Instrumentation des bâtiments pour suivi énergétique
Instrumentation des bâtiments pour suivi énergétique
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L’INSTRUMENTATION
DES BÂTIMENTS
POUR UN SUIVI
DES CONSOMMATIONS
ÉNERGÉTIQUES
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guide technique
SOMMAIRE
PRÉSENTATION DU GUIDE 4
A. OBJECTIFS CONTRACTUELS 6
B. OBJECTIFS RÉGLEMENTAIRES 7
2. CONCEPTION 9
3. RÉALISATION 10
A. TEMPÉRATURE D’EAU 12
B. TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE 15
2. COMPTEURS DE VOLUME 21
B. VOLUME DE GAZ 24
C. VOLUME DE FIOUL 27
3. COMPTEURS D’ÉNERGIE 30
A. ÉNERGIE ÉLECTRIQUE 30
B. ÉNERGIE THERMIQUE 31
Janvier 2015 ISBN 978-2-35-838-781-1
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4. AUTRES CAPTEURS 34
B. ENSOLEILLEMENT 36
5. SOLUTIONS D’ACQUISITION 37
BIBLIOGRAPHIE 97
PRÉSENTATION
DU GUIDE
Grâce à cette instrumentation, la maîtrise d’ouvrage pourra mettre en place la réalisation d’un suivi énergétique, les
entreprises pourront mettre au point de façon précise leurs installations techniques et en réaliser une exploitation
optimale. Elle permettra aussi de rendre possible une contractualisation des économies d’énergie de type Contrat de
Performance Énergétique.
La première partie, intitulée « L’instrumentation dans les différentes phases d’un projet », liste différents
objectifs justifiant la mise en place d’un suivi énergétique, puis résume les principaux points à prendre en compte dans la
définition du plan de comptage et des instruments à déployer, en insistant sur le rôle de chaque acteur tout au long du projet.
La seconde partie porte sur le « Matériel de mesure et d’acquisition ». Elle liste les solutions de mesure et
de comptage utilisées dans les bâtiments. Différents types d’appareils courants y sont classés en fonction des grandeurs
concernées.
Les bonnes pratiques permettant de choisir, dimensionner, placer et poser ces matériels sont détaillées. Par ailleurs, des renvois
vers des ouvrages de référence plus complets permettent d’approfondir la recherche d’informations sur certains points.
La troisième et dernière par tie por te sur des « Études de cas » appliquées à des configurations types,
classées selon la nature et la destination du bâtiment et des équipements de génie climatique utilisés.
Elle se compose de fiches regroupant les éléments essentiels à l’instrumentation d’une installation donnée :
plan de comptage listant les grandeurs à relever ;
schéma présentant l’emplacement des appareils et les exigences relatives à leur mise en œuvre ;
extraits de CCTP relatifs à l’acquisition des données ;
coûts indicatifs des matériels et de leur pose ;
propositions de listes d’autocontrôle pour la réception de l’instrumentation.
Les principaux critères de choix et points de vigilance lors de la pose des instruments sont rappelés dans chaque fiche.
Des références à la première partie permettent d’accéder rapidement à des informations complémentaires pour chaque
capteur ou compteur utilisé.
L’INSTRUMENTATION
DANS LES DIFFÉRENTES
PHASES D’UN PROJET
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Description des tâches à mener
pour assurer un déploiement efficace
et économique de l’instrumentation
Le choix des appareils de mesure et de comptage dépend de l’objectif que l’on souhaite
remplir grâce à l’instrumentation déployée. Nous avons regroupé en trois grandes
catégories les raisons qui peuvent justifier la mise en place d’un suivi énergétique :
ré-équipement : aide à la mise au point lors de la mise en service, aide à l’exploitation par des campagnes de
P
mesures ponctuelles ;
Comptabilité énergétique : suivi des consommations d’énergie globales ou par postes, répartition des charges,
comparaison avec les années précédentes, etc.
Suivi contractuel : mesures et vérifications (M&V) dans le cadre d’un contrat d’exploitation avec intéressement,
d’un Contrat de Performance Énergétique (CPE) ou pour une installation subventionnée par le Fonds Chaleur ;
Suivi détaillé des consommations : évaluation de rendements et bilans précis, interfaçage avec une GTB, réponse
aux exigences de la Réglementation Thermique 2012, etc.
L’instrumentation doit être envisagée le plus tôt possible au cours du projet, afin d’assurer
son efficacité et de minimiser son coût. Le plan de comptage peut être élaboré au début du
projet et complété à chaque nouvelle étape.
1- MONTAGE ET PROGRAMME
À ce stade, les installations de génie climatique ne sont pas encore connues. Le maître
d’ouvrage peut toutefois d’ores et déjà réfléchir à la nature et au niveau de détail du
suivi qu’il souhaite mener. Des premiers choix peuvent être faits, notamment en ce qui
concerne la relève des données (voir le chapitre 5. Solutions d’acquisition page 37) :
Relève manuelle, quelques fois par an ou par mois : on procède par lecture d’index des compteurs
et utilisation d’enregistreurs autonomes reliés aux capteurs ;
Télérelève automatique, plusieurs fois par jour : une centrale de télégestion ou un système de GTB
enregistre des données et les transmet automatiquement à distance.
En ce qui concerne la nature et le niveau de détail du suivi, il convient de déterminer tout d’abord l’objectif que l’on
souhaite remplir à l’aide de l’instrumentation.
A. OBJECTIFS CONTRACTUELS
CONTRATS D’EXPLOITATION
Les marchés d’exploitation de chauffage de personnes publiques sont soumis au Cahier des Clauses Techniques
Générales [10]. Ce document définit plusieurs types de contrats, dont certains demandent de connaître :
La quantité de combustible (gaz ou fioul) consommée, accessible à partir des factures ou par comptage ;
La quantité d’énergie fournie au réseau de chauffage (et éventuellement au système de production d’ECS),
qui nécessite un compteur d’énergie ;
Les besoins d’ECS, qui nécessitent un compteur d’eau ;
Les degrés-jours unifiés (DJU), qui peuvent être obtenus par abonnement auprès du COSTIC ou
déterminés sur place par une mesure de température extérieure.
B. OBJECTIFS RÉGLEMENTAIRES
Plusieurs textes de lois mentionnent le suivi des installations de génie climatique, selon qu’elles équipent un bâtiment
à usage d’habitation ou non et selon qu’il s’agisse d’une construction neuve ou d’une rénovation :
La Réglementation Thermique 2012, portant sur les bâtiments neufs ;
Les Réglementations Thermiques dédiées aux bâtiments existants, en version « globale »1 et « par élément »,
pour les opérations de rénovation ;
Le Code de la construction2, qui traite de l’individualisation des frais de chauffage et de production d’eau
chaude sanitaire.
Les termes employés laissent cependant généralement le choix de la méthode : il peut être demandé de « suivre »,
« mesurer ou calculer » ou encore « permettre le suivi ». Il n’y a bien souvent pas d’obligation d’effectuer de
véritables mesures et comptages au niveau des installations. Le suivi instrumenté est ainsi un moyen parmi d’autres
de satisfaire aux réglementations.
guide technique
1
Si le bâtiment est postérieur à 1948, d’une surface supérieure à 1000 m² et subit des travaux dépassant 25% du coût du bâtiment.
l’instrumentation
2
Si le bâtiment est antérieur à 2001 et que sa consommation de chauffage dépasse 150 kWh /m².an.
dans les différentes
La fiche d’application « Systèmes de mesure ou d’estimation des consommations en logement » [6] de l’ADEME précise la façon de répondre phases d’un projet
3
Autres réseaux
Consommations par départ de plus de 80 A
électriques
Conditions : le système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire est collectif et dessert les
logements en distribution horizontale.
Conditions : surface (> 400 m² chauffés ou refroidis, 1000 m² éclairés), nombre de lits (> 40) ou de repas
(> 200) pour l’ECS.
ÂTIMENTS TERTIAIRES RÉNOVÉS : ARTICLE 35
B
DE LA RT EXISTANT « ÉLÉMENT PAR ÉLÉMENT »
2- CONCEPTION
La définition des principaux comptages et mesures souhaités est en outre indispensable à la bonne conception des
installations. Il faut en effet tenir compte de ces contraintes dans le choix des réseaux hydrauliques, aérauliques et
électriques, afin de rendre mesurables les grandeurs souhaitées.
Prévoir l’instrumentation des installations dès leur conception permet de poser les compteurs et capteurs pendant
le chantier, ce qui garantit à la fois : À NOTER !
la qualité de leur mise en œuvre : les longueurs droites et les distances préconisées peuvent être facilement
respectées, les câbles raccordant les points de mesures au système de télérelève intégrés dans les cloisons et les
chemins de câble (ce qui évite d’avoir à recourir à des solutions radio) ;
un coût minimisé par rapport à une intervention sur une installation existante, qui nécessite d’arrêter les
équipements, vidanger les réseaux hydrauliques, percer, enlever puis remettre les calorifuges...
Si le budget consacré à l’instrumentation n’est pas suffisant, il est possible de pré-équiper les réseaux hydrauliques,
électriques et aérauliques afin d’économiser du temps et de l’argent en cas d’intégration d’appareils de mesure ultérieure.
guide technique
l’instrumentation
dans les différentes
phases d’un projet
9
3- RÉALISATION
Par ailleurs, les schémas d’exécution des réseaux hydrauliques, aérauliques et électriques ainsi que des gaines
palières ou des câblages en logement doivent tenir compte de l’instrumentation prévue. Cela permet de déployer
plus facilement du matériel a posteriori, d’éviter de recourir aux liaisons radio… Pour cela, il faut :
Prévoir des doigts de gants, des longueurs droites et des vannes d’isolement sur les canalisations en chaufferie et / ou
en gaine palière ;
Prévoir des trous de mesure sur les conduits de ventilation ;
Intégrer aux chemins de câbles les raccordements des capteurs ou compteurs déportés de la chaufferie : sondes
de température ambiante, sondes extérieures…
Concevoir les schémas électriques de façon à pouvoir équiper de compteurs les alimentations des équipements répertoriés.
4- RÉCEPTION
ET MISE EN SERVICE
L’instrumentation en tant que telle doit faire l’objet d’une réception et d’une mise en
service. Pour cela, des listes d’autocontrôle sont proposées dans les fiches de la troisième
partie de ce guide. Il faut, en outre, vérifier le bon fonctionnement de l’éventuel système
d’acquisition, source potentielle de nombreux dysfonctionnements.
Il peut être judicieux de réceptionner l’instrumentation assez tôt, puisque les capteurs et compteurs déployés peuvent
aider à la mise en service et à la mise au point des équipements de génie climatique. Des informations sur
les températures ou les débits, fournies par les instruments destinés au suivi, sont en effet nécessaires aux réglages
initiaux des réseaux aérauliques et hydrauliques.
E ffectuer des campagnes de mesures ponctuelles en cas de dysfonctionnement ou pour évaluer leurs performances ;
Minimiser les coûts de pose et d’accessoires en cas de déploiement d’instruments de mesure laissés à demeure sur le site.
Pour cela, les réseaux aérauliques seront équipés de trous de mesure permettant de placer des sondes de
température, d’hygrométrie ou de vitesse d’air, et de registres d’équilibrage à mesure de débit.
Les réseaux hydrauliques seront, eux, équipés de doigts de gants pour les sondes de température et de
vannes d’équilibrage à lecture de débit. La mise en place d’un débitmètre nécessite de prévoir des vannes
d’isolement placées aux extrémités d’une longueur droite d’un mètre environ. Il est également possible
d’installer un débitmètre temporairement, pour une campagne ponctuelle : il faut pour cela prévoir des brides et
une manchette de remplacement sur une longueur droite.
Lorsqu’une procédure de télérelève remontant automatiquement les données est mise en place, elle
doit également faire l’objet d’une réception. Cela nécessite en effet de configurer le matériel de communication,
paramétrer correctement le format d’envoi des fichiers… Toutes ces étapes doivent évidemment être soigneusement
exécutées par le prestataire. Le maître d’ouvrage ou le bureau d’études bénéficiaire des données doit toutefois être
attentif au bon fonctionnement de la télérelève au début de la période de suivi.
MATÉRIEL DE MESURE
ET D’ACQUISITION
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Capteurs et compteurs utilisés en génie
climatique : critères de choix et de
dimensionnement, préconisations relatives
à l’emplacement et règles de mise en œuvre.
MATÉRIEL DE MESURE ET D’ACQUISITION
1- CAPTEURS DE
TEMPÉRATURE ET
D’HYGROMÉTRIE
A. TEMPÉRATURE D’EAU
choix
TECHNOLOGIE
Sondes à résistance métallique en platine ou nickel, désignées par leur résistance en ohms à 0°C (Pt 100,
Ni 1000 par exemple), sous forme de :
Sonde active constituée d’un boîtier électronique délivrant directement une valeur de température ;
Sonde passive avec résistance métallique seule alimentée par l’automate, qui convertit la mesure de résistance
électrique en température.
À NOTER ! Une Pt 1000 est plus précise qu’une Pt 100 lorsque les sondes sont câblées avec 2 fils (voir ci-dessous Communication).
Le câblage avec 3 fils offre la même précision avec toutes les sondes.
COMMUNICATION
Pour sonde active : signal analogique type 4-20 mA ou 0-10 V, avec 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² ;
Pour sonde passive : câblage sur une entrée dédiée, avec 2, 3 ou 4 fils de 0,6 ou 0,75 mm² :
2 fils : le plus simple, mais possible uniquement avec des sondes de résistance élevée (500 ou 1000 ohms à 0°C)
et sur des courtes distances ;
3 fils : le plus courant convient à toutes les sondes ;
4 fils : le plus précis mais rarement utilisé.
emplacement
Les sondes doivent être placées dans une zone où la température de l’eau est homogène.
À PRIVILÉGIER
Les canalisations verticales, qui limitent la stratification ;
Source COSTIC En aval d’un coude, d’un circulateur ou d’un compteur volumétrique, qui brassent
les filets d’eau.
À ÉVITER
E n aval d’une vanne à trois voies, d’un point de mélange, où l’écoulement
peut encore être stratifié ;
Source COSTIC
En aval d’un ballon tampon, d’un générateur ou d’un échangeur : les
canalisations peuvent être maintenues en températures par ces organes
et fausser la mesure.
Si une sonde doit être installée en aval d’un tel élément, il convient de
Source COSTIC
pose
En doigt de gant : la sonde est placée dans une excroissance soudée à l’intérieur de la canalisation ou dans
un té ajouté entre deux tubes. Suffisamment précis pour les suivis, ne pose pas de difficultés ;
Thermoplongée : la sonde est insérée dans l’écoulement grâce à un raccord étanche. Meilleure précision
et temps de réponse court, mais plus de contraintes : des vannes d’isolement sont nécessaires pour pouvoir
enlever la sonde ;
En applique : la sonde est posée sur la canalisation et mesure la température de surface du tube. Peu couteux
mais moins précis et plus délicat à mettre en œuvre.
DOIGT DE GANT
lacer le doigt de gant de telle sorte que son extrémité se trouve au centre de la canalisation et qu’elle
P
forme un angle de 45°C à contre-courant de l’écoulement (sauf si un té est employé, dans ce cas la sonde est
perpendiculaire) ;
Source COSTIC
Source COSTIC
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
13
Installer l’élément sensible de la sonde au fond du doigt de gant ;
Source COSTIC
Source COSTIC
Le doigt de gant atteint le centre de la Le doigt de gant n’atteint pas le centre
canalisation, l’élément sensible de la sonde de la canalisation, la sonde ne sera pas
sera bien placé dans l’écoulement immergée dans l’écoulement
À NOTER ! S i possible, utiliser un couple sonde / doigt de gant de même diamètre : le contact est ainsi garanti. Sinon,
Il est utile de remplir le doigt de gant avec de l’huile thermique adaptée pour faire contact tout autour de la sonde ;
doubler les doigts
de gants pour faciliter Fixer l’assemblage pour que la sonde ne puisse pas bouger.
la maintenance des
sondes : on peut
alors utiliser une EN APPLIQUE Protection
Mousse isolante
sonde vérifiée pour E nlever la peinture de la canalisation ;
facilement comparer Étaler de la pâte thermique sur le tube
la valeur mesurée par et placer la sonde par-dessus ; Pâte conductrice Sonde Pt100 O
la sonde avec celle de Fixer avec un collier de serrage
la sonde témoin. (ou du scotch aluminium) ;
Source COSTIC
Canalisation
Calorifuger l’assemblage
Collier
Source COSTIC
Source COSTIC
THERMOPLONGEUR
oser des vannes d’isolement en amont et en aval du point de mesure ;
P
Percer la canalisation et installer un raccord à olive ;
Placer la sonde de telle sorte que son extrémité se trouve au centre de la canalisation et qu’elle
forme un angle de 45°C à contre-courant de l’écoulement (sauf si un té est employé, dans ce cas la sonde est
perpendiculaire) ;
Visser à l’intérieur de façon à garantir l’étanchéité de l’assemblage.
Source COSTIC
B. TEMPÉRATURE EXTÉRIEURE
choix
TECHNOLOGIE À NOTER !
Sondes à résistance métallique en platine ou nickel, désignées par leur résistance en ohms à 0°C (Pt Une Pt 1000 est
100, Ni 1000 par exemple), sous forme de : plus précise
- Sonde active constituée d’un boîtier électronique délivrant directement une valeur de température ; qu’une Pt 100
- Sonde passive avec résistance métallique seule alimentée par l’automate, qui convertit la mesure de résistance lorsque les sondes
électrique en température. sont câblées
Indice de protection du boîtier IP 43 minimum (résistance à l’eau de pluie et aux petits corps solides) ; avec 2 fils (voir
Abri ventilé protégeant la sonde d’humidité du contact direct avec l’eau et empêchant le rayonnement Communication).
solaire direct (le cas échéant). Le câblage avec 3
fils offre la même
PLAGE DE MESURE précision avec toutes
De -30 à +50°C. les sondes.
COMMUNICATION
Pour sonde active : signal analogique type 4-20 mA ou 0-10 V, avec 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² ;
Pour sonde passive : câblage sur une entrée dédiée, avec 2, 3 ou 4 fils de 0,6 ou 0,75 mm² :
- 2 fils : le plus simple, mais à restreindre aux sondes de résistance élevée (500 ou 1000 ohms à 0°C) et aux
courtes distances ;
- 3 fils : le plus courant convient à toutes les sondes ;
- 4 fils : le plus précis mais rarement utilisé.
emplacement
Ces sondes peuvent être installées sur la façade du bâtiment (comme celles utilisées pour la régulation) ou à distance
du bâtiment sur un support dédié, afin de l’affranchir de l’influence de la température de la façade.
À PRIVILÉGIER
La façade orientée au nord, ou bien nord-ouest ;
Une hauteur de 3 mètres environ sur la
façade, ou de 1,50 mètre pour une sonde
sous abri météorologique.
Source COSTIC
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
15
À ÉVITER
L a façade sud et le rayonnement solaire direct ;
Les sources de perturbations de la température (extraction d’air, conduit de fumées…) ;
Un emplacement exposé aux vents dominants.
Source COSTIC
Source COSTIC
La sonde est sur la façade nord, La sonde est dans un renfoncement
protégée du soleil par un abri ventilé où la température est différente ; le
anti-rayonnement rayonnement solaire est réfléchi par la
toiture en-dessous
À NOTER ! Si une CTA ou une VMC double flux est présente dans le bâtiment, on peut placer la sonde de température dans
le conduit d’air neuf (voir alors le chapitre D page 19 pour la détermination de l’emplacement). Il faut vérifier
au préalable que la mesure n’est pas perturbée par la température dans le local ou par une batterie de dégivrage
par exemple.
pose
En façade :
La sonde doit être vissée ou collée sur la façade selon les
modèles ;
Si le raccordement est filaire, le passage du câble à travers
la façade doit être incliné vers l’extérieur (percer en
conséquence), équipé d’un fourreau et muni d’un bouchon
d’étanchéité ;
Pour une liaison radio, voir le chapitre 5.A page 37.
Source COSTIC
Autres installations
À distance du bâtiment : utiliser un abri météorologique adapté, respecter les préconisations du fabricant.
Dans un conduit d’entrée d’air neuf : voir le chapitre D page 19.
C. TEMPÉRATURE ET HYGROMÉTRIE AMBIANTES
Les mesures de température et d’hygrométrie sont complémentaires dans l’évaluation du confort intérieur : elles sont donc
souvent effectuées par le même appareil.
choix
TECHNOLOGIE
empérature : sondes à résistance métallique en platine ou nickel, désignées par leur résistance en ohms
T À NOTER !
à 0°C (Pt 100, Ni 1000 par exemple), sous forme de : Une Pt 1000 est
- Sonde active constituée d’un boîtier électronique délivrant directement une valeur de température ; plus précise
- Sonde passive avec résistance métallique seule alimentée par l’automate, qui convertit la mesure de résistance qu’une Pt 100
électrique en température. lorsque les sondes
Hygrométrie : sondes à capteur capacitif sur un polymère. sont câblées avec 2
Indice de protection du boîtier IP 30 minimum (résiste aux petits corps solides). fils (voir ci-dessous
Communication).
ERREUR MAXIMALE TOLÉRÉE (EMT) Le câblage avec 3
Température : classe B soit +/- (0,3 + 0,005 x T). fils offre la même
précision avec toutes
EMT 0°C 20°C 40°C 60°C 80°C 100°C
les sondes.
Classe A +/- 0,15°C +/- 0,19°C +/- 0,23°C +/- 0,27°C +/- 0,31°C +/- 0,35°C
Classe B +/- 0,3°C +/- 0,4°C +/- 0,5°C +/- 0,6°C +/- 0,7°C +/- 0,8°C
PLAGE DE MESURE
Température : 10 à 40°C ;
Hygrométrie : 20 à 90%.
COMMUNICATION
Hygrométrie et température : signal analogique type 4-20 mA ou 0-10 V, avec 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² ;
Température seulement, sonde à résistance métallique passive : câblage sur une entrée dédiée, avec 2, 3 ou 4 fils
de 0,6 ou 0,75 mm² :
- 2 fils : le plus simple, mais à restreindre aux sondes de résistance élevée (500 ou 1000 ohms à 0°C)
et aux courtes distances ;
- 3 fils : le plus courant convient à toutes les sondes ;
- 4 fils : le plus précis mais rarement utilisé.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
17
emplacement
À NOTER ! Sous certaines conditions, la mesure de température et d’hygrométrie ambiante peut être effectuée par une sonde
placée dans un conduit de reprise d’air. Le passage des conduits dans un volume non-chauffé et soumis à
la température extérieure est toutefois rédhibitoire. Quoi qu’il en soit, il faut au préalable vérifier que les conditions
soient identiques en menant une campagne de mesures ponctuelle dans le conduit et dans l’ambiance.
Voir le chapitre D page 19.
À PRIVILÉGIER
Les pièces de vie (séjour, chambres) ;
Un mur intérieur éloigné des fenêtres ;
Source COSTIC
Une hauteur de 1,50 mètre environ.
Source COSTIC
Source COSTIC
La sonde est discrète car proche du La sonde est dans un coin de la pièce
thermostat et de l’interrupteur, à la et partiellement masquée par un
bonne hauteur meuble
À ÉVITER
Les pièces de service (cuisine, salle de bain) où l’hygrométrie peut être élevée ;
L’exposition au rayonnement solaire direct pour la mesure de température ;
Les murs donnant sur l’extérieur et les angles des pièces, dont la surface plus froide peut perturber la mesure
de température ;
Toute source de perturbation de la température (émetteur de chaleur, entrée d’air…).
ÉCHANTILLONNAGE
Il n’est pas toujours possible ou même utile d’instrumenter l’ensemble des logements d’un immeuble collectif
ou toutes les zones d’un bâtiment tertiaire. Un échantillonnage peut être fait à condition de choisir un nombre
minimum de logements ; quelques préconisations :
Par ailleurs, la sélection des logements doit se faire dans l’objectif de constituer un panel représentatif des
différentes conditions auxquelles sont soumis les logements, en mixant :
Les orientations : nord et sud, c’est-à-dire favorisé et défavorisé (pour ce qui est du chauffage, et inversement
pour le rafraîchissement) ;
Les étages : à des hauteurs plus ou moins importantes, pour tenir compte des éventuels déséquilibres hydrauliques
ou aérauliques, mais aussi du vent ou des masques solaires différents.
Nombre de logements 4 : nord bas, nord 6 : nord bas, nord centre, nord
2 : nord et sud
instrumentés haut, sud bas, sud haut haut, sud bas, sud centre, sud haut
Enfin il faut veiller à ce que les différentes tailles de logements de l’immeuble soient représentées, en privilégiant les
logements de taille moyenne type T3 ou T4.
D. TEMPÉRATURE ET HYGROMÉTRIE EN CONDUIT
Les mesures de température et d’hygrométrie sont complémentaires dans l’évaluation des installations de traitement d’air :
elles sont donc souvent effectuées par le même appareil.
choix
TECHNOLOGIE
empérature : sondes à résistance métallique en platine ou nickel, désignées par leur résistance en ohms
T
à 0°C (Pt 100, Ni 1000 par exemple), sous forme de :
- Sonde active constituée d’un boîtier électronique délivrant directement une valeur de température ;
- Sonde passive avec résistance métallique seule alimentée par l’automate, qui convertit la mesure de résistance
électrique en température.
Deux types de sondes possibles :
- Sondes de mesure ponctuelle, sous la forme d’un plongeur ;
- Sondes de mesure moyenne constituées d’un capillaire à dérouler dans le conduit, plus précises.
Hygrométrie : sondes à capteur capacitif sur un polymère.
Indice de protection du boîtier IP 30 minimum (résiste aux petits corps solides).
Une Pt 1000 est plus précise qu’une Pt 100 lorsque les sondes sont câblées avec 2 fils (voir ci-dessous Communication). À NOTER !
Le câblage avec 3 fils offre la même précision avec toutes les sondes.
PLAGE DE MESURE
Température : -20 à 50°C ;
Hygrométrie : 20 à 90% .
COMMUNICATION
Hygrométrie et température : signal analogique type 4-20 mA ou 0-10 V, avec 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² ;
Température seulement, sonde à résistance métallique passive : câblage sur une entrée dédiée, avec
2, 3 ou 4 fils de 0,6 ou 0,75 mm² :
- 2 fils : le plus simple, mais à restreindre aux sondes de résistance élevée (500 ou 1000 ohms à 0°C)
et aux courtes distances ;
- 3 fils : le plus courant convient à toutes les sondes ;
- 4 fils : le plus précis mais rarement utilisé.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
19
emplacement
Les sondes de température et d’hygrométrie en conduit doivent être placées dans une zone dans laquelle ces paramètres
sont homogènes.
À PRIVILÉGIER
Une longueur droite suffisante en amont (de l’ordre de 2,5 diamètres en général), en particulier entre un
laveur ou un humidificateur et une sonde d’hygrométrie (5 à 10 diamètres au minimum) ;
Les zones en aval des ventilateurs.
À ÉVITER
Les zones en aval d’un point de mélange ou d’une batterie de chauffage ou de rafraîchissement ;
Les conduits non isolés circulant en volume non chauffés, pour les mesures de température ambiante en reprise d’air.
pose
Placer les boîtiers sur le côté ou au-dessus du conduit, pas
en dessous (pour les protéger de la condensation) ;
Positionner l’instrument de telle sorte que son élément
sensible situé à l’extrémité se trouve au centre du
conduit, ou bien dérouler le capillaire à travers toute la
section pour une sonde de température moyenne ;
Assurer l’étanchéité du conduit, par exemple en utilisant
un bouchon d’étanchéité au niveau du passage du capteur.
Source COSTIC
La mise en œuvre des sondes de températures et d’humidité peut être compliquée par la présence de conduits souples,
notamment en maison individuelle. Il faut alors ajouter une manchette rigide fixée sur laquelle sera posé le capteur.
2- COMPTEUR
DE VOLUME
choix
TECHNOLOGIE
our des sous-comptages ou des diamètres courants : compteur volumétrique à pistons ou débitmètre
P
à jet unique ou multiples ;
Pour un comptage d’énergie : débitmètre statique à ultrasons ;
Pour des diamètres supérieurs au DN 50 : débitmètre de type Woltmann.
PRÉCISION
Conforme à la directive MID [5], soit une erreur
maximale tolérée de :
+/- 5% entre Q1 et Q2 ;
+/- 3% entre Q2 et Q4 lorsque la température
Source COSTIC
d’eau dépasse 30°C ;
+/- 2% entre Q2 et Q4 si la température d’eau ne
dépasse pas 30°C.
DIMENSIONNEMENT
Le compteur ne doit pas être choisi uniquement en fonction du diamètre de la canalisation : il pourrait être surdimensionné
et fonctionner avec une moins bonne précision.
Sur un réseau d’ECS, les débits sont très aléatoires et souvent limités à des petits soutirages : un compteur À NOTER !
présentant une valeur de Q1 très faible est donc recommandé. Les compteurs volumétriques ont les
meilleures performances dans ce domaine.
Sur un réseau de chauffage à débit variable, la dynamique (R = Q3 / Q1) du compteur doit être très
grande pour avoir une bonne précision sur toute la plage de débits : les compteurs à ultrasons sont pour cela
généralement choisis.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
21
Si le débit circulant dans la canalisation est inconnu, il est possible de l’estimer grossièrement à partir de la vitesse
maximale recommandée par le CCTG [10], qui dépend du diamètre. C’est une valeur indicative de Q3, à condition
que le critère de vitesse ait été respecté.
Diamètre nominal DN 15 DN 20 DN 25 DN 32 DN 40 DN 50 DN 65
Vitesse maximale 0,55 m/s 0,7 m/s 0,8 m/s 0,9 m/s 0,95 m/s 1,1 m/s 1,3 m/s
Débit (Q3) maximal 0,4 m3/h 1 m3/h 1,8 m3/h 3,4 m3/h 4,7 m3/h 9 m3/h 14 m3/h
COMMUNICATION
Émetteurs d’impulsions de type REED ou ILS, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² pour entrée comptage d’une centrale
de télégestion ;
Protocoles de communication : bus de terrain comme M-Bus ou Modbus.
Source COSTIC
Source COSTIC
Compteur d’eau avec et sans émetteur d’impulsions (placé sur l’aiguille)
À NOTER ! Le poids d’impulsion choisi doit assurer une finesse suffisante aux relevés, en cas d’analyse sur des périodes
courtes. Deux méthodes sont proposées pour cela :
PERTES DE CHARGE
Le compteur crée des pertes de charge à inclure dans le dimensionnement du circulateur.
Utiliser les abaques ou la valeur de Kvs en m3/h sous 1 bar du fabricant pour calculer la perte de charge créée
au débit nominal de fonctionnement de l’installation.
emplacement
À PRIVILÉGIER
Sur l’eau froide (dans le cas de l’ECS) ou sur le retour (applications de chauffage), pour améliorer la précision
et augmenter la durée de vie ;
Pour les débitmètres à jets uniques ou multiples : sur une canalisation horizontale, pour améliorer la précision ;
Pour les débitmètres à jets et à ultrasons : en aval d’une longueur droite suffisante préconisée par le
fabricant (généralement 6 fois le diamètre), pour stabiliser l’écoulement et garantir la précision.
À ÉVITER
Points hauts du réseau, à cause de la stagnation de l’air ;
En aval d’un circulateur, qui perturbe l’écoulement.
pose
Respecter le sens de l’écoulement indiqué par une flèche ;
Poser le compteur entre des vannes d’isolement ;
Prévoir une manchette de remplacement pour l’entretien du compteur.
Source COSTIC
Vannes d’isolement en amont et en aval, compteur placé dans un point bas, à l’horizontale
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
23
B. VOLUME DE GAZ
choix
TECHNOLOGIE
Individuel ou petit collectif : compteurs volumétriques à membranes ou à soufflets ;
Débits plus importants : modèles à pistons ou à turbine, voire à ultrasons.
À NOTER ! Un compteur de facturation est toujours présent sur les installations alimentées par le gaz. S’il ne dessert que
les usages que l’on souhaite suivre (hors cuisson par exemple), il peut être utilisé pour le suivi du site en l’équipant
d’un émetteur d’impulsions. Pour cela, il est nécessaire d’informer le distributeur de gaz qui est également le
propriétaire du compteur (il s’agit généralement de GrDF).
Cet émetteur d’impulsions est parfois déjà utilisé pour le relevé à distance par exemple ; il existe néanmoins des
modèles de compteurs à double émetteur d’impulsions.
PRÉCISION
La directive MID [14] définit deux classes de précision, convenant toutes deux aux suivis :
Calcul du débit de gaz en fonction de la puissance du ou des générateurs : diviser la puissance par le PCS,
Pn Pmin
soit Qn = et Qn = si le brûleur est modulant.
PCS PCS
DIMENSIONNEMENT
Le compteur ne doit pas être choisi uniquement en fonction du diamètre de la canalisation : il pourrait être surdimensionné
et fonctionner avec une moins bonne précision.
À NOTER ! Choisir Qmax supérieur au débit nominal de gaz. Si le compteur dessert plusieurs générateurs, ajouter les
Le dimensionnement débits nominaux de chaque générateur : Qn = Qn1 + Qn2 +… ou encore si on ne connaît que la puissance
du compteur Pn1 + Pn2 + ...
dépend du type de Qn =
rendement x PCS
brûleur :
une allure, deux ou
plusieurs allures, Choisir Qmin inférieur au débit minimal de gaz. Si le compteur dessert plusieurs générateurs, comparer les
modulant. débits au taux de charge minimal de chaque générateur et considérer le plus faible : Qmin = min (Qmin1 ; Qmin2 ; …)
min (Pmin1 + Pmin2 ; ...)
ou encore si on ne connaît que la puissance Qmin =
rendement x PCS
La pression de l’alimentation en gaz est également à considérer : la plupart des compteurs supportent 0,5 bars et
conviennent aux installations alimentées à 300 mbar, mais un modèle spécial (généralement en aluminium) pourra être
nécessaire au-delà.
COMMUNICATION
É metteurs d’impulsions de type REED ou ILS, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² pour entrée comptage d’une centrale
de télégestion ;
Le poids d’impulsion choisi doit assurer une finesse suffisante aux relevés, en cas d’analyse sur des périodes À NOTER !
courtes. Deux méthodes sont proposées pour cela :
Source COSTIC
Source COSTIC
EXPLOITATION
La conversion du volume de gaz enregistré par le compteur en énergie consommée fait intervenir trois grandeurs :
la température, la pression et le pouvoir calorifique inférieur ou supérieur (PCI ou PCS) du gaz.
L’influence de la température est relativement faible : une variation d’un degré autour d’une température de 15°C
entraîne une erreur de 0,35%. La pression joue un rôle plus grand : les installations de petite puissance sont alimentées
à 20 ou 25 mbar, une variation d’un millibar crée ainsi une erreur de 4 à 5%. L’effet est minimisé pour les chaufferies
de moyenne puissance alimentées à 300 mbar où l’erreur n’est plus que de 0,33%.
Convertir le volume comptabilisé en normo-mètres cubes, autrement dit le ramener aux conditions
normales de température (0°C soit 273 K) et de pression (1013 mbar) :
ultiplier le volume en normo-mètres cubes obtenu par le PCS, en kWh / m3 à 0°C et 1013 mbar, généralement
M
fourni par le distributeur avec la facture ou proche des valeurs indicatives données par GrDF :
- Gaz B : 10,0 kWh / m3 à 25 mbar et 13,0 kWh / m3 à 300 mbar ;
- Gaz H : 11,2 kWh / m3 à 20 mbar et 14,5 kWh / m3 à 300 mbar.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
25
emplacement
Attention aux applications annexes (cuisson dans les logements, process dans certains bâtiments tertiaires) ;
Des longueurs droites sont recommandées en amont et en aval : elles varient selon les préconisations des
constructeurs, mais peuvent atteindre 6 fois le diamètre des canalisations.
pose
L es compteurs à membrane doivent être posés sur un support ;
Un filtre est conseillé en amont du compteur, d’un seuil de 100 μm au maximum ;
Des vannes d’isolement de part et d’autre et une manchette de remplacement sont utiles lors des
démontages, pour les opérations d’étalonnage notamment ;
Le cas échéant, les sondes de température et de pression (pour le calcul du PCS) doivent être correctement
installées et reliées au correcteur s’il existe.
C. VOLUME DE FIOUL
choix
TECHNOLOGIE
Compteurs volumétriques à pistons oscillants, voire à pistons rotatifs pour ceux adaptés au fioul lourd.
PRÉCISION
La directive MID [14] définit plusieurs classes de précision pour les compteurs ; les plus fréquents affichent une
EMT de 1%, toutes conviennent aux suivis.
Classe 0,3 Classe 0,5 Classe 1,0 Classe 1,5 Classe 2,5
+/- 0,2% +/- 0,3% +/- 0,6% +/- 1,0% +/- 1,5%
DIMENSIONNEMENT
Choisir Qmax supérieur au débit nominal de fioul. Si le compteur dessert plusieurs générateurs, ajouter les À NOTER !
débits nominaux de chaque générateur : Qn = Qn1 + Qn2 +… ou encore si on ne connaît que la puissance Le dimensionnement
Pn1 + Pn2 + ... du compteur dépend
Qn = du montage de
rendement x PCS
l’alimentation en fioul,
qui peut être de type
Choisir Qmin inférieur au débit minimal de fioul. Si le compteur dessert plusieurs générateurs, comparer les bitube ou monotube,
débits au taux de charge minimal de chaque générateur et considérer le plus faible : Qmin = min (Qmin1 ; Qmin2 ; …) ainsi que du type de
min(Pn1 + Pn2 + ...) brûleur : une allure,
ou encore si on ne connaît que la puissance Qmin = deux ou plusieurs
rendement x PCS allures, modulant…
Dans le cas de compteurs effectuant une mesure par différence (voir le schéma page suivante), seul le
débit maximal sera pris en compte, quel que soit le brûleur.
La pression a également son importance : suivant la position du compteur sur la ligne d’alimentation, il devra
supporter une pression pouvant atteindre 16 à 25 bars.
COMMUNICATION
Émetteurs d’impulsions de type REED ou ILS, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² pour entrée comptage d’une
centrale de télégestion ;
Le poids d’impulsion choisi doit assurer une finesse suffisante aux relevés, en cas d’analyse sur des périodes À NOTER !
courtes. Deux méthodes sont proposées pour cela :
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
27
PERTES DE CHARGE
Le compteur crée des pertes de charge à prendre en compte dans le dimensionnement de la pompe.
Utiliser les abaques ou la valeur de Kvs en m3/h sous 1 bar fourni par le fabricant pour déterminer les
pertes de charge créées au débit nominal de fonctionnement de l’installation.
Les courbes peuvent être données pour plusieurs valeurs de viscosité dynamique (en mPa.s) ou cinématique (en mm²/s),
car elle influe sur les pertes de charge créées : il faut alors connaître celle du fioul utilisé.
emplacement
Les compteurs de fioul font l’objet de peu de préconisations particulières : ils tolèrent une position horizontale ou verticale,
n’ont pas besoin de longueurs droites. Seul le sens d’écoulement doit être respecté.
Source COSTIC
lternative en bitube : comptage différentiel avec deux compteurs, un en amont de la pompe et l’autre sur le retour
A
vers la cuve (ci-après) :
Source COSTIC
pose
Un filtre est conseillé en amont du compteur, d’un seuil de 100 μm au maximum ;
D es vannes d’isolement de part et d’autre et une manchette de remplacement sont utiles lors des
démontages, pour les opérations d’étalonnage notamment.
D. CONSOMMATION DES COMBUSTIBLES SOLIDES
Étant donné qu’il existe peu de solutions d’instrumentation, la méthode généralement retenue se base sur les livraisons,
plus fréquentes que pour le fioul par exemple.
TECHNOLOGIE
Dépend des propriétés du matériau employé :
Sa géométrie et sa densité : pellets ou granulés, plaquettes, bûches, charbon…
Son mode d’approvisionnement : bande transporteuse, vis sans fin, écoulement gravitaire, chargement manuel,…
Parmi les appareils que l’on peut employer dans ces cas, on peut citer :
Pour les silos, des dispositifs de mesure de niveau à ultrasons : placés en haut du silo, ils évaluent le
niveau de remplissage et en déduisent les consommations ;
Pour des bandes transporteuses, des dispositifs de mesure par pesage : grâce à des capteurs de masse et de
vitesse, ils déterminent le débit d’alimentation ;
Pour les installations à alimentation gravitaire, des dispositifs de mesure d’impacts sur une plaque : ils
déterminent le débit en « comptant » les granulés ;
Pour des installations à alimentation par vis sans fin ou à godet : des dispositifs plus simples estiment le débit
en enregistrant le nombre de tours ou la durée de fonctionnement.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
29
3- COMPTEUR D’ÉNERGIE
A. ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
choix
TECHNOLOGIE
ous-comptage d’un usage donné : compteur divisionnaire pour montage sur rail DIN, mono ou triphasé ;
S
Récupération d’une consommation globale (logement, parties communes) : démodulateur de la sortie TIC
(Télé-Information Client) du compteur de facturation ;
Équipement de puissance importante : transformateur de mesure abaissant l’intensité de l’alimentation
suivie.
PRÉCISION
La directive MID [14] définit 3 classes de précision (valables pour une température ambiante comprise entre 5 et 30°C) :
Classe de précision Entre Imin et Itr Entre Itr et Imax (monophasé) Entre Itr et Imax (triphasé)
Classe A +/- 3,5% +/- 3,5% +/- 4%
Classe B +/- 2% +/- 2% +/- 2,5%
Classe C +/- 1% +/- 0,7% +/- 1%
Imin : intensité minimale Itr : intensité de transition Imax : intensité maximale
DIMENSIONNEMENT
Chaque compteur est défini par deux valeurs, son calibre et son intensité maximale.
Choisir le calibre supérieur à l’intensité nominale attendue de l’usage considéré ;
Vérifier que l’intensité maximale possible (appel de puissance) est inférieure à l’intensité maximale
supportée par le compteur (donnée entre parenthèses).
COMMUNICATION
Émetteurs d’impulsions de type REED ou ILS, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² pour entrée comptage d’une
centrale de télégestion ;
Protocoles de communication : bus de terrain comme M-Bus ou Modbus.
pose
La pose d’un compteur électrique ne pose généralement pas de grandes difficultés techniques, mais doit être soigneusement
exécutée du point de vue de la sécurité.
Source COSTIC
choix
Un compteur d’énergie thermique comprend un compteur d’eau (aussi appelé débitmètre ou mesureur) et deux sondes
de température ; seules les particularités liées au comptage d’énergie sont détaillées ici.
TECHNOLOGIE
Compteur d’eau :
Sous-comptage : débitmètre à jets multiples, peu couteux ;
Comptage en chaufferie : débitmètre à ultrasons, plus précis ;
Réseau d’ECS : compteur volumétrique, adapté aux faibles soutirages.
Sondes de température :
Sondes passives type Pt 100 ou Pt 500 appariées (étalonnées 2 à 2 pour réduire l’incertitude de mesure sur les
écarts de température).
Les compteurs complets comprennent un intégrateur qui récupère les données de chaque élément et les À NOTER !
convertit en quantité d’énergie. Celui-ci peut être soumis à certaines règles de calcul, incluant par exemple une
différence de températures minimales ou un seuil de température déclenchant le comptage dans l’index chauffage
ou rafraîchissement, qui peuvent dans certaines conditions fausser le calcul d’énergie (voir les notices fabricant).
L’intégrateur doit être alimenté, par pile (attention à sa durée de vie) ou par câble.
PRÉCISION
L’Erreur Maximale Tolérée (EMT) dépend de la précision de chacun des éléments : compteur d’eau, sondes de
températures, intégrateur. Des classes de précision sont définies par la directive MID [14], l’EMT globale étant la
somme des EMT de chaque élément :
EMT sur le débit d’eau EMT sur la différence de températures EMT sur le calculateur
Qp
Classe 1 +/- 1 + %
100xQ
2 x Qp 3 x Tmin Tmin
Classe 2 +/- 2 + % +/- 0,5 + % +/- 0,5 + %
100xQ T T
5 x Qp
Classe 3 +/- 3 + %
100xQ
Exemple : compteur de débit nominal Qp = 1,5 m3/h et Tmin = 3 K, comptage sur un réseau de débit Q = 1,2 m3/h
et T = 15 K. guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
31
EMT sur la différence
EMT sur le débit d’eau EMT sur le calculateur EMT globale
de températures
Classe 1 +/- 1,01 % +/- 3,8 %
DIMENSIONNEMENT
Le compteur ne doit pas être choisi uniquement en fonction du diamètre de la canalisation : il pourrait être surdimensionné
et fonctionner avec une moins bonne précision.
À NOTER ! Sur un réseau d’ECS, les débits sont très aléatoires et souvent limités à des petits soutirages : un compteur
présentant une valeur de Qmin très faible est donc recommandé. Les compteurs volumétriques ont les
meilleures performances dans ce domaine.
Sur un réseau de chauffage à débit variable, la dynamique du compteur doit être très grande pour avoir
une bonne précision sur toute la plage de débits.
Si l’on ne connaît pas le débit circulant dans la canalisation, il est possible de l’estimer grossièrement à partir de la
vitesse maximale recommandée par le CCTG [10], qui dépend du diamètre. C’est une valeur indicative de Qn, à
condition que le critère de vitesse ait été respecté.
Diamètre nominal DN 15 DN 20 DN 25 DN 32 DN 40 DN 50 DN 65
Vitesse maximale 0,55 m/s 0,7 m/s 0,8 m/s 0,9 m/s 0,95 m/s 1,1 m/s 1,3 m/s
Débit (Qn) maximal 0,4 m3/h 1 m3/h 1,8 m3/h 3,4 m3/h 4,7 m3/h 9 m3/h 14 m3/h
COMMUNICATION
Émetteurs d’impulsions de type REED ou ILS, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm² pour entrée comptage d’une
centrale de télégestion ;
À NOTER ! Le poids d’impulsion choisi doit assurer une finesse suffisante aux relevés, en cas d’analyse sur des périodes
Valable pour courtes. Deux méthodes sont proposées pour cela :
l’énergie thermique Choisir environ un dixième de la Fixer le poids d’impulsion de façon à enregistrer
et pour l’énergie consommation nominale relevée sur un pas une impulsion pour une puissance minimale
électrique. de temps d’acquisition : donnée :
- Pas de temps d’acquisition : T en [h] - Pas de temps d’acquisition : T en [h]
- Puissance nominale attendue : Pn en [kW] - Puissance minimale attendue : Pmin en [kW]
T x Pn - Poids d’impulsion : p = T × Pmin en [kWh]
- Poids d’impulsion : p = en [kWh]
10
Protocoles de communication : bus de terrain comme M-Bus ou Modbus.
Le protocole M-Bus est particulièrement adapté aux compteurs d’énergie thermique. Il permet de remonter non À NOTER !
seulement la quantité d’énergie consommée (index), mais aussi l’index de volume, la puissance, le débit et les températures
aller et retour mesurées.
emplacement
Voir les préconisations relatives à l’emplacement des sondes de température d’eau et des compteurs d’eau.
À PRIVILÉGIER
Si le comptage d’énergie peut se faire en amont ou en aval d’une vanne à trois voies, choisir la partie du
réseau à débit variable c’est-à-dire en amont de la vanne :
Source COSTIC
La configuration qui présente la différence de températures la plus importante sera préférée afin de minimiser l’erreur
sur ces mesures. Cela peut conduire à préférer une branche présentant un débit d’eau moindre, ce qui aura l’effet
inverse et augmentera son imprécision.
pose
Voir les préconisations relatives à l’emplacement des sondes de température d’eau et des compteurs d’eau.
Source COSTIC
Compteur d’eau sur le retour, longueurs droites suffisantes, doigt de gant doublé pour comparer les
sondes de températures
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
33
4- AUTRES CAPTEURS
choix
TECHNOLOGIES
némomètres thermiques (à fil ou film chaud) ;
A
Ailes de mesure mesurant la pression dynamique sur le principe du tube de Pitot.
Des mesures ponctuelles peuvent également être faites au niveau de bouches d’aération, à l’aide d’un cône de mesure et
d’un anémomètre à hélice ou à fil chaud.
Le débit est obtenu en multipliant la vitesse moyenne par la section du conduit aéraulique.
ne aile de mesure renvoie la vitesse moyenne, grâce à plusieurs prises de pression réparties sur toute la
U
section de la conduite ;
Avec un anémomètre à fil ou film chaud, la vitesse mesurée est la vitesse maximale (au centre du conduit).
Elle doit être multipliée par un facteur pour déterminer la vitesse moyenne de l’écoulement, obtenue au préalable
par une exploration du champ de vitesses (pour plus d’informations consulter le guide du CETIAT Mesures
de débit d’air [2], Annexe 1 page 25).
Source COSTIC
PLAGE DE MESURE
De 0 à 10 m/s suffisant, plages plus étendues (0 à 30 m/s) généralement disponibles.
PRÉCISION
Instrument seul : erreur d’environ +/- 5% [2] ; l’erreur globale dépend beaucoup de la mise en œuvre de la mesure.
À NOTER ! Les anémomètres thermiques (sondes à fil ou film chaud) ont tendance à s’encrasser rapidement dans les conduits
d’extractions. Il faut donc prévoir une maintenance régulière pour garantir leur précision dans la durée, idéalement
un nettoyage tous les 6 mois. Il peut par exemple être programmé aux remplacements des filtres.
COMMUNICATION
Signal analogique type 0-10 V ou 4-20 mA, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm².
emplacement
Une sonde de vitesse d’air doit être installée dans une zone où la vitesse d’écoulement de l’air est homogène.
À PRIVILÉGIER
Après une longueur droite suffisante (environ 10 diamètres) ;
Pour un anémomètre thermique : au centre du conduit pour mesurer la vitesse maximale.
À ÉVITER
En aval des ventilateurs, points de mélange (registres), batteries, coudes.
pose
Anémomètre thermique :
Percer le conduit sur le côté (pas au-dessus ni en dessous) ;
Placer la sonde afin que son élément sensible se trouve au centre du conduit ;
Faire pivoter la sonde sur elle-même afin d’aligner la fente contenant le fil chaud avec le sens de l’écoulement d’air ;
Fixer la sonde dans cette position pour éviter une perturbation de la mesure ;
Mettre un presse-étoupe ou un joint pour assurer l’étanchéité de la jonction conduit/sonde.
Aile de mesure :
Placer l’élément dans le conduit en soignant l’étanchéité des raccords ;
Raccorder les prises de pressions au calculateur grâce à des tubes souples.
En logement individuel les conduits souples sont fréquents, il peut donc être difficile voire impossible d’installer de telles sondes.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
35
B. ENSOLEILLEMENT
choix
TECHNOLOGIES
Le suivi de l’ensoleillement peut être utile pour analyser de manière détaillée les performances d’une installation
solaire thermique ou photovoltaïque. Les instruments utilisés sont généralement des cellules photovoltaïques
étalonnées. Il en existe plusieurs types :
Détecteurs à thermopiles, précis mais couteux ;
Détecteurs à photodiode, couvrant une partie plus restreinte du spectre solaire.
PLAGE DE MESURE
uissance : de 0 à 1000 W/m² au minimum, jusqu’à 1500 W/m² fréquent également ;
P
Rayonnement pris en compte : de 400 à 1000 nm (visible et infrarouges) pour les détecteurs à photodiode,
beaucoup plus pour ceux à photopiles.
PRÉCISION
De l’ordre de +/- 5%.
COMMUNICATION
Signal analogique type 4-20 mA ou 0-10 V, en 2 fils de 0,6 ou 0,75 mm².
emplacement
À PRIVILÉGIER
Pour mesurer l’ensoleillement global horizontal : à plat sur le toit ;
Pour suivre des panneaux solaires : avec la même orientation et inclinaison.
À ÉVITER
Tous les masques solaires possibles : bâtiments voisins, arbres, antenne télé…
Source COSTIC
Source COSTIC
La sonde est dans le plan des capteurs La sonde est à plat, mais elle est
solaires, sans masque soumise au masque créé par l’antenne
5- SOLUTIONS
D’ACQUISITION
Les données doivent ensuite être enregistrées à une fréquence plus ou moins grande, selon l’objectif recherché :
ide à la mise au point : les instruments sont utilisés en lecture directe, il n’est donc pas nécessaire d’enregistrer de
A
données ;
Aide à l’exploitation : des données mensuelles suffisent en général à l’exploitation courante, mais des
campagnes ponctuelles plus détaillées avec des données horaires par exemple peuvent permettre de résoudre un
dysfonctionnement ou de mieux évaluer le fonctionnement d’un système ;
Mesures et vérification : selon le niveau de précision de la garantie mise en place, des relevés mensuels ou
annuels seront nécessaires ;
Suivi détaillé : des mesures fréquentes (horaires ou en minutes) sont nécessaires pour permettre l’analyse la
plus fine possible.
Ainsi, selon la nature du suivi, on s’orientera vers des procédures « manuelles » utilisant des lectures d’index
et des systèmes d’enregistrement autonomes, ou vers des systèmes automatiques permettant
une remontée régulière des données sans intervention humaine.
capteurs
FORMAT
Les capteurs de température, d’hygrométrie, d’ensoleillement ou de vitesse d’air transmettent leurs données via
des signaux analogiques :
Sur la tension : 0-10 V, 2-10 V, 0-5 V voire 0-1 V ;
Sur l’intensité : 4-20 mA, 0-20 mA, 0-10 mA ;
Sur la résistance (pour les sondes de températures passives en platine ou nickel) : Pt 100, Pt 500, Pt 1000, Ni 1000.
PARAMÉTRAGE
Pour les sondes de température passives, seul le type de sonde doit être renseigné dans la centrale de
télérelève. Celle-ci doit connaître la courbe de correspondance résistance / température de l’instrument choisi et
supporter le câblage (2, 3 ou 4 fils) adopté.
Pour les deux premiers types de signaux en revanche, il est important de bien choisir la plage de mesure sur
laquelle est généré le signal :
Trop restreinte : risque de rencontrer des valeurs hors plage et d’avoir un effet de saturation, les valeurs plafonnent
et des données réelles ne sont pas enregistrées ;
Trop grande : le signal envoyé pour la communication est limité à une partie de sa plage, l’imprécision liée à la
conversion et au transport de la mesure est amplifiée et les données recueillies sont donc moins précises.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
37
Exemple : mesure d’une température ambiante, variant entre 15 et 30°C ; signal analogique 0-10 V ou 4-20 mA, plage
de mesure de la sonde de 10 à 40°C ou 0 à 100°C.
Source COSTIC
Source COSTIC
compteurs
FORMAT
L es compteurs d’eau, de gaz, de fioul, d’énergie électrique ou thermique communiquent leurs données via des
signaux logiques, grâce à des émetteurs d’impulsions.
Des protocoles de communication sont également souvent proposés sur certains compteurs, tels que
le Modbus ou le M-Bus, dédié aux compteurs d’énergie ;
Les compteurs électriques de facturation présentent une particularité puisqu’ils communiquent à
travers une sortie dite Télé-Information Client, qui nécessite un démodulateur convertissant les données dans un
protocole ouvert.
PROTOCOLES COURANTS
Le protocole Modbus est fréquemment couplé à un autre protocole, dédié au transport des données, qui
diffère selon le type de réseau utilisé :
Le Modbus RTU fonctionnant en maître / esclaves est en général associé au standard RS 485, câblé sur 3 fils
avec des fiches 9 broches ou sur un bornier ;
L’alternative, appelée « Modbus TCP », emploie le protocole Ethernet pour le transport, dont les câbles sont
terminés par des fiches RJ-45.
De gauche à droite : port RJ-45 pour Ethernet, port 9 broches pour RS 232 ou RS 485 ; fiche RJ-45 pour Ethernet et 9
broches pour RS 232 ou RS 485 ; bornier de raccordement pour RS 232 et RS 485
Le protocole M-Bus dispose quant à lui de son propre support de communication, constitué d’une paire torsadée
(type câble de données 0,75 mm²). Il permet de relier plusieurs compteurs entre eux, en veillant à conserver
une polarité identique pour chaque appareil. Les données sont ensuite généralement converties par un
concentrateur pour être véhiculées sur support standard, tel que le RS 232 (signal se rapprochant du RS 485,
également câblé sur des fiches 9 broches mais limité à des liaisons point à point).
Enfin, il existe de plus en plus d’instruments de mesure ou de comptage communicant avec d’autres protocoles, tels
ceux couramment employés dans les systèmes de GTB (voir le chapitre [Link] des données > Concevoir
une GTB page 41). Il en effet judicieux d’inclure les compteurs et capteurs aux points gérés par le système de
supervision (voir le chapitre 5.C. Transmission des données > Concevoir une GTB page 41).
Parmi ceux-ci, les plus fréquents sont les protocoles normalisés et ouverts KNX, LON et BACnet, qui offrent
différents supports de communication (câblages propres, RS 485, Ethernet, signaux radio…). Si le protocole KNX
peut être utilisé sur de petites installations ou en domotique, ses concurrents LON et BACnet sont en revanche
plutôt rencontrés dans les grands bâtiments tertiaires équipés de systèmes de GTB complets.
PARAMÉTRAGE
L’incrément ou poids d’impulsion déclenchant la génération d’une impulsion est généralement réglé en usine
sur l’appareil de mesure. Il faut donc choisir dans la gamme le modèle disposant de la valeur souhaitée, ou spécifier
à la commande le poids d’impulsion désiré pour obtenir un compteur « sur-mesure ».
Ce paramètre doit en effet être soigneusement déterminé pour garantir la finesse des données et de leur
analyse ultérieure :
Trop petit : le nombre d’impulsions relevé est très grand et nuit au traitement des données, la taille de
l’index risque aussi d’être réduite (nombre de chiffres généralement constant) et la remise à zéro plus rapide ;
Trop grand : le nombre d’impulsions enregistré sur une période d’acquisition peut être nul ou trop faible
pour suivre finement l’évolution de la consommation.
E n règle générale les signaux, impulsions et / ou données véhiculées par bus sont regroupés dans une centrale
d’acquisition, capable de stocker, traiter puis envoyer les données. Elle se compose d’une alimentation,
de modules d’entrées / sorties et d’une ou plusieurs cartes de communication.
À NOTER !
L’utilisation de
communications
sans-fil par radio doit
être validée par un
essai réel sur site
démontrant la fiabilité
Source COSTIC
de la liaison, si possible
pendant une durée
significative (une ou
Centrale d’acquisition avec module d’alimentation, module de communication et d’entrées / sorties principal et plusieurs semaines).
module d’extension
Des modules déportés filaires peuvent servir de relais à la centrale d’acquisition afin de limiter les
longueurs de câbles (un module par étage et une centrale unique en chaufferie par exemple) ;
Des modules déportés radios peuvent simplifier le raccordement de points de mesure éloignés
(à l’extérieur ou sur le toit en particulier).
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
39
FONCTIONNALITÉS
Les informations issues des capteurs et des compteurs reliés à la centrale d’acquisition sont enregistrées à des
intervalles définis appelés pas de temps :
ompteurs : nombre d’impulsions émises sur la période, ou autres valeurs si communication par bus (puissances,
C
débits, températures…) ;
Capteurs : il faut configurer la centrale pour enregistrer le type de grandeur que l’on souhaite, selon l’usage qui en
sera fait. On choisit en général de retenir la moyenne de la grandeur pendant la période écoulée depuis le dernier
pas de temps (préférable à la valeur instantanée), ou encore la valeur minimale ou maximale sur la période.
Le pas de temps doit être choisi en fonction de la nature des objectifs du suivi et de la finesse des analyses
nécessaires pour les mener à bien :
1 heure : suffisant pour des comptages (eau, énergie, combustible) ou des mesures peu variables (température
ambiante par exemple), à condition que la valeur moyenne soit prise en compte ;
10 minutes : bon compromis, convient bien aux mesures et apporte une plus grande finesse sur le suivi des
consommations ;
1 minute : une précision supérieure peut être nécessaire pour évaluer finement le fonctionnement de certains équipements
(le cycle d’un générateur de chaleur ou les soutirages d’ECS durent par exemple moins de 10 minutes).
À NOTER ! La centrale d’acquisition joue en effet un rôle de stockage tampon, elle doit être au minimum capable de conserver
Il ne faut pas choisir en mémoire toutes les valeurs enregistrées entre deux télérelèves. Il est cependant conseillé de prévoir une capacité
un pas de temps trop supérieure pour disposer d’un historique en cas de problème de liaison. Par exemple, si la relève des données est effectuée
petit sans vérifier quotidiennement, il faut au minimum prévoir de stocker une semaine entière de données. Un stockage d’un mois permet
que la capacité de se prémunir des dysfonctionnements ou des pannes entrainant un remplacement de matériel ou nécessitant une
en mémoire de la intervention humaine.
centrale d’acquisition
est suffisante. Par ailleurs, les mesures et comptages fournis par les instruments ne sont généralement pas les seules valeurs
enregistrées dans la centrale. Des calculs internes peuvent être programmés dans l’appareil : écart entre deux
index, détermination d’un débit à partir d’un volume, recherche du min ou du max… les séries de données peuvent
donc contenir de nombreuses colonnes en plus de celles des points physiques.
De nombreux incidents peuvent avoir lieu au cours de la remontée d’une donnée, du capteur ou du compteur À NOTER !
jusqu’au serveur de stockage : erreur flagrante dans la mesure, perturbation du signal filaire, problème dans la centrale
d’acquisition… Il est donc nécessaire de consulter régulièrement les valeurs recueillies (au moins pour vérifier
l’absence de trous de mesures ou de valeurs aberrantes) pour contrôler que la chaîne d’acquisition fonctionne
correctement. Une phase de consolidation des données doit ainsi être menée avant tout traitement ou analyse.
Des algorithmes de détection d’erreurs et de remplacement des trous de mesures par interpolation peuvent également
être élaborés pour améliorer la fiabilité de la télérelève.
L’architecture décrite dans les parties précédentes du chapitre 5 peut aisément être intégrée dans un système
de GTB. Le système de télérelève peut être supprimé si l’utilisateur chargé du suivi se trouve sur place, ce qui est
souvent le cas dans les bâtiments équipés de GTB.
Des automates équipés de sorties capables d’agir sur des actionneurs remplacent alors les centrales d’acquisitions :
on parle alors de centrale de télégestion (qui sont d’ailleurs fréquemment employées pour les suivis).
De nombreux instruments de mesure sont utiles à la fois à la régulation des installations et à leur suivi. Il est donc judicieux À NOTER !
de mutualiser les points de mesure déployés pour la gestion technique via la GTB et pour le suivi énergétique.
guide technique
matériel de mesure
et d’acquisition
41
FICHES
ÉTUDES DE CAS
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Propositions de schémas d’instrumentation
et de plans de comptage pour différents
types de bâtiments (nature, destination)
et d’installations de génie climatique
LISTE DES FICHES TRAITÉES
Type de bâtiment Équipement(s) Objectif du suivi Page
Chaudière gaz
Comptabilité
Maison individuelle Chauffe-eau solaire individuel 46
énergétique
(ballon bi-énergies à appoint gaz)
Contrat d’exploitation
Immeuble à chauffage Chaudière collective gaz (marché comptage et /
54
collectif ECS accumulée gaz ou à intéressement)
Logement
Suivi simplifié
Chauffage et
Tertiaire
Chauffage et
Chauffage et rafraîchissement
rafraîchissement par Suivi détaillé 83
aéraulique par PAC géothermique
PAC (type bureaux)
des performances
le ballon solaire
Objectif : présente la raison de la mise en place de l’instrumentation, ainsi que les principaux indicateurs
courants que le suivi permet de calculer ;
lan de comptage : les instruments de mesure nécessaires au suivi, avec leurs principales caractéristiques
P
permettant de spécifier le matériel ;
retenir : revient sur les points les plus importants de l’instrumentation : les erreurs à ne pas faire, les
À
paramètres à prendre en compte…
elève des données : la liste des entrées requises au niveau de l’éventuel système d’acquisition et de
R
télérelève mis en place pour le suivi (facultatif dans la plupart des cas, bien qu’utile pour faciliter l’analyse des
données et améliorer l’efficacité du suivi) ;
oût indicatif du matériel et de la pose : il s’agit de prix publics, issus de la base Batiprix (ainsi que de
C
catalogues de fabricants pour les produits absents de Batiprix), permettant d’estimer l’ordre de grandeur du coût
de l’instrumentation. Le coût de la pose est inclus pour une mise en œuvre standard, au cours du chantier ; en cas
d’intervention sur une installation existante, les coûts de main-d’œuvre seront beaucoup plus élevés ;
guide technique
Fiches
Études de cas
45
1. MAISON INDIVIDUELLE AU GAZ
Le suivi de la consommation d’énergie pour la production d’ECS est la priorité de ce suivi, étant donné
l’importance que prend ce poste dans les bâtiments thermiquement performants.
Le bilan met en jeu les volumes d’ECS soutirés et l’énergie nécessaire à leur réchauffage ; le rendement de la
chaudière peut également être déterminé en été.
Les consommations de chauffage peuvent en outre être estimées en fixant un rendement forfaitaire à la chaudière.
Pour les installations disposant de chaudières murales à production d’ECS instantanée, voir la fiche n°6 page 70.
kWh / m².an
Besoins en ECS
kWh / m3
Il est ici prévu d’ajouter un compteur de gaz dédié au suivi, afin de disposer d’un instrument adapté et ne comptabilisant
que les consommations pour le chauffage et l’ECS, c’est-à-dire hors cuisson. Néanmoins un suivi similaire à partir
du compteur de facturation est envisageable ; dans ce cas le compteur doit être équipé d’un émetteur d’impulsions
(avec l’accord du distributeur) et les consommations de gaz pour la cuisson doivent être déduites.
Instrumentation et réglementation thermique
Cette fiche concerne des bâtiments à usage d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
Un sous-compteur gaz pour la chaudière uniquement
Un sous-compteur électrique pour les auxiliaires de chaufferie
Production d’ECS
Refroidissement -
Plan de comptage
Consommation Incrément : 10 L
G Compteur gaz Arrivée gaz p. 24
de gaz Diamètre : G1,6
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour l’adaptation et la vérification de la consigne ou de la loi d’eau de chauffage : en sortie de chaudière
et sur le retour du réseau de chauffage ;
Pour l’adaptation de la consigne de la charge ECS : sur le retour de l’appoint à la production d’ECS ;
Pour la vérification de la température de fourniture d’ECS : en sortie de production d’ECS.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur le départ et sur le retour du réseau de chauffage.
Des vannes d’isolement et des longueurs droites (1 mètre minimum) doivent être prévues pour ajouter les
débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le retour du réseau de chauffage.
Source COSTIC
À retenir !
Le compteur d’eau sur le réseau d’ECS doit être correctement placé, c’est-à-dire de façon à ne comptabiliser
que l’eau effectivement réchauffée dans le ballon. Il doit donc être situé en aval de tout piquage tel
que l’appoint d’eau du circuit de chauffage ou l’amenée d’eau froide vers le mitigeur thermostatique d’eau
chaude sanitaire.
Le compteur d’eau utilisé pour les comptages de volume sur le réseau d’ECS doit être de type volumétrique
pour assurer le comptage des soutirages les plus faibles.
Relève des données
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
Compteur de gaz
Le sens de circulation du gaz est respecté ;
Une vanne d’isolement est présente en amont ;
La mise à l’épreuve a été faite, il n’y a pas de fuite de gaz ;
guide technique
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Fiches
Études de cas
49
2. MAISON INDIVIDUELLE ÉLECTRIQUE
Dans le cas du chauffe-eau thermodynamique, seul le volume d’ECS consommé est comptabilisé : les
températures d’entrée et de sortie de l’eau peuvent être considérées comme constantes (respectivement
égales à 15°C et à la consigne de production du CET).
D’autres configurations d’installations avec PAC existent, selon que l’appoint électrique est séparé de la PAC, intégré
ou absent. Dans le premier cas, il est préférable de ne comptabiliser que l’énergie thermique fournie par la PAC
seule ; dans le second cas en revanche, seule la somme de l’énergie thermique fournie par la PAC et son appoint est
accessible. Les indicateurs sont alors différents, le COP ne peut être calculé.
Cette fiche concerne des bâtiments à usage d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
Un sous-compteur électrique pour la pompe à chaleur et ses
auxiliaires (E1)
Refroidissement
Plan de comptage
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour la vérification de la température de fourniture d’ECS : en sortie de production.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur l’arrivée d’eau froide du CET.
Sources COSTIC
À retenir !
Le compteur d’eau sur le réseau d’ECS doit être correctement placé, c’est-à-dire de façon à ne comptabiliser
que l’eau effectivement réchauffée dans le ballon. Il doit donc être situé en aval de tout piquage tel
que l’appoint d’eau du circuit de chauffage ou l’amenée d’eau froide vers le mitigeur thermostatique d’eau
chaude sanitaire.
Le compteur d’eau utilisé pour les comptages de volume sur le réseau d’ECS doit être de type volumétrique
pour assurer le comptage des soutirages les plus faibles.
Les compteurs électriques utilisés pour le chauffe-eau thermodynamique et la PAC doivent supporter les
intensités demandées par ces équipements. Un calibre de 32 A est a priori suffisant en maison individuelle,
mais il convient de vérifier la puissance appelée par la PAC au démarrage, qui peut être importante.
Relève des données
Coût total pose et main d’œuvre : 1 075 € HT (hors éventuel système de télérelève)
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
Compteur électrique
L’alimentation instrumentée correspond bien à l’usage suivi ;
Le compteur est protégé par un disjoncteur adapté ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
53
3. IMMEUBLE À CHAUFFAGE COLLECTIF
(SUIVI SIMPLIFIÉ)
La consommation d’énergie pour le chauffage est comparée avec un objectif contractuel, les gains ou pertes
réalisés étant partagés entre l’exploitant et le maître d’ouvrage. Elle peut être considérée soit au niveau du
combustible, soit sous forme de chaleur fournie au réseau de chauffage. On considère ici la quantité de gaz
consommée, plus simple à relever (la fiche suivante présente une instrumentation plus complète incluant des
compteurs d’énergie).
Pour tenir compte de la rigueur climatique qui influe sur les besoins de chauffage, on corrige la quantité
d’énergie relevée par les DJU de la saison de chauffage écoulée.
Consommation de gaz
kWh / m².an
kWh / DJU
Consommation d’énergie pour le chauffage (par calcul, voir ci-dessus)
Cette fiche concerne des bâtiments à usage d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
Compteur gaz de facturation de la chaufferie (G)
Production d’ECS
Refroidissement -
Pour un bâtiment existant : article 79 de la Réglementation Thermique globale existant (sous conditions1)
Chauffage
Compteur gaz de facturation de la chaufferie (G)
Production d’ECS
Pour un bâtiment existant : articles R. 131-2 et R. 131-10 du code de la construction (sous conditions2)
Production d’ECS n compteurs d’eau sur les alimentations en ECS des logements
Plan de comptage
Incrément : 1 L
Compteur d’eau Avant le ballon
Besoins en ECS V Débit transitoire : p. 21
volumétrique d’ECS
0,01 m3/h
guide technique
1
Le bâtiment doit être postérieur à 1948, d’une surface supérieure à 1000 m² et subir des travaux dépassant 25% du coût du bâtiment
Fiches
2
Le bâtiment doit être antérieur à 2001 et sa consommation de chauffage doit dépasser 150 kWh / m².an
Études de cas
55
Pré-équipement pour l’aide à la mise au point et à l’exploitation
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour le contrôle du bon fonctionnement de la vanne à trois voies et la vérification de la loi d’eau : sur le
départ chauffage régulé ;
Pour l’adaptation de la loi d’eau de chauffage : sur le retour du réseau de chauffage ;
Pour la vérification des seuils réglementaires sur la température de distribution d’ECS (55°C en permanence
ou chocs thermiques quotidiens) : en sortie du ballon de stockage d’ECS ;
Pour la vérification des seuils réglementaires sur la température dans le bouclage de la distribution d’ECS :
sur les retours de chaque colonne de bouclage d’ECS ;
Pour la vérification de l’équilibrage du réseau de chauffage : sur les retours de chaque colonne de
distribution de chauffage.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur chaque générateur : sur le départ et le retour ;
Sur le primaire : au retour et en sortie de la production ;
Sur le réseau de chauffage : sur le départ (en amont de la vanne à trois voies) et sur le retour ;
Sur le circuit de charge ECS : sur le départ (en amont de la vanne à trois voies) et sur le retour ;
Sur le bouclage de la distribution d’ECS : sur le retour du bouclage vers le ballon.
Des vannes d’isolement et des longueurs droites (1 mètre minimum) doivent être prévues pour ajouter les
débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le retour vers la production ;
Sur le retour du circuit de chauffage ;
Sur le retour de la charge du ballon d’ECS ;
Sur le retour de bouclage d’ECS.
Schéma de l’installation et de son instrumentation
Sources COSTIC
guide technique
Fiches
Études de cas
57
À retenir !
Cette fiche présente peu d’instruments, mais plusieurs éléments de pré-équipements utiles pour l’ajout
ultérieur de compteurs (voir la fiche suivante pour plus de détails) ;
Le compteur d’eau sur le réseau d’ECS doit être correctement placé, c’est-à-dire de façon à ne comptabiliser
que l’eau effectivement réchauffée dans le ballon. Il doit donc être situé en aval de tout piquage tel
que l’appoint d’eau du circuit de chauffage ou l’amenée d’eau froide vers le mitigeur thermostatique d’eau
chaude sanitaire.
Le compteur d’eau utilisé pour les comptages de volume sur le réseau d’ECS doit être de type
volumétrique pour assurer le comptage des soutirages les plus faibles.
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
4. IMMEUBLE À CHAUFFAGE COLLECTIF
(SUIVI DÉTAILLÉ)
Le calcul du rendement de production de la chaudière est très utile pour évaluer ses performances. La
température de l’eau en sortie du générateur est également riche d’enseignements sur son fonctionnement.
Il est intéressant de suivre la température de départ régulé sur le circuit de chauffage, en parallèle de la
température extérieure, de façon à vérifier le respect de la courbe de chauffe.
Au niveau de l’ECS, deux températures sont soumises à des seuils réglementaires dès lors que le stockage
dépasse 400 l : la température de distribution d’ECS et celle de retour du bouclage. Leur suivi permet de
contrôler le bon fonctionnement de la production d’eau chaude sanitaire.
La température de l’eau froide entrant dans le ballon d’ECS permet de quantifier plus précisément le besoin
en ECS, mais elle peut être considérée comme constante puisque variant peu (15°C en moyenne annuelle).
Besoins en ECS
Rendement ECS
kWh / m3
Température de départ chauffage régulé
guide technique
Fiches
Études de cas
59
Instrumentation et réglementation thermique
Cette fiche concerne des bâtiments à usage d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
Compteur gaz de facturation de la chaufferie (G)
Production d’ECS
Refroidissement -
Chauffage
Compteur gaz de facturation de la chaufferie (G)
Production d’ECS
Pour un bâtiment existant : articles R. 131-2 et R. 131-10 du code de la construction (sous conditions2)
1
Le bâtiment doit être postérieur à 1948, d’une surface supérieure à 1000 m² et subir des travaux dépassant 25% du coût du bâtiment
2
Le bâtiment doit être antérieur à 2001 et sa consommation de chauffage doit dépasser 150 kWh / m².an
Plan de comptage
Emplacement
Consommation Émetteur
G Incrément : 10 L Sur le compteur p. 24
de gaz d’impulsions
gaz GrDF
Incrément : 1 L
Compteur d’eau Avant le ballon
Besoins en ECS V Débit transitoire : p. 21
volumétrique d’ECS
0,01 m3/h
Départ chauffage,
Volume circulant
Incrément : 10 L en amont de
dans le réseau de V1 p. 21
Compteur d’énergie Débit transitoire : 0,5 m3/h la vanne à trois
chauffage
à ultrasons avec voies
sortie M-Bus Précision :
Température de
T1 classe A p. 12
départ chauffage
Plage : 0 à 100°C
Précision :
Température de
T2 classe A Retour chauffage p. 12
retour chauffage
Plage : 0 à 100°C
Énergie apportée
à la charge du C2 Incrément : 0,1 kWh p. 31
ballon ECS
Départ charge
Volume circulant
Incrément : 10 L ECS, en amont de
dans le réseau de V2 p. 21
Compteur d’énergie Débit transitoire : 0,5 m3/h la vanne à trois
charge ECS
à ultrasons avec voies
Température de sortie M-Bus Précision :
départ charge T3 classe A p. 12
ECS Plage : 0 à 100°C
Température de Précision :
Retour charge
retour charge T4 classe B p. 12
ECS
ECS Plage : 0 à 100°C
Sonde de Précision : À la sortie du
Température
T5 température en classe B ballon d’ECS p. 12
distribution d’ECS
doigt de gant Plage : 0 à 80°C (1 m après)
Température de Sonde de Précision :
Au retour vers le
retour de boucle T6 température en classe B p. 12
ballon d’ECS
d’ECS doigt de gant Plage : 0 à 80°C
Température de Sonde de Précision :
Après la vanne à
départ chauffage T7 température en classe B p. 12
trois voies
régulé doigt de gant Plage : 0 à 100°C
Sonde de Précision : Sur la façade
Température
Te température classe B nord, à 3 mètres p. 15
extérieure
extérieure Plage : -30 à 50°C de hauteur guide technique
Fiches
Études de cas
61
Pré-équipement pour l’aide à la mise au point et à l’exploitation
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour le contrôle du bon fonctionnement de la vanne à trois voies et la vérification de la loi d’eau : sur le
départ chauffage régulé ;
Pour l’adaptation de la loi d’eau de chauffage : sur le retour du réseau de chauffage ;
Pour la vérification des seuils réglementaires sur la température dans le bouclage de la distribution d’ECS :
sur les retours de chaque colonne de bouclage d’ECS ;
Pour la vérification de l’équilibrage du réseau de chauffage : sur les retours de chaque colonne de
distribution de chauffage.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur chaque générateur : sur le départ et le retour.
Des vannes d’isolement et des longueurs droites (1 mètre minimum) doivent être prévues pour ajouter les
débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le circuit de chauffage : sur le retour.
Schéma de l’installation et de son instrumentation
Sources COSTIC
guide technique
Fiches
Études de cas
63
À retenir !
Le compteur d’eau sur le réseau d’ECS doit être correctement placé, c’est-à-dire de façon à ne comptabiliser
que l’eau effectivement réchauffée dans le ballon. Il doit donc être situé en aval de tout piquage tel que
l’appoint d’eau du circuit de chauffage ou l’amenée d’eau froide vers le mitigeur thermostatique d’eau
chaude sanitaire.
Le compteur d’eau utilisé sur le réseau d’ECS doit être de type volumétrique pour assurer le comptage
des soutirages les plus faibles.
Les compteurs d’énergie sont dans la mesure du possible posés sur les parties de circuit à débit variable,
c’est-à-dire en amont des vannes à trois voies ; la différence de températures est plus importante et la
précision du comptage améliorée. Il est également préférable de placer le compteur d’eau sur le retour, où
les températures sont plus basses.
La sonde de température extérieure doit être placée au nord, à l’abri de toute perturbation (conduit de
fumées) et de l’exposition solaire directe.
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
65
5. IMMEUBLE À CHAUFFAGE COLLECTIF INDIVIDUALISÉ
La mise en place de compteurs d’énergie individuels permet de répartir les charges de chauffage et de
production d’ECS plus équitablement que sur la base des surfaces ou des tantièmes. Le surcout lié à l’installation
des compteurs est généralement compensé par une baisse des consommations, grâce à la responsabilisation
des occupants.
Il est impossible de raccorder les signaux des émetteurs d’impulsions à travers deux appareils d’acquisition. Si les
compteurs d’énergie thermique individuels sont relevés par un prestataire extérieur, ils ne pourront être intégrés à
un système de télérelève indépendant.
Énergie consommée sous forme d’ECS par chaque logement kWh / [Link]
Instrumentation et réglementation thermique
Cette fiche concerne des bâtiments à usage d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
Compteur d’énergie de facturation de la sous-station (Cp)
Production d’ECS
Refroidissement -
Réseau de prises Compteurs électriques individuels pour les départs prises électriques
Pour un bâtiment existant : articles R. 131-2 et R. 131-10 du code de la construction (sous conditions2)
Plan de comptage
Consommation Compteur
Incrément : 1 kWh
de chauffage Cp - d’énergie de p. 31
Débit transitoire : 1 m3/h
urbain facturation
Consommation Incrément : 10 kWh Au départ
Compteur d’énergie
d’énergie pour le C1 à Cn Débit transitoire : de la boucle p. 31
à ultrasons
chauffage 0,01 m3/h d’appartement
Incrément : 1 L Sur le réseau
Compteur d’eau
Besoins d’ECS B1 à Bn Débit transitoire : d’ECS de p. 21
chaude
0,01 m3/h l’appartement
guide technique
1
Le bâtiment doit être postérieur à 1948, d’une surface supérieure à 1 000 m² et subir des travaux dépassant 25% du coût du bâtiment
Fiches
2
Le bâtiment doit être antérieur à 2001 et sa consommation de chauffage doit dépasser 150 kWh / m².an
Études de cas
67
Schéma de l’installation et de son instrumentation
Source COSTIC
À retenir !
our les comptages d’énergie thermique, il est préférable de placer les compteurs d’eau sur le retour, où
P
les températures sont plus basses.
L es compteurs d’eau utilisés sur les réseaux d’ECS doivent être de type volumétrique pour assurer le
comptage des soutirages les plus faibles.
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
69
6. IMMEUBLE À CHAUFFAGES INDIVIDUELS
La rénovation de l’enveloppe du bâtiment (isolation par l’extérieur, changement des menuiseries, pose
d’entrées d’air hygroréglables…) permet de diminuer les besoins de chauffage. Les travaux peuvent être
proposés avec une garantie de performance énergétique, dans laquelle le maître d’œuvre s’engage sur les
consommations futures du bâtiment. Pour cela, les consommations sont relevées périodiquement, corrigées
des paramètres influents (climat, occupation…) et comparées à un objectif contractuel.
Dans le cas d’un immeuble collectif à chauffage individuel, les consommations de chauffage de chaque logement
doivent être ajoutées. Il faut pour cela déduire la quantité d’énergie consommée par chaque chaudière pour la
production d’ECS. La méthode généralement employée consiste à évaluer cette quantité à partir des besoins
en ECS de chaque logement, affectés d’un coefficient forfaitaire.
Elles peuvent également être corrigées de la température ambiante si ce paramètre est pris en compte dans
le calcul de la consommation garantie contractuellement. Un échantillonnage peut être réalisé pour éviter
d’avoir à instrumenter tous les logements.
Remarque : le CPE peut évidemment être envisagé dans d’autres configurations que celle-ci, il est ainsi applicable
à la plupart des autres fiches de ce guide. Néanmoins dans cette configuration d’immeuble collectif à chauffages
individuels, le déploiement d’instruments de mesure s’avère très couteux ; le CPE est alors une des seules raisons
pouvant le justifier.
Cette fiche concerne des bâtiments à usage d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
Compteurs individuels de gaz de facturation (G1 à Gn)
Production d’ECS
Refroidissement -
Production d’ECS Sous-compteurs d’eau chaude de facturation des logements (V1 à Vn)
Pour un bâtiment existant : articles R. 131-2 et R. 131-10 du code de la construction (sous conditions2)
Production d’ECS Sous-compteurs d’eau chaude de facturation des logements (V1 à Vn)
Plan de comptage
Avant l’entrée
Compteur d’eau Précision : 1 L
Besoins en ECS V 1 à Vn eau froide de la p. 21
chaude Débit transitoire : 0,1 m3/h
chaudière
Sonde de Précision : Dans le séjour,
Température
T 1 à Tn température classe B à 1,6 mètre de p. 17
intérieure
ambiante Plage : 10 à 40°C hauteur
Sonde de Précision : Sur la façade
Température
Te température classe B nord, à 3 mètres p. 15
extérieure
extérieure Plage : -30 à 50°C de hauteur
guide technique
1
Le bâtiment doit être postérieur à 1948, d’une surface supérieure à 1000 m² et subir des travaux dépassant 25% du coût du bâtiment
Fiches
2
Le bâtiment doit être antérieur à 2001 et sa consommation de chauffage doit dépasser 150 kWh / m².an
Études de cas
71
Pré-équipement pour l’aide au diagnostic et à l’entretien
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour le réglage des chaudières : sur le départ chauffage de chaque chaudière ;
Pour la vérification de la température de fourniture d’ECS vis-à-vis de la sécurité des utilisateurs : sur la
sortie ECS de chaque chaudière.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation du réseau de chauffage pour permettre d’ajouter
un compteur d’énergie par la suite :
Sur le retour chauffage de chaque chaudière.
Des vannes d’isolement et des longueurs droites suffisamment longues (1 mètre minimum) doivent être
prévues pour ajouter les débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le retour chauffage de chaque chaudière.
Source COSTIC
À retenir !
L es compteurs d’eau sur les réseaux d’ECS doivent être correctement placés, c’est-à-dire de façon à ne
comptabiliser que l’eau effectivement réchauffée par la chaudière. Ils doivent donc être situés en aval des
appoints d’eau du circuit de chauffage.
L es compteurs d’eau utilisés sur les réseaux d’ECS doivent être de type volumétrique pour assurer le
comptage des soutirages les plus faibles.
L e compteur gaz de facturation peut être utilisé en sollicitant l’accord du distributeur de gaz (GrDF
généralement), qui en est propriétaire. Si cela n’est pas possible ou que le gaz est utilisé pour la cuisson,
il peut être nécessaire d’ajouter un compteur dédié au suivi, ce qui augmente le coût par appartement
(multiplié par un facteur 2,5).
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Sonde de température ambiante
guide technique
L’emplacement est conforme aux prescriptions ;
Fiches
La sonde n’est pas exposée au rayonnement solaire direct ; Études de cas
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données ont 73
été tirés jusqu’à la centrale.
7. BÂTIMENT TERTIAIRE – CHAUFFAGE FIOUL ET BOIS
La consommation d’énergie pour le chauffage est comparée avec un objectif contractuel, les gains ou pertes
réalisés étant partagés entre l’exploitant et le maitre d’ouvrage. Elle peut être considérée au niveau du
combustible ou via l’énergie fournie au réseau de chauffage.
Pour tenir compte de la rigueur climatique qui influe sur les besoins de chauffage, on corrige la quantité
d’énergie relevée par les DJU de la saison de chauffage écoulée.
Du fait de la difficulté à suivre les consommations de bois au moyen d’instruments de mesure, ce cas est basé
sur le suivi de la quantité d’énergie fournie au réseau de chauffage. L’énergie primaire consommée sous forme
de fioul et de bois peut être connue par le biais des factures de livraison, de relevés ponctuels de niveau sur
les cuves, ou de compteur pour le fioul. En ce qui concerne le bois, des systèmes de comptage existent pour
certaines formes de combustible : bandes porteuses pour les plaquettes ou le bois déchiqueté, débitmètre à
impact ou détecteur de niveau pour les granulés.
Consommation de fioul
kWh / m².an
Consommation de bois
Rendements des chaudières
Production d’énergie pour le chauffage
Cette fiche concerne des bâtiments à usage autre que d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon
que le bâtiment soit neuf ou existant.
Refroidissement -
Production d’ECS -
1 compteur de fuel
Chauffage
1 sonde de température ambiante
Refroidissement -
Production d’ECS -
Eclairage -
Réseau de prises -
Plan de comptage
Consommation
F Compteur fioul Incrément : 10 Wh - p. 27
de fioul
Énergie fournie
au réseau de C Incrément : 10 Wh p. 31
chauffage
Volume circulant Incrément : 1 L
dans le réseau V Débit transitoire : 0,01 En amont du p. 21
de chauffage Compteur d’énergie m3/h ballon tampon
à ultrasons avec
Précision :
Température de sortie M-Bus
T classe A p. 12
retour chauffage
Plage : 0 - 100°C
Précision : Sur le départ
Température de
T classe A du réseau de p. 12
départ chauffage
Plage : 0 - 100°C chauffage
guide technique
Fiches
Études de cas
75
Pré-équipement pour l’aide à la mise au point et à l’exploitation
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour le contrôle du bon fonctionnement de la vanne à trois voies et la vérification de la loi d’eau : sur le
départ chauffage régulé ;
Pour l’adaptation de la loi d’eau de chauffage : sur le retour du réseau de chauffage.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur le départ et le retour de chaque générateur.
Des vannes d’isolement et des longueurs droites suffisamment longues (1 mètre minimum) doivent être
prévues pour ajouter les débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le retour de chaque générateur.
Source COSTIC
À retenir !
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
Compteur de fioul
Le sens de circulation du gaz est respecté ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
77
8. BÂTIMENT TERTIAIRE – REFROIDISSEMENT ÉLECTRIQUE
Certains grands bâtiments tertiaires sont pourvus de systèmes de Gestion Technique de Bâtiment (GTB) afin
de faciliter leur exploitation, en centralisant les données relatives à la sécurité, à l’usage, aux accès et à l’énergie.
Dans ce cadre, les mesures et comptages effectués sur les installations techniques et utiles à l’exploitation
doivent être définis et intégrés à la liste des points de la GTB. Il s’agit de faciliter les tâches de surveillance,
supervision et suivi énergétique [4].
Cette fiche concerne des bâtiments à usage autre que d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon
que le bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage -
Production d’ECS -
Chauffage -
Production d’ECS -
Réseau de prises -
Plan de comptage
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour le réglage des groupes frigorifiques : en sortie de chaque générateur ;
Pour la vérification de l’équilibrage du réseau de refroidissement : sur les retours de chaque colonne de
distribution de refroidissement.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur les retours de chaque groupe frigorifique ;
Des vannes d’isolement et des longueurs droites suffisamment longues (1 mètre minimum) doivent être
prévues pour ajouter les débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le retour de chaque groupe frigorifique ;
Sur le retour du réseau de froid.
Source COSTIC
À retenir !
Les compteurs d’énergie sont dans la mesure du possible posés sur les parties de circuit à débit variable,
c’est-à-dire en amont des vannes à trois voies ou des bipasses ; la différence de températures est plus
importante et la précision du comptage améliorée. Il est également préférable de placer le compteur d’eau
sur le retour, où les températures sont moins basses en refroidissement.
Les compteurs électriques utilisés pour les groupes frigorifiques doivent supporter les intensités demandées
par ces équipements. Il convient de vérifier la puissance appelée par les groupes au démarrage, qui
peut être importante.
Relève des données
guide technique
Fiches
Études de cas
81
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
Compteur électrique
L’alimentation instrumentée correspond bien à l’usage suivi ;
Le compteur est protégé par un disjoncteur adapté ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Sonde de température ambiante
L’emplacement est conforme aux prescriptions ;
La sonde n’est pas exposée au rayonnement solaire direct ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données ont
été tirés jusqu’à la centrale.
8. BÂTIMENT TERTIAIRE – PAC RÉVERSIBLE
Le calcul des COP et des EER de chaque machine renseigne sur leurs performances. Pour les déterminer, il
faut connaître les consommations électriques des machines et l’énergie thermique qu’elles fournissent.
La présence d’appoints électriques rend toutefois l’analyse du fonctionnement plus difficile. Il faut pouvoir
distinguer l’énergie consommée et produite par les PAC (en chauffage ou en refroidissement) et celle fournie
par l’appoint électrique en chauffage.
Cette fiche concerne des bâtiments à usage autre que d’habitation, mais les textes applicables diffèrent selon
que le bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage
2 compteurs électriques sur les groupes frigorifiques
n compteurs d’énergie (1 par étage)
Refroidissement
Production d’ECS -
Chauffage
2 compteurs électriques sur les PAC
n sondes de température ambiante (1 par étage)
Refroidissement
Production d’ECS -
Réseau de prises -
Plan de comptage
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour le contrôle du bon réglage des circulateurs et la vérification des lois d’eau : sur le départ vers le réseau
de chauffage et de refroidissement ;
Pour l’adaptation de la loi d’eau de chauffage et de refroidissement : sur le retour du réseau de chauffage
et de refroidissement.
Source COSTIC
À retenir !
compteurs d’énergie doivent être réversibles pour être capables de fonctionner aussi bien en chaud
Les
qu’en froid. Ils doivent pour cela disposer d’un double index, comptant à la fois l’énergie de chauffage et de
refroidissement, et un débitmètre supportant une plage de températures adaptées ;
compteurs électriques utilisés pour les PAC doivent supporter les intensités demandées par ces équipements.
Les
Il convient de vérifier la puissance appelée par les PAC au démarrage, qui peut être importante.
guide technique
Fiches
Études de cas
85
Relève des données
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Compteur électrique
L’alimentation instrumentée correspond bien à l’usage suivi ;
Le compteur est protégé par un disjoncteur adapté ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
87
10. ECS SOLAIRE COLLECTIVE
Production d’ECS : chauffe-eau solaire collectif avec ballon solaire et ballon d’appoint
Les installations de production d’ECS solaires peuvent bénéficier de subventions dans le cadre du Fonds Chaleur.
Pour cela, les quantités d’énergie solaire utile produites doivent être comptabilisées et comparées à un objectif
théorique et ce, pendant toute la durée de vie de l’installation.
Le suivi de la performance peut être réalisé de manière manuelle ou télérelevée [7]. Le maître d’ouvrage aura
à sa charge la maintenance et l’exploitation du système d’instrumentation.
Quel que soit le bâtiment sur lequel le chauffe-eau solaire sera installé (neuf ou existant, à usage d’habitation ou
autre), aucune instrumentation n’est nécessaire au sens des Réglementations Thermiques. Dans les logements
neufs en particulier, « l’énergie solaire thermique n’est pas comptabilisée » [6].
L’énergie utilisée pour l’appoint à l’énergie solaire utile pourra en revanche être suivie, selon les cas et son
origine (chaudière double service ou réchauffeur électrique). Pour cela, voir les fiches 1, 4, 5 ou 6 traitant de
l’instrumentation des consommations pour la production d’ECS.
Plan de comptage
Énergie
C1 Incrément : 10 Wh p. 21
solaire utile
guide technique
Fiches
Études de cas
89
Pré-équipement pour l’aide à la mise au point et à l’exploitation
Des doigts de gants doivent être prévus pour permettre des mesures ponctuelles de températures
à certains emplacements :
Pour la vérification de la température de fourniture d’ECS : sur le retour du bouclage de la distribution ;
Pour la vérification de la température de fourniture d’ECS vis-à-vis de la sécurité des utilisateurs : en aval
du mitigeur thermostatique.
D’autres doigts de gants doivent être posés dès la réalisation de la chaufferie pour permettre d’ajouter des
compteurs d’énergie par la suite :
Sur le circuit de charge du ballon d’appoint.
Des vannes d’isolement et des longueurs droites suffisamment longues (1 mètre minimum) doivent être
prévues pour ajouter les débitmètres des compteurs d’énergie :
Sur le circuit de charge du ballon d’appoint.
Source COSTIC
À retenir !
compteur d’eau sur le réseau d’ECS doit être correctement placé, c’est-à-dire de façon à ne comptabiliser que
Le
l’eau effectivement réchauffée dans le ballon. Il doit donc être situé en aval de tout piquage tel que l’appoint
d’eau du circuit de chauffage ou l’amenée d’eau froide vers le mitigeur thermostatique d’eau chaude sanitaire.
Le compteur d’eau du compteur d’énergie utilisé pour suivre les besoins d’ECS peut aussi être de type
volumétrique. Pour ce compteur, le critère de choix important sera l’étendue de la plage de mesure
(rapport Q3/Q1) qui devra être suffisamment large pour assurer le comptage des soutirages les plus faibles.
La sonde de température d’ECS doit être placée en amont du mitigeur thermostatique pour les calculs
d’énergie. Elle ne peut donc pas servir à la mesure de la température de fourniture d’ECS dans la distribution.
Relève des données
Autocontrôle de l’instrumentation
Compteur d’eau
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
Le sens de circulation de l’eau est respecté ;
Les longueurs droites amont et aval sont respectées (sauf compteur type volumétrique) ;
Des vannes d’isolement sont présentes en amont et en aval ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Particularités pour un compteur d’énergie
Les sondes aller et retour sont correctement placées dans leurs doigts de gants ;
Le câble d’alimentation de l’intégrateur (ou sa pile) est fonctionnel ;
Un doigt de gant supplémentaire est présent près du débitmètre pour pouvoir appairer
les deux sondes de température.
Sonde de température en doigt de gant
L’emplacement est conforme au schéma hydraulique ;
La longueur droite en amont (10 fois le diamètre) est respectée ;
Le doigt de gant atteint le centre de la canalisation ;
Le diamètre de la sonde est adapté au doigt de gant ;
La partie sensible de la sonde atteint le fond du doigt de gant ;
Si besoin, de la pâte thermique comble le doigt de gant ;
Le calorifugeage a été replacé sur la canalisation ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données
ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
91
11. VENTILATION DOUBLE FLUX
La ventilation double flux a pour but de réduire les déperditions d’énergie par renouvellement d’air. L’évaluation
de ses performances se base sur l’efficacité de l’échange d’énergie entre air extrait et air neuf. On peut
également calculer un coefficient de performance de la VMC double flux, en comparant l’énergie
récupérée par l’air soufflé et la consommation électrique des ventilateurs et de la batterie.
Le suivi des débits extraits et soufflés est souhaitable, afin de vérifier l’équilibrage des débits d’une part et
de surveiller leur évolution dans le temps d’autre part, l’encrassement des filtres pouvant conduire à une chute
des débits préjudiciable à l’hygiène du bâtiment.
Le suivi des débits n’est toutefois pas indispensable au suivi énergétique de la VMC, les mesures de températures
seules permettent une comptabilité énergétique intéressante.
La Réglementation Thermique 2012 n’impose pas d’information des occupants en ce qui concerne la ventilation.
Seules les consommations électriques des équipements de VMC en maison individuelle doivent être prises en
compte [6] ; en logement collectif, il n’est pas nécessaire de relever les consommations des VMC collectives.
En ce qui concerne les bâtiments à usage autre qu’habitation, les textes applicables diffèrent selon que le
bâtiment soit neuf ou existant.
Chauffage -
Production d’ECS -
Éclairage -
Réseau de prises -
Chauffage -
Refroidissement -
Production d’ECS -
Eclairage -
Réseau de prises -
Plan de comptage
Sonde de Précision :
Température Sur le conduit
T1 température d’air classe B p. 19
d’air repris d’air repris
en conduit Plage : 0 à 50°C
Sonde de Précision :
Température Sur le conduit
T2 température d’air en classe B p. 19
d’air soufflé d’air soufflé
conduit Plage : 0 à 50°C
Sonde de Précision :
Température Sur le conduit
T3 température d’air classe B p. 19
d’air neuf d’air neuf
en conduit Plage : -30 à 50°C
guide technique
Fiches
Études de cas
93
Schéma de l’installation et de son instrumentation
Source COSTIC
À retenir !
Attention à la position de la sonde de température d’air neuf par rapport à la batterie de dégivrage :
son fonctionnement risque de perturber la mesure de température si la sonde n’est pas suffisamment éloignée.
Compteur électrique
L’alimentation instrumentée correspond bien à l’usage suivi ;
Le compteur est protégé par un disjoncteur adapté ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
Sonde de température d’air en conduit
L’emplacement est conforme aux prescriptions ;
Les câbles de communication (2, 3 ou 4 fils selon la sonde et le montage) des données ont
été tirés jusqu’à la centrale.
Sonde de vitesse d’air
L’emplacement est conforme aux prescriptions ;
L’élément sensible de la sonde (fil chaud de l’anémomètre thermique ou entrées de l’aile de
mesure) est dans le sens de l’écoulement d’air ;
Les câbles de communication des données ont été tirés jusqu’à la centrale.
guide technique
Fiches
Études de cas
95
BIBLIOGRAPHIE
[1] « Guide compteurs et capteurs – Bonnes pratiques pour choisir et installer les points de
mesure », AQC (Règles de l’Art – Grenelle de l’Environnement)
[2] « Guide des bonnes pratiques des mesures de débit d’air sur site pour les installations
de ventilation », Isabelle CARÉ (CETIAT) avec la collaboration d’industriels de la Commission Technique
Mesures du CETIAT : Pierre CHAFFOIS (ALDES), Pierre HENRY (CIAT)
[4] « Guide gestion technique de bâtiment – Bonnes pratiques pour concevoir et réaliser les
systèmes de GTB », AQC (Règles de l’Art – Grenelle de l’Environnement)
[5] irective 2004/22/CE du Parlement Européen et du Conseil du 31 mars 2004 sur les instruments de
D
mesure (Directive MID [14])
[7] Schémas hydrauliques (extrait de la schématèque SOCOL*) incluant les dispositifs de comptages,
Méthode Fonds chaleur, ADEME
[11] Collection des guides de l’AICVF n°7 « Mise au point des installations hydrauliques »
[12] Collection des guides de l’AICVF n°8 « Mise au point des installations aérauliques »
[13] Collection des guides de l’AICVF n°9 « Mise au point de la régulation et de la gestion technique
de bâtiment »
guide technique
*
Plate-forme d’expertise du solaire thermique collectif : [Link]
Fiches
Études de cas
97
>>>>>>>>>>>>>>>>>
L’ ADEME EN BREF
L’Agence de l’Environnement et de la
Maîtrise de l’Énergie (ADEME) participe à
la mise en œuvre des politiques publiques
dans les domaines de l’environnement, de Ce guide a été réalisé par le COSTIC pour l’ADEME.
La coordination de l’édition assurée par Hakim Hamadou
l’énergie et du développement durable. et Claire Bonneville.
La relecture du document assurée par l’aimable collaboration
Afin de leur permettre de progresser dans d’Olivier Bonneau du CEREMA, avec la participation de
leur démarche environnementale, l’agence Sébastien Delmas de l’association Effinergie.
Janvier 2015
8287
ADEME
20, avenue du Grésillé
BP 90406 49004 Angers Cedex 01
[Link]