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Histoire et Redécouverte de Babylone

La ville de babylone

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I.

PRESENTATION DE BABYLONNE
Le nom « Babylone » provient du grec, lui-même dérivé de
l'akkadien, bāb-ili(m), signifiant « Porte (bābu(m)) du Dieu
(ili(m)) », qui se trouve également dans les textes sous la forme
bāb-ilāni, « Porte des Dieux ». Il aurait pour origine le terme
Babal ou Babulu, peut-être issu du langage, disparu, d'une
population antérieure à la présence sumérienne et sémitique en
Mésopotamie méridionale, donc inexplicable ; une autre
hypothèse est qu'il s'agisse d'un terme d'origine sumérienne,
signifiant peut-être « bosquet »( groupe d’arbres plantés pour
l’agrément. Ce terme originel aurait alors évolué en étant
interprété (en raison de la proximité phonétique) par les
locuteurs de l'akkadien peuplant la ville comme signifiant
« Porte du Dieu », puisqu'il apparaît couramment dans les textes
les plus anciens en logogrammes sumériens, sous la forme
KÁ.DINGIR ou KÁ.DINGIR.RA, qui a le même sens (KÁ « Porte »,
DINGIR « Dieu », -A étant la marque du génitif) et en est donc
une traduction et non pas une simple transposition phonétique
comme pour les autres adaptations du mot dans d'autres
langues[13]. Le nom akkadien de la ville est par ailleurs à l'origine
de l'hébreu Babel ou encore de l'arabe Bābil qui désignent la
cité dans ces langues.
Babylone était une ville antique de Mésopotamie. C'est
aujourd'hui un site archéologique majeur qui prend la forme
d'un champ de ruines incluant des reconstructions partielles
dans un but politique ou touristique. Elle est située sur
l'Euphrate dans ce qui est aujourd'hui l'Irak, à environ 100 km
au sud de l'actuelle Bagdad, près de la ville moderne de Hilla.
Qui s’est étendue sur une période allant de 2340 av.JC jusqu’à
224 ap .JC .
Sous le règne de Hammurabi, dans la première moitié du
XVIIIe siècle av. J.-C. cette cité jusqu'alors d'importance mineure
devient la capitale d'un royaume qui étend progressivement sa
domination à toute la Basse Mésopotamie et même au-delà. Elle
connaît son apogée au VIe siècle av. J.-C. durant le règne de
Nabuchodonosor II qui dirige alors un empire dominant une
vaste partie du Moyen-Orient. Il s'agit à cette époque d'une des
plus vastes cités au monde, ses ruines actuelles occupant
plusieurs tells sur près de 1 000 hectares. Son prestige s'étend
au-delà de la Mésopotamie, notamment en raison des
monuments célèbres qui y ont été construits, comme ses
grandes murailles, sa ziggurat (Etemenanki) qui pourrait avoir
inspiré le mythe de la tour de Babel et ses légendaires jardins
suspendus dont l'emplacement n'a toujours pas été identifié, si
tant est qu'ils aient bien existé.
II. LA REDECOUVERTE DE BABYLONNE
Babylone occupe une place à part en raison du mythe qu'elle est
progressivement devenue après son déclin et son abandon qui a
lieu dans les premiers siècles de notre ère. Ce mythe est porté
par plusieurs récits bibliques et également par ceux des auteurs
gréco-romains qui l'ont décrite et ont ainsi assuré une longue
postérité à cette ville, mais souvent sous un jour négatif. Son
site, dont l'emplacement n'a jamais été oublié, n'a fait l'objet de
fouilles importantes qu'au début du XXe siècle sous la direction
de l'archéologue allemand Robert Koldewey qui a exhumé ses
monuments principaux. Depuis, l'importante documentation
archéologique et épigraphique mise au jour dans la ville,
complétée par des informations provenant d'autres sites
antiques ayant eu un rapport avec Babylone, a permis de
donner une représentation plus précise de l'ancienne ville, au-
delà des mythes.
III. LES PHASES DE L’HISTOIRE DE BABYLONNE
Babylone apparaît tardivement dans l'histoire de la
Mésopotamie antique, en comparaison des autres grandes
villes de cette civilisation, comme Kish, Uruk, Ur, Nippur ou
Ninive. Son ascension rapide n'en est donc que plus
remarquable.
Alors que la ville est peu mentionnée dans la documentation de
la seconde moitié du IIIe millénaire av. J.-C., elle connaît une
croissance rapide sous l'impulsion d'une dynastie amorrite qui
remporte plusieurs succès militaires majeurs, durant la période
dite « paléo-babylonienne » (2004-1595 av. J.-C.). La période
suivante, dite « médio-babylonienne » (1595 – fin du
XIe siècle av. J.-C.), voit Babylone confirmer durablement son
rang de capitale de la Mésopotamie méridionale, notamment
parce qu'elle devient un grand centre religieux en plus d'un
centre politique, sous les dynasties kassite et d'Isin II. Le
Ier millénaire av. J.-C. débute par des périodes très difficiles, qui
se prolongent dans les guerres provoquées par les tentatives de
domination des rois assyriens sur la Babylonie. Ceux-ci sont
finalement vaincus par les rois qui fondent le puissant empire
« néo-babylonien » (626-539 av. J.-C.) et entreprennent les
chantiers qui font de Babylone la ville la plus prestigieuse de son
temps.
Après leur chute, plusieurs dynasties étrangères se succèdent à
Babylone, et même si la ville n'est pas leur capitale, elle
conserve une importance notable jusqu'aux derniers siècles av.
J.-C., durant les phases tardives de l'histoire babylonienne, avant
son abandon durant les premiers siècles de notre ère.
Empires d'Akkad et Ur III c. 2340-2000 av. J.-C.
IV. Période d'Isin-Larsa c. 2000-1800 av. J.-C. LES

Première dynastie de
c. 1800-1595 av. J.-C.
Babylone
Dynastie kassite de
c. 1595?-1155 av. J.-C.
Babylone
Empire assyrien 728-626 av. J.-C.
Empire néo-babylonien 626-539 av. J.-C.
Empire achéménide 539-331 av. J.-C.
Empire séleucide 311-c. 141 av. J.-C.
c. 141 av. J.-C.-224 apr.
Empire parthe
J.-C.

CARACTERISTIQUES DE LA VILLE DE BABYLONNE


1. Caractéristiques Politiques :
Babylone était organisé en royaume et le roi était logé dans un temple
appelé le palais royale avec sa famille et ses fonctionnaires . Il était
considérer comme un dieu car il était omniprésent dans toutes les
décisions politiques a prendre . Et cette grande ville a connu de
nombreux rois ou empereurs qui ont marqué l’évolution de cette ville
dont les plus influents furent Hamourabi et Nabuchodonosore sous le
quel l’Empire est tombé avec la conquête des assyriens.
2. Caractéristiques socio-économiques :
Les résidences de Babylone ont livré des tablettes d'argile
inscrites en cunéiforme, qui offrent un éclairage limité mais
appréciable sur la vie quotidienne des anciens habitants de
la ville, en particulier les activités économiques des plus
riches d'entre eux. La vie des habitants de la plus grande
agglomération de la Mésopotamie antique est donc mal
connue. Elle abrite alors une population très cosmopolite,
avec la venue de déportés, mais aussi de marchands, de
militaires et d'administrateurs de Syrie, du Levant, et plus
tard de Perses et d'une communauté grecque.
Plusieurs corpus de textes issus des activités privées de familles
de notables caractéristiques des périodes néo-babylonienne et
achéménide ont été retrouvés lors de fouilles régulières et
clandestines. Les maisons du Merkes ont livré quelques tablettes
économiques, provenant de familles d'une sorte de couche
moyenne de la société ayant des activités d'achats immobiliers,
de prêts et de locations de terrains.
Mais les lots de groupes plus riches proviennent de fouilles
clandestines documentant des notables du quartier de Shuanna,
le plus important étant celui de la famille des descendants
d'Egibi, constitué d'environ 1 700 textes datés du règne de
Nabuchodonosor II à celui de Xerxès Ier, soit environ un siècle. La
première génération connue, dont le chef de famille est un
dénommé Shulaya, bâtit sa prospérité sur un commerce local de
denrées alimentaires.
D'autres familles ayant des activités similaires sont connues par
des archives de cette période à Babylone, comme les
descendants de Nur-Sîn et ceux de Nappāhu. Il s'agit d'un
groupe qui peut alors connaître une ascension sociale
remarquable en menant des activités diverses : certaines pour
le compte d'institutions, comme des charges dans
l'administration royale et celle des temples, notamment la prise
de prébendes, parts de service cultuel donnant droit à une
rémunération ; une autre partie des activités est de type privé, à
savoir des prêts, acquisition de propriétés, opérations
commerciales, etc .
La ville de Babylone est en effet le cadre d'activités
économiques diverses servant de base aux affaires de familles
de notables, en premier lieu l'agriculture pratiquée sur des
champs céréaliers et des palmeraies-jardins situés à l'intérieur
des murailles ou dans sa périphérie immédiate. Ce sont ces
terrains que les notables cherchent à acquérir en priorité, de
façon à en tirer des revenus importants en profitant de la
proximité du fort marché de denrées que représente la ville. Ils
se chargent également de la commercialisation des produits
agricoles depuis ces terrains et d'autres situés plus loin, en
utilisant le réseau de canaux pour leur transport. Iddin-Marduk
de la famille des descendants de Nur-Sîn monte ainsi un réseau
de collecte puis d'acheminement vers Babylone des productions
de paysans localisés à proximité d'un canal (céréales, dattes et
légumes avant tout). Babylone est également une ville
commerciale majeure, jouant un rôle de carrefour régional et
international grâce aux voies terrestres et fluviales majeures la
desservant. Des marchands y affluent pour se procurer des
matières premières rares venues d'horizons lointains.
Cependant le commerce régional et local est plus important.
Plusieurs espaces commerciaux importants sont connus dans la
ville : le port fluvial (kāru, « quai ») et le pont évoqués plus haut,
et une partie du quartier de Shuanna autour de la « porte du
Marché » (KÁ.GANBA/bāb maḫīri ; une porte de l'ancienne
enceinte englobée dans la ville intérieure à l'époque récente.
3. Caractéristiques Culturelles
 Capitale religieuse
Il faut retenir que Babylonne était une capitale religeuse . On y
trouvait plusieurs temples qui consitituaient les lieux de cultes
de la ville et le polyteîsme fut leur forme de religion qui
s’explique par l’adoration de plusieurs divinités. La divinité
tutélaire de Babylone est Marduk, divinité aux origines obscures
qui s'est progressivement hissée au sommet du panthéon de
Mésopotamie appuyé par la royauté babylonienne triomphante
et le clergé de l'Esagil, durant la seconde moitié du
IIe millénaire av. J.-C.
 Un haut lieu du savoir
La fonction cultuelle et les moyens économiques des temples en
ont fait les lieux culturels principaux de Babylone. Plusieurs des
temples de la ville ont ainsi livré des tablettes techniques,
scientifiques et littéraires, des fonds de manuscrits qui peuvent
être caractérisés comme des bibliothèques.
V. ARCHITECTURE ET URBANISATION DE BABYLONE
Plan de la ville intérieure de Babylone au VIe siècle av. J.-
C., avec les données topographiques issues des fouilles
et du texte Tintir.
Les axes de communication terrestres sont également
importants dans la structuration de l'espace urbain .. Tintir
indique que chaque porte ouvre sur une grande avenue, mais
les seules à avoir été repérées clairement sur place sont la
« Voie processionnelle » (Ay-ibur-šabu, « Que l'ennemi arrogant
ne passe pas ! »), rectiligne de sens nord-sud sur environ
900 mètres, entre la porte d'Ishtar et le quartier sacré, et une
autre voie tout aussi rectiligne la coupant à angle droit au
niveau du complexe cultuel, longue d'au moins 500 mètres et
passant entre l'enceinte de la ziggurat et celle de l'Esagil pour
mener au pont. Elles sont pavées de dalles cuites liées avec du
bitume. La Voie processionnelle, qui est comme son nom
l'indique un axe majeur lors de cérémonies religieuses, est large
de plus de 20 mètres, et ornée au moins sur une partie de frises
en briques glaçurées décorées de lions et de rosaces.
Le seul quartier d'habitation à avoir été fouillé est situé sur le
site du Merkes, à l'est de la Voie processionnelle et du complexe
sacré, entre les anciens quartiers de Ka-dingirra, Eridu et
Shuanna. Sa voirie est caractérisée par des rues étroites
approximativement rectilignes et se coupant quasiment en
angles droits. Il s'agit peut-être de l'héritage d'un ancien plan
orthogonal planifié qui a été altéré à la suite de remaniements
de constructions, qui sont courants en raison de l'altération
rapide des constructions en briques crues qui doivent
régulièrement être restaurées.
La voirie du Merkes délimite des îlots d'habitations d'environ 40
à 80 mètres de côté, où une dizaine de résidences, datées de
l'époque néo-babylonienne jusqu'à l'époque parthe, ont été
fouillées. Elles permettent d'approcher les aspects matériels de
la vie des anciens habitants de Babylone. Construites en briques
d'argile crues, elles mesurent entre 196 m² et 1 914 m² au sol
(la surface habitable étant inférieure car il faut enlever l'espace
couvert par les murs), avec une surface moyenne située autour
de 200 m2. Cela illustre donc une société très hiérarchisée, mais
sans séparation forte entre aisés et moins aisés, qui vivent ici
dans le même quartier. Les résidences ont au minimum 8 pièces
et au maximum une vingtaine. Elles sont souvent organisées
autour d'un espace central, qui peut-être ouvert, et d'une pièce
de réception rectangulaire donnant sur les autres salles, dont la
fonction est généralement impossible à définir. Ces maisons
disposent probablement d'un étage (même trois ou quatre si on
suit la description d'Hérodote). Aux époques hellénistique et
parthe, elles conservent la même organisation générale, mais
les espaces centraux de certaines maisons riches sont
réaménagés pour prendre la forme d'une cour péristyle,
témoignage d'une influence grecque. Le mobilier trouvé dans les
résidences est modeste : essentiellement de la vaisselle en terre
cuite, parfois en pierre ou en verre, ainsi que diverses plaques et
figurines en terre cuite représentant des génies ou démons,
ayant sans doute une fonction protectrice.
 La construction des monuments .

Les « Jardins suspendus »


Dès les premières campagnes de fouilles, on cherche la
« merveille du monde » de Babylone : les Jardins suspendus, qui
selon une version auraient été construits par Nabuchodonosor II.
Les palais de Nabuchodonosor etc…
VI. CONCLUSION
Par son importance politique et culturelle, Babylone a
durablement marqué les esprits et est devenu un élément à part
entière de l'imaginaire et des mythes de plusieurs civilisations,
même longtemps après sa chute. Les récits relatifs à cette ville,
difficilement dissociables de la trajectoire du royaume dont elle
était la capitale, se sont avant tout concentrés sur son statut de
ville aux proportions gigantesques et aux monuments
grandioses, mais aussi, de façon plus négative, sur son orgueil
et ses péchés.
REPUBLIQUE DE GUINEE
Travail-Justice-Solidarité
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR , DE LA
RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
INSTITUT SUPERIEUR D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME
( ISAU)
DEPARTEMENT : URBANISME NIVEAU : 2em ANNEE A:
2021-2022
MATIERE : HISTOIRE ET CIVILISATION DES VILLES

EPXOSE
THEME : Etude et Retraçage d’un plan d’une ville
Mésopotamienne
S/THEME : Etude de la Ville de Babylonne
PLAN DE TRAVAIL
I. PRESENTATION DE BABYLONNE
II. REDECOUVERTE DE LA VILLE
III. LES PHASES DE L’HISTOIRE DE BABYLONE
IV. CARACTERISTIQUES DE LA VILLE DE BABYLONE
1. Caractéristiques Politiques
2. Caractéristiques socio-économiques
3. Caractéristiques culturelles
V. ARCHITECTURE ET URBANISATION DE BABYLONE( Etude du plan
d’aménagement)
VI. CONCLUSION
EXPOSANTS :
1. Mamadou Bobo Bah
2. Cécé 1 Loua
PROF : MR Mamadou lamarana Bah
Date : 27/03/2022

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