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Infrastructure Scolaire

Andry Ratsimialison

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i

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du


Diplôme de Technicien Supérieur en Science de l’éducation

AMELIORATION DE L’INFRASTRUCTURE SCOLAIRE, CAS DE


L’EPP ANTETEZANA ZAP ANJOMA NANDIHIZANA
CISCO MANANDRIANA

Soutenu par : RASOANANDRASANA Céléctine


Le : 15 Août 2023

Commission de jury composée par :


Président de séance : RASOAMANANJARA Sombiniaina Julie Florence
Directeur de mémoire : RALISOA Nomenjanahary Marie Thérèse
Membre du jury : TSIRY Elson Antonnet Lucio

IFEM-Sciences de l’éducation
ii

IFEM-Sciences de l’éducation
iii

Mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du


Diplôme de Technicien Supérieur en Science de l’éducation

AMELIORATION DE L’INFRASTRUCTURE SCOLAIRE, CAS DE


L’EPP ANTETEZANA ZAP ANJOMA NANDIHIZANA
CISCO MANANDRIANA

Soutenu par : RASOANANDRASANA Céléctine


Le : 15 Août 2023

Commission de jury composée par :


Président de séance : RASOAMANANJARA Sombiniaina Julie Florence
Directeur de mémoire : RALISOA Nomenjanahary Marie Thérèse
Membre du jury : TSIRY Elson Antonnet Lucio

IFEM-Sciences de l’éducation
i

AVANT PROPOS

Dans ce mémoire de fin d’étude, nous parlerons de l’amélioration de l’infrastructure


scolaire, cas de l’EPP Antetezana du ZAP d’Anjoma Nandihizana et de la CISCO
Manandriana.

Pour ce faire, nous parlerons d’améliorer le rendement scolaire en donnant des


conforts aux apprenants.

Dans ce cas, la réparation immédiate des dégâts causés par les catastrophes naturels et
la nécessité de la prévention pour limiter les dégâts sont nos objectifs pour parvenir à cette fin.

L’insuffisance de l’infrastructure adéquate qui démotive la plupart des apprenants est


un problème à résoudre dans ce mémoire.

Agir sur la gouvernance publique à travers le respect de la chose publique et impulser


le dynamisme propre de la Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana par la mise en œuvre
effective de la décentralisation, et la prise des mesures conséquentes telle l’adoption d’un
Code de Bonne Gouvernance sont les hypothèses que nous répondons dans le résultat.

IFEM-Sciences de l’éducation
ii

SOMMAIRE

INTRODUCTION ET PROBLEMATISATION

CHAPITRE I : METHODOLOGIE

Section 1 : Matériels

Section 2 : Méthodes

Section3 : limites de l’étude et difficultés rencontrées

CHAPITRE II : RÉSULTAT ET ANALYSE

Section 1 : AGIR SUR LA GOUVERNANCE PUBLIQUE A TRAVERS LE RESPECT DE


LA CHOSE PUBLIQUE

Section 2 : IMPULSER LE DYNAMISME PROPRE DE LA COMMUNE RURALE


D’ANJOMA NANDIHIZANA PAR LA MISE EN ŒUVRE EFFECTIVE DE LA
DECENTRALISATION, ET LA PRISE DES MESURES CONSEQUENTES TELLE
L’ADOPTION D’UN CODE DE BONNE GOUVERNANCE

CHAPITRE III : DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS

Section 1 : Discussions

Section 2 : Suggestion

SECTION 3 : Recommandation

CONCLUSION

IFEM-Sciences de l’éducation
iii

REMERCIEMENTS

Au terme de ce long travail écrit, nous tenons à exprimer notre gratitude envers le bon
DIEU, Seigneur tout puissant qui nous a donnée de la force et de la santé pour l’accomplir.
On ne peut qu’à dire : « Merci » à, Monsieur le Directeur Général Solofo Jocelyn
RAZAFINDRAKOTO, pour avoir reçu notre demande d’adhésion au sein de l’ et a assuré le
bien déroulement de la formation pour cet année universitaire.
A tous les responsables pédagogiques au sein de la formation que vous avez fourni
dans cette école nous a permis de bien développer personnellement. Alors, du fond du cœur,
nous vous remercions infiniment.
A notre Encadreur Madame RALISOA Nomenjanahary Marie Thérèse, vous qui
êtes la principale source de l’accomplissement de cette tâche, la clé de notre réussite, on vous
souhaite tous les bonheurs du monde. Mille mercis chères Madame.
Messieurs, mesdames, formateurs à l’IFEM, votre enseignement était plus que
nécessaire qu’agréable. Vous avez montré plein d’assurance qui nous a permis de surmonter
notre faiblesse. De ce fait, merci beaucoup mesdames et messieurs.
A ma famille qui m’a soutenu, je vous remercie

IFEM-Sciences de l’éducation
iv

LISTE DES ABREVIATIONS

C.A.A : Chef d’Arrondissement Administratif


CISCO: Circonscription Scolaire
CLEF: Centre de Lecture et d’Echange Francophone
CSB II: Centre de Santé de Base Niveau II
EPP: Ecole Primaire Publique
FFOM : Force Faiblesse Opportunité Menace
ONU : Organisation des Nations Unies
RN : Route Nationale

IFEM-Sciences de l’éducation
v

LISTE DES FIGURES

Figure n° 1: L’organigramme hiérarchique fonctionnel de la commune ................................... 7


Figure n° 2: Effectif des élèves à l'EPP Antetezana ................................................................. 10
Figure n° 3: Photo d'une salle de classe à Antetezana.............................................................. 18

IFEM-Sciences de l’éducation
vi

LISTE DES TABLEAUX

Tableau n° 1: Répartition de la population par commune .......................................................... 6


Tableau n° 2: Infrastructure durable........................................................................................... 8
Tableau n° 3: Mobiliers scolaires ............................................................................................. 20
Tableau n° 4: Infrastructures .................................................................................................... 20

IFEM-Sciences de l’éducation
vii

INTRODUCTION ET PROBLEMATISATION

IFEM-Sciences de l’éducation
1

Une étude à montrer que les conditions matérielles de l’école semblent avoir une
influence sur la performance des élèves. Des facteurs tels que la présence de latrines en bon
état destinées aux filles, la proportion de salles de classe en bon état et un nombre plus
important de places assises et de manuels scolaires par élève sont associés à de meilleurs taux
de promotion et de réussite au certificat d’études primaires élémentaires (CEPE).
Cependant, les données révèlent une dégradation de l’infrastructure des écoles au
cours des dernières années. La proportion de salles de classe en bon état a diminué de plus de
15 points de pourcentage entre 2017-2018 et 2020-2021. La proportion de latrines en bon état,
ainsi que le nombre de places assises par élève, a également diminué au cours de cette
période.
La présence et la qualité de l’infrastructure des écoles varient considérablement entre
les régions. Selon la région, la proportion d’écoles possédant des latrines pour filles en bon
état va de 4 % à 44 %. On observe également des différences significatives en matière de ratio
de places assises par élèves, de présence de points d’eau dans l’établissement et de proportion
de salles de classe en bon état.
La présence d’une cantine dans l’école est associée à de meilleurs résultats éducatifs
aussi bien pour les garçons que pour les filles. Toutes choses égales par ailleurs, la présence
d’une cantine est associée à des taux de promotion et des taux d’admission au CEPE plus
élevés. Néanmoins, seuls 6 % des écoles possèdent une cantine, ce chiffre allant de 0 % dans
certaines régions à 34 % à Androy en 2020-2021
La problématique des infrastructures se pose avec beaucoup d’acuité à Madagascar.
En effet, chaque année, des milliers d’élèves étudient dans des salles de classes de fortune
construites en paillotes ou en d’autres matériaux précaires ce qui n’offre pas un cadre
d’enseignement et d’apprentissage adéquat pour les élèves et les enseignants. Pire, l’exécution
des programmes est souvent contrariée par les intempéries. Néanmoins, depuis quelques
années, la tendance est en train de changer. Les fonds mis à la disposition du gouvernement
lui ont permis d’investir dans les infrastructures éducatives, améliorant ainsi le cadre
d’apprentissage.
Les manquements observables dans l’entretien des infrastructures scolaires en zones
rurales constituent une préoccupation majeure non seulement en raison de leur incidence sur
le développement durable en milieu scolaire, mais également en raison de ses répercussions
sur le développement local. Les causes de ce dysfonctionnement relèvent certes d’un
ordre systémique, mais se trouvent davantage dans une gestion arbitraire des ressources
matérielles sur le terrain.

IFEM-Sciences de l’éducation
2

L’entretien limité des infrastructures scolaires dans les zones II et III, notamment
dans le ZAP d’Anjoma Nandihizana, est dans le cadre de l’éducation une préoccupation en
raison de son impact sur les performances scolaires et sur le développement durable à l’école.
Durant la période cyclonique successif de l’année dernière plusieurs écoles primaires
publiques de Madagascar, notamment les salles de classe, mais également le mobilier scolaire
et les aires de jeu sont détruites. Des bâtiments sont temporairement mis hors d’usage pendant
que d’autres sont simplement abandonnés. Le développement durable à l’école est de ce fait
mis à mal par un environnement scolaire insalubre et peu attrayant.
Une autre difficulté rencontrée par ces écoles englobe l’interruption du processus
enseignement-apprentissage à la survenue des intempéries, et les préoccupations relatives à la
sécurité en milieu scolaire. Tout ceci donne matière à penser que l’école en zones rurales
ferait face aux difficultés en matière d’infrastructures. Pourtant, une étude récente montre que
les infrastructures scolaires expliquent 16 % de la variation de la réussite scolaire des élèves
de l’enseignement primaire. Dans le même ordre d’idée, l’Internationale de l’Éducation
(2013) évoquait déjà dans la détermination d’une éducation de qualité : « des outils et
ressources d’enseignement modernes, et un environnement favorable, sûr et sans danger pour
l’enseignement et l’apprentissage». Il en ressort donc que la déliquescence des infrastructures
scolaires pourrait non seulement affecter la qualité de l’éducation, mais également entraver le
développement local en raison de son impact sur l’offre en éducation et sur le bon
déroulement des enseignements.
Dans l’EPP Antetezana du ZAP Anjoma Nandihizana, les établissements scolaires
ainsi que les matériels scolaires sont tous en mauvaise état. D’où, nous avons choisi le thème :
« AMELIORATION DE L’INFRASTRUCTURE SCOLAIRE, CAS DE L’EPP
ANTETEZANA ZAP ANJOMA NANDIHIZANA ». L’objectif générale est d’ « Améliorer
le rendement scolaire en donnant des conforts aux apprenants » que nous divisons en deux
objectifs spécifiques dont : « la réparation immédiate des dégâts causés par les catastrophes
naturels » et « la nécessité de la prévention pour limiter les dégâts ». Nous avons pris comme
problématique : « l’insuffisance des infrastructures adéquats démotive la plupart des
apprenants »
Pour faire face à ce problème, nous avons choisies deux hypothèses que nous devons
répondre et détailler dans le chapitre résultat dont : « Agir sur la gouvernance publique à
travers le respect de la chose publique ». Et « Impulser le dynamisme propre de la Commune
Rurale d’Anjoma Nandihizana par la mise en œuvre effective de la décentralisation, et la prise
des mesures conséquentes telle l’adoption d’un Code de Bonne Gouvernance ». La

IFEM-Sciences de l’éducation
3

méthodologie utilisée procède de l’enquête de terrain, de l’exploitation des données


secondaires et de l’analyse documentaire. L’étude s’appuie aussi sur l’analyse des
professionnels, et s’efforce à valoriser la contribution des acteurs sociaux dans le processus de
développement local. Pour mieux réaliser ce mémoire, nous allons d’abord présenter la zone
d’étude, donner les résultats lors de l’enquête puis établir des discussions et recommandations
pour améliorer l’infrastructure scolaire dans l’EPP Antetezana du ZAP Anjoma Nandihizana.

IFEM-Sciences de l’éducation
4

CHAPITRE I

METHODOLOGIE

IFEM-Sciences de l’éducation
4

Nous allons détailler dans ce chapitre, les matériels que nous avons utilisé pour la
conception de ce mémoire, dès le recueil des données jusqu’à sa réalisation. Puis la méthode
que nous avons utilisée pour avoir des données concrètes et pour obtenir une information
justifiée du contenu de ce manuel.

SECTION 1 : MATÉRIELS

Nous allons parler ici de la zone d’étude ainsi que les méthodes utilisés pour la
réalisation de ce présent mémoire pour l’obtention du diplôme de DTS

1.1.Présentation de la zone d’étude

Notre recherche a été effectuée au Fokontany Antetezana, de la commune rurale


d’Anjoma Nandihizana du District de Manandriana. Premièrement, nous allons présenter la
commune rurale d’Anjoma Nandihizana.

1.1.1. Présentation du District de Manandriana

Le District de Manandriana est parmi les quatre districts composant la Région


d’Amoron’i Mania. Il occupe d'une superficie de 1.142 km² et situé dans la partie Nord des
Hautes Terres du Faritany de Fianarantsoa. Est limité: au Nord et à l'Est, par le District
d'Ambositra ; au Sud, par le District d'Ambohimahasoa ; à l'Ouest, par celui d’
d'Ambatofinandrahana ; et enfin au Sud-Ouest, par le District d'Ikalamavony. L'accès au
District en provenance du Nord se fait par la RN 7 depuis Ivato centre, avec une portion
bitumée de 15 km de la RN 35 d’Ambatofinandrahana jusqu'à Anjoman'Ankona, puis 18 km
en terre sommaire mais praticable jusqu'à Ambovombe Centre, chef-lieu du District de
Manandriana. Au Sud, ce chef-lieu du District se trouve à 124 km au nord de Fianarantsoa,
juste à 19 km à l’ouest de la RN 7 en passant par Soamandroso.1

1
Monographie du District de Manandriana

IFEM-Sciences de l’éducation
5

1.1.2. Présentation de la commune rurale d’Anjoma Nandihizana

Comme toutes les communes existantes à Madagascar, Anjoma Nandihizana a sa


spécificité et son propre histoire. Cette histoire est partie de l’époque royale jusqu’à nos jours
et elle sera résumée dans la partie suivante.

1.1.2.1. Historique de la Commune

Jadis, Anjoman’Andihizana s’appelait Antsandrazy. Au temps de la Reine


RANAVALONA II qui allait visiter Fianarantsoa, elle ne pouvait traverser la rivière de
Manandriana. Alors, un homme appelé LENJOMA l’endossa en traversant cette rivière
jusqu’à Antsandrazy. Dans la joie, la Reine dansa avec LENJOMA et la foule. Dès lors, ce
lieu s’appelle ANJOMA NANDIHIZANA (Anjoma où l’on a dansé).
La majorité de la population d’Anjoma Nandihizana est Betsileo. La migration
merina, commençait à partir du passage de Ranavalona II. A part cela, il n’y avait pas d’autre
migration.

1.1.3. Situation géographique

D’une superficie de 135 Km², la commune rurale d’Anjoma Nandihizana se trouve à


13 Km au Sud Est du Chef-Lieu du District, et à 53 Km du Chef-Lieu de la Région Amoron’i
Mania. La Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana est traversée du Nord au Sud par la RN 7
qui est aussi sa limite Est au PK 302 au PK 311.
Composée de dix (10) Fokontany dont : Anjoma Nandihizana, Ambohimiarina,
Andohanimanandriana, Antetezana, Boro, Ianatsonga, Kilovia, Soafiandry, elle est limitée au
Nord par le District d’Ambositra, au Sud par Sahatoana et Camp Robin (District
d’Ambohimahasoa) A l’ouest : Ambohipo et Ambovombe Centre (District de Manandriana)
et à l’Est : Fiadanana (District d’Ambohimahasoa)

1.1.4. Evolution démographique

Le tableau ci-après représente le nombre d’habitants par commune du District de


Manandriana, recensé l’année dernière, 2021. Le District de Manandriana compte
dorénavant : 147 204 personnes qui occupent d’une superficie de : 1 512 km². Ambatomarina

IFEM-Sciences de l’éducation
6

occupe la plus grande superficie parmi les douze communes. Après elle la commune rurale
d’Ambovombe Centre qui est le chef-lieu du district de Manandriana. Mais cette dernière est
plus peuplée qu’Ambatomarina. Soatanana est la plus petite commune du District, elle
n’occupe que 25 km² des 1512 km². Satanana était autre fois un Fokontany de la Commune
Rurale d’Ambohimahazo récemment devenu Commune. La commune rurale d’Ilanjana était
autre fois aussi avec la commune rurale d’Ambohilanja mais elle est devenu commune par
décret Ministériel avec Soatanana suite à la requête du Député de Manandriana.

Tableau n° 1: Répartition de la population par commune

SUPERFICIE Nombre Densité


N° COMMUNE
(Km2) d’habitants (Hab./Km2)
1 Ambatomarina 360 km2 18 857 27
2 Ambohimahazo 102 Km2 12 035 57
3 Ambohimilanja 92 km² 8 753 63
4 Ambohipo 60 km² 7 396 110
5 Ambovombe Centre 260 km² 29 041 112
6 Andakatany 85km² 5 746 29
7 AnjomaNandihizana 135 km² 16 347 89
8 Anjoman’Ankona 104 km² 8 524 68
9 Ilanjana 123km2 4 000 39
10 Soatanana 25 km2 6 210 171
11 TalataVohimena 166 km² 21 403 130
12 VinanyAndakatanikely 52 km² 8 892 68
TOTAL 1 512 km² 147 204
Source : Monographie de la District de Manandriana page 4

Ce tableau nous montre que le District de Manandriana est encore plus vaste pour sa
population. Ambovombe Centre a 112 habitants par km². Elle est la troisième commune la
plus surpeuplée après Soatanana et Talata Vohimena alors qu’elle est le chef-lieu du District.

IFEM-Sciences de l’éducation
7

1.1.5. Organisation administrative

La commune rurale d’Anjoma Nandihizana, tout comme les onze autres communes du
District, est un organisme décentralisé. Comme toutes les communes du gouvernement
malagasy, le Maire qui y gouverne a été élu par suffrage universel directe ainsi que ses listes
de conseiller. L’organigramme hiérarchique fonctionnel de la commune rurale d’Anjoma
Nandihizana, qui nous montre par voie hiérarchique la fonction de chaque personnel
permanent et non-permanent, est représenté par le diagramme ci-après :

MAIRE

Secrétariat Général

1er Adjoint au Maire 2ème Adjoint au Maire


Responsable Administratif et Financier Responsable Développement Economique et Social

Service Financier Service Administratif Service Technique

Régisseur des Secrétaire Secrétaire Secrétaire Secrétaire Accueil Gardien


Recettes Comptable Administratif d’Etat-Civil C.A.A de la commune

Agent Guichet Responsable CLEF Femme de Balayeurs de CSB II


Foncier Hall et Marché Ménage Marché

Percepteur de Tickettier Animateur Gardien Dispensateur Gardien


Marché
Figure n° 1: L’organigramme hiérarchique fonctionnel de la commune
Source : commune rurale d’Anjoma Nandihizana

IFEM-Sciences de l’éducation
8

Le premier et le deuxième Adjoints sont désignés par le Maire, donc ils sont des
personnels non permanents. Le premier Adjoint occupe du service financier et administratif
alors que le deuxième se charge du Développement Economique et Social. La commune
possède sept (7) personnels permanents, tandis que les autres sont des employés non-
permanents.
Le ZAP Anjoma Nandihizana possède un Chef ZAP et tous les établissements ont
chacun son Directeur.

1.1.6. Infrastructure

Tableau n° 2: Infrastructure durable

Infrastructures CSB II Etablissement Etablissement Autres Usine


Scolaire Scolaire privé bureaux
publique
Commune rurale 1 12 3 2 0
d’Anjoma
Nandihizana

Source : Commune rurale d’Anjoma Nandihizana

Le Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana comporte dix-huit bâtiments dont un (1)


CSB II, douze (12) établissements Scolaire Publique, trois (3) établissements Scolaires
privées et deux autres bureaux dont un bureau de la commune et un bureau de BIF.

1.2.Documents utilisés

Durant la réalisation de ce mérule, nous avons consulté d’abord les archives du


district de Manandriana pour trouver la situation géographique de Manandriana et la carte
géographique.
Puis nous avons consulté l’archive de la commune rurale d’Anjoma Nandihizana
pour avoir l’organigramme hiérarchique fonctionnel de la commune.

IFEM-Sciences de l’éducation
9

Plusieurs livres ont été consultés pour la réalisation de ce mémoire, pour les états
psychologiques des élèves faces aux infrastructures médiocres. Les livres sont cités dans la
bibliographie2.

1.3.Matériels et/ou outils utilisés

Des cahiers, des stylos et le téléphone portable sont les matériels que nous avons
utilisés le plus souvent pour élaborer ce livre. Le téléphone a été utilisé parfois pour regarder
les significations des mots difficiles, pour naviguer sur internet et aussi pour enregistrer des
conversations. Parfois nous avons empruntées l’ordinateur d’un ami proche pour saisir les
données collectées, et aussi de l’appareil photo numérique pour avoir les photos figurées dans
l’annexe.

1.4.EPP Antetezana

L’EPP Antetezana est une Ecole fondé en 1985, autrefois c’était une école
communautaire. Depuis ce jour, seul un bâtiment médiocre avec deux salles de classes qui
abrite une centaine d’élèves assurées par quatre enseignants. C’est pourquoi les enseignants
ont décidé d’emprunter une maison sans immobiliers pour enseigner les élèves.

La figure ci-après représente l’effectif des élèves du CP : 30 élèves, CP 2 : 26 élèves, CE : 26


élèves, CM1 : 25 élèves, CM 2 : 15 élèves de cet établissement, par sexe :

2
UNESCO. 2014. Enseigner et apprendre: atteindre la qualité pour tous (Paris).

IFEM-Sciences de l’éducation
10

18

16

14

12

10

0
CP 1 CP 2 CE CM 1 CM 2

Garçons Filles

Figure n° 2: Effectif des élèves à l'EPP Antetezana


Source : Auteur

IFEM-Sciences de l’éducation
11

SECTION 2 : MÉTHODE DE COLLECTE ET DE TRAITEMENT DES


DONNÉES

2.1. Méthode de collecte de données

Pour avoir plus d’information sur l’insécurité dans le monde ainsi que son origine, nous
avons fait quelques recherches sur Google pour mieux comprendre la situation.
Nous avons aussi effectué une enquête auprès des personnes ressources dans le village,
avons fait des observations, des analyses de la situation et prendront des notes.

2.1.1. Méthode déductive

La méthode déductive est une méthode scientifique qui consiste à formuler une
hypothèse afin d’en déduire des conséquences observables futures (prédiction), mais
également passées (rétroduction), permettant d’en déterminer la validité. Nous avons souvent
commencé nos questionnaires en formulant d’abord une hypothèse pour prédire les résultats
et aussi en revenant dans des cas similaires vu au passé.

2.1.2. Méthode inductive

La méthode inductive ou la recherche enracinée part du cas particulier au cas général.


C’est autant en recherche qualitative qu’en recherche quantitative, consiste à donner priorité
aux données, à l’expérience vécu, au terrain, pour ensuite avoir recours aux savoir constitués
dans un processus de construction de connaissance. Il y a des moments où nous avons
pratiqué cette démarche. Mais l’essentiel c’est de savoir utiliser ces approches
momentanément selon le cas étudiés.
L’empirique est fondé essentiellement sur l’expérience et l’observation, plutôt que
sur l’usage de la raison abstraite (le rationalisme). En allant de l’observation à la
généralisation empirique le raisonnement est appelé « empirico-inductif ». L’approche
inductive, part du cas particulier au cas général, alors que l’approche déductive va de la cause
aux effets, du principe aux conséquences, du général au particulier. Le raisonnement
hypothético-déductif part d’une hypothèse à l’observation.

IFEM-Sciences de l’éducation
12

2.1.3. Autres méthodes de collecte des données

Dans cette sous-section, nous allons étudier la méthode par observation, l’entretien
faite les personnes ressources, puis la documentation pour remplir le contenu de ce manuel.

2.1.3.1. Observation

Nous avons effectué la technique de collecte des données par observation directe
concernant les documents recueillis au bureau de la commune et au bureau du district , au
CISCO et surtout dans l’EPP Antetezana, c'est-à-dire, regarder attentivement les données et
prendre en note ceux qui sont nécessaires à la rédaction de ce livre. Analyser ses contenus
puis ajouter quelques modifications quant à la structure des phrases.

2.1.3.2. Entretien

L’entretien et l’enquête ont été effectués auprès des personnes de bonne foi dont
dont ROVA Julien, président du Fokontany Manda Camps Robin pour l’histoire du la
Commune Anjoma Nandihizana, et ANDRIANAVALINIRINA Théodore Olivier,
Enseignants pour la gestion de classe, que nous avons remercié dans la page des
remerciements.

2.1.3.3. Documentation

La documentation pour enrichir les idées dans ce présent mémoire et pour avoir les
plus d’informations exacte sur l’effet néfaste du mauvais état de l’infrastructure scolaire sur le
rendement scolaire était souvent par internet, car nous n’avons pas trouvé des documents déjà
écrit, à propos de ce thème.

2.2. Traitement de données

Les données recueillies sont triées, analysées et interprétées avant de les avoir
saisies correctement par peur de collecter des fausses informations à propos de ce thème.
Nous avons appliqué le style FFOM (Force Faiblesse Opportunité et Menace) en les traitants.

IFEM-Sciences de l’éducation
13

2.3. Analyse du contenu ou données

Une autre réforme institutionnelle s’avère aujourd’hui nécessaire pour dissiper l’idée
de l’abandon des infrastructures scolaires. En fait, si l’on ne peut pour l’instant parler d’un
personnel local de soutien à la rénovation des infrastructures scolaires, il y a tout de même
lieu d’envisager la création auprès des Collectivités Territoriales Décentralisées, d’un service
en charge des infrastructures scolaires. Les attributions de ce service en collaboration avec
les administrations déconcentrées en charge de l’éducation et le service du patrimoine de la
Délégation Départementale du Domaine peuvent entre autres choses concerner :
 La sécurité des infrastructures scolaires à travers les initiatives locales de protection
 L’hygiène, la salubrité et l’aération de l’environnement scolaire ;
 La déclaration des sinistres survenus à l’école
 Le recensement des infrastructures scolaires délabrées ;
 Le montage et le suivi des dossiers pour réfection, réhabilitation et rénovation des
infrastructures scolaires ;
 Le suivi et l’évaluation de l’entretien local des infrastructures scolaires ;
 La maintenance des équipements scolaires
 Le choix concerté du site de construction des écoles et des infrastructures scolaires ;
 Le recensement et l’acheminement des besoins en création des écoles ;
 Le recensement et l’acheminement des besoins en scission et en transformation ;
 Le recensement des besoins en construction et équipement des infrastructures
scolaires;
 Le suivi et l’évaluation de l’exécution des marchés publics dans les établissements
scolaires.

IFEM-Sciences de l’éducation
14

SECTION 3 : LIMITES DE L’ÉTUDE ET DIFFICULTÉS


RENCONTRÉES

Dans cette section nous allons parler des limites de la recherche et les difficultés
rencontrés à l’élaboration de ce mémoire.

3.1. Limites de l’étude

Pour l'élaboration de ce présent manuel, enquêter des apprenants présentait des limites
et des difficultés. Nous ne pouvons pas avoir des résultats concrets concernant leurs
motivations à étudier face aux mauvais états de l’infrastructure scolaire. Faute de timidité, un
apprenant ne peut pas répondre directement aux questions liées à l’initiative scolaire, ce qui le
pousse d’aller à l’école chaque jour ainsi que les buts malgré la situation qu’il fait face. Il a
fallu donc procéder par observation, c'est-à-dire voir de près leur façon d’agir au lieu de les
interroger, prendre des notes et ainsi de suite. On a aussi agi par déduction et par induction
que nous avons déjà mentionnée auparavant.

3.2. Difficultés rencontrées

Il était un peu difficile de résumer des données dans un seul tableau, alors que le
tableau est un outil essentiel dans un livre, il présente un avantage de faciliter aux lecteurs les
bonnes compréhensions des contenus présents dans le livre. Résumer les données en quelques
phrases présentait aussi des difficultés, car il est un peu ennuyeux de traduire des données
mathématiques ou statistiques en phrases littéraires. Donc il a fallu beaucoup de temps et
surtout plus de motivation pour réaliser toutes ces tâches. Saisir les données recueillies par
soi-même présentait aussi parfois des difficultés à cause de l’instabilité de l’électricité dans
les locaux, mais il faut toujours improviser et être plus motivé plus que possible pour avoir
plus de succès.

IFEM-Sciences de l’éducation
15

Nous avons vu qu’Anjoma Nandihizana est une des douze communes rurales qui
forment le District de Manandriana. Elle a une superficie de 135 km² occupée par ses seize
mille trois cent quarante-sept (16 347) habitants. Le Fokontany Antetezana, un des dix-sept
Fokontany de la commune, qui se situe un peu au Sud se repartie sur un territoire vaste de
13,25 km² pour ses 960 habitants. L’entretien et l’enquête ont été menées auprès des quelques
personnes demeurant à Antetezana. Les uns pour les recueils des données et l’histoire, les
autres pour le recoupement et la plupart pour la collaboration à l’amélioration de
l’infrastructure scolaire qui est le thème de ce mémoire. Nous avons parlé des matériels
utilisés comme les téléphones portables, l’ordinateur portable, et aussi le cahier et le stylo
pour mieux accomplir cette tâche. Plusieurs méthodes des collectes des données ont été
employées tels que les approches : déductive et inductive, les collectes des données par
observation, la documentation, le traitement des données ainsi que l’analyse des données
recueillis ont été tous effectués. Une étude comme celle-ci connait parfois des limites, la
façon dont on mène l’enquête, la peur d’offenser les personnes enquêtées sont parfois des
obstacles que nous a faits face. Car il y a toujours des balises à respecter. Plusieurs difficultés
dues à l’insécurité des locaux ont été rencontrées, d’où l’enquête a duré plusieurs jours, mais
pour réussir il faut faire un énorme effort.

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16

CHAPITRE II : RÉSULTATS ET ANALYSE

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16

Une méthode efficace aboutie aux résultats concrets et suffisants. Les résultats
détaillés sur le chapitre ci-après est le fruit d’un travail difficile dans un marge de temps un
peu stricte et étroit
.

SECTION 1 : AGIR SUR LA GOUVERNANCE PUBLIQUE A TRAVERS


LE RESPECT DE LA CHOSE PUBLIQUE

Pour optimiser le processus de développement local par l’amélioration des


infrastructures scolaires, il convient de mettre en œuvre une batterie d’actions orientées autour
de deux leviers principaux : le respect des normes en matière de gouvernance publique et la
contextualisation des mesures.

1.1.Le transfert des compétences et la gouvernance publique

Le transfert des compétences aux collectivités territoriales enclenchées par la


décentralisation s’accompagne des exigences rigoureuses de management public. De manière
générale, il s’observe que l’une des causes de la gestion approximative des infrastructures
dans les écoles primaires publiques des zones rurales est le non-respect de la chose publique.
En latin, « respublica » qui donne le mot « république » ou « chose du peuple », fait allusion
à un Etat gouverné pour le bien du peuple. Dans les pays anglo-saxon on lui préfère le
vocable « Commonwealth », dont le sens associe la richesse et le bienêtre commun. La bonne
gestion de la chose publique s’illustre donc comme une activité managériale de premier plan.
C’est ce qu’il convient maintenant d’examiner à travers les différentes acceptions de la chose
publique.

1.1.1. La chose publique comme « res communis »

La chose publique est une chose commune, la chose de tous, et ne peut de ce fait être
appropriée. La chose de tous est par extension la chose de chacun. Sous ce rapport, la
responsabilité de chacun dans la protection des édifices publics est certaine. Pourtant, certains

IFEM-Sciences de l’éducation
17

responsables des établissements scolaires publics observent de manière passive le


délabrement progressif des infrastructures scolaires sans prendre des dispositions utiles pour
stopper la dégradation. Ils estiment que la réhabilitation des édifices publics est du devoir
régalien de l’Etat. Soulignons à ce sujet que les chefs de structures sont responsables des
ressources mises à leur charge, et doivent constamment rendre compte de la gestion qui en est
faite. Il y a donc lieu pour ces chefs d’établissement de prendre localement toutes les
dispositions entière. Enfin, un plan d’aménagement de l’école doit être rédigé de manière
appropriée par le directeur d’école. Il en est de même du conseil d’école qui doit s’y mettre en
inscrivant dans le projet d’école les mesures à prendre pour la sauvegarde des biens de
l’école.

1.1.2. Le FRAM

Puisque, le bien public comme l’infrastructure scolaire est une chose commune, le
FRAM de l’EPP Antetezana participent à des légères réparations des infrastructures détruites
par le cyclone Batsiray de l’année dernière. Plusieurs parents d’élèves ont aidé à la réparation
d’un bâtiment scolaire dont le toit a été emporté.
L’EPP utilise une maison dont un des parents d’élève a autorisé de l’utilisation ou
l’aménagement mais cette salle ne possède aucun mobilier. Les apprenants s’assoient sur des
mandrills et les cahiers sont par terre. Les photos ci-après montrent cette triste réalité.

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18

Figure n° 3: Photo d'une salle de classe à Antetezana


Source : Cliché de l’auteur
Cette photo nous montre une salle de classe qui ne possède pas des mobiliers. Les
élèves sont assis dans ces mandrills et les cahiers sont mis par terre. Au moment où nous
avons pris cette photo les élèves étaient en vacances.

1.1.3. Le FEFFI

Depuis 1999, le FID intervient en urgence postcyclonique pour réhabiliter et


reconstruire les infrastructures communautaires de base endommagées par les catastrophes
naturelles ainsi que pour réaliser des activités d’assainissement et de remise en état de petites
infrastructures sous le système HIMO/ dégagement d’éboulement, curage de canaux…
L’objectif est de réduire la vulnérabilité des communautés victimes de ces catastrophes
naturelles.
Chaque année, l’EPP Antetezana reçoit une somme d’environ 1 000 000 Ariary par
le projet FEFFI (Farimbon’Ezaka ho Fampandrosoana ny Fampianarana Ifotony) pour

IFEM-Sciences de l’éducation
19

contribuer au fonctionnement de l’établissement et à aux petites réparations telles que les


tableaux, les table bancs etc.

1.1.4. La chose publique comme « Res nullius ».

La seconde acception est celle qui considère le bien publique comme le bien de
personne. Cette conception s’oppose à la gestion patrimoniale de la chose publique, c’est-à-
dire à la gestion des infrastructures scolaires comme propriété privée. Malheureusement, on se
rend par exemple compte que dans certaines zones, le mobilier des écoles est transféré
temporairement ou définitivement hors des établissements scolaires. Parfois les salles de
classe sont transformées en cases d’astreinte pour les enseignants, si elles ne sont pas prêtées
à d’autres usages. Pourtant, la gestion durable des ressources publiques commande aux chefs
d’établissement de s’abstenir d’affecter tout bien public à un usage privé sans autorisation
préalable de la hiérarchie. Préserver le patrimoine de l’école emporte aussi l’idée de lutte
contre la corruption. Cette mesure limitera les cas de confusion entre les ressources publiques
et les biens privés. Si l’on considère un bien public comme un bien impersonnel, l’on
s’abstiendra d’utiliser par détours, les moyens mis à disposition pour sa gestion.

1.1.5. Les évènements familiaux et culturels

Chaque année, des familles, soit les parents d’élèves soit la famille d’un enseignant
utilise les mobiliers scolaires de l’EPP Antetezana pour leurs évènements familiaux. Cette
pratique présente beaucoup de risque sur l’état de ses immobiliers. Cependant, ces familles ne
réparent pas les dégâts qu’ils considèrent moindres mais qui entrainera le disfonctionnement
total de ces immobiliers. Parfois, les salles de classe sont utilisées comme salle des réunions
du Fokontany. Les tables destinées aux petits enfants ne supportent pas les adultes qui
s’assoient en nombre de trois (3) ou (4) par tables et qui entrainera aussi la destruction de
mobiliers scolaires dans l’EPP Antetezana de la Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana.
Le tableau ci-après montre le nombre des mobiliers détruits par an à cause d’un
évènement familial à Anjoma Nandihizana

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20

Tableau n° 3: Mobiliers scolaires

Année scolaire 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023


Mobiliers avant 14 14 12 12
chaque
événement
Mobiliers après 14 12 12 11
chaque
événement
Source : EPP Antetezana

1.1.6. Les infrastructures

Nous allons présenter dans le tableau ci-après les infrastructures de l’EPP Antetezana :

Tableau n° 4: Infrastructures
Infrastructures Bâtiments Bureaux toilettes
Nombre 1 0 1
Source : EPP Antetezana

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21

SECTION 2 : IMPULSER LE DYNAMISME PROPRE DE LA


COMMUNE RURALE D’ANJOMA NANDIHIZANA PAR LA MISE EN
ŒUVRE EFFECTIVE DE LA DECENTRALISATION, ET LA PRISE
DES MESURES CONSEQUENTES TELLE L’ADOPTION D’UN CODE
DE BONNE GOUVERNANCE

2.1.Décentralisation et gouvernance locale : De quoi parle-t-on ?

Parler de décentralisation et de gouvernance locale nécessite de clarifier le sens de ces


concepts. La compréhension que l’on en a peut en effet influer sur l’analyse des enjeux qu’ils
recouvrent, et de l’état d’avancement des réformes et des processus de mise en œuvre.

2.1.1. Décentralisation

De manière générale, le terme de décentralisation fait référence aux processus


engageant des transferts de pouvoir d’un niveau central à un niveau local, de l’Etat central à
des institutions différentes. Ce terme de décentralisation englobe de fait une variété de
concepts qui amène à définir plusieurs types de décentralisation : la décentralisation politique,
la décentralisation administrative, la décentralisation financière.

 La décentralisation politique vise à conférer aux citoyens et/ou à leurs élus plus de
pouvoir de décision. Elle se base sur l’hypothèse que des décisions prises avec une
plus grande participation des administrés sont mieux fondées et répondent mieux aux
intérêts des divers groupes de la société que celles prises uniquement par des autorités
situées au niveau central. Elle suppose, pour sa mise en œuvre, des réformes
constitutionnelles et statutaires et l’existence d’un système politique pluraliste.
 La décentralisation administrative vise quant à elle à répartir, selon différents échelons
de gouvernement, les responsabilités et les ressources financières pour assurer la
fourniture de services publics. Il s’agit donc de transférer les responsabilités de
planification, de financement et de gestion de tout ou partie des compétences
sectorielles de l’Etat central et de ses organes vers des unités d’administration sur le
terrain, des autorités publiques semi-autonomes ou des collectivités locales.

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22

 La décentralisation financière vise à transférer des ressources (ressources fiscales


propres et subventions de l’État) et à attribuer une autonomie de gestion de ces
ressources (fixation du niveau des ressources et les décisions sur leur affectation) à des
organisations de niveau inférieur à celui de l’Etat.

Ces différents types de décentralisation peuvent eux-mêmes revêtir plusieurs formes selon les
pays et leur histoire politique et sociale, au sein d’un même pays ou d’un même secteur. La
décentralisation politique, pour pouvoir s’exercer, doit s’accompagner des décentralisations
administrative et financière.

2.1.2. Gouvernance locale

De manière générale, le terme de gouvernance fait référence à l’exercice de l’autorité


économique, politique et administrative en vue de gérer les affaires d’un pays à tous les
niveaux. Elle englobe les mécanismes, les processus et les institutions par le biais desquels les
citoyens et les groupes expriment leurs intérêts, exercent leurs droits juridiques, assument
leurs obligations et auxquels ils s’adressent en vue de régler leurs différends. La gouvernance
englobe l’Etat, les organisations de la société civile et le secteur privé. La bonne gouvernance
doit permettre d’allouer et de gérer les ressources de manière à résoudre les problèmes
collectifs. Elle se caractérise notamment par la participation, la transparence et la
responsabilité. Elle recouvre aussi les notions de primauté du droit, d’efficacité, d’efficience
et d’équité.

2.1.3. Code de bonne gouvernance de la Commune Rurale d’Anjoma


Nandihizana

La Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana a le code gouvernance ci-après :

 Redevable : la redevabilité est une exigence fondamentale de la bonne gouvernance.


La mairie a l’obligation de rendre compte, d’expliquer et de répondre des
conséquences des décisions qu’il a prises au nom de la communauté qu’il représente ;
 Transparente : les citoyens devraient être en mesure de suivre et de comprendre les
processus de prise de décision. Cela signifie qu’ils devraient être en mesure de voir
clairement comment et pourquoi une décision a été prise, quelles ont été les

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23

informations, les suggestions et consultations que le conseil a prises en compte et


quelles sont les exigences législatives que le conseil a, le cas échéant, suivies ;
 Suit l’État de droit : les décisions doivent être compatibles avec la législation
applicable ;
 Réactive : le gouvernement local doit toujours essayer de répondre aux besoins de
l’ensemble de la communauté tout en conciliant en temps opportun des intérêts
concurrents, de manière appropriée et réactive ;
 Equitable et inclusive : le bien-être d’une communauté dépend du fait que ses
membres perçoivent que leurs intérêts ont été pris en compte par le conseil dans le
processus de prise de décision. Ainsi, tous les groupes, en particulier les plus
vulnérables, devraient avoir la possibilité de participer à ce processus ;
 Efficace et efficiente : les autorités locales devraient mettre en œuvre des décisions et
suivre les processus qui intègrent au mieux les personnes disponibles, les ressources et
le temps, dans le but d’assurer les meilleurs résultats possibles pour leur communauté ;
 Participative : toute personne concernée ou intéressée par une décision devrait avoir
la possibilité de participer à son processus décisionnel. Cela peut se traduire de
plusieurs façons : les membres de la communauté peuvent recevoir des informations,
donner leur opinion, faire des recommandations ou, dans certains cas, faire partie du
processus de prise de décision lui-même.

Dans ce cas, la Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana est ouverte à toute idée venant de sa
population active. La réparation des infrastructures scolaires faisait partie de son plan
d’action.

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24

CHAPITRE III

DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS

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24

Dans ce troisième chapitre, nous allons discuter des résultats obtenues lors de
l’enquête qui a permis la réalisation de ce manuel en les comparant avec les résultats
entendus mentionnées auparavant dans l’introduction. Nous allons analyser ses résultats en se
basant sur l’analyse FFOM (Force Faiblesse Opportunité Menace).

SECTION 1 : DISCUSSION

Dans cette section nous allons discuter des gestions des infrastructures scolaires, ses
entretiens, l’évaluation des besoins, la rénovation, l’agrandissement, le remplacement, la
disposition et surtout la prévention des dégâts.

1.1.Gestion des infrastructures scolaires

La gestion des infrastructures scolaires publiques repose sur le rôle prépondérant de


l’Etat porteur des enjeux multiples en tant que propriétaire et actionnaire de l’entreprise
publique. Il s’agit de déterminer le cadre légal et fiscal des activités économiques ; d’assumer
ses responsabilités au titre des politiques publiques dont il a la charge en matière sociale,
industrielle ou d’aménagement du territoire. En plus, définir les conditions de mise en œuvre
du service public lorsque celui relève de l’État et non des collectivités territoriales et réguler
les secteurs d’activité.

1.1.1. Entretien des infrastructures scolaires

L’entretien est un élément essentiel à la conservation de l’état d’un bien. Il peut


consister en des travaux planifiés et récurrents permettant de prévenir, de retarder ou
d’empêcher l’usure ou la détérioration d’un actif ou d’un composant du bâtiment (entretien
préventif). L’entretien peut également permettre de pallier une situation problématique à la
suite de la défaillance d’un actif ou de l’altération de son fonctionnement (entretien correctif).

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25

1.1.2. Evaluation des besoins

L’évaluation des besoins est une étape cruciale qui permet de comparer la capacité
d’accueil actuelle du bâtiment aux prévisions démographiques du territoire desservi par
l’organisme scolaire. Les besoins doivent être évalués en continu (ou périodiquement de
manière récurrente) pendant toute la durée de vie du bâtiment. Cette étape sert à évaluer la
fonctionnalité du bâtiment, son état général et les besoins en espaces. Lorsque l’organisme
scolaire constate qu’un ajout d’espace est nécessaire, il en fait la demande au Ministère lors
de l’appel de projets.

1.1.3. Rénovation

La rénovation fait référence aux travaux de maintien d’actifs et aux travaux


d’amélioration de ceux-ci. Les premiers visent à maintenir l’état physique d’un actif pour
assurer la santé et la sécurité des personnes, poursuivre son utilisation aux fis auxquelles il est
destiné, réduire la probabilité de défaillance ou de rupture de service, ou contrer sa vétusté
physique. Les seconds ont pour objectif d’adapter le potentiel de service d’une infrastructure
existante. Le mode de réalisation de ces travaux relève de l’organisme scolaire. Ils peuvent
être mineurs ou majeurs et impliquer ou non la relocalisation temporaire de la clientèle.

1.1.4. Agrandissement

Les travaux d’agrandissement sont des travaux d’ajout d’espace qui consistent à
accroître la capacité de service par l’acquisition ou la construction d’une nouvelle
infrastructure (augmentation de la quantité ou de la superficie). Ainsi, un organisme scolaire
qui constate un manque d’espace lors de l’évaluation des besoins peut déposer un projet
d’ajout d’espace lors de l’appel de projets lancé par le Ministère. Si ce projet est retenu, un
programme sera établi et le cycle de vie recommencera.

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26

1.1.5. Remplacement

Le remplacement consiste à démolir et à reconstruire un bâtiment. Il s’agit de la


dernière étape de son cycle de vie. Le remplacement est nécessaire lorsqu’un bâtiment a
atteint un certain âge et que les travaux de maintien d’actifs et d’entretien ne suffisent plus
pour préserver un état viable pour l’occupation ou que la capacité de service n’est plus en
adéquation avec les besoins du secteur. Des indicateurs clés tels que les indices de vétusté
physique, normative et fonctionnelle permettent de déterminer les bâtiments qui sont rendus à
cette étape. D’autres indicateurs peuvent également être développés pour évaluer les
situations où il est moins coûteux de remplacer un bâtiment que de le rénover.
De plus, un remplacement inclut souvent des améliorations fonctionnelles autrement
impossibles à réaliser dans l’infrastructure à remplacer.

1.1.6. Disposition

Lorsque l’organisme scolaire constate qu’un immeuble n’est plus nécessaire pour
répondre aux besoins liés à un secteur, il peut demander au ministre de l’Éducation
l’autorisation de se défaire de ce bâtiment, que ce soit par l’aliénation (vente, cession ou
échange) ou, plus rarement, la démolition sans reconstruction.

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27

SECTION 2 : SUGGESTION

Dans cette section nous allons suggérer des idées pour bien conserver les
infrastructures scolaires pour un développement local.

2.1.L’enracinement

Le service public doit être profondément ancré dans la population, c'est-à-dire


correspondre à ses habitudes culturelles, ou encore à son niveau technique et financier. Pour
que la population ne marginalise pas les biens publics et ne se sente pas responsable quand
une infrastructure publique est en dégradation.

2.2.La coopération

La délivrance de services publics doit relever d’une coproduction de tous les acteurs,
une coopération qui implique à la fois l'État et les collectivités locales, la population et les
administrations, le secteur public et le secteur privé.

2.3.L’inclusivité

L’accès aux services de base pour l’ensemble de la population est une exigence
éthique et républicaine. Dès lors, les pouvoirs publics tirent forcément leur légitimité de leur
capacité à assurer les services à l'ensemble de la population sans exclusive.

2.4.L’ingénierie institutionnelle

Les structures doivent être construites conformément à leur vocation, c'est-à-dire


qu’il doit y avoir adéquation entre le mode d’organisation et de fonctionnement des
institutions et les principes qu'on leur demande de mettre en œuvre. Pour cela, il convient de
concevoir des organisations effectivement aptes, tant par leur structure elle-même que par la
culture, les habitudes, la formation et l'expérience de leurs membres.

IFEM-Sciences de l’éducation
28

2.5.L’agrégation

Il est nécessaire de concilier la diversité et l’unité. Les institutions doivent pouvoir


gérer à la fois la diversité des situations et l'unité des problèmes, agréger de proche en proche
les problèmes locaux en une vision globale, inscrire l'action quotidienne dans une perspective
globale et à long terme.

2.6.Le développement des ressources humaines

Les capacités locales doivent être à la hauteur des missions confiées. Pour ce faire, il
faut des ressources humaines adaptées, à la fois capables de dialogue, de coopération et de
vision dans le cadre d'échange d'expériences.

2.7.Autres suggestions

 Les pouvoirs publics doivent élaborer une stratégie actionnariale définissant les
objectifs globaux de l’actionnariat de l’Etat.
 L’Etat doit laisser les conseils d’administration des entreprises publiques exercer les
responsabilités qui leur incombent et respecter leur indépendance.
 L’exercice des droits attachés à la qualité d’actionnaire doit être clairement localisé au
sein de l’administration. Il doit être centralisé au sein d’une entité actionnaire unique
ou, lorsque cela n’est pas possible, confié à une instance de coordination. Cette «
entité actionnaire » doit avoir les pouvoirs et les compétences requises pour s’acquitter
de ses obligations.
 Lorsque les entreprises publiques sont cotées ou comptent parmi leurs actionnaires des
investisseurs autres que l’État. L’État et les entreprises publiques doivent reconnaître
les droits de tous les actionnaires et veiller à ce qu’ils bénéficient d’un traitement
équitable et d’un accès équivalent aux informations sur l’entreprise.
 Le conseil d’administration d’une entreprise publique doit se voir attribuer un mandat
clair et assumer en dernier ressort la responsabilité des résultats de l’entreprise
publique.

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29

SECTION 3 : RECOMMANDATION

Le Gouvernement, ainsi que le Ministère tutelle doit nommer un inspecteur pour


établir les renseignements suivants :
La portée des travaux, soit la sélection du type d’intervention et la quantité affectée,
selon une liste standardisée ;
 L’horizon de réalisation (variant de 0 à 10 ans) ;
 Les impacts liés à la nature des travaux.
 Les coûts des travaux sont estimés automatiquement selon un coût unitaire modélisé.
À la suite de l’inspection, une cote de priorisation pondérée est calculée pour orienter
l’utilisation des sommes allouées vers les projets ayant une priorité élevée et planifier ceux-ci
de façon conséquente

3.1. Déficit de maintien d’actifs et seuil d’état

Une infrastructure présente un déficit de maintien d’actifs seulement si son indice de


vétusté physique (IVP) (∑ des coûts des travaux sur 5 ans/valeur de remplacement) est
supérieur au seuil d’état de 15 %.
De plus, les travaux pouvant être considérés comme faisant partie du déficit de
maintien d’actifs doivent avoir été déterminés lors de l’inspection de l’infrastructure.

3.2. Qualité et intégrité des données

La direction générale de chaque organisme scolaire est responsable de la qualité, de


l’intégrité et de l’intégralité des données relatives à son parc d’infrastructures. La
collaboration de tous les acteurs concernés est essentielle pour que les objectifs en matière de
gestion des infrastructures soient atteints. La gestion des infrastructures publiques constitue
une responsabilité fondamentale des ministères et des organismes gouvernementaux. Le
présent cadre de gestion du ministère de l’Éducation de l’Education Nationale, élaboré en
collaboration avec des représentants des centres de services scolaires et des commissions
d’établissement, suit le modèle gouvernemental de gestion des parcs d’infrastructures présenté
dans le Guide d’élaboration et de mise en œuvre du Cadres de gestion des infrastructures
publiques du Secrétariat du Conseil du trésor (SCT).

IFEM-Sciences de l’éducation
30

3.3. Programme

A la suite du dépôt d’un projet, une fois que le Ministère l’a analysé et sélectionné,
ce dernier fournit un programme fonctionnel et technique standardisé adapté aux besoins
établis par l’organisme scolaire. Ce programme satisfait aux exigences ministérielles
concernant la construction et l’agrandissement de nouvelles écoles. Dans le cas d’une
demande d’agrandissement, le programme est personnalisé en fonction des locaux existants.
3.4. Conception

L’étape de conception fait référence à la période d’élaboration des plans et devis


complets, de l’esquisse au projet définitif. Elle comprend également l’avis de concept, l’avis
technique ainsi que l’appel d’offres, et se conclut par l’attribution d’un contrat de
construction.
3.5. Construction

Cette étape concerne la réalisation des travaux de construction et la mise en service


du bâtiment scolaire.
3.6. Occupation

Une fois le bâtiment mis en service, l’organisme scolaire peut y tenir ses activités et
servir sa clientèle, qu’elle soit scolaire ou communautaire. Cette étape couvre également les
formations et les suivis assurés auprès des occupants pour l’utilisation du bâtiment de même
que des activités quotidiennes comme des réglages de température ou d’éclairage ou encore la
gestion des systèmes centraux liés à la consommation du bâtiment en vue d’une optimisation
ou de la réalisation d’économies.
3.7. Inspection

Cette étape consiste à évaluer l’état d’un actif immobilier. L’inspection permet de
relever des problématiques liées à des actifs ou à des composants de l’infrastructure et d’y
apporter des correctifs lorsque cela est nécessaire. Il peut s’agir de travaux d’entretien, de
réparation ou de remplacement (maintien d’actifs).

IFEM-Sciences de l’éducation
31

CONCLUSION GENERAL

IFEM-Sciences de l’éducation
31

En définitive, le délabrement des infrastructures scolaires en zones rurales constitue


aujourd’hui un réel sujet de préoccupation en raison de son impact sur le rendement scolaire
qui bloque la politique de développement local. L’examen minutieux du problème a permis de
desceller quelques causes qui interpellent chaque maillon de la chaîne éducative. C’est en cela
qu’ont été sollicitées la contribution des acteurs de l’éducation et celle des communautés
locales.
Pour faire face à cette situation, deux pistes de solutions ont été proposées. Dans un
premier temps, la démarche consiste à agir sur la gouvernance publique à travers le respect de
la chose publique, et dans un second temps, d’impulser le dynamisme propre de la commune
rurale d’Anjoma Nandihizana. Dans cette logique, des mesures locales à prendre, et les
décisions attendues de l’administration centrale ont été proposées. C’est dans cette optique
qu’il a été suggéré la création d’un service en charge des infrastructures scolaires au niveau
des Collectivités Territoriales et l’adoption d’une loi portant Code de Bonne Gouvernance.
C’est dans cet ordre d’idée que de nombreux espoirs restent fondés sur le processus
de décentralisation en cours à Madagascar. Il s’agit surtout pour les Collectivités Territoriales
Décentralisées en étroite collaboration avec les sectorielles impliquées, notamment les
Délégations Départementales des Travaux Publics et les Délégations Départementales des
Marchés Publics, de vérifier la maturation des projets avant exécution, de respecter
scrupuleusement les règles régissant la passation des marchés publics, de garantir le respect
du personnel et du matériel de l’offre, et enfin, d’impliquer dans la transparence et la rigueur
la plus extrême, tous les intervenants statutaires dans le suivi, la réalisation et l’évaluation des
projets.
Une création d’un ministère en charge de la décentralisation et du développement
local est peut-être une solution. Mais l’on n’y parviendra que si une lutte sans merci est menée
contre la corruption et l’impunité dans tous les secteurs de la vie publique. Par ailleurs, l’on
estime que les administrateurs des matières en tant que gestionnaire de la chose publique, sont
sollicités au premier plan. Au niveau des établissements primaires, l’on attend des chefs
d’établissement qu’ils puissent rapidement contribuer à la réhabilitation les bâtiments tombés
en décrépitude, en saisissant les services compétents de l’Etat, ou alors en attirant l’attention
des Communes sur le niveau de dégradation de leurs infrastructures. Il s’agit aussi d’éviter la
déchéance programmée des installations scolaires. C’est dans cette optique que la contribution
des chefs d’établissement s’illustre davantage dans l’entretien convenable des infrastructures
existantes. De plus l’obligation de sauvegarde des matières devrait chez ces chefs de
structures, se renforcer à travers l’allègement des procédures et l’application des sanctions

IFEM-Sciences de l’éducation
32

face aux manquements observés. Améliorer la qualité de l’offre en éducation est donc un
facteur susceptible de favoriser le rendement scolaire pour le développement local, car
l’éducation reste et demeure un outil indispensable au développement humain, social et
économique. Toute action portée contre l’éducation est en réalité portée contre le
développement. Agir dans le secteur de l’éducation consiste à lancer les bases d’une société
juste, durable et prospère. C’est en cela que les contributions sont attendues au niveau
personnel, au niveau collectif et au niveau institutionnel pour la mise sur pied d’un climat
dynamique et « propice à l’action ». L’éducation restera l’arme la plus puissante pour changer
le monde comme disait le célèbre Nelson Mandela

IFEM-Sciences de l’éducation
i

BIBLIOGRAPHIE

[1]- « Enseigner et apprendre: atteindre la qualité pour tous » (Paris). UNESCO.


2014.
[2]- « Long chemin vers la liberté », Nelson Mandela. 2020
[3]- « Les secrets de la psychologie subtile », Jerold. 2022
[4]- « Monographie de Manandriana », Auteur inconnu. 2022

IFEM-Sciences de l’éducation
ii

WEBOGRAPHIE

[W1]http://www.recherchequalitative.qc.ca/revue/edition_reguliere/numero29%283%29/RQ_29%283
%29_Morrissette.pdf (Consulté le 25 juin 2023)
[W2]http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/159/index.asp?page=dossierA_7 (Consulté
le 13 juin 2023)
[W3]http://www.recherchequalitative.qc.ca/revue/edition_reguliere/numero30%281%29/Intro_RQ_30
%281%29.pdf (Consultée le 19 juin 2023)

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iii

CURRICULUM VITAE
A- ETAT CIVIL
Nom : RASOANANDRASANA
Prénoms : Célestine
Date de naissance : Vers 1992
Lieu de naissance : Andranomiditra Anjoma Nandihizana
CIN : 223 012 009 850 du 19 Avril 2013 à Manandriana
Situation matrimoniale : Mariée
Contact : 0342930470
Adresse : Anjoma Nandihizana, Manandriana

B- DIPLOMES
ANNEE DIPLOME ANNEE DIPLOME
ACADEMIQUE PEDAGOGIQUE
2005 CEPE 2021 CAP/EP
2009 BEPC
2013 BACC

C- EXPERIENCES PROFESSIONNELS

 2016 jusqu’à nos jour : Enseignante au CEG Marofotsy Anjoma Nandihizana

Manandriana le : 14 Août 2023

L’intéressée

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iv

ANNEXES

Annexe A
Lettre d’engagement de non plagiat

Je, soussignée Madame RASOANANDRASANA Célestine, certifie être pleinement


conscient (e) que le plagiat de documents ou d’une partie d’un document publiés sur toutes
formes de support, y compris Internet, constitue une violation des droits d’auteur. En
conséquence, je déclare avoir obtenu les autorisations nécessaires pour la reproduction
d’images, d’extraits, figures ou tableaux empruntés à d’autres œuvres et je m’engage à citer
toutes les sources que j’ai utilisées pour écrire cette thèse.
Fait à Manandriana, le………………….
Signature :

IFEM-Sciences de l’éducation
v

Annexe B

1 Titre de mémoire AMELIORATION DE L’INFRASTRUCTURE


SCOLAIRE, CAS DE L’EPP ANTETEZANA
ZAP ANJOMA NANDIHIZANA
Titre en seconde langue IMPROVEMENT OF SCHOOL
INFRASTRUTURE, CASE OF EPP
ANTETEZANA, ZAP ANJOMA
NANDIHIZANA
Titre en troisième langue s’il y en
lieu
2 Auteur Prénom : Nom de famille :
Célestine RASOANANDRASANA

Adresse courriel : TEL : 0342930470

3 Encadreur [mémoire] RALISOA Nomenjanahary Marie Thérèse


Membres du jury TSIRY Elson Antonnet Lucio
4 Diplôme DTS
5 Spécialisation
6 Langue [mémoire] Malagasy Français Anglais
7 Année de l’obtention
8 Nombre de pages
9 Adresse complète Université Sciences de l’éducation
IFEM
Centre :
Manandriana

Notice mémoire

IFEM-Sciences de l’éducation
vi

ANNEXES : Carte administrative de Manandriana, photo des élèves à l’EPP


Antetezana et établissement scolaire publique Antetezana

IFEM-Sciences de l’éducation
vii

Figure 1: Eleves à l'EPP Antetezana

IFEM-Sciences de l’éducation
viii

Figure 2: Etablissement scolaire publique à Antetezana

IFEM-Sciences de l’éducation
ix

RESUME
Les manquements observables dans l’entretien des infrastructures scolaires dans
l’EPP Antetezana du ZAP Anjoma Nandihizana constituent une préoccupation majeure non
seulement en raison de leur incidence sur le développement durable en milieu scolaire, mais
également en raison de ses répercussions sur le développement local. Les causes de ce
dysfonctionnement relèvent certes d’un ordre systémique, mais se trouvent davantage dans
une gestion arbitraire des ressources matérielles sur le terrain. Pour faire face à ce problème,
deux hypothèses ont été explorées dans cet exercice scientifique. La première propose d’agir
sur la gouvernance publique à travers le respect de la chose publique. La seconde consiste à
impulser le dynamisme propre de la commune par la mise en œuvre effective de la
décentralisation, et la prise des mesures conséquentes telle l’adoption d’un Code
de Bonne Gouvernance. La méthodologie utilisée procède de l’enquête de terrain, de
l’exploitation des données secondaires et de l’analyse documentaire. L’étude s’appuie aussi
sur l’analyse des professionnels, et s’efforce à valoriser la contribution des acteurs sociaux
dans le processus de développement local.
Mots clefs : Entretien limité, Infrastructures scolaires, offre en éducation, Développement
durable Chose publique, Développement local

ABSTRACT
The lack of maintenance of school infrastructures in the EPP Anjoma Nandihizana
of the ZAP Anjoma Nandihizana is a worry that affects the sustainability in education and
hinders local development. This is due to close relationship existing between education and
development. It is noticeable that the situation could either originate from a systemic failure,
or from a poor management of material resources on the field. To help solve this situation,
two proposals have been stated: Firstly, acting on the governance through therespect of
commonwealth. Secondly, boosting dynamism of councils by ensuring full implementation of
decentralization, and adopting strong measures such as the vote of a law on a Code of Good
Governance. The methodology of this study is based on field inquiry, documentary analysis
and secondary data so as to promote the contribution of social actors in the local development
process. Indeed, ensuring quality offer in education is a good means to
uphold human, social and economical development.
Keywords: Lack of maintenance School infrastructures, offer in education, Sustainable
development, Commonwealth, Local development

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X

Table des matières


AVANT PROPOS .................................................................................................................................... i
SOMMAIRE ............................................................................................................................................ii
REMERCIEMENTS ...............................................................................................................................iii
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................................... iv
LISTE DES FIGURES .............................................................................................................................v
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................................................... vi
INTRODUCTION ET PROBLEMATISATION ................................................................................... vii
CHAPITRE I ........................................................................................................................................... 4
METHODOLOGIE ................................................................................................................................. 4
SECTION 1 : MATÉRIELS.................................................................................................................... 4
1.1. Présentation de la zone d’étude ................................................................................................... 4
1.1.1. Présentation du District de Manandriana ................................................................................ 4
1.1.2. Présentation de la commune rurale d’Anjoma Nandihizana ................................................... 5
1.1.2.1. Historique de la Commune .................................................................................................. 5
1.1.3. Situation géographique ............................................................................................................ 5
1.1.4. Evolution démographique ....................................................................................................... 5
1.1.5. Organisation administrative..................................................................................................... 7
1.1.6. Infrastructure ........................................................................................................................... 8
1.2. Documents utilisés ...................................................................................................................... 8
1.3. Matériels et/ou outils utilisés ....................................................................................................... 9
1.4. EPP Antetezana ........................................................................................................................... 9
SECTION 2 : MÉTHODE DE COLLECTE ET DE TRAITEMENT DES DONNÉES ...................... 11
2.1. Méthode de collecte de données .................................................................................................... 11
2.1.1. Méthode déductive ............................................................................................................. 11
2.1.2. Méthode inductive ............................................................................................................. 11
2.1.3. Autres méthodes de collecte des données........................................................................... 12
2.1.3.1. Observation ............................................................................................................................. 12
2.1.3.2. Entretien .................................................................................................................................. 12
2.1.3.3. Documentation ........................................................................................................................ 12
2.2. Traitement de données................................................................................................................... 12
2.3. Analyse du contenu ou données .................................................................................................... 13
SECTION 3 : LIMITES DE L’ÉTUDE ET DIFFICULTÉS RENCONTRÉES ................................... 14

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XI

3.1. Limites de l’étude .......................................................................................................................... 14


3.2. Difficultés rencontrées .................................................................................................................. 14
CHAPITRE II : RÉSULTATS ET ANALYSE................................................................................................... 16
SECTION 1 : AGIR SUR LA GOUVERNANCE PUBLIQUE A TRAVERS LE RESPECT DE LA
CHOSE PUBLIQUE ............................................................................................................................. 16
1.1. Le transfert des compétences et la gouvernance publique ........................................................ 16
1.1.1. La chose publique comme « res communis » ........................................................................ 16
1.1.2. Le FRAM .............................................................................................................................. 17
1.1.3. Le FEFFI ............................................................................................................................... 18
1.1.4. La chose publique comme « Res nullius ». ........................................................................... 19
1.1.5. Les évènements familiaux et culturels .................................................................................. 19
1.1.6. Les infrastructures ................................................................................................................. 20
SECTION 2 : IMPULSER LE DYNAMISME PROPRE DE LA COMMUNE RURALE D’ANJOMA
NANDIHIZANA PAR LA MISE EN ŒUVRE EFFECTIVE DE LA DECENTRALISATION, ET LA
PRISE DES MESURES CONSEQUENTES TELLE L’ADOPTION D’UN CODE DE BONNE
GOUVERNANCE................................................................................................................................. 21
2.1. Décentralisation et gouvernance locale : De quoi parle-t-on ? .................................................. 21
2.1.1. Décentralisation ..................................................................................................................... 21
2.1.2. Gouvernance locale ............................................................................................................... 22
2.1.3. Code de bonne gouvernance de la Commune Rurale d’Anjoma Nandihizana ..................... 22
CHAPITRE III ...................................................................................................................................... 24
DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS ..................................................................................... 24
SECTION 1 : DISCUSSION ................................................................................................................ 24
1.1. Gestion des infrastructures scolaires ......................................................................................... 24
1.1.1. Entretien des infrastructures scolaires ................................................................................... 24
1.1.2. Evaluation des besoins .......................................................................................................... 25
1.1.3. Rénovation ............................................................................................................................ 25
1.1.4. Agrandissement ..................................................................................................................... 25
1.1.5. Remplacement ....................................................................................................................... 26
1.1.6. Disposition............................................................................................................................. 26
SECTION 2 : SUGGESTION ............................................................................................................... 27
2.1. L’enracinement .......................................................................................................................... 27
2.2. La coopération ........................................................................................................................... 27
2.3. L’inclusivité............................................................................................................................... 27
2.4. L’ingénierie institutionnelle ...................................................................................................... 27

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XII

2.5. L’agrégation .............................................................................................................................. 28


2.6. Le développement des ressources humaines ............................................................................. 28
2.7. Autres suggestions ..................................................................................................................... 28
SECTION 3 : RECOMMANDATION ................................................................................................. 29
3.1. Déficit de maintien d’actifs et seuil d’état ...................................................................................... 29
3.2. Qualité et intégrité des données ...................................................................................................... 29
3.3. Programme ..................................................................................................................................... 30
3.4. Conception...................................................................................................................................... 30
3.5. Construction ................................................................................................................................... 30
3.6. Occupation...................................................................................................................................... 30
3.7. Inspection ....................................................................................................................................... 30
CONCLUSION GENERAL.................................................................................................................. 31
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................................... i
WEBOGRAPHIE .....................................................................................................................................ii
CURRICULUM VITAE .......................................................................................................................iii
ANNEXES .............................................................................................................................................. iv
Annexe A................................................................................................................................................. iv
Annexe B ..................................................................................................................................................v
Notice mémoire .......................................................................................................................................v
ANNEXES : Carte administrative de Manandriana, photo des élèves à l’EPP Antetezana et
établissement scolaire publique Antetezana ............................................................................................ vi
RESUME ................................................................................................................................................. ix
ABSTRACT ............................................................................................................................................ ix

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