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Guide des exercices de philosophie

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GUIDE DES EXERCICES DE PHILOSOPHIE DANS LES CLASSES DE SECONDE, PREMIERE ET

TERMINALE DU LYCEE D’ENSEIGNEMENT GENERAL. (VOL.2)

Méthodologie et application des exercices


« Pour une bonne réussite d’une réussite réussie »

Niveaux : Seconde A, et C
Première A, C, D
Terminale A, C, D

Réalisé par :
Jaurès NDOURI, professeur certifié des lycées, titulaire d’un master professionnel d’enseignement,
enseignant de philosophie au lycée de Vindoulou dans le département de Pointe-Noire.

1
Dédicaces

Je dédie ce guide à tous les amoureux de la lecture et du travail, car disposer de son temps afin de nourrir
l’esprit des nouvelles connaissances n’est pas chose facile.

2
Avant Propos

« Dans la mesure où, la conscience humaine évolue de stade en stade, cela ne met pas de côté aussi
l’évolution du parcours scolaire des élèves qui sont conscients de leur évolution ». de ce fait, ce guide sur
l’application des différents exercices littéraires en philosophie, permettra aux élèves qui quittent le 1 er
degré de l’enseignement secondaire (collège), pour accéder au second degré (lycée) où ils rencontrent de
nouvelles disciplines comme la philosophie ; cela leur permettra suite à la maitrise des différents exercices
de la seconde en terminale, de bien réaliser leur parcours scolaire du second degré et que la philosophie
ne soit pas pour eux une bête noire comme certains le pensent ; ca&r la bonne maitrise de cette discipline
ne réside pas seulement dans la compréhension des cours mais aussi dans la maitrise des différentes
méthodologies ou exercices.
En effet, dans ce document, nous proposons les différents exercices philosophiques de la seconde en
terminale, en passant par la première , et de manière détaillée avec application des connaissances pour
faciliter la bonne compréhension des cours à nos apprenants ; mais aussi pour respecter les consignes de la
pédagogie par objectif (P.P.O), dans laquelle l’apprenant est au centre de l’activité pédagogique ; tout en
suivant et respectant le programme officiel de l’enseignement de la philosophie dans la République du
Congo, ainsi que sa répartition.

Jaurès NDOURI

3
Table des matières

Chapitre I : Les exercices en classe de secondes A et C


Section 1 : Les exercices du premier trimestre
a) Texte à trous
b) Questions de cours
c) Repérage ou appariement
d) Vocabulaire philosophique
e) Questions à choix multiples
Section 2 : Les exercices du deuxième trimestre
a) Texte à questions
b) Questions de cours
c) Repérage ou appariement
d) Lettre philosophique
Section3 : Les exercices du troisième trimestre
a) Texte à questions
b) Questions de cours
c) Lettre philosophique
d) Analyse comparative
e) Exercice de préparation
Chapitre II : Les exercices en classe de premières A, C et D
Section 1 : Les exercices du premier trimestre
a) La dissertation philosophique
b) Sujets de réflexion
Section 2 : Les exercices du deuxième trimestre
a) L’étude de texte philosophique
b) Sujets de réflexion
Chapitre III : Les exercices en classe de terminales A, C et D
Section 1 : Les exercices de premier au troisième trimestre
a) Rappel sur la méthodologie de la dissertation philosophique.
b) Le commentaire de texte philosophique.

Conclusion

4
Chapitre I : Les exercices en classe de secondes A et C

5
Section 1 : Les exercices du premier trimestre

Au cours du premier trimestre en classe de seconde, l’apprenant qui vient à peine de rencontrer cette
nouvelle discipline, va traverser une période initiatique en la matière. Dans ce sens, il sera en face d’un
certain nombre d’exercices parmi lesquels nous avons : le texte à trous ; les questions de cours ; le
repérage ou l’appariement ; le vocabulaire philosophique ; les questions à choix multiples.

a) Le texte à trous
a-1) Nature de l’exercice :
Le texte à trous ou texte lacunaire, est un exercice littéraire qui consiste à proposer aux élèves un texte où
certains mots (concepts) ou expressions manquent, afin de les compléter à l’aide des mots proposés.
Aussi, cet exercice permet de vérifier chez l’apprenant la capacité d’imagination et de compréhension du
sens du texte, de la pensée de l’auteur, et de reconstitution de la cohérence du texte par la restitution
correcte des mots manquants.

NB : Le texte doit toujours être lié au cours.

a-2) Les différentes étapes à suivre pour bien réaliser cet exercice.
 Lire et bien relire le texte jusqu’à comprendre le thème et la pensée de l’auteur du texte ;
 Trouver le sens de chaque mot proposé pour compléter les vides du texte ;
 Lire à nouveaux le texte, cette fois ci pour découvrir la nature du mot qui convient à chaque vide ;
 Regrouper maintenant les mots proposés pour le remplissage des vides selon leur nature ;
 En cas de blocus, revoir les vides comblés pour constater les erreurs dues à la confusion de la
nature et du sens des mots ;
 Enfin relire le texte pour constater sa cohérence.

Application des connaissances :


Sujet : texte à trous ou lacunaire
Complète les trous de ce texte avec les mots suivants : le monde, connaissance, critique, objet, englobant,
rationalité, l’Etre, philosophie, discours, diversité, essentielle.
La philosophie est une interrogation sur …(1)…. . Sur le monde dans sa totalité et sa…(2)…. En effet, c’est
un …(3)…. rationnel et critique qui a pour …(4)…. Le pourquoi de la chose. La …(5)…. De cette manière
devient une forme de …(6)…. Qui atteint les réalités …(7)….et intelligibles et se veut …(8)…..

Alquier Ferdinand, Signification de la philosophie.

Travail à faire au brouillon


1- Classement des notes par nature
 Les noms : le monde, connaissance, objet, rationalité, l’Etre, philosophie, discours, diversité.
 Adverbes : englobant.
 Adjectifs : critique ; essentielles.

2- Repérage de la nature des mots à placer dans les vides.


La philosophie est une interrogation sur … (1-Non)…. . Sur le monde dans sa totalité et sa…(2-Nom)…. En
effet, c’est un … (3-Nom)…. Rationnel et critique qui a pour …(4-Non)…. Le pourquoi de la chose. La …(5-
Nom)…. De cette manière devient une forme de …(6-Nom)…. Qui atteint les réalités …(7-adverbes)….et
intelligibles et se veut …(8-adverbe)…..
Alquier Ferdinand, Signification de la philosophie

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3- Placement des mots dans les vides :
La philosophie est une interrogation sur l’Etre. Sur le monde dans sa totalité et sa diversité. En effet, c’est
un discours rationnel et critique qui a pour objet le pourquoi de la chose. La philosophie de cette manière
devient une forme de connaissance qui atteint les réalités essentielles et intelligibles et se veut englobant.
Alquier Ferdinand, Signification de la philosophie

b) Questions de cours :
Pour bien réussir cet exercice, il suffit à l’apprenant d’être attentif pendant que l’enseignant dispense le
cours, de bien saisir le contenu du cours et de réviser ses leçons. Cet exercice fait souvent appel à quatre
(04) questions de cours pour jogger le niveau d’assimilation des leçons à l’égard des apprenants. A titre
d’exemple, on peut avoir des questions du genre :
1- Quelle est la définition étymologique de la philosophie ?
2- Quelles sont les caractéristiques de la philosophie ?
3- Après avoir définis deux caractéristiques de la philosophie, donne leur différence ?
4- Que vise la philosophie ?

Essai d’une réponse


1- Etymologiquement, le mot ou concept philosophie, vient de deux mot grecs ‘’philos’’ qui signifie amour
et ‘’Sophia’’ qui désigne sagesse ; donc la philosophie est l’amour de la sagesse selon Pythagore de Samos.

c) Repérage ou appariement
Comme les questions de cours, cet exercice demande aussi une grande attention lors du déroulement du
cours pour bien se retrouver lors de la réaction de cet exercice sur la liaison par les flèches des éléments de
réponses avec les questions.

A titre d’illustration :
Appariement : repérez par une flèche la réponse qui correspond à la question.

Eléments des questions Mouvements des flèches Eléments des réponses


1- Mythe eschatologique a) Croyance en plusieurs dieux
2- religion polythéiste b) formation de l’univers par les dieux
3- mythe théogonique c) récit sur la condition humaine
4- mythe anthropologique d) croyance en seul Dieu
5- Monothéisme e) mythe portant sur la fin du monde

NB : 1 – e ; 2 – a ; 3 – b ; 4 – c ; 5 – d.

d) Vocabulaire philosophique
Ici, il est question non seulement de réviser les cours mais aussi d’avoir un esprit de recherche sur la
compréhension des mots difficiles contenus dans le cours afin de réaliser cet exercice. Car, il vous sera
demandé d’expliquer quelques mots du cours comme : la totalité, la rationalité…

e) Questions à choix multiples


Cet exercice de culture générale, développera en vous les capacités de bien réfléchir avant de faire un
choix quelconque et il va aussi éveiller votre esprit sur l’analyse des connaissances. Il est question de
porter un bon choix sur une multitude de réponses à une question posée ; donc il faut être attentif avant
de choisir, bien lire la question et bien vérifier les réponses.

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Exemple : La philosophie est : a) La sagesse de l’amour
b) Le sentiment d’amour
c) l’amour de la sagesse
d) la connaissance des dieux.
Réponse : 1 – c

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Section 2 : Les exercices du deuxième trimestre
Au fur et à mesure que l’apprenant change de trimestre, sa conscience se développe. Donc au niveau du
2ème trimestre, il va rencontrer deux nouveaux exercices qui vont permettre de commencer à développer la
réflexion. Parmi ces exercices, nous aurons le texte à questions et la lettre philosophique.

a) Texte à questions :
Cet exercice est nécessaire pour un apprenant, car il lui permet de bien analyser le texte ou la thèse de
l’auteur, de maitriser les contours du texte suite à une bonne lecture de la pensée de l’auteur et enfin
répondre aux questions posées.

NB : Ces questions sont liées au texte et les réponses sont cachées dans le même texte.

Exemple : Texte
Lisez attentivement ce texte et répondez aux questions y relatives.
« Le miracle grec ! il faut employer ces mots si l’on veut se rendre compte des immenses progrès que le
peuple grec, particulièrement doué a fait faire à la pensée humaine. Placé dans ces conditions de
développement extrêmement favorable, il a donné à l’esprit humain les cadres et les principes essentiels
de son activité. (…) il a su tout régler (…), poser tous les problèmes sur le plan rationnel et ouvrir à la
spéculation les voies dont par la suite, elle ne devait pas s’écarter. Les manifestations de ce miracle grec se
montrent dans tout leur éclat au VIe siècle avant Jésus-Christ »

Jean voilquin : Les penseurs grec avant Socrate. De Thalès à Prodicos, Editions Flammarion,
Paris, 1964, page 5.
Questions :
1- Que signifie le miracle grec dans ce texte ?
2- Relevez par écrit la date et le lieu de naissance de la philosophie selon jean Voilquin.
3- Dans ce texte l’auteur parle des conditions favorables.
Citez deux (02) de ces conditions en vous inspirant du texte et de vos connaissances personnelles.
4- Citez un auteur qui critique la thèse développé dans ce texte et résumez sa pensée qui critique les idées
de ce texte.

Essai d’une réponse :


1- Dans ce texte, le miracle grec signifie l’ensemble des immenses progrès que le peuple grec,
particulièrement doué a fait faire à la pensée humaine.

b) Questions de cours : Confère section 1-b)

c) Repérage ou appariement : Confère section 1-c)

d) Lettre philosophique :
d-1) Nature de l’exercice :
La lettre est un écrit que l’on adresse à quelqu’un pour lui communiquer quelque chose. C’est un outil de
correspondance écrite qui lie un émetteur de l’information (auteur de la lettre) et un récepteur
(destinateur de la lettre).
Dans ce sens, la lettre philosophique est un exercice de philosophie à caractère pédagogique, qui consiste
à partager à quelqu’un par écrit un ou des points de vue sur une question philosophique donnée. Elle exige

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une progression argumentative cohérente et une simplicité dans le style pour une bonne compréhension
du contenu. Le principe fondamental est que le corps de la lettre soit accessible par le destinataire.

NB : Cet exercice est très capital pour l’apprenant en philosophie, car il lui permet de pouvoir raisonner par
soi-même et bien préparer la classe de première ou cette lettre deviendra une dissertation philosophique.

d-2) Structure de la lettre philosophique :


Comme toute autre lettre, la lettre philosophique se divise en quatre (4) parties à savoir : l’entête ; l’entrée
en matière ; le corps de la lettre et la conclusion.
 L’entête : L’entête est constitué du lieu, de la date, de l’identité, de l’auteur de la lettre.
NB : Lors d’un devoir, écrivez juste le nom et le prénom
 L’entrée en matière : C’est une formule présentée sous forme de phrase introductive qui comprend
le nom u destinataire, la salutation et le mobile ou motif de la lettre.
 Le corps de la lettre : C’est la partie principale de la lettre où l’on expose les idées fondamentales
liées au sujet de réflexion. C’est ici où l’apprenant peut citer les auteurs en vue de montrer
l’authenticité des idées avancées, c’est-à-dire faire intervenir les penseurs pour montrer que, ce
que vous dites est vrai.
 La conclusion : La lettre se conclut par une mise au point de la question abordée, une phrase de
courtoisie (et la signature de l’auteur.)

Modèle de la lettre :
Entête

Noms et prénoms et statut Lieu et date de rédaction de la


De l’expéditeur lettre
(L’auteur de la lettre)

L’entrée en matière : Noms et prénoms du destinataire, salutation et


présentation du motif de la lettre.

Corps de la lettre : Développement du sujet en présentant les arguments.

Conclusion : Mise au point, formule de courtoisie (identité et signature)

Application des connaissances :


Sujet : Ecris une lettre à ta collègue de classe dans laquelle tu lui expliques la problématique de la
définition de la philosophie.

Travail à faire au brouillon :


I- Compréhension du sujet
1-Explication des mots
Expliques : Verbe expliquer qui signifie faire connaître, faire comprendre nettement en développant.
Problématique : Ensemble de problèmes qui se posent sur sujet, difficulté relative à une question.

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Définition de la philosophie : Détermination du contenu du concept de philosophie ; les sens du mot
philosophie.
2- Reformulation du sujet : Dans une lettre, fais comprendre clairement ta collègue les difficultés liées à la
définition de la philosophie.

II- Plan de la lettre :


1- Phrase introductive : Je viens par la présente te faire part de la problématique de la définition de la
philosophie.

2- Corps de la lettre : Il y’a plusieurs définitions de la philosophie. Aucune ne fait l’unanimité de tous les
philosophes :
Sens étymologique : Pythagore : Philos = amour, Sophia = sagesse ; philosophie = « amour de la sagesse ».
Pluralité des définitions :
Platon : « Philosopher c’est apprendre à mourir ».
Aristote : « Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible ».
Descartes : « La philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc la
physique et les branches qui sortent de ce tronc sont les différentes sciences qui se réduisent trois
principales : La mécanique, la médecine et la morale. »
Hegel : « La philosophie est la science de tout ».

3- Conclusion : Point de vue personnel ou mis au point :


Toutes ces définitions reflètent l’essence de la philosophie en tant que pensée personnelle, critique et
autocritique. Il y’a plusieurs définitions parce que la philosophie est une pensée personnelle et chaque
philosophe a sa vision du monde.
Tel est chère collègue l’essentiel des connaissances que j’ai reçu à l’école sur la question de la définition de
la philosophie. Je te souhaite plein succès dans tes études.

Ta très chère collègue


Mise au propre du travail

Brazzaville, le 02 juillet 2022 Pointe-Noire, le 02 juillet 2022


Nom(s) : N’DOURI Jean-Jaurès

A ma très cher collègue Princesse, Bonjour !

Je viens par la présente te faire part de la problématique de la définition de la philosophie.


Le problème lié à la définition de la philosophie se révèle par l’absence d’une définition qui fait
l’accord de tous les philosophes. Pourtant, dès l’antiquité, le philosophe grec Pythagore de samos
avait trouvé le concept philosophie pour désigner l’obstination à la recherche permanente et
diversifiée du savoir qui prévalait à l’époque. Ce concept vient de deux mots grecs : “philos“ qui
signifie amour et “Sophia“ qui veut dire sagesse ; donc, elle désigne amour de la sagesse,
étymologiquement.
Mais, cela n’est pas rester l’unique définition de la philosophie, dans la mesure où chaque
philosophe a sa propre conception ou vision de l’univers. Ainsi, pour Platon, philosopher c’set
apprendre à mourir. Pour Aristote, le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la
mesure du possible. Selon Descartes, elle est comme un arbre dont les racines sont la

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métaphysique, le tronc, la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont les différentes
sciences qui se réduisent à trois principales : la mécanique, la médecine et la morale.
Enfin, pour Hegel, c’est la science de tout, alors que Thibaudet s’opposera à cette définition en
affirmant que : « la philosophie peut se définir non comme la science de tout, mais la science du
tout ».
Malgré cette diversité de définition, on peut dire que la philosophie, quelque soit le sens qu’on
peut lui donner, est une pensée personnelle, une réflexion critique et autocritique sur le réel.
Tel est chère collègue l’essentiel des connaissances que j’ai reçu à l’école sur la question de la
définition de la philosophie. Je te souhaite plein de succès dans tes études.

Jean-Jaurès N’DOURI

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Section 3 : Les exercices du troisième trimestre
Le troisième trimestre est la suite des deux premiers trimestres, mais qui est marqué par une petite
différence, celle de l’instauration d’un nouveau exercice de réflexion, qui est l’analyse des pensées des
auteurs et lui permet de bien préparer l’exercice comme : le texte à questions ; les questions de cours ; la
lettre philosophique et l’analyse comparative.

a) Texte à questions : Confère section 2-a)


b) Questions de cours : Confère section 1-b)
c) Lettre philosophique : Confère section 2-d)

d) Analyse comparative :
d-1) Nature de l’exercice : L’analyse est une opération intellectuelle et logique qui consiste à
décomposer un tout en ses éléments et à établir les relations.
L’analyse comparative des pensées des auteurs est un exercice pédagogique qui consiste à mettre en
exergue les convergences (points de vue commun) et les divergences (points de vue contraires) des
pensées des auteurs qui abordent le même thème et le même problème.
NB : Cet exercice a pour but de préparer l’élève de la classe de seconde à pouvoir bien affronter l’étude de
texte philosophique en classe de première pour une bonne élévation intellectuelle.

d-2) Structure de l’analyse comparative des pensées des auteurs.


Comme tout travail de réflexion ou de raisonnement obéit à une logique, l’analyse comparative des
pensées des auteurs comprend trois (3) parties : L’introduction, le développement et la conclusion.

d-2-a) L’introduction : Elle constitue la porte d’entrée du devoir. Dans cette entrée, on ne compare pas
directement les pensées des auteurs, mais on précise les noms des auteurs dont les pensées seront
comparées ; le thème ; le problème abordé et de rappeler la consigne de l’exercice. Donc, cette
introduction comprend quatre (4) éléments :

 Les noms des auteurs : Il s’agit de citer les noms des auteurs dont les pensées sont données pour
être analysées, ainsi que leurs biographies (nationalité et siècle).
 L’annonce du thème : Il est question ici de préciser le thème qu’abordent les auteurs dans leurs
pensées. Ce thème est toujours en rapport avec le cours vu en classe. Pour trouver ce thème, on
peut se poser la question : “de quoi parlent ces auteurs ?“
 L’annonce du problème : Après avoir connu le thème, il faut maintenant préciser le problème sur
lequel les auteurs se contredisent. Pour trouver ce problème, on peut se poser la question : “à
quelle question ces auteurs répondent-il ?
 Le rappel de la consigne : Il s’agit de repréciser le travail à faire dans le développement (la
comparaison).

d-2-b) Le développement : C’est le lieu de l’analyse des pensées des auteurs et comprend trois (03)
moments à savoir :
 Le dégagement et la comparaison des points de vue des auteurs sur le thème et le problème
abordés ;
 L’explication des termes et expressions qui justifient leurs points de vue ;
 L’établissement d’un pont entre le point de vue soutenu et le courant philosophique de chaque
auteur. Car, le sens de la thèse d’un auteur émerge forcement ou se développe obligatoirement à

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travers la compréhension de son courant de pensée. Donc, à partir des courants de pensée, on peut
faire apparaitre et justifier des convergences entre deux ou plusieurs pensées.

d-2-c) La conclusion : C’est le lieu du bilan du travail réalisé au développement et compte deux (02)
éléments à savoir :
 Rappel du problème philosophique ou bilan ;
 Le point de vue personnel.

Application des connaissances :


Sujet : Compares les pensés des auteurs suivants en procédant à leur analyse :
Parménide d’Elée : « l’Etre est, puisqu’il est Etre. Quant au non-Etre il n’est rien ». (De la nature)
Héraclite d’Ephèse : « On ne peut pas descendre deux fois dans le même fleuve ». (Fragments, n°105)

Travail à faire au brouillon :


I- Compréhension du sujet
1- Présentation des auteurs :
Parménide d’Elée : Philosophe grec de l’antiquité, père de la métaphysique.
Héraclite d’Ephèse : Philosophe grec de l’antiquité, père de la dialectique matérialiste

2- Ouvrages :
Texte n°1 : De la nature
Texte n°2 : Fragments, 105

3- Thème : L’Etre
4- Problème abordé : La nature ou l’essence de l’Etre.
5- Consigne : Déjà donnée

II- Plan du développement.


1- Points de vue des auteurs :
Parménide : l’Etre est immuable, inchangeable, figé immobile. Il est le même éternellement voir statique.
Héraclite : l’Être est changeant, mouvant, mobile, rien n’est identique, tout est en perpétuel changement.

2- Indices de sens :
Parménide : « L’Etre est » :
Signification : La nature de l’Etre, c’est l’immobilité, c’est-à-dire ce qui est, ne subit jamais un changement
et reste comme tel pour l’éternité. Voilà la vraie essence de l’Etre selon Parménide, car « le non-Etre, il
n’est rien ».
Héraclite : « On ne peut pas »
Signification : Il est impossible
« Descendre deux fois dans le même fleuve ».
Signification : Tout coule, tout change instantanément, rien ne demeure le même. Donc, on ne peut pas
toucher une chose deux fois dans le même état.

3- Courant de pensée :
Parménide : Son courant de pensée est la métaphysique. L’idée, l’essence comme réalité vraie et
fondatrice de l’Etre, de toute réalité. Ce que Parménide saisit, c’est l’essence ou nature profonde des
choses, car l’essence est immuable (identique).
Héraclide : Son courant de pensée est la dialectique matérialiste. La matière est la réalité première et
fondatrice de l’Etre. La matière seule est connue et existe. Ce qu’Héraclide saisit, c’est la matière, car elle
est changeante, donc l’Etre est changeant.

14
Mise au propre du travail

Les deux pensées soumises à notre analyse sont celles ders philosophes grecs de l’antiquité : Parménide
d’Elée et Héraclide d’Ephèse, tirées dans leurs ouvrages intitulés De la nature et Fragments 105. Ils
abordent le thème de l’Etre et donnent leur point de vue sur l’essence ou nature de l’Etre. Nous allons
comparer leurs points de vue en procédant à leur analyse.
Dans la première pensée, Parménide soutient l’idée selon laquelle l’essence ou nature profonde de l’Etre
est l’immobilité ou l’identité. L’Etre est immuable, inchangeable, figé, statique. Il conçoit l’Etre dans son
essence et non pas selon la matière. Or, les essences sont incorruptibles, identiques à elles-mêmes, donc
l’Etre demeure le même ou éternel. Tout ce qui change n’est pas attribut de l’Etre ou n’existe.
Dans la deuxième pensée, Héraclide conçoit le mouvement ou le devenir comme essence de l’Etre. L’Etre
est selon lui, changeant, en perpétuel devenir, et jamais identique. Il voit l’Etre selon la matière mouvante.
C’est elle (la matière) qui est connue et l’immatériel est insaisissable ou inconnu. Ce que nous saisissons
dans les choses, c’est le changement instantané et continuel de la matière. Rien ne demeure le même, tout
coule. Le changement est donc le mode d’être de toute chose.
Cette analyse, comme on peut le constater, nous a mis en face de deux (02) pensées qui abordent le même
thème de l’Etre et répondent à la question de son essence ou sa nature ; tels sont leurs points communs
ou convergents. Par contre, étant liées chacune à un courant de pensée, ces pensées sont différentes
(divergentes) l’une de l’autre. Car, Parménide est un métaphysicien et Héraclide, est un matérialiste. De e
fait, le premier voit dans l’essence la réalité vraie ou fondatrice de l’Etre, car l’Etre pour le courant
métaphysique est éternel et ne change pas. Contrairement au premier courant, le second, celui de la
dialectique matérialiste, conçoit la matière comme l’élément premier et seule réalité vraie ; dans la mesure
où elle est en perpétuel devenir ou mouvement, l’Etre l’est aussi.
En conclusion, cette analyse nous a permis de comprendre que le problème de l’essence ou la nature de
l’Etre a mis en contradiction deux grands penseurs de l »’antiquité grecque, dont nous avons Parménide et
Héraclite ; car pour Parménide, l’Etre est statique par contre pour Héraclite, il est en perpétuel devenir.
Ainsi, nous pouvons affirmer que l’Etre est plus en mouvement que statique.

e) Exercice de préparation sur les sujets de réflexion

Exercice n°1 : Texte à trous


Comblez les vides des textes ci-dessous par les mots suivants : l’air, le feu, l’eau, apéiron, élément, grecs,
antérieure, ère.
“La philosophie pharaonique est ……………………… à la philosophie grecque, elle a existé de 2780 à 330
avant notre ………………, soit vingt et un (21) siècle avant les premiers philosophes…………….. : la philosophie
grecque ne commence qu’au VIème siècle avant JC. En Ionie. L’Ecole de Milet pose un……………… qui pour
Thalès est……………, la chose à partir de quoi s’est formé le monde, pour Anaximène…………, pour Héraclite
…………, pour Anaximandre…………………. Ces éléments fondamentaux de la première spéculation avaient
déjà été posés des millénaires auparavant par la pensée égyptienne“

Exercice n°2 : Lettre philosophique ou expression personnelle


Ecris une lettre à ton ami(e), qui fréquente au lycée interdépartemental de Vindoulou dans laquelle tu lui
expliques l’antériorité de la philosophie dite orientale.

Exercice n°3 : Analyse comparative


Compare les pensées suivantes, en procédant à leur analyse0.
Hegel : « la philosophie est la science de tout ».
Thibaudet : « la philosophie peut se définir non comme la science de tout mais comme la science du
tout ».

15
Chapitre II : Les exercices en classe de Première A, C et D

16
Section 1 : Les exercices du premier trimestre
Après le séjour de l’apprenant dans la phase initiatique en classe de seconde ; ce dernier, en passant en
classe de première, commencera à réfléchir par lui-même à travers un grand exercice de réflexion qui n’est
autre que la dissertation philosophique dont il a eu la base en classe de seconde sur l’exercice de réflexion
qui est la lettre philosophique

NB : La classe de première en philosophie, est la base ou le pont entre la seconde et la terminale, car la
dissertation philosophique que vous apprenez ici, restera comme telle jusqu’en terminale, dans la mesure
où la bonne préparation de la classe de terminale ou de l’examen du baccalauréat réside dans la maitrise
et la bonne compréhension non seulement des cours mais aussi des exercices de réflexion au niveau de la
première. De ce fait, il est demandé aux apprenants d’être vraiment attentifs à ce niveau pour éviter
quelques erreurs après.

a) La dissertation philosophique
a-1) Nature de l’exercice : La dissertation est un exercice littéraire qui consiste à réfléchira raisonner, à
analyser, à discuter sur un sujet quelconque. De ce fait, la dissertation philosophique porte sur une
question philosophique donné et qui soulève un problème philosophique précis.

NB : Cet exercice vous permet de développer vos capacités de réflexion dans la saisie et le traitement des
sujets, tout en faisant usage de l’esprit critique par l’élaboration d’un argumentaire cohérent (clair).

a-2) Structure de l’exercice : Comme tout exercice littéraire de réflexion, la dissertation philosophique
comporte trois(3) parties : l’introduction, le développement et la conclusion.
L’introduction : Elle est la tête ou l’entrée de jeu du devoir. Son but est non pas de répondre au problème
posé ni de le traiter, mais de présenter simplement le travail à faire. Cette première partie de la
dissertation philosophique se base sur trois(3) éléments qui sont :
 Le contexte général ou la situation du thème (consiste à situer le thème dans son contexte
historique)
 Le problème posé (consiste à soulever le problème que cache le sujet)
 La problématique (consiste à dégager deux (2) questions contradictoires qui traiteront la thèse et
l’antithèse)

NB : Ces trois (3) parties doivent être liées par des connecteurs pour la cohérence du raisonnement et le
tout dans un seul paragraphe.

Le développement : Le développement ou le corps du devoir est la partie essentielle du devoir de


dissertation. Car, c’est ici où l’on traite le sujet en faisant appel au plan dialectique, qui est l’unique plan
dans le traitement des sujets en dissertation philosophique dans le programme de l’enseignement de
philosophie en république du Congo.
Ainsi, le développement comprend deux (2) grandes parties d’abord : l’explication du sujet et la discussion
 l’explication du sujet : Ici, il est question den faire ressortir le sens des concepts ou expressions
essentielles du sujet en vue d’en dégager le véritable enjeu du sujet.
 la discussion : C’est le lieu du débat portant sur la problématique posée dans l’introduction. Elle
permet de constater l’esprit critique, le style et l’organisation du raisonnement, la progression
argumentative dynamique. De ce fait, elle comporte trois (3) moments qui sont : la thèse et
l’antithèse et la synthèse.

La thèse : Elle consiste à soutenir l’idée ou la thèse voir la pensée de l’auteur, et pour l’avoir, il suffit de
mettre le sujet à la forme affirmative tout en argumentant avec deux (2) ou trois (3) arguments et
illustrations ( citation ou exemple ).

17
Exemple d’un sujet : La philosophie est –elle pratique ?
Thèse : La philosophie est pratique

NB : Le passage de la thèse à l’antithèse doit se faire avec un connecteur logique qui marque l’opposition
pour réaliser la transition thèse-antithèse.
Exemple : Cependant, toutefois, mais, par contre...

L’antithèse : Elle marque le dépassement de la thèse, c’est-à-dire nie ou critique la thèse, tout en
argumentant comme à la thèse avec deux (2) ou trois (3) arguments et des illustrations.
Exemple : Thèse : la philosophie est pratique
Antithèse : Cependant, la philosophie n’est pas pratique, mais elle est plutôt spéculative.

La synthèse : Ici, il est question de concilier les deux points de vue soutenus à la thèse et à l’antithèse,
c’est-à-dire la synthèse est le dépassement de la thèse et de l’antithèse.

La conclusion : Cette troisième et dernière partie de la dissertation philosophique, est marquée par trois
(3) moments dont :
 le bilan ou le résumé du devoir ;
 le point de vue personnel ;
 l’ouverture, si possible, c’est-à-dire facultative

Schéma d’une dissertation philosophique

 Thème
 Problème posé
Introduction  Problématique

I) Explication du sujet.
1- Explication des concepts
2- Reformulation
Développement
II) Discussion
 Thèse
 Antithèse
 Synthèse

 Bilan
Conclusion  Point de vue
personnel
 Ouverture

Application des connaissances


Sujet : La philosophie est-elle essentiellement pratique ?

18
Travail à faire au brouillon :
I) Compréhension du sujet :
1-Explication des concepts ou mots clés :
Philosophie : Pensée rationnelle et critique sur le réel.
Essentiellement pratique : De nature pratique, exclusivement pratique.
2-Reformulation : La philosophie est –elle exclusivement pratique ? Ou la philosophie est-elle
exclusivement pratique ?
3-Thèse : La philosophie.
4-Problème posé : La nature de la philosophie.
5-Problématique : La philosophie est-elle essentiellement pratique ?N’est-elle pas plutôt spéculative ou
théorique ?

II) Plan du développement :


1-Explication du sujet : (voir l’explication des concepts)
2-Discussion :
a) Thèse : La philosophie est essentiellement pratique
Argument 1 : La philosophie est un moyen permettant à l’homme de conquérir la nature, de comprendre
l’univers et ses principes. Ce qui nous donne le pouvoir de maitriser, de dompter et d’utiliser la nature
positivement afin de transformer les sociétés et de rendre l’humanité heureuse. De cela, nous comprenons
que la philosophie a une dimension pratique remarquable

 Illustration : DESCARTES « Au lieu de cette philosophie spéculative qu’on enseigne dans les écoles,
on peut en trouver une pratique (…) et ainsi nous rendre comme maitre et possesseur de la
nature » (Discours de la méthode)

Argument 2 : La philosophie est un guide pou l’action transformation du monde et des sociétés, et non un
simple slogan sur l’élévation de l’esprit et sur la compréhension et l’explication des phénomènes naturels.
De ce fait, il faut toujours lier la théorie à la pratique pour développer l’humanité et changer le destin de
l’homme.
 Illustration : Karl Marx « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières,
ce qui importe c’est de le transformer » (11eme thèse sur Feuerbach)

b) Antithèse : La philosophie n’est pas essentiellement pratique, mais elle est plutôt spéculative.
Argument 1 : La philosophie depuis ses origines, est un savoir purement tourné vers la théorie. Elle est plus
théorique en-soi que pratique et ne s’intéresse pas aux fins utilisa taire. Elle a pour but essentiel de viser
simplement la compréhension, la contemplation et l’interprétation du réel dans sa totalité.
 Illustration : Aristote « ce fut pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent
à la philosophie. C’est qu’évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et
non pour une fin utilitaire » (Métaphysique)

Argument 2 : Elle est d’abord et avant tout une réflexion, un acte mental, un mouvement de l’esprit qui
revient sur lui-même. C’est en pratiquant la réflexion philosophique que le sujet s’exprime lui-même.
 Illustration : Jacqueline Russ « la philosophie est un mouvement de l’esprit qui s’interroge et se
questionne » (les chemins de la pensée)

c) Synthèse : La philosophie est multidimensionnelle, car elle est à la fois pratique et théorique.

19
Mise au propre de la méthodologie

Dans l’histoire de la pensée humaine, plusieurs formes de pensée ont vu le jour, dont nous avons la
philosophie. De ce fait, en réfléchissant sur la question de la nature de cette dernière, les personnes
n’émettent pas les mêmes points de vue. Ainsi, pouvons-nous affirmer que la philosophie est
essentiellement pratique ? N’est-elle pas plutôt spéculative ?
Pour une bonne compréhension de notre sujet, il est évident pour nous de procéder par l’explication des
concepts et expressions clés. Ainsi, le concept philosophie signifient une pensée rationnelle et critique sur
l’ensemble du réel, et l’expression essentiellement pratique désigne exclusivement pratique ou ce qui est
de nature pratique. De ce fait, il est question pour nous de montrer si la philosophie est exclusivement
pratique.
En effet, la philosophie est essentiellement pratique car, elle est un moyen permettant à l’homme de
conquérir la nature, de comprendre l’univers et ses principes. Ce qui nous donne le pouvoir de maitriser,
de dompter et d’utiliser la nature positivement afin de transformer les sociétés et de rendre l’humanité
heureuse. De cela, nous comprenons que la philosophie a une dimension praticable. C’est dans ce contexte
que René Descartes affirme dans le discours de la méthode : « Au lieu de cette philosophie spéculative
qu’on enseigne dans les écoles, on peut en trouver une pratique (…) et ainsi nous rendre comme maitre et
possesseur de la nature ».
Aussi, la philosophie est un guide pour l’action transformatrice du monde et des sociétés et non un simple
slogan sur l’élévation de l’esprit et sur la compréhension ainsi que l’explication des phénomènes naturels.
De ce fait, il faut toujours lier la théorie à la pratique pour développer l’humanité et changer le destin de
l’homme. Voilà pourquoi Karl Max écrit dans la 11ème thèse sur Feuerbach : « les philosophes n’ont fait
qu’interpréter le monde de diverses manières, ce qui importe c’est de le transformer ».
Cependant, la philosophie n’est pas essentiellement pratique, mais elle est plutôt théorique ou
spéculative ; dans la mesure où, elle est d’abord et avant tout une réflexion, un acte mental, un
mouvement de l’esprit qui revient sur lui-même. C’est en pratiquant la réflexion philosophique que le »
sujet s’exprime lui-même sur la contemplation des idées. C’est ainsi qu’affirmait Jacqueline Russ dans les
chemins de la pensée : « la philosophie est un mouvement de l’esprit qui s’interroge et se questionne ».
En sus, elle est depuis ses origines, un savoir purement tourné vers la théorie. Donc, elle est plus théorique
ou spéculative en-soi que pratique et ne s’intéresse pas aux fins utilitaires. Ainsi, la philosophie a pour but
essentiel de viser simplement la compréhension, la contemplation et l’interprétation d’un réel dans sa
totalité. C’est dans ce sens qu’Aristote atteste dans la métaphysique : « ce fut pour échapper à l’ignorance
que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie. C’est qu’évidemment ils poursuivraient le savoir
en vue de la seule connaissance et non pour une fin utilitaire ».
Malgré tout, la philosophie est unie discipline multidimensionnelle, car elle est à la fois pratique et
théorique.
Pour conclure, l’analyse de notre sujet portant sur la question de la nature de la philosophie a mis en
contradiction deux (02) grandes thèses, dont la première affirme que la philosophie est essentiellement
pratique et la seconde nie cela, en montrant qu’elle est plutôt théorique. Ainsi, quant à nous, la
philosophie est à la fois pratique et théorique ou spéculative0.

b) Sujets de réflexion :

Sujet n°1 : La philosophie est-elle une vaine spéculation ?


Sujet n°2 : La philosophie est-elle toujours restée la mère des sciences ?
Sujet n°3 : La technique humanise-t-elle l’homme ?
Sujet n°4 : La philosophie et la science sont-elles conciliables ?
Sujet n°5 : L’homme est-il bon naturellement ?
Sujet n°6 : La philosophie et la politique vont-elles de paire ?

20
Section 2 : Les exercices du deuxième trimestre
Toujours dans le même volet de réflexion, autours du deuxième trimestre, l’apprenant affrontera un
deuxième exercice de préparation pour la classe se terminale qui n’est autre que l’étude de texte
philosophique. Cet exercice qui a pour base la classe de seconde à travers l’analyse comparative devient en
classe de première, l’étude de texte philosophique afin de se transformer en commentaire de texte
philosophique en classe de terminale.
NB : La maitrise de l’étude de texte est très nécessaire, car elle vous permet de bien analyser les pensées
des auteurs et de découvrir le contenu que cache chaque pensée, pour bien examiner les différents
phénomènes de l vie, et sur tous les plans, grâce au sens élevé qu’elle donne à votre esprit.

a) L’étude de texte philosophique


a-1) Nature de l’exercice :
Au sens premier du terme, le texte est un ensemble des termes et des phrases qui constituent un écrit ou
une œuvre et expriment le message ou les idées de l’auteur. En un mot, c’est un extrait d’un livre. Quant à
l’étude, elle est comprise comme l’application méthodologique de l’esprit cherchant à appréhender et à
comprendre quelque chose.
Ainsi, l’étude de texte est un exercice de réflexion qui consiste à analyser et à comprendre un texte à
travers le sens de ses termes et expressions fondamentaux. A travers l’étude’ de texte philosophique, on
cherche à développer à l’apprenant, la capacité » d’évaluation ou d’appréciation de la pensée de l’auteur
par l’analyse et la compréhension des différentes parties (articulations) du texte et de mettre en exergue le
problème philosophique que pose l’auteur afin de cerner les prises de position par rapport à ce problème
ou de procéder par la critique de texte philosophique en classe de terminale.

a-2) Structure de l’exercice


L’étude de texte philosophique se subdivise en trois (03) grandes, à savoir : l’introduction, le
développement et la conclusion.

L’introduction : Elle s’articule autour de cinq éléments :


 La situation du texte : (arteur, ouvrage) ;
 Le dégagement du thème du texte : pour le trouver, on pose la question : de quoi parle-t-on dans
ce texte ?
 Le dégagement du problème que soulève le texte : pour le trouver, on pose la question : à quel
problème l’auteur répond-il dans ce texte ? ou encore de quoi s’agit-il dans ce texte ?
 La détermination de la question à laquelle répond l’auteur : il s’agit de situer l’idée de l’auteur dans
son contexte historique ;
 Le dégagement de la thèse de l’auteur.

En un mot, l’introduction de l’étude de texte philosophique comporte cinq (05) éléments à savoir :
 Le thème ;
 Le problème que soulève le texte ;
 La question à laquelle répond l’auteur ;
 Lan thèse de l’auteur.

Le développement ou étude : Il s’organise atour de deux (02) grandes parties : l’explication ou analyse du
texte et la discussion de la thèse de l’auteur.
 L’explication ou analyse du texte : Ici, il s’agit d’expliquer la pensée de l’auteur à travers les
différents arguments ou parties, en procédant par l’explication des indices de sens, c’est-à-dire
mener une étude sur le texte.
 La discussion : C’est le lieu de l’examen critique de la thèse. Il est question ici, de soutenir
d’abord la thèse de l’auteur (thèse) puis montrer ses faiblesses (antithèse), enfin débouché à
une synthèse si possible. Donc, la discussion comprend trois (03) moments :

21
- La thèse ;
- L’antithèse ;
- La synthèse.

La conclusion : Elle consiste à faire le bilan de la discussion et à donner son point de vue personnel. Donc,
la conclusion comprend deux (02) éléments :
 Le bilan ;
 Le point de vue personnel.

Application des connaissances :

Sujet : Etude de texte


Etudie le texte suivant et discute la thèse de l’auteur.
On ne doit s’attendre à ce que les rois se mettent à philosopher, ou que des philosophes deviennent rois,
ce n’est pas non plus désirable parce que détenir le pouvoir corrompt inébranlablement le libre jugement
de la raison. Mais que des rois ou des peuples rois ne permettent pas que la classe de philosophes
disparaisse ou devienne muette, et les laisse au contraire s’exprimer librement. Voilà qui est (aux uns et
aux autres indispensable pour apporter de la lumière à leurs affaires, et parce que cette classe, du faite de
son caractère même, est incapable de former de capables et de se rassembler en clubs, elle ne peut être
suspectée accusée de propagande.
Emmanuel Kant, Réponse à la question : “Qu’est-ce que les lumières ?“

Travail à faire au brouillon


I- Compréhension du texte
1- Situation du texte :
Auteur : E. Kant (philosophe allemand du XVIIIème sicle (18ème siècle).
Ouvrage : Réponse à la question : “Qu’est-ce que les lumières ?“
2- Thème : La philosophie et la politique
3- Problème posé : La fonction politique du philosophe ou rapport entre la philosophie et la politique.
4- Question à laquelle répond l’auteur : Au XVIIIème siècle, Kant répond à la question de la convergence
entre la philosophie et la politique soutenue par le philosophe grec de l’antiquité, le nommé Platon. Selon
l’auteur, le philosophe ne doit pas jouer le rôle d’acteur dans la scène politique mais rester un simple
conseiller du politique ; car le domaine politique conduit souvent à la déraison.
5- La thèse de l’auteur : Le philosophe ne doit pas se mêler de la politique

Essai d’une introduction :


Le texte soumis à notre analyse est d’Emmanuel Kant, philosophe allemand du XVIIIème siècle, tiré dans
son ouvrage intitulé Réponse à la question : “Qu’est-ce que les lumières ?“. Ainsi, ce texte parle des
rapports entre la philosophie et la politique, et traite l question de la fonction politique du philosophe. De
ce fait, au XVIIIème siècle ; Kant répond à la question de la convergence entre la philosophie et la politique
soutenue par le philosophe grec de l’antiquité, le nommé Platon ; selon l’auteur, le philosophe ne doit pas
jouer le rôle d’acteur dans la scène politique mais rester un simple conseiller du politique ; car le domaine
politique conduit souvent à la déraison. En effet, le philosophe ne doit pas se mêler de la politique.

II- Plan du développement ou étude :


1- Explication ou analyse du texte :
 Articulations ou parties du texte :
1ère partie : « On ne doit s’attendre… de la raison ».
Idée soutenue : Le philosophe est indifférent du présent qu’il critique, pour ne s’occuper que de l’avenir.
2ème partie : « Mais que des rois… accusée de propagande ».
Idée soutenue : Le rôle du philosophe est d’éclairer les gouvernements

22
2- Discussion :
 Analyse de la pensée de l’auteur :
Thèse : Par définition, le philosophe est supposé être l’amoureux de la sagesse et de la vérité. Or, la
pratique politique, selon Machiavel, nous invite à reconnaitre que ce n’est pas le plus sage qui prend le
pouvoir mais, le plus fort. De ce fait, parler du philosophe roi ou des rois philosophes est évidemment une
pure illusion. Aussi, si nous considérons qu’au fondement même de la société organisée se trouve l’idée
pour les hommes de se doter d’un maitre ou d’un guide capable d’obliger tout le monde à, ne plus agir de
son propre décret, c’est qu’évidemment, le roi à lui-même besoin d’un conseiller éclairé par la raison pour
l’empêcher de basculer dans l’injustice. C’est justement celui-là le rôle du philosophe et non pas de
gouverner. D’autant plus qu’en gouvernant, il n’aura plus personne pour l’amener à agir moralement en
fonction des intérêts de tous et non de ses intérêts personnels. Il abusera à coup sûr de son pouvoir. Cette
idée forte persiste chez Kant : l’homme est « un animal qui a besoin d’un maitre » pour le forcer à écouter
sa raison.

Antithèse : Le rejet de la théorie platonicienne des rois-philosophes et des philosophes-rois, est un simple
pessimisme Kant sur le rôle corrupteur du pouvoir politique. Kant construit un idéal de justice et un
despotisme éclairé. En réalité, le philosophe par sa formation, se distingue par la maitrise et le respect des
valeurs universelles de l’individu, ce qui lui donne la possibilité de gérer la cité, en vue de faire valoir la
liberté et les droits des citoyens. Cette idée se trouve chez Platon dans la lettre VII : « les maux ne
cesseront pas pour les humains avant que la race des purs et authentiques philosophes n’arrivent au
pouvoir ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se mettent à philosopher véritablement ».
Aussi, par son jugement guidé par la raison et la sagesse, le philosophe est la personne appropriée pour
gouverner la citée. Il est capable de mieux distinguer le juste de l’injuste, et de faire assoir la justice tant
recherchée par tous pour une cité idéale.

Synthèse : La bonne gestion de la cité requiert la conciliation de la raison et du pouvoir politique, c’est-à-
dire de la philosophie et de la politique.

Mise au propre du travail :

Le texte soumis à notre analyse est d’Emmanuel Kant, philosophe allemand du XVIII ème siècle, tiré dans
son ouvrage intitulé Réponse à la question : “Qu’est-ce que les lumières ?“. Ainsi, ce texte parle des
rapports entre la philosophie et la politique, et traite la question de la fonction politique du philosophe. De
ce fait, au XVIIIème siècle ; Kant répond à la question de la convergence entre la philosophie et la politique
soutenue par le philosophe grec de l’antiquité, le nommé Platon ; selon l’auteur, le philosophe ne doit pas
jouer le rôle d’acteur dans la scène politique mais rester un simple conseiller du politique ; car le domaine
politique conduit souvent à la déraison. En effet, le philosophe ne doit pas se mêler de la politique.
Notre texte s’articule en deux (02) parties dont la première qui va de « On ne doit s’attendre… de la
raison » ; dans cette partie, l’auteur montre que le philosophe est indifférent du présent qu’il critique, pour
ne s’occuper que de l’avenir. Et la deuxième partie va de : « Mais que des rois… accusée de propagande » ;
ici, l’auteur estime que le rôle du philosophe est d’éclairer les gouvernements afin qu’ils évitent
l’instauration des antivaleurs dans les sociétés ou les cités.
En effet, de cette analyse du texte, nous comprenons que par définition, le philosophe est supposé être
l’amoureux de la sagesse et de la vérité. Or, la pratique politique, selon Machiavel, nous invite à
reconnaitre que ce n’est pas le plus sage qui prend le pouvoir mais, le plus fort. De ce fait, parler du
philosophe roi ou des rois philosophes est évidemment une pure illusion. Aussi, si nous considérons qu’au
fondement même de la société organisée se trouve l’idée pour les hommes de se doter d’un maitre ou
d’un guide capable d’obliger tout le monde à ne plus agir de son propre décret, c’est qu’évidemment, le roi
à lui-même besoin d’un conseiller éclairé par la raison pour l’empêcher de basculer dans l’injustice. C’est
justement celui-là le rôle du philosophe et non pas de gouverner. D’autant plus qu’en gouvernant, il n’aura

23
plus personne pour l’amener à agir moralement en fonction des intérêts de tous et non de ses intérêts
personnels. Il abusera à coup sûr de son pouvoir. Cette idée forte persiste chez Kant : l’homme est « un
animal qui a besoin d’un maitre pour le forcer à écouter sa raison ».
Ce pendant le philosophe doit se mêler de la politique, car le rejet de la théorie platonicienne des rois-
philosophes et des philosophes-rois, est un simple pessimisme Kant sur le rôle corrupteur du pouvoir
politique. Kant construit un idéal de justice et un despotisme éclairé. En réalité, le philosophe par sa
formation, se distingue par la maitrise et le respect des valeurs universelles de l’individu, ce qui lui donne la
possibilité de gérer la cité, en vue de faire valoir la liberté et les droits des citoyens. Cette idée se trouve
chez Platon dans la lettre VII : « les maux ne cesseront pas pour les humains avant que la race des purs et
authentiques philosophes n’arrivent au pouvoir ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se
mettent à philosopher véritablement ». Aussi, par son jugement guidé par la raison et la sagesse, le
philosophe est la personne appropriée pour gouverner la citée. Il est capable de mieux distinguer le juste
de l’injuste, et de faire assoir la justice tant recherchée par tous pour une cité idéale.
Malgré tout, la bonne gestion de la cité requiert la conciliation de la raison et du pouvoir politique, c’est-à-
dire de la philosophie et de la politique.
En somme, l’analyse de ce texte portant sur la question de la fonction politique du philosophe a mis en
lumière de grandes thèses, dont l’une affirme le philosophe doit être indifférent dans la politique et l’autre
considère le philosophe comme un acteur dans la scène politique. De ce fait, quant à nous, le philosophe
peut ou ne pas s’intéresser à la politique.

Sujet de réflexion :
Etudie le texte suivant et discute la thèse de l’auteur.
(…) au lieu de cette philosophie spéculative, qu’on enseigne dans les écoles, on peut en trouver une
pratique, par laquelle connaissant la force et les actions du feu, de l’eau, de l’aire des astres, des cieux et
de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers
de nos artisans, nous les pouvions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et
ainsi nous rendre comme maitre et possesseur de la nature. Ce qui n’est pas seulement à désirer pour
l’invention d’une infinité d’artifices, qui feraient qu’on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et
de toutes les commodités qui s’y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé,
laquelle est sans doute le premier bien et fondement de tous les autres biens de cette vie.

Descartes, Discours de la méthode (1637), 6ème partie,


Bibliothèque de la pléiade, Edition Gallimard, 1966, P. 168.

24
Chapitre III : Les exercices en classe de terminales A, C et D

25
Section 1 : Les exercices du premier au troisième trimestre
La classe de terminale est le sommet de l’enseignement secondaire et elle demande beaucoup d’assiduité
et de volonté pour réussir l’épreuve qu’elle présente. Autrement dit, à ce stade, l’apprenant affrontera
maintenant l’examen du baccalauréat qui, est la clé de voûte de sa réussite et son accession aux études
supérieures. Tout au long de l’année scolaire, l’apprenant ne fera que disserter et commenter sur les
différentes leçons reçues en classe. Ces deux (02) exercices, la dissertation et le commentaire tirent leur
source dès la classe de seconde à travers la lettre philosophique et l’analyse comparative. A la différence
des autres niveaux d’étude (seconde et première), en terminale, il est question juste de faire un rappel sur
la méthodologie de la dissertation et d’approfondir l’étude de texte en la transformant en commentaire de
texte. Donc, dans cette section, nous allons focaliser notre travail uniquement sur le commentaire de texte
philosophique.

a) Rappel sur la méthodologie de la dissertation philosophique : (Confère chapitre II, section 1)

b) Le commentaire de texte philosophique :


b-1) Nature de l’exercice :
Le commentaire de texte philosophique est un exercice pédagogique qui consiste à mener une étude,
analyser, expliquer et commenter un texte en vue d’en dégager l’intérêt philosophique, qui est l’objectif de
base de cet exercice. Autrement dit, c’est une dissertation sur un texte donné afin de déterminer la
capacité de l’apprenant sur la compréhension et l’analyse de la pensée de l’auteur, à travers ses tournures.

b-2) Structure du commentaire de texte philosophique :


Comme tout exercice de réflexion, le commentaire de texte philosophique se subdivise en trois (03)
parties : l’introduction, l’étude ou développement et la conclusion.

L’introduction : C’est la tête de l’exercice et elle comprend les éléments ci-après :


 La situation du texte : Il s’agit de citer le nom de l’auteur et le titre de l’ouvrage d’où est extrait
le texte. Ces éléments se trouvent au pied de la page ou à la fin du texte. On se pose les
questions suivantes : qui a écrit ce texte ? De quel ouvrage l’a-t-on tiré ?
 Le thème du texte : il s’agit de dire ce dont parle le texte. On se pose la question : de quoi parle
le texte ?
 Le problème que pose le texte : Il s’agit ici de préciser le problème sur lequel l’auteur se
prononce. On se pose la question : quelle est la question à laquelle le texte tente de répondre ?
 la thèse de l’auteur : Ici, il est question de présenter le point de vue de l’auteur par rapport au
problème posé dans le texte. C’est l’idée principale défendue par l’auteur dans le texte. Il ne
s’agit pas de copier un passage du texte mais de synthétiser la pensée de l’auteur de façon
personnelle. On se pose la question : quelle est la réponse de l’auteur au problème posé ?
 Les articulations ou parties du texte : il est question de signaler les différents mouvements ou
parties du texte sans les expliquer.
 La mise en place de la consigne : elle est facultative.

En un mot, l’introduction du commentaire de texte philosophe comprend six (06) éléments :


 La situation du texte : (auteur, y compris sa biographie si possible et l’ouvrage)
 Le thème
 Le problème posé
 La thèse de l’auteur
 Les articulations ou parties du texte.
 La consigne (facultative)

26
Etude ou développement : c’est le tronc de l’exercice et il comprend deux (02) grandes parties : l’étude
ordonnée et l’intérêt philosophique
 L’étude ordonnée : Ici, il est question d’expliquer, d’analyser et de commenter les différentes
parties du texte, tout en progressant de façon argumentative. Cette étude ordonnée est
dynamique et logique, c’est-à-dire, situer clairement chaque mouvement du texte avec l’idée
soutenue par l’auteur. Pour bien comprendre la pensée de l’auteur, il faut utiliser les connecteurs
logiques. Mais, en faisant cette étude, il faut éviter de paraphraser ou copier les idées de l’auteur
dans le texte.
 L’intérêt philosophique : Il comprend trois (03) moments : la portée philosophique du texte, la
problématique et la discussion.
- La portée philosophique du texte : il s’agit de montrer l’importance du texte pour
éclairer un problème.
Autrement dit, dire le pourquoi l’auteur a-t-il écrit ce texte. On peut se poser’ les questions suivantes : quel
est l’objectif de ce texte ? En quoi ce texte est-il important ?
- La problématique de la thèse de l’auteur : elle consiste à mettre en doute le point de vue
de l’auteur ou sa thèse. Pour trouver cette problématique, il suffit de mettre la thèse de
l’auteur à la forme interrogative et cette question permettra d’ouvrir une discussion ou une
dissertation afin de critiquer la thèse de l’auteur. Mais, il ne faut pas que ola problématique
vous éloigne du texte, c’est-à-dire il ne faut pas poser une question dans laquelle l’auteur du
texte se trouvera dans l’antithèse. Au contraire, la question doit vous permettre de soutenir
d’abord la thèse de l’auteur et après la critiquer.
- La discussion : C’est la partie critique de l’exercice qui consiste à soutenir et à remettre en
cause la thèse de l’auteur, afin de faire avancer le débat philosophique. Elle comprend : la
thèse, l’antithèse et la synthèse.
La thèse : Ici, il faut soutenir la thèse de l’auteur tout apportant des arguments nouveaux et
en faisant intervenir d’autres auteurs qui ont soutenu le même point de vue que l’auteur du
texte. Vous pouvez aussi mettre une citation de l’auteur même-ci elle n’est pas tirée dans
l’ouvrage proposé.
L’antithèse : c’est le contre pied ou la critique de la thèse de l’auteur. Il faut faire intervenir
des auteurs qui vont à l’encontre de l’auteur du texte pour dépasser son point de vue et
montrer ses faiblesses.
Synthèse (facultative) : c’est le dépassement de la thèse et de l’antithèse.

La conclusion : Cette troisième et dernière partie de l’exercice, constitue les membres inférieurs, car nous
comparons la structure du commentaire à celle du corps humain pour bien éclairer les lanternes de nos
apprenants sur la bonne compréhension de cet exercice. Et cette partie comprend deux moments : le
rappel de l’intérêt philosophique et le point de vue personnel
- Le rappel de l’intérêt philosophique : c’est le bilan de la discussion.
- Le point de vue personnel : c’est la partie où l’apprenant donne son avis par rapport à la
réponse donnée par l’auteur au problème.

Mise en œuvre de la méthodologie

Sujet : Commentaire de texte philosophique


Dégagez l’intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée.
Toutes ces pratiques comme d’ailleurs la conception juridique et l’organisation politique de la société ne
forment qu’une toute logique dans la pensée des bantous. Ces réalités diverses sont expliquées et
justifiées par eux en vertu de leur seule et unique philosophe : l’ontologie bantoue

27
Ce n’est pas notre but de retracer l’origine ou l’évolution de la philosophie bantoue. Il ne s’agit pas non
plus de porter dès maintenant un jugement sur l’exactitude de l’idée fondamentale de leur philosophie, de
leurs premiers principes ontologiques. Abstenons-nous provisoirement de tout jugement, pour ne faire
que de l’ethnologie. Essayons avant tout de comprendre la pensée des bantous. Il nous faut savoir quelles
sont leurs notions, leur interprétation rationnelle de la nature des êtres visibles et invisibles.
Ces conceptions peuvent s’avérer exactes ou erronées, de toute façon nous devons admettre que ces idées
sur la nature de l’univers sont des connaissances essentiellement métaphysiques et constituent une
“ontologie“.
Placide Temples, la philosophie bantoue

Travail à faire au brouillon


I) Compréhension du texte :
1- Situation du texte :
Auteur : Placide temples
Ouvrage : La philosophie bantoue
2- Thème : La philosophie africaine
3- Problème posé : L’exercice ou la pratique de la philosophie par les africains
4- thèse de l’auteur : Les bantous ont une philosophie
5- Articulations ou parties du texte : Le texte se subdivise en deux (02) parties.
6- Consigne : Nous dégagerons l’intérêt philosophique de ce texte, en procédant par son étude ordonnée.

II) Plan de l’étude ou du développement


1- Etude ordonnée
Première partie : « Toutes ces pratiques comme… l’ontologie bantoue ».
Idée soutenue : Les bantous développent une philosophie propre à eux et se trouvant dans leur manière
de vivre et voir les choses de façon ontologique.
Deuxième partie : « Ce n’est pas notre but de retracer… constituent une “ontologie“ ».
Idée soutenue : La façon de concevoir l’univers et de l’interpréter, fonde la philosophie bantoue.

2- Intérêt philosophique :
Portée philosophique : Situe à la critique européocentriste sur l’incapacité du noir (muntu) à porter un
raisonnement cohérent sur l’univers, Placide Temples se démarque de cette critique pour prouver au
contraire que les bantous ont une philosophie qui est propre à eux et qui est tirée dans leurs traditions
orales ; de plus, ils conçoivent l’univers de façon métaphysique et ontologique.
Problématique : les bantous ont-ils une philosophie ?
Discussion :
Thèse : Les bantous ont une philosophie.
Argument n°1 : Les bantous comme tous les autres hommes sont doués de raison, ils sont capables de
porter un jugement sur les différents phénomènes de l’univers et de raisonner de façon cohérente sur les
grandes questions ontologiques et métaphysiques comme celle de l’Etre. Dans le quotidien des bantous, ils
philosophent non seulement entre eux mais aussi avec la nature.
 Illustration : Placide Temples, « celui qui prétend que les primitifs ne possèdent pas de système de
pensée, les rejettent de la classe des hommes ; ceux qui le disent se contredisent d’ailleurs
fondamentalement ». (La philosophie bantoue »).

Argument n°2 : A l’instar des grecs de l’Antiquité, les bantous s’étaient intéressés à l’étude de l’Etre. L’Etre
du “muntu“ s’explique par la force et la force est liée à l’être dans son essence.
 Illustration : Placide Tempels, « les bantous ont une philosophie très logique et très cohérente, ils
pensent l’être en terme de force ». (La philosophie bantoue)

Antithèse : Les bantous n’ont pas une philosophie

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Argument n°1 : la philosophie ne peut pas être une vision collective de tout un groupe ethnique. Car, la
philosophie dans sons sens strict, est une réflexion personnelle et rationnelle sur l’ensemble de l’univers.
Le noir ne peut pas philosopher, dans la mesure où, il fait partie d’une espèce inhumaine, proche de
l’espace animale.
 Illustration : Hegel, le noir-africain ne peut philosopher car : « la philosophie proprement dite
commence seulement en Occident ». (Leçon sur la philosophie de l’histoire)

Argument n°2 : L’africain manque de capacité de philosopher, vu sa mentalité prélogique et mythique,


incompatible avec la science et la philosophie. Car, elle ne peut pas lui permettre de s’élever au niveau
d’un discours rigoureux.
 Illustration : Levy Brühl, « le nègre a une mentalité prélogique ». (La mentalité nègre)

Synthèse : Malgré fait que les bantous ont leur façon de voir l’univers, mais concevoir une philosophie
demande aussi une rigueur personnelle et non pas seulement collective

Travail au propre

Le texte soumis à notre étude, est celui du missionnaire belge au Congo belge (actuel RDC), tiré dans son
ouvrage intitulé La philosophie bantoue, publié aux éditions Lovania en 1945. Ce texte parle de la
philosophie africaine et traite la question de l’exercice ou de la pratique de la philosophie par les africains.
Ainsi, dans ce texte, l’auteur affirme que les bantous ont une philosophie, et il développe ce point de vue
en deux parties. De ce fait, nous dégagerons l’intérêt philosophique de ce texte, tout en procédant par son
étude ordonnée
Essayer de prouver la pratique de la philosophie par les africains à partir de son ouvrage de la philosophie
bantoue, telle est la mission que s’assigne Placide Tempels. Ainsi, ce texte comporte deux (02) parties,
dont la première va de « Toutes ces pratiques comme… l’ontologie bantoue ». ici, l’auteur affirme que les
bantous développent une philosophie propre à eux et se trouvant dans leur manière de vivre et voir les
choses de façon ontologique. Raison pour laquelle cette partie s’ouvre par cette expression « Toutes ces
pratiques » comme pour désigner, la civilisation, la tradition ou le mode de vie sociale, et se termine par
l’ontologie bantoue », comme pour dire que la conception bantoue est l’âme de toute la tradition bantoue.
A cet, effet, dans la deuxième partie du texte qui va de « ce n’est pas notre but de retracer… constituent
une “ontologie“ », dans cette partie Tempels montre que la façon de concevoir l’univers et de l’interpréter,
fonde la philosophie bantoue. Aussi, il aboutit à l’affirmation selon laquelle, les conceptions bantoues des
réalités visibles et invisibles constituent une philosophie. Mais, pour constater cela il faut, au préalable, se
débarrasser des préjugés occidentalistes basés sur les systèmes philosophiques bien structurés, et éviter
toute critique. D’où cette phrase : « abstenons-nous provisoirement de tout jugement, pour ne faire que
de l’ethnologie ». Cette phrase montre que nous sommes en face d’une réalité particulière, savoir une
civilisation caractérisée par l’anonymat, l’oralité et l’absence d’écriture. Donc, on ne peut pas saisir la
philosophie bantoue en essayant de l’assimiler aux autres systèmes philosophiques. Mais, en la
recherchant dans leurs coutumes, leurs notions et leurs pratiques. C’set de cette façon que Tempels a pu
découvrir l’existence d’une métaphysique et d’une ontologie bantoue.
L’étude ordonnée de texte nous a permis de comprendre que, c’est suite à la critique européocentriste sur
l’incapacité du noir (muntu) à porter un raisonnement cohérent sur l’univers, Placide Temples se
démarque de cette critique pour prouver au contraire que les bantous ont une philosophie qui est propre à
eux et qui est tirée dans leurs traditions orales ; de plus, ils conçoivent l’univers de façon métaphysique et
ontologique.
Dans ce sens, peut-on affirmer que les bantous ont-ils une philosophie ?
En effet, les bantous ont une philosophie. Car, les bantous comme tous les autres hommes sont doués de
raison, ils sont capables de porter un jugement sur les différents phénomènes de l’univers et de raisonner
de façon cohérente sur les grandes questions ontologiques et métaphysiques comme celle de l’Etre. Dans
le quotidien des bantous, ils philosophent non seulement entre eux mais aussi avec la nature.

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C’est dans ce sens que Placide Temples atteste dans la philosophie bantoue : « celui qui prétend que les
primitifs ne possèdent pas de système de pensée, les rejettent de la classe des hommes ; ceux qui le disent
se contredisent d’ailleurs fondamentalement ».
Aussi, A l’instar des grecs de l’Antiquité, les bantous s’étaient intéressés à l’étude de l’Etre. L’Etre du
“muntu“ s’explique par la force et la force est liée à l’être dans son essence. Voilà pourquoi Tempels ajoute
dans le même ouvrage : « les bantous ont une philosophie très logique et très cohérente, ils pensent l’être
en terme de force ».
Cependant, la pratique d’une philosophie par des bantous n’est pas toujours vraie. Car, la philosophie ne
peut pas être une vision collective de tout un groupe ethnique. Dans la mesure où, la philosophie dans
sons sens strict, est une réflexion personnelle et rationnelle sur l’ensemble de l’univers. Or, le noir est
dépourvu de cette faculté et ne peut en aucun cas philosopher. Il fait partie d’une espèce inhumaine,
proche de l’espace animale. C’est ainsi que Hegel écrit : le noir-africain ne peut philosopher car : « la
philosophie proprement dite commence seulement en Occident ». (Leçon sur la philosophie de l’histoire)
De plus, l’africain manque de capacité de philosopher, vu sa mentalité prélogique et mythique,
incompatible avec la science et la philosophie. Car, elle ne peut pas lui permettre de s’élever au niveau
d’un discours rigoureux. Ainsi, Levy Brühl affirme dans la mentalité nègre : « le nègre a une mentalité
prélogique ».
Malgré fait que les bantous ont leur façon de voir l’univers, mais concevoir une philosophie demande aussi
une rigueur personnelle et non pas seulement collective.
Tout compte fait, l’analyse de ce texte sur l’exercice ou ola pratique d’une philosophie par les africains,
nous a permis de comprendre que deux thèses étaient en contradiction, dont la première affirme que les
africains on une philosophie et la deuxième nie cela. Quant à nous, les africains comme les autres peuples
ont bel et bien une philosophie.

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Conclusion :

Au terme de notre travail sur l’analyse et le traitement des différents exercices de réflexion en philosophie
dans les classes de la seconde en terminale en passant par la première ; nous a permis de mettre en place
un guide dans lequel les enseignants et les apprenants pourront consulter afin de développer leur
connaissance. Aussi, pour l’apprenant de s’assurer sur la conduite à tenir ainsi que la méthode à suivre
tout au long du parcours secondaire, afin de bien préparer l’examen du baccalauréat et garantir sa
réussite.

Nous savons tous que, la notion d’imperfection est le propre de l’humain, donc il sera difficile pour un
homme de réaliser un travail parfait. Delà, vos critiques fondées seront bien reçues pour l’amélioration de
notre travail.

Jaurès NDOURI, professeur certifié des lycées, enseignant de philosophie au lycée de Vindoulou,
Pointe/Noire – Rép. du Congo.
Tel : 06825-18-93/ 05358-35-23

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