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Montages ALI

Montage

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PC* - Travaux pratiques de physique Montages à ALI

Montages à ALI
Vous avez découvert l’amplificateur linéaire intégré (ALI) en classe de PCSI : il s’agit d’un circuit in-
tégré permettant de réaliser facilement de nombreuses opérations analogiques sur des signaux électriques
(amplification, addition, soustraction, comparaison, intégration, filtrage, ...). Le programme de PC* pré-
voit que nous réalisions quelques uns de ces montages et que vous sachiez les étudier. Dans tous les cas, le
schéma des montages doit vous être fourni, ce qui signifie que vous n’avez pas à mémoriser leur structure.
Dans les études théoriques, l’ALI est toujours supposé idéal et fonctionner, sauf mention contraire, en
régime linéaire. La pratique expérimentale amène parfois à rencontrer les limites de ce modèle idéal.

I Montage suiveur et intérêt

I.1 Principe
1. Câbler le montage de la figure (1) en n’oubliant pas de connecter la plaquette portant l’ALI à l’ali-
mention symétrique (+15 V, −15 V, 0).

ve −
vs

Figure 1: Montage suiveur

2. Choisir pour ve une tension alternative de basse fréquence de quelques volts d’amplitude. Observer
simultanément à l’oscilloscope ve et vs .

3. - Interpréter par un « calcul » l’observation précédente (il n’y a presque rien à faire).

4. Inverser les deux entrées de l’ALI. Observer vs et expliquer.

5. Porter la fréquence à 1 MHz. Observer et commenter.

Une analyse naïve conduit à penser que, puisque vs = ve , le montage suiveur ne présente aucun
intérêt. C’est oublier le rôle de l’intensité dans les montages électriques et les effets d’impédance qui lui
sont associés. Les deux paragraphes suivant montrent des situations dans lesquelles un montage suiveur
s’avère utile.

1
PC* - Travaux pratiques de physique Montages à ALI

I.2 Première application du montage suiveur


i i

Rg Rg

v Ro R

Eg Eg v

GBF Oscilloscope GBF Oscilloscope

A B
1. Observer à l’oscilloscope un signal alternatif d’amplitude 1 V fourni par le GBF (figure A).
2. Sans modifier les réglages du GBF, envoyer ce signal sur une boite de résistance à décades réglée sur
R = 100 Ω (figure B). Quelle est maintenant la tension aux bornes du GBF ?
3. Expliquer ce comportement, le GBF étant représenté par son modèle de Thévenin.
4. Revenir à l’expérience : faire varier R jusqu’à obtenir v = Eg /2. En déduire la résistance interne Rg
du GBF. La comparer à celle inscrite par le constructeur sur la façade de l’appareil.

À cause de la résistance interne, la tension aux bornes d’un générateur ne dépend pas seulement de
sa fem, mais aussi de la « charge » sur laquelle il débite. Pour être idéal, un générateur de tension devrait
au contraire délivrer une tension v indépendante de la charge R. Ce serait cas si sa résistance interne Rg
était nulle. On peut obtenir ce résultat en associant un générateur réel et le montage suiveur comme le
montre la figure ci-dessous.

i
+
is
Rg ve

v R
Eg

GBF

5. Faire varier R autour de 100 Ω et observer le comportement de v.


6. En pratique, les imperfections de l’amplificateur opérationnel imposent des limites à ce merveilleux
fonctionnement. Le principal défaut qui intervient ici est le courant de saturation de l’amplificateur
opérationnel. Par construction de l’AO on a

|is | 6 isat courant de saturation de l’AO .

7. Faire décroître R à partir de 100 Ω.


8. Observer la saturation du signal de sortie. En déduire la valeur numérique de isat pour l’AO que vous
utilisez (la saturation n’est pas symétrique pour les valeurs positives et pour les valeurs négatives).

2
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I.3 Seconde application du montage suiveur


Les filtres étudiés en électronique sont généralement caractérisés par leur fonction de transfert à vide.
L’expression à vide signifie que l’on suppose nulle l’intensité is du courant de sortie. Lorsqu’un filtre est
connecté seulement à un oscilloscope, qui possède une énorme résistance d’entrée (de l’ordre du MΩ),
c’est généralement une hypothèse satisfaisante. Mais si le filtre alimente un dipôle d’utilisation dont
l’impédance Ru n’est pas suffisante, le rôle de is se fera sentir et le comportement du filtre s’en trouvera
modifié.


R is
+
Ru vs
ve C Ru vs ve

Figure 2: Filtre passe-bas passif (partie gauche) puis actif (partie droite) alimentant une résistance
d’utilisation Ru . R = 10 kΩ, C = 10 nF, Ru : boîte à décade réglée sur 100 kΩ puis 10 kΩ.

Considérons par exemple le filtre passe-bas RC d’ordre 1 de la figure 2, partie gauche.


1. - Déterminer sa fonction de transfert H en l’absence de Ru .
2. Vérifier rapidement le comportement du montage et mesurer la pulsation de coupure à −3 dB.
3. Introduire la résistance « d’utilisation » Ru . Prendre d’abord Ru = 100 kΩ puis Ru = 10 kΩ. Comment
évoluent la pulsation de coupure et le gain à basse fréquence ?
4. - Expliquer ce comportement par un calcul.
5. Pour s’affranchir de l’influence de Ru , on utilise le fitre actif de droite présentant la même fonction
de transfert à vide. Grâce à l’interposition du suiveur, l’influence de Ru est éliminée. Le vérifier par une
manipulation rapide.

II Montages intégrateur et pseudo-intégrateur


1. Câbler le montage de la figure (3) avec R = 10 kΩ et C = 10 nF. Dans un premier temps R0 est
absente.
vs −1
2. - L’AO fonctionne en régime linéaire. Montrer que ve
= jRCω
en régime sinusoïdal et que vs (t) =
1 Rt
vs (0) − RC 0 ve (t)dt dans le cas général.

3. Observer à l’oscilloscope ve (t) et vs (t) pour diverses formes de signaux. Ce montage théorique ne
fonctionne pas de manière satisfaisante pour les raisons suivantes. D’une part, la tension d’entrée ve
n’est jamais de moyenne rigoureusement nulle. Elle comporte toujours un résidu de tension constante
dont l’intégration conduit à l’augmentation permanente de vs jusqu’à la saturation de l’AO. En notation
complexe, une tension constante correspond à ω = 0 donc |H| −→ ∞ ce explique la saturation. Même
en l’absence de composante continue dans ve , les imperfections de l’AO (tension de décalage, courants de
polarisation i+ et i− ) conduisent à un dérive progressive de la sortie et à la saturation.
4. - Pour s’affranchir de ces difficultés on ajoute la résistance R0 pour former le montage parfois
appelé « pseudo-intégrateur ». Déterminer sa fonction de transfert. Dans quelle limite retrouve-t-on celle
de l’intégrateur pur ?

3
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R’

R −

ve +
vs

Figure 3: Montage intégrateur ou pseudo-intégrateur

5. En choisissant R0 = 100 kΩ, vérifier à l’oscilloscope que les tensions sinusoïdales ve et vs sont en
quadrature à suffisamment haute fréquence.
6. Pour une fréquence nulle (signal constant), vérifier le comportement du montage. Expérimenter enfin
l’intégration d’un signal carré puis triangulaire et commenter les résultats obtenus en fonction de la
fréquence. Il est intéressant de voir ce qui se passe si on décale la tension d’entrée.
7. Ce circuit intégrateur présente un effet de lissage de la tension d’entrée. Pour le voir, prendre Ve =
A + B cos(2πf t) avec A = B = 2 V et f = 10 kHz. Observer le signal de sortie et interpréter.

III Amplificateur non inverseur


1. - L’AO étant supposé idéal en régime linéaire, déterminer le gain A0 = vs /ve du montage.


ve
R2 vs

R1

2. Câbler le montage avec R1 = 1 kΩ et R2 = 10 kΩ. Observer les signaux et vérifier, en mode XY , que
vs est proportionnelle à ve .
3. Mesurer les valeurs efficaces de ve et vs et en déduire A0 .
4. Estimer les incertitudes sur ve et vs . Calculer l’incertitude u(A0 ) sur la valeur de A0 déduite des
mesures.

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5. Calculer la valeur théorique A0 theo = 1+R2 /R1 . Compte-tenu de la tolérance de 5% sur les résistances,
calculer l’incertitude u(A0 theo ).
6. Pour savoir si les deux valeurs sont compatibles, calculer l’écart normalisé

|A0 − A0 theo |
EN = q .
u(A0 )2 + u(A0 theo )2

7. Les deux valeurs sont compatibles si EN < 2. Qu’en est-il ici ?


8. Observer et commenter ce qu’il se passe si on augmente fortement ve d’une part, puis si on porte la
fréquence à 1 MHz d’autre part.

IV Comparateur simple et comparateur à hystérésis inverseur


Dans les montages du type « comparateur », l’ALI ne fonctionne pas en régime linéaire, mais en régime
de saturation 1 . Cela signifie que la tension différentielle d’entrée  = v+ − v− est non nulle et que

vs = +vsat si  > 0 et vs = −vsat si  < 0 .

IV.1 Comparateur simple


1. Câbler le montage ci-dessous en prenant pour V0 une tension continue et pour v une tension sinusoï-
dale. Pourquoi l’ALI ne fonctionne-t-il pas en régime linéaire ?

ve
vs
V0

2. Observer les signaux de sortie selon l’amplitude de v et selon la valeur de V0 . Expliquer pourquoi on
obtient un signal de rapport cyclique réglable.
3. Pour rendre l’opération plus spectaculaire, brancher deux LED tête-bêche en parallèle, et les connecter
à la masse par l’intermédiaire d’une résistance. Quelle valeur faut-il donner à cette résistance si on souhaite
que le courant dans les LED ne dépasse pas 10 mA ?
4. Augmenter peu à peu la fréquence à partir de 5 Hz. Observer les LED et commenter.
L’inconvénient de ce comparateur est d’être très sensible au bruit : lorsque ve est voisin de V0 , le bruit
peut provoquer des basculements aléatoires. On évite cet écueil avec un comparateur à hystérésis (partie
suivante).

IV.2 Comparateur à hystérésis inverseur


1. Le montage à étudier ici ressemble beaucoup l’amplificateur non inverseur, mais les entrées ont été
permutées. Pourquoi ce nouveau montage fonctionne-t-il en régime de saturation ?
1. L’étude du régime de saturation ne figure pas au programme de PCSI, mais le programme de PC est moins clair. Ce
paragraphe donne un aperçu rapide de ce régime.

5
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+
ve R2
vs

R1
A

2. Prendre pour ve une tension alternative de basse fréquence.


3. Observer ve (t) et vs (t) à l’oscilloscope. Grâce au mode XY obtenir la caractéristique de transfert
donnant vs en fonction de ve . Relever soigneusement cette courbe en notant bien les valeurs numériques
importantes.
4. Le professeur explique le fonctionnement au tableau. Un comparateur à hystérésis est beaucoup moins
sensible au bruit qu’un comparateur simple.
5. Au lieu de relier R1 à la masse, porter le point A au potentiel V0 (utiliser une alimentation continue).
Observer et expliquer la modification du cycle.

V Montage soustracteur
R2
1. Câbler le montage avec R1 = R3 = 1 kΩ, R3 = R4 = 10 kΩ.
2. - Justifier par un calcul qu’avec les valeurs choisies, R1

vs = 10(vB − vA ) . vA
R3 vs
vB R4
3. Notons en passant que ce montage peut s’avérer utile pour observer
la tension aux bornes d’un dipôle dont aucune borne n’est à la masse,
tout en évitant les problèmes de court-circuit par la terre.
4. Prendre pour vA et vB les tensions fournies par les deux sorties du GBF, et observer vs . Il est amusant
de choisir deux tensions de même fréquence, de même amplitude, de même phase (bouton « align phase »),
puis de voir ce qui se passe avec un déphasage de 90˚ou de 180˚.

VI Réalisation d’un filtre actif de type Sallen -Key


1. - En analysant les comportements asymptotiques, justifier que ce montage constitue un filtre passe-
bas.
2. - Le calcul complet de la fonction de transfert est un peu difficile et nous admettons 2 qu’elle prend
la forme
vs H0 R00 1 1
H(jω) = =  2 avec H0 = 1 + Q= 00 ω0 = .
ve 1 + jQ ωω0 − ωω0 R0 2 − RR0 RC

Calculer numériquement ω à partir des valeurs des composants.


2. Les plus courageux pourront mener ce calcul.

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C
R R
+


C R00
ve
vs

R0

Figure 4: Filtre passe-bas de Sallen-Key. Utiliser les valeurs R = 10 kΩ, C = 10 nF, R0 = 10 kΩ et pour
R00 une résistance réglable jusqu’à 100 kΩ.

3. Utiliser une tension d’entrée sinusoïdale et observer vs . Augmenter R00 progressivement à partir de la
valeur de R0 . Pour quelle valeur le montage devient-t-il instable ? Faire le lien avec l’expression de Q.
4. Nous n’allons pas ajourd’hui tracer le diagramme de Bode, mais seulement caractériser grossièrement
le filtre pour R00 = 5, 9 kΩ. Que vaut Q dans ce cas ? Vérifier que le filtre présente le comportement
attendu.
5. Savez-vous comment le comportement du filtre change selon que Q > √1 ou que Q < √1 (vous pouvez
2 2
faire l’expérience avec R00 = 18 kΩ puis R00 = 3 kΩ).
6. Pour R00 = 5, 9 kΩ, mesurer H0 et vérifier sa valeur.
7. En mesurant le gain aux fréquences f = 5 kHz puis f = 10 kHz (très supérieure à ω0 /(2π), vérifier
que le comportement est bien celui d’un filtre passe-bas d’ordre 2.

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