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Effet Du Choix de La Loi D'Ecrouissage Sur L'Estimation Des Tassements Induits Par Des Excavations Profondes

Les tassements induits derrière le soutènement d’une excavation profonde dépendent des déformations plastiques du sol. On étudie deux modèles élastoplastiques, qui présentent respectivement une loi d’écrouissage isotrope et une loi d’écrouissage cinématique non-linéaire. Les deux modèles permettent d’obtenir des tassements (et non pas des soulèvements) derrière l’écran.

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Effet Du Choix de La Loi D'Ecrouissage Sur L'Estimation Des Tassements Induits Par Des Excavations Profondes

Les tassements induits derrière le soutènement d’une excavation profonde dépendent des déformations plastiques du sol. On étudie deux modèles élastoplastiques, qui présentent respectivement une loi d’écrouissage isotrope et une loi d’écrouissage cinématique non-linéaire. Les deux modèles permettent d’obtenir des tassements (et non pas des soulèvements) derrière l’écran.

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Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Lyon 2020

EFFET DU CHOIX DE LA LOI D’ECROUISSAGE SUR L’ESTIMATION


DES TASSEMENTS INDUITS PAR DES EXCAVATIONS PROFONDES
INFLUENCE OF THE HARDENING MODEL ON THE ESTIMATION OF SOIL
SETTLEMENTS INDUCED BY DEEP EXCAVATIONS

Hiba EL ARJA1, Emmanuel BOURGEOIS1, Sébastien BURLON2


1
Univ Gustave Eiffel, IFSTTAR, F-77454 Marne-la-Vallée, France
2
TERRASOL, SETEC, Paris, France

RÉSUMÉ – Les tassements induits derrière le soutènement d’une excavation profonde


dépendent des déformations plastiques du sol. On étudie deux modèles élastoplastiques,
qui présentent respectivement une loi d’écrouissage isotrope et une loi d’écrouissage
cinématique non-linéaire. Les deux modèles permettent d’obtenir des tassements (et non
pas des soulèvements) derrière l’écran.

ABSTRACT – The settlements induced behind the retaining wall by a deep excavation are
linked to significant plastic deformations. In this article, two elastoplastic models are
studied. They respectively present an isotropic hardening and a nonlinear kinematic
hardening. Both constitutive models provide settlements (not heave) behind the retaining
wall.

1. Introduction
En zone urbaine, les déplacements induits par la construction d’un écran de soutènement,
en particulier les tassements, peuvent entraîner des désordres dans les ouvrages voisins.
Les modélisations numériques sont le principal moyen d’évaluer ces déplacements. Les
résultats des simulations dépendent beaucoup des modèles de comportement utilisés, et
de leur aptitude à représenter les mécanismes de déformation du sol près de l’excavation.
Les modèles élastoplastiques combinent une partie élastique avec une partie plastique,
définie par un critère, une loi d’écoulement et éventuellement une loi d’écrouissage. On
discute ici l’importance de la partie plastique du modèle et notamment du type
d’écrouissage. On étudie deux modèles : dans le premier, l’écrouissage est isotrope, il est
défini par une homothétie centrée sur l’origine de l’espace des contraintes ; le deuxième
modèle propose un écrouissage cinématique non linéaire. Dans les deux modèles, la loi
d’écoulement est non associée.
On présente les formulations des modèles, puis on modélise un projet d’excavation
réel. La comparaison avec le Hardening Soil Model (Schanz et al., 1999) montre que le
premier modèle permet d’obtenir une estimation réaliste des déplacements horizontaux et
verticaux induits par les phases de l’excavation. Le deuxième modèle, plus complexe,
donne des tassements et des déplacements horizontaux plus grands.

2. Formulation du modèle H1
Le modèle H1 est basé sur le modèle MODSOL (Chehade, 1991 ; Shahrour et Chehade,
1992 ; Khoshravan Azar, 1995 ; Zaher, 1995 ; Shahrour et Ousta, 1998 ; Khoshnoudian,
2002) développé pour modéliser le comportement des sables sous chargement
monotone. Il combine une loi d’écrouissage spécifique et une règle d’écoulement qui
permet de contrôler les déformations volumiques plastiques.

1
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Lyon 2020

2.1. Partie élastique


Pour concentrer la discussion sur l’effet de la partie plastique du modèle sur l’estimation
des déplacements, on se limite à une élasticité linéaire isotrope.

2.2. Critère de plasticité


Le critère du modèle H1 est un critère de Mohr-Coulomb «arrondi» :

avec (1)

où et représentent respectivement la contrainte moyenne, le déviateur des


contraintes et l’angle de Lode. Le paramètre rend compte d’une cohésion du sol. Il est
défini par les caractéristiques mécaniques ultimes cult et φult. R est la variable
d’écrouissage ; sa valeur initiale définit le domaine élastique initial et dépend de :

(2)

2.3. Loi d’écrouissage isotrope


La valeur actuelle de la variable R dépend de la déformation déviatorique plastique .
Lorsque la déformation plastique devient grande, R tend vers la valeur R f qui donne la
position limite de la surface de charge. Le paramètre b gère la vitesse à laquelle R se
rapproche de sa valeur ultime :

avec (3)

2.4. Loi d’écoulement


L’incrément des déformations plastiques est divisé en incréments de déformations
déviatoriques et de déformations volumiques plastiques : . La loi
d’écoulement se formule comme suit :

(4)

où est le multiplicateur plastique. Les fonctions et qui définissent la direction des


incréments volumiques et des incréments déviatoriques plastiques sont données par :

(5)

avec (6)

Dans l’expression (5), le paramètre permet de faire tendre les déformations volumiques
plastiques vers zéro pour des grandes déformations déviatoriques. Le modèle introduit
également un angle caractéristique . Après l’entrée dans le domaine plastique, on peut
avoir un comportement contractant tant que < ( + ) puis un comportement dilatant
quand > ( + ). La loi d’écoulement vise à obtenir des tassements derrière l’écran
lors de la modélisation d’une excavation. L’idée est de limiter le soulèvement du sol en
considérant que le sol est contractant avant d’atteindre l’état caractéristique : les
déformations volumiques plastiques compensent ainsi les augmentations de volume
élastique.

2
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Lyon 2020

3. Formulation du modèle H2
Le modèle H2 est basé sur la généralisation du modèle MODSOL aux chargements non
monotones (Chehade, 1991 ; Shahrour et Chehade, 1992 ; Khoshravan Azar, 1995 ;
Zaher, 1995 ; Shahrour et Ousta, 1998 ; Khoshnoudian, 2002). La formulation d’origine
combine les deux types d’écrouissage isotrope et cinématique. Cet article vise plutôt à
étudier séparément l’effet de chaque type d’écrouissage. On cherche à vérifier si un
écrouissage cinématique rend compte d’une rigidité apparente supérieure, pour un
chemin de contrainte en extension, à la rigidité apparente pour un chemin de contrainte en
compression (dans le cas où K0 < 1), et peut influencer les déplacements horizontaux et
verticaux induits par les excavations. Comme dans le modèle H1, on adopte une loi
élastique linéaire et isotrope.

3.1. Critère de plasticité


Dans le modèle H1, l’axe de la surface de charge coïncide avec la diagonale de l’espace
des contraintes. Pour le modèle H2, une nouvelle quantité tensorielle notée est
introduite pour définir la direction de l’axe de la surface de charge. La direction initiale de
l’axe de la surface est définie à partir de l’état des contraintes initial :

(7)

Pour un état de contraintes initial isotrope, l'axe de la surface coïncide avec l’axe des
contraintes isotropes.
La surface de charge est définie en fonction d’un paramètre R0 et de deux composants
des contraintes notés et :

avec (8)

Les composants et généralisent la contrainte moyenne et le déviateur dans le


cas d’une surface de charge dont l’axe n’est plus l’axe des contraintes isotropes. On les
appelle respectivement contrainte moyenne locale et déviateur local. Ils sont définis par
rapport à l’axe local de la surface de charge A ij. La contrainte moyenne locale correspond
au tiers de la projection de l’état de contraintes sur l’axe de la surface de charge. Le
déviateur local est alors relatif à la distance entre l’état de contrainte actuel et l’axe de
la surface de charge. Ils sont donnés par :

où (9)

Dans le modèle H2, l’évolution de la surface de charge correspond à la rotation de son


axe , qui correspond à un écrouissage cinématique non linéaire. est constant.

3.2. Loi d’écrouissage


La loi d’évolution du tenseur définit l’écrouissage cinématique de la surface de charge.
Elle est basée sur celle donnée par (Ghaboussi et Momen, 1982). Le tenseur actualisé
est normalisé pour donner le tenseur tel que :

et (10)

3
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Le tenseur est donné par :

avec (11)

Le taux de variation du tenseur est dirigé le long du tenseur déviatorique . Le


paramètre contrôle la vitesse de rotation de l’axe de la surface de charge. Le terme
permet de considérer la distance entre l’état de contraintes actuel et la surface
de charge limite introduite implicitement dans le paramètre F. Comme dans le modèle H1,
les paramètres Rf et pc définissent le critère de rupture. Le paramètre E fait dépendre la
rigidité du chemin de contraintes. Il dépend de la direction des tenseurs et :

; (12)

3.3. Loi d’écoulement


Pour la loi d’écoulement, on adopte la même formulation que pour le modèle H1, dans un
repère lié à l’axe de la surface de charge cinématique :

(13)

(14)

Les deux modèles H1 et H2 ont été programmés dans une version « recherche » du code
de calcul par éléments finis CESAR.

4. Application à une excavation dans les sables de Berlin


L’application choisie correspond à un projet d’excavation dans les sables de Berlin, qui a
fait l’objet d’un concours de prévision (Schweiger, 2002). Une analyse numérique avec
différents types de modèles de comportement a été publiée. Elle montre que le modèle
HSM constitue une bonne approximation de la réalité et peut être utilisé comme base de
comparaison. Dans cette communication, on prend comme référence la version du
modèle HSM implantée dans le logiciel CESAR. Cette version ne prend pas en compte le
mécanisme volumique du modèle HSM de Plaxis ; elle donne des résultats en bon accord
avec ceux obtenus avec Plaxis pour cet exemple.

4.1. Géométrie, phasage, conditions aux limites et maillage


L’exercice consiste à modéliser, en déformations planes, une excavation de 16,8 m de
profondeur en quatre phases. Les conditions aux limites bloquent les deux composantes
du déplacement au niveau du substratum et le déplacement horizontal sur les frontières
verticales.
La paroi est soutenue par trois niveaux de tirants précontraints. Le calcul est divisé en
13 phases de calcul : initialisation des contraintes géostatiques (K o=1-sin ), activation de
la paroi avec la méthode WIP (wished in place), une succession de 4 séquences
comportant chacune une phase de rabattement de la nappe, une phase d’excavation et
une phase d’activation d’un niveau de tirants (absente de la quatrième séquence). Le
maillage comporte environ 5500 éléments quadratiques et 11000 nœuds.

4
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4.2. Modèles
La hauteur totale de la paroi est de 32 m et elle fait 80 cm d’épaisseur. Son poids
volumique est de 24 kN/m3 et son comportement est élastique linéaire (E=30 000 MPa,
 = 0,15). Elle est modélisée par des éléments de poutre.
Les tirants sont modélisés par des éléments de barre ; on distingue une partie libre et
une partie scellée. Le module des tirants est égal à 210 000 MPa ; l’aire de la section pour
la partie libre est égale à 5,94 cm2/m pour le premier niveau et 11,35 cm2/m pour les deux
autres niveaux ; l’aire de la section pour la partie scellée est égale à 23,4 cm 2/m pour le
premier niveau et 40 cm2/m pour les deux autres niveaux. Les efforts de précontrainte
sont égaux à 334, 700 et 726 kN/m pour les niveaux 1, 2 et 3.
L’interface entre le sol et la paroi est modélisée par des éléments sans épaisseur
appelés ‘éléments joints’ ; leur module est pris égal à 100 fois la valeur du module Eur,ref
du sol. L’angle de dilatance est nul pour ces éléments. On adopte pour l’interface des
caractéristiques de résistance réduites par rapport à celles du sol :

; (15)

Pour le terrain, on distingue trois couches de sables en fonction de la profondeur. Un


bouchon hydraulique imperméable est placé en pied de paroi. Il présente les mêmes
caractéristiques mécaniques que le sol, et ne joue donc pas de rôle de butonnage. Le
tableau 1 présente les paramètres du modèle HSM utilisés pour chaque couche. Pour le
modèle H1, le module d’Young est calculé en fonction de la profondeur :

(16)

où désigne la partie positive du réel : .


Dans la formule (16), z représente la coordonnée suivant la verticale ascendante ; h est
l’altitude de la surface de la couche considérée. Ses valeurs dépendent de l’origine des
coordonnées verticales. vaut si z est inférieur à h, et au-dessus du
plan d’altitude h. Comme on ne dispose pas de résultats d’essais en laboratoire, on
détermine les paramètres du modèle H1 de la manière suivante : le coefficient de Poisson
est pris égal au coefficient du modèle HSM. Les paramètres , k et n sont calculés
de façon que le module donné par (16) soit égal à la valeur du paramètre du modèle
HSM en haut, en bas et au milieu de chaque couche. La valeur du paramètre choisie,
qu’on note Rmin, correspond à une surface de charge initialisée de manière que l’état initial
est sur la frontière du domaine élastique au niveau de chaque point de Gauss. Pour les
paramètres lt et lt, on retient les mêmes valeurs que pour le modèle HSM. Pour les
autres paramètres du modèle H1, c, et b, on a modélisé des essais triaxiaux drainés
avec le modèle HSM, pour les points situés à mi-profondeur de chaque couche avec les
paramètres de la solution de référence, et on cale les paramètres du modèle H1 pour
obtenir une réponse aussi proche que possible de celle obtenue avec le HSM. Pour mieux
voir l’effet du comportement contractant sur les déplacements, on n’a pas retenu la valeur
de b issue de ce calage mais adopté une valeur unique pour les trois couches b=0,015.
Pour le modèle H2, les mêmes paramètres sont utilisés à l’exception des paramètres ,
et . On a choisi une valeur du paramètre faible pour que le sol se plastifie
rapidement. Comme avec le modèle H1, l’angle est calé sur la courbe déformation
axiale-déformation volumique des essais triaxiaux. Comme le paramètre b, la valeur de 
est ajustée de manière que l’effet du comportement contractant sur les déplacements soit
visible : on prend pour toutes les couches  =15000. Le tableau 2 présente les paramètres
des modèles H1 et H2 utilisés.

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Tableau 1. Paramètres du modèle HSM


Couche profondeur unsat sat Eur,ref E50,ref ur cullt ult  m
3 3
(m) (kN/m ) (kN/m ) (MPa) (MPa) (-) (kPa) (deg) (deg) (-)
Sable 1 0-20 19 20 180 45 0,2 1 35 5 0,55
Sable 2 20-40 19 20 300 75 0,2 1 38 6 0,55
Sable 3 >40 19 20 315 105 0,2 1 38 6 0,22

Tableau 2. Paramètres des modèles H1 et H2


Couche profondeur Eo k n  Ro H1 Ro H2 c H1 c H2 
(m) (MPa) (MPa) (-) (-) (-) (-) (deg) (deg) (-)
Sable 1 0-20 18 34 0,5 0,2 Rmin 0,15 29 43 10
Sable 2 20-40 280 8 0,9 0,2 Rmin 0,15 32 50 10
Sable 3 >40 413 8 0,9 0,2 Rmin 0,15 33 50 10

4.3. Résultats
La figure 1 montre les déplacements verticaux derrière l’écran, pour les quatre phases
d’excavation, avec les trois modèles HSM, H1 et H2. Le modèle H1 donne une cuvette de
tassement derrière l’écran à partir de la 2ème phase d’excavation et des tassements plus
grands que le modèle HSM. Le modèle H2 donne des tassements plus grands dès la 1ère
phase d’excavation. Par ailleurs, la comparaison des tassements du modèle H1 avec les
résultats présentés dans El Arja et al. (2019) montre que la modélisation de l’interface sol-
écran a un effet considérable sur les tassements au voisinage de la paroi.
La figure 2 représente les déplacements verticaux au fond de fouille. Pour les quatre
phases d’excavation, les trois modèles donnent des résultats proches. Le modèle H2
améliore légèrement les soulèvements irréalistes observés au contact de la paroi par les
modèles H1 et HSM où le sol est fortement plastifié.
La figure 3 montre que les déplacements horizontaux calculés avec le modèle H1 sont
presque les mêmes que les déplacements obtenus avec le modèle HSM. Des
déplacements plus élevés sont obtenus avec le modèle H2.
Dans le concours de prévision, les mesures des déplacements horizontaux de la
première et la dernière phase d’excavation seulement sont présentées. On peut noter que
les deux modèles HSM et H1 sous-estiment les déplacements horizontaux par rapport aux
mesures pour la première phase. Le modèle H2 donne des déplacements plus proches.
Une meilleure estimation des mesures est observée pour la dernière phase notamment
avec le modèle H1. Pour les moments fléchissants (non présentés ici), les trois modèles
donnent des résultats très proches.
On peut aussi noter que la valeur maximale du déplacement horizontal umax obtenue
avec le modèle H1, pour la dernière phase, vaut 0.18% de la hauteur libre de l’excavation
He. Le tassement maximal pour cette phase vaut 56%umax. La cuvette de tassement
s’étend jusqu’à une distance égale à 3.5He. Le tassement maximal est observé à une
distance proche de 0.5He. Ces valeurs sont en bon accord avec celles proposées par
plusieurs auteurs à partir des méthodes empiriques (Clough and O’Rourke, 1990; Hsieh
and Ou, 1998; Moormann, 2004; Ou and Hsieh, 2011; Peck, 1969).

5. Conclusions et perspectives
Cette communication porte sur l’effet de la partie plastique du modèle de comportement
du sol sur l’estimation des déplacements induits par les excavations profondes. On
compare les modélisations aux résultats du concours de prévision.
La comparaison des déplacements obtenus avec les modèles H1 et HSM est
encourageante. La loi d’écoulement proposée permet de générer un comportement
contractant qui produit des tassements derrière l’écran. La modélisation de l’interface sol-
écran a une influence importante sur les tassements juste au contact de l’écran.

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L’écrouissage cinématique non linéaire proposé pour le modèle H2 donne des


tassements et des déplacements horizontaux plus grands que le modèle H1. La variation
de rigidité selon les chemins de contraintes introduit dans l’écrouissage cinématique non
linéaire n’a qu’un effet limité sur les soulèvements au niveau du fond de fouille. Ces
déplacements sont gérés principalement par la partie élastique du modèle de
comportement.
Dans le cadre du Projet Grand Paris Express, de nouvelles lignes de métro sont en
cours de réalisation. La fouille de la future gare de Créteil L’Échat de la ligne 15 sud est
choisie aussi comme cas d’étude avec le modèle H1. Les résultats numériques obtenus
sont confrontés à des mesures réalisées dans cette gare pour plusieurs phases
d’excavations. Les résultats montrent un bon accord avec les mesures. Ils sont présentés
dans El Arja (2020).

6. Références
Chehade, W. (1991). Méthodologie pour la validation des modèles des géomatériaux-
Application aux modèles élastoplastiques. Thèse de doctorat. Université des sciences
et technologies de Lille.
Clough, G.W., et O’Rourke, T.D. (1990). Construction induced movements of in situ walls.
Geotechnical Special Publication 439–470.
El Arja, H. (2020). Contribution à la modélisation numérique des excavations profondes.
Thèse de doctorat. Université Paris-Est.
El Arja, H., Bourgeois, E., et Burlon, S. (2019). Prise en compte du mécanisme des
déformations plastiques dans les calculs des excavations profondes. In Proceedings of
the XVII ECSMGE-2019, (Reykjavik, Iceland).
Ghaboussi, J., et Momen, H. (1982). Modelling and Analysis of Cyclic Behaviour of Sands.
In Soil Mechanics - Transient and Cyclic Loads.
Hsieh, P.-G., and Ou, C.-Y. (1998). Shape of ground surface settlement profiles caused by
excavation. Canadian Geotechnical Journal 35, 1004–1017.
Khoshnoudian, F. (2002). Numerical Analysis of the Seismic Behavior of Tunnels
Constructed in Liquefiable Soils. 42, 1–8.
Khoshravan Azar, A. (1995). Problemes de sols satures sous chargement dynamique:
modèle cyclique pour les sols et validation sur des essais en centrifugeuse. Thèse de
doctorat. Université des sciences et technologies de Lille.
Moormann, C. (2004). Analysis of Wall and Ground Movements Due to Deep Excavations
in Soft Soil Based on a New Worldwide Database. Soils and Foundations 44, 87–98.
Ou, C.-Y., et Hsieh, P.-G. (2011). A simplified method for predicting ground settlement
profiles induced by excavation in soft clay. Computers and Geotechnics 38, 987–997.
Peck, R.B. (1969). Deep excavations and tunnelling in soft ground. In Proceedings of the
7th Internatiol Conference on Soils Mechanics and Foundation Engineering, (Mexico),
pp. 225–290.
Schanz, T., Vermeer, P.A., et Bonnier, P.G. (1999). The hardening soil model:
Formulation and verification. In Beyond 2000 in Computational Geotechnics, R.B.J.
Brinkgreve, ed. (Rotterdam: Balkema), pp. 281–296.
Schweiger, H.F. (2002). Benchmarking in Geotechnics.
Shahrour, I., et Chehade, W. (1992). Development of a constitutive elastoplastic model for
soils. XI International Congress on Rheolog. (Brussels: Edition P. Moldenaers & R.
Keuning, Elsevier).
Shahrour, I., et Ousta, R. (1998). Numerical analysis of the behavior of piles in saturated
soils under seismic loading. (Rotterdam).
Zaher, M. (1995). Validation des modèles de sols sur ouvrages types. Thèse de doctorat.
Université des sciences et technologies de Lille.

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Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur – Lyon 2020

Exc n°1 Exc n°2

Exc n°3 Exc n°4

Figure 1. Déplacements verticaux du sol derrière la paroi pour les quatre phases d'excavation

Exc n°1

Exc n°2

Exc n°3 Exc n°4

Figure 2. Déplacements verticaux du sol au fond de fouille pour les quatre phases d'excavation

Exc n°3 Exc n°4


Exc n°1 Exc n°2

Figure 3. Déplacements horizontaux de la paroi pour les quatre phases d'excavation

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