Notes de Cours Comptabilité Privée
Notes de Cours Comptabilité Privée
2023-2024
Dr FOFANA A. César
1
SOMMAIRE
I- L’ENTREPRISE ........................................................................................................................... 5
2
II.4 COMPTE EN T OU COMPTE SCHEMATIQUE ................................................................... 34
I- LE BILAN ................................................................................................................................... 40
I.1 DÉFINITION................................................................................................................................ 40
I. LA FACTURE ............................................................................................................................ 71
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CHAPITRE 1 : L’ENTREPRISE, LA COMPTABILITE ET LE
SYSCOHADA
I- L’ENTREPRISE
➢ Entreprise privée
o Entreprises individuelles : une seule personne (exploitant) est
propriétaire et dirige l’affaire.
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o Entreprises sociétaires : appartenant à 2 ou plusieurs personnes qui
conviennent par un contrat d’affecter à une entreprise commune des
biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter
de l’économie qui pourra en résulter et à contribuer également aux
pertes.
On distingue les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux.
- Le critère de distinction entre sociétés de personnes et sociétés de capitaux
est l’intuitu personae.
- Les sociétés de personnes sont formées entre un petit nombre de personnes
qui se connaissent et se font confiance (intuitu personae fort). Cela est
fondamental, car dans les sociétés de personnes, les associés sont
responsables sur leurs biens personnels des dettes de la société. De plus,
un associé ne peut pas vendre ses parts sociales sans l’accord unanime des
autres.
- La société en nom collectif (SNC), la société en commandite simple (SCS),
les sociétés civiles, les sociétés coopératives agricoles sont des sociétés de
personnes
- Les sociétés de capitaux regroupent un grand nombre d’associés qui,
généralement, ne se connaissent pas (intuitus personae faible). Dans les
sociétés de capitaux, la responsabilité des associés est limitée à leurs
apports et ils peuvent vendre librement leurs parts sociales. La société
anonyme (SA), la société par actions simplifiée (SAS) sont des exemples
de sociétés de capitaux.
- La SARL est une société mixte, à mi-chemin entre les sociétés de personnes
et les sociétés de capitaux : la responsabilité des associés est limitée à leurs
apports mais la personne des associés est importante (ainsi, les associés de
la SARL ne peuvent pas vendre leurs parts sociales à d’autres personnes
sans l’accord de la majorité des associés représentant la moitié du capital
social.
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➢ Entreprise publique ou semi-publique :
Elles appartiennent en partie ou en totalité à un état ou un groupe
d’états.
I.2.2. La taille
On distingue les Grandes entreprises et les PME. Leur classification se fait selon
les éléments suivants :
✓ Le montant du chiffre d’affaires (CA)
- Micro-entreprises : Chiffre d’affaires inferieur 30 millions
- Petite entreprise : Chiffre d’affaires supérieur 30 millions et
inférieur à 150 millions
- Moyenne entreprise : Chiffre d’affaires supérieur 150 millions
et inférieur ou égal 1 milliard
- Grandes entreprises : Chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard
✓ L’effectif du personnel.
- Micro-entreprises entre 0 et 9 salariés. 0 salarié signifie que
seul l’entrepreneur travaille dans l’entreprise
- Les petites entreprises entre 10 à 49 salariés
- Les Moyennes entreprises entre 50 à 249 salariés
- Grandes entreprises 250 et plus
I.2.3. L’objet
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➢ Les entreprises industrielles :
Les entreprises industrielles sont les entreprises qui achètent des biens (appelés
matières premières) pour les transformer en vue d’obtenir d’autres biens destinés
à la vente (appelés produits finis).
Exemple : une entreprise qui fabrique du chocolat : le cacao est la matière
première ; le chocolat est le produit fini.
➢ Les entreprises de prestation de services :
Les entreprises de prestation de services sont les entreprises qui vendent des
services. Exemples : une école privée ; une entreprise de location de voitures,
une banque, un cabinet d’avocat, etc.
Pour réussir sa mission, l’entreprise effectue des opérations avec plusieurs
acteurs, ses partenaires.
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I.3.2 Les partenaires financiers
Il s’agit des personnes avec qui l’entreprise effectue des opérations financières
(c'est-à-dire les opérations d’emprunts, de prêts, d’acquisitions et de cessions
d’actions, d’obligations, …). Ce sont :
- Les associés, les actionnaires et investisseurs ;
- Les prêteurs (banque, établissements financiers, particuliers, …),
- Les Institutions d’émission (BCEAO)…
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I.4.1 Les opérations de financement-investissement
Obtention des
Ressources Utilisation des
Ressources
Les opérations d’investissement sont les opérations qui consistent à acquérir des
immobilisations (c'est-à-dire les biens durables) dont l’entreprise a besoin.
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Exemples d’immobilisations : Terrains, bâtiments, matériels informatiques,
logiciels, matériel de transport qui seront utilisés par l’entreprise de façon durable.
L'acquisition d’une immobilisation se fait auprès d'une personne (entreprise ou
individu) appelée fournisseur d’investissement.
Ces opérations ne sont pas courantes. Elles constituent un cycle appelé cycle
d’investissement.
Acquisition des
immobilisations Utilisation des
immobilisations
Sortie des
immobilisatio
ns
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• Cycle d’exploitation d’une entreprise commerciale :
Il regroupe l’ensemble des opérations effectuées par l’entreprise depuis l’achat
des marchandises jusqu’à l’encaissement de leur prix de vente et le paiement de
leur prix d’achat.
Stockage
des March.
APPROVISONNEMEN DISTRIBUTION
T
Achats des Marchandises
Ventes des Marchandises
C’est l’ensemble des opérations effectuées par l’entreprise depuis l’achat des
matières premières jusqu’à l’encaissement du prix de vente des produits finis et
le paiement du prix d’achat des matières premières.
Ce cycle comprend trois (3) principales étapes : l’Approvisionnement (achat des
matières premières), la Production (transformation des matières premières) et la
Distribution (vente des produits finis).
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Figure N°4. Cycle d’exploitation d’une entreprise industrielle
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Figure N°5. Cycle d’exploitation d’une entreprise de prestation de
services
Prestation de services
aux clients
Trésorerie Encaissement
Toutes ces opérations économiques effectuées par l’entreprise doivent être prises
en compte par la comptabilité.
II- LA COMPTABILITE
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-Le personnel et les syndicats,
-L’administration (état, collectivités locales) dans l’objectif de prises de
décisions
Exemple : décisions de gestion des dirigeants de fabriquer le produit « A » au
détriment du produit « B » pour motif de coût de production comparatif.
En sus ces informations sont livrées en temps réel c’est-à-dire immédiatement ou
périodiquement « l’année » aux partenaires externes sous forme de documents
appelés « « états financiers annuels » ;
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II.2 Les différents types de comptabilité
La comptabilité financière joue plusieurs rôles dans une organisation. Elle permet
de :
- Mesurer la richesse créée par l’entreprise et de contrôler son partage ;
- Fournir un moyen de preuve dans la vie des affaires ;
- Fournir un outil d’aide à la prise de décision ;
- Fournir une base pour le diagnostic économique et financier de l’entreprise
;
- Fournir une base pour la synthèse et les prévisions macro-économiques ;
- Fournir un instrument de régulation sociale.
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II.4.1 La fonction financière
17
II.4.5 La fonction sociale
III.1 Définitions
Les principes comptables peuvent être définis comme les postulats et conventions
préalablement définies et acceptées par un plus grand nombre d’initiés ; d’où
l’appellation courante « de principes comptables généralement admis ».
Les principes comptables trouvent leur source dans les textes légaux et
règlementaires (instructions qui prescrivent ce que l’on doit faire) applicables en
matière de comptabilité et d’harmoniser les pratiques techniques en vue d’obtenir
une information comptable et financière de qualité.
Les principes retenus par le SYSCOHADA sont au nombre de dix (10) ; soit cinq
(5) postulats et cinq (5) conventions.
Un postulat est une proposition que l’on demande d’admettre comme vrai sans
démonstration en vue de servir de base à un raisonnement.
Les postulats retenus par le SYSCOHADA sont des principes qui doivent être
acceptés sans démonstration. Ce sont :
- le postulat de l’entité
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- le postulat de la comptabilité d’engagement
- le postulat de la spécialisation des exercices
- le postulat de la permanence des méthodes
- le postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence
juridique
Les conventions sont des accords entre des personnes. Les conventions
comptables retenues par le SYSCOHADA sont :
- la convention du coût historique
- la convention de prudence
- la convention de régularité et transparence
- la convention de la correspondance bilan de clôture – bilan d’ouverture
- la convention de l’importance significative.
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IV.2 Le cadre comptable
Le cadre comptable présente l’ensemble des comptes qui peuvent être utilisés
dans une entité.
Un compte est identifié par un numéro auquel est rattaché un intitulé.
Les sous-comptes sont des subdivisions des comptes divisionnaires qui sont eux-
mêmes des subdivisions des comptes.
Le SYSCOHADA laisse la possibilité aux entités qui le jugent utile, d’ajouter leur
propre codification, plus analytique (c'est-à-dire avec plus de quatre chiffres ou
même avec des lettres) tout en respectant les quatre chiffres obligatoires.
20
IV.2.2 Les classes
21
IV.2.3 Parallélisme entre charges et produits et constantes pour les chiffres
« 8 » et « 9 »
Exemples de constantes
• Le chiffre « 8 » en 2ème position indique un amortissement : 2841
« Amortissement du Matériel et Outillage »
• Le chiffre « 9 » en 2ème position indique une dépréciation ou une provision :
19 : Provisions pour risques et charges
29 : Dépréciations des immobilisations
39 : Dépréciations des stocks et en cours de production
22
EXERCICE
Indiquer par une croix (X), dans la colonne qui convient, la nature des
comptes suivants :
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CHAPITRE 2 : L’ANALYSE COMPTABLE DES
OPERATIONS
Les opérations effectuées par une entreprise sont analysées en comptabilité sous
forme de flux.
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- Origine
- Point de départ Mouvement - Point d’arrivée
- Ressource - Destination
- Moyen qui a permis - Emploi
l’opération - Affectation du moyen
N.B. : Comme l’affectation découle de l’origine (moyen utilisé), on dira que pour
chaque opération, ORIGINE = AFFECTATION.
Ils portent sur les marchandises, les matières, les biens d’équipement entrant ou
sortant.
Ils portent essentiellement sur des prestations fournies par les agents économiques
autres que les entreprises industrielles et les entreprises commerciales.
C’est le cas des services fournis par les banques et les autres prestataires de
services.
financière
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I.3.3 Les flux financiers
- Monnaie
- Quasi-
monétaire
Flux financier
Flux de créances –
dettes
N.B. :
Exemple N°1
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Solution
Flux monétaire
R E
2.000.000 F
Flux quasi-monétaire
R E
3.000.0000 F
2- Analyse comptable
Chez l’acheteur Chez le vendeur
1ère possibilité : compte de bilan 1ère possibilité : Compte de bilan
E : 31 Marchandises : 5.000.000 F E : 571 Caisse : 2.000.000 F
R : 571 Caisse : 2.000.000 F E : 521 Banque L : 3.000.000 F
R : 521 Banque L : 3.000.000F R : 31 Marchandises : 5.000.000 F
2e possibilité : Comptes de Gestion 2e possibilité : Compte de gestion
E : 601 Achats de marchandises : E : 571 Caisse : 2.000.000 F
5.000.000 F
R : 571 Caisse : 2.000.000 F E : 521 Banque L : 3.000.000 F
R : 521 Banque L : 3.000.000 R : 701 Ventes de marchandises :
5.000.000 F
Exemple N° 2
TRAVAIL A FAIRE
1) Représentez les flux
2) Faites l’analyse comptable chez les deux agents économiques
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Solution
1) Représentation des flux
Acheteur Vendeur
Flux réel
E d’équipement R
450.000 F
Flux de créance-dette
R E
450.000 F
2) Analyse comptable
Exemple n°3
L’entreprise KONAN vend des matières premières à son client Kouassi pour une
valeur de 250.000 F dont 150.000 F sont incorporés sur un effet de commerce
(Lettre de change) d’échéance dans un mois et 100.000 F à crédit.
TRAVAIL A FAIRE
1) Présentez les flux
2) Faites les analyses comptables chez Konan et chez Kouassi
Solution
KONAN KOUASSI
Flux réel de matières
R E
premières : 250.000 F
Flux quasi-monétaire
E R
150.000 F
Flux de créance-dette
E 100.000 R
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2) Analyse comptable
KONAN (Vendeur) KOUASSI (acheteur)
E : 4121 clients EAR : 150.000 F E : 32 Matières premières et fournitures
liées : 250.000 F
E : 411 Clients : 100.000 F Ou bien
R : 32 Matières premières et fournitures E : 602 Achats de matières premières et
liées 250.000 F fournitures liées : 250.000 F
Ou bien R : 4021 Fournisseurs EAP : 150.000 F
R : 701 ventes de marchandises : R : 401 Fournisseurs : 100.000 F
250.000
Exemple N°1
Dans la menuiserie KONAN, les planches de valeur 1.000.000 F (matières
premières) sont transformées en tables (produits finis)
Travail à faire
Présentez le flux et faites l’analyse comptable.
Solution
ENTREPRISE KONAN
Stocks de matières Flux réel interne de Stocks de produits
premières transformation finis
(1.000.000 F)
Analyse comptable
Exemple n°2
En fin d’exercice l’entreprise DJABER constate la dépréciation d’une machine à
écrire estimée à 500.000 F
TRAVAIL A FAIRE
Présentez le flux et faites l’analyse comptable
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Solution
ENTREPRISE DJABER
Analyse comptable
E : 139 Résultat net (perte) 500.000 F
Ou bien
E : 6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles :
500.000F
R : 2441 Matériel de bureau : 500.000 F
Exercice n°3
Transfert d’une somme de 6.000.000 F de la caisse de l’entreprise Coulibaly vers
son compte en Banque ouvert à la BICICI
TRAVAIL A FAIRE
1) Présentez le flux interne et faites l’analyse comptable
Solution
ENTREPRISE COULIBALY
Flux interne monétaire
Caisse Banque BICICI
6.000.000 F
Analyse comptable
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EXERCICES
Une entreprise réalise les opérations suivantes au cours du mois de janvier 2015 :
03/01/2015 : A la constitution de l’entreprise, les associés ont apporté les biens
suivants : Bâtiment 30.000.000 F, Matériel de transport 18.000.000 F
et des espèces pour 2.000.000 F.
06/01/2015 : Achats de matières premières et fournitures liées à crédit pour
5.000.000 F, facture A-208.
09/01/2015 : Ventes de produits finis pour un montant de 8.500.000 F, dont
8.000.000 F payés par chèque bancaire N°4452 et 500.000 F payés en
espèces (Pièce de Caisse N°10).
11/01/2015 : Règlement de la facture N°0251 de la CIE : 250.000 F par chèque
bancaire N°001-5.
12/01/2015 : Achats de matières premières à 3.200.000 F dont 200.000 F payés
en espèces (PC N°321) et le reste à crédit.
13/01/2015 : Achat d’un micro-ordinateur : 600.000 F. Règlement : 40% par
chèque N°017 sur la BNI, 30% en espèces (PC N° 322) et le reste à
crédit.
1
6/01/2015 : Achats de timbres-poste en espèces pour 50.000 F (PC N°323)
18/01/2015 : Règlement par chèque bancaire N°018 du montant restant de l’achat
du 12/01/2015.
20/01/2015 : Retrait de la banque pour alimenter la caisse : 2.800.000 f.
22/01/2015 : Emprunt de 10.000.000 F auprès de la banque.
25/01/2015 : Achat d’un chien de garde à crédit pour 450.000 F, facture N°00101.
30/01/2015 : Règlement des salaires du mois : 10.000.000 F dont 7.500.000 F par
chèque N°0054 sur la BICICI et le reste en espèces (PC N°324).
Travail à faire :
1) Préciser pour chaque opération, la nature des flux en cochant les
cases appropriées du tableau en annexe.
2) Présenter dans un tableau l’analyse des opérations en termes
d’Emplois et de Ressources.
31
ANNEXE
06-01
09-01
32
CHAPITRE 3 : LE COMPTE
I- DEFINITION DU COMPTE
Le compte est un tableau qui représente un poste du bilan (ou du résultat) et qui
enregistre les modifications de ce poste pendant une période donnée. Le côté
gauche du compte est réservé aux emplois, on l’appelle « DEBIT » et le côté droit
est réservé aux ressources, on l’appelle « CREDIT ».
Donc :
Origine du flux = Ressource = Crédit d’un compte
Destination du flux= Emplois = Débit d’un compte
N° et Intitulé du compte
Débit Crédit
Dates Libellés Sommes Dates Libellés Sommes
N° et Intitulé du compte
Dates Libellés Sommes Soldes
Débit Crédit Débit Crédit
III.1 Terminologie
Le solde d’un compte est la différence entre le total du débit et le total du crédit
ou la différence opposée.
- Si le total débit est supérieur au total crédit : le solde est dit débiteur et, s’inscrit
au crédit du compte.
- Si le total crédit est supérieur au total débit : le solde est dit créditeur et, s’inscrit
au débit du compte.
- Si le total débit est égal au total crédit : le solde est nul, on dit que le compte est
soldé.
Exemple :
D 411 clients C
10 000 10 000
20 000 10 000
35 000 10 000
25 000
SD : 10 000
65 000 65 000
Ressources Emplois
NB : - Le point de départ d’une opération est une ressource donc est inscrit au
crédit.
- Le point d’arrivée d’une opération est un emploi donc s’inscrit au débit.
1) Principe
Toute opération simple intéresse deux comptes au moins : si un compte est débité,
il y a au moins un compte crédité et inversement.
2) Conséquence
Exercices
Exercice 1
Le 1er avril 2014, le solde du compte Banque chez l’entreprise SIKA est débiteur
de 5.000.000.
Exercice 2
L’entreprise RAS est créée le 1er janvier 2013 pour l’achat et la vente de
marchandises avec un dépôt en banque et en caisse de respectivement
2 000 000 F et 350 000 F.
Les opérations suivantes ont été effectuées au cours du mois de janvier 2013 :
05-01 : Achat de marchandises au c omptant par chèque bancaire, 350 000 F ;
08- 01 : Vente de marchandises pour 85 000 F dont la moitié réglée par chèque
bancaire et le reste en espèces ;
10-01 : Vente de marchandises contre espèces pour 400 000 F ;
11-01 : Versement d’espèces en banque, 200 000 F ;
15-01 : Achat d’un micro-ordinateur payé par chèque bancaire, 200 000 F ;
20-01 : Achat de matériel de bureau à crédit, 100 000 F ;
22-01 : Règlement par chèque N°369 reçu du client LAGO : 1.000.000.
25-01 : Achat de timbres fiscaux réglé en espèces, 50 000 F ;
31-01 : Règlement au fournisseur de matériel de bureau par chèque bancaire,
70 000 F.
Travail à faire : Présenter le compte caisse en tracé à colonnes mariées avec
soldes et le compte banque à colonnes séparées.
Exercice 3
I- LE BILAN
I.1 Définition
Le bilan est un tableau qui présente, à une date donnée, le patrimoine économique
d’une entité.
Il décrit séparément les biens positifs (ACTIF) et les biens négatifs (PASSIF)
constituant le patrimoine de l’entreprise.
La différence entre les biens positifs et les biens négatifs, appelée capitaux
propres, permet d’apprécier la situation nette de l’entité.
Application
- L’actif à gauche.
L’actif analyse l’emploi qui a été fait de différentes ressources. A l’actif, on inscrit
les postes présentant les biens et les valeurs. On distingue :
- L’actif immobilisé :
- La trésorerie-actif :
* les titres de placement,
* les valeurs à l’encaissement,
* les valeurs disponibles.
Biens > (capital + dettes), l’exercice s’achève par un bénéfice net qui est égale à :
Actif Passif
Montants Amortissement Montants
Eléments Eléments Montants
bruts et dépréciations nets
- ACTIF IMMOBILISE - Capitaux propres et ressources
- (comptes de la classe 2) assimilées
- (comptes 10 à 15)
- - Dettes financières et
ressources assimilés
- (comptes 16 à 19)
- - RESSOURCES STABLES
- ACTIF CIRCULANT - PASSIF CIRCULANT
- (comptes de la classe 3) - (comptes de la classe 4 avec
- (comptes de la classe 4 solde créditeur)
avec solde débiteur)
- TRESORERIE – ACTIF - TRESORERIE – PASSIF
(comptes de la classe 5 - (comptes de la classe 5 avec
avec solde débiteur) solde créditeur)
Total Total
TAF :
Présenter le bilan de cette entreprise sachant que le capital est égal à
5.000.000.
EXERCICE N° 2
Le 1er janvier N « Zarour » ouvre une cave de vin et spiritueux (liqueur à base
d’alcool) à partir des éléments suivants :
- un placard : 600 000 F
- une machine à calculer : 100 000 F
- un ordinateur : 450 000 F
- des marchandises : 8 000 000 F
- ouverture d’un compte à la SGBCI : 500 000 F
- disponibilité dans la caisse : 350 000 F
les ressources nécessaires à cette opération proviennent d’un apport personnel de
6 500 000 F, le complément étant emprunté à long terme auprès de sa banque à la
SGBCI (Agence cité financière).
Le 31 décembre, après une année d’activité on assiste à des variations suivantes :
TRAVAIL A FAIRE
1. Présenter le bilan d’ouverture au 1/1/N
2. Présenter le bilan de clôture au 31/12/N
3. Calculer le patrimoine net de l’entreprise et commenter.
EXERCICE N°3
TAF :
1 – Faites l’analyse comptable des opérations du 01/01/2011 et établir le bilan
d’ouverture.
2 – Analysez les opérations de février en termes d’emplois et de ressources.
3 – Etablir le bilan de l’entreprise BOKO au 28/02/2011.
EXERCICE N°4
N’ayant jusqu’à maintenant jamais tenu de comptabilité, monsieur KOUDOU
procède le 31 Janvier, à l’inventaire des biens et des dettes de son entreprise. Il
trouve : espèces en caisse 5 000 000 F, créances sur les clients 7 000 000 F, fonds
déposés aux centres des chèques postaux 5 000 000 F, marchandises en magasin
10 000 000 F, dettes envers son ami N’CHO 5 000 000 F, dettes envers les
fournisseurs 8 000 000 F. il estime à 3 500 000 F les bâtiments affectés à l’usage
commercial, à 2 500 000 F le matériel et à 3 000 000 le mobilier.
TAF :
1 – quel est le montant du capital de l’entreprise KOUDOU.
2 - Dresser le bilan au 31 Janvier.
II.1 Définition
Les charges et les produits sont classés en fonction de la nature des activités de
l’entité.
Selon le SYSCOHADA, les activités ordinaires sont les opérations assumées par
l'entité, qui correspondent à son objet social dans les conditions normales
d'exploitation et qui se reproduisent de manière récurrente à structure et qualité
de gestion similaires.
Ces activités comprennent les activités d’exploitation et les activités financières.
Les activités d’exploitation sont les activités normales et courantes de l’entité.
Les activités financières sont les activités liées aux opérations de financement
(par exemple un emprunt) et de placement (par exemple un prêt).
Ce sont les opérations ou événements distincts des activités courantes et qui par
conséquent ne se reproduisent pas de manière fréquente ou régulière.
Ces activités relèvent d'événements imprévisibles (par exemple une catastrophe
naturelle).
II.2.2.1 Définition
On distingue deux grandes catégories de charges qui sont : les charges des
activités ordinaires et les charges hors activités ordinaires.
Les comptes de charges des activités ordinaires sont regroupés dans la classe 6.
Ils sont composés :
- des comptes de charges d’exploitation (ce sont les comptes 60 à 66, 68 et
691)
Exemple : 601Achats de marchandises
- des comptes de charges financières (ce sont les comptes 67 et 697)
Exemple : 671 Intérêts des emprunts
II.2.3.1 Définition
On distingue aussi deux grandes catégories de produits qui sont : les produits
des activités ordinaires et les produits hors activités ordinaires.
Les comptes de produits des activités ordinaires sont regroupés dans la classe
7.
Ils sont composés :
- des comptes de produits d’exploitation (ce sont les comptes 70 à 75, 781,
Dr César A. FOFANA COMPTABILITE FINANCIERE
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791, 798 et 799)
Exemple : 701Ventes de marchandises
- des comptes de produits financiers (ce sont les comptes 77, 787 et 797)
Exemple : 771 Intérêts des prêts et créances diverses
C’est un état financier qui permet de déterminer les soldes significatifs de gestion.
III.3.1 Structure
- Financier
Charges Produits
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
• Achats (601 à 606) • Ventes (701 à 706)
• 687/697 • 787/797
Résultat
Application 1 :
TAF :
1 – enregistrer les opérations dans les comptes schématiques.
2 – présenter le compte de résultat sachant que le stock initial de
marchandises est de 600 000 F et le stock final est évalué à 450 000 F.
Application 2 :
Une entreprise fournit les éléments de son bilan d’ouverture :
- Fonds de commerce :………………………………………….2 000 000 F
- Emprunt :……………………………………………………...5 000 000 F
- Bâtiment :…………………………………………………….10 000 000 F
- Marchandises :…………………………………………………3 000 000 F
- Fournisseurs :…………………………………………………..4 000 000 F
- Banque :………………………………………………………..2 500 000 F
Dr César A. FOFANA COMPTABILITE FINANCIERE
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- Matériel et outillage :…………………………………………..3 000 000 F
Elle a réalisé les opérations suivantes au cours de l’exercice :
- vente de marchandises : 9 000 000 F dont 50% par chèque, 2/5 en espèces et
le reste à crédit (coût d’achat des marchandises : 4 000 000 F)
- règlement de la prime d’assurance par chèque : 1 500 000 F
- achat de marchandises : 2 000 000 F dont ¾ par chèque et le reste à crédit.
- Règlement des factures en espèces : SODECI 150 000 F ; CIE 200 000 F ;
CI-TELCOM 250 000 ;
- Paiement des frais d’intérêt sur emprunt : 10% de la valeur par chèque ;
- Règlement des salaires par chèque : 2 500 000 F.
TAF :
1 – enregistrer les opérations dans les comptes schématiques.
2 – établir le bilan de clôture.
3 – présenter le compte de résultat.
EXERCICE N°1:
TRAVAIL A FAIRE
1) Présenter le bilan au 1er janvier 2013, sachant que le montant du
terrain représente 30% du capital.
2) Présenter le bilan au 31 décembre 2013.
NB : arrondir, le cas échéant, les calculs au montant entier le plus
proche.
I.1.1 Principe
I.1.2 Schéma
Bilan
Travail comptable
Quotidien Travail périodique
Schéma 2
I.2.1 Le principe
Documents
Travail
quotidien
Tri
JA JA JA JA JA JA
Achats Ventes Caisse Banque Effets OD
Grand livre
auxiliaire
- client
Journal
- Fournisseur
Centralisateur
Travail
périodique Grand livre
Relevés
nominatifs
(contrôle) - Clients
Balance
- fournisseurs
Remarque :
Un compte de virement interne (compte de liaison) est utilisé dans le cas où une
opération fait appel à deux JA. Il permet d’éviter le double enregistrement.
En cas de vente ou d’achat au comptant, il faut transiter par les comptes de tiers.
La centralisation
II.1.1 Définition
II.1.2 Présentation
Date de
N° de N° de Somme Somme
l’opératio inscrite au inscrite au
compte compte
n débit crédit
débité crédité
(Libellé de l’opération)
N.B. :
Tout enregistrement comptable, doit être justifié par le libellé.
Pour corriger une erreur dans un livre comptable, il faut enregistrer la même
opération avec les montants négatifs (article 20).
Exemple d’application :
20/05/2017
334 Fournitures de bureau -1 750 000
401 Fournisseurs -1 750 000
(annulation s/facture N° 50 du 15/05/2017 )
d°
601 Achats de marchandises 1 750 000
401 Fournisseurs 1 750 000
(s/facture N° 50 du 15/05/2017)
Après avoir enregistré les opérations dans le journal, il faut les reporter dans les
comptes schématiques correspondant aux données du journal. Le grand livre
constitue le fichier des comptes. Le travail de report des écritures du journal au
grand livre consiste à reporter les indications du journal dans le compte, c’est-à-
dire :
Lorsqu’un compte est débité, il faut porter son montant au débit du compte
schématique et lorsqu’un compte est crédité porter son montant au crédit du
compte schématique.
A la fin du report de toutes les écritures du journal, il faut arrêter les comptes et
tirer les soldes. L’arrêt des comptes permet l’établissement de la balance.
- Pour toute opération comptable, les emplois et les ressources sont inscrits
dans les comptes par rapport à la convention générale : emplois =
ressources, ce qui aboutit à : total débit = total crédit de la balance ;
- Pour l’ensemble des opérations traitées au cours de la période et l’ensemble
des comptes issus du traitement comptable de ces opérations, on doit avoir
total des soldes débiteurs = au total des soldes créditeurs ;
- Toutes les opérations étant enregistrer dans le journal, on doit obtenir le
contrôle suivant : total mouvement de la balance = total du journal.
APPLICATION 1
Les soldes des comptes d’une entreprise se présentent comme suit au 1 er janvier
2013 :
ELEMENTS SOLDES
DEBITEURS CREDITEURS
Capital 20 000 000
Matériel 8 000 000
Terrains 9 000 000
Clients 200 000
Fournisseurs 1 200 000
d’investissement 3 000 000
Banque 1 000 000
Caisse
TOTAL 21 000 000 21 000 000
TAF :
1- Enregistrer les opérations du mois de janvier dans le journal de l’entreprise.
2- Présenter le grand livre.
3- Etablir la balance à 6 colonnes.
EXERCICE DE SYNTHESE
Bilan au 01/01/2003
ACTIF PASSIF
N°de N° de
Libellé Montant Libellé Montant
compte compte
215 Fonds commercial 7.000.000 10 Capital 100.000.000
16 Emprunt 10.000.000
TOTAL RESSOURCES
23 Bâtiments 49.000.000 110.000.000
STABLES
245 Matériel de transport 15.000.000 4011 Fournisseurs 6.500.000
TOTAL ACTIF IMMOBILISE 71.000.000 TOTAL PASSIF CIRCULANT 6.500.000
31 Marchandises 5.000.000
32 Matières premières 2.000.000
36 Produits finis 4.000.000
411 Clients 8.000.000
TOTAL ACTIF CIRCULANT 19.000.000
52 Banque 25.000.000
57 Caisse 1.500.000
TOTAL TRESORERIE-ACTIF 26.500.000 TOTAL TRESORERIE-PASSIF 0
116.500.00
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF 116.500.000
0
La vie d’une entreprise est basée sur les opérations d’achats et des ventes. Ces opérations
peuvent être regroupées de la manière suivante :
- Les achats liés à l’exploitation : il s’agit d’achat de marchandises, de matières
premières, d’emballage.
- Les ventes liées à l’exploitation (ventes de produits finis, de marchandises, de produits
résiduels et de services).
- Les achats et ventes hors activité ordinaire (HAO) : il s’agit des achats et ventes des
titres de placement, des titres de participations et des immobiliers.
I. LA FACTURE
La facture se définit comme étant un écrit dressé par un commerçant et constatant les
conditions auxquelles il a vendu des marchandises, livré des objets ou assuré un certain
service.
On distingue deux (2) sortes de facture : la facture d’origine ou de doit et la facture rectificative
ou d’avoir.
I.1. La facture de doit ou d’origine
REMARQUE :
Les réductions commerciales se calculent en cascade. Lorsqu’elles sont portées sur une facture
d’origine, elles ne sont jamais enregistrées.
b. La réduction financière
Il s’agit essentiellement de l’escompte de règlement qui est une réduction financière accordée
au client qui paye les dettes par anticipation.
L’escompte de règlement peut être conditionnel. Dans ce cas, il n’est pas calculé sur la
facture d’origine mais au moment du règlement dans les délais prescrits par le fournisseur.
Contrairement aux réductions commerciales, l’escompte de règlement s’enregistre.
2. Les majorations portées sur la facture de doit
Il s’agit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les frais de transport, les emballages et tout
autre frais qui vont grever la facture d’origine.
Net commercial X2
-Escompte -X3
Net financier X4
TVA (18%) + 18%*X4
Montant TTC X5
Port payé +X6
Emballages +X7
Avances ou acomptes - X8
Retenue de garantie -X9
Net à payer (NAP) X10
Pour présenter une facture d’avoir relative à un retour de marchandises, on prend le montant
brut du retour et on applique les mêmes conditions que sur la facture d’origine.
Les réductions hors facture sont des réductions qui interviennent après l’établissement de la
facture. Contrairement à la facture d’origine, les réductions commerciales accordées hors
facture s’enregistrent.
Pour l’escompte de règlement accordé sans facture, il peut s’agir d’un escompte direct
(cas de payement anticipé) ou d’un escompte récupéré (cas de retour de marchandises).
3. Présentation de la facture rectificative
Fournisseur Date
Net commercial X2
-Escompte -X3
Net financier X4
TVA (18%) + 18%*X4
Montant TTC X5
Port payé +X6
Emballages +X7
Exercice n°1
ETS KONE 10/03/2010
Facture n°20 Régime : Normale
NCC : 170.500-K
Doit : Coulibaly
Désignation Montant
Marchandises HT 6.000.000
Net à payer 6.000.000
Travail à faire
Enregistrez cette facture chez le fournisseur et le client dans des comptes
schématiques.
SOLUTION
Doit : KOUASSI
Désignation Montant
Brut 18.000.000
Rabais 50.000
NC1 17.950.000
Remise : 5% 897.500
NC2 17.052.500
TVA 18% 3.069.450
Net à votre débit 20.121.950
Chez l’acheteur
74
Chez le vendeur
15/04/2010
411 Clients 20.121.950
701 Ventes de marchandises 17.052.500
443 TVA facturées sur ventes 3.069.450
1
(facture de vente A-108)
NB :
- L’ordre rabais, remise ristourne (RRR) est respecté lorsque, le rabais n’est pas
exprimé en pourcentage
- Lorsque les réductions commerciales sont exprimées en %, l’ordre importe peu.
N.B. :
L’escompte de règlement (à ne pas confondre avec l’escompte pratiqué par les banques) est une
réduction accordée aux clients qui paient leurs achats avant le délai client pratiqué par le
fournisseur.
Exemple
Une facture de 28.500.000 est payable dans un trimestre, le client demande à payer
dans un mois moyennant une réduction financière de 2,5%, un rabais de 4% et une
remise de 5%, TVA : 18%.
Travail à faire
Présentez la facture schématique et l’enregistrer chez le vendeur et chez l’acheteur.
Solution
Brut : 28.500.000
Rabais : 4% 1.140.000
NC1 27.360.000
Remise : 5% 1.368.000
NC2 25.992.000
Escompte : 2,5% 649.800
Net financier ou base taxable 25.342.200
TVA 18% 4.561.596
Net à payer 29.903.796
1
411 Clients 29.903.796
673 Escomptes accordés 649.800
701 Ventes de marchandises 25.992.000
75
443 TVA facturées sur ventes 4.561.596
1
(Vente de marchandises)
2
601 Achats de marchandises 25.992.000
445 TVA récupérable sur achats 4.561.596
2
401 Fournisseurs 29.903.796
773 Escomptes obtenus 649.800
(Achats de marchandises)
Exercice
Le 1/3/2010, l’entreprise Kassi expédie à YAO la facture n° V-209 : marchandise
brut : 20.400.000 F, Remise : 8%, port forfaitaire : 40.000 F ; escompte : 4% sous
huitaine ; TVA : 18% ; le terme du règlement est le 31 mars 2010.
Le 05/03/2010 : Yao règle par chèque postal n°15 sa dette, du 1/3/2010. Kassi lui
envoie une note d’avoir AV20 relative à l’escompte.
Travail à faire
Passez les écritures dans le journal de Kassi et dans celui de Yao.
76
Solution
Chez KASSI
KASSI Date 01/03/2010
Facture N° V-209
Doit : YAO
Désignation Montant
Marchandise Brut 20.400.000
Remise : 8% 1.632.000
Net commercial 18.768.000
Port forfaitaire 40.000
Montant HT 18.808.000
TVA 18% 3.385.440
Net à payer 22.193.440
Escompte : 4% sous huitaine
01/03/2010
77
D 411 Clients C
22.193.440 885.850
SD 21.307.590
22.193.440 22.193.440
D 401 Fournisseurs C
887.738 22.193.440
SC 21.305.702
22.196.440 22.193.440
78
III. ENREGISTREMENT D’UNE FACTURE D’AVOIR
Pour enregistrer une facture d’avoir relative à un retour de marchandises, on utilise les mêmes
comptes que dans le cas de la facture d’origine (sauf les frais de transport), mais cette fois-ci
en faisant la compensation des comptes utilisés.
Exemple :
- le 01/03/N, KOFFI adresse la facture de DOIT n°22 à son client ZADI.
Facture n° 22 du 1/3/N
Montant brut HT 10 000 000
Remise, 2% 200 000
9 800 000
Remise, 5% 490 000
Net commercial 9 310 000
Escompte, 3% 279 300
Net HT 9 030 700
TVA, 18% 1 625 526
Net à payer TTC 10 656 226
79
Pour les réductions hors facture concernant les réductions financières, l’escompte se
calcule sur le dernier net commercial de la facture d’origine et s’enregistre comme un
complément de réduction.
673 X 401 X
773 X
4431 X
4452 X
411 X
APPLICATION
L’entreprise AFRIMAX a enregistré les opérations suivantes au cours du mois de mars N :
- 01/03/N : facture N°620 à l’entreprise Milo : brut 2 500 000 FCFA, remise 5%, port
avancé 100 000 FCFA ;
- 03/03/N : facture N°530 de l’entreprise SICA : brut 1 300 000 FCFA, rabais 50 000 F,
remise 3%, escompte 2%, port récupéré 50 000 F,
- 05/03/N : facture N°1530 de l’entreprise ABI, remise 5%, escompte 2%, port facturé
100 000 F, le montant TTC s’élève à 2 375 160 FCFA ;
- 06/03/N : facture d’avoir N°55 relative au retour des marchandises non conforme d’un
client : brut 250 000 FCFA, remise 5%, port 30 000 F.
1. Principe
80
- Taxes non récupérables (TVA non déductible) si l’entreprise est soumise à un prorata de
déduction de TVA.
Remarque :
Si l’opération est effectuée à crédit, on crédite le compte 481 : fournisseur d’investissement.
APPLICATION 1:
Une entreprise fait l’acquisition d’une machine industrielle au coût de 5 000 000 FCFA,
remise 10%, TVA 18%, transport 100 000 FCFA.
TAF : Présenter et enregistrer la facture.
APPLICATION 2 :
Une entreprise spécialisée dans l’achat et la vente des micro-ordinateurs a réalisé les
opérations suivantes :
- Achat de 10 ordinateurs à 1 000 000 FCFA l’unité, remise 10%, escompte 2%, port
avancé 200 000 FCFA ;
- Achat d’un bureau de direction à 800 000 FCFA, rabais 5%, TVA 18%, port avancé
50 000 F, avance versée 300 000 FCFA.
C’est une entrée d’immobilisation en actif qui ne résulte pas d’un achat mais d’une production
interne, dans ce cas le coût de production représente la valeur d’entrée de l’immobilisation. Ce
coût de production comprend le coût d’achat des matières 1ères incorporées augmenté des frais
accessoires de production. A la date de mise en service de l’immobilisation, on débite le compte
concerné suivi de la TVA puis on crédite le compte 72 : production immobilisée suivi aussi du
compte 4434.
Schéma d’écriture
2… X
4451 X
72 X
4434 X
81
Remarque :
• La TVA s’applique sur l’ensemble des éléments du coût de production
• La TVA non déductible doit être incorporée au coût de production.
APPLICATION 1:
Une entreprise fabrique par elle-même un bâtiment d’un coût total de 20 000 000 F HT, TVA
18%.
TAF : Procéder à l’enregistrement de cette opération.
APPLICATION 2:
Début Janvier N, la SA TUB a fait construire par ses ouvriers un Magasin devant servir au
stockage de ses matières premières et produits finis. Les charges supportées sont :
- matières premières HT : 19.775.000
- main d’œuvre directe : 2.600.000
- quote-part de charges indirectes de production : 450.000
- prorata de déduction TVA : 70%
82
TABLE DES MATIERES
I- L’ENTREPRISE ........................................................................................................................... 5
I.2.3. L’objet.................................................................................................................................................... 7
83
III.1 Définitions ............................................................................................................................................... 18
IV.2.3 Parallélisme entre charges et produits et constantes pour les chiffres « 8 » et « 9 » ............................ 22
84
II.3 COMPTE A COLONNES MARIEES AVEC SOLDES............................................................ 34
I- LE BILAN ................................................................................................................................... 40
I.1 DÉFINITION................................................................................................................................ 40
85
II.2.1.2 Les activités extraordinaires ou les hors activités ordinaires (HAO) .............................................. 50
86
II.3 LA BALANCE INSTRUMENT DE CONTRÔLE COMPTABLE ......................................... 67
I. LA FACTURE ............................................................................................................................ 71
87