commune.
Préparation du patient :
- Avertir et informer le patient et faire un état des lieux
- Isoler le patient
- Installation du patient :
. Position confortable et non douloureuse
. Position adaptée à la localisation de la plaie
- Découvrir la région et placer une couverture de soin s/n
- Placer une protection sur le lit avec l’haricot dessus
- Placer le chariot côté plaie
Manière de procéder :
- Les soins seront réduits au minimum
- Ôter le bandage ou sparadrap sans toucher aux compresses
- Se passer les mains à l’alcool
- Préparer le plateau avec le champ grâce à la pince à servir
- Ouvrir le tambour et en faire sortir quelques compresses et les déposer sur le plateau
- Poser les pinces, partie tenue par la main, sur le rebord du plateau, l’extrémité reposant
sur les compresses
- Ôter les compresses se trouvant sur la plaie à l’aide d’une pince ; si elles adhèrent trop
à la plaie, les imbiber avec un antiseptique ou du sérum physiologique.
- Attendre un moment et enlever les compresses sans trop tirer car risque de saignement
et d’arrachement de la peau
- Eliminer cette pince dans l’haricot
- Procéder à l’examen de la plaie :
. Plaie suturée : vérifier l’état de cicatrisation, l’existence d’un suintement, l’apparition d’un
hématome ou d’une infection….
Nettoyage de la plaie :
- Se servir de la pince de Kocher et de la deuxième pince à disséquer pour former un
tampon
- Durant ce temps, il faut éviter les fautes d’asepsie :
. Ne pas passer les mains et les bras au-dessus d’une boîte stérile ouverte
. Ne pas toucher l’intérieur des couvercles, les poser sur le chariot en les retournant
. Ne pas toucher l’extrémité des pinces avec un objet non stérile
- Verser un détergent sur le tampon au-dessus de l’haricot : le flacon verseur ne doit pas
toucher le tampon et le tampon ne doit pas toucher l’haricot, objet septique
- Nettoyer le pourtour de la plaie : changer de tampon autant de fois que cela est
nécessaire
- Changer de tampon et nettoyer la plaie
- Enlever les traces de sparadrap à l’éther.
Traitement de la plaie :
Le traitement varie selon l’état de la plaie
➢ Pour les plaies simples en voie de cicatrisation :
- passer un antiseptique
- poser une compresse sèche, maintenue par du sparadrap
➢ Pour les plaies suturées :
- les fils sont ôtés entre le 6° et le 12° jour (temps de cicatrisation variable) à l’aide de
ciseaux stériles ou d’une lame de bistouri
- en général, le retrait des fils se fait en deux temps
- aseptiser les points de suture avant leur ablation
- saisir le nœud avec la pince de Kocher et dégager le fils à sa base
- couper un seul des liens du fil
- vérifier que le nœud est bien suivi d’une boucle
- nettoyer et aseptiser la plaie et poser une compresse
- couper le fils de manière telle :
. Que la partie externe passe le moins possible à l’intérieur de la plaie
. À ne jamais couper le même fils deux fois
. À ne pas couper d’une manière telle qu’une partie du fils soit impossible à récupérer
. À ne pas blesser le patient et à ne pas se couper.
II/ Pansement humide :
1) Pansement humide chaud :
a. Buts et indications :
Par la vasodilatation qu’elle provoque localement, la chaleur favorise :
- Une action anti-inflammatoire : résorption d’un hématome
- Une action sédative : douleur de la colique hépatique, douleur musculaire ou périarticulaire.
B. Matériel :
- Eau bouillante
- Plateau stérile avec champ
- Pansement américain stérile
- Pince à servir
- Deux pinces stériles
- Alèse de protection : toile et caoutchouc
- Matériel de contention : bandes
- Coton cardé
C. Technique :
- Placer le pansement américain sur le plateau stérile
- Verser dessus de l’eau bouillante et l’essorer à l’aide des deux pinces
- Le poser sur la région à traiter en s’assurant de ne pas brûler le patient
- Recouvrir d’une large bande de coton cardé
- Maintenir par un bon bandage
- Pour être efficace, le pansement chaud doit être renouvelé toutes les 3 à 4 heures.
2) Pansement humide froid :
➢ Eau froide :
- Il est utilisé dans un but analgésique car il favorise la résorption des œdèmes.
- On procède de la même façon que pour un pansement humide chaud sauf qu’ici, on
utilise l’eau froide stérile
- Le pansement ainsi réalisé est changé toutes les trois heures.
➢ Alcool :
- Le pansement alcoolisé est utilisé pour les phlébites des membres ainsi que pour les
abcès.
- Après avoir étalé des compresses et réalisé un bandage, il faut asperger le pansement
d’alcool.
- Pour rappel, l’alcool est un puissant antiseptique, qui doit être appliqué sur des
téguments secs et qui agit comme antiseptique et anti-inflammatoire dans les
pansements alcoolisés.
Indications :
- Obstacle au niveau des voies digestives supérieures
- Troubles de la déglutition
- Refus alimentaire
- Anorexie
- Altération de l’état général
- Pathologie neurologique grave, TC
- Démence
- Oncologie.
Matériel :
- Surface de travail propre
- Alèse de protection
- Instruments et compresses stériles
- Produits détergents et antiseptiques
- Protecteur ; pommade à l’oxyde de zinc
- Sparadrap
- Deux haricots
Technique :
- Prévenir le malade du soin et expliquer son déroulement
- Installer le malade et placer la protection
- Défaire le pansement sans arracher la sonde
- Laver la peau, autour de la sortie de la sonde
- Rincer au sérum physiologique et sécher antiseptiser
- Appliquer s/n un produit protecteur (si irritation cutanée)
- Plier les compresses et les disposer autour de la sortie de la sonde
- Maintenir celles-ci par du sparadrap
Remarques :
Soins :
. Nettoyage et pansement antiseptique pendant 8 jours
. Après, soins complémentaires journaliers ; lavage à l’eau savonneuse, séchage délicat, soins
de bouche, douche autorisée
Surveillance :
. Propreté du pansement : noter si présence d’écoulement ou de signe inflammatoire
. Perméabilité de la sonde : passer une seringue de 20cc d’eau avant et après chaque utilisation.
VII/ Pansement de colostomie :
Définitions :
La colostomie ou « anus artificiel » est l’ouverture de l’intestin à la peau dans un but d’obtenir
l’évacuation des matières fécales.
➢ L’anus artificiel peut être temporaire ou définitif
➢ Il peut être effectué à plusieurs niveaux :
. Colon gauche : le plus fréquent
. Colon droit : caractérisé par des selles liquides
. Iléon : il est en général temporaire
Il existe deux types de poches pour les colostomies :
. Poches ouvertes : elles sont vidables et utilisées pour des stomies à grand débit et évacuant
des selles liquides
. Poches fermées : utilisées pour des stomies donnant des selles moulées.
PREALABLES AU SOIN :
- Il n’y a pas de règles établies en termes de délai pour le changement de poches. Le
premier changement de poche a lieu :
. En cas de fuite
. Suite à l’émission de gaz et/ou de selles liquides
- Explication de la réalisation du soin au patient
- Vérification de l’appareillage : le patient doit avoir été équipé d’une poche au bloc
Matériel :
- Poche
- Une paire de ciseaux
- Eau non stérile
- Compresses
- Gants à UU
- Poubelle ou haricot
- Protection: alèse en toile et en caoutchouc
- Crème protectrice
Technique :
- Lavage simple des mains
- Enfiler la paire de gants
- Enlever la poche résistante en tirant du haut vers le bas, tout en maintenant la peau
- Éliminer les déchets
- Nettoyer doucement la stomie et la peau péristomiale sans frottement, à l’aide de
compresses imbibées d’eau
- Proscrire l’utilisation d’antiseptiques
- Retirer les gants
- Sécher parfaitement la peau péristomiale par tamponnement avec des compresses
- Vérifier le diamètre de la stomie
- Découper le socle au diamètre adapté+3 à 4 cm
- Mise en place du socle
- Mise en place d’une poche vidable
- Lavage des mains
Eléments à considérer :
- Un régime spécial doit être observé par le patient qui doit éviter les crudités, les
féculents, les céréales, les boissons gazeuses et alcoolisées ; surtout au début
- Une surveillance minutieuse doit porter sur la paroi, le transit intestinal, ainsi que le
diamètre de l’ouverture (risque de rétrécissement)
- Pour la plaie abdominale de laparotomie, la traiter comme une plaie simple et bien la
protéger avec des compresses, du coton hydrophile et cardé
VIII/ Pansement de cystostomie :
Définition :
La cystostomie est l’abouchement de la vessie à la paroi abdominale ; elle permet l’évacuation
des urines à l’aide d’une sonde. Le pansement de cystostomie est de type absorbant
Technique :
- Comme pour tous les pansements, veiller à l’asepsie
- Ce type de pansement nécessite des renouvellements assez fréquents
- Les compresses seront renforcées par une couche importante de coton hydrophile et le
tout sera maintenu par un bandage de corps.
Préparation du patient :
➢ Propreté de la peau :
La région sera nettoyée avant la pose du plâtre
Lorsque cela est possible, faire prendre un bain au patient.
➢ Traitement des plaies cutanées :
Bien repérer le lieu de la plaie ; une fenêtre sera ouverte dans le plâtre pour faciliter les soins
quotidiens.
➢ Pose du jersey :
- Le jersey est enfilé sur le membre ou le corps :
. Il doit être bien ajusté et bien tendu
. Il faut éviter les plis qui peuvent provoquer l’apparition d’escarres
- Le jersey sera taillé beaucoup plus long que la région à plâtrer : en fin de confection, il sera
rabattu sur le plâtre, protégeant ainsi les extrémités.
➢ Protection des zones dangereuses :
Une couche de coton cardé sera étendue au niveau :
- Des saillies osseuses
- Des paquets vasculo-nerveux en vue de prévenir les compressions vasculaires.
➢ Pose du plâtre :
Imbiber la bande plâtrée d’eau en la plaçant dans la cuvette d’eau tiède
Attendre l’émission complète des bulles d’air
Exercer une légère pression sans tordre la bande
Détacher le chef de bande et le présenter à l’opérateur
Réaliser l’appareil plâtré par des tours circulaires ou des renversés
Eviter d’imprimer les doigts dans le plâtre en maintenant le membre en bonne position
Attendre 10 à 15min la prise du plâtre qui va se traduire par un léger dégagement de chaleur
➢ Vérifier le plâtre :
. L’absence de points faibles, sinon les renforcer
. L’échancrage suffisant :
Au niveau des extrémités, les doigts doivent être apparents
➢ Installation du patient dans son lit :
Préparer suivant le cas ;
. Un cerceau pour supporter le poids des couvertures pour des personnes ayant un plâtre au
niveau du membre inférieur
. Un coussin pour surélever le membre
Le transport du patient dans son lit se fera avec précaution, en évitant de casser le plâtre :
. Soutenir le membre, en respectant la position
. Faire attention au pli de l’aine pour un plâtre pelvi-pédieux
Surveillance d’un appareil plâtré :
La surveillance doit être attentive pour dépister rapidement des complications qui peuvent être
graves. Elle portera sur :
- L’état des extrémités
- L’apparition d’une douleur
- L’efficacité du plâtre.
a) L’état des extrémités :
L’extrémité d’un membre plâtré doit rester :
. Chaude, rosée, mobile
. Le pouls doit être perçu
- Une extrémité violacée, œdématiée et douloureuse indique une gêne à la circulation de
retour, le membre sera surélevé.
Si pas d’amélioration, le plâtre sera fendu sur toute sa longueur et les deux bords écartés
- Une extrémité blanche, froide, inerte, avec abolition du pouls, indique une compression
artérielle. l’ischémie se traduira par :
. Une gangrène du membre
. Un syndrome de Volkmann : c’est une nécrose ischémique avec rétraction et paralysie de
certains groupes musculaires. le plâtre sera fendu et retiré
- L’apparition d’une douleur :
Un plâtre bien fait ne doit pas faire souffrir. L’apparition d’une douleur est toujours un signe
anormal
Le plâtre est trop serré ; un œdème apparaît 24 à 48h après, mettre le membre en position déclive
Le plâtre est mal échancré, vérifier la mobilité des articulations qui n’ont pas à être
immobilisées
- Le plâtre a provoqué une escarre :
. Une douleur apparaît sous le plâtre
. Apparaissent ensuite une tâche sur le plâtre et une odeur désagréable
Une fenêtre sera pratiquée pour supprimer la compression et permettre le soin de la plaie
L’immobilisation du membre inférieur a favorisé l’apparition d’une phlébite : la douleur
s’accompagne d’une légère élévation thermique et d’une accélération modérée du pouls
Un traitement anticoagulant sera instauré.
➢ L’efficacité du plâtre :
Le plâtre peut perdre son efficacité :
- En devenant trop large après disparition de l’œdème, en cas d’atrophie musculaire
- En se cassant
Un nouvel appareil plâtré doit être fait.
Soins au patient porteur de plâtre :
Soins d’hygiène :
- La peau au pourtour du plâtre sera nettoyée régulièrement, en évitant de mouiller le
plâtre
- En cas de souillure du plâtre (urines, selles), nettoyer à l’eau savonneuse et faire sécher
rapidement
- Veiller à ce que l’enfant n’introduise pas d’objets divers dans son plâtre
Prevention de l’ankylose et de l’atrophie musculaire :
Cette prévention se fera par des mouvements articulaires et des contractions musculaires. Dans
un premier temps, faire ces gestes passivement sur le membre sain et apprendre au patient de le
faire lui-même dès que possible sur le membre malade.
Ablation du plâtre :
- L’ablation est décidée quand :
. La fracture est consolidée
. Le plâtre est devenu inefficace
- Le plâtre est fendu avec la scie électrique vibratoire
- La fente est écartée à l’aide de cisailles
- Le jersey est coupé à l’aide de ciseaux
- Le membre est dégagé sans que le patient ne fasse d’effort
- La région plâtrée est nettoyée à l’eau et au savon; de la vaseline et un pansement
protecteur seront placés sur les plaques brunâtres de desquamation.
Bon courage