philo
DM
Intro
La conscience « élève l'homme infiniment au-dessus de tous les êtres vivants sur la terre.
Par là il est une personne ». Selon E. Kant, un philosophe du 18ème siècles la conscience qui
est la faculté d’ajouter à un fait un savoir de ce fait est ce qui fonde les hommes. Tout
homme est donc nécessairement conscient. Cette conscience est la capacité de réflexion de
l’esprit humain qui est constante et qui se fait de soi à soi. En effet notre conscience est
notre juge intérieur mais aussi notre capacité d’avoir des représentations sur des faits.
Cependant faut-il se méfier de sa conscience ? Notre conscience étant continu on peut se
demander si ma conscience est-elle fiable ou peut-elle me tromper. Dans un premier temps,
il semblerait que ma conscience soit une faculté fiable. Mais en réalité, dans un deuxième
temps, ma conscience peut être altérée par différents facteurs.
I-
A) Ma conscience morale me permet de trouver un équilibre. En effet cette voix qui parle en
nous juge nos actions, nos pensée et nos décisions. Afin de contrôler nos pulsions, nous
condamnés, nous interdire mais aussi nous protéger en fixant ce qui est bien et ce qui est
mal ou encore ce qui est juste et injuste.
D’après Rousseau, ce qui nous sollicite à choisir le bien est la voix de la conscience soit
notre juge intérieur. Celui-ci est un principe innée qui va bien au-delà de ce qui est
rationnelle puisque pour Rousseau, c’est un sentiment. Ce sentiment est propre à chaque
homme et ne peut en aucun cas être corrompu. Pour Rousseau, l’homme se fie à ce
sentiment et lui fait confiance : « conscience ! conscience ! juge infaillible du bien et du
mal ! ». La conscience morale ne se trompe jamais et est donc infaillible ce qui nous assure
d’opter pour ce qui est louable.
Mais selon Freud, le surmoi qui est notre juge intérieur provient des interdits parentaux. En
effet lorsqu’un enfant est tenter de commettre une mauvaise action il va hésiter entre ce
plaisir de la réaliser et la sanction de son acte. L’enfant en grandissant va donc intérioriser
cette autorité et ces règles affin de faire la part des choses entre ce que la société accepte
ou non. Le surmoi est présent pour arrêter les hommes lorsque la tentation apparait.
La conscience morale apporte donc de l’ordre et de la stabilité chez les hommes mais ce
n’est pas la seule puisque le cogito m’assure lui aussi la sureté de la conscience.
B) intro voir feuille
A travers ses travaux, Descartes à pour but de trouver la certitude absolue. Afin d’atteindre
cette vérité il va développer des méthodes rationnelles tel que le doute méthodique. Ce
doute n’est absolument pas subit puisque Descartes doute par choix et non par contrainte ou
obligation. De plus ce doute est méthodique c’est à dire qu’il est contrôlé et rigoureux. Il
consiste donc à rejeter tous les jugements et les préjugés pour trouver la vérité. L’homme en
vient alors à remettre en cause les fondements de la connaissance en passant par l’épreuve
du doute. Cette épreuve consiste à remettre en cause tous ce que l’on nous as déjà appris.
Pour cela il y a 4 opérateur : les erreurs de sens, le rêve, un dieu trompeur et le malin géni.
Apres avoir appliqué le doute méthodique, l’Homme se rend compte que la seule chose qui
fait face au doute n’est rien d’autre que le doute lui-même. L’Homme comprend alors que s’il
doute il pense donc il existe. On peut donc dire que le cogito est une certitude ou l’Homme
se reconnait comme conscient et donc qui défit et résiste à l’épreuve du doute méthodique.
On en conclu que notre conscience à travers la conscience morale qui apporte à l’Homme
de la stabilité et un certain équilibre mais aussi à travers le cogito qui est une certitude
absolue peut être fiable. En effet l’Homme peut avoir confiance en sa conscience cependant
sa conscience peut aussi le tromper et le mettre en danger.
II-
A)La conscience de l’Homme n’est pas que stabilité, bien être et vérité absolue. Elle est
aussi source de culpabilité et de conflit. C’est pourquoi l’Homme peut développer en lui une
mauvaise conscience.
« La mauvaise conscience est une digestion qui n’en finit pas ». En effet selon Nietzsche la
conscience morale est avant tout une mauvaise conscience qui se traduit par de la
culpabilité et de l’auto châtiment. Elle est dû aux pulsions agressives de l’Homme (violence
et cruauté) qui se sont vu repoussés par la conscience morale. La conscience morale de
l’Homme est donc formé par le refoulement de l’agressivité lui-même formé par le processus
de socialisation. En effet, ce processus au cours du quel l’Homme est soumis à des règles
détermine les actions autorisées en sanctionnant le sujet en cas de transgression aux règles.
Ce processus permet aux Hommes d’intégrer les normes sociales mais aussi de s’auto-
surveiller et s’auto-réprimer. Cependant cela se traduit par de la culpabilité puisque l’Homme
est dans l’interdiction d’exprimer ses pulsions et sa violence (il s’auto punit). Plus l’Homme a
une conscience morale plus il réprime ses pulsions agressives et plus il culpabilise.
La mauvaise conscience montre donc que notre conscience morale n’est pas absolu et peut
se retourner contre nous. Seulement la lutte des conscience peut elle aussi être un facteur
qui peut ébranler notre conscience.
B)Selon Hegel : « la conscience n'est pas réductible à la vie. Pour se prouver mutuellement
leur existence, chaque conscience s'engage dans une lutte à mort ».En effet la conscience
désir être reconnu par une autre puisqu’elle est en quête de reconnaissance. Cette
reconnaissance permet à la conscience de passer d’une certitude subjective CAD l’être en
soi (la vie et le corps) à une vérité objective CAD l’être pour soi (conscience et existence).
Mais ce désir de reconnaissance conduit à un conflit entre les consciences. Ce conflit se
traduit par une lutte qui peut aller jusqu’au bout soit jusqu’à la mort. Chaque conscience est
alors déchirée entre deux tendances : privilégier ses valeurs ou privilégier sa survie.
Qu’importe la tendance choisit par les consciences puisque pour l’emporter sur l’autre
l’homme doit montrer qu’il ne se réduit pas à son existence biologique et qu’il est prêt à tout
risquer (même sa vie). 2 issues sont alors possible à cette lutte : la mort d’un adversaires, ou
la soumission d’un des adversaires à l’autre. Pour Hegel la conscience qui l’emporte est le
maitre tandis que la conscience qui se fait emporter est l’esclave. Dans cette lutte, si
l’esclave a cédé, c’est parce qu’il a privilégié sa vie à la mort. Le maitre est donc vainqueur
de la lutte et du processus dialectique car par lui-même il a accédé à l’être-pour-soi.
Cependant, la réalité est que la conscience de l’esclave c’est rendu compte des
conséquences de cette lutte (la mort) et à donc ressentit de la peur tandis que le maitre lui
était téméraire et inconscient face à la mort.
On peut donc en conclure que la mauvaise conscience déstabilise l’Homme et la lutte des
consciences trahit la conscience de l’Homme. La conscience est notamment altéré par ces
deux facteurs qui vont à l’encontre de la fiabilité de notre conscience.
Conclusion
Pour conclure nous savons que la conscience morale apporte de la stabilité à l’Homme
grâce au juge intérieur qui fait la part des choses entre le bien et le mal et le cogito qui lui est
la preuve que la conscience peut être une certitude absolue grâce au procédé du doute
méthodique. Cependant nous savons aussi que la mauvaise conscience déstabilise l’homme
et le fait culpabiliser ; et que la lutte des consciences qui trahit sa conscience peuvent être
des facteurs néfastes de la conscience. On peut dire que la conscience peut être fiable mais
elle peut aussi être altérée et donc compromettre cette fiabilité. L’Homme doit donc à la fois
se méfier et faire confiance à sa conscience afin que sa faculté réflexive soit maximale et
optimale.