Histoire de la Littérature Grecque
Histoire de la Littérature Grecque
0. Introduction
Le but du cours est de couvrir en survolant l’histoire de la littérature grecque, d’Homère au V ème siècle
AP. J.-C.
Examen : mardi 23 janvier 09h00-12h00
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a. Cadre chronologique
Commence avec Homère. On ne sait toujours pas quand ni qui vraiment était Homère
- On retient 750 av J.-C. pour Homère
- La langue grecque est plus vieille. 1500 av J.-C tablettes Mycéniennes. Proto-grec. Pas de
textes littéraires
- Longue tradition d’oralité, pas de textes mis à l’écrit.
On finit avec la fermeture par l’empereur Justinien des écoles grecques de philosophie en 529
- C’est une date arbitraire. On aurait pu prendre 330, la date de la fondation de
Constantinople. (330-529=époque Protobyzantine)
- La littérature grecque a continué pendant l’empire Byzantin et même après avec les
Ottomans. Encore aujourd’hui les Grecs parlent grec (lol)
- On parle de la fin de la littérature grecque « Classique » en opposition à la littérature
« Byzantine » et « Ottomane » de plus tard
b. Cadre géographique
Epoque Archaïque
- Grèce continentale, iles ioniennes Asie Mineure
- Grande Grèce et pourtour de la mer Noire (comptoirs) sont colonisées très tôt
- Athènes, Sparte, Ephèse, Smyrne, Halicarnasse, Naxos, Paros sont tous des centres
d’influence
Époque Classique
- Athènes devient le grand centre d’influence et culturel du monde grec. Énormément
d’intellectuels viennent à Athènes
- /!\ à l’athénocentrisme. Des choses se passent ailleurs qu’à Athènes. Il y’avait
énormément de littérature partout mais Athènes dominait.
Époque Hellénistique
- Expansion géographique très importante
- Toute la partie orientale jusqu’à la Mésopotamie et l’Égypte
- Royaumes de Macédoine (Pella), des Séleucides (Antioche), des Lagides (Alexandrie)
- Tous ces royaumes deviennent hellénophones
- Pergame devient aussi une ville relativement importante.
- Alexandrie grâce à l’effort produit par les premiers Ptolémées devient vite le centre
incontesté de la civilisation grecque (Musée (centre supérieur d’étude), Bibliothèque)
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- Arrive alors le développement de Rome qui conquiert l’Afrique, l’Espagne, la Gaule et dès
le deuxième siècle les romains passent en Grèce et détruisent Corinthe pour installer leur
pouvoir définitivement en Grèce. Ils rasent Carthage la même année et conquièrent
finalement Alexandrie et tout le pourtour méditerranéen.
- Même Rome devient pour les Grecs un grand centre d’influence où ils y écrivent en grec.
Époque romaine
- Rome, Athènes, Alexandrie
- Pergame, Smyrne, Millet, Ephese, Antioche, Marseille, Milan, Ravenne, Syracuse sont
toutes des villes importantes
Fin de la civilisation mycénienne en 1200 av J.-C. à cause peut-être d’une éruption volcanique -
> appel d’air pour la dernière migration (doriens).
Les Doriens traversent toute la Grèce depuis le nord et s’établissent dans le sud. Les Ioniens
qui occupaient une partie du Péloponnèse partent vers l’Est sous la pression des Doriens.
Les arcadochypriotes se réfugient dans les montages d’Arcadie et en Chypre.
Dans les différentes régions on parle des dialectes différents. On ne parle pas exactement la
même langue à Athènes (Ionien) et à Sparte (Dorien). Les dialectes se comprennent entre eux
mais la différence perdure durant toute l’époque archaïque et classique.
Après Alex le G se développe la κοινὲ (langue commune) qui est un mélange de tous avec
prédominance de l’attique. Langue simplifiée par rapport au grec classique. Devient la langue
communément utilisée partout même chez les intellectuels
Dans la seconde sophistique il y’a un second intérêt pour le grec attique classique. Les gens
veulent parler et écrire comme les classiques. On essaye d’écrire comme Platon et parler
comme Démosthène. Une langue un peu artificielle se développe pour les intellectuels pour
se séparer du peuple de base
A l’époque Byzantine la κοινὲ devient encore plus simple et l’écart entre le peuple et les
intellectuels se creuse
Encore en Grèce moderne il y’avait deux niveaux de langue (katarheousa et demotikè). La
langue « pure » était utilisée pour la littérature jusque dans les années 70. Maintenant c’est la
demotikè qui a été adopté même pour la littérature.
Certains dialectes deviennent la norme pour certains genres. Ex : le dorien est toujours utilisé
pour les parties lyriques. Pindare (Éolien de base) écrit en dorien sa poésie
Les différents groupes dialectaux ont perduré jusqu’à au moins l’époque classique mais ont
perdu de l’importance face à la κοινη
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1. La poésie Épique
a. L’épopée homérique
1
À son époque on utilisait plus du tout cette langue
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La menace des Turcs sur plusieurs centaines d’années a quand même fait s’exiler en Italie beaucoup
d’intellectuels avec des manuscrits -> renaissance
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Comme il y’a 24 lettres et 24 chants, on attribue chaque chant à une lettre ; Illiade majuscule, Odyssée
minuscule (A209 = 209ème vers du premier chant de l’Iliade
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- Le « retour » depuis Troie jusqu’à Ithaque (νοστος = genre littéraire : retour des héros de
la guerre de Troie chez eux. On a conservé seulement celui d’Ulysse.
- Durée de l’action : 40 jours en tant que tel / avec flashbacks = plusieurs années (Exemple
Ulysse au banquet des Phéaciens qui raconte beaucoup de son retour (qui a duré 10 ans)
Homère l’inconnu
- Existence admise dans l’antiquité
- Origine disputée : Chios – Smyrne – Colophon – Ios - … Athènes – Ithaque – Argos
- Les χωριζοντες (séparatistes) disent que l’Iliade et l’Odyssée venaient de deux auteurs
différents
- Tradition du barde aveugle = pure hypothèse
- Hérodote (Histoires, II, 53) dit « au plus 400 ans avant moi » = 850 av J.-C.
- Le consensus actuel situe plutôt Homère vers 750
- Flavius Josèphe (Contre Apion, I, 12) nous dit que les poèmes étaient à la base oraux
transmit par mémoire et réunis ensemble plus tard
La question homérique
- Oppose les unitaristes et les analystes4 sur deux points : l’unicité de l’auteur et l’unité de
l’œuvre
- Ils s’accordent pour dire qu’il y’a des ajouts autant antérieurs que postérieurs
- Les unitaristes parlent de sources qui ont inspiré Homère
- Les analystes parlent d’un noyau primitif
- Ils s’accordent sur le fait qu’Homère est au terme de ce cycle épique
- Milman Parry (1928) et la théorie de l’oralité :
o Epithètes traditionnelles ~ bardes yougoslaves (formules pour décrire tous les
héros ; Ulysse aux mille ruses ; Achilles aux pieds rapides ; Héra aux bras blancs,
…
o Les aèdes fonctionnaient avec une langue formulaire (hexamètre dactylique) ; ils
utilisaient des formules déjà faites dont ils connaissaient la longueur et qui
4
Dans le sens antique αναλζω délier
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entraient dans le schéma métrique. Plus facile pour composer et laisse une assez
grande souplesse à l’aède pour interagir avec le public et modifier le poème
comme bon leur souhaite
o Ils utilisaient aussi des scènes formulaires, par exemple les scènes de batailles se
ressemblaient souvent ou en tout cas étaient contées avec les mêmes formules.
Ex : passage de Diomède contre Enée (Illiade, V, 239-345). Il y’a toujours un
affrontement verbal avant de passer à l’affrontement physique. Formules pour
exprimer la mort d’un personnage (V, 306)
- On est au-delà de ce que fais l’oralité. C’est impossible d’apprendre par cœur autant de
vers. La structure narratologique est trop compliquée et c’est en mettant par écrit qu’on a
structuré le poème comme on le connait. L’unité globale de l’Iliade et l’Odyssée n’est
explicable que par la mise à l’écrit. Homère se situe à la fin de l’oralité et au début de
l’écrit. On utilise 750av J.-C. pour le début de l’écriture et la vie d’Homère. Certains
savants pensent que les deux poèmes ont été mis à l’écrit seulement vers 600av J.-C-
(Pisistrate)
Influence directe sur la poésie archaïque et la tragédie et sur les arts figuratifs
Structure identique
- Invocation de la divinité
- Développement narratif
- Prière finale
Contexte
- Cérémonies liturgiques ?
- Préludes à des récitation épiques ?
Influence
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- Poésie archaïque
- Poésie hellénistique : Callimaque, hymnes orphiques
- Poésie latine : Ovide
- Littérature tardive : Aelius Aristide, Lucien, Proclus
Œuvres attribuées :
- Théogonie (Θεογονία)
- Travaux et les jours (Έργα καὶ Ἡμηρα)
- Catalogue des femmes = les Ehées (Ή οίαι)
- Bouclier d’Héraclès
- Préceptes de Chiron
- Mélampodie
La Théogonie
- Le « poème des dieux »
- 1022 Vers
- Inspiration divine (Muses)
- Proche du cycle épique
o 1. Cosmogonie
o 2. Théogonie
- Influences orientales (La littérature grecque n’est pas un miracle !)
o Légendes hittites ou sumériennes
o Enûma Elis
- Importance de la Justice – violence, caractère sombre
- LE livre de religion grecque
- 828 vers
- Adressées à son frère Persès (problème d’héritage)
- En rupture avec la tradition épique
o 1ère partie : divers mythes Eris vs. Bonne lutte
Mythe de Pandore
Mythe des races
Fable de l’épervier et du
rossignol
Cité juste vs. Cité injuste
o 2ème partie : calendrier des travaux
o 3ème partie : jours fastes et néfastes
- Influences orientales
o Sumériennes : Instructions de Surupakk
o Accadiennes : Conseils de sagesse
o Egyptiennes : poésie didactique et gnomique
- Importance de la justice – ordre moral – sagesse paysanne
Terminologie
- Poésie lyrique (<λυρα) <-> épique, dramatique, philosophique
- Classifications Cf. Schéma
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Caractéristiques majeures :
- Date : env. 700 – 450 av. J.-C.
- Accompagnement musical (chanté ou joué) MAIS perdu de nos jours
- Grande diversité des mètres (cf. feuille)
o Élégie : distique élégiaque (hexamètre + pentamètre dactylique)
o Iambe : mètres iambiques (bref-long-bref-long=iambe)
o Ode : mètres très variés
o Chorale : mètre très variés
- Langue : variée, mais en gros
o Élégie : ionien (teinté d’éolien)
o Iambe : ionien
o Ode : éolien + ionien
o Chorale : dorien
- Voir powerpoint pour qui fait quoi
a. La poésie iambique
Iambe : Epopée :
- Souple – agile ample - majestueux
- Vocabulaire de tout les jours vocabulaire élevé
- « je omniprésent » poète absent
- Adressé à des personnes précises chante le passé héroïque
- Lâcheté – cynisme héroïsme guerrier
On a récupéré que des petits fragments et pas du tout les œuvres complètes : Attention au contexte !
Archiloque de Paros (7ème s.)
- Né à Paros, participe à la colonisation de Thasos (Ile du nord de la Mer Egée)
- Acmé = env. 650 aC
- Guerrier mercenaire et poète
Sémonide d’Amorgos (7ème s.)
- 118 v. – dix portraits misogynes
Hipponax d’Éphèse (6ème s.)
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b. La poésie élégiaque
c. La poésie monodique
Période courte (fin 7ème- 6ème)
Cercle restreint d’auditeurs
Actualité (politique ou intime)
Poésie orale – sentiments personnels
Précurseurs : Terpandre – Arion
Trois grand noms : (compléter avec PPT)
- Alcée de Mytilène (630-570)
o En éolien
o Hymnes – poème de guerre, de sédition, de politique, de banquets, d’amour
- Sappho (630- ?)
o En éolien
o Hymnes, épithalames
- Anacréon (fin 7ème)
o En ionien
o Chantre du banquet de l’amour
d. La poésie chorale
Parthénées : Hymne aux jeunes filles
Hymnenées : Hymne aux femmes en l’âge de se marier
Poésie religieuse et civique
Première période :
- Alcman de Sparte (7ème)
o Auteur des parthénées
o A fixé le dorien comme la langue de la poésie chorale
o Dithyrambe (hymne à Dionysos)
- Stésichore d’Himère (6ème)
o Actif en Sicile, Italie et Sparte
o Thèmes proches de l’épopée
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Origines :
- 534 av J.-C. : premier concours dramatique à Athènes mis en places par les Pisistratides
(vainqueur : Thespis)
- Attesté à Sicyone sous Clisthène (vers 600)
- Origine péloponnésienne, pas Athénienne (même si on a gardé seulement des pièces
athéniennes)
- Née probablement dans le dernier quart du 7ème
- Rapport avec le culte de Dionysos
o Lien avec le dithyrambe (=chant en l’honneur de Dionysos)
o Représentations durant les Grandes Dionysies (à Athènes)
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Un événement civique :
- Concours organisé lors des Grandes Dionysies (fin mars / début avril)
o La grande fête athénienne de l’année (une semaine)
o Dimension nationale et internationale
o En l’honneur de Dionysos Eleuthereus (< Eleuthère, ville du nord de l’attique et
ελευθερος = libre)
- Cérémonie officielle avant le concours
o Les 10 stratèges in corpore (personnes les plus importantes d’Athènes)
o Proclamation des bienfaiteurs de la cité
o Exhibition des tribus payés à la cité
o Parade des éphèbes (jeunes hommes qui entrent dans l’âge du service militaire)
- Déroulement du concours
o L’archonte éponyme choisit les 6 poètes (3 tragiques et 3 comiques) et nomme le
6 chorèges (celui qui finance le chœur et les représentations théâtrales)
o Un jury de 10 membres (1 par tribu)
o Le chorège et l’auteur vainqueur couronnés en plein théâtre + banquet publique
o Un « théorikon » (montant d’argent pour compenser les jours de travail perdus)
alloué aux spectateur + paie aux auteurs, acteurs et musiciens
o Devant 15000 à 17000 citoyens + bilan devant l’assemblé du peuple
- Mais :
o ≠ Littérature politique ni de propagande
o Valeur universelle
o Dimension humaine
o Thèmes puisés dans la mythologie (prendre du recul)
Un événement artistique
- A l’origine = issue du dithyrambe -> poésie chorale
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- Autres exemples
o Les Sept contre Thèbes longue évocation de la malédiction des Labdacides
o L’Orestie longue évocation de la malédiction des Atrides
Agamemnon
Les Choéphores
Les Euménides
- Caractéristiques majeures
o Lenteur
o Majesté
o Lourdeur de l’atmosphère
o Pureté
o Caractère hiératique, solennel
o Grandeur tragique
o Progression linéaire
o Simplicité
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Les parties parlées sont en trimètres iambiques, les parties chorales sont dans des schémas métriques autres
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o Peint la scène
o Abandon de la trilogie liée
- Glissement de la volonté des dieux vers celle des héros → choix moraux intransigeants →
solitude du héros tragique
o Antigone lois divines > lois des hommes
o Œdipe-roi obstination tragique d’Œdipe
o Electre les souffrances de l’héroïne solitaire
o Ajax le choix de mourir
- Importance de la dimension psychologique. Ce ne sont pas que les Dieux qui décident
mais ce sont les Hommes qui font des choix, en connaissance de cause
- Théâtre d’idées
o Réflexions morales, sentences
o Discours et débats (moraux, politiques, philosophiques) cf. agôn
- Développement du pathétique
- Réalisme
- En avance sur son temps donc incompris par le publique et pas trop apprécié de son
vivant
Origines :
- Mal connues
- Trois époques :
o Comédie ancienne (Aristophane)
o Comédie moyenne (peu connue)
o Comédie nouvelle (Ménandre)
La comédie ancienne :
- Mélange de farce et de satire (politique et personnelle)
Aristophane :
- Athénien – né vers 445 / mort après 388
La comédie moyenne :
- Très mal connue
- Sujets mythologiques
- Suppression du chœur
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Nous apporte une autre point de vue sur Socrate (moins élogieux) que celui de Platon
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Aristophane a passé la plupart de sa vie pendant les guerres médiques
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- Auteurs connus
o Antiphane d’Athènes (ou de Chios ?)
o Alexis de Thourioi (oncle de Ménandre)
La comédie nouvelle :
- Prolongement de la comédie moyenne
- Comédie d’intrigue
- Thèmes universels
- Suppression du chœur
- Auteurs connus :
o Philémon de Syracuse (actif à Athènes) – 97 comédies
o MENANDRE
Ménandre :
- Athénien – né en 342 / mort en 291
4. L’histoire
ἱστορία / ἵστωρ < ϝίδ-τωρ < *wid- (cf. ϝοιδ-α, vid-ere, wis-sen)
- ἵστωρ « celui qui sait parce qu’il a vu »
- ἱστορία « l’enquête »
cf. philosophie :
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- ἱστορίη περὶ φύσεως = recherche empirique pour établir les causes des phénomènes
naturels
a. Hérodote
Méthode historique :
- Souci de vraisemblance et de non-contradiction
- Effort de rationalisme (recherche des causes)
- Enquête orale – autopsie – absence de prises de position
- Le temps des hommes (≠ héros) = temps historiques
- Pas de système chronologique bien délimité (point de départ = Héraclès)
- Nombreuses sentences, réflexions morales
- Style simple, coloré et plaisant – destiné aux lectures publiques
b. Thucydide
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« Peri – plous » autour de la mer. Descriptions des iles, de leurs montagnes et de leur géograpie
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Père du mensonge aussi ?
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Exposé de l’enquête
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Méthode historique :
- Souci d’exactitude et de rigueur
- Effort aigu de rationalisme (recherche des causes / esprit critique)
- Histoire « informée » (< témoignages)
- Histoire strictement contemporaine
- Système chronologique rigoureux – datation précise
- Probité intellectuelle – pas de jugements moraux
- Style dense, ardu, concis à l’extrême
c. Xénophon
L’Anabase (7 livres) :
- Récit de l’expédition des Dix Mille (retour des mercenaires grecs depuis les terres
barbares)
- Nouveau genre historiographique : journal personnel – « mémoires de guerre »
- « Plasticité » des descriptions ( ἐνάργεια )
- Œuvre qui a frappé durablement l’imaginaire des Grecs
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Ouvre d’histoire grecque trouvée à Oxyrhynchos
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On a tout perdu de lui
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L’histoire universelle :
- Éphore14 (*405), Histoires (30 livres) : du retour des Héraclides (XIe s.) au triomphe de
Philippe
- Diodore de Sicile (I e s.), Bibliothèque historique (40 livres) : des origines à 54 av. J.-C.
L’histoire de Rome :
- Polybe (210-125) : 40 livres sur la montée en puissance de Rome jusqu’en 146 av. J.-C.
- Posidonius (*135) : continuateur de Polybe (de 145 à la tyrannie de Sylla)
- Denys d’Halicarnasse (*60), Antiquités romaines (20 livres) : des origines à 265 av. J.-C
5. L’éloquence
L’éloquence attique :
- Attention à l’athénocentrisme (les plus connus à l’heure actuelle venaient d’Athènes
mais)
o Avant : cf. Homère
o Ailleurs : cf. Corax et Tisias < Sicile τέχνη ῥητορική (technè rhétorikè)
- Démosthène (384-322) :
o Ὁ ῥήτωρ = « l’Orateur »
o 36 discours authentiques
o Débuts comme logographe
o Homme politique – patriote – lutte contre la Macédoine
o Adversaire d’Eschine
o Principaux discours :
4 Philippiques
3 Olynthiennes
Sur la Paix
Sur la couronne
Sur l’ambassade
- Isocrate (436-338) :
o Élève de Gorgias et d’autres sophistes
o Activité de logographe
o 393 : ouvre une école de rhétorique
o Sa « philosophie » :
Bien parler ( εὐ λέγειν ) + bien penser ( εὐ φρονεῖν )
o Concept du πεπαιδευμένος (pepaideumenos) = l’homme cultivé, l’ « honnête
homme »
o Manifestes philosophico-rhétoriques :
Contre les sophistes – Busiris – Éloge d’Hélène – Sur l’échange
o Manifestes politiques :
Panégyrique – Aréopagitique – Panathénaïque – Sur la paix – Plataïque
o Style ample et poétique, prose rythmée
o Humour - simplicité
- Lysias (444-375) :
o Originaire de Sicile – pur modèle d’atticisme
o 34 discours conservés (sur 400 !)
o Pendant la période des Trente (tuent le frère de Lysias)
o Éloquence d’apparat : Oraison funèbre (Epitaphios) – Discours olympique
o Éloquence judiciaire (principalement) : Contre Ératosthène
o Plan traditionnel :
Exorde exordium προοίμιον
Narration narratio διήγησις
Preuve argumentatio πίστευσις
Péroraison peroratio ἐπίλογος
6. La Poésie Hellénistique
L’époque hellénistique :
- Nom forgé par Johann Gustav Droysen (Geschichte des Hellenismus, 1836) :
o - « Hellenismus » = période de 323 († Alexandre) à 30 († Cléopâtre)
- royaumes hellénistiques et nouveaux centres culturels : (familles des généraux d’A. le G.)
o Lagides → Egypte → Alexandrie Musée ( Μουσεῖον )
o Séleucides → Syrie → Antioche Bibliothèque royale
o Attalides → Pergame → Pergame Bibliothèque
o Antigonides → Macédoine → Pella
L’épigramme :
- genre littéraire par excellence de la poésie hellénistique
o forme courte
o reprend les thèmes de la poésie lyrique archaïque (jeu littéraire)
o en distiques élégiaques (parfois en trimètres iambiques)
- véritable « renaissance »
o renouveau de la production littéraire
o retour aux modèles classiques
- valeurs véhiculées :
o παιδεία (paideia) → éducation grecque
o μίμησις (mimèsis) → imitation des modèles classiques
o virtuosité → productions d’apparat / « shows »
o atticisme → langue des lettrés / athénocentrisme
o identité grecque → glorification du passé / de la culture grecque
Principaux représentants :
- hors catégorie Plutarque
- sophistique / rhétorique Dion de Pruse (dit « Chrysostome ») Favorinus d’Arles
Hérode Atticus Aelius Aristide – Philostrate
- histoire Appien – Arrien – Hérodien – Dion Cassius Pausanias
- philosophie Epictète – Marc-Aurèle – Diogène Laërce
- satire Lucien
- encyclopédisme Athénée – Elien
- médecine Galien
- roman Chariton – Xénophon d’Ephèse – Achille Tatius Longos
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a. Plutarque
- Plutarque (45 – 125) :
o originaire de Chéronée (Béotie) – famille de grands propriétaires terriens
o études à Chéronée, Athènes, Alexandrie
o plusieurs séjours à Rome
o débuts comme sophiste
o fonde une école à Chéronée (philosophie et morale)
o prêtre d’Apollon
o oeuvres principales :
Vies parallèles → 23 paires (une perdue) + 4 Vies isolées
Œuvres morales (Moralia) → env. 80 traités sur des sujets divers
philosophie – morale – religion – pédagogie –
sciences – santé – politique – rhétorique –
histoire
o influence majeure
sur les auteurs de l’Antiquité tardive (païens et chrétiens)
sur l’ensemble de la littérature occidentale : cf. Amyot – Montaigne –
Shakespeare
b. Dion Chrysostome
- Dion Chrysostome (40 – 120) :
o originaire de Pruse (Bithynie) – famille de notables très fortunée
o études de rhétorique en Asie Mineure et à Rome
o exilé sous Domitien → conversion à la philosophie
o carrière de sophiste - env. 80 discours :
sophistiques → Discours troyen – Éloge de la chevelure
philosophiques → Sur la fortune – Sur la vertu – Sur la
richesse
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o poésie :
l’épigramme païenne et chrétienne
l’épopée Quintus de Smyrne (III-IVe s.), Suite d’Homère
Nonnos de Panopolis (Ve s.), Dionysiaques
Triphiodore (Ve s.), La prise de Troie
les Argonautiques orphiques (V-VIe s.)
l’épyllion Musée (Ve s.), Héro et Léandre
Collouthos (VIe s.), Enlèvement d’Hélène
hymnes Hymnes orphiques (IVe s.)
Synésios de Cyrène (fin IVe s.)
Proclus (Ve s.)
o histoire :
Zosime (début VIe s.), Histoire nouvelle
Procope de Césarée (VIe s.), Guerres de Justinien
o biographie :
Eunapes de Sardes (VIe s.), Vies des philosophes et des sophistes
o rhétorique :
Julien l’Empereur (331-363)
o grand défenseur de la culture grecque
o oeuvres : panégyriques – hymnes – satires (Misopôgôn) – lettres
Libanios (314-393)
o professeur de rhétorique à Antioche
o grand admirateur de Dion Chrysostome et d’Aelius
Aristide
o 65 discours (dont Or. 1 = Autobiographie)
o 1544 lettres
o 51 déclamations
Thémistios (317-388)
o homme politique (sénateur, préfet de Constantinople)
o philosophe et conseiller de l’empereur
o rhéteur et professeur de rhétorique
o 34 discours d’apparat adressés aux empereurs
Himérios de Pruse (310-380)
o 75 discours attestés – 24 conservés
o discours d’apparat et déclamations historiques
Synésios de Cyrène (370-412)
o chrétien – évêque
o intérêt pour la philosophie et la rhétorique
o divers discours à sujets philosophiques et moraux
(notamment le Dion)
o 157 lettres
o 10 hymnes
o Éloge de la calvitie (en réponse à l’Éloge de la chevelure
de Dion de Pruse