Table des matières
I. Notions de base du métré : ................................................................................ 3
1) Les buts du métré et de l’avant métré : ...................................................... 3
a) Définition et description du métré : ......................................................... 3
b) Définition et description de l’avant métré : ............................................. 3
2) Les différents types d’évaluation lors de la réalisation d’un ouvrage :...... 4
a) Avant réalisation : .................................................................................... 4
b) Durant la réalisation : .............................................................................. 4
c) Après réalisation : ..................................................................................... 4
3) Présenter le calcul du métré : ...................................................................... 5
a) Composition de la feuille du métré : ........................................................ 5
b) Conventions particulières :....................................................................... 5
II. Les actes de l’avant métré :............................................................................. 6
1) L’estimation sommaire : .............................................................................. 6
2) Le devis descriptif : ...................................................................................... 6
3) Le devis quantitatif : .................................................................................... 7
4) Le devis estimatif : ....................................................................................... 7
III. Établir l’avant métré : terrassement et fouilles des ouvrages d’art : ............ 7
1) Définitions : .................................................................................................. 7
a) L’étude du sol : .......................................................................................... 8
b) La préparation du terrain : ...................................................................... 8
c) L’extraction : ............................................................................................. 8
d) L’évacuation des eaux : ............................................................................. 8
e) Le décaissement : ...................................................................................... 8
f) Les fouilles et les tranchées : ....................................................................... 8
g) La viabilisation : ....................................................................................... 9
h) Le remblaiement : ..................................................................................... 9
2) Mesurage des terrassements, des fouilles et des ouvrages d’art : ............. 9
a) Notion de déblai et de remblai : ............................................................... 9
b) Le foisonnement : .................................................................................... 10
c) Calcul du volume des fouilles : ............................................................... 11
d) Calcul du volume du remblai : ............................................................... 11
e) Calcul du volume de terre à évacuer :.................................................... 11
f) Calcul des cubatures : ................................................................................ 11
3) Fiche de métré et devis : ............................................................................ 15
IV. Cubature des terrassements de route : ........................................................ 16
1) Profil en long : ............................................................................................ 16
2) Profil en travers : ....................................................................................... 17
3) Cubatures ou avant métré des routes : ..................................................... 18
a) Cas ou tous les profils sont en déblais ou en remblais : ........................ 18
b) Succession d’un profil tout en déblais et d’un autre tout en remblais : 19
4) Papier métreur d’avant métré de terrassement : ..................................... 20
V. Avant métré des éléments en béton armé :..................................................... 27
1) Avant métré du béton : .............................................................................. 27
2) Avant métré des armatures : ..................................................................... 27
3) Avant métré du coffrage : .......................................................................... 29
VI. Avant métré en maçonnerie : ........................................................................ 31
1) Définitions : ................................................................................................ 31
2) Réaliser les mesurages de la maçonnerie de moellons : ........................... 32
3) Réaliser le mesurage de la Maçonnerie de briques ou agglomérés : ........ 32
VII. Établissement d’un devis : ............................................................................ 33
1) Méthodologie de calcul : ............................................................................. 33
2) Fiche du DQE : ........................................................................................... 44
I. Notions de base du métré :
1) Les buts du métré et de l’avant métré :
a) Définition et description du métré :
Le métré a pour but l’évaluation du coût des ouvrages en partant de leur
mesurage. Le métré se fait avant, pendant et après la réalisation de ces ouvrages.
Le métré constitue une comptabilité particulière de la construction à la fois des
quantités et du coût des ouvrages composants cette construction.
Le métré sert à :
L’estimation préalable des travaux.
La conduite de l’exécution des travaux.
La facturation des travaux.
L’estimation préalable des travaux :
Avant de réaliser une construction, il est nécessaire d’en établir le coût tant pour
le client que pour l’entrepreneur. Le client n’engagera aucun travail avant de
connaître l’importance du budget à préciser pour réaliser la construction.
L’entrepreneur doit procéder à une estimation avant la réalisation afin de
remettre des propositions valables quand il est fait appel à ses services.
La conduite de l’exécution des travaux :
Pour la plupart des constructions, l’entrepreneur ne dispose pas d’une trésorerie
suffisante pour assurer la réalisation complète de l’ouvrage. Dès lors il demande
au client de verser des acomptes périodiques ou non en fonction du travail
exécuté (état de situation).
La facturation des travaux :
Une fois le travail terminé. On doit procéder au plus tôt au règlement des
dépenses. Alors une estimation précise est nécessaire puisque, d’une part les
projets initiaux ont pu subir certaines modifications d’autre part les prix initiaux
des matériaux et de la main d’œuvre ont pu varier au cours de la réalisation.
L’estimation de la valeur des ouvrages exécutés présente une importance capitale
aussi bien pour le client que pour l’entrepreneur.
b) Définition et description de l’avant métré :
L’avant métré est une opération qui permet l’évaluation d’un projet. Elle consiste
à mesurer les éléments qui entrent dans la composition d’une construction pour
en connaitre les longueurs (câbles électroniques, buses, plinthes...), les surfaces
(enduits, carrelage…), les volumes (maçonneries, béton, déblais, remblais…) ou le
poids (armature, ciment…). Ils sont établis en tenant compte des unités de
références mentionnées aux bordereaux des prix.
Vu l’importance de l’avant-métré qui est une base de fixation du montant et des
plannings d’un projet, des erreurs peuvent avoir une influence prépondérante sur
le bon déroulement des travaux ; elles peuvent entraîner dans les cas extrêmes
leur non-achèvement par manque de crédits nécessaires (prévisions
insuffisantes). Pour limiter les erreurs, il faut recourir à une forme méthodique,
en présentant les différents éléments selon un ordre logique qui facilite la
vérification, le contrôle et la codification de l’avant-métré.
2) Les différents types d’évaluation lors de la réalisation d’un
ouvrage :
Évaluer avec une grande précision la réalisation d’un ouvrage ou d’une
construction est difficile et demande beaucoup de temps. Cependant, il n’est pas
toujours nécessaire qu’une telle précision soit prise en considération. En effet, il
existe différents types d’évaluation :
a) Avant réalisation :
Pour le client, il est nécessaire avant tout de fixer un ordre de grandeur de la
dépense. En effet, il faut prévoir les crédits qui seront nécessaires et limiter
l’ampleur des travaux envisagés en fonction des disponibilités financières, une
estimation approchée est donc suffisante.
Pour l’entrepreneur, une estimation précise est nécessaire. L’entrepreneur n’a de
chance d’obtenir une affaire déterminée que si ses prix sont inférieurs à ceux des
concurrents en offrant une marge bénéficiaire aussi élevée que possible. D’où la
nécessité de réaliser un judicieux équilibre qui ne peut être atteint que par une
sérieuse étude des quantités de travaux et des prix unitaires.
b) Durant la réalisation :
Il s’agit d’opérer des règlements partiels au moyen d’acomptes versés à
l’entrepreneur à la fin de périodes déterminés d’avance. Comme à la fin des
travaux un bilan final sera établi, il n’est pas nécessaire d’évaluer au cours de
chaque période les travaux avec une grande précision.
c) Après réalisation :
Lorsque la construction est terminée le client doit payer à l’entrepreneur le
reliquat de ce qui lui est dû, compte tenu des décomptes déjà versés, des révisions
éventuelles des prix et d’autres prescriptions réglementaires. L’estimation, faite
par l’une des parties et soumise au contrôle et à l’acceptation de l’autre, doit être
effectuée avec le plus grand soin et la plus grande précision. Sous le nom de
décompte définitif ou de mémoire, cette évaluation est toujours basée sur les
quantités d’ouvrages effectivement réalisés et sur des prix unitaires initialement
convenus.
3) Présenter le calcul du métré :
a) Composition de la feuille du métré :
Les métrés et avant métrés nécessitent de nombreux calculs de surfaces et de
volumes des différentes parties de la construction. Pour éviter les erreurs et pour
pouvoir vérifier ces calculs, il convient de les présenter d’une façon claire et
logique de façon qu’ils puissent être compris et vérifiés par toutes les personnes
intéressées.
Pour faciliter la rédaction, on divise le projet en chapitres qui suivent un ordre
chronologique. Il peut être l’ordre de la réalisation des travaux : terrassement,
assainissement, voirie… soit par corps d’état
Il existe de nombreux types de présentation de feuilles de métré par exemple :
Nombre Dimensions
N Désignation des
Unités departies Quantités Observation
° travaux
semblables Longueur Largeur Hauteur
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
- La colonne de référence permet d’inscrire un numéro, ou repère
permettant de d’attribuer à chaque opération ou série d’opération une
référence.
- La colonne désignation représente le nom que l’on donne à la partie de
l’ouvrage étudiée.
- La colonne N°3 contient l’unité de mesure.
- La colonne N°4 correspond à la quantité d’élément identique à métrer. Il
suffit d’effectuer le calcul pour l’un d’entre eux, puis de multiplier par le
nombre d’éléments.
- Les colonnes de dimensions N° (5,6,7) contiennent les cotes relevées sur les
dessins.
- Les colonnes de quantités représentent les résultats obtenus après le
calcul. Les colonnes 8 et 9 représentent les résultats intermédiaires et la
colonne 10 représente les résultats définitifs.
- La colonne d’observation contient toute indication nécessaire à la bonne
compréhension de la démarche logique du calcul. Elle permet d’inscrire les
lignes de calcul ayant permis de déterminer les dimensions et de
représenter des schémas succincts ou croquis expliquant les calculs.
b) Conventions particulières :
Abréviations :
Les abréviations employées en métré sont conventionnelles. On distingue :
• H.O : hors œuvre, dimension prise d’un parement extérieur à un autre
parement extérieur.
• D.O : dans œuvre, dimension prise d’un parement intérieur à un parement
intérieur.
• H : hauteur.
• L : longueur.
• l : largeur.
• ép. : épaisseur.
• ct. : courant, mètre courant ou mètre linéaire.
• ml : mètre linéaire.
• B.A. : béton armé.
Unités utilisées :
Les unités employées sont :
Pour les ouvrages à la pièce L’unité (u)
Pour les longueurs Le mètre (m)
Pour les surfaces Le mètre carré (m²)
Pour les volumes Le mètre cube (m3)
Pour les poids Le kilogramme (Kg)
II. Les actes de l’avant métré :
1) L’estimation sommaire :
Les estimations sommaires sont des évaluations rapides et plus ou moins
approchées de travaux à réaliser. Ce type d’estimation du coût de l’ouvrage se
fait, en général, avant l’estimation détaillée du projet et a pour but d’indiquer au
maître de l’ouvrage le prix approximatif du coût de la construction qu’il a
l’intention de réaliser, afin qu’il puisse juger si le montant de l’opération
envisagée correspond à ses moyens financiers. Le montant du prix est déterminé
par l’expérience acquise à l’occasion des constructions déjà réalisées.
2) Le devis descriptif :
Le devis descriptif est, généralement dressé par le maître d’œuvre et aucune
mise à prix ne figure dans ce devis descriptif. Le devis descriptif complète les
dessins d’ensemble (plans, façades, coupes) donnant les renseignements sur les
formes et les dimensions des ouvrages.
Dans le devis descriptif, chaque ouvrage élémentaire est décrit en indiquant les
matériaux à employer, les spécifications qui les concernent, les conditions
particulières de l’exécution de l’ouvrage. Le devis descriptif permet de s’assurer
d’une part, que quel que soit l’entreprise qui va réaliser l’ouvrage, on aura la
qualité exigée, d’autre part que le prix de l’entreprise (ou des entreprises en
concurrence) doit bien correspondre à cette qualité des travaux. Aussi, le devis
descriptif doit être particulièrement précis et explicite pour éviter toute confusion
ou fausse interprétation. Pendant toute la durée de l’exécution des travaux et au
moment de la réception des travaux, le devis descriptif sert de base pour juger de
la conformité des différents ouvrages aux prescriptions techniques qu’il contient.
3) Le devis quantitatif :
Le devis quantitatif donne, par catégorie, les quantités d’ouvrages élémentaires
nécessaires à la réalisation de la construction. Ces quantités sont déterminées
par le métreur qui, à partir des plans, décompose le projet en éléments simples
qu’il mesure. Ces quantités sont données au mètre linéaire (ml), au mètre carré
(m²), au mètre cube (m3), en unités (nombre), en kilogrammes (kg), etc…
Le cadre du devis quantitatif se présente, généralement, comme suit :
N° Désignation des travaux Unités Quantité
4) Le devis estimatif :
Le devis estimatif est le document sur lequel s’effectue le calcul du prix de la
construction (voir tableau ci-dessous). Sur ce document, chaque quantité Q des
ouvrages élémentaires déterminée au devis quantitatif est reprise et est
multipliée par le prix unitaire (le prix unitaire / PU d’un ouvrage élémentaire est
le prix de réalisation d’une unité de cet ouvrage) de l’ouvrage élémentaire
considéré pour trouver le prix de réalisation de cette quantité d’ouvrage
élémentaire. Le total des prix des ouvrages élémentaires donne le montant du
devis estimatif, c’est-à-dire le prix de l’ouvrage à construire.
Désignation des
N° Unités Quantité Prix unitaire (PU) Montant
travaux
III. Établir l’avant métré : terrassement et fouilles des
ouvrages d’art :
1) Définitions :
Le terrassement désigne une étape présente dans de nombreux projets de
construction : habitations, immeubles, terrasses, piscines, routes, autoroutes…
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne consiste pas à simplement
terrasser le sol, mais regroupe toute une série d’opérations nécessaires à la
préparation du terrain.
Parmi elles, il y a par exemple les travaux de fouilles, les tranchées, mais aussi
l’enlèvement de la terre ou le transport des déchets.
Réaliser le terrassement d’un terrain consiste principalement à creuser et à
combler des trous. Il comporte cependant aussi d’autres types de travaux comme
le transport des terres ou la mise en œuvre de la surface, qu’il convient de
connaître.
a) L’étude du sol :
L’analyse du sol est à la fois géologique et géotechnique, c’est pourquoi le
professionnel du terrassement devra déterminer les opérations à effectuer en
fonction des propriétés physiques et mécaniques du terrain à terrasser.
Pour cela, il pourra être amené à utiliser une machine de forage afin de réaliser
un sondage en profondeur.
b) La préparation du terrain :
Cette étape consiste à réaliser un bornage ou un piquetage du terrain afin de
délimiter la propriété. La préparation du terrain permet également d’identifier
les zones dédiées aux canalisations et de définir les différents niveaux du terrain.
Enfin, elle a également pour but de s’assurer que la construction finale ne gênera
pas les voisins. Étape très importante, elle est souvent réalisée par un géomètre
expert puisqu’elle doit être conforme aux plans de l’architecte.
c) L’extraction :
L’extraction consiste à enlever la terre avec des engins de chantier spécifiques
comme le bulldozer ou encore la pelle mécanique.
d) L’évacuation des eaux :
Cette étape a pour but de concevoir un système d’évacuation des eaux pour
réduire les risques d’infiltration et les effets néfastes de la stagnation de l’eau.
Des drains pourront être installés, ainsi que des caniveaux et des regards.
e) Le décaissement :
Le décaissement (ou décapage) précède le déblaiement. En fonction du chantier,
cette opération qui consiste à retirer la terre végétale pourra se faire à l’aide de
petits outils (pelle, pioche, ou encore brouette) ou d’engins de terrassement plus
puissants tels que les tractopelles ou les bulldozers.
f) Les fouilles et les tranchées :
Il existe plusieurs types de fouilles :
• Les fouilles en déblais sont les terrassements effectués au-dessus du
niveau du sol.
• Les fouilles en excavation sont effectuées au-dessous du niveau du sol. Il
s’agit d’un terrassement souvent effectué pour la construction de bassins ou de
piscines creusées.
• Les fouilles en rigole : il s’agit des fouilles effectuées au-dessous du niveau
du terrain naturel. Elles sont appelées tranchées lorsqu’elles sont effectuées pour
accueillir les gaines techniques et les canalisations.
• Fouille en puits : c’est un terrassement de petite surface et de grande
profondeur. Ce genre de fouille est exécuté pour l’établissement des fondations de
piliers isolés, par exemple. Les dimensions minimales de ces terrassements sont
limitées par les moyens de réalisation.
Ces différents types en fonction des dimensions des fouilles sont présentés sur la
figure suivante :
(1) Fouille en rigole ;
(2) Fouille en tranchée ;
(3) Fouille en excavation.
g) La viabilisation :
Cette opération consiste à amener l’eau, le gaz, l’électricité, etc. sur un terrain.
Elle intervient surtout dans le cas des constructions de maisons individuelles. Il
faut savoir que l’emplacement des câbles et des canalisations est déterminé en
amont du chantier et est reporté sur un plan.
h) Le remblaiement :
Il s’agit de l’ultime étape, celle qui consiste à combler les trous qui ont été
effectués pour poser les canalisations, les drains et toutes les installations
nécessaires pour viabiliser.
Pour effectuer le remblaiement et obtenir un sol bien aplani, l’utilisation d’un
laser est indispensable. Le remblai est un mélange de terre et de gravats qui ont
été conservés lors du déblai. L’objectif est de stabiliser le sol et d’assurer la
solidité des fondations.
2) Mesurage des terrassements, des fouilles et des ouvrages d’art :
a) Notion de déblai et de remblai :
Le déblai consiste à enlever des terres, alors que le remblai consiste à apporter
des terres.
Les déblais et les remblais représentent également, en termes de métier, les
terres extraites ou accumulées d’un terrassement.
b) Le foisonnement :
Lorsque l'on creuse en trou dans le sol, le volume apparent des déblais est
supérieur au volume du trou.
Si l'on remet les déblais en place et après compactage, on constate un excédent de
matériaux.
Ce phénomène de décompression des terres est appelé "foisonnement".
Remarque :
L’évaluation des volumes de déblais se fait en terrain « en place », le métré est
réalisé suivant les plans. L’évaluation des volumes en remblais se fait en terrain
« en place », le métré est réalisé suivant les plans.
Etat initial en place Etat foisonné Etat reconstitué (compacté)
Volume en place : Vp Volume foisonné : Vf Volume reconstitué : Vr
• Le coefficient de foisonnement (Cf) permet d'évaluer le volume apparent
foisonné (Vf) d'un terrain déplacé en fonction du volume en place (Vp) :
𝑉𝑉𝑓𝑓 = 𝐶𝐶𝑓𝑓 × 𝑉𝑉𝑝𝑝
• Le coefficient de compactage (Cc) permet l'évaluation du volume
reconstitué (Vr) de ce même volume foisonné (Vf) après sa mise en place et
son compactage définitif. Il est rare d'obtenir un volume de terrain
reconstitué (Vr) égal au volume initial en place (Vp) :
𝑉𝑉𝑟𝑟 = 𝐶𝐶𝑐𝑐 × 𝑉𝑉𝑓𝑓
• Dans le cas des terrassements routiers ou sur les chantiers de
terrassement très importants, il est intéressant de prévoir l'exacte
quantité à extraire pour obtenir un volume reconstitué précis. Cela évite
les mouvements de terre inutiles et donc onéreux.
Autre relation, on trouve que :
𝑉𝑉𝑟𝑟 = 𝑉𝑉𝑝𝑝 × 𝐶𝐶𝑓𝑓 × 𝐶𝐶𝑐𝑐
(Cf x Cc) est appelé le coefficient de foisonnement résiduel : (Cfr)
𝑉𝑉𝑟𝑟 = 𝑉𝑉𝑝𝑝 × 𝐶𝐶𝑓𝑓𝑓𝑓
Ces divers coefficients sont donnés en pourcentages :
- Si le foisonnement = 25 % Cf = 1.25
- Si le résidu à la suite du compactage = 8 % Cc = 1 - 0.08 = 0.92
- Alors le foisonnement résiduel =15 % Cfr = 1.15 ; car Cfr = Cf x Cc =
1.25 x 0.92 = 1.15
c) Calcul du volume des fouilles :
La forme générale des fouilles est de deux types : soit la surface est bordée par
des parois verticales, soit par un talus. Lorsque la surface est bordée par des
parois, le volume de la fouille correspond à la surface de la fouille multipliée par
la hauteur de la fouille.
d) Calcul du volume du remblai :
Le volume d'une forme rectangulaire cubique est obtenu par la formule
V = L x A x P, où le V représente le volume, le L la longueur de la zone, A la
largeur et P la profondeur.
e) Calcul du volume de terre à évacuer :
Pour calculer le volume des terres à évacuer, Il faut multiplier la longueur de la
façade par la longueur du pignon puis par la hauteur (profondeur des fouilles) et
l'indice correspondant à la nature de votre sol (foisonnement).
f) Calcul des cubatures :
Le calcul de cubatures consiste à définir les volumes de déblais et de remblais
nécessaires aux travaux de terrassement d’un projet. Il peut être réalisé en
comparant un plan topographique à un plan de terrassement ou bien un profil en
long du terrain existant à un profil de projet.
On distingue essentiellement deux méthodes de calcul des cubatures :
A. Méthode des plans cotés :
Cette méthode consiste à matérialiser au préalable sur le terrain un quadrillage
à l’aide de piquets, dont les dimensions des mailles carrées ou rectangulaires
varient de 5m à 20 m ou 25 m selon les ondulations du terrain naturel. On
procède ensuite au nivellement des sommets du quadrillage et on admet que la
surface du sol est plane à l’intérieur de chaque maille ainsi obtenue.
Chacune des mailles formées par ce quadrillage représente la vue en plan d’un
prisme dont la hauteur est égale à la moyenne des différences de niveau entre le
terrain naturel et le projet.
ℎ𝑎𝑎 + ℎ𝑏𝑏 + ℎ𝑐𝑐 + ℎ𝑑𝑑
𝐻𝐻 =
4
Le volume de chaque prisme est :
𝑉𝑉 = 𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠𝑠 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑙𝑙𝑙𝑙 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 × 𝐻𝐻
Et par la suite, le cube total des déblais (ou des remblais) sera égal à la somme
des volumes de chaque prisme.
Remarque :
Si l’on ne désire qu’une approximation du cube de déblais, on peut employer la
méthode approchée suivante :
∑ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑉𝑉 = 𝑆𝑆 × ( − 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓)
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑡𝑡𝑡𝑡
Exercice :
On veut calculer le volume de terrassement de la partie hachurée sachant que la
cote du projet est 2.00m:
Pour la surface hachurée, on a 12 piquets :
En appliquant la formule de la méthode approchée :
∑ 𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
𝑉𝑉 = 𝑆𝑆 × ( − 𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐𝑐 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓)
𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑑𝑑𝑑𝑑 𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝𝑝
On obtient :
4.00 + 4.00 + 4.40 + 4.45 + 4.60 + 4.20 + 4.40 + 4.35 + 4.50 + 4.60 + 4.60 + 4.20
𝑉𝑉 = 150 × ( − 2.00)
12
𝑉𝑉 = 353.75𝑚𝑚3
Le volume étant positif, on a à faire un déblai.
B. Méthode des profils :
C’est une méthode très simple mais elle présente l’inconvénient de donner des
résultats avec une marge d’erreur, donc pour être proche des résultats exacts on
peut majorer les résultats trouvés par le coefficient de 10 % et ceci dans le but
d’être en sécurité.
La méthode des profils se base sur la formule qui calcule le volume compris entre
deux profils successifs :
ℎ
𝑉𝑉 = × (𝑆𝑆1 + 𝑆𝑆2 + 4𝑆𝑆0 )
6
Où h, S1, S2 et S0 désignant respectivement :
• Hauteur entre deux profils.
• Surfaces des deux profils.
• Surface limitée à mi-distances des profils.
Le volume compris entre les deux profils en travers P1 et P2 de section S1 et
S2 sera égale à :
𝑙𝑙1
𝑉𝑉 = × (𝑆𝑆1 + 𝑆𝑆2 + 4𝑆𝑆𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 )
6
Pour éviter un calcul très long, on simplifie cette formule en considérant comme
𝑆𝑆1+𝑆𝑆2
très voisines les deux expressions Smoy et � 2 �.
Ceci donne :
𝑙𝑙1
𝑉𝑉 = × (𝑆𝑆1 + 𝑆𝑆2 )
2
Donc les volumes seront :
Entre P1 et P2 Entre P2 et PF Entre PF et P3 Entre P3 et P4
𝑙𝑙1 𝑙𝑙2 𝑙𝑙3 𝑙𝑙4
𝑉𝑉1 = × (𝑆𝑆1 + 𝑆𝑆2 ) 𝑉𝑉2 = × 𝑆𝑆2 𝑉𝑉3 = × 𝑆𝑆3 𝑉𝑉4 = × (𝑆𝑆3 + 𝑆𝑆4 )
2 2 2 2
En additionnant membres à membre ces expressions on a le volume total des
terrassements :
𝑙𝑙1 𝑙𝑙1 + 𝑙𝑙2 𝑙𝑙3 + 𝑙𝑙4 𝑙𝑙4
𝑉𝑉1 = 𝑆𝑆1 + 𝑆𝑆2 + 𝑆𝑆3 + 𝑆𝑆4
2 2 2 2
Remarque :
On voit l’utilité de placer les profils PF puisqu’ils neutralisent en quelque sorte
une certaine longueur du profil en long, en y produisant un volume nul.
3) Fiche de métré et devis :
Les terrassements sont métrés séparément suivant leurs natures et sont évalués
au mètre cube (m3) à partir des plans ;
Sauf le décapage de la terre végétale qui est évalué à la surface, donc l’unité
d’ouvrage est le métré carré (m²) par fraction de 5 cm jusqu’à 25cm.
Nous signalons seulement que le prix au m3 pour terrassements sera établi pour
des travaux, complètement achevés avec toutes fournitures, main d’œuvre et
toutes autres sujétions à savoir :
• Le premier jet de pelle et le chargement à la brouette ;
• La location des engins et la fourniture nécessaire à leur bonne marche ;
• L’emploi d’explosifs ;
• Le dressement des fonds et des parois à la côte prévue.
Devis de terrassement :
Un certain nombre d’éléments peuvent augmenter le coût des travaux de
terrassement :
• Une superficie de terrassement élevée (ce qui signifie une superficie de
tranchées élevée) ;
• Des fondations et un soubassement profonds ;
• Le défrichement, si des arbres sont présents sur le terrain ;
• Un terrain difficile à cause de la nature du sol (rocailleux, boueux ou
marécageux) ;
• Un chantier difficile d’accès pour les engins, nécessitant de réaliser
certains travaux manuellement (les travaux en ville sont plus chers).
Le prix d’un terrassement est exprimé au mètre cube, au mètre carré ou à la
journée (forfait) et dépend de l’envergure des travaux. Un terrassement complet
pour la construction d’une maison est plus complexe que celui d’une allée, qui
requiert moins d’opérations.
IV. Cubature des terrassements de route :
Pour les projets de voies de communication (route, autoroute, chemin de fer…) la
représentation du terrain se fait selon deux coupes verticales ; l’une selon l’axe de
la voie (profil en long) et l’autre suivant la perpendiculaire à l’axe de la voie
(profil en travers).
Le profil en long et les profils en travers donnent une présentation précise du
terrain ; alors que sur les cartes on établit le tracé en plan du projet.
1) Profil en long :
C’est une coupe sur l’axe de la voie suivant la longueur du tracé. On porte en
abscisse les distances qui séparent les points du terrain naturel situés à tous les
changements de pente, sur l’axe des coordonnées on porte les différentes altitudes
correspondantes sans oublier qu’il faut choisir des échelles différentes pour les
distances et les altitudes. L’échelle de ces dernières est 2 à 5 fois celle des
longueurs (distances).
Une fois le tracé du profil du terrain naturel fait, on trace le profil du projet ou la
ligne rouge Tout en essayant de compenser les déblais et les remblais pour
réduire au maximum la quantité de terrassement suivant que le terrain naturel
est au-dessus ou au-dessous de la ligne rouge. La surface entre les deux profils
représente un déblai ou un remblai.
Le point de rencontre des deux lignes (terrain naturel et projet) correspond à un
déblai ou un remblai nul : ce point est appelé point de passage.
On complète le profil en long par les indications suivantes :
• Les distances cumulées
• Les distances partielles
• Les déclivités
• L’endroit des alignements droits ou courbes (rayon)
2) Profil en travers :
Le profil en travers est la représentation transversale de la voie au minimum
pour chaque point du profil en long. On représente les dispositions transversales
(la ligne transversale du terrain naturel (TN) et la ligne rouge du projet tout en
indiquant la largeur de la voie (chaussée), accotements (plate-forme), et même la
largeur du terrain nécessaire pour le projet, avec les dimensions des talus et des
fossés (emprise).
Remarques :
• Le nombre des profils en travers peut être important avec des écartements
allant jusqu’à 50m.
• Selon les cas, on peut déterminer les formes et les dimensions
transversales d’une voie et les adapter sur toute la longueur : il faut
également établir un profil type.
Point de passage :
Dans les profils en long et en travers, la ligne rouge coupe la ligne du TN en
certains points appelés « points de passage » dont il est nécessaire pour la
cubature de connaitre leurs distances aux coordonnées qui les encadrent.
Exemple :
Données :
AA’=0.45m
BB’=0.30m
MN=X1+X2=125m
Calculer X1 et X2
Les triangles OAA’ et OBB’ sont semblables :
𝑀𝑀𝑀𝑀 𝑂𝑂𝑂𝑂 𝑀𝑀𝑀𝑀
= = ′
𝐴𝐴𝐴𝐴′ 𝐵𝐵𝐵𝐵′ 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝐵𝐵𝐵𝐵′
Donc :
𝐴𝐴𝐴𝐴′ × 𝑀𝑀𝑀𝑀 0.45 × 125
𝑀𝑀𝑀𝑀 = 𝑋𝑋1 = = = 75𝑚𝑚
𝐴𝐴𝐴𝐴′ + 𝐵𝐵𝐵𝐵 ′ 0.45 + 0.30
Et :
𝐵𝐵𝐵𝐵′ × 𝑀𝑀𝑀𝑀 0.30 × 75
𝑂𝑂𝑂𝑂 = = = 50𝑚𝑚
𝐴𝐴𝐴𝐴′ 0.45
3) Cubatures ou avant métré des routes :
L’avant métré des terrassements est l’évaluation des cubes de déblais ou de
remblais d’un projet. Il se distingue par le fait qu’il est moins précis car il
comporte dans la plupart des cas des surfaces non géométriques (TN), de plus la
ligne de projet ne peut pas être toujours constituée par des segments de droites
car elle inclue également des arcs de cercles ou des paraboles (clothoïdes) ce qui
complique les calculs des surfaces comprises entre les deux profils.
a) Cas ou tous les profils sont en déblais ou en remblais :
Les profils en long et travers étant établis avec leurs indications, altitudes,
distances, déblais, remblais, on calcule à partir des profils en travers (P1, P2, P3,
P4) les surfaces de déblais et de remblais qu’on suppose S1, S2, S3, et S4 à partir
du profil en long on détermine les distances à leur appliquer.
Soit le profil en long suivant :
Le volume V est donné par la formule suivante :
𝑆𝑆1 𝐿𝐿1 (𝐿𝐿1 + 𝐿𝐿2 ) (𝐿𝐿2 + 𝐿𝐿3 ) 𝐿𝐿3
𝑉𝑉 = + 𝑆𝑆2 + 𝑆𝑆3 + 𝑆𝑆4
2 2 2 2
b) Succession d’un profil tout en déblais et d’un autre tout en
remblais :
Dans le cas de succession d’un profil tout en déblais et un autre tout en remblais
il faut introduire le profil fictif. Supposons que le profil P5 de surface S5 est tout
en remblai et que le profil P6 de surface S6 est tout en déblai.
Soit L5 la distance entre les deux profils. On considère qu’il existe un profil fictif
𝑆𝑆5
Pf à une distance de P5 égale à 𝐿𝐿5 × 𝑆𝑆 +𝑆𝑆
5 6
𝑆𝑆6
De même à une distance de P6 égale à 𝐿𝐿5 × 𝑆𝑆
5 +𝑆𝑆6
On introduit ce profil dans les calculs avec une surface nulle.
4) Papier métreur d’avant métré de terrassement :
On utilise le papier métreur relatif aux cubatures ci-dessous :
Longueurs auxquelles Déblais Remblais
Numéro Observations
s’appliquent les profils Surfaces Cubes Surfaces Cubes
P1
P2
P3
P4
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7)
Le papier métreur de terrassement est constitué généralement de 7 colonnes :
(1) On y indique les numéros des profils réels ou fictifs
(2) Les distances applicables à chaque profil qu’on détermine à partir du
profil en long
(3) Les surfaces applicables à chaque profil qu’on détermine à partir du profil
en long
(4) Les cubes entre profils obtenus par la multiplication de (2) et (3)
(5) Les surfaces indiquées par les profils en travers relatives aux remblais
(6) Les cubes entre profils obtenus par multiplication de (2) et (5)
(7) Les détails de calcul ou e résultats implicites
Remarque :
Le sol est constitué de plusieurs couches de nature différentes qu’on peut
regrouper généralement en deux sortes :
- Terrain meuble
- Terrain rocheux
Il est évident que le prix unitaire d’extraction n’est pas le même dans les deux
cas, il faut alors évaluer séparément les quantités de chaque nature de déblais.
Cela est possible dans le cas où les profils portent des codes de séparation.
Exemple :
Considérons un projet dont le profil en long et les profils en travers sont comme
représenté ci-dessous :
P0 :
Profil P0
Déblai Remblai
On a une symétrie du profil :
0.25×0.25
- Triangles : 2 × � � = 0.0625𝑚𝑚²
2
- Trapèzes :2 × �
1.50+0.50
× 0.50� = 1𝑚𝑚² 0
2
- Rectangle : 2 × 5.50 × 0.25 = 2.75𝑚𝑚²
Total surface déblai P0 : 3.8125m²
Remarque :
Pour éviter toute erreur il est recommandé d’extraire les surfaces à partir du
dessin dwg ( le dessin doit être à l’échelle).
P1 :
On va décomposer le profil en travers en déplais et remblais et on va supposer
que triangles sont rectangles :
Profil P1
Déblai Remblai
0.2×0.23 1.5×0.23
- T1 : = 0.023𝑚𝑚² - T’1 : = 0.1725𝑚𝑚²
2 2
0.2×1.5 0.23×0.58
- T2 : = 0.15𝑚𝑚² - T’2 : = 0.0667𝑚𝑚²
2 2
1.92×0.77
- T3 : = 0.7392𝑚𝑚²
2 Total surface remblai P1 : 0.2392m²
0.32×0.29
- T4 : = 0.0464𝑚𝑚²
2
(0.77+0.44)×4
- Tr1 : = 2.42𝑚𝑚²
2
(0.44+0.32)×1.5
- Tr2 : = 0.57𝑚𝑚²
2
(0.5+1.5)×0.5
- 2F : 2 × = 1𝑚𝑚²
2
Total surface déblai P1 : 4.9486m²
P2 :
Profil P2
Déblai Remblai
0 Triangle gauche :
0.63×0.79
= 0.24885𝑚𝑚²
2
0.63+1.13
Trapèze gauche :� × 4� = 3.52𝑚𝑚²
2
0.8+1.13
Trapèze droit : � × 4� = 3.86𝑚𝑚²
2
0.8×1.06
Triangle droit : = 0.424𝑚𝑚²
2
Total surface déblai P2 : 8.05285m²
P3 :
La décomposition du profil en travers en triangles (supposés rectangles), trapèzes
et rectangles donne ce qui suit :
Profil P3
Déblai Remblai
0.3×1.82 0.36×0.72
- T1 : 2
= 0.273𝑚𝑚² - T’1 : 2
= 0.1296𝑚𝑚²
0.3×0.3 0.36×2.18
- T2 : = 0.045𝑚𝑚² - T’2 : = 0.3924𝑚𝑚²
2 2
- R : 0.3 × 5.5 = 1.65𝑚𝑚² Total surface remblai P3 : 0.522m²
(0.5+1.5)×0.5
- F: = 0.5𝑚𝑚²
2
Total surface déblai P3 : 2.468m²
Avant métré :
On rappelle que le volume V est donné par la formule suivante :
𝑆𝑆1 𝐿𝐿1 (𝐿𝐿1 + 𝐿𝐿2 ) (𝐿𝐿2 + 𝐿𝐿3 ) 𝐿𝐿3
𝑉𝑉 = + 𝑆𝑆2 + 𝑆𝑆3 + 𝑆𝑆4
2 2 2 2
Longueurs Déblais Remblais
Numéro auxquelles
Observations
de profil s’appliquent Surfaces Cubes Surfaces Cubes
les profils
45
P0 = 22.50 3.8125 85.781 0 0
2
45 + 20
P1 = 32.50 4.9486 160.830 0.2392 7.774
2
20 + 30
Pf = 25.00 0 0 0 0
2
30 + 20
P2 = 25.00 0 0 8.05285 205.348
2
20 + 5
Pf = 12.50 0 0 0 0
2
5
P3 = 2.50 2.468 6.170 0.522 1.305
2
Excédent des
Total 120.00 --- 252.781 --- 214.427 déblais :
38.354m3
V. Avant métré des éléments en béton armé :
Pour tous les ouvrages courants : piles, radiers, semelles, longrines, poteaux,
poutres, voiles, et escaliers ...etc., le béton, le coffrage et les armatures sont
décomptés séparément :
• Le cube du béton en m3 à partir des dimensions des plans de béton.
• Le poids des armatures en kg.
• La surface des coffrages en m2.
Nous examinerons donc l’avant-métré des trois éléments : Béton, armatures et
coffrages.
1) Avant métré du béton :
Le béton est évalué au mètre cube (m3) réellement mis en œuvre, les pièces sont
généralement prismatiques et par suite facile à métrer.
Nous signalons seulement pour les calculs :
• Déduction faite de tous les vides.
• Le volume occupé par les armatures n’est jamais déduit du volume du
béton.
• Il existe au raccordement de deux pièces des chanfreins qui ne doivent pas
être négligés.
• Suivant des articles différents selon la qualité (granulométrie ; dosage) la
destination du béton :
o En fondation : Les éléments de l’infrastructure ;
o En élévation : Les éléments de la superstructure.
• Plusieurs prix pourront être établis pour le béton suivant le dosage, la
nature et les difficultés d’exécution des travaux, le mode de serrage
appliqué (vibration), la hauteur de la mise en œuvre, etc.
• Pour chaque article du bordereau, le prix s’étant pour des travaux
complément terminés y compris toutes fournitures, mise en place, frais de
calcul, d’enlèvement des matériaux inemployés, etc.
2) Avant métré des armatures :
Elles sont constituées par des barres rondes de diamètre variables de 5 à 50mm.
Les armatures comprennent :
• Les armatures dites principales de diamètre important, leurs extrémités
comportent des crochets ou des ancrages à double courbes.
• Les armatures dites secondaires de diamètre faible formant des sections
transversales, entourant l’armature principale.
Si ces barres suivent la forme extérieure de la poutre, on les désigne sous le nom
de cadres.
Les armatures sont évaluées au poids (kg), ceux-ci sont obtenus par le produit de
la longueur par le poids au mètre linéaire.
L’avant-métré se réduit donc à celui des longueurs des barres, compte tenu de la
forme des crochets et des recouvrements. On admet généralement les dimensions
indiquées aux figures ci-dessous.
• Pour les crochets :
La longueur totale L d’une barre donnée étant celle de son encombrement, on voit
que la longueur réelle crochet compris est de :
𝐿𝐿 − 2 × 3𝑑𝑑 + 2𝜋𝜋 × 3𝑑𝑑 + 2 × 2𝑑𝑑 = 𝐿𝐿 + 16.85𝑑𝑑
Cette formule est applicable pour deux crochets, soit pratiquement une longueur
supplémentaire de 9d par crochet.
Pour un ancrage à double courbe :
On aurait la formule suivante :
𝜋𝜋 × 3𝑑𝑑 + 5𝑑𝑑 + 2𝑑𝑑 − 3𝑑𝑑 = 13.42𝑑𝑑
Soit pratiquement 14d.
La longueur admise pour les recouvrements :
70d pour un recouvrement sans crochets
45d pour un recouvrement avec crochets
Pour un étrier :
La longueur d’un étrier est déterminée comme suit :
(𝐷𝐷 + 𝑑𝑑)
𝐿𝐿𝐸𝐸 = 2 × ℎ + 2 × 2𝑑𝑑 + 3 × 𝜋𝜋 ×
2
Soit la formule suivante :
𝐿𝐿𝐸𝐸 = (2 × ℎ + 5𝐷𝐷 + 10)𝑐𝑐𝑐𝑐
Pour une épingle :
La longueur à compter est alors :
𝐿𝐿𝐸𝐸 = (ℎ + 3𝐷𝐷 + 4)𝑐𝑐𝑐𝑐
Pour un cadre :
La longueur à compter est alors :
𝐿𝐿𝐸𝐸 = (2 × ℎ + 5𝐷𝐷 + 10)𝑐𝑐𝑐𝑐
D est le diamètre du plus gros diamètre des deux barres réunies.
3) Avant métré du coffrage :
Les coffrages seront évalués au m2 de parement de béton et affectés d’une plus ou
moins valeur selon leur difficulté d’exécution.
Le prix de coffrages appliqué aux quantités résultant de la convention de
mesurage comprend :
• Toutes les fournitures et main d’œuvre nécessaires pour le montage des
étais, des moules et appareils divers ;
• Le décoffrage ;
• L’enlèvement des matériaux restés sans emplois.
On distingue essentiellement :
• Les coffrages en bois :
Le bois est le matériau le plus utilisé pour la réalisation de coffrages
traditionnels. Il est économique, sciable et clouable, ce qui permet de réaliser
facilement toutes formes de moules.
Pour coffrer les dalles, on utilise généralement des planches de coffrage rigides et
épaisses, du type bastaings pour éviter leur déformation. Une simple scie
sauteuse permet de découper les planches.
Le bois de coffrage utilisé doit être sec, stabilisé et exempt de tanin. Les
caractéristiques du bois évoluant au cours du temps (humidité, usure, porosité),
le nombre de réemploi des planches de bois est réduit.
Lorsque l’on doit coffrer des surfaces importantes et planes (coffrage plancher,
mur), on utilise des panneaux de bois en contreplaqué bakélisé (contreplaqué
filmé et imperméable) pour faire le coffrage.
Ce type de panneaux est très utilisé pour coffrer le béton, car leur surface lisse
permet d’obtenir des parements de bonne qualité et leur surface imperméable
leur confère une grande durée de vie.
• Les coffrages métalliques :
Largement utilisés dans le bâtiment, les moules en acier permettent de réaliser
des ouvrages répétitifs (voiles, planchers, poteaux, poutres, mur de soutènement,
etc.).
Ils permettent de rationaliser la mise en œuvre du béton et d’optimiser les cycles
de coffrage/décoffrage.
Leur prix est plus élevé que ceux en bois, cependant ils peuvent être réemployés
un bien plus grand nombre de fois.
L’incorporation de raidisseurs (nervures) permet de mieux contenir le poids du
béton pour réaliser des ouvrages de grande hauteur et de grande surface
(pression admissible élevée).
Les moules métalliques sont généralement imposants et donc lourds. Ils
demandent donc des moyens de manutention adéquat (grue). Cependant il existe
aussi des petits éléments modulaires plus légers et faciles à assembler.
Les moules métalliques permettent de réaliser des ouvrages avec des parements
de très bonne qualité, pour peu qu’ils soient bien entretenus et bien préparés
(nettoyage et huilage soigné).
Grâce à leur grande rigidité, ils sont particulièrement bien adaptés à la vibration
externe du béton, par fixation de vibreurs sur les banches.
Ratios de coffrage :
• Semelle :
Quantité Coffrage = Quantité Béton x 3 m2/ m3
• Poteau :
Quantité Coffrage = Quantité Béton x 15 m2/ m3
• Poutre :
Quantité Coffrage = Quantité Béton x 10 à 12 m2/ m3
• Voile :
Quantité Coffrage = Quantité Béton x 15 à 20 m2/ m3
• Acrotère :
Quantité Coffrage = Quantité Béton x 15 à 20 m2/ m3
• Chainage-longrine :
Quantité Coffrage = Quantité Béton x 8 m2/ m3
• Dalle pleine :
Quantité Coffrage = Quantité surface dalle x 1.12 m2/ m2
VI. Avant métré en maçonnerie :
1) Définitions :
La maçonnerie est l'art de bâtir une construction par l'assemblage de matériaux
élémentaires, liés de manière non réversible. C'est l'art du maçon par définition.
La maçonnerie traditionnelle est appelée limousinerie.
Par extension, on associe aussi sous le terme « maçonnerie » les travaux
d'habillage des ensembles : pose d'enduits, de carrelages, etc., qui, en plus de leur
but esthétique, participent à la tenue de l'ensemble face aux agressions externes
(humidité, gel, etc.).
L'emploi de matériaux comme la brique et la pierre peut augmenter la masse
thermique d'un bâtiment, procurant un confort accru par amortissement de la
chaleur de l'été et du froid de l'hiver. Ces matériaux conviennent pour des
applications solaires passives.
En général, la brique et la pierre n'exigent pas d'être peintes et peuvent ainsi
fournir une structure dont le cycle de vie présente un coût réduit ; cependant, une
peinture convenablement exécutée réduit le risque d'apparition d'éclats sous les
effets du gel. Le parpaing ou « agglo » de la variété non décorative est
généralement peint ou enduit.
L'aspect, surtout s'il est très soigné, peut conférer à la maçonnerie une
impression de solidité et de durabilité.
- Les matériaux :
Les constructions sont constituées de différents matériaux :
Les éléments corps
• Matériaux minéraux : la pierre, la brique, le bloc de béton, etc.
• Matériaux organiques : la terre, le pisé, etc.
• Matériaux végétaux : la paille, la tourbe, etc.
Les liants
Le liant est le matériau servant à réaliser un mortier. Il peut être de la chaux
(hydraulique naturelle ou de synthèse), du ciment, du plâtre.
• La Chaux est un liant à base de calcaire, utilisé depuis des millénaires.
Elle entre dans la composition des mortiers à maçonner, et peut être aussi
utilisée seule avec de l'eau, pour la peinture. Elle sert également en
agriculture.
• Le ciment, introduit par Louis Vicat dans la première moitié du XIXe
siècle, sera très utilisé par la suite en raison de ses grandes capacités
mécaniques.
• Le plâtre.
Les mortiers
Le mortier de chaux est constitué de chaux, de sable et d'eau ; ou bien de chaux,
de terre et d'eau. Il est utilisé pour maçonner, pour enduire, généralement associé
à la pierre, à la brique, parfois au pisé.
Le mortier de ciment est constitué de ciment, de sable et d'eau. Il est lui aussi
utilisé pour bâtir et pour enduire, généralement avec des éléments de sa classe de
résistance. Il est surtout utilisé pour monter des parpaings.
Le mortier dit bâtard est constitué de chaux, de ciment, de sable et d'eau.
Les bétons
On appelle béton un matériau de construction composite fabriqué à partir de
granulats (sable, gravillons) agglomérés par un liant :
• Le béton de chaux est constitué de chaux, de sable, de gravier et d'eau.
• Le béton de chanvre est constitué de chaux, de chanvre, de sable, et d'eau.
• Le béton de ciment est constitué de ciment, de sable, de gravier et d'eau.
2) Réaliser les mesurages de la maçonnerie de moellons :
Les moellons ou les pierres mis en œuvre par empilage forment eux même le
parement des murs ou des piles, on distingue essentiellement :
Moellons bruts :
Ce sont des pierres d’un poids inferieures à 40 kg, généralement entre 20 et 30 kg
et dans le volume dépasse 1/15 m3 et prévu à être appareillé.
Leurs hauteurs « H » varie entre 25 à 80 cm et l’épaisseur de 33 cm.
Moellons taillés :
Ce sont des pierres qui peuvent être maniée par un seul homme, dont les
dimensions sont :
La hauteur " H " : 16 à 25 cm ;
La longueur " L " : L = 1,5H ;
L’épaisseur " e " : 18 à 25 cm.
Les maçonneries de moellons pour murs en élévation, piles ou voûtes sont
évaluées au mètre cube (m3) tous vides déduits.
3) Réaliser le mesurage de la Maçonnerie de briques ou agglomérés :
Les briques :
La brique est un produit céramique obtenue par la cuisson de l’argile, sa
résistance à l’écrasement varie d’une brique à l’autre, on distingue :
- Les briques pleines : de 6 à 35 kg/cm2
- Les briques perforées : inferieure a 20 kg/cm2
- Les briques creuses : de 8 à 15 kg/cm2
Les briques peuvent être employées à plat ou de champ ou à joints croisées et
elles sont dites :
• Posées en murette simple lorsqu’elles sont posées à plat en panneresse,
l’épaisseur de la paroi est celle de la largeur de la brique.
• Posées en boutisse lorsqu’elles sont posées à plat a joint croisées (boutisses
et panneresses alternées), l’épaisseur de la paroi est celle de la longueur de la
brique.
Les agglomérés :
Ce sont des blocs artificiels de dimensions variables, obtenus par gâchage et
durcissement d’un liant avec des matières inertes extrêmement variés (sable,
graviers).
Ils se distinguent des produits céramiques par leur agent de durcissement : prise
du liant et non cuisson.
Les murettes ou les murs en maçonnerie de briques ou agglomérés sont évalués à
la surface, donc l’unité d’ouvrage est le métré carré (m2), déduction faite de tout
vide.
VII. Établissement d’un devis :
1) Méthodologie de calcul :
Le déboursé sec est l’ensemble des dépenses engagées sur les ressources entrant
directement dans la réalisation d’un ouvrage.
En d’autres termes, c’est ce que l’on débourse effectivement pour réaliser
l’ouvrage. C’est par exemple ce que transmet un maçon à un particulier qui veut
se faire construire un mur de clôture et qui lui demande le détail estimatif.
Bilan des composants du prix étudié :
Couramment pour qualifier :
- Le personnel cadre d’un chantier de et, en particulier, la main Une ressource,
par définition, est le moyen dont on dispose, ou possibilité d’action en vue de
réaliser une activité. Dans les travaux publics, le terme de « ressource » est
utilisé d’œuvre du chantier.
- Le matériel utilisé.
- Les fournitures consommées.
a. Main d’œuvre (MO) :
Travail de l’homme dans la construction d’un ouvrage. La main d’œuvre est dite «
productive » lorsqu’elle participe directement à l’ouvrage et facturé comme telle.
Elle est dite « improductive » lorsque les travaux réalisés ne sont pas rémunérés
directement (travaux d’installation, d’aménagement…) et qui ne figure pas au
devis et qui ne sont pas facturés de cette qualité.
b. Matériel (MA) :
Moyen de production machine pour la construction d’un ouvrage, mais aussi tout
instrument ou objet utilisé par l’entreprise (bureautique, véhicule, mobilier,
engins…) qui induit la notion d’amortissement par rapport à la notion de
consommation.
La nuance matérielle productive ou improductive est identique à celle décrite
pour la main d’œuvre. Dans la construction on associe au matériel la main
d’œuvre d’éconduite des engins.
c. Fournitures (FO) :
Matière d’origine naturelle ou artificielle qui entre dans la construction des
ouvrages. Dans la construction, la notion de fournitures est étendue à un moyen
de fabrication mis en œuvre, qui reste dans le produit fini (exemple : coffrage
perdu…).
La notion de matériau productif ou improductif est là aussi identique à celle de la
main d’œuvre.
Pour l’établissement des coûts de ressources il est nécessaire de connaître leurs
paramètres constitutifs et les facteurs de leurs variations. Ces paramètres,
souvent variables, sont établis par les collectes des informations venant de
l’exploitation des chantiers précédents.
Cependant l’établissement d’une procédure de calcul de coût des ressources
consiste dans la recherche des réponses à trois questions appliquées à chaque
famille de ressources :
- Qu’est ce qui coûte dans cette ressource ?
- Combien chaque élément coûte–t-il ?
- Comment calcule-t-on, en synthèse, le coût de la ressource ?
L’évaluation financière de l’utilisation des moyens de production, pour la
réalisation d’un ouvrage qui comprend :
- Le coût du personnel productif.
- Le coût des matériels productifs.
- Le coût des fournitures productives.
Est appelé « Déboursé sec ».
On définit aussi le « déboursé sec global » qui est évalué par la somme des
résultats des quantités de main d’œuvre, matériel, fournitures productives
multipliés par les prix unitaires (PU) de chacun de ces éléments :
DS = ∑ [(QMO × PUMO) + (QMA × PUMA) + (QFO × PUFO)]
Report des "quantités élémentaires de composants " :
En présence d’"ouvrages élémentaires O.E. composites" faisant appel à des
"composants complexes" (béton par exemple, dans le cas d’élément préfabriqué en
B.A. ou mortier, dans le cas d’une maçonnerie, d’un enduit ou d’une chape), il
convient d’évaluer préalablement chaque composant complexe en D.S. matériaux
seuls (sous-détails primaires) ; la main d’œuvre étant quant à elle, directement
prise en compte de manière apparente au niveau du sous-détail final.
Recherche des temps unitaires de main d’œuvre (M.O) :
Ce sont des temps d’exécution, exprimés en heures de présence ou en heures
productives, nécessaires à la main d’œuvre de production pour réaliser une unité
d’O.E donnée. Les temps unitaires sont généralement donnés en heures d’ouvrier.
NB : vous devez systématiquement ramener les temps unitaires exprimés en
heures d’équipe en temps unitaires exprimés en heures d’ouvrier. Pour cela il
suffit de multiplier le temps unitaire d’équipe par le nombre d’ouvriers la
composant :
T.U d’ouvrier = T.U d’équipe × Nombre d’ouvriers
Le besoin en main d’œuvre correspondant est obtenu en calculant le produit du
temps unitaire de main d’œuvre par la quantité d’O.E.
Besoin en M.O pour l’O.E = T.U × Quantité d’O.E
Recherche des quantités élémentaires des matériaux :
Ce sont les besoins réels en matériaux y compris les pertes, casses ou chutes
servant à réalisation d’une unité d’O.E. (sable, armatures, briques, …).
Les pertes, chutes, casses entraînent une majoration des frais engagés par une
majoration des quantités approvisionnées.
Elles sont estimées en % à partir de statistiques d’entreprises ou d’études
précises du besoin réel en matériaux.
Le coefficient permettant de déterminer la quantité élémentaire sera différent,
selon que les pertes sont exprimées en fonction des quantités en œuvre, ou en
fonction des quantités approvisionnées.
Quantités approvisionnées = Quantité en œuvre + Pertes
Recherche des temps unitaires du matériel de production :
Ce sont des temps d’utilisation, exprimés en heures effectives ou en heures
productives du matériel de production pour réaliser une unité d’O.E donnée.
Ils comprennent la part normale de temps morts (tracé au sol, nivellement, …)
inhérents à la réalisation mais pas les immobilisations prolongées.
Les besoins réels en matériel de production pour réaliser une unité d’O.E donnée
sont obtenus en calculant le produit du temps unitaire d’utilisation du matériel
par la quantité d’O.E.
Besoin en matériel pour l’O.E = T.U × Quantité d’O.E
Recherche des besoins élémentaires en matières consommables :
Le coût dû aux matières consommables est soit pris en compte dans le sous détail
de prix, soit incorporé comme matériaux ou soit directement répercutés dans les
frais de chantier.
Report des "déboursés unitaires corresponds " :
C’est le coût hors taxes de l’unité de l’élément calculé. Pour la main d’œuvre on
utilisera le déboursé horaire, pour les matériaux on utilisera les coûts hors taxes
rendus chantier et pour les matériels le coût d’utilisation.
o Valeurs hors taxes rendues chantier des matériaux : coût réel des matériaux
prêts à être employés sur le chantier (transport, manutention, pertes,
casses…). Ces valeurs sont représentatives du coût réel des matériaux à pied
d'œuvre, prêts à être employés. Elles incorporent en particulier les incidences
du transport et de la manutention des matériaux.
o Déboursés horaires de main d’œuvre : coût par heure productive toutes
dépenses charges et incidences prises en compte (Charges salariales, jours
fériés, etc.…)
o Coût d’utilisation des matériels et engins : fonctionnement et utilisation des
équipements de chantier (amortissement, coût de location etc.…). C’est un
coût qui englobe l'ensemble des dépenses afférentes au fonctionnement ou à
l'utilisation des équipements de chantier.
o Valeurs unitaires des matières consommables.
Lors de la construction d’un ouvrage, on va retrouver généralement des
similitudes entre des bétons, mortiers, enduits, du coffrage… de différents
éléments de ce bâtiment, mais aussi d’autres ouvrages. Pour simplifier les
calculs, on va donc rechercher le déboursé sec unitaire de ces composants, que
l’on utilisera alors, pour le calcul des déboursés secs unitaires d’ouvrages
élémentaires. Pour calculer un déboursé sec unitaire primaire, on doit établir un
sous-détail primaire.
Calcul des parts de composants puis du D.S de l’unité d’O.E ou de
l’O.E :
Pour chaque O.E. (poteau, poutre, fondation, plancher, voile…) décrit dans le
cahier des clauses techniques particulières (C.C.T.P), on va calculer un déboursé
sec unitaire correspondant (m2 de plancher, ml de voile, ...).
Le déboursé sec de l’OE correspond à l’intitulé de l’ouvrage élémentaire, il ne
tient compte que des dépenses entrant directement dans sa réalisation.
Il s’agit :
o Des matériaux
o Des matériels
o De la main d’œuvre
Pour calculer ce D.S. unitaire d’O.E. on doit établir un sous détail de prix.
Principe d’établissement de sous-détail du déboursé sec :
Calcul du (ou des) P.V.H.T correspondants à reporter dans le D.Q.E :
Ces déboursés secs ne sont pas des prix de vente pour les clients. Ils représentent
ce que l’ouvrage va coûter, à l’entreprise, en Matériaux, Matériels et Main
d’œuvre. Pour définir le prix de vente qu’on donnera au client, il faudra
multiplier ces Déboursés secs par un coefficient de vente qui intègrera les frais de
chantier, frais généraux et bien sûr le bénéfice prévisionnel.
DS x coefficient de vente = PVHT
Terminologie :
PVHT : C’est le montant total des travaux que le client aura à régler à
l’entreprise.
PVTTC = PVHT + TVA
TVA = Taxe sur la Valeur Ajoutée = 20 % du PVHT
C’est un impôt indirect que l’entreprise encaisse du client, mais qu’elle
reverse chaque mois au Trésor Public.
Remarque :
Vu la concurrence, l’entreprise doit établir des prix justes. Ceux-ci seront fonction
de :
Prix d’achat des matériaux,
Matériel que possède l’entreprise,
La nature et de la compétence de ses ouvriers,
Pourcentages majorateurs des charges complémentaires (FC, FG, …),
Pourcentage de bénéfice et aléas (B).
Eléments de calcul :
- Le coût de revient (PR) :
Au sens général, il représente toutes les dépenses effectuées pour un chantier. En
étude de prix, nous emploierons des termes plus significatifs :
Coût de revient prévisionnel :
Prix établi après étude des nombreux paramètres qui le composent en vue de
fixer les PV (ht) nécessaires à la réalisation d'un devis estimatif.
Coût de revient réel :
Prix établi après coup à partir des données réelles de l'exécution. En général
calculé pour les besoins du contrôle, il se rapportera selon les circonstances :
o À une unité d'OE (élaboration de statistiques),
o À un OE donné (analyse des écarts entre prévisionnel et réel),
o À un ouvrage dans son ensemble (étude de la rentabilité de l'affaire).
Il existe trois types de dépense :
o Celles qui se rapportent directement aux OE (dépenses de main d'œuvre et
de matériaux),
o Celles, complémentaires des précédentes, nécessaires au bon
fonctionnement du chantier (telles les frais de clôture du chantier,
d'installation de baraques...),
o Celles, enfin, relatives à la direction générale de l'entreprise et à sa gestion
(tels les frais du personnel administratif, frais relatifs aux locaux, frais de
bureau...).
La composition des coûts de revient peut donc se résumer à l'égalité suivante :
PR = D.S + F.C + F.Sp + F.G
- Le coût de production CP ou coût de réalisation CR :
Le "coût de production" est un coût partiel intéressant la seule mise en œuvre. Il
représente l'ensemble des dépenses exigées par la production sur chantier.
D'où la relation : CP = D.S + F.C
NB : Comme pour les P.R., les C.P peuvent être établis pour une unité d'O.E.,
pour un O.E. ou pour l'ouvrage en totalité.
Hormis les DS, d’autres éléments sont à prendre en compte :
- Les frais de chantier (FC) : Ils sont constitués par les dépenses non
affectables à un ouvrage élémentaire particulier, mais qui concerne un
chantier précis (frais d’installation et de fonctionnement du chantier). Les
frais de chantier comprennent plusieurs postes. Ce sont des postes importants
car ils vont permettre de définir l'organisation et la méthodologie du chantier.
Ces frais peuvent être chiffrés en valeur ou estimés en pourcentage des
déboursés sec (DS).
Ces frais se décomposent en quatre grandes catégories :
o Frais d'encadrement et de personnels non directement productifs au
chantier (chef de chantier, conducteur de travaux...). Ils peuvent être
imputés à un seul chantier, ou ventilés sur un ou plusieurs chantiers.
o Frais de matériel non affectable : il s'agit du matériel et des engins qui
seront utilisés pour l'exécution de différents ouvrages, sans qu'il soit
possible d'affecter les dépenses dues à l'amortissement et / ou à la
location, à tel ou tel ouvrage en particulier.
o Frais d'installation et de repliement.
o Frais complémentaires non affectables (frais de bureau de chantier,
fluides, entretien des véhicules...).
On les exprime en pourcentage pour les répercuter sur tous les ouvrages du
chantier.
Par exemple, coût de la grue et du grutier, coût de la main d’œuvre non
productive (chef de chantier), coût de l’énergie (électricité, eau, …) ;
Les Frais Généraux (FG) : Ils représentent les dépenses nécessaires au bon
fonctionnement de l'entreprise ne pouvant être affectés à un ouvrage
particulier. Par exemple, cadres et personnels administratifs, coût de
fonctionnement du siège, de la location des locaux, impôts et taxes, …).
On décompose souvent les FG en 3 catégories :
o Les frais d'études (FB) : Ce sont les frais nécessaires à la conception du
devis. Ils concernent le personnel de l'entreprise ou tout personnel
extérieur collaborant à quelque niveau que ce soit, à l'exécution du
devis (métreurs, économiste…).
o Les FG d'exploitation : Ces frais regroupent l'ensemble des dépenses de
production communes à plusieurs chantiers sans qu'il soit possible de
les ventiler par chantier.
o Les FG de siège (FS) : Ces frais rassemblent toutes les dépenses
complémentaires qui ne peuvent pas être imputées à l'exploitation
directe des chantiers mais qui sont indispensables à la direction et à la
gestion de l'affaire.
- Les Frais Spéciaux (FSp) ou frais d’opération (Fop) : Frais à caractère
exceptionnel, attachés à un ouvrage particulier. Ils représentent les dépenses
affectables à un ouvrage donné mais qui ne sont pas impérativement
nécessaires à la direction ou à la gestion du chantier. Ils peuvent s'exprimer
soit au forfait, soit au pourcentage du PVTH.
Par exemple : frais de représentation, de dossiers, d’assurances
supplémentaires si travaux à l’étranger et des consultations spécialisées liées
à l’opération, études géologiques supplémentaires, … ;
- Les Bénéfices et Aléas (B) : c’est la marge que se réserve l’entreprise pour
assurer sa rentabilité et compenser les autres affaires déficitaires.
Le bénéfice constitue la marge que l'entrepreneur détermine librement et qui
s'applique sur le CR pour établir son PV (HT). C'est la marge qui sépare les
PV des PR réels, lorsque les PV sont supérieurs aux PR réels. Les aléas
représentent la part d'imprévision intervenant lors de l'exécution des travaux.
Remarque : Le matériel utilisé peut être compté soit en DS, soit en FC, FG ou en
mixte.
Par exemple,
Calcul du PVHT :
Lorsque la proposition de prix a été acceptée par le maître d'ouvrage et que le
marché a été conclu, les P.V.H.T sont scellés avec lui. Ils sont alors réputés
définitifs, éventuellement actualisables ou révisables mais ne pouvant être
modifiés en absence de modification aux travaux auxquels ils se rapportent.
Leur utilisation pour le calcul du montant total H.T. des travaux fait qu'ils sont,
sauf besoin particulier, toujours établis hors taxes.
Au stade de la consultation des entreprises, les P.V.H.T sont généralement
obtenus à partir des « coûts de revient prévisionnels » (PR prév.), auxquels on
ajoute la « marge bénéficiaire » (B) choisie pour l’opération étudiée.
Trame de sous-détail de prix :
Calcul du coefficient de vente (K) :
On peut être amené à appliquer aux Déboursés Secs un coefficient de vente k,
afin de diminuer les temps d’étude de chaque chantier.
Le coefficient de vente est la valeur à appliquer sur le D.S de l’ouvrage
élémentaire pour obtenir son prix de vente hors taxes.
Rappel : P.V.H.T = D.S + F.C + F.G + F.Sp + B
Les différents frais sont généralement établis en % des déboursés secs ou du
P.V.H.T :
Exemple :
F.C = a % D.S F.Sp = b % P.V.H.T F.G = c % P.V.H.T B=d%
P.V.H.T
D’où : P.V.H.T = D.S + a % D.S + (b + c +d) % P.V.H.T
Que l’on transforme en :
Avec :
2) Fiche du DQE :
Composition des colonnes du devis quantitatif estimatif :
Le DQE indique le prix d’une construction à partir d'une décomposition en
ouvrages élémentaires. C’est un document contractuel qui décrit
méthodiquement les ouvrages à réaliser, indique leurs quantités respectives et
leurs prix de vente (HT et TTC).
Voici les fonctions des différentes colonnes du D.Q.E :
- Colonnes "N° à Quantité" :
Ces colonnes ont la même fonction que pour l’avant-métré mais le détail des
calculs ne figure pas (comme pour le D.Q. ou le cadre de D.P.G.F. à compléter).
- Colonne "P.V.H.T." :
Cette colonne sert à noter les prix de vente hors taxes des unités d’ouvrages
élémentaires issus :
o De l’étude de prix d’entreprise (K x D.S),
o Du bordereau de prix préétabli par l’entreprise, (statistique de P.V.H.T.
reconductibles)
- Colonne "montant partiel" :
Cette colonne sert à noter le montant partiel H.T résultant du produit de la
quantité d’O.E par le P.V unitaire H.T.
Le total des montants H.T. des ouvrages élémentaires inscrits dans la colonne
"montant partiel" représente le montant total H.T. de l’ouvrage.
Ce montant doit être suivi du montant correspondant à la taxe sur la valeur
ajoutée (T.V.A).
- Colonne "montant total toutes taxes comprises (T.T.C)" :
On calcule le montant total toutes taxes comprises (T.T.C) en ajoutant le montant
de la T.V.A. au montant total H.T. de l’ouvrage.