Chap1 Microorganismes Des Aliments
Chap1 Microorganismes Des Aliments
Science de la Vie
Semestre 5
INTERACTIONS MICROORGANISMES -
HOTE – ENVIRONNEMENT
Pr F. HAMADI
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I. Introduction
Micro-organismes
Indifférence Parasitisme
Interactions hôte-microorganisme
Symbiose commensalisme
4
II. 1. L'indifférence
Les microorganismes vivent chez l’hôte sans lui apporter ni de dommage ni
d’avantage. Ces microorganismes sont apportés par l’alimentation et ils sont
transitaires.
II. 2. La symbiose
nodules
6
II. 3. Le commensalisme
8
9
II. 4. Le parasitisme
- Forme de vie d’un organisme aux dépens d’un autre être vivant
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Bénéficie pour les Avantage La bactérie est
deux partenaires uniquement pour la pathogène
bactérie 11
Tableau 1. Différents types de relations hôtes-microorganismes
Indifférence (neutralisme) 0 0
Symbiose (mutualisme) + +
Commensalisme + 0
(saprophytisme)
Exploitation (parasitisme) + -
0 =sans effet + =effet favorable - =effet défavorable
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III. Classification des interactions hôte-bactéries
L’infection est donc l’agression de l’hôte ( organisme humain) par une bactérie
pathogène.
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IV Virulence et pouvoir pathogène des bactéries
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Virulence: capacité de la bactérie à déclencher une maladie infectieuse. Elle est
définie par la dose infectante. Parfois pour un même pouvoir pathogène, il peut
y avoir des souches plus ou moins virulentes
Exemple : Shigella dysenteriae et Shigella flexneri
– Responsables de dysenterie bacillaire, mais pas avec les mêmes doses.
• S.dysenteriae 100 bactéries
• S. flexneri 100 000 bactéries
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Bactéries pathogènes : bactéries capables de provoquer une maladie chez un
sujet sain ( ex : Tuberculose, choléra) .Les bactéries pathogènes peuvent
(pneumocoque , staphylococcus aureus) ou non (Salmonella typhi ,Vibrio
cholerae) appartenir à la flore humaine commensale.
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Tableau 3: Propriétés des maladies infectieuses causées par les bactéries
pathogènes et les bactéries opportunistes
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V. Mécanismes d’action des bactéries pathogènes sur l’hôte
V.1 Modes de transmission
Voie respiratoire
Voie digestive
Voie cutanée
Voie transcutanée
Voie sexuelle
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Tableau4: Les voies de pénétrations des bactéries
pathogènes
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La chaîne de transmission
Micro-organisme
Reservoir
porte de sortie
hôte receptif
porte d'entrée
Transmission 23
V.3 Phases de l’infection
Implantation des
bactéries: invasion dissémination
colonisation
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V.3.1 Implantation des bactéries: colonisation
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Adhésion : étape obligatoire du
processus infectieux
récepteur
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Adhésines bactériennes?
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Tableau 5: Quelques exemples des récepteurs et des adhésines
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Cna : adhésine du collagène
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V.3.2 invasion
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Ingestion et arrivé à l’intestin
Attachement aux cellules épithéliales
Multiplication à
l’intérieur
Multiplication à
l’intérieur des
macrophages
Passage des
macrophages
infectés dans le
Migration des sang
macrophages
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Parmi les bactéries invasives, il existe des bactéries à multiplication
extracellulaire et des bactéries à multiplication intracellulaire
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Tableau 6: Exemple des bactéries à multiplication intracellulaire
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Bactéries à multiplication extracellulaire
Il s 'agit du pouvoir pathogène le plus fréquent. Les bactéries se multiplient
dans le secteur extra-cellulaire et sont équipées pour résister à l'activité
bactéricide du complément et à la phagocytose par les polynucléaires ou
par production d’une toxine
Enterococcus Endocardites
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V.4 Différentes modes d’infection
1 2 3
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V.4.1 Toxi-infection simple
Ext Toxines
Hôte
Bactéries à l’extérieur de l’organisme ou en transit dans le tube digestif ( pas de colonisation de
l’hôte) sécrétion de toxine par la bactérie. La toxine ingérée ou produite est seule responsable du
pouvoir pathogène
Exemples: : Toxi-infection alimentaire à Staphylococcus aureus ou Clostridium botulinum )
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Infection par clostridium botulinum
Multiplication en surface
Adhésion
Toxines
-Adhésion de la bactérie suivie d’une multiplication bactérienne (colonisation)
-Absence de pénétration au-delà du revêtement cutanéo-muqueux
–Sécrétion de toxines responsables du pouvoir pathogène
Exemples : Clostridium tetani (Tétanos) et Corynebacterium diphteriae ( Diphtérie)
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V.4.3 colonisation suivie d’une invasion bactérienne
Multiplication en
surface
Adhésion
Toxines
- Adhésion de la bactérie,
- Colonisation de la peau ou muqueuse
- Invasion du tissu sous épithélial 41
VI. Moyens de défense de l’hôte contre l’infection bactérienne
1 2
épithélium
-
-Présence des cellules - La sécheresse et le pH Présence de la flore
kératinocytes: production de la acide de la peau normale cutanée
kératine - sécrétion de lipides
-Elimination des germes en toxiques et de lysozymes
surface: desquamation
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La peau est une barrière imperméable pour les bactéries
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Défenses des muqueuses
Présence de la flore
-Présence de mucus - le pH acide au niveau de commensale
:emprisonnement
- et élimination l’estomac , du vagin et de
des bactéries l’urine
- sécrétion des produits
antibactériens (lysozyme
,lactoferrine, IgA Sécrétoires )
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- Mouvement des cils vibratiles,
-Toux au niveau de l’appareil respiratoire
- Ecoulement des liquides biologiques
Barrière (urine, bile, sécrétions bronchiques) ,
mécanique mouvements péristaltiques de l’intestin
- La rate joue un rôle important dans l’élimination des bactéries véhiculées par
voie sanguine. Une splénectomie, ou une asplénie fonctionnelle augmente le
risque d’infections graves à bactéries capsulées (pneumocoque, méningocoque)
La fièvre:
– Libération de substances pyrogènes par les granulocytes
- Inhibition de la croissance tissulaire des bactéries
- Augmentation de la mobilité des granulocytes et de leur pouvoir
bactéricide, de la prolifération lymphocytaire, de la production
d'interféron.
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La carence en fer dans les sécrétions et les tissus
– Fe3+ indispensable à la croissance bactérienne en très
faible concentration dans les tissus (10-18 M)
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organes Barrières non spécifiques de l’hôte
Peau Desquamation des cellules épithéliales
Sécheresse
Acidité relative de la peau
Flores commensales
Œil Lysozyme dans les larmes et les autres sécrétions
Cavité buccale Elimination par passage mécanique dans l’estomac et
desquamation continue des cellules épithéliales, lysozyme,
lactoferrine,
Elimination par toux ou éternuement…..
Arbre trachéo-bronchique Mucus, cils
Tractus digestif Péristaltisme
Estomac Acidité de suc gastrique, enzymes, mucus
Duodénum Sucs acides de l’estomac mélangés à la bile et aux sécrétions
pancréatiques
Iléon Mucus, pH alcalin, IgA
Côlon Mucus, pH alcalin, IgA 50
V.1.2 Immunité innée: deuxième ligne de défense
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Phases de la phagocytose
Phase d’attraction Phase d’adhérence
Phase d’ingestion
Phase de digestion
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Réponse inflammatoire: le but c’est l’élimination rapide d’agents pathogènes
présent dans un tissu normalement stérile, il s’agit d’une réponse immédiate de
l’hôte basée sur la reconnaissance d’antigènes bactériens très conservés.
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Figure 2: Principaux événements de la réaction inflammatoire localisée
55
56
Activation de complément
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Activation du complément :les bactéries présentent souvent des polymères
contenant des sucres (LPS des BGN) qui activent le complément avec, comme
conséquences :
Réaction Par l’intermédiaire des mastocytes et afflux des
inflammatoire leucocytes
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Cette réponse fait intervenir des cellules spécialisées
appelées lymphocytes. Il en existe deux classes
Lymphocytes B Lymphocytes T
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Mécanismes d’action des anticorps
Formation des
Lymphocytes T
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Mécanismes d’action des lymphocytes T
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Tableau 9: les différences fondamentales entre immunité innée et
immunité adapté
Immunité innée Immunité adaptative
Ils sont nombreux est variés puisqu’ils sont dirigés contre les
moyens de défense complexe et très diversifiés de l’organisme
Staphylococcus aureus
Toxine - Hémolysines alpha et béta, Leucocidines,
Entérotoxines, Toxine du « toxic shok syndrom
Enzymes Coagulases, hyaluronidases, phosphatases, protéases,
Lipases
Molécules superficielles Protéine A, Antigènes capsulaires
Helicobater pylori
Toxines Cytotoxine vacuolisante
Enzymes Uréase, phospholipases, Hémolysine, Mucinase
Facteurs d’adhésion Plusieurs systèmes d’adhésines et leur récepteurs
Captation du fer sidérophores
Mobilité
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Facteurs de pathogénicité
Facteurs contribuent à
Facteurs de résistance au Facteurs
la colonisation et
système immunitaire endommageant l’hôte
l’invasion de la surface
hôte
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- VII.2 Facteurs contribuent à la colonisation et l’invasion
Glycocalyx
slime
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5- Synthèse de chélateurs de Fer (sidérophores): compétition avec
lactoferrine et transferrine ( chélateurs de fer de l’hôte)
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- VII.2 Facteurs de résistance au système immunitaire
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Streptococcus pneumoniae Bacillus anthracis Streptococcus pyogenes
2. Variations antigéniques : certaines bactéries sont capables de faire varier
leurs antigènes de surface et d’échapper à la réponse immunitaire ,c’est le cas
de variations de phase intéressant les flagelles de Salmonella( les Salmonelles
peuvent fabriquer 2 types très différents d’antigènes flagellaires mais seul l’un
d’entre eux est exprimé à un moment donné, des bases génétiques sont à
l’origine de l’expression de l’un ou l’autre )
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- VII.3. Facteurs endommageant l’hôte
1. Enzymes hydrolytiques:
la destruction des tissus ,
la dissémination
la production de pus
Exemples : Staphylococcus aureus , Streptococcus pyogenes
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2. Toxines protéiques bactériennes (exotoxines):
souvent la bactérie n’a pas besoin d’être envahissante pour induire une maladie
infectieuse, elle peut exercé une action général grâce à une toxine libérée et
diffusée dans l’organisme alors que son développement est local. Donc les
toxines peuvent agir à distance du foyer infectieux où elles sont produites.
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Tableau 11: les trois types de localisation des toxines protéiques
(exotoxines)
Type de localisation Exemples
sécrétées hors de la bactérie: toxines diphtériques,
exotoxines vraies staphylococciques, d'E. Coli...).
présentes dans le cytoplasme et Toxine cholérique
libérées uniquement lors de la lyse
cellulaire: exotoxines cytoplasmiques
présentes dans le cytoplasme et Toxine de clostridium
sécrétées hors de la bactérie:
exotoxines mixtes
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Toxines protéiques (Exotoxines)
Cytolysines ou
Toxines de Type A-B superantigènes
hémolysines
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Toxines de Type A-B: toxines à action intracellulaire
A B
S S
NH2 COOH
Fixation au récepteur.
Domaine catalytique.
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Toxines formant des pores
Streptolysine O Listeriolysine O
Toxine
Intégration dans la
membrane de la cellule
Formation des
pores
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Superantigènes
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Superantigènes
Staphylococcus enterotoxin
(SEA, B)
Dans les aliments
Intestin grêle
Active les La toxine est rapidement absorbée
T-APC
Sécrétion de
Choc Cytokines
Vomissements
hypotension
Sang 83
3. Composants de la paroi bactérienne à l’origine de la réaction
inflammatoire:
Bactéries à gram négatif: LPS ou endotoxine: c’est un constituant de la
membrane externe de la paroi il est composé de deux parties:
- Lipide A: partie lipidique qui possède les propriétés toxiques identiques
pour toutes les bactéries et responsable du choc septique.
- Portion polysaccharidique antigénique faite d’un core central et de chaines
polysaccharidiques support de l’antigénicité c’est
l’antigène O
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Endotoxine (LPS)
Portion
polysaccharidique
Lipide A
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Bactéries à gram positif: Acides (lipo) teichoïques, et peptidoglycane ont rôle
équivalent au LPS des bactéries à Gram négatif dans la genèse du choc septique
(désordre circulatoire systémique)
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