ANALYSE ET CONCEPTION DES SYTEMES
D’INFORMATION
INSTITUT UNIVERSITAIRE DE TECHNOLOGIE DE
DOUALA
ONGMOBE BINDZI
ACSI PREPA1
Chapitre1 : INFORMATION ET SYSTEME D’INFORMATION
I- Notion d'information
En informatique, la notion de données est très utilisée. Par exemple un programme a
généralement des données sur lesquelles il travaille. On peut définir une donnée
comme une informations numériques ou alphanumériques, représentées sous forme
codée,
compréhensibles par la seule machine, pouvant être enregistrées, traitées,
conservées et
communiquées.
En réalité, on fait une distinction entre les données et l'information. La donnée est un
fait brut
non interprété tandis que l'information est porteuse de sens. On peut dire qu'une
information
est un ensemble d'informations interprétées dans un contexte particulier.
Une information est une ensemble trois éléments :
∙ une entité : l'être, l'objet ou le concept concerné
∙ un attribut : un élément de la description de l'entité
∙ une mesure : une valeur associée à l'attribut
Une information apporte un renseignement au sujet d'une entité. Elle nous permet de
représenter une entité et de transformer cette représentation.
Rôle de l'information
Tout acte de la vie d'une organisation s'accompagne ou est conditionné par des
informations pour :
∙améliorer son fonctionnement
∙ faciliter la prise de décision
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II- Systèmes d'information
Une entreprise crée de la valeur en traitant de l'information, en particulier dans le cas
des
sociétés de service. Ainsi, l'information possède une valeur d'autant plus grande
qu'elle
contribue à l'atteinte des objectifs de l'organisation. Un système d'Information (noté
SI) représente l'ensemble des éléments participant à la gestion, au traitement, au
transport et à la diffusion de l'information au sein de l'organisation. Une organisation
(entreprise par exemple) peut être vue comme un système qui transforme les entrées
en sorties. Ce système peut être divisé en deux sous-systèmes :
- le système opérant constitué de la partie du système qui s'occupe effectivement
de
transformer les mangues (les machines, les ouvriers, les techniciens, ...)
- le système de pilotage qui définit les objectifs de l'entreprise et s'efforce de tout
mettre en
œuvre pour qu'ils soient atteints. Pour cela, il prend des décisions. Ces décisions
sont prises à
partir de paramètres venant du système opérant. C'est le système d'information qui
relève ces paramètres, les traites et les transmet au système de pilotage. Il peut être
vu comme la partie qui relie les deux systèmes précédents.
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1) Fonctions des systèmes d'information
les systèmes d'information ont trois grandes fonctions :
la mémorisation (des informations brutes ou résultats de traitement)
la Circulation : accès à la mémoire et échange entre les acteur
le traitement : rapprochement, calcul, comparaison d'informations
A ces trois fonctions on peut en ajouter une quatrième :
collecte et saisie des informations.
2) Classification des systèmes d'information
● On doit cette classification à Blumenthal. On distingue les grandes catégories
suivantes :
∙SICOP : Système d'Information de Contrôle Opérationnel Physique
SICOL : Système d'Information de Contrôle Opérationnel Logistique
▪SICOMP : Système d'Information de Contrôle Opérationnel de
Matières Premières
▪SICOPR : Système d'Information de Contrôle Opérationnel de
Production
▪SICOPC : Système d'Information de Contrôle Opérationnel de Produits
Commercialisables
SICOAP : Système d'Information de Contrôle Opérationnel des Actifs
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Physiques
▪SICOIM : Système d'Information de Contrôle Opérationnel des
Installations et Matériels
▪SICOPI : Système d'Information de Contrôle Opérationnel de Projet
d'Investissement
∙SICOA: Système d'Information de Contrôle Opérationnel et Administratif
SICOF : Système d'Information de Contrôle Opérationnel Financier
▪SICOC : Système d'Information de Contrôle Opérationnel de
Comptabilité
▪SICOT : Système d'Information de Contrôle Opérationnel de Trésorerie
SICOM : Système d'Information de Contrôle Opérationnel Monétaire
(notamment pour la paie, la gestion des avantages et indemnités, et
l'administration du personnel)
3) Les tendances d’évolution du système d’information
Les systèmes d’information tendent a s’automatiser par le recours a des moyens
informatiques, bureautiques et téléinformatiques. La diffusion de ces moyens est
d’importance variable depuis une diffusion restreinte (système centralise) jusqu’`a
une
diffusion beaucoup plus large voire systématique. L’informatique est l’ensemble des
méthodes scientifiques et techniques spécialement applicables au traitement de
l’information effectue notamment par des moyens automatiques. Les systèmes
informatiques sont composes d’éléments matériels (principalement des ordinateurs)
et d’éléments logiciels (des programmes enregistres, des logiciels d’application, des
logiciels spécifiques, ’. . .). L’informatique est utilisée dans tous les domaines
d’activité de l’entreprise :
– Travaux comptables et administratifs,
– Aide a la décision (SIAD : systèmes interactifs d’aide à la décision, systèmes
experts)
– Domaine industriel, production : pilotage de processus industriels,
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a) Les systèmes interactifs d’aide à la décision (SIAD)
Les SIAD sont des outils informatiques d’aide `a la décision dont la mise en œuvre
passe par un dialogue entre l’être humain et la machine. Ils permettent aux décideurs
d’avoir accès `a un volume élevé d’informations, de faire des simulations, des tests,
d’évaluer différentes solutions possibles, etc. Ils sont utilisables tant pour les
décisions
stratégiques que tactiques ou opérationnelles. Exemple : Les logiciels de type tableur
( MICROSOFT EXCEL par exemple) permettent de faire des prévisions a partir de
données passées, de fournir des données calculées sur des choix d’investissement,
de
faire de la recherche d’information multicritère, . . . Les systèmes de gestion de base
de données (MICROSOFT ACCESS, par exemple) permettent, grâce a des langages
de création et d’interrogation, de travailler sur de grandes bases de données,
d’extraire des données synthétiques, d’archiver des séries statistiques, etc.
b) Les systèmes experts
Les systèmes experts sont des logiciels informatiques qui simulent le raisonnement
humain en produisant des solutions `a partir d’une base de connaissances
manipulée
par un ensemble de règles. Ils mettent `a la disposition des utilisateurs des
connaissances, des diagnostics de situation, leur permettant d’analyser et
d’interpréter des situations `a l’instar des spécialistes. Exemple : Dans le domaine de
la gestion, les systèmes experts permettent de réaliser des diagnostics financiers,
des diagnostics comptables des diagnostics de gestion stratégique, etc.
3) Le rôle du système d’information
Le système d’information contribue au pilotage de l’organisation ou de ses
activités en fournissant de l’information pour le management. Il aide ainsi à la
prise de décision. Il permet de contrôler l’évolution de l’organisation par la
détection des dysfonctionnements et des anomalies internes. Il a également
pour finalité de coordonner l’activité des différentes composantes de
l’organisation (système opérant et système de décision).
a) Le système d’information et ses composants
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Un système d’information est constitué de différentes ressources : les personnes, le
matériel, les logiciels, les procédures et les données. Le système d’information n’est
pas assimilable au système informatique, qui n’en n’est qu’une partie. Le système
informatique est un support du système d’information ; il prend en charge
l’information numérisée et les traitements automatisés.
a.1) Les moyens humains : Les moyens humains sont composés de l’ensemble
des personnes intervenant au niveau du système d’information.
a.2) Les moyens matériels : Les moyens matériels sont constitués des dispositifs
physiques de degré de technicité plus ou moins poussé permettant de recevoir,
manipuler, émettre l’information. Ils comprennent également les différents supports
de l’information. Exemple : dispositifs physiques : les ordinateurs, les moyens de
communication, les photocopieurs. Supports : papiers, magnétiques, optiques.
a.3) Les logiciels et procédures : Les logiciels correspondent à l’ensemble des
programmes d’application et de service nécessaires au fonctionnement du système
d’information (s’il est informatisé). Les procédures décrivent, quant à elles,
l’articulation entre les traitements manuels et automatisé. Exemple : procédure de
traitement des achats.
Chapitre II : PRINCIPES ET FONDAMENTAUX DE LA
METHODES MERISE
I) Introduction à l’analyse des processus
L’analyse d’un SI doit permettre de concevoir, à partir d’une situation donnée, un état
souhaitable du SI et de préparer sa mise en place. L’analyse dispose de nombreuses
méthodes. En informatique, la modélisation des données était jusqu’à présent au
centre de toutes les méthodes de conception. Aujourd’hui, la modélisation s’étend
aux « processus ».
• L’analyse est la définition du problème à résoudre en termes de fonctionnalités et
de qualités attendues en prenant en compte les besoins des utilisateurs dans un
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domaine d’activité de l’organisation qui peut être les ventes, la production, la
logistique, les finances, les ressources humaines, etc.
• La conception est la définition d’une solution informatique à travers la structuration
des données, l’organisation des traitements, la définition des postes de travail, les
choix techniques en termes de matériels, langages de programmation, logiciels de
gestion de données (SGBD), etc.
Les composantes d’une méthode d’analyse La conception d’un système
d’information nécessite de réfléchir à l’ensemble de l’organisation à mettre en place
et oblige à recourir à des méthodes permettant de réaliser un modèle sur lequel on
va s’appuyer. Une méthode d’analyse se caractérise par quatre composantes
principales : des modèles, des langages de modélisation, une démarche, et des
documents : le cahier des charges.
⮚ Les modèles
La modélisation est l’opération par laquelle on définit comment une partie du monde
réel est représentée. Un modèle est une représentation simplifiée d’une réalité sur
laquelle on veut être renseigné. Il s’exprime avec un ensemble de concepts dotés de
règles d’utilisation et de notation (souvent graphique). En ACSI, les modèles servent
à:
- communiquer : vérifier que l’analyste a bien compris les utilisateurs grâce à des
modèles du problème (modèles d’analyse) ;
- préparer la réalisation : grâce à des modèles de la solution (modèles de
conception)
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⮚ Les langages de modélisation
Un langage de modélisation est un ensemble de concepts et de règles permettant de
construire des modèles décrivant les systèmes d’information. L’utilisation d’un
langage partagé par une communauté d’acteurs facilite la communication, épargne
les efforts d’explication des termes méthodologiques employés et guide le
modélisateur dans la sélection d’éléments clés à faire figurer.
La méthode Merise La méthode Merise (Méthode d’étude et de réalisation
informatique par les sous-ensembles ou pour les systèmes d’entreprise) est une
méthode de conception, de développement et de réalisation de projets informatiques.
Elle repose sur des concepts de base qui donnent lieu à différents modèles qui
seront utilisés successivement afin d’aboutir à un système d’information fonctionnel
reflétant une réalité physique. La méthode merise s’appuie sur deux principes
majeurs : la séparation des données et des traitements, et l’approche par niveaux
d’abstraction.
La séparation des données et des traitements La méthode Merise d’analyse et de
conception respecte la distinction des données et des traitements et procède à une
description sous forme de trois découpages par : - les flux : les échanges ou la
communication sont des flux entre systèmes, notamment des flux d’informations ; -
les traitements : les traitements des flux d’information décrivent les tâches à effectuer
à la réception ou pour l’émission d’un flux d’informations. Les traitements
représentent l’aspect dynamique du système d’information, c’est-à-dire ce qui est fait
; - les données : la structure de mémorisation des informations est représentée sous
une forme qui permet un passage aisé vers les enregistrements informatiques. Les
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données représentent l’aspect statique du système d’information : ce qui est. La
séparation des données et des traitements est un artifice utilisé par la méthode. Il est
évident que les données n’ont de sens qu’à travers les traitements et que les
traitements ne fonctionnent pas sans données.
II- composantes de Merise
Une méthode de conception de systèmes d’information s’inscrit dans trois
dimensions exprimant :
• la démarche ou cycle de vie,
• le raisonnement ou cycle d’abstraction,
• la maîtrise ou cycle de décision.
La mise en œuvre de la méthode Merise doit toujours se repérer par rapport à ces
trois dimensions. Tout instant de la conception doit pouvoir se situer dans ce
référentiel.
1- La démarche ou cycle de vie
La dénomination de ce cycle traduit le caractère « vivant » du système d’information,
présentant une conception, une gestation, une naissance, une croissance, une
évolution, et une mort... puis une renaissance. Dans le cas d’un système
d’information, on peut distinguer trois grandes périodes : la conception, la réalisation
et la maintenance. La méthode Merise propose, pour le déroulement du cycle de
vie, le découpage de ces grandes périodes en différentes étapes
La période de conception se découpe en trois étapes : le schéma directeur, l’étude
préalable et l’étude détaillée. La période de réalisation se décompose, elle aussi, en
trois étapes: l’étude technique et la réalisation logicielle, la mise en service.
Nous allons décrire succinctement ces différentes étapes définies par la méthode
Merise, ces étapes seront étudiées en détail dans la quatrième partie.
Le schéma directeur
Première étape de conception, le schéma directeur définit le cadre général du
développement des systèmes d’information principalement en termes d’objectifs et
de contraintes. Il détermine, pour les systèmes d’information :
• le découpage en domaines,
• les orientations d’informatisation,
• les axes organisationnels,
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• les options socio-personnelles,
• la politique matérielle et logicielle,
• la planification globale du développement,
• les cadres budgétaires.
Cycle de vie de MERISE
⮚ L’étude préalable
Dans la ligne schéma directeur, l’étude préalable est une étape fondamentale de
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Merise. Elle permet, avant de se lancer complètement dans un projet, d’élaborer
globalement différentes solutions et d’en évaluer les diverses conséquences. Cette
étape est confrontée à deux exigences contradictoires :
• une durée relativement courte (quelques mois au plus),
• une analyse suffisamment complète pour permettre une évaluation raisonnable.
Elle portera en conséquence sur un sous-ensemble représentatif du domaine étudié.
L’étude préalable permet de proposer des solutions en précisant pour chacune :
• le processus de fonctionnement du domaine,
• le degré et le type d’automatisation,
• la perception des informations,
• le coût des moyens à mettre en œuvre (informatique en particulier),
• les délais et étapes transitoires,
• les avantages et contraintes de la solution,
• la situation par rapport au schéma directeur.
⮚ L’étude détaillée
Elle permet, à partir des choix issus de l’étude préalable, de spécifier complètement
le futur système d’information. Cette conception comporte deux phases :
• La conception générale, dont l’objet est d’étendre à l’ensemble du domaine les
principes de fonctionnement retenus sur le sous-ensemble représentatif. Les
différentes spécifications sont complétées et validées.
• La conception détaillée, qui produit, au niveau de chacune des tâches à
automatiser, une description complète en termes de support (dessin écran, imprimé),
d’algorithme (règles de calcul, de contrôle...), d’action sur les données (mise à jour,
consultation).
L’étude détaillée permet d’obtenir, pour l’utilisateur, une description complète et
contractuelle du futur système d’information organisationnel. Elle permet également
de réajuster les évaluations de moyens, coûts et délais estimés dans l’étude
préalable.
⮚ L’étude technique
Elle est la traduction informatique des spécifications issues de l’étude détaillée.
Elle permet de déterminer :
la structure informatique de la base de données,
• l’architecture des programmes (transactionnel et batch),
• la structure de chaque programme et des accès aux données.
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La position de cette étape est souvent ambiguë. Demeurant étape d’étude, elle peut
être considérée comme la partie informatique de l’étude détaillée.
Toutefois, son aspect fortement technique la rend très proche de la réalisation,
s’assimilant à la spécification de celle-ci.
⮚ La production de logiciel
Elle consiste à traduire, dans des langages appropriés, les spécifications exprimées
dans les étapes précédentes. Cette production comprendra, entre autres :
• l’écriture des programmes dans un langage de programmation,
• la génération des fichiers ou des bases de données,
• les tests de mise au point.
A l’issue de cette étape, une recette du logiciel est effectuée, prononçant la
conformité aux spécifications.
⮚ La mise en service
Elle consiste à installer les logiciels réalisés, et à mettre progressivement l’ensemble
du système d’information au service des utilisateurs. Au cours de cette étape, on
procède à :
• la mise au point d’un planning d’installation tenant compte des phases transitoires,
• la création et le chargement des informations de base,
• la formation des utilisateurs,
• la vérification du bon fonctionnement du logiciel,
• la mise en place progressive de la nouvelle organisation.
A l’issue de cette période de lancement, on pourra procéder, suivant les événements,
à la recette provisoire puis définitive du système d’information.
⮚ La maintenance
Elle consiste à prendre en compte les évolutions apparaissant après le lancement
opérationnel. Il faudrait, en fait, distinguer une étape supplémentaire, antérieure à la
maintenance : le fonctionnement opérationnel.
Cette étape, qui demeure la plus importante de la vie d’un projet, ne devrait pas se
manifester autrement que par des tâches d’exploitation. Les évolutions conduisant à
une modification de l’application initiale proviennent des progrès technologiques, de
la modification de l’environnement et des utilisateurs.
Cette maintenance se traduit par un « rebouclage » du cycle de vie :
• étude de l’impact de la modification,
• spécification des modifications à effectuer,
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• réalisation,
• mise en service.
NB : La remise en cause
Cette étape est essentiellement un constat d’évolutions trop importantes pour
relever d’une simple maintenance. Ces évolutions peuvent trouver leur origine dans
l’ancienneté de l’application, l’obsolescence technologique prétexte à une révision
totale de la conception du système d’information ou un changement important dans
l’activité ou dans les principes d’organisation.
Si le constat conclut à une remise en cause nécessaire du système d’information, le
cycle de vie reprendra soit à une nouvelle étude préalable, soit plus radicalement à
partir d’un nouveau schéma directeur.
2- Les raisonnements ou cycle d’abstraction
Lors de la conception d’un système d’information, différents problèmes peuvent se
présenter, par exemple :
• la description du fonctionnement de l’activité,
• la définition de règles de gestion,
• la définition des informations,
• la répartition des traitements entre l’homme et la machine,
• l’organisation physique des fichiers,
• le découpage en transactions,
• le choix du matériel,
• la répartition des responsabilités au sein de la structure.
Ces problèmes conduisent à faire des choix de natures différentes (gestion,
organisation, techniques, matériels, etc.). Aussi est-il nécessaire d’effectuer une
hiérarchisation, de rassembler des préoccupations en niveaux d’intérêts homogènes.
Cette nécessité d’aborder successivement les différents types de préoccupations a
conduit à proposer différents niveaux d’abstraction, ou de hiérarchisation des
préoccupations.
Le découpage en niveaux a été confirmé par la communauté internationale
Nous retiendrons pour Merise quatre niveaux d’abstraction (voir figure 3.3) :
• niveau conceptuel,
• niveau organisationnel,
• niveau logique,
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• niveau physique.
Les deux premiers niveaux sont adaptés à la conception du système d’information
organisationnel (SIO), les deux derniers à la conception du système d’information
informatisé (SII). Nous aurons l’occasion de revenir plus précisément sur chacun de
ces niveaux tout au long de cet ouvrage. Dans cette présentation générale, nous les
définirons ainsi :
Système d’information organisationnel (SIO) :
Le niveau conceptuel exprime les choix fondamentaux de gestion (recherche des
éléments stables indépendamment des moyens à mettre en œuvre, de leurs
contraintes et de leur organisation).
Le niveau organisationnel exprime les choix d’organisation de ressources humaines
et matérielles, au travers notamment de la définition de sites, de poste de travail
Système d’information informatisé (SII) :
Le niveau logique exprime les choix de moyens et de ressources informatiques, en
faisant abstraction de leurs caractéristiques techniques précises.
Le niveau physique traduit les choix techniques et la prise en compte de leurs
spécificités.
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Les niveaux d’abstraction Le cycle d’abstraction est nécessaire pour isoler les
éléments significatifs contribuant à la description d’un système cohérent. La méthode
Merise repose sur une hiérarchie qui comprend trois niveaux d’abstraction, dont les
dénominations sont adaptées au contexte des données et traitements :
a. Le niveau conceptuel : Le niveau conceptuel correspond à la finalité de
l’entreprise en explicitant sa raison d’être. Il définit les fonctions réalisées dans
l’organisation. Il répond à la question : que fait l’organisation ? Il est déterminé
par son activité. A ce niveau se détermine : - pour les traitements : la
succession des actions ; - pour les données : la signification de chacune des
données les unes par rapport aux autres.
b. Le niveau organisationnel et le niveau logique : Le niveau
organisationnel met en évidence les choix d’organisation en termes de choix
d’automatisation, de poste de travail (utilisateurs) et de chronologie des
opérations. Il répond à la question : qui fait quoi ? Les modèles
organisationnels de traitement définissent ce que fait chaque poste de travail.
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Le niveau conceptuel et le niveau organisationnel représentent toute
l’organisation. Le niveau logique répond à la question : avec quoi ? L’objectif
du niveau logique est la définition des moyens informatiques à disposition des
postes de travail afin d’effectuer les opérations organisées. A ce niveau on
décide : - pour les traitements : de la répartition du travail entre l’homme et la
machine ; - pour les données : des structures d’implantation logique.
c. Le niveau physique : Le niveau physique traduit les choix techniques et la
prise en compte des spécifiés. Il répond à la question : comment faire ? A ce
niveau sont décrits : - pour les traitements automatisés : un découpage en
programme ; - pour les traitements manuels : une définition précise du poste
de travail et des notes d’instruction ; - pour les données : l’organisation
technique. A chaque niveau, le système d’information est représenté par un
modèle. Chaque modèle respecte un formalisme et des concepts adaptés
Ordre d’enchainement de modelés
L’enchainement des modèles se fait suivant un ordre précis. En premier lieu,
le modèle conceptuel des flux est réalisé afin de schématiser les échanges
d’informations (flux) entre les acteurs conceptuels. Ensuite, en parallèle de la
réalisation du modèle conceptuel des données brut (avant modification et
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validation), le modèle conceptuel des traitements et le modèle organisationnel
des traitements sont réalisés. Lorsque le modèle organisationnel des
traitements est finalisé, il est rapproché du modèle conceptuel des données
brut afin de vérifier la cohérence des modèles et le modifier si nécessaire.
Ainsi, au terme de cette phase de rapprochement, le modèle conceptuel des
données est valide et il est alors possible, d’une part, de réaliser le modèle
opérationnel des traitements, et d’autre part, de générer le modèle logique des
données brut. Ce dernier sera optimisé afin de passer au modèle physique
des données.
1) Principes du Modelé conceptuel des traitements
Le niveau conceptuel construit une abstraction des traitements vécus. Il
représente les traitements en dehors de toute mise en œuvre particulière.
Une telle représentation possède certains avantages :
- Elle apporte une meilleure compréhension du phénomène étudie ;
- Cette représentation sert de base pour l’étude des différentes solutions
d’organisation et de mise en place.
a.1Définition
Moins utilise et plus difficile à mettre en œuvre que le MCD, le MCT permet
de formaliser les traitements en fonction des évènements extérieurs sans
s’intéresser à l’organisation qui régira ces traitements Les éléments utilises
pour la formalisation d’un MCT sont les suivants :
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⮚ Le processus
C’est un ensemble d’opération dans un même domaine d’activité qui concoure
à l’élaboration d’un ou plusieurs résultats en réponse a la sollicitation d’un ou
plusieurs.
b) Règles de vérification d’un MCT
Regle1 : Une opération est une suite in interruptible d’actions. Toute
interruption d’un acteur externe provoque le découpage de l’opération.
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Exemple : soit le processus suivant : Les deux actions de L’opération de ce
processus ne sont pas toujours
Exécutées sans interruption
Regle2 : A l’intérieur d’une opération, il ne doit pas apparaıtre de résultats qui
peuvent conditionner la suite du déroulement des actions de l’opération, si tel
est le
cas il faudrait découper l’opération. Exemple : soit le processus ” Inscription ”
suivant :
Regle3 : On ne doit pas introduire une synchronisation OU entre évènement
interne au processus avec un évènement externe.
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Lorsque le domaine d’activité comprend un grand nombre d’opérations, il est
conseille de découper le MCT globale en plus petits processus. Quand deux
opérations ne s’enchaınent pas, il y a découpage en deux processus
différents.
DIAGRAME DES FLUX
Le diagramme des flux a pour but de représenter les flux d'informations entre
l'organisation et les acteurs externes selon une représentation standard dans
laquelle chaque objet porte un nom :
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∙l'organisation est représentée par un rectangle
∙ les acteurs externes sont représentés par des ellipses en pointillés
∙les flux d'information sont représentés par des flèches dont l'orientation
désigne le sens du flux d'information
Diagramme conceptuel de flux
Ce diagramme (appelé aussi modèle conceptuel de la communication) permet
de compléter le diagramme de contexte en décomposant l'organisation en une
série d'acteurs internes. Dans ce diagramme la représentation standard est la
suivante :
∙Les acteurs internes sont représentés par des ellipses
∙les messages internes sont représentés par des flèches
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