Noël : Fête Chrétienne et Culturelle Mondiale
Noël : Fête Chrétienne et Culturelle Mondiale
Cet article concerne la fête de Noël. Pour l'article spécifique sur la naissance de Jésus de Nazareth, voir
Nativité. Pour les homonymes, voir Noël (homonymie).
Noël est la fête chrétienne qui célèbre la Nativité, c'est-à-dire la célébration qui rappelle la naissance de Jésus-
Christ. La fête de Noël vient peu de temps après le solstice d'hiver boréal auquel elle est associée. La
déchristianisation aidant, la fête de Noël est aujourd'hui coupée de son fondement religieux dans de nombreux
pays occidentaux, mais elle y subsiste comme fête traditionnelle.
Noël
Instituée le 25 décembre au ive siècle et diffusée par la christianisation progressive de l'Europe et du bassin
méditerranéen, cette fête de la Nativité prend peu à peu la place de différentes fêtes liées au solstice d'hiver (fête
germanique de Yule, fête de Mithra, Saturnales romaines, etc.). Le Christ étant présenté comme le « Soleil de
justice » d'une nouvelle ère, sa naissance ouvre l'année liturgique chrétienne lors d'une messe de minuit ritualisée.
Le récit évangélique de la naissance de Jésus sert de base pendant des siècles à une grande richesse artistique
(peinture, sculpture, musique, littérature) que renforce la diffusion populaire de la crèche au xiiie siècle (instituée
par saint François d'Assise), mais les ferments d'autres traditions liées au solstice ne disparaissent pas
totalement. C'est ainsi que le sapin germano-nordique, signe d'une nature vivante malgré l'hiver, est honoré à partir
du xvie siècle et gagne même les églises. Le sapin de Noël s'impose comme symbole de la période des fêtes de
fin d'année parallèlement à la déchristianisation de l'Europe à l'époque moderne.
La tradition du père Noël, qui se mondialise au xxe siècle, complète cette évolution qui a ajouté une dimension
profane à la fête chrétienne, plus orientée vers les enfants, les familles et des cadeaux.
Depuis le milieu du xxe siècle, la fête de Noël s'est fortement sécularisée et prend une connotation folklorique
n'étant plus nécessairement liée à une fête religieuse. Le jour de Noël est férié dans de nombreux pays, ce qui
permet le regroupement familial autour d'un repas festif et l'échange de cadeaux au pied du sapin traditionnel. Le
second jour de Noël (26 décembre) est également un jour férié dans plusieurs pays du nord de l'Europe (Pologne,
Royaume-Uni, Pays-Bas, pays scandinaves) ainsi qu'en France, dans les trois départements du Haut-Rhin, du Bas-
Rhin et de la Moselle. Cela permet également la participation aux messes de Noël pour ceux qui célèbrent la fête
sous sa forme religieuse. Après Pâques, Noël est en effet la deuxième fête la plus importante du calendrier
liturgique chrétien (la Nativité du Seigneur est l'une des Douze Grandes Fêtes orthodoxes). Noël est l'une des trois
Nativités célébrées par l'Église catholique, les deux autres étant celle de Jean le Baptiste, le 24 juin, et celle de
Marie, le 8 septembre1.
La période entourant Noël est appelée « temps des fêtes » au Canada francophone et « fêtes de fin d'année » (ou
plus simplement « les fêtes ») en Europe quand on y inclut les célébrations du Nouvel An2 [source insuffisante]. Elle
donne lieu à l'illumination des rues, maisons et magasins et à l'organisation de marchés de Noël. C'est également
une période importante sur le plan commercial.
Étymologie
Le mot Noël est attesté dès le xiie siècle3,4. D'après le Trésor de la langue française informatisé4, ses deux plus
anciennes occurrences connues se trouvent, l'une (Noel) dans le Comput de Philippe de Thaon, daté de 1113 ou
11195 ; et l'autre (Naël) dans le Voyage de saint Brendan de Benedeit6, daté du premier quart du xiie siècle7,8.
Le mot Noël partage la même étymologie que le terme équivalent dans la plupart des grandes langues romanes
(italien natale ; occitan nadal, nadau ; catalan nadal ; portugais natal)Note 1, ainsi qu'avec les langues celtiques, à
savoir, l'adjectif latin natalis signifiant « de naissance, relatif à la naissance » (de natus « né »), d'abord associé au
mot latin dies « jour » dans la locution natalis dies « jour de naissance » réduite à natalis par substantivation de cet
adjectif en [natále(m)], utilisé en latin ecclésiastique pour désigner la Nativité du Christ.
Ensuite [natále(m)] va subir une évolution phonétique avec la chute du [e] final, l'allongement et la palatalisation du
[a] tonique non entravé, puis lénition (sonorisation) en [d] du [t] intervocalique (d’où le provençal Nadal),
fricatisation en [đ] puis amuïssement, donnant la forme Nael. Dans cette position, le [a] prétonique aurait dû
s’affaiblir en e muet mais, dans un mot du vocabulaire religieux, soumis à des influences savantes, il y a eu effort
pour le maintenir et, par dissimilation, il a abouti à [o]. Autrement dit, l’o de Noel, en face de Nael, est lié à la
dissimilation des deux a de natal-9, d'abord devenu *nadal (cf. occitan Nadau, Nadal, catalan Nadal « Noël »),
ensuite *nathal, puis *naal, après la lénition de la consonne intervocalique [t], qui s'est finalement totalement
amuïe en langue d’oïl10 (tout comme dans NATIVU > naïf, doublet de natif, emprunt savant, également MUTARE >
muer, dérivé savant mutation, MATURU> mûr, savant mature, etc.). Il existe un cas parallèle jusqu'au stade du moyen
français, à savoir celui du verbe noer signifiant « nager ». Dans la plupart des langues romanes, le latin natare (cf.
natation) a donné l'espagnol, catalan et portugais nadar « nager », etc., alors qu'une forme notare a donné l'ancien
français noer « nager » (morvandiau nouer, normand occidental nouer11). À noter que dans les parlers normands
Noël se dit Noué ou Nouel.
C'est la seule étymologie admise aujourd'hui par les linguistes et les lexicographesNote 2.
En français standard, Noël se prononce [nɔɛl] et le tréma sur le e : ë, apparu en 1718, note la diérèse4,12. Les
prononciations dialectales [nwεl] et [nwal] sont attestées4.
Nom propre13 de la fête chrétienne de la nativité du Christ, Noël prend une majuscule à l'initiale3,4, majuscule qu'il
conserve au pluriel13. Le substantif Noël est masculin3,4 ; mais, probablement4,13 par ellipse de fête de3, il est
féminin lorsqu'il est employé avec l'article défini singulier13,14 : la, et sans épithète13,14 ni complément14.
Les langues celtiques possèdent un terme issu d'un étymon commun, comme le français et d'autres langues
romanes, c'est-à-dire le latin natalis également, ce qui donne en brittonique : le cornique Nadelik, le gallois Nadolig
et le breton Nedeleg (cf. patronyme Nédélec), sur un radical commun *Nadal-, avec lénition [t] > [d], suivi d'un
suffixe brittonique. Le gaélique (irlandais et écossais) possède une forme Nollaig, dans laquelle l'amuïssement de
l'intervocalique s'est effectué de la même manière qu'en français.
En revanche, les langues germaniques recourent à divers étymons pour désigner cette fête. L'anglais Christmas15
remonte à un vieil anglais attesté tardivement crīstes mæsse16, l'ancien anglais mæsse ayant selon le site Oxford
living Dictionaries édité par Oxford University Press sens de « célébration ». En allemand, Noël se dit Weihnachten17
et repose sur un ancien datif pluriel dans l'expression en vieux haut allemand ze wîhen nachten « dans les nuits
sacrées », d'où wîhennachten > Weihnachten qui date de l'époque du paganisme germanique18, où l'on organisait
des fêtes sacrées les nuits d'hiver autour du solstice. On trouve cette même transposition d'une fête païenne à
une fête chrétienne chez les peuples scandinaves dans le terme qui signifie Noël : islandais jól, norvégien, suédois,
danois jul ; aussi finnois (par emprunt) joulu. Le même étymon proto-germanique *jehwlą a donné le vieil anglais
ġeohol, ġēol, d'où l'anglais yule. L'ancien français jolif « gai, joyeux, plaisant, sensuel, élégant »> joli représente un
dérivé de jól à l'aide du suffixe -if19.
De sorte que, même si l'origine ultime du mot français Noël est effectivement liée au concept de la « renaissance »
du Soleil lors du solstice d'hiver, cette étymologie n'est due ni au celtique, ni au germanique, mais bien au latin. Elle
provient sans doute de la fête de la Nativité du Christ, dans laquelle le natalis lié au culte romain du Sol Invictus (la
fête officielle du Dies Natalis Solis Invicti, « jour de la naissance du Soleil invaincu ») est extrait de son contexte
païen pour prendre une signification chrétienne.
Origines
Bien avant l'apparition du christianisme, la saison froide était déjà une période charnière de l'année. En effet, la
Terre effectue une rotation autour du Soleil en environ 365,2422 jours. Elle tourne également sur elle-même selon
un axe incliné d’environ 23,436°. Elle n’est donc pas exposée de la même façon au Soleil toute l’année. Cela
explique l’alternance des saisons. En été, l’hémisphère Nord bénéficie d’un ensoleillement important. Le solstice
d'été (21 juin) est le jour le plus long de l’année. À partir de là, les jours vont décroître. Pendant l'hiver, cette partie
est moins éclairée. Le solstice d'hiver (21 décembre) est le jour le plus court de l’année. Dès cette date, les jours
commencent à s’allonger. Les humains, ayant observé ce phénomène dès la Préhistoire, ont imputé cela aux
divinités et ont commencé à pratiquer des rituels religieux à cette période20. La symbolique de cette renaissance
de la nature au printemps a incité les peuples à leur rendre hommage. On dénombrait ainsi de nombreuses
croyances païennes relatives à la fertilité, la maternité et la procréation. Cela donnait donc lieu à de nombreuses
manifestations.
Ces traditions antiques ont de nombreux points de similitude avec la fête chrétienne. Les chrétiens ont ainsi
progressivement réussi à s'approprier les cultures environnantes qui sont devenues partie prenante de leur
identité et qui finalement ont évolué sous l'effet du syncrétisme et de la christianisation de la société antique,
phénomène connu des historiens sous le nom d'interpretatio christiana (en) (« interprétation chrétienne »)21.
Avant la christianisation de l'Occident, une fête appelée Dies Natalis Solis Invicti, « jour de la naissance du Soleil
invaincu » avait été fixée au 25 décembre par l'empereur romain Aurélien en 27422, comme grande fête du culte de
Sol Invictus (le Soleil invaincu). Aurélien choisit ainsi une date proche du solstice d'hiver, correspondant au
lendemain de la fin des traditionnelles Saturnales romaines [réf. nécessaire], mais aussi au jour où la naissance de la
divinité solaire Mithra23 est fêtée. Aurélien souhaite en effet unifier religieusement l'Empire24,25,26, en choisissant
cette date, il contente les adeptes de Sol Invictus et du culte de Mithra, tout en plaçant la fête dans la continuité
des festivités traditionnelles romaines.
Premières célébrations
Pendant les trois premiers siècles de son existence, l’Église chrétienne ne s'est pas préoccupée de célébrer
l'anniversaire de la naissance de Jésus-Christ dont elle ignorait d'ailleurs la date27.
La première mention d'une célébration chrétienne un 25 décembre date de l'an 336 à Rome28,27. Le christianisme
devient ainsi à son tour un des cultes et religions de l'Empire romain célébrant une festivité pendant cette période
de l'année. L'anniversaire de la naissance de Jésus étant inconnu, il est très probable que le 25 décembre ait été
choisi afin d'adopter les coutumes liées à cette date « en leur donnant un sens nouveau »29,27,. D'autre part, selon
certains30, il est possible qu'un texte attribué à Hippolyte de Rome en 20431,32 ait inspiré le choix de la date.
Antiquité proche-orientale
Des ressemblances sont attestées entre certaines traditions et symboles associés au Noël chrétien et à d'autres
cultes qui ont précédé le christianisme : la date du 25 décembre, la grotte, les bergers.
Mithraïsme
Dans le culte mithraïque apparu en Perse, la fête la plus importante — le Mithragan — se serait déroulée chaque
année le jour du solstice d'hiver, jour célébrant la naissance de la divinité et la victoire de la lumière sur les
ténèbres33. Selon la tradition mithraïque la plus répandue dans l'Empire romain, Mithra serait né « jaillissant du
rocher » (petrogène) ou d'une grotte — élément éminemment lié au culte de cette divinité34 —, sous la forme d'un
homme « dans l'apogée de sa jeunesse » (et non pas d'un bébé) équipé d'une torche et d'une épée35, tandis que
des bergers assistent à cette naissance miraculeuse34. Les célébrations du culte mithraïque, fortement développé
dans l'empire gréco-romain aux iiie et ive siècles, seront plus tard une des origines de la célébration de la fête
romaine du Natalis Invicti, la naissance de Sol Invictus qui reprend ses forces et fait regagner le jour sur la nuit36, le
25 décembre.
Le récit mithraïque influencera probablement la tradition littéraire et iconographique chrétienne des premiers
siècles dans les descriptions de la naissance de Jésus. Certains des épisodes des Évangiles sont réadaptés en
utilisant des thèmes et symboles rappelant le mithraïsme37,38. Le culte de Mithra n'est pas la seule influence
« païenne » sur le développement d'une iconographie chrétienne. Selon Robert Turcan, par exemple, les
traditionnelles représentations de la Vierge à l'Enfant (thème relatif à l'enfance de Jésus et non à sa seule
naissance) s'inspireraient quant à elles des représentations de la déesse égyptienne Isis allaitant Horus enfant39.
Théories marginales
Certains auteurs vont plus loin, soutenant la théorie marginale que les récits des Évangiles liés à la naissance de
Jésus pourraient avoir été empruntés à des mythologies plus anciennes. Par exemple, Mohammad Ali Amir-
Moezzi soutient l'existence d'une tradition mithraïque et mazdéenne populaire, qui présenterait la déesse-mère
Anahita (ou Anahid) comme mère de Mithra/Mithras et vierge40, et qui aurait pu influencer les premiers auteurs
chrétiens. Cette thèse est reprise des travaux du Prof. Mohammad Moqadam sur le mithraïsme (p. ex41.).
Moqadam se base surtout sur des croyances perses sur Jésus lors de la période Islamique (dans lesquelles il
identifie un « deuxième messie » plus ancien), sur une tradition zoroastrienne médiévale selon laquelle le
Saoshyant (une figure messianique) sera né d'une vierge42, et sur une citation hors contexte de l'Histoire de Vardan
de l'auteur chrétien Élisée le Vardapet43. Il identifie Anahita comme « vierge immaculée » sans doute à cause de
son nom, signifiant « sans tache », et qui est plus probablement dû à son rôle comme déesse de l'eau ou des
rivières44. Anahita n'étant normalement pas identifiée comme la mère de Mithra, cette théorie reste marginale.
Judaïsme
Dans le judaïsme, la fête de Hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les
Grecs anciens, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé Kislev, (calendrier hébraïque) au voisinage du
solstice d'hiver. Le premier livre des Maccabées insiste sur l'importance de cette date et de cette célébration.
Christianisme oriental
Une autre fête chrétienne, célébrée à Alexandrie dès le début du iie siècle, préfigure Noël : l'Épiphanie, vue comme
la première manifestation du Christ, fêtée le 6 ou le 10 janvier à la date de fêtes païennes, dont l'une se rapportait
à la naissance d'Éon de la vierge Coré, une autre au culte d'Osiris, et une troisième au culte de Dionysos. Au début
du ive siècle, à la suite du concile de Nicée (325) qui fixe définitivement la doctrine de la divinité du Christ, l'accent
passe sur la fête du 25 décembre, ce qui permet de distinguer la naissance de Jésus de sa première
manifestation et d'éviter une confusion par trop favorable à la position devenue hérétique que Jésus n'est qu'un
homme adopté par Dieu lors de son baptême27.
Occident romain
Dans la Rome antique, les citoyens fêtaient les Saturnales : d'abord du 17 au 21 décembre, puis plus tard du 17 au
24 décembre, les hommes et les femmes portaient des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de
cadeaux. Les gens sacrifiaient aussi symboliquement un mannequin représentant un jeune homme, pensant ainsi
transmettre la vitalité du personnage à la nouvelle année.
La fête des sigillaires, « ancêtre » de la Saint-Sylvestre, concluait les festivités à la fin du mois de décembre.
Pendant ce temps de bascule vers l'an neuf, les gens s'offraient des menus-cadeaux de terre cuite, les esclaves
devenaient les maîtres et inversement.
Il est à noter que la fixation du solstice d'hiver à la date du 25 décembre est due aux choix proposés par
l'astronome Sosigène d'Alexandrie, lors de la réforme du calendrier à l'initiative de Jules César en 46 av. J.-C., qui
aboutit peu après à fixer le début des saisons au huitième jour avant les calendes d'avril, juillet, octobre et janvier
(25 mars, 24 juin, 24 septembre, 25 décembre, donc peut-être un ou deux jours après les dates réelles)45,46. En
outre, la durée de 365,25 jours était une bonne approximation à l'époque, mais elle donnait une année légèrement
trop longue, d'où un équinoxe de printemps survenant le 21 mars à l'époque du concile de Nicée en 325 et le 11
mars à la création du calendrier grégorien en 1582.
À partir du règne d'Aurélien (270-275), les Romains fêtent officiellement le Sol Invictus (le Soleil invaincu) au
moment du solstice d'hiver qui commençait la nouvelle année, annoncée par le rallongement des jours. Ce culte,
qui reprend des aspects de la mythologie d'Apollon et du culte de Mithra, s'est répandu aux ive et iiie siècles
av. J.-C. et se concluait par le sacrifice d'un taureau, le Sol Invictus correspondant à la naissance du jeune dieu
solaire qui, reprenant les traditions mithraïques, était censé surgir d'un rocher ou d'une grotte sous la forme d'un
jeune homme35.
Naissance de Jésus-Christ
Aucun texte chrétien ne précise quel jour dans l'année est né Jésus de Nazareth. Étant donné que, d'après les
récits bibliques de Noël, les troupeaux sont dehors avec leurs bergers, certains auteurs en ont déduit que la
naissance de Jésus ne s'est probablement pas située en hiver47. Les premiers chrétiens ne fêtaient pas la
naissance de Jésus-Christ comme le font les chrétiens d'aujourd'hui. D'ailleurs, pendant près de trois siècles, les
chrétiens ne semblent pas avoir célébré d'autre fête annuelle que la Pâque quartodécimaine. Il aura fallu attendre
plus de trois siècles et demi après Jésus-Christ pour que Noël devienne une fête religieuse officielle et encore
deux siècles pour que cette fête soit généralisée.
La célébration de Noël en tant que jour de naissance de Jésus de Nazareth a conduit à la christianisation
progressive de certaines traditions liées à la fête de Sol Invictus48,28,49. À la suite de l'édit de Thessalonique
interdisant les cultes païens, la fête de Noël chrétienne (du latin Natalis) devient l'unique festivité romaine à
pouvoir être célébrée le 25 décembre50 et se diffuse dans l'empire dont le christianisme est devenu l'unique
religion officielle. Après la chute de l'Empire romain d'Occident, la fête de Yule est remplacée de la même manière
lors de la christianisation des peuples germains et scandinaves. Noël devient une des fêtes chrétiennes les plus
importantes durant la période médiévale et est diffusée dans le reste du monde lors de la colonisation et de
l'occidentalisation contemporaine. Néanmoins, sa célébration n'étant pas exigée par des sources bibliques et
conservant toujours de nombreux éléments païens, elle est rejetée par certains groupes chrétiens, comme les
Témoins de Jéhovah51, l'Église de Dieu restaurée52, ou les Églises chrétiennes de Dieu (Christian Churches of
God)53.
Noël ne fait pas partie des fêtes suivies par les premiers chrétiens et ne figure pas dans les listes publiées par
Irénée de Lyon et Tertullien54. C’est à partir du iiie siècle que certaines communautés chrétiennes cherchent à
situer dans l’année la date de naissance de Jésus. De nombreuses dates furent proposées : 6 janvier
(correspondant à l'Épiphanie, date choisie par les Basilidiens vers la fin du iie siècle et reprise par les
communautés chrétiennes d’Orient), 28 mars (mention dans De Pascha Computus, un calendrier des fêtes datant
de 243), 18 novembre (date proposée par Clément d'Alexandrie55)… Théologiquement, la royauté du Christ n'étant
pas de ce monde, certains comme Origène (milieu du iiie siècle) refusent même de célébrer cette naissance
comme il était ainsi fait à l'époque pour un souverain temporel (roi, empereur, pharaon, reine). [réf. nécessaire] D'après
le pape Benoît XVI, Hippolyte de Rome aurait été « le premier à affirmer avec clarté que Jésus naquit le
25 décembre […], dans son commentaire au Livre du prophète Daniel, écrit vers l'an 204 »30. En effet, dans
certaines versions de ce texte31, un passage situe la naissance de Jésus « huit jours avant les calendes de
janvier »32, ce qui correspondrait à la date du 25 décembre.
Progressivement va apparaître le désir d'historiciser la naissance de Jésus-Christ. À partir du ive siècle, une fête
de la conception et de la naissance de Jésus-Christ, traduites par l'Épiphanie et Noël, va prendre place à côté des
fêtes plus anciennes de Pâques et de la Pentecôte dans le calendrier liturgique chrétien en composition56. Aussi
au ive siècle, la date du 25 décembre a été choisie comme date pour la fête de Noël, principalement dans le but de
la substituer aux fêtes païennes qui étaient d'usage à l'époque, comme la fête de la renaissance du Soleil Invaincu
(Sol Invictus), le solstice d'hiver et les Saturnales romaines qui avaient toutes lieu à la période du 25 décembre,
« en leur donnant un sens nouveau »29,38. Le document le plus ancien mentionnant une célébration chrétienne à
cette date du 25 décembre est le Chronographe de 354 (faisant référence à des recensions remontant au moins à
336)57.
Histoire
Attestée à Rome, sous le pontificat de l'évêque Libère (entre 352 et 366), une fête de l'incarnation du Sauveur se
déroule le 25 décembre58 à l'occasion de laquelle l'évêque rassemble les chrétiens dans la basilique nouvellement
construite au Vatican, achevée en 354, dans un cadre plus général qui apparaît comme celui de la constitution
d'un calendrier liturgique destiné à concurrencer, à Rome, les réjouissances païennes59. Les Pères de l'Église ne se
sont pas opposés à ce syncrétisme à propos de la Nativité, considérant que ce choix calendaire ne pouvait donner
lieu à des hérésies théologiques et qu'il confirmait la venue du Messie annoncé comme l'« astre levant »60 et
comme le « Soleil de justice » par le prophète Malachie61. Noël s'est ainsi substituée aux célébrations de la fête
païenne d'autant plus aisément que, les références bibliques aidant, s'est développée pour qualifier
métaphoriquement le Christ nouveau-né toute une symbolique du « vrai soleil », du « nouveau soleil »
resplendissant sur le monde62. Le Noël chrétien peut ainsi être vu comme une contre-fête opposée par les
chrétiens au Noël païen63.
Cependant, cette thèse de contre-fête est actuellement remise en question par certains historiens, car si la fête du
Sol Invictus encadrée par les Saturnales et les calendes de janvier est bien attestée, ils considèrent les preuves de
sa célébration à la date spécifique du 25 décembre, avant celle de Noël, comme faibles64,65. La célébration
chrétienne de Noël est peut-être venue combler un vide : « l'impression reste que, pour les chrétiens, les deux fêtes
(le 25 décembre et le 6 janvier) s'ajoutent aux traditionnelles célébrations des Saturnales et des calendes. Au lieu
de rompre avec les pratiques anciennes, la tentation est donc forte d'allonger la durée festive en lui consacrant
près de quinze jours »66. Il est donc possible que le choix du 25 décembre comme date commémorative de la
naissance de Jésus-Christ, au ive siècle, « ne réponde pas à la préoccupation de neutraliser une fête païenne, mais
plutôt à un souci de profiter du symbolisme cosmique et de l'évidence du solstice pour tous les fidèles… Les Pères
de l'Église auraient donc choisi le 25 décembre justement parce que cette date, pourtant riche de significations
cosmiques, ne coïncidait pas avec une grande fête païenne »67.
Puis les célébrations du temps de la nativité vont progressivement s'étendre, à l'instar du cycle pascal, avec une
période de préparation de deux à quatre semaines — l'Avent —, puis une période qui se poursuit jusqu'à la
conclusion du cycle avec la célébration de la présentation de Jésus au Temple qui prend place le 2 février à la
Chandeleur. N'ayant pas de correspondance avec le calendrier hébraïque, à la différence des deux autres fêtes qui
suivent ainsi le calendrier lunaire, la célébration de la naissance de Jésus-Christ suivra le calendrier solaire, ce qui
ne sera pas sans poser de problèmes dans la détermination de l'année liturgique56.
En 425, l'empereur d'Orient Théodose II codifie officiellement les cérémonies de la fête de Noël. Cette
commémoration se répand progressivement en Gaule et en Orient68.
Moyen Âge
Clovis est baptisé le soir de Noël d'une année comprise entre 496 et 506.
En 1066, Guillaume le Conquérant est couronné roi d'Angleterre à l'abbaye de Westminster le jour de Noël.
Au ve siècle sous le pontificat de Grégoire le Grand, la messe de minuit se célèbre déjà. Au viie siècle, l'usage
s'établit à Rome de célébrer trois messes : la vigile (veillée) au soir du 24 décembre, la messe de l'aurore et la
messe du jour le 25 décembre. Les quarante jours qui précèdent Noël deviennent les « quarante jours de saint
Martin » en l'honneur de saint Martin de Tours.
La fête de Noël continue progressivement à se répandre en Europe : fin du ve siècle en Irlande, au viie siècle en
Angleterre, au viiie siècle en Allemagne, au ixe siècle dans les pays scandinaves, aux ixe et xe siècles dans les pays
slaves. La fête s'inscrit dans le calendrier liturgique et implique une période de jeûne, l'Avent. Les gens décorent
leur maison de houx et de verdure, ils s'habillent de neuf. En dehors de la messe de minuit qui marque le début de
l'année liturgique, se multiplient des célébrations collectives (notamment la fête des Fous au cours de laquelle on
élit le pape, l'évêque des fous, l'abbé des sots, personnages qui sont, pour une durée déterminée, rois de Noël69),
de nombreuses réjouissances (chants et danses, divers jeux de hasard ou d'adresse, notamment les dés) et de
copieux repas (plats à base de bœuf ou d'oie engraissée)70. Les enfants, souvent costumés, forment des bandes
de guisarts (déguisés en ancien français) qui vont de maison en maison, chanter et présenter leurs vœux,
recevant en échange des fruits, gâteaux ou quelques pièces de monnaie71.
Aux alentours de l'an mil, l'Église s'appuie sur l'importance du temps de Noël pour imposer aux seigneurs
belliqueux une période de paix forcée, la Trêve de Dieu.
À partir du xiie siècle, la célébration religieuse est accompagnée de drames liturgiques, les « mystères » qui
mettent en scène l'adoration des bergers ou la procession des mages. Ces drames liturgiques se jouent
primitivement dans les églises, puis gagnent les parvis.
À partir de la Renaissance
Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons (mise en scène occasionnelle et passagère de
la Nativité non plus sur des peintures, fresques, mosaïques ou bas-reliefs mais avec des statues
« indépendantes ») font leur apparition dans les églises et les couvents au xvie siècle, d'abord en Italie72. Elles se
répandent dans les demeures d'aristocrates au xviie siècle, époque à laquelle Noël devient non seulement une fête
religieuse célébrée à l'église mais aussi une fête familiale plus intime73.
Dans les pays réformés, les célébrations de Noël, fête jugée trop païenne ou trop catholique74, sont limitées.
Interdites en Angleterre à partir de 1647, elles sont rétablies en 1660 mais restent mal vues de la majorité du
clergé anglais. En Amérique du Nord à Boston, les premiers colons interdisent les célébrations de Noël. L'interdit
sera levé en 1681.
Ce n'est qu'au xviiie siècle que l'aristocratie, les bourgeois et les artisans font de Noël un jour sacré de la famille.
Au cours de la première révolution industrielle, se met en place un processus qui associe cadeaux, commerce et
moments de générosité envers les enfants. Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas à l'Angleterre
victorienne puis à l'Amérique de Roosevelt, que l'on doit la forme contemporaine de la célébration familiale de
Noël avec son sapin et ses cadeaux emballés. Ce rituel apparaît en Allemagne au début du xixe siècle, sous
l'influence notamment du pasteur germanique Friedrich Schleiermacher à l'origine de la théologie du sentiment et
qui prône une nouvelle sensibilité noëlique centrée sur l'enfant. Selon le théologien allemand, la joie de l'enfant
« devrait s'exprimer non pas dans les églises autour d'éléments controversés et arrangés de la vie du Christ, mais
au sein de la famille à travers l'expérience sensible de la présence divine »75.
En 1893, l'Église catholique enrichit le temps de Noël en instaurant la fête de la Sainte Famille le dimanche qui suit
immédiatement Noël. Avec l'amélioration progressive du niveau de vie, la fête centrée autour des enfants et des
cadeaux se diffuse à cette époque dans les couches populaires76.
Ce folklore germanique de Noël (sapin de Noël, figure du père Noël…) arrive aux États-Unis avec les vagues
migratoires allemandes et hollandaises (d'où le nom allemand du Père Noël en anglais : « Santa Klaus »), et s'y
implante et généralise progressivement pendant le xixe siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, le soft power
consumériste américain exporte dans le monde entier cet imaginaire très laïcisé, avec un accueil d'abord plutôt
hostile des autorités ecclésiastiques, d'autant que ce folklore tend à remplacer les crèches et autres rituels
religieux76.
L'anthropologue Claude Lévi-Strauss note en 1952 que ces « usages qui paraissaient, il y a quelques années
encore, puérils et baroques au Français visitant les États-Unis, et comme l’un des signes les plus évidents de
l’incompatibilité foncière entre les deux mentalités » se sont acclimatés en France avec une rapidité stupéfiante,
grâce à la complicité des municipalités anticléricales et des commerçants76.
Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent
progressivement un caractère profane, familial et mercantile77 et sont de plus en plus déconnectées de
l'interprétation religieuse. Noël est néanmoins un jour férié dans de nombreux pays78 et donne parfois lieu à des
vacances scolaires79 permettant le rassemblement des familles.
De nos jours, il reste interdit de fêter Noël dans quelques pays musulmans comme la Somalie et le sultanat de
Brunei80.
Célébration
Durant la période de Noël, il est de coutume d'offrir des cadeaux et d'exprimer sa solidarité envers les démunis. Le
don est présent dans de nombreuses traditions, comme celle de servir un repas au premier pauvre croisé au jour
de Noël, ou dans l'exceptionnelle générosité des aumônes accordées aux mendiants à la sortie de l'office célébré
durant la nuit de Noël.
La popularité de cette fête a fait que Noël est devenu un patronyme et un prénom dans de nombreuses langues
parlées par les peuples chrétiens.
Noël est redevenue généralement une fête profane où des membres d'une même famille se retrouvent et
s'échangent des cadeaux entre eux selon un rituel très répandu en Occident : décoration de son habitation et de
l'arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation, le soir du 24 décembre pour le réveillon de
Noël, de bas sur la cheminée ou des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l'arbre ; ouverture
des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d'une dinde de Noël et se
terminant par une bûche de Noël, etc. Ce rituel se retrouve également à l'échelle d'une population locale avec la
décoration des rues et vitrines de magasins des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du
père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des Rois, qui fête l'arrivée
des rois mages auprès de l'enfant Jésus.
Ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants qui
personnalisent leur fête religieuse par l'ajout d'une crèche et, pour les catholiques, la célébration de la Nativité
pendant la messe de minuit ; quelques-uns y voient cependant un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé,
ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour
par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.)81, même si pour l'enfant le
cadeau est parfois associé à un comportement jugé conforme82. La célébration de cette fête est ainsi à l'origine
des controverses de Noël.
D'autres grandes religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d'exister. Mais les
instances catholiques expriment depuis longtemps leur désapprobation devant la tournure mercantile que prend
cette fête. Exceptionnellement cette désapprobation a pu prendre des aspects spectaculaires, comme le
23 décembre 1951 où une effigie représentant le père Noël a été brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par
des paroissiens83.
Plusieurs Églises ne fêtent pas Noël, l'assimilant à une fête païenne52,53,84. Noël est considéré comme une fête
commerciale85. L'achat massif de cadeaux de Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les
secteurs du jouet, du loisir, de l'alimentation et de la restauration. En réponse à cette frénésie d'achats, une
journée mondiale sans achat, programmée le plus souvent le 25 novembre, est organisée par les adbusters afin de
dénoncer l'aspect économique de cette fête, et par extension la consommation de masse en général.
L'affaiblissement des pratiques chrétiennes a paradoxalement fait attiser les tenants d'une fête radicalement
laïcisée ou, à l'inverse, ceux d'un Noël multicultuel86.
Certaines personnes peuvent craindre ces célébrations et éprouver de l'angoisse, un sentiment de mal-être, voire
de la déprime à l'approche de Noël. Cette peur sous sa forme extrême peut être qualifiée de natalophobie87.
La plupart des Églises chrétiennes célèbrent Noël le 25 décembre de leur calendrier liturgique respectif, qui peut
correspondre à une date différente du calendrier civil. Le 25 décembre marquait depuis Aurélien (depuis 27422)
l'anniversaire du Sol Invictus. Pour des raisons symboliques, et dans un souci de christianiser les anciennes fêtes
païennes, cette date fut progressivement étendue à tout l'Occident latin. Dans le christianisme, cette date
correspond donc à la fête de la naissance du Christ, mais pas à son anniversaire.
Pour les Églises orthodoxes, dont le calendrier liturgique est basé sur le calendrier julien, la date du 25 décembre
correspond au 7 janvier du calendrier civil actuel et au solstice d'hiver du calendrier égyptien. Seule l'Église
apostolique arménienne a conservé la date précise du 6 janvier comme jour de la fête de Noël88. L'Église
catholique romaine, les Églises protestantes et les Églises chrétiennes évangéliques célèbrent Noël le
25 décembre du calendrier grégorien, qui est le calendrier civil actuel. Le jour de la saint Emmanuel a été fixé
tardivement dans l'empire romain d'Occident, vers le milieu du ive siècle.
Constituant avec Pâques une des grandes fêtes chrétiennes, Noël s'est progressivement chargé de traditions
locales, mélanges d'innovations et de maintien de folklore ancien, au point de présenter l'aspect d'une fête profane
populaire possédant de nombreuses variantes, dans le temps comme dans l'espace. L'association de la mémoire
d'une naissance a facilité la place centrale prise par la famille dans le sens et le déroulement de cette fête. L'Église
catholique romaine insiste par exemple sur cet aspect depuis l'instauration en 1893 de la fête de la « Sainte
Famille », le dimanche suivant le 25 décembre. Les cadeaux, sous forme d'étrennes, semblent être une
réminiscence des cadeaux effectués lors des fêtes romaines des Saturnales, en décembre (strenae)89.
Animations
Les animations de Noël sont nombreuses et variées. Certaines sont plus symboliques et récurrentes que d'autres
comme les arbres de Noël, les spectacles de Noël et les marchés de Noël. Toutes ont pour objectif premier
d'apporter le rêve et la magie associés à Noël, en partie pour les enfants.
Arbres de Noël
Sapin de Noël.
Deux types d'arbres de Noël sont aperçus : les arbres de Noël privés (généralement internes aux entreprises) et
les arbres de Noël publics. Les arbres de Noël privés sont généralement composés de spectacles, et d'animations
mettant en scène des protagonistes déguisés : des lutins de Noël, la mère Noël, le Père Noël… Les arbres de Noël
publics sont différents : un sapin de Noël de grande taille à proximité d'un marché de Noël avec, parfois, un Père
Noël qui accepte de poser pour des photos.
Spectacles de Noël
Les spectacles de Noël sont souvent privés. Pour les comités d'entreprise quelques semaines avant Noël ou tout
simplement pour le grand public. Le principe étant de donner du rêve aux enfants, sur la thématique de Noël, en
leur racontant des histoires grandeur nature, en distribuant des papillotes, les personnages animant cet
événement étant déguisés. À la Place des Arts de Montréal, la tradition des Fêtes consiste en la présentation du
ballet Casse-Noisette de Tchaïkovski dans la mise en scène de Fernand Nault. Les représentations ont lieu de la
mi-décembre jusqu'au 31 décembre. Les Grands Ballets canadiens de Montréal ont une fondation, la fondation
Casse-Noisettes, qui permet aux enfants plus démunis d'assister au spectacle. De plus, avant chaque
représentation, un comédien récite l'histoire de Casse-Noisette aux enfants afin de leur permettre de mieux
comprendre ce qui se passera sur scène. À ce moment-là, un tirage s'effectue parmi les enfants qui ont entre
6 et 10 ans, dans le but de choisir quelqu'un qui jouera le rôle d'une souris dans la scène de la bataille des soldats-
jouets contre le roi des souris.
Veillée de Noël
La soirée du 24 décembre est dans la très grande majorité des cas, passée en famille.
En France, les trois-quarts des Français considèrent que Noël est d'abord une fête familiale ou commerciale90. Ce
repas de Noël est le repas festif, constitué notamment de la dinde de Noël, de fruits de mer, de foie gras et qui se
termine traditionnellement par la bûche de Noël, un dessert en forme de petite bûche ; ce dernier est souvent un
gâteau roulé recouvert de crème au chocolat, parfois il s'agit d'une glace. Cette bûche rappelle la tradition
ancienne où l'on mettait au feu une grosse bûche en début de soirée. Cette bûche était choisie pour sa taille et sa
qualité car elle devait brûler pendant toute la veillée.
Dans d'autres régions du monde, le menu traditionnel de ce repas est tout différent. Au Japon91, les couples fêtent
généralement Noël sous la forme d'une soirée romantique au restaurant, ou à la maison en famille pour ceux qui
ont de jeunes enfants. En Europe de l'Est (Pologne), ce repas est strictement « maigre », donc végétarien ; aucune
viande, aucune charcuterie n'est servie lors du repas de soirée du Noël. On sert les viandes seulement lors du
déjeuner de la journée suivante, le premier jour des fêtes de Noël consacré au strict cercle de la famille entre les
enfants et parents. Ce n'est que le deuxième jour de ces fêtes qu'on se rend en visite, allant déjeuner ou dîner chez
la famille élargie (oncles, tantes) ou chez les amis.
Père Noël
Chargé d'apporter des cadeaux, il est représenté comme un vieil homme pourvu d'une longue barbe blanche et
d'une houppelande rouge. Cette image est accompagnée de tout un folklore : traîneau volant tiré par plusieurs
rennes, lettre de demande de cadeaux à son intention, sa hotte remplie de jouets, etc.
Le nom de Santa Claus apparaît pour la première fois en 1821, dans un poème anonyme américain intitulé L'ami
d'un enfant. Deux ans plus tard, le pasteur Clement Moore écrit pour ses fils une courte fable intitulée The night
before Christmas. La légende du Père Noël est née20. Toutes les caractéristiques de ce bienfaiteur sont réunis.
Toutefois, il est décrit comme un « espiègle lutin », sa taille lui permettant de passer par les cheminées. Par la
suite, ce personnage est popularisé en Europe par Charles Dickens et ses cinq Livres de Noël, dont la publication
du premier, Un chant de Noël (A Christmas Carol, dans sa version originale), remonte à 1843. La première mention
du « père Noël » en français est trouvée en 1855 sous la plume de George Sand92. Une de ses premières
représentations date de 1868, dessinée par Thomas Nast pour Harper's Weekly93. À l'origine, le personnage est
habillé soit en vert, soit en rouge, au gré de la fantaisie des illustrateurs.
Il est clairement inspiré du saint Nicolas chrétien. En effet, son nom anglais Santa Claus est directement inspiré de
l'hollandais Sinter Klaas désignant Saint Nicolas. Il revêt des habits similaires tels que la barbe blanche, le bonnet
en fourrure et le grand manteau rouge. Enfin, ils se déplacent durant une nuit du mois de décembre pour distribuer
leurs récompenses20.
Le Père Noël peut également être assimilé à Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de
la mi-hiver, jul, en norvégien, (ou « Jol » ou « Midtvintersblot » correspond au solstice d'hiver) et aidait aux travaux
de la ferme.
Couverture d'un catalogue offrant des
cadeaux de Noël (1904).
Cadeaux
Le rituel des cadeaux remonte à l'Antiquité. Les Hommes s'échangeaient des présents lors du solstice d'hiver pour
se porter chance lors des jours à venir. Les Romains procédaient à ce cérémoniel lors des Saturnales,
réjouissances en l'honneur de Saturne. On s'offre de bonnes victuailles, généralement sucrée, afin que l'année à
venir soit douce. Au cours du Moyen-Âge, l'échange de présents est progressivement associé aux enfants. Aux
XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, les enfants viennent réclamer des cadeaux ou des sucreries lors de la veillée de Noël auprès
de leurs voisins. En échange, ils entonnent des chants traditionnels. Par la suite, avec le développement de la
bourgeoisie, les récompenses leur sont directement livrées par des personnages fantastiques, tel que le Père
Noël. Cette pratique s'uniformise dans la seconde moitié du XXᵉ siècle20.
Les présents s'échangent le jour de Noël avec les personnes réunies sous le même toit, et dans les jours qui
suivent avec la famille et les amis proches. Ces cadeaux sont bien emballés dans des papiers aux motifs colorés.
Ils sont ouverts le matin de Noël, ou parfois à la fin de la veillée de Noël. Pour les enfants, ces cadeaux sont
essentiellement des jouets et Noël est la période où les marchands de jouets réalisent l'essentiel de leurs ventes.
La tradition de faire des cadeaux se maintient hors de tout contexte chrétien. Gérald Berthoud, professeur
d'anthropologie culturelle et sociale à l'Université de Lausanne, l'explique ainsi : « La période de Noël, qui est très
chargée cérémoniellement, possède une certaine intensité rituelle. Même si nous vivons fondamentalement dans
une société marchande, il y a dans [l']échange de cadeaux [à Noël] quelque chose qui est de l'ordre du don et qui
est universel dans son principe : ils créent, maintiennent et consolident des liens ; ils constituent en quelque sorte
une matrice du social »94.
Décorations
Articles détaillés : Décorations de Noël, Sapin de Noël, Illuminations de Noël et Village de Noël.
Présentes, aussi bien à l'intérieur des habitations que dans les rues, elles donnent un air de fête. Elles sont
souvent lumineuses pour pouvoir être allumées dès la nuit tombée.
Le sapin de Noël, toujours présent à l'intérieur des habitations, est chargé de décorer et de regrouper les cadeaux
de Noël dans les familles. La plus ancienne trace écrite en rapport avec une tradition d'arbre de Noël viendrait
d'Alsace : à Strasbourg en 149295 ou à Sélestat en 152196,97, voire en Allemagne95. Certains auteurs font le
rapprochement avec les mystères, pièces de théâtre jouées dans les églises ou sur les parvis : au temps de Noël,
on représentait les récits bibliques de la Création du monde, et un sapin figurait l'arbre de vie planté au milieu du
paradis terrestre. Cet arbre était décoré d’oblatas (offrandes, petites friandises figurant les hosties), et de pommes
représentant le fruit défendu, objet du premier péché.
Le sapin de Noël.
Cependant, la tradition d'un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre,
symbole de vie au moment du solstice d'hiver98. Les Scandinaves faisaient de même pour la fête de Jul, qui avait
lieu à peu près à la même date que Noël. L'installation de cet arbre sera d'ailleurs considérée comme une pratique
païenne jusqu'au milieu du xxe siècle par l'Église catholique. Interdit en URSS dans le cadre de la politique
antireligieuse d'État, le sapin de Noël est à nouveau autorisé par Joseph Staline à partir de 1934, mais à condition
d'être dressé désormais pour célébrer le Nouvel An.
En France, cette tradition d'abord confinée à l'Alsace est popularisée par les Alsaciens émigrés vers la « France de
l'intérieur » après la guerre de 187099. L'un des plus grands sapins de l'hexagone est celui de Strasbourg. Il culmine
à 30 mètres de haut20.
Marchés de Noël
Cette tradition est plus ancienne que les sapins. Les marchés de Noël existent depuis le Moyen Âge. Ils sont
apparus dans le Saint-Empire romain germanique, au cours du xiiie siècle. Le premier est organisé à Vienne, en
1294. Il est nommé le « marché de la Saint-Nicolas ». Celui-ci permet de fournir des vivres avant l'hiver. Cette foire
se diffuse progressivement dans une large partie de l'Europe centrale, notamment en Allemagne actuelle. Au
xixe siècle, avec la révolution industrielle, les marchés de Noël sont de plus en plus nombreux20. En France, la
tradition des marchés de Noël, vivante dans l'Est (Alsace, Moselle), s'est répandue dans le reste du pays au cours
des années 1990. Désormais, cette tradition se retrouve partout à travers le monde, dans les grandes métropoles
(exemple : États-Unis, Russie, Canada, Japon, Inde)20. Ils se composent d'échoppes habituellement en bois et
construites pour l'occasion, qui proposent des petits articles de décoration, des jouets et des cadeaux souvent
artisanaux.
Historiquement, ils présentent des produits artisanaux dédiés à Noël. Ce type de manifestation perdure dans le
temps même si la nature des produits a tendance à devenir de plus en plus industrielle et hétéroclite.
Église catholique
Noël est la deuxième des cinq fêtes cardinales de l'année liturgique catholique.
Avent et célébrations
Couronne de l'Avent.
L'Avent est la période liturgique qui englobe les quatre dimanches qui précèdent Noël. Depuis le xixe siècle au
Nord de l'Europe, plus récemment en France, les chrétiens préparent 4 bougies. Chaque dimanche, ils allument
une bougie, puis une de plus chaque dimanche suivant. Ces bougies symbolisent la lumière qui va renaître le soir
de Noël. Ces bougies sont souvent réunies sur un même support, le plus courant ayant une forme de couronne sur
laquelle se répartissent les bougies. Cette couronne est appelée couronne de l'Avent. Dans les pays du Nord de
l'Europe et aux États-Unis, une telle couronne, sans bougie, peut être suspendue à l'extérieur de la porte d'entrée
des habitations. Elle est généralement faite de petites branches feuillues tenues par des rubans colorés.
De cette période est née la tradition du calendrier de l'Avent : il consiste en une grande planche en carton
prédécoupée, dans laquelle s'ouvrent des petites fenêtres, une par jour depuis le 1er décembre jusqu'à Noël
(24 jours). Chaque fenêtre contient une phrase de l'Évangile (version chrétienne), ou une petite confiserie ou un
jouet (version profane).
D'un point de vue liturgique, les communautés de religieux et certaines églises catholiques, lors des Vêpres
précédant Noël, respectent les anciennes grandes antiennes Ô et l'hymne Veni, Veni, Emmanuel (en)100.
Généralement chantées entre le 17 et le 23 décembre, elles symbolisent un crescendo d'attente quant à l'arrivée
du Messie. Certaines traditions, particulières à ces antiennes, sont parfois encore bien vivaces.
Chez les catholiques, la messe de minuit, le 24 décembre au soir, célèbre la Nativité de Jésus. Traditionnellement
elle commençait à minuit ; aujourd'hui [Quand ?] elle a lieu de plus en plus souvent en début de soirée. Le calendrier
liturgique catholique prévoit un cycle de quatre messes pour Noël, les messes de Noël. La messe de minuit est la
deuxième.
Crèche de Noël
Crèche.
La crèche met en scène la naissance de Jésus décrite dans le Nouveau Testament avec quelques symboles
populaires ajoutés : sur une table, ou à même le sol, une étable miniature est bâtie dans laquelle des personnages
(en terre cuite souvent) sont disposés. Ils représentent les parents de Jésus, les bergers réunis autour du
nouveau-né et les animaux qui les accompagnent : les moutons des bergers, l'âne qui a porté la Vierge, et le bœuf
qui occupait l'étable. Parfois s'y ajoutent les anges qui ont annoncé la naissance aux bergers.
La première crèche aurait été réalisée par François d'Assise en 1223 à Greccio, en Italie ; ç'aurait été une crèche
vivante, c'est-à-dire incarnés par de vraies personnes. Depuis le xviiie siècle, la tradition de la crèche s'est
perpétuée dans tout le monde catholique et en a largement débordé au cours du xixe siècle. En Provence, des
personnages nouveaux ont été ajoutés : les santons. Ils figurent souvent les métiers traditionnels du xixe siècle ou
les scènes de la vie quotidienne de la région. Les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, trois érudits de
l'époque de Jésus, sont représentés en route vers cette même étable, mais leur arrivée n'est célébrée qu'à
l'Épiphanie. Ils symbolisent l'universalité de l'événement qu'est la naissance de Jésus.
Avec la tournure de déchristianisation de Noël, au Canada et aux États-Unis, un village de Noël est placé sous le
sapin dans les familles où on préfère ne pas mettre de crèche. On retrouve alors des petits bâtiments de
céramiques (école, église, maisonnettes, magasins, etc.) représentant un village décoré pour Noël et couvert de
neige. On les dépose sur un tapis d'ouate pour faire comme si le sol était enneigé. Parfois, certains y ajouteront un
chemin de fer et installeront un petit train électrique qui passe par le village. Dans les familles chrétiennes, il y a
quelquefois combinaison de la crèche et du village de Noël.
Églises protestantes
Certaines Églises protestantes célèbrent aussi un culte de Noël dans la soirée du 24 décembre101. C'est le cas des
Églises luthériennes scandinaves. Mais la majorité des églises protestantes préfère célébrer le culte de Noël le
25 décembre au matin, aux mêmes horaires qu'un culte dominical.
Églises évangéliques
La fête de Noël est célébrée par la majorité des églises chrétiennes évangéliques102,103,104. Elle est un rappel de la
grâce de Dieu et de la naissance du Sauveur Jésus. Lors d'un service spécial, soit le 24 décembre ou le
25 décembre, le message sera souvent lié à la nativité et l'impact de cet évènement dans la vie de ceux qui ont
accepté Jésus, qui ont vécu la nouvelle naissance.
Seul l’Évangile selon Luc raconte cette naissance108. L’Évangile selon Matthieu109 ne fait que l'évoquer mais trace
une généalogie à Jésus, tandis que les Évangiles selon Marc et selon Jean110 débutent le récit de sa vie par sa
rencontre avec Jean le Baptiste.
Selon Luc
L’Évangile selon Luc présente la naissance de Jean le Baptiste et de Jésus de Nazareth dans une mise en
parallèle111. Le récit de la naissance de Jésus au chapitre II raconte112 :
L'épisode de l'annonciation aux bergers — traditionnellement méprisés dans le monde antique et considérés
comme impurs dans l'Antiquité juive113 — reprend le motif de l'adoration de l'« Enfant-Roi » découverts par des
pâtres, motif récurrent dans les récits de naissance de la mythologie gréco-romaine, à l'instar des naissances de
Pâris, d'Œdipe ou encore de Romulus111. L'on rencontre également des bergers dans les récits de la naissance de
Mithra34. Le rédacteur propose la notion d'un Messie caché aux puissants et aux savants et découvert par des
gens simples, dont les titres de « Sauveur » et de « Seigneur » — habituellement réservé à l'empereur — suggèrent
qu'il réussira à imposer une paix là où les légions de Rome ont échoué111.
Selon Matthieu
Dans l’Évangile selon Matthieu114, l'accent est mis sur la naissance miraculeuse de Jésus :
« 1. 18Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant
été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu'ils
eussent habité ensemble. 19Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne
voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. 20Comme il y
pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne
crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du
Saint Esprit ; 21elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c'est lui qui
sauvera son peuple de ses péchés. 22Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le
Seigneur avait annoncé par le prophète : 23Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera
un fils, dont le nom d'Emmanuel sera donné, ce qui signifie Dieu avec nous. 24Joseph
s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec
lui. 25Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le
nom de Jésus.
2. 1Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages
d'Orient arrivèrent à Jérusalem, 2et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître?
car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer. »
Hérode le Grand meurt, selon les sources, en 4 ou 1 av. J.-C. et il lui est attribué l'épisode du Massacre des
Innocents115 ce qui fait de lui le « candidat » le plus probable qui est mentionné dans ce passage. Cette
présentation du massacre est une réactualisation de l'histoire de la persécution par Pharaon de Moïse, quoiqu'il
s'appuie peut-être sur une base historique116.
Date imprécise
Historiquement, ni l'année ni le jour de la naissance de Jésus de Nazareth ne sont connues. Les Évangiles ne
donnent aucune précision quant à la date de sa naissance.
Les dates retenues concernant l'année de naissance de Jésus peuvent osciller entre 9 et 2 avant notre ère117. Les
Évangiles selon Matthieu et selon Luc la situent sous le règne d'Hérode le Grand dont le long règne s'achève en 4
avant notre ère118. L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7119 à 5 avant notre ère120.
Il est paradoxal que Jésus de Nazareth puisse être né « avant Jésus Christ » : l'origine de l'ère commune est en
effet censée être la naissance du Christ. Mais ce début de l'ère chrétienne (l'Anno Domini), qui ne s'est imposé
progressivement en Europe qu'à partir du Ier millénaire120, a été fixé d'après les travaux du moine Denys le Petit
réalisés au vie siècle. Ces travaux sont erronés, comme l'a montré Paul Matteï121. Si le calendrier historique a été
précisé depuis, son origine conventionnelle n'a pas été modifiée.
Fixation de la fête
La naissance de Jésus — la « Nativité » — est traditionnellement fêtée le 25 décembre, à Noël, mais cette date est
entièrement conventionnelle et n'est pas considérée par les chrétiens comme l'anniversaire de Jésus : ils fêtent
l’événement de la naissance, et non le jour de cette naissance. Il s'agit d'une démarche théologique et non
historique. Dans cette optique, l'exactitude et la correspondance des dates avec la réalité historique sont des
éléments accessoires122.
La fête de la naissance du Christ le 6 janvier, le jour de l'Épiphanie, pourrait trouver son origine au sein de certaines
communautés chrétiennes d'Égypte au iiie siècle qui privilégiaient non pas la commémoration de la naissance
physique de Jésus mais la première manifestation de la divinité du Christ123. Il semble que les basilidiens
célébraient dès cette époque le baptême de Jésus à cette date124, d'autres sectes gnostiques célébraient plutôt
les noces de Cana (premier miracle) ou l'adoration des mages qui symbolise la reconnaissance divine du
nouveau-né par le monde entier125 mais la question du choix de ces dates reste débattue126. Certains chrétiens
gnostiques calculaient que Jésus était né trente-trois ans (nombre symbolique en raison de sa valeur doublement
trinitaire) avant ces manifestations. Cette interprétation suscitait une grande polémique car cette date
correspondant aussi à celle de sa mort et ne correspondait à la Passion du Christ à la fête de Pâques, aussi des
chrétiens d'Afrique du Nord comme Tertullien proposèrent comme date de naissance et de mort le 25 mars
(correspondant à l'équinoxe dans le calendrier romain)122.
Le premier concile de Nicée en 325 condamne l'hérésie arienne pour qui Jésus ne peut être du Père et du Saint-
Esprit du fait de sa naissance et de sa chair mortelle. La fête de l'épiphanie le 6 janvier commémorant la descente
du Fils de Dieu au milieu de sa création et le baptême du Christ, l'Église latine a certainement voulu à partir de ce
concile réaffirmer la divinité du Christ en déplaçant la fête de la Nativité le 25 décembre pour la dissocier de la
coutume hérétique de commémorer l'apparition du Christ lors de son baptême127. Une autre explication du choix
de cette date est l'influence de Sextus Julius Africanus, auteur de la première chronique universelle conçue dans
une optique chrétienne. Cet écrivain chrétien considère que l'incarnation de Jésus se produit à sa conception le
25 mars (date de la création du monde selon la chronologie alexandrine), ce qui se traduit par sa naissance neuf
mois plus tard, le 25 décembre128.
La date aurait été fixée dans l'Occident latin au ive siècle, possiblement en 354129, pour coïncider avec la fête
romaine du Sol Invictus130, célébrée à cette date à l'instar de la naissance du dieu Mithra, né un 25 décembre131 ;
le choix de cette fête permettait une assimilation de la venue du Christ — « Soleil de justice » — à la remontée du
soleil après le solstice d'hiver132. Avant cette date, la Nativité était fêtée le 6 janvier et l'est encore par la seule
Église apostolique arménienne, alors que l’Église catholique romaine y fête aujourd’hui l’Épiphanie ou
Théophanie133.
Selon la tradition catholique, c'est le pape Libère qui, en 354, aurait institué la fête de la Nativité à Rome le
25 décembre, date du Natalis Invicti134. Beaucoup de dates étaient proposées pour la naissance du Messie et il
est admis que la popularité des fêtes de Mithra au solstice d'hiver dans l'Empire romain ait joué un rôle dans le
choix de la date134.
Les Églises orthodoxes fêtent quant à elles Noël le 25 décembre du calendrier qu'elles suivent (calendrier julien ou
grégorien) et le baptême du Christ le 6 janvier. Le Noël de l'Église apostolique arménienne est également célébré
le 6 janvier partout dans le monde à l'exception de Jérusalem où elle le fête le 19 janvier135.
Dans la seconde moitié du viie siècle, la fête de l'Annonciation (annonce faite à la Vierge Marie de sa maternité
divine par l'archange Gabriel) est fixée symboliquement le 25 mars, neuf mois avant celle de Noël136.
Aspect doctrinal
Dans une allocution du 16 décembre 2004, Jean-Paul Jaeger, évêque d'Arras explique le choix d'une date proche
du solstice d'hiver :
Cette métaphore du Christ identifié à une lumière nouvelle qui va éclairer le monde est déjà présente dans
l'évangile selon Jean (8:12). Elle est reprise fréquemment dans les homélies du temps de Noël, par exemple celle
du pape Benoît XVI à l'occasion de Noël 2007137 :
« Dans l’étable de Bethléem, le ciel et la terre se rejoignent. Le ciel est venu sur la terre.
C’est pourquoi, de là émane une lumière pour tous les temps ; c’est pourquoi, là
s’allume la joie. »
Le second jour de Noël (26 décembre) est célébré et est un jour férié dans plusieurs pays d'Europe, surtout, mais
pas exclusivement, dans le nord de l'Europe (Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, pays scandinaves). Au
Royaume-Uni, c'est le Boxing Day (du mot box qui signifie boîtes, en référence au fait que les employeurs offraient
un cadeau de Noël à leurs employés).
Aux Pays-Bas, cette fête s'appelle le Tweede kerstag (nl). En Allemagne, le Zweiter Weihnachtsfeiertag.
Dans le calendrier chrétien, le 26 décembre est le jour de la fête de la Saint-Étienne. Bien que les journées
coïncident, les origines des célébrations du second jour de Noël ne sont pas celles de la Saint-Étienne. La tradition
proviendrait probablement des célébrations sur douze jours de Noël appelées les Christmastides, ou Temps de
Noël, période définie par la liturgie, qui s'étend de la nuit de Noël le 25 décembre (la veille de Noël fait partie de
l'Avent) à la Douzième nuit (en), veille de l'Épiphanie (5 janvier).
En France, dans les régions géographiques anciennement occupées par l'Empire allemand, c'est-à-dire en Alsace
et en Moselle, le 26 décembre est un jour officiellement férié. Cela est dû aux particularisme ayant suivi le retour
de ces territoires à la France à la suite de la Première Guerre Mondiale, où un compromis a été établis lorsqu'il
était question du statut de ces territoires: ils reviendraient à la France, mais ils garderaient un régime spécial,
notamment au niveau religieux, et le 26 décembre étant férié en Allemagne, il l'est alors en Alsace et en Moselle.
Il est difficile d'attester du moment où « Noël » devient un nom de famille, mais une trace est trouvée dès le Moyen
Âge. En plus des noms issus de la forme française de ce mot, il faut ajouter les noms issus de diverses langues
parlées localement (par exemple Nadal ou Nadau dans les langues d'oc, Nedeleg en breton) qui sont aussi à
l'origine de noms de famille. Quelques exemples :
Robert Noël, chevalier qui accompagne Guillaume le Conquérant en Angleterre en 1066, et devient seigneur de
Gainsborough.
Divers migrants en Nouvelle-France sont recensés avec ce nom, dont un François Noël en 1657 et un Joseph-
Ozanie Nadeau (originaire de l'Angoumois) vers 1660140.
Dans son Dictionnaire de la Mayenne, Alphonse-Victor Angot évoque un dominicain de Laval, François Noël qui
écrivait au milieu du xviie siècle sous le nom de plume de François Silatan.
Musique
Eustache Du Caurroy, cinq fantaisies sur Une jeune fillette (1610), premier Noël connu sur instruments.
Marc-Antoine Charpentier a laissé neuf compositions vocales célébrant Noël, respectivement, H.9, H.314,
H.393, H.414, H.416, H.420, H.421, H.482, (H.483 - H.483 a - H.483 b) et deux compositions instrumentales,
H.531 et H.534 :
Messe de Minuit H.9 pour solistes, chœur, flûtes, cordes et basse continue (1690) ;
In nativitatem Domini canticum H.314 pour quatre voix, deux flûtes, deux violons et basse continue (1670) ;
Canticum in nativitatem Domini H.393 pour trois voix, deux dessus instrumentaux et basse continue (1675) ;
Pastorale de Noël H.414 pour solistes, chœur, deux dessus instrumentaux et basse continue (1683-85) ;
Oratorio de Noël H.416 pour solistes, chœur, flûtes, cordes et basse continue (1690) ;
Dialogus inter angelos et pastores Judae in nativitatem Domini H.420 pour solistes, chœur, flûtes, cordes et
basse continue (1695?) ;
In nativitatem Domini Nostri Jesu Christi canticum H.421 pour trois voix et basse continue (1698-99) ;
Pastorale de Noël H.482 pour solistes, chœur, deux dessus de violes et basse continue (1683-85) ;
Pastorale de Noël H.483 H.483 a H.483 b pour solistes, chœur, deux flûtes, deux dessus de violes et basse
continue (1683-85) ;
Noël pour les instruments H.531 pour flûtes, cordes et basse continue (1688?) ;
Noël sur les instruments H.534 pour flûtes, cordes et basse continue (1698).
Guillaume Minoret, Messe pour le temps de Noël (Missa pro Tempore Nativitatis à double chœur).
Louis-Nicolas Clérambault, Motet pour le jour de Noël en la majeur, opus 58, Air spirituel, Noël, en sol majeur, opus
200.
Charles Piroye, Cantique pour le temps de Noël, voix et basse continue, Paris, Ballard (1703).
André Campra, Oratorio de Noël, Nativitas Domini Jesu Christi sur un texte extrait de l’Évangile selon saint Luc
(1710).
Pierre Dandrieu publie vers 1714, un Livre de 42 Noëls pour orgue (principalement) et clavecin.
Charles-Hubert Gervais, Suites de Noëls (flûtes, hautbois, bassons, violons, basse continue) (1733).
Claude Balbastre, Recueils de Noëls formant quatre suites, avec des Variations pour le clavecin & le forte piano
(1770).
Pastorale, 1732 ;
Alessandro Scarlatti, Cantata pastorale per la natività di Nostro Signore Gesu Cristo (1705).
Johann Mattheson, Das Größte Kind in einem Oratorio auff weynacht (1720).
Napoléon Henri Reber, La Nuit de Noël (livret d'Eugène Scribe, O.-C. le 9 février 1848).
Isaac-François Lefébure-Wely, Recueil de tous les airs consacrés pour le temps de Noël, soit trente-quatre noëls
arrangés pour l'orgue (1823).
Eugène Gigout, Rhapsodie sur des Noëls en Do mineur pour orgue (1890).
André Jolivet, Pastorales de Noël pour flûte, ou violon, basson ou alto ou violoncelle et harpe (1944).
Camille Saint-Saëns, Oratorio de Noël op. 12 pour cinq solistes, chœur mixte, orgue, harpe et orchestra à cordes
(1858).
Maurice Ravel, Le Noël des jouets pour voix et piano (1905), première orchestration en 1906, deuxième
orchestration 1913.
Fernand de La Tombelle, Noël au village, pour solistes, chœur de voix d'hommes et harmonium (ou orgue)
(1919) ; Messe de Noël, pour chœur et orgue (1924).
Gabriel Pierné, Les Enfants à Bethlehem, Mystère en deux parties pour solistes, chœur d’enfants et orchestre
(1907).
Mariah Carey : album Merry Christmas, avec notamment la chanson All I Want for Christmas Is You (1994).
Notes et références
Notes
1. L'espagnol castillan utilise en revanche une forme plus savante navidad, issue du latin classique nativitas.
2. Cependant nombre d'explications qui ne reposent sur aucun argument solide, se retrouvent dans certaines
publications, par exemple : celle qui le voit dériver du latin novella « nouvelles » (c'est-à-dire latin vulgaire
*novella, ce terme n'étant pas attesté). Noël ! Noël ! était effectivement au Moyen Âge le cri de joie poussé par
le peuple à l'arrivée d'un événement heureux (Martyne Perrot, Éthnologie de Noël, une fête paradoxale, éd.
Grasset, 2000, « extrait en ligne (http://www.grasset.fr/chapitres/ch_perrot.htm) »(Archive.org (https://web.archive.
org/web/*/http://www.grasset.fr/chapitres/ch_perrot.htm) • Wikiwix (https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.grasset.fr/chapitres/
Références
2. « Emploi de la majuscule et de la minuscule dans temps des fêtes », Office québécois de la langue française,
2018 (lire en ligne (https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/index.php?id=22858) [archive]).
7. Mattia Cavagna (compl. de Susana G. Artal, Laurent Brun, Fausto Iannello, Claudio Lagomarsini et Serena
Modena), « Benedeit (http://www.arlima.net/no/76) [archive] », sur Archives littéraires du Moyen Âge,
mis à jour le 2 novembre 2016 (consulté le 17 décembre 2016).
8. Albert Dauzat, Henri Mitterand, Jean Dubois, Nouveau dictionnaire étymologique Larousse, éditions Larousse
1980, p. 495b.
9. CNRTL, ibid.
10. Albert Dauzat, Henri Mitterand, Jean Dubois, op. cit. Introduction, II. La phonétique, p. XXI.
11. Charles Brucker, L'étymologie, Presses Universitaires de France, Paris, 1988, p. 22-23.
12. Alain Rey (dir), Dictionnaire historique de la langue française, éd. Dictionnaires Le Robert, 1998, p. 2380.
14. Maurice Grevisse et André Goosse, Le Bon usage, Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, coll. « Grevisse
langue française », septembre 2016, 16e éd. (1re éd. 1936), 1750 p., 27 cm (ISBN 978-2-8073-0069-9 et
2-8073-0069-3, OCLC 958080523 (https://worldcat.org/fr/title/958080523) ,
SUDOC 194797198 (https://www.sudoc.fr/194797198) , présentation en ligne (http://www.deboecksuperieur.com/ouvrage/9782
20. Edouard Caunille, Pourquoi Noël ? Anecdotes et traditions, 6 avril 2022, 116 p. (ISBN 979-8390382295, lire en ligne (h
ttps://www.amazon.fr/Pourquoi-No%C3%ABl-traditions-Edouard-CAUNILLE/dp/B0C1JB523J/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=
UTF8&qid=1682322065&sr=8-3) [archive]).
21. Hervé Inglebert, Interpretatio christiana. Les mutations des savoirs, cosmographie, géographie, ethnographie,
histoire, dans l'antiquité chrétienne, 30-630 après J.-C., Institut d'études augustiniennes, 2001, 632 p.
22. CNDP.fr/Musagora | Le culte de Sol Invictus | La crise du IIIe siècle : 270-275 Aurélien (http://www.cndp.fr/arc
hive-musagora/merveilles/merveillesfr/colosse/sol.htm) [archive] : « En pleine anarchie militaire et politique,
il s'agit pour l'empereur Aurélien de resserrer les liens entre les différentes parties de l'empire : grâce à
l'instauration du culte solaire Sol Invictus Élagabal, il vise à trouver une certaine unification religieuse et
politique. La numismatique montre bien en effet combien l'image du Sol Invictus, Soleil victorieux écrasant
l'ennemi sous ses pieds, pose l'image de l'empereur vainqueur et invincible. En 274, il fait construire au
Champ de Mars un temple consacré au Soleil, templum solis, dont la structure rappelle celle du temple de
Baalbeck. La grande fête du « Soleil Invaincu » avait lieu le 25 décembre, soit la date du solstice d'hiver selon
le calendrier julien, ce jour était célébré tous les ans par des jeux du cirque : c'était le Dies Natalis Solis Invicti,
« Jour de naissance du Soleil Invaincu ». »
23. Émile Biémont, Rythmes du temps : Astronomie et calendriers, De Boeck Supérieur, 1999, p. 258.
24. ESSAI SUR LE RÈGNE DE L’EMPEREUR AURÉLIEN (270-275) - TROISIÈME PARTIE. — LE GOUVERNEMENT
INTÉRIEUR. LES RÉFORMES - CHAPITRE V. — LA RÉFORME RELIGIEUSE - Texte numérisé par Marc Szwajcer
(http://www.mediterranee-antique.fr/Auteurs/Fichiers/GHI/Homo/Aurelien/A_35.htm) [archive].
de resserrer les liens entre les différentes parties de l'empire : grâce à l'instauration du culte solaire Sol
Invictus Élagabal, il vise à trouver une certaine unification religieuse et politique. »
26. Direction des Usages Numériques (DUN) de l'Université de Strasbourg - Université Ouverte des humanités -
La notion de dieu solaire - Simon Knaebel (https://dun.unistra.fr/ipm/uoh/anthropologie/html/document/doc
_com_intro_16_fr.html) [archive] : « Il était également obligé d’unifier son empire sur le plan religieux. Le culte
de l’empereur qui avait atteint son extrême avec l’empereur César Auguste au début de notre ère, commence
à se déliter. Par quel culte va-t-il le remplacer ? Il trouve la réponse notamment, dans le culte d’Apollon et
dans le culte de Mitra, mais aussi dans tout ce bassin mésopotamien qui regorge de religions du soleil. Il
invente donc cette notion de Sol Invictus, qui n’est pas une religion d’État, mais une religion dans l’État. Ce
n’est pas un monothéisme - le soleil Dieu unique - mais c’est une religion qui se superpose aux autres
religions. Il s’agit d’un syncrétisme dont le Sol Invictus constitue l’essentiel. Ce n’est plus Aurélien qui est
Dieu, mais le Sol Invictus auquel il se réfère. »
27. Oscar Culmann, Noël dans l’Église ancienne, Neuchâtel et Paris, Delachaux & Niestlé, 1949
28. Portail de la liturgie catholique édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle
(SNPLS) de la Conférence des évêques de France - Qu’est ce que Noël ? - Mgr Robert Le Gall (http://www.liturg
iecatholique.fr/Qu-est-ce-que-Noel.html?var_recherche=pa%C3%AFen) [archive] : « Elle fut instituée à Rome,
avant 336, et fixée au 25 décembre dans le but de christianiser les fêtes païennes du Natalis Invicti, c’est-à-
dire du soleil qui, au solstice d'hiver, se remet à grandir en force et en éclat ; le Christ, selon l’expression du
livre de Malachie est « le Soleil de justice » (3, 20). »
29. « Noël est célébré le 25 décembre dans toutes les Églises chrétiennes depuis le ive siècle. Cette date était
alors celle de la fête païenne du solstice d’hiver appelée ‘Naissance (en latin, Natale) du soleil’, car celui-ci
semble reprendre vie lorsque les jours s’allongent à nouveau. À Rome, l’Église a adopté cette coutume fort
populaire d’origine orientale, qui venait de s’imposer dans le calendrier civil, en lui donnant un sens nouveau.
[…] La fête de Noël n’est donc pas, à proprement parler, l’anniversaire de la naissance de Jésus, dont la date
est ignorée. » — Encyclopædia Universalis (1968) volume XIX, p. 1360.
30. VIS, « Benoît XVI : “Dans cet enfant, c'est Dieu-amour qui se manifeste” (http://www.eglise.catholique.fr/actu
alites/362943-benoit-xvi-dans-cet-enfant-cest-dieu-amour-qui-se-manifeste/) [archive] », sur Église catholique
en France, Conférence des évêques de France, 23 décembre 2009 (consulté le 18 décembre 2016).
33. Mohammad Heydari-Malayeri, Mithra, Marianne, même combat, in Historia, no 679, juillet 2003, p. 22-23,
article en ligne (http://aramis.obspm.fr/~heydari/divers/historia.html) [archive].
34. Robert Turcan, Mithra et le mithriacisme, éd. Les Belles Lettres, 1993, p. 96.
36. Les vraies origines de Noël et du Père Noël (http://www.europeplusnet.info/article492.html) [archive] &
Tradition de la fête de Noël (http://www.noel-vert.com/origine-noel.php) [archive].
39. Robert Turcan, L'art et la conversion de Rome, in Aux origines du christianisme, éd. Gallimard/Le Monde de la
Bible, 2000, p. 551.
40. Mohammad Ali Amir-Moezzi, La religion discrète : croyances et pratiques spirituelles dans l'islam shi'ite, éd.
Vrin, 2006, passage en ligne (https://books.google.be/books?id=0FSrMXqoGmoC&pg=PA78&#v=onepage&q
=&f=false) [archive].
41. (en) Prof. Mohammad Moqadam, « Mithra », The Second International Congress of Mithraic Studies, Téhéran,
1975 (lire en ligne (http://www.cais-soas.com/CAIS/Religions/iranian/Mithraism/mithra.htm) [archive])
42. Cette croyance est par exemple décrite dans le Denkard (7.10.15ff), un recueil de textes du Zoroastrisme du
xe siècle, cf. Wikipédia en anglais sur la figure du Saoshyant (en).
47. Oscar Cullmann, «La Nativité et l'arbre de Noël. Les origines historiques», Éditions du Cerf,
coll. « Théologies », 104 p. 442 F.
48. Ouest France - États d'âme - Noël est né bien avant Jésus - 16 décembre 2014 - François Vercelletto (http://rel
igions.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/12/16/noel-est-ne-bien-avant-la-naissance-de-jesus-13124.htm
l) [archive].
49. Portail de la liturgie catholique édité par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle
(SNPLS) de la Conférence des évêques de France - Noël, le 25 décembre : le passage d’un culte païen à la
célébration chrétienne - Père Norbert Hennique (http://www.liturgiecatholique.fr/Le-25-decembre-le-passage-
d-un.html) [archive] : Le choix de la date du 25 décembre pour célébrer la Nativité de Jésus a ainsi permis de
« christianiser » le culte païen du « soleil invaincu » en célébrant le Messie annoncé par le prophète Malachie
(4,2) comme le « Soleil de justice » ou encore par le Christ comme la « Lumière du monde » selon le verset de
saint Jean (8,12).
50. Vatican.va (site officiel du Saint-Siège) - AUDIENCE GÉNÉRALE de BENOÎT XVI du mercredi 23 décembre
2009 (http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20091223.h
tml) [archive] - Dans la chrétienté, la fête de Noël a pris une forme définitive au IVe siècle, lorsqu'elle prit la place
de la fête romaine du « Sol invictus », le soleil invincible ; ainsi fut mis en évidence que la naissance du Christ est
la victoire de la vraie lumière sur les ténèbres du mal et du péché.
51. Site officiel des Témoins de Jéhovah - Pourquoi les Témoins de Jéhovah ne fêtent pas Noël ? - Faut-il
vraiment faire de Noël toute une histoire ? (https://www.jw.org/fr/temoins-de-jehovah/faq/pourquoi-vous-ne-f
etez-pas-noel/) [archive] : « Beaucoup continuent de fêter Noël alors qu’ils savent que cette fête tire ses
origines de coutumes et de rites païens, et non de la Bible. »
Dieu restaurée.
53. Les Origines de Noël et des Pâques (http://www.ccg.org/french/s/p235.html) [archive] - Les Églises
56. Ermanno Genre et Corinne Lanoir, Le culte chrétien: une perspective protestante, éd. Labor et Fides, 2008,
p. 47-48, extraits en ligne (https://books.google.be/books?id=t95osyyN6YAC&pg=PA47#v=onepage&q=&f=fa
lse) [archive]
57. (en) Susan K. Roll, Toward the Origins of Christmas, Peeters Publishers, 1995, p. 85.
59. Michel-Yves Perrin, in Yves-Marie Hilaire (dir.), Histoire des papes et de la papauté, éd. Seuil/Tallandier, 2003,
p. 54.
60. Lc 1. 78 (http://www.biblegateway.com/bible?language=fr&version=2;32&passage=LUKE%201%3A7
8) [archive].
62. Béatrice Bakhouche, Alain Moreau et Jean-Claude Turpin, Les astres et les mythes. La description du ciel,
Publications de la recherche Université Paul Valéry, 1996, p. 133.
64. (en) Steven Hijmans, « Sol Invictus, the Winter Solstice, and the Origins of Christmas », Mouseion, vol. 3, no 3,
2003, p. 377–398.
65. Alain Cabantous, François Walter, Noël, une si longue histoire…, Payot, 2016, p. 17.
66. Françoise Monfrin, « La fête des calendes de Janvier, entre Noël et Épiphanie », in La Nativité et le temps de
Noël, études réunies par Jean-Paul Boyer et Gilles Dorival, Publications de l'Université de Provence, 2003,
p. 117.
67. Alain Cabantous, François Walter, Noël, une si longue histoire…, Payot, 2016, p. 18.
69. Claude Lévi-Strauss, « Le Père Noël supplicié », Les Temps Modernes, no 77,1952, p. 1584.
71. Claude Lévi-Strauss, « Le Père Noël supplicié », Les Temps Modernes, no 77,1952, p. 1587.
72. Sandra La Rocca, L'enfant Jésus : histoire et anthropologie d'une dévotion dans l'occident chrétien, Presses
Universitaires du Mirail, 2007 (lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=KTPlxDxkcUoC&printsec=frontcove
r) [archive]), p. 42.
73. Régis Bertrand, La Nativité et le temps de Noël : xviie – xxe siècle, Publications de l'Université de Provence,
2003, p. 222.
74. (en) Christmas celebrations, trappings of popery : « les célébrations de Noël, pièges de la papauté »
75. Alain Cabantous, François Walter, Noël, une si longue histoire…, Payot, 2016, p. 124.
76. Claude Lévi-Strauss, « Le Père Noël supplicié », Les Temps Modernes, no 77,1952, p. 1577.
77. Martyne Perrot, Sous les images : Noël !, Le Seuil, 2002 (ISBN 978-2-0205-3866-4).
78. Exemple en France : Code du travail : Fêtes légales et jours fériés (http://www.service-public.fr/actualites/00
790.html) [archive] - service-public.fr.
80. Arnaud Focraud, « En Somalie et dans le sultanat de Brunei, il est interdit de fêter Noël » (http://www.lejdd.fr/I
nternational/Asie/Dans-le-sultanat-de-Brunei-feter-Noel-peut-mener-en-prison-765513) [archive], lejdd.fr, 23
décembre 2015.
81. Cet aspect sociologique de Noël est détaillé dans le documentaire Noëls Noëls de Marie Françoise
Desmeuzes diffusé en 1998
82. Cf. par exemple les paroles de la chanson Petit Papa Noël.
86. Jérôme Ripoull, Les bons comptes de Noël ou la fête qui ne fait pas de cadeau, Rocher, 2007, p. 140.
88. Dom Guéranger, L'année liturgique : Le temps de Noël, édition de 1900, chapitre premier : historique du temps
de Noël [lire en ligne (http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/noel/noel01/001.htm) [archive]]
90. Sondage CSA/I-télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France, réalisé les 21 et 22 décembre 2006 auprès de
1 003 personnes selon la méthode des quotas, cité par LCI, [1] (http://lci.tf1.fr/france/societe/2006-12/noel-f
ete-familiale-plus-que-religieuse-4889225.html) [archive], consulté le 10 août 2010.
94. Cité par Michel Audétat dans L'Hebdo no 50, décembre 1996.
95. Sélestat ? Strasbourg ? D'où vient le tout premier sapin de Noël ? (http://www.slate.fr/lien/66707/selestat-str
asbourg-sapin-de-noel) [archive] - Jean-Laurent Cassely, Slate, 31 décembre 2012.
97. Les premières mentions écrites de l’arbre de Noël dans les archives de la Ville de Sélestat (http://www.sema
ntic.fr/bibhum/annuaires/annu03/mentions.html) [archive] - Hubert Meyer, Semantic.fr (voir archive).
100. Site de la province dominicaine de France (page spécifique aux grandes antiennes de Noël) (http://www.domi
nicains.fr/menu/nav_magazine/Reflexion/Liturgie/Les-antiennes-O/O-Emmanuel) [archive].
101. William D. Crump, The Christmas Encyclopedia, 4d ed., McFarland, USA, 2022, p. 135
102. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 402
103. Daniel E. Albrecht, Rites in the Spirit: A Ritual Approach to Pentecostal/Charismatic Spirituality, Sheffield
Academic Press, UK, 1999, p. 124
104. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, p. 236-239
105. Lc 2,4.
106. Mt 2,1.
107. cf Michel Quesnel, Jésus et le témoignage des Évangiles, in Aux origines du christianisme, éd. Gallimard/Le
monde de la Bible, 2000, p. 202.
Ainsi certains chercheurs avancent que « la recherche exégétique a en effet démontré depuis longtemps que
la localisation de sa naissance à Bethléem doit être considérée comme un élément d'un récit de formation
du christianisme primitif sur le plan littéraire » ; Klaus Bieberstein, Les lieux de mémoire de l'évangile, in Les
premiers temps de l'Église, éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2004, p. 670.
108. Lc 1.
109. Mt 1.
110. Mc 1 et Jn 1.
111. Daniel Marguerat, Des dieux enfants à l'enfant Dieu : dans les évangiles, in Le Monde de la Bible no 191,
décembre 2009, p. 28.
113. Nomades, marginaux, brigands pour les Romains et voleurs pour les Juifs, les bergers jouissaient d’une très
mauvaise réputation, à la limite de la sauvagerie ; cf. Marie-Françoise Baslez, Bible et histoire, éd. Gallimard,
1998, p. 195.
115. Mt 2,16.
116. Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, éd. Gallimard/Fayard, 1998, p. 188 ; Paul Veyne Païens et chrétiens
devant la gladiature, in Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité, Tome 111, no 2, 1999, p. 895 article
en ligne (http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-5102_1999_num_111_2_210
1) [archive].
117. Quelques historiens et exégètes placent la naissance et mort de Jésus entre les années mentionnées parmi
lesquels les chercheurs anglo-saxons : D. A. Carson, Douglas J. Moo et Leon Morris. An Introduction to the
New Testament. Grand Rapids, MI: Zondervan Publishing House, 1992, 54, 56 ; Michael Grant, Jesus: An
Historian's Review of the Gospels, Scribner's, 1977, p. 71 ; John P. Meier, A Marginal Jew, Doubleday, 1991–,
vol. 1:214 ; E. P. Sanders, The Historical Figure of Jesus, Penguin Books, 1993, p. 10–11, et
Ben Witherington III, « Primary Sources », Christian History 17 (1998) No. 3:12–20.
118. Même si le recensement de la Judée, également évoqué dans l'évangile selon Luc, eut lieu après la
déposition d'Hérode Archélaos en 6 de notre ère, quand Publius Sulpicius Quirinius était gouverneur de Syrie,
cf. Ernest Renan, Vie de Jésus, Paris, Michel Lévy, 1864, tome 1, p. 232-235 [lire en ligne (https://books.google.fr/bo
oks?id=pzMAAAAAMAAJ&pg=RA2-PA232&dq=recensement+Jud%C3%A9e+4) [archive]].
119. Pierre Geoltrain, Les origines du Christianisme : comment en écrire l'histoire, in Aux origines du christianisme,
éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. XVII
120. Michel Quesnel, Jésus et le témoignage des évangiles, op. cit. p. 201.
121. Paul Matteï, Le christianisme antique de Jésus à Constantin, éd. Armand Collin, coll. U, 2008, p. 61.
122. Józef Naumowicz « La date de naissance du Christ d'après Denys le Petit et les auteurs chrétiens
antérieurs », Studia Patristica 35, 2001, p. 292-296.
123. Simon Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd. PUF/Nouvelle Clio, 2007,
p. 448.
124. Cf. Epiphane de Salamine, Haer., II, 27, in Patrologiæ Græcæ, vol. 41, p. 936.
125. Cf. Clément d'Alexandrie, Stromates 1,21,146,1-2. cité par Paul Mattei, Le christianisme antique de Jésus à
Constantin, éd. Armand Colin, 2008, p. 260.
126. Simon Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd. PUF/Nouvelle Clio, 2007,
p. 448.
127. (en) Everett Ferguson, Encyclopedia of Early Christianity, Routledge, 2013, p. 107.
128. (en) Joseph F. Kelly, The Origins of Christmas, Liturgical Press, 2014 (lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=8
QFzBgAAQBAJ&printsec=frontcover) [archive]), p. 76.
129. première mention connue dans le Chronographe de 354, partie XII : VIII kal. Ian. natus Christus in Betleem
Iudeae (« Huit jours avant les calendes de janvier, naissance du Christ à Bethléem en judée »).
130. R. J. Zwi Werblowsky, Hanouca et Noël ou Judaïsme et Christianisme. Note phénoménologique sur les rapports
du mythe et de l'histoire, in Revue de l'histoire des religions, 1954, vol. 145, no 1, p. 30-68, article en ligne (htt
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131. Desroche Henri. Halsberghe (Gaston H.), The Cult of Sol Invictus, in Archives des sciences sociales des
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132. Paul Matteï, Le christianisme antique de Jésus à Constantin, éd. Armand Collin, coll. « U », 2008, p. 63,
note 35.
133. baptême de Jésus dans le Jourdain, évènement qui, pour les plus anciennes Églises préromaines, était l'acte
par lequel le Christ a commencé sa mission d'évangélisation.
135. (en) Sarah Irving, Palestine, Bradt Travel Guides, 2011 (lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=-orIXqXsSUYC&pri
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136. Philippe Rouillard, Les fêtes chrétiennes en Occident, Éditions du Cerf, 2003, p. 47.
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Paul Poupard, Dictionnaire des religions, tome II, Paris, Presses universitaires de France, 1984, 2218 p.
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Articles connexes
Noël en musique
Chant de Noël
Noël varié
Dans le monde
Noël par pays
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