Livre du professeur SES 1re © Hatier, 2019.
Chapitre 4 Comment les agents économiques se financent-ils ?
La démarche du chapitre
Il s’agira dans ce chapitre de présenter comment s’organise le financement de l’économie. Cela
supposera de comprendre pourquoi certains agents économiques ont besoin de financement et
comment ils peuvent se procurer de tels financements.
Ainsi, il faudra dans un premier temps distinguer les agents à besoin et ceux à capacité de
financement. Le taux d’intérêt, qui est le prix sur le marché des fonds prêtables, est un moyen
de mettre en relation des différents agents. Il constitue une rémunération pour le prêteur et un
coût pour l’emprunteur.
Il s’agira ensuite de présenter les principales sources de financement des différents agents
économiques : ménages, entreprises et État. Les ménages répartissent leur revenu disponible
entre la consommation et l’épargne ; les entreprises se financent par autofinancement et
financement externe ; l’État s’appuie sur des recettes fiscales et non fiscales pour engager des
dépenses.
pp. 84-85 Ouverture
Explorer avec un texte
1. La cigale est plutôt dépensière : elle ne possède plus rien avant l’hiver alors que la fourmi a
mis des réserves de côté. Elle a « épargné ».
2. Ici l’intérêt est que les élèves justifient bien pourquoi ils se sentent plutôt cigale ou plutôt
fourmi.
Exemple : certains élèves pourront dire qu’ils préfèrent être fourmi pour pouvoir faire face aux
« coups durs », ce qui permettra d’aborder l’épargne de précaution, ou qu’ils épargnent en vue
d’effectuer une dépense conséquente plus tard (épargne de transaction).
Explorer avec une vidéo
1. Les entreprises qui ont besoin de financement interviennent à la Bourse ainsi que des
investisseurs (épargnants individuels, banques, société d’investissement). Ces derniers ont en
général des capacités de financement.
2. Une action est un titre de propriété d’une partie du capital d’une entreprise. Celui qui la
possède, l’actionnaire, a le droit de percevoir une partie des bénéfices de l’entreprise que l’on
appelle les dividendes.
3. Sur le marché primaire, sont émises des actions pour la première fois (« marché du neuf »).
Le marché secondaire, correspond au « marché de l’occasion » où peuvent être revendues les
actions.
4. La Bourse permet de mettre en relation les agents économiques qui ont besoin d’argent pour
financer leurs projets (les grandes entreprises) avec les agents économiques qui ont des
capacités de financement.
Explorer en débattant
1. Une dette correspond à une somme d’argent qu’un agent économique (le débiteur) doit à un
autre agent économique (le créancier).
2. L’endettement va permettre de financer des projets qui n’auraient pas pu voir le jour avec les
seules ressources de l’agent économique (ex : achat d’un bien immobilier pour un ménage ou
de capital fixe pour une entreprise). Grâce à l’endettement, il y aura donc plus d’activité
économique.
Cependant, si le débiteur ne parvient pas à rembourser son créancier, cela peut être
problématique car le créancier va perdre de l’argent. La dette de l’État pose aussi un problème
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moral : les générations passées et actuelles vivant au-dessus de leurs moyens, ce sont les
générations futures qui devront rembourser.
pp. 88-89 Agents à capacité et agents à besoin de financement
Document 1
1. Laurent : il a déposé son épargne au Crédit Agricole.
Lucille et Céline : elles ont fait un prêt au Crédit Agricole pour développer leur magasin de
jouet.
Le banquier : il joue le rôle d’intermédiaire entre les clients qui épargnent et ceux qui
empruntent.
2. L’épargne de Laurent (et celle des autres clients) sert à financer les crédits des clients comme
Lucille et Céline. Le rôle du banquier est alors de récolter les ressources des uns pour les prêter
aux autres.
Exercice
1. Épargne > Investissement = agent à capacité de financement
Épargne < Investissement = agent à besoin de financement
2. a) Luc est un agent à besoin de financement, b) Bénédicte est un agent à capacité de
financement.
c) Eureka est un agent à besoin de financement.
3. Les agents à besoin de financement peuvent épargner mais leur épargne n’est pas suffisante
pour financer leur projet.
Document 2
1. En 2008, en France, les APU ont fait face à un besoin de financement de 63,5 milliards
d’euros selon l’Insee.
En 2004, la France dégageait une capacité de financement de 9.2 milliards d’euros selon l’Insee.
2. En 2016, les SF et les ménages étaient des agents à capacité de financement. Les SNF, les
APU et les ISBSLM étaient des agents à besoin de financement.
3. Ménages 2013 : 65,6. Nation 2016 : 56,2.
4. Pour couvrir ses dépenses, une nation peut faire appel à l’épargne des nations étrangères.
Document 3
1. Agent à capacité de financement : « ceux qui ont accumulé de la monnaie en épargnant
chaque année une fraction de leur revenu ».
Agent à besoin de financement : « ceux qui n’ont pas suffisamment de monnaie pour financer
une dépense d’investissement ».
2. Les ménages ont besoin de financement pour acheter leur logement, les entreprises pour leurs
investissements et les APU pour financer leurs déficits.
3. Le système financier a pour rôle de mettre en relation les agents à besoin avec les agents à
capacité de financement.
4. Si le système financier n’est pas efficace, un certain nombre de projets ne pourraient pas être
réalisés. Une partie de l’épargne n’aurait aucune utilité. Il y aurait alors une activité économique
moins dynamique (baisse de la demande de logements, baisse des investissements des
entreprises…).
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➔ Faire le point
Agents à besoin de Agents à capacité
financement de financement
Système
Épargne<investiss financier Épargne>investiss
ement ement
Demande de Offre de
financement financement
APU, entreprises Ménages
pp. 90-91 Le taux d’intérêt
Document 1
1. Le taux d’intérêt est un coût/une dépense lorsqu’un agent économique souscrit un emprunt.
2. Le taux d’intérêt est une rémunération pour les agents économiques qui placent leur épargne
(sur un livret d’épargne par exemple).
Document 2
1. L’emprunteur est prêt à payer des intérêts afin de pouvoir bénéficier de revenus
supplémentaires pour pouvoir réaliser un achat immédiatement.
2. Le créancier accepte de renoncer à une consommation immédiate car il va percevoir une
somme d’argent : les intérêts.
3. Le taux d’intérêt à « 2 visages » car il constitue à la fois une rémunération pour les
épargnants/les créanciers mais aussi un coût pour les emprunteurs.
4. La durée du crédit et le risque de crédit sont les deux déterminants du taux d’intérêt. Plus la
durée du crédit est longue et plus le taux d’intérêt sera élevé. Plus le risque de ne pas être
remboursé par le débiteur et grand et plus le taux d’intérêt sera élevé.
Exercice
1. 200 x 1,0075 = 201,5. À la fin de l’année, Louis aura sur son compte 201,5 €.
2. 200 x 1,0025 = 200,5. Si le taux d’inflation est de 0,25 %, le prix de la console sera de
200.5 €.
3. 200 x 1,02 = 204. Si le taux d’inflation est de 2 %, le prix de la console sera de 204 €.
4. Louis a intérêt à placer son argent sur le livret A dans la situation 1 (il pourra acheter la
console et conserver 1 €). Il aura plutôt intérêt à dépenser immédiatement ses 200 € dans la
situation 2 car s’il les place, il n’aura plus assez d’argent pour acheter la console.
5. Taux d’intérêt réel situation 1 : 0,75-0,25 = 0,5 %.
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Taux d’intérêt réel situation 2 : 0,75-2 = -1,25 % (un taux d’intérêt négatif signifie qu’il est
préférable de dépenser tout de suite plutôt que d’épargner).
Document 3
1.
Taux
d’intérêts
Offre de fonds prêtables
Taux d’intérêt
d’équilibre
Demande de fonds prêtables
Quantité
d’équilibre
2. L’offre de fonds prêtables est une fonction croissante du taux d’intérêt car plus ce dernier est
élevé, plus les agents à capacité de financement seront rémunérés s’ils prêtent leur épargne.
La demande de fonds prêtables est une fonction décroissante du taux d’intérêt car plus ce
dernier est élevé, plus le coût de crédit sera élevé.
3. Si la demande augmente mais que l’offre reste stable, le taux d’intérêt va augmenter.
Si l’offre augmente mais que la demande reste stable, le taux d’intérêt va diminuer.
➔ Synthétiser
Le taux d’intérêt qui représente le prix de l’argent est déterminé par différents facteurs :
- La durée du crédit ou du placement.
- Le risque de crédit (la probabilité que le débiteur fasse défaut).
- L’inflation.
pp. 92-93 Le financement des ménages
Document 1
1. Bulletin de paye : revenu que l’on perçoit lorsqu’on est salarié dans une entreprise ; quittance
de loyer : revenu perçu en échange de la location d’un logement ; chauffeur de taxi à son
compte : revenu perçu suite à son activité professionnelle d’indépendant.
2. Bulletin de paye : revenu du travail ; Quittance de loyer : revenu du patrimoine ; Chauffeur
de taxi à son compte : revenu mixte
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Document 2
1. a) Revenu du travail ; b) revenus secondaires ; c) impôts ; d) revenu de la propriété ; e)
impôt/cotisation sociale f) revenu secondaire ; g) revenu du travail.
2. Un ménage peut consommer et/ou épargner son revenu.
3. Un ménage épargnera si son revenu disponible est supérieur à ses dépenses de
consommation.
Exercice
1.
Revenus primaires Revenus secondaires Prélèvements obligatoires
- revenu de 2 900 euros brut - 131 euros par mois - 700 euros de cotisations
par mois d’allocations familiales sociales
- 4 500 euros brut par mois - 1 200 euros de cotisations
- 2 studios à Grenoble qu’ils sociales
louent à des étudiants 500 - 1 000 euros d’impôts sur le
euros / mois chacun revenu
- Placements financiers en
bourse qui leur rapportent
150 euros par mois.
- Livret d’épargne leur
rapporte chaque mois 15
euros.
2. (2900+4500+(500x2)+150+15+131)-(700+1200+1000)= 5 796 €.
Document 3
1. En 2017, selon Eusostat, sur 100 euros de revenu disponible, les Français en épargnaient
13,88 % en moyenne.
2. L’Allemagne dispose d’une plus grande capacité de financement car son taux d’épargne est
supérieur au taux d’épargne français.
3. Le taux d’épargne des Allemands a légèrement augmenté sur la période étudiée. Néanmoins,
cette hausse n’a pas été continue. Il a d’abord légèrement baissé entre 2010 et 2013 (-0,43 point)
puis a augmenté jusqu’en 2017 (+1,05 point).
Le taux d’épargne français a baissé entre 2010 et 2017 (-1,75 point). Il n’a augmenté qu’à deux
reprises : en 2014 et en 2017.
Document 4
1. En France, début 2015, 45,7 % des ménages étaient endettés pour des motifs privés et/ou
professionnels.
2. Les ménages font face à un besoin de financement lorsque leurs dépenses sont supérieures à
leurs revenus, c’est-à-dire principalement pour leurs achats de logements et de véhicules.
3. Les revenus augmentent avec l’âge. Lorsque l’on est jeune, les revenus sont faibles et on a
besoin de s’équiper (logement, voitures…). Les moins de 50 ans ont donc plus recours aux
crédits que les plus de 70 ans.
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➔ Argumenter
Lorsqu’un ménage a des dépenses de consommation inférieures à son revenu disponible, il va
dégager une épargne et sera donc un agent à capacité de financement. Néanmoins, pour les
dépenses importantes (résidences principales, véhicules, …) les ménages peuvent ne pas avoir
des revenus suffisants et devront recourir aux crédits. Ils seront alors des agents à besoin de
financement.
pp. 94-95 Le financement des entreprises
Document 1
1. Pour se financer, une entreprise peut disposer de : ses fonds propres, les revenus
commerciaux (chiffre d’affaire), lever des fonds auprès d’investisseurs (en Bourse).
2. CharLi a décidé de ne pas faire appel à des investisseurs, de n’utiliser que ses propres
ressources. Elle ne dépend ainsi d’aucun investisseur (« rester notre propre patron », « suivre
notre propre logique »). Néanmoins cela implique un développement de l’entreprise moins
rapide (« développement raisonné »).
Exercice
1. Tous les agents qui participent directement ou indirectement à la production perçoivent une
partie de la VA : les salariés, l’entreprise (ses propriétaires), l’État.
2. L’EBE est la part de la VA qui revient à l’entreprise mais elle ne correspond pas aux profits
car l’entreprise doit avec cette somme payer les intérêts, les dividendes, les impôts.
3. CA = 20 000 x 50 = 1 000 000 €
VA = CA - CI = 1 000 000 - 500 000 = 500 000 €
Capacité d’autofinancement = 500 000 – 350 000 - 35 000 – 2 000 – 11 000 – 11 000 = 91 000
Document 2
1. En 2017, selon l’Insee, sur 100 euros d’investissement, les entreprises françaises pouvaient
en autofinancer 95,5.
En 2017, selon l’Insee, sur 100 euros de bénéfices après impôts, les entreprises françaises en
épargnaient 22,5.
2. On observe une corrélation positive entre taux d’épargne et taux d’autofinancement. Les
deux courbes évoluent dans le même sens.
3. Si le taux d’épargne augmente, les entreprises pourront davantage financer elles-mêmes leurs
investissements.
Document 3
1. Financement interne (autofinancement), financement externe direct, financement externe
indirect.
2. a) Financement externe direct ; b) financement externe indirect ; c) financement interne.
Livre du professeur SES 1re © Hatier, 2019.
➔ Schématiser
pp. 96-97 Le financement de l’État
Document 1
1. Recettes : sommes d’argent reçues. Dépenses : sommes d’argent à payer.
2. Selon lafinancepourtous, en France en 2017, sur 100 € de recettes de l’État, 49,7 provenaient
de la TVA.
Selon lafinancepourtous, en France en 2017, sur 100 € de dépenses de l’État, 21,9 étaient
consacrées à l’éducation.
3. Principales recettes : TVA et impôt sur le revenu.
4. Principales dépenses : Éducation et Défense.
5. Les dépenses sont supérieures aux recettes de l’État (-23,2 milliards d’€). L’État est en
situation de déficit budgétaire.
Document 2
1. Un déficit apparait lorsque les dépenses de l’État sont supérieures à ses recettes.
2. L’État doit emprunter pour financer son déficit.
3. La dette de l’État correspond à la totalité des sommes que l’État a empruntées.
4. Le déficit de l’État nécessite que ce dernier s’endette. La dette de l’État vient alors augmenter
ses dépenses (il faut rembourser la dette avec ses intérêts). Cela va accroitre le déficit et
nécessiter de nouveaux emprunts. La dette va alors s’alourdir (cercle vicieux).
Document 3
1. Selon l’Insee, en France, en 2018, l’État était endetté à hauteur de 1 842,4 milliards d’euros.
2. La dette de l’État français a fortement augmenté entre 1982 et 2018, elle a été multipliée par
environ 4,5.
Document 4
1. Hausse des dépenses : a, b, f ; Baisse des recettes : c, d.
2. Une politique budgétaire relance l’activité économique car en distribuant davantage de
revenus et/ou en en prélevant moins, les agents économiques pourront plus consommer : leur
pouvoir d’achat augmente. La demande va ainsi augmenter, ce qui stimulera l’offre (et donc la
croissance) et permettra une baisse du chômage.
3. L’effet d’éviction direct se situe en bas du schéma (effet négatif).
L’effet d’éviction indirect se situe en haut (effet négatif).
Livre du professeur SES 1re © Hatier, 2019.
➔ Synthèse
Une politique budgétaire de relance consiste à ce que les pouvoirs publics augmentent leurs
dépenses et diminuent leurs recettes. Elle a pour but de stimuler l’activité économique car en
distribuant davantage de revenus et/ou en en prélevant moins, les agents économiques pourront
plus consommer/investir. La demande va ainsi augmenter. Cela stimulera l’offre et donc la
croissance. Les entreprises, devant produire plus, devront alors embaucher ce qui diminuera le
chômage.
Néanmoins, une politique budgétaire de relance présente aussi des effets pervers. En effet, si
les dépenses de l’État augmentent et que ses recettes diminuent, le déficit budgétaire va
s’accroître. Pour le combler, l’État doit s’endetter. La demande de capitaux va augmenter ce
qui va faire augmenter les taux d’intérêt. Les entreprises qui souhaitaient investir via le
financement externe ne pourront le faire car cela leur coûtera trop cher. L’investissement va
alors diminuer. Pour combler le déficit, l’État peut aussi augmenter les impôts. Les ménages
anticipent cela lors d’une politique de relance. Pour y faire face, ils vont augmenter leur épargne
ce qui diminuera leur demande et annulera les effets initialement souhaités de la relance.
pp. 98 Atelier savoir-faire : La théorie du cycle de vie de Modigliani à l’épreuve des faits
1. Le revenu augmente avec l’âge mais baisse à la retraite. La consommation est stable dans le
temps (les ménages lissent leur niveau de consommation). L’épargne augmente avec l’âge mais
à la retraite elle diminue.
2. Pour pouvoir épargner, les individus doivent avoir un revenu inférieur à leur épargne.
3. En France, en 2011, selon l’Insee, les ménages âgés de 50-59 ans disposaient d’un revenu
disponible de 54 975 euros. Ce dernier était consommé à hauteur de 38 446 euros. Ils
épargnaient donc 4 884 euros.
4.
Moins de 30-39 ans 40-49 ans 50-59 ans 60-69 ans 70 ans et
30 ans +
Taux 2,99 11,91 2016 24,65 11,27 19,15
d’épargne*
(en %)
5. Les revenus augmentent bien avec l’âge (jusqu’à 49 ans). Le taux d’épargne augmente bien
jusqu’à la retraite puis diminue.
6. Les revenus des ménages baissent à partir de 50 ans et non pas à partir de la retraite. La
consommation n’est pas la même à tous les âges. Le taux d’épargne augmente à nouveau à
partir de 70 ans.
7. La théorie du cycle de vie de Modigliani est en partie vérifiée en France aujourd’hui (voir
questions 5 et 6).
p. 99 Atelier savoir-faire : Assiste-t-on à une désintermédiation bancaire ?
1. Selon l’Insee, en France, en 2008, sur 100 euros d’investissements, les entreprises en
finançaient elles-mêmes 44.
2. Entre 1980 et 2015, la part de l’autofinancement a augmenté (+14,5 points), celle du
financement externe indirect a diminué (-20,9 points), celle du financement externe direct a
augmenté (+10,4 points).
Livre du professeur SES 1re © Hatier, 2019.
3. Les banques financent toujours une part importante des investissements (entre 40 et 60 %).
Elles ont également un rôle d’intermédiaire sur les marchés financiers pour le compte de leurs
clients.
4. Le plan d’épargne en actions est un produit d'épargne constitué d'un portefeuille d'actions.
5. La baisse de la part du financement externe indirect (divisée par 2,9 entre 1980 et 2015)
justifie l’idée d’une désintermédiation bancaire.
6. Les banques ont développé de nouvelles activités d’intermédiation en allant sur les marchés
financiers pour le compte de leur clients (ex : PEA).
7. Voir questions 5 et 6.
pp. 100-101 Synthèse
Schéma de synthèse
1. Un agent à capacité de financement à des ressources supérieures à ses dépenses. Un agent à
besoin de financement a des ressources inférieures à ses dépenses.
2. Le système financier permet de mettre en relation les agents à capacité et les agents à besoin
de financement.
3. Autofinancement, financement externe direct, financement externe indirect.
4. Le taux d’intérêt est le prix de l’argent, il rémunère l’épargnant et représente le coût d’un
crédit.
pp. 102-103 Réviser
Exercice 1
a2 ● b6 ● c3 ● d1 ● e4 ● f7 ● g5
Exercice 2
Hausse des taux d’intérêt
Meilleure Hausse des intérêts à Baisse de la demande
rémunération de payer de crédits
l’épargne
Hausse du déficit de Les ……entreprises et
l’État les ménages sont
Les épargants sont
perdants
gagnants
Les États sont
perdants …baisse de la
demande
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Exercice 3
1. Faux
2. Faux
3. Vrai
4. Faux
5. Vrai
6. Faux
Exercice 4
1. Il permet aux entreprises qui sont en besoin de financement de trouver des ressources.
2. Avantages pour les entreprises : permet de trouver des ressources à moindres coûts pour
financer des projets que les investisseurs « traditionnels » sont réticents à financer.
Inconvénients pour les entreprises : il faut exister depuis au moins 2 ans. Avantages pour les
investisseurs : avantages symboliques, prise de participation dans l’entreprise ou rémunération
classique. Inconvénients pour les investisseurs : prise de risque importante.
3. C’est un mode complémentaire compte-tenu des plafonds et du fait qu’il permet de financer
des projets ou des dépenses qui ne sont pas financés de manière « classique ».
pp. 104-105 Méthode bac
1. Le document 1 est un texte de M. Chevallier datant de décembre 2011 qui s’intitule « Les
entreprises face à l’endettement ». Il est issu du magazine Alternatives Économiques (hors série
n° 91).
2. L’idée générale du document : b.
3. Introduction : de la ligne 1 à la ligne 5. 1er argument (actions) : de la ligne 5 à la ligne 9. 2e
argument (emprunts et obligations) : ligne 9 à la fin du texte.
4. Financement par actions ou par obligation = financement externe direct. Financement par
emprunt = Financement externe indirect ou intermédié.
5. Il s’agira de montrer que les entreprises peuvent soit autofinancer leurs investissements
(financement interne, voir doc. 2) soit recourir au financement externe quand elles sont en
besoin de financement. Dans ce cas-là, elles peuvent recourir au financement externe direct
(financement par actions ou par obligations) ou bien au financement externe indirect
(financement bancaire).
p. 329 Évaluation
1. Les agents à capacité de financement vont accepter de mettre leurs ressources à disposition
des agents à besoin de financement moyennant une rémunération. Il s’agit du taux d’intérêt.
Celui-ci est une rétribution pour les agents à capacité de financement, mais aussi le prix que les
agents à besoin de financement doivent payer pour obtenir de l’argent.
2. Ce sont deux formes de financement externe, c’est-à-dire qui ne passent pas par les fonds
propres de l’entreprise. Néanmoins, le financement externe direct permet à l’entreprise de
trouver des fonds directement sur les marchés financiers tandis que le financement externe
indirect consiste en un financement bancaire.
3. En 2009, le déficit budgétaire de la France s’élevait à 7,5 % du PIB.
4. Entre 2005 et 2009, le déficit budgétaire ne fait qu’augmenter puis il se réduit
progressivement. La dette, elle, ne fait qu’augmenter sur toute la période (cela s’explique par
la persistance du déficit).
5. Politique de relance budgétaire : l’objectif est de relancer la croissance et de favoriser la
baisse du chômage.
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Sujet
I. Avantages de la politique de relance
a. Hausse de la croissance
b. Baisse du chômage
II. Inconvénients
c. Hausse du déficit et de la dette
d. Effect d’éviction (direct et indirect)