𝑅´ 𝑒 − 1−
𝑒𝑠𝑢𝑚´
2023-2024 2 BAC S.M
La Continuité
Définitions
Soient 𝑓 une fonction numérique définie sur un ouvert 𝐼 et 𝑎 ∈ 𝐼.
Ê On dit 𝑓 est continue en 𝑎 si lim 𝑓 (𝑥) = 𝑓 (𝑎).
𝑥→𝑎
⇔ (∀𝜀 > 0)(∃𝛼 > 0)(∀𝑥 ∈ 𝐷𝑓 ) : |𝑥 − 𝑎| < 𝛼 ⇒ |𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑎)| < 𝜀
Ë On dit que 𝑓 est continue à droite de 𝑎 si lim+ 𝑓 (𝑥) = 𝑓 (𝑎).
𝑥→𝑎
Ì On dit que 𝑓 est continue à gauche de 𝑏 si lim− 𝑓 (𝑥) = 𝑓 (𝑏).
𝑥→𝑏
𝑓 est continue en 𝑎 ⇔ 𝑓 est continue à droite et à gauche de 𝑎
Í On dit que 𝑓 est une fonction continue sur un intervalle ouvert 𝐼 s’elle est continue
en tout point de 𝐼.
Î On dit que 𝑓 est une fonction sur un intervelle [𝑎, 𝑏] s’elle est continue sur ]𝑎, 𝑏[,
continue à droite de 𝑎 et continue à gauche de 𝑏.
√
Ï Les fonctions polynomiales, les fonctions rationnelles, les fonctions : 𝑥 ↦→ 𝑥, 𝑥 ↦→
sin 𝑥 et 𝑥 ↦→ cos 𝑥 sont continues sur chaque intervalle inclus dans leur domaine de
définition.
Ð la partie entière n’est pas continue en tout 𝑘 de Z.
Ñ la partie entière est continue sur l’intervalle [𝑘, 𝑘 + 1[ pour tout 𝑘 de Z.
Les opérations sur les fonctions continues
Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues sur un intervalle 𝐼 et 𝜆 ∈ R.
Ê les fonctions 𝑓 + 𝑔, 𝜆𝑓 et 𝑓 𝑔 sont continues sur 𝐼.
1 𝑓
Ë Si de plus 𝑔 ne s’annule pas sur 𝐼, alors les fonctions et
sont continues sur 𝐼.
𝑔 𝑔
Ì Si 𝑓 et 𝑔 sont deux fonctions continues sur 𝐼 et 𝐽 respectivement avec 𝑓 (𝐼) ⊂ 𝐽 ,
alors 𝑔 ∘ 𝑓 est continue sur 𝐼.
Í Soit 𝐼 un intervalle ouvert, soit 𝑎 ∈ 𝐼 et 𝑓 une fonction définie sur 𝐼 avec lim 𝑓 (𝑥) =
𝑥→𝑎
𝑙 ∈ R et 𝑔 est une fonction continue sur 𝐽 avec 𝑓 (𝐼) ⊂ 𝐽 alors lim (𝑔 ∘ 𝑓 )(𝑥) = 𝑔(𝑙).
𝑥→𝑎
L’image d’un intervalle par une fonction continue
Ê l’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.
Ë l’image d’un segment par une fonction continue est un segment.
L’image d’un intervalle par une fonction continue strictement monotone
𝐼 𝑓 (𝐼) si 𝑓 est continue et str ↗ 𝑓 (𝐼) si 𝑓 est continue et str ↘
[𝑎, 𝑏] [𝑓 (𝑎), 𝑓 (𝑏)] [𝑓 (𝑏), 𝑓 (𝑎)]
]︂ [︂
]𝑎, 𝑏] ] lim+ 𝑓 (𝑥), 𝑓 (𝑏) 𝑓 (𝑏), lim+ 𝑓 (𝑥)[
[︂𝑥→𝑎 𝑥→𝑎 ]︂
[𝑎, 𝑏[ 𝑓 (𝑎), lim− 𝑓 (𝑥)[ ] lim− 𝑓 (𝑥), 𝑓 (𝑎)
𝑥→𝑏 𝑥→𝑏
]𝑎, 𝑏[ ] lim+ 𝑓 (𝑥), lim− 𝑓 (𝑥)[ ] lim− 𝑓 (𝑥), lim+ 𝑓 (𝑥)[
𝑥→𝑎
[︂ 𝑥→𝑏 𝑥→𝑏 𝑥→𝑎 ]︂
[𝑎, +∞[ 𝑓 (𝑎), lim 𝑓 (𝑥)[ ] lim 𝑓 (𝑥), 𝑓 (𝑎)
𝑥→+∞ 𝑥→+∞
]𝑎, +∞[ ] lim+ 𝑓 (𝑥), lim 𝑓 (𝑥)[ ] lim 𝑓 (𝑥), lim+ 𝑓 (𝑥)[
𝑥→𝑎 𝑥→+∞ ]︂ 𝑥→+∞
[︂ 𝑥→𝑎
] − ∞, 𝑏] ] lim 𝑓 (𝑥), 𝑓 (𝑏) 𝑓 (𝑏), lim 𝑓 (𝑥)[
𝑥→−∞ 𝑥→−∞
] − ∞, 𝑏[ ] lim 𝑓 (𝑥), lim− 𝑓 (𝑥)[ ] lim− 𝑓 (𝑥), lim 𝑓 (𝑥)[
𝑥→−∞ 𝑥→𝑏 𝑥→𝑏 𝑥→−∞
] − ∞, +∞[ ] lim 𝑓 (𝑥), lim 𝑓 (𝑥)[ ] lim 𝑓 (𝑥), lim 𝑓 (𝑥)[
𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞
Théorème des valeurs intermédiaires
Ê Théorème : Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎, 𝑏], pour tout 𝑘 comprise entre 𝑓 (𝑎)
et 𝑓 (𝑏) il va exister 𝛼 ∈ [𝑎, 𝑏] telle que 𝑓 (𝛼) = 0.
Ë Corollaire : Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎, 𝑏] telle que 𝑓 (𝑎)𝑓 (𝑏) < 0. Alors :
L’équation 𝑓 (𝑥) = 0 admet au moins une solution dans ]𝑎, 𝑏[.
Si de plus 𝑓 est strictement monotone, l’équation 𝑓 (𝑥) = 0 admet une unique solution
dans ]𝑎, 𝑏[.
La Dichotomie
Le but de cette méthode est d’approcher la solution d’une équation de type 𝑓 (𝑥) = 0.
Si 𝑓 est continue et strictement monotone sur [𝑎, 𝑏] telle que 𝑓 (𝑎)𝑓 (𝑏) < 0, alors
∃!𝛼 ∈]𝑎, 𝑏[/𝑓 (𝛼) = 0. On a deux cas :
(︂ )︂ ]︂
𝑎+𝑏 𝑎+𝑏
˓→ si 𝑓 𝑓 (𝑏) < 0 alors 𝛼 ∈ , 𝑏[.
2 2
(︂ )︂ ]︂
𝑎+𝑏 𝑎+𝑏
˓→ si 𝑓 𝑓 (𝑎) < 0 alors 𝛼 ∈ 𝑎, [
2 2
On continue de cette manière jusqu’à l’encadrement demandé de 𝛼.
La fonction réciproque
Soit 𝑓 une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle 𝐼 et 𝐽 = 𝑓 (𝐼)
La fonction qui lie chaque élément 𝑦 de 𝐽 avec l’unique élément 𝑥 de 𝐼 tel que 𝑓 (𝑥) = 𝑦
s’appelle
{︃ la fonction réciproque
{︃ de 𝑓 notée 𝑓 −1 . On a donc :
𝑓 −1 (𝑥) = 𝑦 𝑓 (𝑦) = 𝑥
Ê ⇔ ,
𝑥∈𝐽 𝑦∈𝐼
Ë ∀𝑥 ∈ 𝐼 : 𝑓 −1 ∘ 𝑓 (𝑥) = 𝑥, ∀𝑥 ∈ 𝐽 : 𝑓 ∘ 𝑓 −1 (𝑥) = 𝑥.
(︀ )︀ (︀ )︀
Ì 𝑓 −1 est continue sur 𝑓 (𝐼) Í 𝑓 et 𝑓 −1 ont la m^eme monotonie.
(︀ )︀
Î 𝐶𝑓 −1 et (𝐶𝑓 ) sont symétrique par rapport à 𝑦 = 𝑥 dans un repère orthonormé.
La fonction Arctangente
𝜋 𝜋
La restriction de la fonction 𝑥 ↦→ tan(𝑥) sur ] − , [ est continue et strictement
2 2
𝜋 𝜋
croissante sur ] − , [, donc elle est bijective et sa bijection réciproque est appelé
2 2
Arctangente qui sera noté noté 𝑥 ↦→ 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑥).
Ê La fonction 𝑥 ↦→ arctan(𝑥) est continue et strictement croissante sur R.
𝜋 𝜋
Ë (∀𝑥 ∈ R) : tan(arctan(𝑥)) = 𝑥; (∀𝑥 ∈] − , [) : arctan(tan(𝑥)) = 𝑥
2 2
𝜋 𝜋
Ì (∀𝑥 ∈ R); (∀𝑦 ∈] − , [) : arctan(𝑥) = 𝑦 ⇐⇒ 𝑥 = tan(𝑦)
2 2
𝜋 𝜋 arctan(𝑥)
Í lim arctan(𝑥) = lim arctan(𝑥) = − lim =1
𝑥→+∞ 2 𝑥→−∞ 2 𝑥→0 𝑥
La fonction racine nième
Soit 𝑛 ∈ N* , la fonction 𝑥 ↦→ 𝑥𝑛 est continue et strictement croissante sur R+ , alors elle
est bijective de R+ dans R+ et sa bijection réciproque est appelé fonction racine nième
√
sera noté 𝑛 .
√
Ê (∀𝑥, 𝑦 ∈ [0, +∞[) : 𝑛
𝑥 = 𝑦 ⇔ 𝑥 = 𝑦𝑛
√ √
Ë (∀𝑥 ∈ [0, +∞[) : ( 𝑛 𝑥)𝑛 = 𝑥𝑛 = 𝑥
𝑛
𝑝 √
Ì Si 𝑟 = ∈ Q , on pose (∀𝑥 ∈]0, +∞[) : 𝑥𝑟 = 𝑥𝑝
𝑞
𝑞
Í La fonction 𝑥 ↦→ 𝑥𝑟 est continue sur ]0, +∞[, pour tout 𝑟 ∈ Q.
Î pour tout 𝑟, 𝑟(︂′ ∈)︂Q et pour tout 𝑥, 𝑦 ∈] 0, +∞[ on a :
𝑟+𝑟 ′ 𝑟 𝑟′ 𝑥 𝑟 𝑥𝑟 𝑟𝑟′ 𝑟 𝑟′ 1 −𝑟 𝑥
𝑟
′
𝑥 =𝑥 𝑥 ; = 𝑟 ; 𝑥 = (𝑥 ) ; 𝑟 = 𝑥 ; 𝑟′ = 𝑥𝑟−𝑟 ; (𝑥𝑦)𝑟 = 𝑥𝑟 𝑦 𝑟 ,
𝑦 𝑦 𝑥 𝑥
√
3 √ 𝑥−𝑦 √
4 √ 𝑥−𝑦
𝑥− 3𝑦 = √ 3 √ √︀ ; 𝑥 − 4
𝑦 = √ √ (︁√ )︁
𝑥2 + 3 𝑥𝑦 + 3 𝑦 2 4
√︀
4
( 𝑥 + 𝑦)4 2
𝑥 + 𝑦4 2