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Qualité Comptable de l'État

Qualite

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Qualité comptable

Définition :
La qualité comptable consiste à produire des comptes fiables, enregistrés régulièrement, et
justifiés par des pièces probantes qui donnent à tout moment une image fidèle du
patrimoine et de la situation financière des entités publiques.

Selon le décret royal n° 330-66 portant règlement général de comptabilité publique, « le


trésorier général du Royaume procède à la détermination du résultat patrimonial de
l’exercice et établit à la date du 31 mars de l’année suivante, les états financiers ci-après :
- Le bilan présenté sous forme de tableau de situation nette ;

- Le compte de résultat ;

- Le tableau des flux de trésorerie ;

- Les notes aux états financiers.

Les états financiers cités ci-dessus doivent donner une image fidèle des situations
financières et patrimoniales de l’Etat. »

Apports de la LOLF 130-13 :


 La comptabilité budgétaire
 La comptabilité générale
 La comptabilité d’analyse des coûts
Fondements juridiques de la LOLF :

Les lois de finances présentent de façon sincère l'ensemble des ressources et des charges
de l'État. La sincérité des ressources et des charges s'apprécie compte tenu des
informations disponibles au moment de leur établissement et des prévisions qui peuvent
en découler.
Les comptes de l’Etat doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle de son
patrimoine et de sa situation financière. La cour des comptes certifie la régularité et la
sincérité des comptes de l’Etat. Parmi les principaux préalables à la certification:
l’assainissement des comptes.

Assainissement des comptes :


 La démarche de l’opération assainissement des comptes est :
- Inclusive et participative ;
- Progressive et accumulative;
- Continue dans le temps : avant, durant et après le basculement ;
- Une composante fondamentale de la qualité comptable.
 Ses objectifs sont :
- Optimiser les travaux de préparation du bilan d’ouverture;
- Fiabiliser les soldes et les reprises ;
- Réussir l’opération de basculement au nouveau plan comptable;
- Saisir l’opportunité de la reforme comptable et la nouvelle nomenclature
comptable.
 L’opération d’assainissement s’applique sur un périmètre élargi : l’ensemble des
comptables publics : Percepteurs, TP, TM et les directions centrales de la TGR,
les comptes à soldes anormaux, les comptes présentant des irrégularités
significatives, en particulier, les comptes d’imputation provisoire.
Critères de la qualité comptable :
 Régularité
 Exhaustivité
 Sincérité
 Imputation
 Exactitude
 Rattachement

 Régularité : trois points en découlent :


- Réalité : tous les éléments d’actifs et de passif (hors amortissement et provision) en
comptabilité existent réellement et sont bien rattachés à l’entité.
- Justification : tous les éléments enregistrés en comptabilité sont correctement justifiés
par une pièce. (demandes de dégrèvement, déclarations, dossiers déposés) et que ces
justificatifs sont correctement classés et archivés, en fiabilisant les demandes de
remboursement (restitution à la bonne personne…..), il s’agit aussi de vérifier la bonne
information, c’est-à-dire si tous les postes sont décrits conformément aux normes
applicables à l’information financière et toutes ces opérations sont présentées
conformément aux lois et normes en vigueur.
- Sincérité : application sincère des règles
 Exactitude :

C’est la correcte évaluation chiffrée des actifs et des passifs enregistrée dans la comptabilité
surtout en matière d’immobilisations et de stocks.

 Imputation :

L'information comptable (droits et obligations de l’État) est comptablement enregistrée à la


subdivision adéquate du plan comptable ou de l'annexe.

 Exhaustivité :

Il consiste aux enregistrements comptables détaillant la totalité des droits et obligations de


l’entité. Il permet de s’assurer que des droits ou des obligations de l’entité, figurent tous en
comptabilité.

 Spécialisation des exercices :

L’enregistrement définitif en comptabilité des opérations se rattachant à une période


comptable donnée. Il s’agit de tenir compte de rattachement des charges à payer et des
produits à recevoir, des produits constatés d’avance et des charges payées d’avance.

Le critère de rattachement de la charge ou du produit à l’exercice est, comme pour les


entreprises, le « service fait » pour les charges et le « fait générateur » pour les produits.

 Passifs dont le montant ou


Les provisions :

l’échéance n’est pas fixé de façon


précise .
 Passifs dont le montant ou
Les provisions :

l’échéance n’est pas fixé de façon


précise .
 Les provisions : passifs dont le montant ou l’échéance n’est pas fixé de façon
précise.
 Les engagements hors bilan : passifs éventuels, c’est-à-dire : des obligations
potentielles de l’État à l’égard d’un tiers ; ou des obligations de l’État à l ’égard
d’un tiers qui existent à la clôture de l’exercice, mais dont il n ’est pas probable ou
certain qu’elles provoqueront une sortie de ressources. Ces engagements
n’apparaissent ni à l’actif, ni au passif du bilan, ils sont mentionnés dans les notes
aux annexes.
Enjeux de mise en œuvre :
- Les enjeux du recensement : difficulté d’évaluer certains biens…
- La multiplication des acteurs
- Tous les acteurs de la chaîne budgétaire et comptable doivent s’impliquer dans la
démarche de qualité comptable, depuis le fait générateur jusqu’à l’établissement
des comptes et sa remise au parlement.
- La diversité des opérations : trésorerie, stocks, dettes …
- La difficulté de la répartition des tâches.
- Risque de basculement : le passage à la comptabilité des droits constatés entraine
beaucoup de changements…

La maîtrise des risques nécessite la mise en œuvre d’un contrôle interne.

Le contrôle interne :

Le contrôle interne se définit comme l’ensemble des dispositifs formalisés et permanents,


choisis par chaque direction et mis en œuvre par les responsables de tous niveaux pour
maîtriser le fonctionnement de leurs activités en vue de fournir une assurance raisonnable
quant à la réalisation de leurs objectifs.

Il comporte 4 composantes :

 Pilotage
 Organisation
 Documentation
 Traçabilité
 L'évaluation du dispositif
 Cartographie du processus :

L’objectif de la cartographie des processus est d’identifier et de classer selon une typologie
structurée les opérations ayant un impact comptable, afin notamment de définir le périmètre
comptable de l’État, c’est-à-dire ses activités financières et de servir de base d’analyse pour
déterminer le référentiel de contrôle interne comptable.

 Risque inhérent : un risque inhérent est un risque lié à l’environnement de l’entité ou à


la nature de ses activités (risque d’erreurs significatives, pour des raisons
indépendantes du dispositif de contrôle interne). Un risque inhérent doit être maîtrisé,
mais ne peut jamais être supprimé.
 Un risque de contrôle : est un risque lié à un dysfonctionnement du dispositif de
contrôle interne. Il doit être supprimé.

 L'audit interne est une « activité


indépendante et objective qui donne à une
organisation une assurance sur le degré de
maîtrise de ses opérations, lui apporte ses
conseils pour les améliorer, et contribue à
créer de la valeur ajoutée.
 L’audit interne : activité indépendante et objective qui donne à une organisation une
assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer et contribue à la VA ;
 L’audit externe : une fonction indépendante de l’entité dont la mission est de certifier
l’exactitude des comptes et états financiers.
 Certification des comptes de l’Etat : consiste à collecter les éléments nécessaires à
l’obtention d’une assurance raisonnable sur la conformité des états financiers.
- Sans réserve : il ne subsiste aucun désaccord ou les désaccords relevés ne sont pas
significatifs à l’issue des vérifications effectuées ; le certificateur n’a pas été limité
dans ses vérifications.
- Avec réserve : le certificateur a identifié des limitations ou désaccords , mais ceux-
ci ne sont pas suffisants pour l’empêcher d’émettre une opinion ou remettre en
cause la régularité, la sincérité, et la fidélité des comptes.
- Impossibilité de certifier : le certificateur indique que l’accumulation de
limitations est trop importante et l’empêche d’émettre une opinion.
- Refuse de certification : les limitations et désaccords sont tels qu’ils entachent la
sincérité, la régularité et l’image fidèle des comptes de l’État.

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