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Ensemble des réels, suites usuelles

Cours de É. Bouchet  ECS1

4 octobre 2018

Table des matières


1 Ensemble des nombres réels 2
1.1 Théorème de la borne supérieure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Valeur absolue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Partie entière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Exemples de suites de réels 5
2.1 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Suites géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Suites arithmético-géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.4 Suites récurrentes linéaires d'ordre 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1
1 Ensemble des nombres réels
1.1 Théorème de la borne supérieure

Dénition (Majorant, minorant).


Soit A un sous-ensemble de R. Un majorant (resp. minorant) de A est un élément M de R tel que
∀x ∈ A, x 6 M (resp. x > M ).

Dénition (Maximum, minimum).


Soit A un sous-ensemble de R. On dit que M est le maximum (resp. minimum) de A si M ∈ A et
∀x ∈ A, x 6 M (resp. x > M ).

Remarque. Un ensemble A ne possède pas nécessairement de majorant ou minorant, et s'ils existent, il ne sont pas
uniques. De même, A n'admet pas nécessairement de maximum ou minimum. Par contre, s'ils existent, ils sont uniques.
Exemple 1. R et [0, +∞[ ne possèdent pas de majorants, ni de maximum. Par contre, [0, 5] et [0, 5[ possèdent des
majorants : 5, 6, 10, ou plus généralement tout réel x > 5. L'ensemble [0, 5] possède également un maximum : 5, alors
que [0, 5[ ne possède pas de maximum.
Théorème (Théorème de la borne supérieure).
Tout sous-ensemble A de R non vide et majoré (resp. minoré) admet un plus petit majorant (resp. un plus
grand minorant). Il est appelé borne supérieure de A (resp. borne inférieure) et noté sup A (resp.
inf A).

Remarque. Dans le cas où A est non vide et majoré,


 sup A n'est pas forcément un élément de A, à la diérence de max A qui, s'il existe, est nécessairement un
élément de A.
 si max A existe, alors max A = sup A.
 sup A est unique, il y a par contre une innité de majorants.
Exemple 2. Soit A = { |n ∈ N }. Déterminer (s'ils existent) : la borne supérieure de A, le maximum de A, la borne
1 ∗

inférieure de A, le minimum de A.
n

 A est non vide (il contient 1), est majoré par 1 et minoré par 0. Donc par le théorème de la borne supérieure,
il admet une borne supérieure et une borne inférieure, à déterminer ultérieurement.
 1 ∈ A (cas n = 1) et 1 majore A, donc 1 est à la fois le maximum et la borne supérieure de A.
 Supposons que A admet un minimum α. C'est un minorant de A, donc ∀n ∈ N , α 6 . Par passage à la limite,
∗ 1

on trouve α 6 0. De plus, α ∈ A, donc il existe un entier n tel que α = > 0. Absurde. Donc A n'admet pas
1
n

de minimum.
0 n0

 Soit β la borne inférieure de A (dont on a déjà montré l'existence). C'est un minorant de A, donc ∀n ∈ N , ∗

β 6 . Par passage à la limite, on trouve β 6 0. De plus 0 est minorant de A et β est le plus grand des
1

minorants : on en déduit 0 6 β. Donc β = 0 et 0 est la borne inférieure de A.


n

2
Dénition (Intervalle).
Soit I un ensemble de réels. On dit que I est un intervalle de R quand :
∀(x, y) ∈ I 2 , ∀z ∈ R, (x 6 z 6 y =⇒ z ∈ I).

Exemple 3. R, R+ , [0, 5[, ]3, 18[ sont des intervalles de R. R∗ n'en est pas un car il ne contient pas 0.
Remarque. Si un intervalle non vide est borné, il contient alors tous les réels compris entre sa borne inférieure et sa
borne supérieure.
1.2 Valeur absolue

Dénition (Valeur absolue).


Pour tout réel x, le maximum de l'ensemble {x, −x} est la valeur absolue de x, notée |x|.

Pour manipuler des valeurs absolues, on cherchera le plus souvent à raisonner par séparation des cas.
Exemple 4.
1. Soit n ∈ N, calculer S = .
n X
X n
|i − j|
j=0 i=0
 
n
X Xj n
X
S=  (j − i) + (i − j)
j=0 i=0 i=j+1

avec k = i − j
n j j n−j
!
X X X X
= j 1− i+ k
j=0 i=0 i=0 k=1
n  
X j(j + 1) (n − j)(n − j + 1)
= j(j + 1) − +
2 2
j=0

en développant et par linéarité


n n n
n(n + 1) X X X
= 1−n j+ j2
2
j=0 j=0 j=0
n(n + 1) 2
n(n + 1) n(n + 1)(2n + 1)
= −n +
2 2 6
n(n + 1)(n + 2)
=
3

2. Calculer I = .
Z 1
exp (−|x| + 1)dx
−1
Z 0 Z 1
I= exp (x + 1)dx + exp (−x + 1)dx
−1 0
= [exp (x + 1)]0−1 + [− exp (−x + 1)]10
= e − 1 + (−1) − (−e)
= 2(e − 1)

3
Proposition (Inégalité triangulaire).
Pour tout (x , x , . . . , x ) ∈ R , on a :
1 2 n
n
n n
X X
xk 6 |xk |.
k=1 k=1

(démonstration à connaître) On montre le résultat dans le cas d'une somme de deux termes (le principe
est le même pour une somme de n termes). On commence par élever |x + x | et |x | + |x | au carré pour les comparer :
Démonstration.

1 2 1 2

(|x1 + x2 |)2 − (|x1 | + |x2 |)2 = (x1 + x2 )2 − |x1 |2 − |x2 |2 − 2|x1 ||x2 |
= x21 + x22 + 2x1 x2 − x21 − x22 − 2|x1 ||x2 |
= 2 (x1 x2 − |x1 x2 |)
60

D'où (|x + x |) 6 (|x | + |x |) . En composant par la fonction racine carrée, qui est croissante sur R , on trouve
2 2

l'inégalité désirée.
1 2 1 2 +

1.3 Partie entière

Dénition (Partie entière).


Pour tout réel x, il existe un unique entier n ∈ Z tel que n 6 x < n + 1. L'entier n est appelé la partie
entière de x, que l'on note bxc.

On admet l'existence (nécessite d'utiliser que R est archimédien, ce qui n'est pas au programme),
montrons l'unicité. Supposons que n et n sont deux entiers qui conviennent. On a n 6 x < n + 1, et donc n 6 n . De
Démonstration.
0 0 0

même, n 6 n, et donc n = n . D'où l'unicité.


0 0

Remarque. Soit x ∈ R. On a donc bxc 6 x < bxc + 1.


Exemple 5. On a : b2, 5c = 2, b2c = 2, b−2, 5c = −3, b0, 8c = 0.
Proposition (Partie entière de la somme d'un réel et un entier).
Soit n ∈ Z, et x ∈ R. On a :
bn + xc = n + bxc .

(démonstration à connaître) On cherche l'encadrement de n + x par deux entiers successifs qui pourra
permettre d'utiliser la dénition. Par dénition de bxc, bxc 6 x < bxc + 1. Donc en ajoutant n à tous les membres,
Démonstration.

bxc + n 6 x + n < bxc + n + 1, avec bxc + n ∈ Z. Donc par dénition de la partie entière de n + x, bn + xc = n + bxc.

Remarque. Attention : la plupart des autres opérations que l'on pourrait vouloir eectuer avec la partie entière sont
fausses. On ne peut notamment pas sommer dans le cas général, ni multiplier par un scalaire.
Exemple 6.Chercher un contre-exemple qui montre que bλxc =6 λ bxc.
En eet, 2 = b1c = 1 alors que 2   = 2 × 0 = 0.
1
2
1
2

4
Exemple 7. 1. Soit y ∈ R. Déterminer un encadrement de byc en fonction de y.
On sait par dénition que byc 6 y et y < byc + 1. Donc byc 6 y et y − 1 <byc, ce qui donne y − 1 < byc 6 y.
2. Soit x ∈ R. Déduire de la question précédente la limite de la suite bnxc
n
.
n∈N∗

Soit n ∈ N , on applique la question précédente à y = nx : nxn− 1 < bnxc


∗ 6
nx
. On a donc x− n1 < bnxc 6 x,
et la suite converge vers x par théorème d'encadrement. n n n

2 Exemples de suites de réels


2.1 Suites arithmétiques

Dénition récurrente en fonction de n : un+1 = un + r .


Expression de un en fonction de n et d'un terme quelconque up : un = up + (n − p)r .
2.2 Suites géométriques

Dénition récurrente en fonction de n : un+1 = un r .


Expression de un en fonction de n et d'un terme quelconque up : un = up rn−p .
2.3 Suites arithmético-géométriques

Dénition (Suite arithmético-géométrique).


On dit que la suite (u ) est arithmético-géométrique lorsqu'il existe deux réels a 6= 1 et b tels que,
pour tout n ∈ N,
n n∈N

un+1 = aun + b.

Proposition (Terme général d'une suite arithmético-géométrique).


Soit (u ) une suite arithmético-géométrique qui vérie pour tout n ∈ N, u = a · un + b . Alors, pour
tous entiers n et p tels que p 6 n,
n n∈N n+1

(u − c) + c avec c =
n−p b
u =a
n p .
1−a

(démonstration à connaître) Soit p xé. Le réel c est bien déni, car par hypothèse a 6= 1. On commence
par montrer que la suite (u − c) est géométrique de raison a. Soit n un entier plus grand que p,
Démonstration.

n n∈N

b b − ab − b b
un+1 − c = aun + b − = aun + = aun − a = a(un − c).
1−a 1−a 1−a
Il sut ensuite d'appliquer les formules pour les suites géométriques : pour tous entiers n et p tels que p 6 n,
un − c = an−p (up − c).

D'où le résultat.
5
Remarque. Si on oublie la valeur de c, on peut la retrouver facilement en remarquant que c'est l'unique solution sur
R de l'équation x = ax + b.
Exemple 8. u = 1 et ∀n ∈ N, u = −2u + 3. Donner l'expression de u en fonction de n.
En utilisant la formule précédente pour p = 0, on trouve : ∀n >0,
0 n+1 n n


3 3
un = (−2)n 1 − + = 1.
1+2 1+2

2.4 Suites récurrentes linéaires d'ordre 2

Dénition (Suite récurrente linéaire d'ordre 2).


On dit que la suite (u ) est récurrente linéaire d'ordre 2 ou récurrente linéaire double lorsqu'il
existe (a, b) ∈ R \ {(0, 0)} tels que pour tout n ∈ N,
n n∈N
2

un+2 = aun+1 + bun .

Exemple 9. Soit q ∈ R et u la suite dénie par : ∀n ∈ N, u = qn . Pour quelles valeurs de q cette suite vérie-t-elle
la relation de récurrence ∀n ∈ N, u = au + bu ?
n
n+2 n+1 n

∀n ∈ N, un+2 = aun+1 + bun ⇐⇒ ∀n ∈ N, q n+2 = aq n+1 + bq n


 2
q = aq + b si q 6= 0
⇐⇒
b=0 sinon
Dans le premier cas, le résultat s'obtient en divisant les deux membres par q 6= 0. Le deuxième cas s'obtient avec la
n

valeur particulière n = 0.
Dénition (Équation caractéristique).
Soit u une suite récurrente linéaire d'ordre 2 vériant ∀n ∈ N, u = au + bu . Son équation
caractéristique est :
n+2 n+1 n

q = aq + b.2
(E ) c

Théorème (Étude d'une suite récurrente linéaire d'ordre 2).


On suppose que pour tout n ∈ N, u = au + bu . Soit ∆ le discriminant de l'équation caractéristique.
 Si ∆ > 0, (E ) admet deux solutions distinctes réelles q et q et ∃!(α, β) ∈ R tels que :
n+2 n+1 n
2
c 1 2

∀n ∈ N, un = αq1n + βq2n .

 Si ∆ = 0, (E ) admet une unique solution réelle q et ∃!(α, β) ∈ R tels que :


c
2

∀n ∈ N, un = (αn + β)q n .

 Si ∆ < 0, (E ) admet deux solutions complexes conjuguées z et z . On pose z ,


= ρeiθ ∃!(α, β) ∈ R2
tels que :
c 1 2 1

∀n ∈ N, un = ρn (α cos(nθ) + β sin(nθ)).

6
Remarque. Les réels α et β sont déterminés à partir des conditions initiales.
Remarque. Dans le cas ∆ < 0, le choix de z ou z n'a pas d'importance : le résultat nal sera le même après la
prise en compte des conditions initiales.
1 2

Exemple 10. Soit u la suite dénie par u = 0, u = 1 et ∀n ∈ N, u = u + u . Soit n ∈ N, déterminer


l'expression de u en fonction de n.
0 1 n+2 n+1 n

On identie une suite récurrente linéaire d'ordre 2 d'équation caractéristique q −q−1 = 0. On a alors ∆ = 1+4 = 5 > 0.
n
2

L'équation a donc deux solutions réelles, q = et q = .


√ √
1+ 5 1− 5

Donc ∃(α, β) ∈ R tels que ∀n ∈ N,


1 2 2 2
2

un = αq1n + βq2n .
Comme u = 0, u = 1, on doit nécessairement avoir α + β = 0 et αq + βq =1 . Donc en remplaçant, β = −α et
= 1, ce qui donne α = et β = − .
 √ 0 √ 1 1 2
1+ 5 1− 5 √1 √1
α −
Conclusion : ∀n ∈ N,
2 2 5 5

√ ! √ !
n n
1 1+ 5 1 1− 5
un = √ −√ .
5 2 5 2

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