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SC-PHYSIQUE Premières F2 Et F3 (ENSEIGNANT)

Ojh

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Année : 2022-2023

PHYSIQUE
CHIMIE
Version harmonisée
Pour les Séries Industrielles F2 & F3
ENSEIGNANTS

 Un cours structuré
 Des méthodes expliquées
 Des exercices progressifs
1
SOMMAIRE

Première partie : STATIQUE ........................................................

Deuxième partie :ENERGIES MECANIQUES (Translation) ......

Troisième partie: CHIMIE1(Oxydation-Réduction-Couples) ......

Quatrième partie :ENERGIES MECANIQUES (Rotation) ..........

Cinquième partie : PHENOMENES VIBRATOIRES ..................

Sixième Partie: PROPAGATION RECTILIGNE DE LA

LUMIERE .....................................................................................

Septième partie : CHIMIE2(GENERALISATION DE

L’OXYDOREDUCTION) ............................................................

2
Première partie : STATIQUE
Chapitre 1 : Opération sur les vecteurs
Chapitre 2 : Corps solides et modélisation des actions
mécaniques
Chapitre 3 : Équilibre d’un système matériel
Chapitre 4 : Équilibre d’un système matériel sous l’action
des forces coplanaires
Chapitre 5 : Adhérence et frottement
Chapitre 6 : Centre de gravité d’un système matériel

3
CHAPITRE 1 : OPERATION SUR LES VECTEURS

Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre je dois être capable de :

- Calculer le produit scalaire de deux vecteurs ;


- Calculer le produit vectoriel de deux vecteurs ;
- Déterminer les coordonnées d’un vecteur dans un repère.

I. Définition :
Un vecteur est un segment de droite orienté.

II. PROJECTION DES VECTEURS

1) Projection sur une droite orientée :

̅̅̅ = Projxx’𝐴𝐵
𝑎𝑏 ⃗⃗⃗⃗⃗

2) Projection d’un vecteur dans le


plan

𝐴𝑥 = 𝐴𝑐𝑜𝑠𝛼
𝐴{
𝐴𝑦 = 𝐴𝑠𝑖𝑛𝛼

III. LES DIFFERENTS TYPES


DE VECTEURS
1. Le vecteur libre
C’est un vecteur qui peut subir une translation ; c’est-à-dire qu’il est défini seulement par sa direction
son sens et son intensité. Son point application peut être quelconque.
Exemple : le vecteur de l’accélération de la pesanteur 𝑔 est un vecteur libre.
C’est un vecteur qui peut subir une translation ; c’est-à-dire qu’il est défini seulement par la direction le
sens et l’intensité. Son point application peut être quelconque.
2. Le vecteur glissant
C’est un vecteur qui ne peut se déplacer que sur sa droite d’action ; c’est-à-dire qu’il est défini par sa droite
d’action, son sens et son intensité. Son point d’application, sans être fixe, ne peut être déplacé que sur sa
droite d’action.

4
Exemple : Une force appliquée à un solide indéformable peut glisser sur sa droite d’action sans modifier
l’effet qu’elle produit. On dira que la force est représentée par un vecteur glissant

3. Le torseur
C’est un ensemble de vecteurs glissants.
4. Le vecteur lié
C’est un vecteur défini par ses quatre éléments : point d’application, direction, sens et intensité. Le vecteur
lié ne peut pas se déplacer.

Exemple : Le poids d'un corps 𝑃⃗ est un vecteur lié. C'est un vecteur qui a un point d’application bien défini
qui est le barycentre ou le centre de gravité du corps.

IV. LE PRODUIT SCALAIRE

1. Définition
⃗ 𝑒𝑡 𝑉
Le produit scalaire de deux vecteurs 𝑈 ⃗ (Voir Figure1-1) est défini par la
relation :
⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = ‖𝑈
⃗ ‖.‖𝑉
⃗ ‖.cos(𝑈
⃗,𝑉
⃗)

⃗,𝑉
Posons α = (𝑈 ⃗)

⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = ‖𝑈
⃗ ‖. ‖𝑉
⃗ ‖. cosα

Le résultat ainsi obtenu est un réel qui est positif ou négatif selon les valeurs de α.
𝜋
- Pour α aigu ou nul (0 ≤ α < ), on a : cosα > 0 => ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ >0
2

𝜋
Pour α obtus ou plat ( < α ≤ π), on a : cosα < 0 => ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ <0
2

𝜋
- Pour α droit (α = ), on a : cosα = 0 => ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ =0
2

5
2. Les propriétés du produit scalaire
Le produit scalaire est :

- Commutatif : 𝑈⃗.𝑉 ⃗ = 𝑉
⃗ .𝑈⃗
- Distributif par rapport à l’addition : ⃗⃗⃗ ⃗1 + 𝑉
𝑈. (𝑉 ⃗ 2 ) = ⃗⃗⃗
𝑈. 𝑉⃗ 1 + ⃗⃗⃗
𝑈. 𝑉⃗ 2)
- Linéaire : (λ 𝑈) ⃗⃗⃗⃗ . 𝑉
⃗ = λ( 𝑉
⃗ .𝑈⃗)
- ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = 0 => 𝑈 ⃗ = ⃗⃗⃗0 ou 𝑉⃗ = ⃗⃗⃗
0 ou 𝑈 ⃗ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑝𝑒𝑛𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 à 𝑉 ⃗.

3. Expression analytique du produit scalaire


⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝑒𝑡 𝑉
Soient les vecteurs 𝑈 ⃗ (x’,y’,z’)

⃗ 𝑒𝑡 𝑉
L’expression analytique du produit scalaire de 𝑈 ⃗ s’écrit :

⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = xx’+ yy’+ zz’

⃗:
Déduisons la norme du vecteur 𝑈
⃗.𝑈
D’après l’expression analytique, 𝑈 ⃗ = xx + yy + zz ⃗ )2 = x2 + y2 + z2
=> ( 𝑈
⃗ )2 = ‖𝑈
Or ( 𝑈 ⃗ ‖2 ; d’où ‖𝑈
⃗ ‖ = √x 2 + y 2 + z 2

⃗ sur l’axe (ox) est le produit scalaire 𝑈𝑥 = 𝑈


NB : - La projection d’un vecteur 𝑈 ⃗ . 𝑖 ; c’est son abscisse.

- ⃗ sur l’axe (oy) est le produit scalaire 𝑈𝑦 = 𝑈


La projection d’un vecteur 𝑈 ⃗ . 𝑗 ; c’est son ordonnée.
- La projection d’un vecteur 𝑈 ⃗ . 𝑘⃗ ; c’est sa côte.
⃗ sur l’axe (oz) est le produit scalaire 𝑈𝑧 = 𝑈

Exercice1 : calculer le produit scalaire des vecteurs ⃗𝑨


⃗ (𝟎, −𝟏, 𝟑) 𝒆𝒕 ⃗𝑩
⃗ (-2, 1, 1)

⃗ =2
𝐴 .𝐵
Exercice 2 :
⃗ 𝟏 et 𝑽
Le produit scalaire A des vecteurs 𝑽 ⃗ 𝟐 de normes respectives : 𝑽𝟏 = 𝟑 et 𝑽𝟐 = 𝟓 est, dans les cas
suivants :

6
Exercice 3 :
𝟑 𝟓
Soit les vecteurs : ⃗𝑽𝟏 ( ) et ⃗𝑽𝟐 ( ).
−𝟐 𝟒
Calculer :
1°) les normes ‖𝑽⃗ 𝟏 ‖ et ‖𝑽⃗ 𝟐‖ ;
2°) le produit scalaire 𝒂 = ⃗𝑽𝟏 . ⃗𝑽𝟐 ;
3°) l’angle 𝝋 = (𝑽⃗̂ ; ⃗𝑽 ).
𝟏 𝟐

⃗ 𝟏 ‖ = 𝟑, 𝟔𝟏 ; ‖𝑽
Rep: 1°) ‖𝑽 ⃗ 𝟐 ‖ = 𝟔, 𝟒
2°) 𝒂 = 𝟕
3°) 𝝋 = 𝟕𝟐, 𝟑𝟔°

V. LE PRODUIT VECTORIEL
1. Définition
⃗ 𝑒𝑡 𝑉
Le produit vectoriel de deux vecteurs 𝑈 ⃗ est un troisième
⃗⃗⃗ noté :
vecteur 𝑊
⃗⃗⃗ = 𝑈
𝑊 ⃗ ٨𝑉
⃗ . (Voir figure 1-2)

⃗⃗⃗⃗ (produit vectoriel de ⃗𝑼


2. Les caractéristiques de 𝑾 ⃗ 𝒆𝒕
⃗ )
𝑽
- Direction : perpendiculaire au plan formé par 𝑈 ⃗ 𝑒𝑡 𝑉
⃗ La norme de
- Sens : tel qu’il forme avec 𝑈 ⃗ 𝑒𝑡 𝑉
⃗ un trièdre direct
⃗⃗⃗ = 𝑈
𝑊 ⃗ ٨𝑉⃗ est la surface du
⃗⃗⃗⃗
(𝑈, 𝑉⃗,𝑊
⃗⃗⃗ )
parallélogramme formé par 𝑈 ⃗ et ⃗⃗⃗𝑉
⃗⃗⃗ ‖ = ‖𝑈
Norme : ‖𝑊 ⃗ ‖.‖𝑉
⃗ ‖./sin (𝑈
⃗,𝑉
⃗ )/ (Figure 1-2)

3. Les propriétés du produit vectoriel


- Le produit vectoriel est distributif par rapport à l’addition :
⃗ ٨(𝑉
𝑈 ⃗1 + 𝑉
⃗ 2) = 𝑈
⃗ ٨𝑉
⃗1 + 𝑈⃗ ٨𝑉 ⃗2
- Le produit vectoriel n’est pas commutatif : 𝑈 ⃗ ٨𝑉 ⃗ =−𝑉 ⃗ ٨𝑈⃗

7
4. Expression analytique du produit vectoriel

Soient les vecteurs 𝑈⃗ (𝑥, 𝑦, 𝑧) 𝑒𝑡 𝑉


⃗ (x’, y’,z’) ;
L’expression analytique du produit vectoriel de 𝑈 ⃗ 𝑒𝑡 𝑉
⃗ s’écrit :
⃗ ٨𝑉 𝑥
⃗ =| ′ ′ 𝑦 𝑧
𝑈 𝑥 𝑦
| 𝑧′

=| 𝑦𝑦′ 𝑧
𝑧′
| 𝑖 - |𝑥𝑥′ 𝑧
𝑧′
|𝑗 + |𝑥𝑥′ 𝑦
𝑦′
| 𝑘⃗

⃗ ٨𝑉
𝑈 ⃗ = (yz’-y’z) 𝑖 – (xz’ – x’z) 𝑗 + (xy’ – x’y) 𝑘⃗

⃗ (-2, 1, 2) deux vecteurs.


Exercice1 : Soient 𝐴(4, −1, 3) 𝑒𝑡 𝐵

1- ) Déterminer les coordonnées du vecteur 𝐶 = 𝐴 ٨ 𝐵

⃗⃗⃗⃗̂
2- ) Calculer l’angle α = (𝐴 ⃗)
;𝐵

Réponses : 1-) 𝐶 = −5 𝑖 − 14𝑗 + 2𝑘⃗ ; 2-) 𝛼 = 78,69°

Exercice2 :
3 5
⃗⃗⃗⃗⃗
Soient : 𝐹 (−2) et 𝐴𝐵 ( 5 ) deux vecteurs.
0 −1
𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗ ^𝐹 (produit vectoriel de 𝐴𝐵
⃗⃗⃗ = 𝐴𝐵
1°) Les composantes (𝑦) du vecteur 𝑊 ⃗⃗⃗⃗⃗ par 𝐹 ) ont pour valeurs :
𝑧
𝟐 −𝟐 𝟐 −𝟑
a) (−𝟑) ; b) (− 𝟑 ) ; c) ( 𝟎 ) ; d) ( 𝟑 ) ; e) J’ai besoin d’aide
𝟐𝟐 −𝟐𝟐 𝟐𝟒 𝟐𝟐
⃗⃗⃗ est :
2°) La norme de 𝑊
⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝟐𝟐, 𝟑𝟒 ; b) ‖𝑾
a) ‖𝑾 ⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝟐𝟐, 𝟑𝟕 ; c) ‖𝑾
⃗⃗⃗⃗ ‖ = −𝟐𝟐, 𝟑𝟒 ; d) ‖𝑾
⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝟐𝟏, 𝟖𝟖 ; e) J’ai besoin d’aide.

⃗⃗⃗̂
3°) L’angle 𝜃 = (𝑊 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵) a pour valeur :
a) θ = 90° ; b) θ = 180° ; c) θ = 1,27 rad ; d) θ = 𝝅 𝒓𝒂𝒅 ; e) J’ai besoin
̂ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) a pour valeur :
4°) L’angle 𝜃 = (𝐹 ; 𝐴𝐵
a) θ = 90° ; b) θ = 180° ; c) θ = 1,27 rad ; d) θ = 𝝅 𝒓𝒂𝒅 ; e) J’ai besoin

8
Exercice 2 :

On donne les normes de cinq vecteurs : ‖𝑉 ⃗ 1‖ = 5 ;


⃗ 2 ‖ = 4 ; ‖𝑉
‖𝑉 ⃗ 3 ‖ = 5 ; ‖𝑉
⃗ 4 ‖ = 3,5 ; ‖𝑉
⃗ 5 ‖ = 3,8

1°) Retrouver les composantes de chacun des vecteurs dans


le repère (x ;y) donné.
2°) Calculer :
⃗ 1 ^𝑉
a- le vecteurs 𝑎 = 𝑉 ⃗2 ;

⃗ 1. 𝑉
b- Le scalaire 𝑏 = 𝑉 ⃗2 ;

⃗1 + 𝑉
c- La somme 𝑐 = 𝑉 ⃗2 ;

⃗4 − 𝑉
d- La somme 𝑑 = 𝑉 ⃗1 ;

9
CHAPITRE 2 :
CORPS SOLIDES, SYSTEME MATERIEL
MODELISATION DES ACTIONS EXTERIEURES

Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre je dois être capable de :

- Définir correctement les forces de contact et les forces à distance


- Modéliser les actions intérieurs et extérieurs à un système mécanique

I. CORPS SOLIDE
1. Solide réel
Le solide réel est un corps visible et touchable. C’est un corps qui possède une masse constante et un volume
dont les limites varient sous l’action d’un système de force extérieures suivant une loi qui n’est pas connue
à priori.
2. Solide déformable suivant une loi connue
C’est un solide qui possède une masse constante et un volume dont les limites varient de façons prévisible et
quantifiable en fonction des charges appliquées.
Exemple : le ressort en compression et extension
3. Solide indéformable
Il possède une masse constante et un volume dont les limites sont invariables quelles que soient les actions
extérieures auxquelles il est soumis. La distance entre deux points d’un solide indéformable est invariable.

II. SYSTEME MATERIEL


1. Définition
On appelle système matériel, une quantité de matière, homogène ou non, dont la masse reste constante
pendant son étude.
NB : tout ce qui n’appartient pas au système matériel, appartient au milieu extérieur.

Exemple : Système matériel constitué par un solide

10
Système matériel constitué par une masse de gaz : Une
masse de gaz enfermée dans un cylindre dont le volume
varie grâce à un piston mobile constitue un système
matériel.

Système matériel indéformable constitué par


plusieurs solides : Le dessin ci-dessus est une
charpente faîtière constituée à partir de barres
assemblées, soudées ou rivetées. L’ensemble est
supposé parfaitement rigide.

Système matériel constitué par une portion de solide :


Isoler ou choisir un système matériel
la portion (2a) du solide (2)

On dit qu’un système matériel est isolé, lorsque l’univers ne participe à aucune interaction avec lui.
Le système est pseudo-isolé si on peut annuler l’effet de l’extérieur pour qu’il devienne isolé.
2. Principe des actions réciproques

Si deux systèmes matériels S1 et S2 sont en interaction, S1 exerce sur S2 une force 𝐹 (S1 / S2 ) et
réciproquement, S2 exerce sur S1 une force 𝐹 (S2 / S1 ) telle que 𝐹 (S1 / S2 ) = - 𝐹 (S2 / S1 ). Ces deux forces
sont diamétralement opposées.
Exemple :

III. PRINCIPE DE L’INERTIE


1. Énoncé
Il existe au moins un repère dans lequel, le centre d’inertie d’un système matériel quelconque :
- S’il est en mouvement, alors ce mouvement est rectiligne et uniforme :
11
- S’il est au repos, alors il reste au repos.
C’est le deuxième cas qui nous intéresse pour la suite de ce cours.
2. Référentiel galiléen
On appelle référentiel galiléen, les repères dans lesquels le principe de l’inertie est vérifié. Les repères dans
lesquels ce principe n’est pas vérifié sont dits non-galiléens.

IV. FORCES EXTERIEURES, FORCES INTERIEURES


1. Forces extérieures
On appelle force extérieures, toutes actions exercées par le milieu extérieur sur un système matériel
considéré. On peut les classer en deux catégories :
- Les forces à distances,
- Les forces de contact.

• Exemple de forces extérieures à distance


- Le poids
- Forces magnétiques,
- Forces électrostatiques
• Exemple de forces extérieures de contact
Tout contact du milieu extérieur sur un système donne naissance à
des forces reparties sur toute la surface de contact.
L’action mécanique de contact est fonction de :
- La géométrie des surfaces en contact,
- La nature des matériaux
- L’état des surfaces en contact (polissage, lubrification)
- La pression de contact et la déformation élastique qui en
découle
2. Forces intérieures

12
On appelle force intérieure, toute force exercée par un
élément du système matériel considéré sur un autre élément du
même système.

Exercice :

Dessiner les systèmes suivants, puis représenter les forces


extérieures.

S1 = {(2); (3)}
Rep de S1 :

S2 = {(1); (3)}
S3 = {(1); (2)}
S4 = {(2)}

V. MODELISATION DES ACTIONS MECANIQUES DE CONTACT


1. Tension d’un fil
La tension d’un fil se représente par un vecteur dont le point d’attache est son point d’application. Son sens
est du point d’attache vers le milieu de la corde. Sa droite d’action est celui de la corde tendue.

13
Exemple : Sur la figure ci- contre, le dynamomètre
(3) est tendu par une masse (2) par l’intermédiaire
d’un fil (1). 𝐴1/2 est la tension exercée par la corde
sur la masse.
Remarques : forces intérieures et forces extérieures
à un système.
• Considérons le système {(3)} ; il a pour
forces extérieures : 𝐵⃗ 𝑠𝑢𝑝𝑜𝑟𝑡/3 et 𝐶1/3
• Considérons le système {(2)} ; il a pour
forces extérieures : 𝑃⃗2 et 𝐴1/2
• Considérons le système {(1)} ; il a pour
forces extérieures : 𝐴2/1 et 𝐶3/1
Toutes ces forces ont pour direction celle du fil tendu et pour intensité l’indication du dynamomètre.

2. Contact linéaire rectiligne sans adhérence


L’action mécanique de contact linéaire rectiligne sans adhérence (2)
sur (1) est modélisable par un vecteur force 𝐴(2 / 1) tels que :
- Point d’application : milieu du segment [𝑎; 𝑎′]
- Direction ; la normale au plan tangent commun
- Sens : de (2) vers (1)
- Intensité : inconnue à déterminer.

EXERCICE1
On considère le système articulé défini par la figure ci-contre. Le poids de la travers (3) est
négligeable. 𝑃⃗1 𝑒𝑡 𝑃⃗2 sont les poids respectifs des solides (1) (Figure1)
et (2).
1°) Isoler successivement les systèmes matériels suivants :
a - 𝑆1 = {(1)} ;
b- 𝑆2 = {(1); (3)} ;
c- 𝑆3 = {(1); (2); (3)}.
2°) Mettez en place les forces extérieurs qui s’exercent sur
chacun des systèmes représentés en 1°).

14
Rep de 2.a)

EXERCICE 2
Un câble (5) supporte les deux masses 𝑀1 𝑒𝑡 𝑀2 et s’enroule sur
une poulie (3) de masse 𝑀3 articulée sans frottement en o sur un
axe (4). Voir figure 1.35
Isoler les systèmes matériels suivants puis représenter les forces
extérieures qui s’exercent sur chacun d’eux : 𝑆1 = {(1)} ;
𝑆2 = {(3)} ; 𝑆3 = {(5)} 𝑒𝑡 𝑆4 = {(4); (5)} .

EXERCICE 3
Une benne basculante (1) est articulée en A sur le châssis
d’un camion (3). Elle est manœuvrée par un vérin (2) (Figure3)

articulé en B et C. (Voir figure 3). La benne a un poids 𝑃⃗


qui s’applique en G.

Considérez successivement les systèmes matériels suivants :


𝑆1 = {(2)} ; 𝑆2 = {(1)} ; 𝑆3 = {(1); (2)};
𝑆4 = {(1); (2); (3)}.
Représentez ceux-ci et mettez en place les forces extérieurs qui s’exercent sur chacun
d’eux.
15
EXERCICE 4
Une clé à ergots (Figure 4) est constituée de deux
(Figure 4)
branches (1) et (2) articulée en O et possèdent un ergot
aux extrémités B et C. Ces ergots viennent se loger dans
des trous prévus sur un écrou cylindrique (3) (non
représenté) et permet le serrage de celui-ci grâce à
l’effort 𝐴 appliqué en A.
Isoler les deux systèmes matériels suivants puis représenter les forces extérieures qui
s’exercent sur chacun d’eux :
𝑆1 = {(2)} ; 𝑆2 = {(1); (2)}.

CHAPITRE 3 :
EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL
PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA STATIQUE
Objectifs pédagogiques

A la fin de ce chapitre je dois être capable de :


- Calculer correctement le moment d’une force par rapport à un point et à un axe ;
- Définir l’équilibre d’un solide sous l’action des forces.

I. MOMENT D’UNE FORCE

1. Moment d’une force par rapport à un point


a. Définition
Dans un repère orthonormé direct (0, ⃗𝑖, 𝑗, 𝑘⃗ ), on considère une force 𝐹 (Fx, Fy, Fz) appliquée au point M( x,
y, z) et un point quelconque A(xA, yA, zA).
On appelle moment de la force 𝐹 d’origine M par rapport
au point A, le vecteur lié d’origine A, défini par la relation :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ⋀ 𝐹

b. Propriétés
- On démontre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ⋀ 𝐹 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 ⋀ 𝐹 quel que soit
P 𝜖 (Δ) support de 𝐹 .
- Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) est perpendiculaire au plan
défini par le support de 𝐹 et le point A.
- Le sens du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐹 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) est tel que le trièdre ( 𝐴𝑀 ℳ𝐴 (𝐹 )) soit direct.
16
- Norme :

‖ℳ⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝐹 )‖ = ‖𝐹 ‖.‖𝐴𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. |𝑠𝑖𝑛 (𝐴𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐹 )|
Soit d la distance séparant le point A et la droite (Δ).
ℳ𝐴 (𝐹 ) = F.d
- L’unité du moment est le newton-mètre (N.m)
- Le moment d’une force 𝐹 par rapport au point A est nul si le support de 𝐹 passe par A (d = 0)

c. Expression analytique
ℳ𝐴 (𝐹 ) = |(𝑥−
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑥
𝑥𝐴 ) (𝑦−𝑦𝐴 )
𝐹𝑦
(𝑧− 𝑧𝐴 )
𝐹𝑧
|
=| (𝑦−𝑦𝐴 )
𝐹𝑦
(𝑧− 𝑧𝐴 )
𝐹𝑧
| 𝑖 - |(𝑥−𝐹𝑥𝑥𝐴 ) (𝑧− 𝑧𝐴 )
𝐹𝑧
|𝑗 + |(𝑥−
𝐹𝑥
𝑥𝐴 ) (𝑦−𝑦𝐴 )
𝐹𝑦
| 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) = ( 𝐹𝑧(𝑦 − 𝑦𝐴 ) − 𝐹𝑦(𝑧 − 𝑧𝐴 ) ) 𝑖 − (𝐹𝑧 (𝑥 − 𝑥𝐴 ) − 𝐹𝑥 (𝑧 − 𝑧𝐴 )) 𝑗 +
(Fy (𝑥 − 𝑥𝐴 ) − 𝐹𝑥 (𝑦 − 𝑦𝐴 )) 𝑘⃗

Exercice d’application 1 :
Soit une force 𝐹 (10; −15; 5) appliquée au point A (1, 3, -2).
Déterminer le moment de 𝐹 par rapport aux points 0 (0 ; 0 ; 0) et I (2 ; 1 ; 0)

Réponse :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝐴 ⋀ 𝐹 = −15 𝑖 − 25 𝑗 − 45 𝑘⃗
ℳ𝑜 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐼𝐴 ⋀ 𝐹 = −20 𝑖 − 15 𝑗 − 5 𝑘⃗
ℳ𝐼 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗

2. Moment d’une force par rapport à un axe


Soit le repère orthonormé direct (A, ⃗𝑖, 𝑗, 𝑘⃗ ) ; On considère le point B de l’axe (Az).
La relation fondamentale sur le moment d’une force par rapport à un point se traduit par :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐵 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ℳ𝐴 (𝐹 ) + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐵𝐴 ⋀ 𝐹
Le produit vectoriel 𝐵𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ ٨ 𝐹 est un vecteur perpendiculaire à 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ , donc à l’axe (Az). Ainsi on obtient :
Proj/Az (ℳ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐵 (𝐹 )) = Proj/Az (ℳ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝐹 ))
Théorème : la mesure algébrique de la projection sur un axe du moment d’une force par à un point de cet
axe est indépendant de ce point.
Définition : le moment d’une force 𝐹 par rapport à un axe (Az) est la mesure algébrique de la projection
orthogonale sur (Az) du moment de 𝐹 par rapport à un point quelconque de l’axe (Az).
̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐴𝑧 (𝐹 ) = Proj/Az (ℳ ℳ𝐴 (𝐹 ). 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝐹 )) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Exercice d’application 2 :
2 : soit une force 𝐹 (10; −15; 5) appliquée au point A (1, 3, -2).
1°) Déterminer le moment de 𝐹 par rapport aux points 0 (0 ; 0 ; 0) et I (2 ; 1 ; 0)
1°) Déterminer : ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑥 (𝐹 ) ; ̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑦 (𝐹 ) ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑧 (𝐹 ).

Réponse :
17
1°)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝑜 (𝐹 ) = 𝑂𝐴 ⋀ 𝐹 = −15 𝑖 − 25 𝑗 − 45 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐼 (𝐹 ) = 𝐼𝐴 ⋀ 𝐹 = −20 𝑖 − 15 𝑗 − 5 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗
2°) ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑥 (𝐹 ) = − 20 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑦 (𝐹 ) = − 15 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑧 (𝐹 ) = − 5 𝑁. 𝑚

Cas de nullité
Le moment d’une force 𝐹 par rapport à un axe (Az) est nul lorsque le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) est perpendiculaire à
l’axe (Az) ; ce qui entraine que 𝐹 et (Az) sont dans un même plan. Cela se traduit par :

- La 𝐹 est parallèle à l’axe (Az), ou bien


- La force 𝐹 est sécante à l’axe (Az).
Cas particulier important

Si la force 𝐹 se trouve dans le plan perpendiculaire à l’axe (Az),


le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) a pour support (Az) ; donc sa valeur algébrique
̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐴𝑧 (𝐹 ) est donnée par la relation :
+
̅̅̅̅̅̅ ℳ𝐴 (𝐹 ). 𝑘⃗ = −‖ℳ
ℳ𝐴𝑧 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝐹 )‖
+
̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐴𝑧 (𝐹 ) = −‖𝐹 ‖d

- Le signe du moment est positif si la force fait tourner le


solide dans le sens positif (anti-horaire ou trigonométrique
en vue de dessus) autour de l’axe (Az).
- Le signe est négatif si la force fait tourner le solide dans le
sens horaire ou négatif autour de l’axe (Az). (Figure 3-2)

II. EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL


1. Définition
Un système matériel est en équilibre, c’est-à-dire au repos par rapport au milieu extérieur qui l’entoure, si
les coordonnées de ses différents points dans un repère lié au milieu extérieur sont constantes.
2. Principe fondamental de la statique
La condition nécessaire pour qu’un système matériel soit en équilibre dans un repère fixe lié au milieu
extérieur est :
- La somme géométrique des forces extérieures qui lui sont appliquées est nulle
∑ 𝐹 ext = ⃗0 ;
- La somme géométrique des moments des forces extérieures, par rapport à un point quelconque A du
repère est nulle
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) = 0 ⃗ .

3. Équations algébriques d’équilibre

18
𝐹1𝑥 + 𝐹2𝑥 + ⋯ … … . . + 𝐹𝑛𝑥 = 0
∑ 𝐹 ext = ⃗0 => { 𝐹1𝑦 + 𝐹2𝑦 + ⋯ … … . . + 𝐹𝑛𝑦 = 0
𝐹1𝑧 + 𝐹2𝑧 + ⋯ … … . . + 𝐹𝑛𝑧 = 0
Soit L, M, N les composantes du moment ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) respectivement suivant (Ax), (Ay) et (Az).

𝐿1 + 𝐿2 + ⋯ … … . . + 𝐿𝑛 = 0
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ =>
ℳ𝐴 (𝐹 ) = 0 {𝑀1 + 𝑀2 + ⋯ … … . . + 𝑀𝑛 = 0
𝑁1 + 𝑁2 + ⋯ … … . . + 𝑁𝑛 = 0

EXERCICE 1 :
Le tirant de la figure 3-4 est soumis aux actions de quatre câbles.
1) Déterminer la résultante 𝑇 ⃗ des quatre tensions de câble 𝑇⃗ 1, 𝑇
⃗ 2, 𝑇
⃗ 3 , et 𝑇
⃗4
s’exerçant sur le tirant.
2) Le tirant est-il en équilibre sous l’action de ces quatre forces ?
3) Si non :
a- Représenter et déterminer la réaction 𝑅⃗ du bois sur ce dernier.
b- Quelle est la valeur de l’angle θ que fait la droite d’action de 𝑅⃗ avec
l’axe horizontal (ox). (Figure 3-4)
c- Le tirant subit- il une flexion, une traction, une torsion ou un
cisaillement ?

Réponses exercice 1:

𝑇 = 69,49
⃗ { 𝑥
1)𝑇 ⇒ ⃗ ‖ = 86 𝑁 𝑒𝑡 β = 𝑡𝑎𝑛−1 (𝑇𝑦 ) = −36°
‖𝑇
𝑇𝑦 = −50,73 𝑇𝑥
2 Non
3a) θ =β = −36°

EXERCICE 2 :
Dans un référentiel orthonormé direct on donne : les coordonnées de M point d’application de la force 𝐹 et
les composantes algébriques de celle-ci : 𝑀(2, 6, −3) et 𝐹 (0, 0, 120). Unités : longueur en m ; force en N
1) Calculer les composantes L, M, N du moment de la force 𝐹 en O centre du référentiel.
2) Comment expliquez-vous le fait que N= 0 ?

Réponses exercice 2 :

19
1) L =720, M = -240, N =0 (unité : le N.m).
2) La force 𝐹 est parallèle à l’axe (Oz) donc ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝑜 (𝐹 ) est perpendiculaire à Oz.

EXERCICE 3 :

Dans un référentiel orthonormé direct on donne on donne deux points M et P :


M (2, -4, 0) et P (0, 3, 0)
Tels que : M est l’origine de la force 𝐹 (−2, 7, 0) et P appartient à la droite (δ) support de 𝐹 . Unités :
longueur en m ; force en N.
1) Calculer les composantes L, M, N du moment de la force 𝐹 en O centre du référentiel.
2) Vérifier que les composantes du vecteur défini par ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑃 ⋀ 𝐹 sont identiques à L, M, N précédemment
calculées.

Réponses exercice 3:

L = 0, M = 0, N = 6 (unité : le N.m).

EXERCICE 4 :

Dans un référentiel orthonormé direct on donne on donne : les coordonnées de M point d’application de la
force 𝐹 et les composantes algébriques de celles-ci : M (1, 2, -2) et 𝐹 (−2, 3, 1). Les coordonnées de deux
points distincts A et B : A (0, -6, 2) et B (2, 3, -5) ; Unités : longueur en m ; force en N.
1) Calculer les composantes 𝐿𝐴 , 𝑀𝐴 , 𝑁𝐴 du moment de 𝐹 en A.
2) Calculer les composantes 𝐿𝐵 , 𝑀𝐵 , 𝑁𝐵 du moment de 𝐹 en B.
3) Retrouver le résultat de la deuxième question en appliquant la relation : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐵 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⋀ 𝐹 .
ℳ𝐴 (𝐹 ) + 𝐵𝐴

⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 ‖.
4) Calculer ‖𝐹 ‖ et ‖ℳ

5) Quelle est la distance 𝑑 du point A à la droite (δ) support de 𝐹 ?

Réponses exercice 4 :

1) 𝐿𝐴 = 20, 𝑀𝐴 = 7, 𝑁𝐴 = 19
2)et 3) 𝐿𝐵 = −10, 𝑀𝐵 − 5, 𝑁𝐵 = −5.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 ‖ = 9√10.
4) ‖𝐹 ‖ = √14, ‖ℳ
5
5) 𝑑 = 9√ .
7

EXERCICE 5 :

20
Une plaque d’épaisseur négligeable est libre de se déplacer dans le
plan 𝑜, 𝑥 , 𝑦 autour du point fixe 𝑜. Voir figure 3-5
Cette plaque est soumise aux trois forces 𝐴, 𝐵 ⃗ , 𝐶 et à la force 𝐹𝑂
de l’axe fixe 𝑜.
On donne : 𝑂𝐴 = 𝑎 = 0,12 𝑚 ; 𝑂𝐵 = 𝑏 = 0,15 𝑚 ;
𝑂𝐶 = 𝑐 = 0,2 𝑚;
‖𝐴 ‖ = 80 𝑁; ‖𝐵 ⃗ ‖ = 30 𝑁 ; ‖𝐶 ‖ = 50 𝑁
1) Calculer le moment de chacune des quatre forces suivantes : 𝐴,
⃗ , 𝐶 et 𝐹𝑂 .
𝐵
2) Cette plaque est-elle en équilibre ? Justifiez votre réponse.
3) Quelle force 𝐷⃗ parallèle à l’axe des abscisses (𝑥′𝑥) faudrait-il
appliquer à la plaque au point D tel que
𝑂𝐷 = 𝑑 = 0,1 𝑚 pour que l’équilibre de celle-ci soit assuré ?
4) Dans l’hypothèse où la plaque est en équilibre sous l’action des
cinq forces 𝐴, 𝐵⃗ , 𝐶, 𝐷
⃗ 𝑒𝑡 𝐹𝑂 calculer 𝐹𝑜 et 𝐹𝑜 composantes algébriques de 𝐹𝑂 dans le repère défini par
𝑥 𝑦
la figure3-5.

Réponses exercice 5 :

1) ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐴) = −6,78 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐵⃗ ) = 3,89 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐶 ) = −10 𝑁. 𝑚 ; ℳ ̅̅̅̅̅𝑜 (𝐹𝑂 ) = 0
2) La plaque n’est pas en équilibre car la deuxième équation d’équilibre ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝑜 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = ⃗0 n’est pas
vérifiée. En effet ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐴) + ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 + ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐶 ) + ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐹𝑂 ) = −12,89 𝑁. 𝑚 ≠ 0
⃗ ‖ ≈ 128,9 𝑁 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑐𝑎𝑟 𝐷
3) ‖𝐷 ⃗ = 128,9 𝑖 .
4) 𝐹𝑜𝑥 ≈ 153,65 𝑁 et 𝐹𝑜𝑦 ≈ 91,57 𝑁

21
CHAPITRE 4 :
EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL SOUS l’ACTION DE FORCES COPLANAIRES

I/ EQUILIBRE SOUS L’ACTION DE FORCES COPLANAIRES

1. Forces coplanaires

On dit des forces 𝐹1 , 𝐹2 , 𝐹3 qu’elles sont coplanaires lorsque ces forces sont située dans un même plan.

2. Expression du principe fondamental


Si un système matériel est en équilibre sous l’action d’un système de forces extérieures coplanaires :

- La somme géométrique des forces extérieures est nulle, Σ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0


22
- La somme algébrique des moments des forces extérieures par rapport à l’un des axes
perpendiculaires au plan des forces est nulle. Σ ℳ𝐴𝑧 ⃗⃗⃗⃗
(𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0 A est un point
quelconque du plan des forces
3. Équation algébrique de résolution
𝐹𝑥1 𝐹𝑥2 𝐹𝑥3 𝐹𝑥𝑛
𝐹1 {𝐹 𝐹2 {𝐹 𝐹3 {𝐹 𝐹𝑛 {𝐹
𝑦1 𝑦2 𝑦3 𝑦𝑛
𝟎 𝟎 𝟎 𝟎

𝐅1𝑥 + 𝐅2𝑥 + … … … … … … … … … + 𝐅𝑛𝑥 = 0


Σ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0 ⇒ {
𝐅1𝑦 + 𝐅2𝑦 + … … … … … … . … … . … + 𝐅𝑛𝑦 = 𝟎

0 0 0
ℳ𝐴 (𝐹1 ) { 0 ℳ𝐴 (𝐹2 ) { 0 ℳ𝐴 (𝐹𝑛 ) { 0
𝑁1 𝑁2 𝑁𝑛

Σ ℳ𝐴𝑧 (𝐹
⃗⃗⃗⃗ =0 ⇒ {𝑁1 + 𝑁2 + …………… + 𝑁𝑛 =0
𝑒𝑥𝑡 )

II / APPLICATIONS DU PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA STATIQUE

1 - Équilibre sous l’action de deux forces


• Étude expérimentale
Considérons le système expérimental défini par la figure 4a :

(Figure4a)
(Figure4b)

Isolons le solide (1) et représentons les actions extérieures


exercées sur lui. (Figure 4b).
Le solide (1) est en équilibre si et seulement si :

23
⃗ s’écrit : 𝐴2⁄1 + 𝐵
Σ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 0 ⃗
⃗ 3⁄1 = 0 (1)
{
⃗⃗⃗ ℬ𝓏 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0 s’écrit : ℳℬ𝓏 (𝐴2⁄1 ) + ℳℬ𝓏 (𝐵
Σℳ ⃗ 3⁄1 ) = 0 (2)

⃗ 3⁄1 passe par B donc : ℳℬ𝓏 (𝐵


𝐿e support de 𝐵 ⃗ 3⁄1 ) = 0 (3)

(2) et (3) entrainent : ℳℬ𝓏 (𝐴2⁄1 ) = 0 (4)

Puisque la force 𝐴2⁄1 n’est pas nulle (fil (2), 𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢 ) la relation (4) implique que le support de la force
𝐴2⁄1 passe par B. Comme il passe aussi par A on en déduit que le support de 𝐴2⁄1 est la droite AB.
⃗ 3⁄1 sont directement opposées,
Ce dernier résultat et la relation (1) montrent que les forces 𝐴2⁄1 et 𝐵
d’où :

THEOREME
Si un système matériel est en équilibre sous l’action de deux forces extérieures, ces deux forces sont
diamétralement opposées.

2. Équilibre sous l’action de trois forces


Soit un système matériel en équilibre sous l’action de
⃗ , 𝐶 . (Figure 2A)
trois forces extérieures, 𝐴 , 𝐵
Le principe fondamental de la statique permet d’écrire les
relations :
𝐴 +𝐵 ⃗ + 𝐶 = ⃗0 (1)
⃗⃗⃗ 𝐴 (𝐴 ) + ℳ
ℳ ⃗⃗⃗ 𝐴 (𝐵 ⃗⃗⃗ 𝐴 (𝐶 ) = 0
⃗ )+ℳ (2)
LA définition du moment d’une force par rapport à un point
montre que : ℳ⃗⃗⃗ 𝐴 (𝐴 ) = 0

(Figure2A)
⃗⃗⃗ 𝐴 (𝐵
La relation (2) montre alors que les vecteurs liés :ℳ ⃗⃗⃗ 𝐴
⃗ ) et ℳ
(𝐶 ) sont diamétralement opposés (figure 3A). On en déduit que les
⃗ et 𝐶 sont dans un même plan.
points A, B, C et les vecteurs liés 𝐵

24
La relation (1) implique alors que 𝐴 est aussi dans ce plan. Dès lors, deux cas sont possibles :
𝟏𝒆𝒓 cas : si deux des forces se coupent en I , l’équation des moments en I montre que le support de la
troisième force passe par I.
𝟐𝒆 Cas : si deux des forces sont parallèles, la relation (1) montre
que les trois forces sont parallèles. (Confer Exercice 6 B)

THEOREME
Si un système matériel est en équilibre sous l’action de trois forces
extérieures :
- Ces trois forces sont coplanaires ;
- Dans ce plan, elles sont soit concourantes, soit parallèles.

3 Algorithmes de résolution algébriques et graphiques


3.1 Équilibre sous l’action de trois forces non parallèles (Figure3 A)

➢ Pour déterminer graphiquement la résultante 𝑅⃗𝑐 de deux


forces non parallèles 𝐹𝐴 et 𝐹𝐵 , on construit le parallélogramme dont
les côtés sont les normes des deux forces 𝐹𝐴 et 𝐹𝐵 . La norme de la
résultante 𝑅⃗𝑐 est obtenue en mesurant la distance de la diagonale
convenable.
(Confer : Exercice 2 ; Exercice3 ; Exercice 4 et Exercice9.)
Figure 4-5

3.2 Équilibre sous l’action de trois forces parallèles ; Résultante de deux forces parallèles

➢ Pour déterminer graphiquement la résultante 𝑅⃗𝑐 de deux forces parallèles 𝐹𝐴 et 𝐹𝐵 , on


procède comme suit :
- Permuter les points d’application des deux forces tout en changeant le sens de l’un des vecteurs
déplacés. Soient -𝐹 ′𝐴 et 𝐹 ′𝐵 (ou bien 𝐹 ′𝐴 et −𝐹 ′𝐵 ) les vecteurs déplacés.
- La droite (Δ) qui relie les extrémités des vecteurs déplacés (−𝐹 ′𝐴 et 𝐹 ′𝐵 ) coupe l’axe (A B) au
point d’application C de la résultante 𝑅⃗𝑐 .

25
(Figure 4c) Forces de même sens

- Tracer la parallèle à (Δ) passant par l’extrémité de 𝐹𝐵 (Force dont le vecteur déplacé n’est pas
inversée): Cette droite (D) coupe la parallèle aux forces passant par le point C en C’. La norme de
𝑅⃗𝑐 est donner par la distance (CC’).
- Le sens de 𝑅⃗𝑐 est de C vers C’.

(Figure 4d) Forces de sens contraires

NB : Si le solide est soumis uniquement aux actions −𝑅⃗𝑐 ; 𝐹𝐴 𝑒𝑡 𝐹𝐵 alors il sera en équilibre.
En effet : On a 𝑅⃗𝑐 = 𝐹𝐴 + 𝐹𝐵 ⇒ 𝐹𝐴 + 𝐹𝐵 − 𝑅⃗𝑐 = ⃗0
➢ Pour déterminer analytiquement (par calculs), on résout les relations : ∑ 𝑀 ̅𝐴 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0 (ou
bien ∑ 𝑀 ̅𝐵 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0) et ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0. Pour trouver la distance AC et le module ‖𝑅⃗𝑐 ‖.

(Confer : Exercice 2 ; Exercice3 ; Exercice 4 ; Exercice 8 et Exercice 11)

26
Exercice 1
Une échelle de longueur 20 m de poids 𝑄 = 400 𝑁 est appuyée
contre un mur parfaitement lisse en un point B situé à 16 m du sol
horizontal (voir figure 4-5). Son centre de gravité est situé à 1/3 de
sa longueur à partir du bas. Un homme de poids 𝑃 = 700 𝑁 grimpe
jusqu’ au milieu de l’échelle et s’arrête. On suppose que le sol est
rugueux et que le système reste en équilibre statique.
1) Calculer en degré l’angle α que fait l’échelle avec le sol
horizontal.
2) Représenter les forces extérieures appliquées à l’échelle.
3) Enoncer le principe fondamental de la statique.
Déterminer les réactions 𝑅⃗𝐴 et 𝑅⃗𝐵 aux points de contact de l’échelle
avec le mur et le sol.

Réponses EXERCICE 1 :

𝑶𝑩
1) 𝜶 = 𝑺𝒊𝒏−𝟏 ( ) = 𝟓𝟑, 𝟏𝟑° ;3)
𝑨𝑩
𝟑𝑷+𝟐𝑸
⃗⃗ 𝑩 ‖ = 𝑹𝑩𝒙 =
‖𝑹 = 𝟑𝟔𝟐, 𝟓 𝑵;
𝟔.𝒕𝒂𝒏𝜶
𝑹𝑨𝒙 = −𝑹𝑩𝒙 = 𝟑𝟔𝟐, 𝟓 𝑵
𝑅⃗𝐴 { 𝑹 = 𝑷 + 𝑸 = 𝟏𝟏𝟎𝟎 𝑵
𝑨𝒚
⇒‖𝑅⃗𝐴 ‖ = 1158,19 𝑁

Exercice 2
Une barre AB de masse m = 1 kg et de longueur AB = l = 60 cm
et mobile autour d’un axe horizontal (Figure 4-6)
(Δ) passant par O tel que OA = 10 cm. Cette barre est maintenue
en équilibre par un ressort tendu et un fil qui supporte une charge Q de masse m’= 4 kg. (Figure 4-6)
1. Isoler la barre et représenter les différentes actions mécaniques qui s’exercent sur elle.
2. Déterminer les coordonnées de toutes les actions extérieures qui s’exercent sur la barre dans le repère
(Oxy).
3. Énoncer le principe fondamental de la statique.
4. En étudiant l’équilibre de la barre, déterminer la réaction R de l’axe (Δ) et la tension T du ressort sur
la barre sachant que cette dernière est perpendiculaire à la barre.
Données : g = 10 N/kg ; α = 60°

27
Exercice 3 D
Une potence des feux tricolores est constituée d’une
barre horizontale AB soudée au mat vertical en A.
30°
Le câble CD est accroché au mat en D et à la barre A C
B

en C (voir figure 4-7). Les feux tricolores, de poids


total 𝑃 = 30 𝑁 sont suspendus en B. Le câble CD
soutient la barre en son milieu C. Les poids de la barre
et des câbles sont négligés.
1°) Isoler le câble CD et représenter les forces extérieures
⃗ S’exerçant sur lui.
𝐶 𝑒𝑡 𝐷
2°) a- Isoler la barre AB puis faire le bilan
𝑗
(de préférence, sous forme de tableau) des actions extérieures
s’exerçant sur elle. O 𝑖

b- Calculer la norme des forces 𝐶 𝑒𝑡 𝐷. ⃗


(Figure 4-7)
C- En déduire les composantes 𝑥 𝑒𝑡 𝑦 de la force 𝐴 qu’exerce le
mat sur la barre au point A.
d- Quelle est la norme de 𝐴 ?
e- Déterminer l’angle α formé entre la droite d’action de 𝐴 et la barre horizontale AB.

Exercice 4
Le balancier AC est une tige homogène de poids 𝐺 = 350 𝑑𝑎𝑁.Il est fixé au point 𝐴 à l’aide d’une
articulation et un vérin le manœuvre au point 𝐵. En 𝐶 est accrochée une nacelle de poids 𝑃 = 200 𝑑𝑎𝑁.
Dans la position d’équilibre de la figure 4e, l’axe du vérin fait un angle droit avec le balancier. On donne :
Ɵ = 60° ; 𝐴𝐶 = 7 𝐴𝐵 = 4,20 𝑚 .
A°) Questions de cours :
Choisir la bonne réponse parmi les listes ( 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 ). 𝑦

1) Un solide est en équilibre sous l’action de deux forces si : 𝐶

a- Les deux forces sont concourantes ;


b- Les deux forces sont diamétralement opposées ;
c- Les deux forces sont coplanaires.
2) Un système est en équilibre sous l’action de plusieurs 𝐵

forces extérieures lorsque ces forces ont une somme : Ɵ = 60°


𝐴
a- Vectorielle nulle ; 𝑥
Figure 1
b- Arithmétique nulle
c- Algébrique positive.
B°) Etude de l’équilibre du balancier :
1) Isoler le balancier AC et représenter les actions extérieures exercées sur lui.
2) Déterminer le module de la force 𝐵 ⃗ exercée par le vérin.
3) a- Calculer les composantes 𝐴𝑥 𝑒𝑡 𝐴𝑦 de la réaction 𝐴 de l’articulation.
b- Calculer l’angle d’inclinaison 𝛽 de la force 𝐴 par rapport à l’horizontal.

28
Réponses Exercice 4 :

⃗⃗ ‖ = 𝟕 (𝑮 + 𝟐𝑷). 𝑪𝒐𝒔𝜽 = 𝟏𝟑𝟏𝟐, 𝟓 𝒅𝒂𝑵;


A°) 1b) ; A 2a) ; B 2): ‖𝑩
𝟐

𝑨 = 𝟏𝟏𝟑𝟔, 𝟔𝟓 𝒅𝒂𝑵
⃗⃗ { 𝒙
B°) 3a): 𝑨 3b):𝜷 = −𝟓, 𝟑𝟒°.
𝑨 = −𝟏𝟎𝟔, 𝟐𝟓 𝒅𝒂𝑵;
𝒚

Exercice 5 :

Le godet d’un chargeur de poids 𝑷 = 450 𝑑𝑎𝑁 (matériau y compris) est articulé en au point O. Il est
manœuvré en A par un vérin de masse négligeable. Le godet est en équilibre dans la position de la
figure1.On donne : 𝑂𝐺 = 2250 𝑚𝑚 ; 𝑂𝐴 = 1450 𝑚𝑚 .
L’axe du vérin fait un angle 𝛼 = 60° avec la verticale.
A°) Questions de cours :
1) A quelles conditions un solide est-il en équilibre sous l’action de trois forces non
parallèles ?
2) Répondre par vrai ou faux :
On appelle moment vectoriel d’une force 𝐹 , d’origine M par rapport à un point A, le
vecteur défini par :
a- 𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⋀ 𝐹 ;
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = 𝑀𝐴
(Figure 4f)
b- 𝑀⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = 𝐹 ⋀ 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ;
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
c- 𝑀 𝑂𝑀 ⋀ 𝐹 ; C

⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d- 𝑀 𝐴𝑀 ⋀ 𝐹 ;
A
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
e- 𝑀 𝐴𝑀. 𝐹 ; B
𝐹𝐴
⃗⃗ 𝑂 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
f- 𝑀 𝐴𝑀 ⋀ 𝐹 .

B°) Étude de l’équilibre du godet :


𝐹𝐵
1) Isoler l’ensemble godet-chargement et représenter les actions
extérieures exercées sur lui.

2) Calculer dans le repère orthonormé (O, x, y, z) y

les composantes xA , yA , xG et yG des vecteurs


⃗⃗⃗⃗⃗
OA et ⃗⃗⃗⃗⃗
OG .
G
A
3) Déterminer le module de la force 𝐴 exercée par le
vérin. O

4) En déduire les composantes 𝑅𝑥 𝑒𝑡 𝑅𝑦 de la 980 x


678
réaction 𝑅⃗
de l’articulation. (Figure 1)

5) Calculer l’angle d’inclinaison θ de la force 𝑅⃗ par


Rapport à l’horizontal (o, x).

29
Réponses : EXERCICE 5 :

2) xA = −678; yA = √𝑂𝐴2 − 𝑋𝐴2 =1281,72 ; xG = 980 ;


yG = √𝑂𝐺 2 − XG ² = 2025,36.
𝑋𝐺 .𝑃
3) ‖𝐴‖ = = 3047,34 𝑑𝑎𝑁
𝑌𝐴 𝑆𝑖𝑛𝛼−𝑋𝐴 𝐶𝑜𝑠𝛼
4) 𝑅𝑥 = ‖𝐴‖. 𝑆𝑖𝑛𝛼 = 263,56 𝑑𝑎𝑁 ; 𝑅𝑦 = ‖𝐴‖. 𝐶𝑜𝑠𝛼 + 𝑃 = 602,17 𝑑𝑎𝑁
5) 𝜃 = 66,32°

Exercice 6

A°) Une plaque non pesante (s) est en équilibre sous l’action de trois force 𝐹𝐴 , 𝐹𝐵 et 𝐹𝐶 (Voir figure 4f).
On donne 𝜃 = (𝐹𝐴 ; 𝐹𝐵 ) = 60° ; 𝐹𝐴 = 80 𝑁 ; 𝐹𝐵 = 100 𝑁 .
1°) Construire graphiquement la force 𝐹𝐶 .
(Échelle : 1 cm pour 10 N).
2°) a- Calculer le produit scalaire 𝐹𝐴 . 𝐹𝐵
b- En déduire le module de la force 𝐹𝐶 .

B°) Une barre (FE) de masse négligeable est maintenu en équilibre horizontal par trois actions verticales
⃗ , 𝐸⃗ 𝑒𝑡 𝐹 . (Voir figure 2)
𝐷
1- Déterminer par une construction graphique, le point d’application et la norme de la force 𝐹
appliquée à l’autre extrémité (échelle : 1 cm pour 100 N et 1Cm pour 0,5 m).
2- Quelle est la longueur 𝑙 = 𝐸𝐹 de la barre ?
On donne : 𝐷𝐸 = 1,5 𝑚 ; ‖𝐷 ⃗ ‖ = 500 𝑁 ; ‖𝐸⃗ ‖ = 350 𝑁 .
3- En appliquant le principe fondamental de la statique au point F, retrouver les valeurs de 𝑙 et ‖𝐹 ‖.

Réponses : EXERCICE 6

⃗ 𝑨. 𝑭
A2a) :𝑭 ⃗ 𝑩 = 𝟒𝟎𝟎𝟎 ; : A2b): ‖𝑭
⃗ 𝑪 ‖ = 𝟏𝟓𝟔, 𝟐 𝑵 ; B 3):𝑭𝑬 = 𝒍 = 𝟓 𝒎;
⃗ ‖ = 𝟏𝟓𝟎 𝑵
‖𝑭 ⃗
𝐷

E
D

Figure 2

𝐸

30
Exercice 7
Un opérateur (3) serre l’écrou (1) par l’intermédiaire d’une clé
plate 2. Voir figue 4-8. Pour ce faire, il exerce un effort de 100 N
au point A ; OA = 200 mm et AB = 50 mm
1. Déterminer le moment produit au point O (centre de
l’écrou) par cet effort.
2. Déterminer ce moment si l’opérateur exerçait cet effort
en B.
Réponses EXERCICE 7 : (Figure 4-8)

1) 𝓜 = −𝟐𝟎 𝑵. 𝒎 ; 2) 𝓜 = −𝟐𝟓 𝑵. 𝒎

Exercice 8 :
Un rail homogène, de poids P = 1500 N, repose sur deux appuis
simples A et B tels que AB= 8m. Un chariot supportant une charge
peut se déplacer sur le rail. Lorsque le chariot est en C (AC=2m), une
force Q verticale de valeur 5000 N s’exerce en C. Voir figure 4-9.
Déterminer dans ces conditions, les valeurs des réactions des appuis
en A et en B.

Réponses EXERCICE 8 : (Figure 4-9)

⃗⃗ ‖ = 𝑸.𝑨𝑪 + 𝑷 = 𝟐𝟎𝟎𝟎 𝑵 ;
‖𝑩
𝑨𝑩 𝟐

⃗⃗ ‖ = 𝑸 + 𝑷 − ‖𝑩
‖𝑨 ⃗⃗ ‖ = 𝟒𝟓𝟎𝟎 𝑵

31
Exercice 9 :

Un remonte charge peut être schématisé par la figure 4-10 ci-contre :


− Une poutre homogène OA rigide de poids P = 1000N, mobile autour d’un axe horizontal passant
par O ;
− Un câble BC horizontal soutenant la poutre
− En A est suspendue une charge Q = 1500 N.
1. Faire le bilan des actions extérieures sur la poutre.
2. Etudier l’équilibre de la poutre et déterminer la tension
du câble BC et la réaction de l’axe en O.
Données : OA = 8 m ; OB = 5 m ; α = 30°

Réponses EXERCICE 9 :

𝑹 = −𝑭 = −𝟏𝟖𝟒𝟖 𝑵
2°) ‖𝑭 ⃗ { 𝒙
⃗ ‖ = 𝟏𝟖𝟒𝟖 𝑵 ; ⃗𝑹 ⃗⃗ ⃗⃗
𝑹𝒚 = 𝑷 + 𝑸 = 𝟐𝟓𝟎𝟎 𝑵 ⇒ ‖𝑹‖ = 𝟑𝟏𝟎𝟖, 𝟗 𝑵 ; 𝑹 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒖𝒏 𝒂𝒏𝒈𝒍𝒆

𝜽 = −𝟑𝟔, 𝟒𝟕° 𝒑𝒂𝒓 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 à 𝒍𝒂 𝒗𝒆𝒓𝒕𝒊𝒄𝒂𝒍𝒆.

Exercice 10

Une tige de poids négligeable est encastrée dans un mur ; elle supporte en B une charge de poids de 2500
N. En un point C, milieu de AB, un fil maintient la tige en équilibre. (fig 4-9)
1. Isoler la tige puis représenter les forces qui lui sont appliquées.
2. Faire le bilan de ces forces.
3. Ecrire la condition d’équilibre de la tige.
4. Déterminer les composantes des forces appliquées.
5. Déterminer les expressions des moments par rapport un axe (Az)
perpendiculaire au plan des forces.
6. Déterminer les actions ⃗𝑻𝑪 𝑒𝑡𝑹 ⃗⃗ 𝑨 , respectivement en C et A.
7. Trouver la direction de l’action ⃗𝑹
⃗ 𝑨 exercée en A.
(Figure 4-9)
Réponses EXERCICE 10:

𝟔. ) 𝑻𝒄 = 𝟐. 𝑷. 𝐬𝐢𝐧 𝟓𝟎° = 𝟑𝟖𝟑𝟎, 𝟐𝟎 𝑵;

𝑹 = −𝑻𝒄 . 𝒔𝒊𝒏𝟒𝟎° = −𝟐𝟒𝟔𝟐, 𝟎𝟏 𝑵


⃗ 𝑨 { 𝑨𝒙
⃗𝑹 ⃗⃗
𝑹 = −𝑷 + 𝑻 . 𝒄𝒐𝒔 𝟒𝟎° = 𝟒𝟑𝟒, 𝟏𝟏 𝑵 ⇒ ‖𝑹‖ = 𝟑𝟏𝟎𝟖, 𝟗 𝑵 ;
𝑨𝒚 𝒄
32
Exercice 11 :
La figure 1 représente une grue lestée par un
bloc de béton A. Avant la pose de ce bloc, la
verticale du centre d’inertie G de la grue, quand
elle ne soulève aucune charge, passe à l’intérieur
de l’intervalle entre les deux essieux des roues
porteuses. Le sol (ox) est horizontal. La masse
de la grue est 𝑀𝐺 = 12 𝑡 (𝑡𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠). On utilisera
les données numériques indiquées sur
la figure 1 , exprimées en mètres. La masse du
bloc de béton A est 𝑀𝐴 = 9 𝑡 et la charge de la
grue est 𝑀𝐵 . La grue étant en équilibre, le
support de la résultante des réactions du sol sur
les quatre roues est ⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑐 (elle passe par le milieu C
des essieux).

1- Détermination graphique :

a) Reproduire le graphique de la figure 2 puis déterminer graphiquement (en le complétant) le


poids ⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐵 de la charge et la réaction ⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑐 du sol sur l’ensemble du système.

1 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 1 𝑚
𝐸𝑐ℎ𝑒𝑙𝑙𝑒 { .
1 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 20 𝑘𝑁

33
NB : Toutes les forces sont parallèles entre elles. On désignera par ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑁 la résultante de ⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐴 et
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐵 .

b) Compléter le tableau ci-dessous après l’avoir reproduit sur votre feuille de devoir.

Forces Point Direction Sens Norme


d’application
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐴 A Verticale 90 kN
⃗⃗⃗⃗𝐵
𝑃 B
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐺 G Vers
le bas
⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑐 C

2- Détermination analytique :
a) Enoncer le principe fondamental de la statique.
b) Déterminer par calcul les modules des forces : ⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐵 et ⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑐 .

Réponses EXERCICE 11 :

Forces Point Direction Sens Norme


d’application
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐴 A Verticale Vers 90 kN
le bas
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐵 B Verticale Vers 28,83
le bas kN
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐺 G Verticale Vers 120
le bas kN
⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑐 C Verticale Vers 238,83
le kN
haut

34
CHAPITRE 5 :
ADHERENCE-FROTTEMENT

Objectifs : A la fin de ce cours je dois être capable de :


- Modéliser le phénomène d’adhérence ;
- Déterminer les limites de l’adhérence ;
- Déterminer les actions de contact entre deux solides

Généralités
La technologie peut vouloir :
 REDUIRE les frottements et donc permettre un meilleur rendement dans la transmission des efforts
de la puissance.
Facteurs intervenants : - État de surface (Rugosité)
- Matière (Coussinet : bronze / acier)
- Lubrification (Graissage périodique, barbotage)
- Roulement (Dents de pignons1types de roulements)
- Frottement fluide (Film fluide sous pression)

 REALISER la liaison encastrement entre 2 solides : Collage. (Adhérence à son extrême limite : pas
de mouvement relatif autorisé).

 FREINER le mouvement de glissement.


État de surface .................... Crampons des pneumatiques
Matière ................................ Pneu caoutchouc / asphalte de la route
Matériaux de friction .......... Freins, embrayages

Définitions
Si les 2 surfaces en contact tendent à glisser l'une Si les 2 surfaces en contact glissent l'une par rapport
par rapport à l'autre (sans déplacement) alors on parle à l'autre alors on parle de FROTTEMENT.
d’ADHERENCE.

I. ETUDE DE L’ADHERENCE
1. Mise en évidence du phénomène

La figure 5-1 suivante représente un solide (1) de poids ⃗⃗⃗


𝑃1 en équilibre sur un plan horizontal (2). En B un
crochet permet d’exercer une force par l’intermédiaire d’un fil tendu.

35
(Figure 5-1)

• Considérons le système matériel défini par {(1)} ; Figure 5-2


Analyse des forces extérieures :

- Action à distance ⃗⃗⃗


𝑃1 : Elle est
entièrement connue.
- Action de contact : 𝐴2⁄ c’est la
1
résultante des forces réparties : 𝐴2⁄
1
est entièrement inconnue.
Condition d’équilibre :
Le système matériel {(1)} est en équilibre
sous l’action de deux forces : ⃗⃗⃗
𝑃1 et 𝐴2⁄ . (Figure 5-2)
1
D’après le théorème énoncé au chapitre
précédent, ces deux forces sont diamétralement opposées.

𝐴2⁄ étant diamétralement opposée à ⃗⃗⃗


𝑃1 , elle est perpendiculaire au plan
1
horizontal de contact.
• Considérons Le Système matériel défini par (1)
Analyse des forces extérieures

Action à distance ⃗⃗⃗


𝑃1 : Elle est entièrement connue.
Figure 5-3
Action de contact :
⃗ 3⁄ : C’est l’action du fil tendu (3) sur (1) :
𝐵
1

- Point d’application : le point B


- Direction : support du fil tendu (3) (horizontal),
- Sens : vers la droite,
- Norme : indication du dynamomètre : ||𝐵 ⃗ 3⁄ || connue.
1

𝐴2⁄ : C’est la résultante des forces reparties ;


1

Le système matériel {(1)} est en équilibre sous l’action de trois forces : ⃗⃗⃗ ⃗ 3⁄ et 𝐴2⁄ .
𝑃1 , 𝐵
1 1

36
D’après le théorème énoncé au chapitre précédent, ces trois forces sont dans un même plan ; ⃗⃗⃗ ⃗ 3⁄
𝑃1 , et 𝐵
1
sont sécantes en I . Donc le support de 𝐴2⁄ passe par le point connu I .
1

Condition d’équilibre :

Σ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0 s’écrit : ⃗⃗⃗ ⃗ 3⁄ = ⃗0


𝑃1 + 𝐴2⁄ + 𝐵 (1)
1 1
Σℳ⃗⃗⃗ 𝐼𝓏 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0 (2)
Calculs algébriques :
⃗ 3⁄ || = 0
Proj/Ox de (1) : - ||𝐴2⁄ || sin 𝜃 + ||𝐵
1 1
||𝐴2⁄ ⃗ 3⁄ ||
|| sin 𝜃 = ||𝐵
1 1
⃗⃗⃗1 || + ||𝐴2⁄ ||. cos 𝜃 = 0
Proj/Oy de (1) : - ||𝑃
1
||𝐴2⁄ ||cos 𝜃 = 𝑃1
1
De (3) et (4) on déduit :
⃗ 3 ||
||𝐵 ⁄
tg 𝜃 = 1
⃗⃗⃗⃗1 ||
d’ou 𝜃, et la direction de 𝐴2⁄ .
||𝑃 1
La norme de 𝐴2⁄ est donnée par (3) ou (4)
1
⃗ 3 ||
||𝐵 ⁄ 1
||𝐴2⁄ || = .
1 sin 𝜃
L’action de contact 𝐴2⁄ est donc totalement définie :
1
- son support passe par I connu et fait un angle 𝜃 avec la verticale :
⃗ 3 ||
||𝐵 ⁄ 1
tg 𝜃 = ⃗⃗⃗⃗1 ||
.
||𝑃
- son sens est celui de (2) vers (1).
⃗ 3⁄ || 2 + ||𝑃
- sa norme : ||𝐴2⁄ || = √||𝐵 ⃗⃗⃗1 || 2
1 1
Remarque
On verra au paragraphe 2 qu’il y a ≪ 𝑏𝑎𝑠𝑐𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ≫ lorsque le point d’application A passe à l’extérieur
de la surface de sustentation.

• ⃗ 3⁄ jusqu’au moment où le solide (1) soit sur le point de glisser.


On augmente 𝐵
1

Lorsque le solide (1) se trouve à la limite de l’équilibre, on dit qu’il est en équilibre strict. On désigne par
𝝋𝟎 la valeur limite de 𝜽.
2. Définitions

On appelle angle d’adhérence, l’angle 𝜑𝟎 formé par la


résultante 𝐴2⁄ des actions de contact avec la normale
1

37
au contact dans le cas limite de l’équilibre strict.

Le cône d’adhérence est le cône de demi-angle au sommet 𝜑𝟎


ayant pour axe la perpendiculaire au plan tangent commun
aux surfaces en contact.
Le coefficient d’adhérence 𝒇𝟎 est défini par la relation : 𝒇𝟎 = tg𝜑𝟎 .
On confond quelque fois par abus de langage les dénominations
coefficient d’adhérent et coefficient de frottement.
L’adhérence est un phénomène statique, tandis que le frottement est un
phénomène dynamique. Figure 5-4
Il se trouve cependant que dans la majorité des cas le
coefficient de frottement que l’on étudiera en dynamique est
très voisin de celui d’adhérence. Ceci peut expliquer l’usage
incorrect que l’on en fait en statique.
3. Analyse du contact avec adhérence

• On se propose d’étudier le contact, ponctuel en A, avec


adhérence de deux solides (1) et (2) et 𝑛⃗ la normale en A
au plan P.
• Considérons le système matériel défini par {(2)}

Propriétés :

L’action de contact 𝐴1⁄ se trouve dans le plan formé par la


2
normale 𝑛⃗ et la direction 𝑖 ≪ 𝑡𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑢𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ≫
de (1) par rapport à (2).
Figure 5-5
L’action le contact 𝐴1⁄ se situera toujours à l’intérieur du
2
cône d’adhérence ou à la limite sur le cône d’adhérence (cas
de l’équilibre strict).

L’action de contact 𝐴1⁄ se trouve dans le plan formé par la


2
normale au contact et la direction de la ≪
𝑡𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑢𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ≫ et du côté opposé à la tendance
au mouvement du système étudié (2) par rapport au système
extérieur (1).
NB- Limites de l’adhérence:
Si, A1/2 est à l'intérieur du cône θ < 0 alors le solide (2) est
en équilibre.
Si, A1/2 est sur le cône θ = 0 alors le solide (2) est en
équilibre strict. Figure 5-6

38
Si, A1/2 est à l’extérieur du cône θ > 0 (cas impossible) alors l’Équilibre est impossible ; il y a donc
glissement.

II / EQUILIBRE D’UN SOLIDE REPOSANT SUR UN PLAN HORIZONTAL OU INCLINE


1. Surface de sustentation

On appelle surface de sustentation d’un solide sur un plan la surface délimitée par le lieu d’une droite du
plan qui reste tangente au contour extérieur des zones (ou des points) de contact.
2. Équilibre d’un solide reposant sur un plan incliné

Étude de l’équilibre du solide (1) reposant avec adhérence sur le


plan incliné (2). Considérons le système matériel {(1)}.
Inventaire des forces extérieures :

Action à distance : Poids ⃗⃗⃗


𝑃1 appliqué en 𝐺1 .

Actions de contact : Ensemble des forces ∆𝑓2⁄ reparties sur la


1
surface. Chaque force ∆𝑓2⁄ est inclinée de l’angle 𝜃 par rapport
1
à la normale au point de contact et on sait que 𝜃 ≤ 𝜑𝟎 . Nous
admettrons que l’ensemble des ∆𝑓2⁄ est modélisable par une
1
force unique 𝑅⃗2⁄ inclinée de l’angle 𝜃 par rapport à la normale au plan et
1
telle que 𝜃 ≤ 𝜑𝟎 .

(1) peut être considéré comme soumis à deux forces extérieures ⃗⃗⃗
𝑃1 et 𝑅⃗2⁄
1
. La condition nécessaire pour que (1) soit en équilibre est que ces deux
forces soient diamétralement opposées, d’où :

Les supports de ⃗⃗⃗


𝑃1 et 𝑅⃗2⁄ sont confondus.
1

𝛼 = 0 c’est –à-dire que 𝛼 ≤ 𝜑𝟎 D’où :


THEOREME
Pour qu’un solide reposant avec adhérence sur un plan incliné, et soumis seulement à son poids et à
l’action de ce plan, soit en équilibre, il faut que :
• Le support de son poids passe à l’intérieur de la surface de sustentation.
• L’angle 𝛼 du plan incliné soit inférieur ou égal à l’angle d’adhérence 𝜑𝟎 .

3. NOTION D’ARC- BOUTEMENT


• Définition
Il y a arc-boutement lorsque l’adhérence provoque une impossibilité de mouvement quelle que soit
l’intensité de la force exercée pour produire ce mouvement.

39
Exercice d’application
Une échelle homogène de poids 𝑃 = 120 𝑁 s’appuie contre deux
parois :
Sa partie supérieure A, s’appuie sans adhérence sur la paroi
verticale.
Et sa partie inférieure B, s’appuie sur la paroi horizontale avec
adhérence.
L’échelle forme avec la verticale, un angle 𝛼 = 20°.
1. Isoler l’échelle et faire les bilans des forces.
2. Calculer le module 𝑅𝐴 de la force exercée par la paroi sur
l’échelle en A.
3. En déduire le coefficient d’adhérence 𝑓0 pour que l’échelle
soit en équilibre.
4. Le coefficient d’adhérence est maintenant 𝑓 = 0,4. Un
homme de poids 𝑃′ = 600 𝑁 gravit l’échelle jusqu’au
point A. Calculer les modules des réactions 𝑅′𝐴 en A et 𝑅′𝐵
en B à l’équilibre.
5. Le système serait-il en équilibre ? Justifier la réponse.

Réponses Exercice d’application :

̅ 𝐵 = 0 ⇒ 𝑃.𝐴𝐵 𝑠𝑖𝑛𝛼 − 𝑅𝐴 . 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 0 ⇒ 𝑅𝐴 = 1 𝑃. 𝑡𝑎𝑛 𝛼 = 21,83 𝑁


2°) ∑ ℳ
2 2

𝑅 = 𝑅𝐴 𝑃 =0
⃗ ; les composantes des forces sont : 𝑅⃗𝐴 | 𝐴𝑥
3°) ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 = 0 ; ⃗| 𝑥
𝑃
𝑅𝐴𝑦 = 0 𝑃𝑦 = −𝑃 ;
𝑅𝐵𝑥 = −𝑅𝐵 . sin 𝜑0 𝑅
𝑅⃗𝐵 | 𝑅 = 𝑅 . cos 𝜑 ; d’où : 𝑓𝑜 = 𝐴 = 0,18 ;
𝐵𝑦 𝐵 0 𝑃

̅ 𝐵 = 0 ⇒ 𝑃. (𝐴𝐵) . sin 𝛼 + 𝑃′ . 𝐴𝐵. sin 𝛼 − 𝑅′𝐴 . 𝐴𝐵. cos 𝛼 = 0


4°) ∑ ℳ
2
𝑃
⇒ 𝑅′𝐴 = ( 𝑃′ + ) tan 𝛼 = 240,22 𝑁
2

Calcul de 𝑅 𝐵 :

⃗ ⇒ 𝑅′ 𝐵 = √𝑅′𝐴2 + (𝑃 + 𝑃′ )² = 759 𝑁
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 = 0

5°) Oui, le système est en équilibre car le coefficient d’adhérence du nouveau système est :

40
𝑅′ 𝐴
f ′ = tan 𝜑′ = = 0,33 ≤ 0,40 = 𝑓 .
𝑃+𝑃′

Exercice 1
Soit une échelle (1) non pesante AB de longueur 𝑙 = 4 𝑚.(Figure 5-10). En
A le contact (1)-(3) est un contact avec adhérence de coefficient 𝑓0 =
tan 𝜑0 . Un galet (2) articulé sans adhérence en B permet le guidage de
l’échelle sur les rails (4). Un homme de poids 𝑃 = 800 𝑁 gravit l’échelle de
A vers B. Sa position est définie par : 𝑥 = 𝐴𝑀 avec 0 ≤ 𝑥 ≤ 4.
1) Après avoir considéré le galet (2), étudier l’équilibre strict de (1) et
déterminer jusqu’à quelle valeur 𝑥0 l’homme peut monter si 𝑓0 = 0,2.
2) Quelle est la valeur minimale 𝑓0𝑚𝑖𝑛 de 𝑓0 pour que l’homme puisse
atteindre le point B sans risque de chute.

3) On suppose que 𝑓0 = 𝑓0𝑚𝑖𝑛 ; déterminer les actions de contact 𝐴3⁄1 et


⃗ 2/1 lorsque 𝑥 = 2 𝑚.
𝐵

(Figure 5-10)

Réponses Exercice 1 :

𝑥0 .𝑃
1) ̅ 𝐵 = 0 ⇒ 𝑥0 . 𝑃. cos 𝛼 − 𝐹𝐵 . 𝑙. 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 0 ⇒ 𝐹𝐵 =
∑ℳ
𝑙.𝑡𝑎𝑛𝛼
𝐹𝐵 𝑥0
⃗ ⇒ 𝑡𝑎𝑛𝜑 =
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 = 0 = (1)
𝑃 𝑙. tan 𝛼
A l’équilibre strict, on a 𝑓0 = 𝑡𝑎𝑛𝛼 ⇒ 𝑥0 = 𝑓0 . 𝑙. tan 𝛼 = 1,38 𝑚
1
2) A 𝑓0 = 𝑓0𝑚𝑖𝑛 , 𝑜𝑛 𝑎 𝑥0 = 𝑙 ; 𝑑𝑜𝑛𝑐 (1)𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡: 𝑓0𝑚𝑖𝑛 = = 0,578 ;
tan 𝛼
41
𝑥.𝑃
⃗ 2/1 ‖ =
3) ‖𝐵 2
= 230,94 𝑁; ‖𝐴3⁄1 ‖ = √𝐵2/1 + (𝑃)² = 832,4 𝑁.
𝑙.𝑡𝑎𝑛𝛼

Exercice 2
Le tréteau (Figure5-11) repose sur un plan horizontal (3) et est formé de deux
parties AB et AC articulées en A et de poids 𝑃 = 30 𝑁 appliqué au milieu
de 𝐴𝐵 = 𝐴𝐶 = 𝐿.
Le coefficient d’adhérence avec le plan (3) est égal à 𝑓0 = 0,3.

1) L’ensemble étant symétrique : montrer que les actions de contact 𝐴1/2 et 𝐴2/1
sont horizontales.
(Figure 5-11)
2) On considère le système matériel {(1)}. Faire l’analyse des actions mécaniques
extérieures et calculer la valeur maximale de l’angle 𝛼 pour que l’équilibre soit
possible.
Réponses EXERCICE 2:

𝐴1/2𝑋 = −𝐴2/1𝑋
1) { ⇒ 𝐴1/2 et 𝐴2/1 𝑠𝑜𝑛𝑡 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠; 2) 𝛼 = −30,96°.
𝐴1/2𝑦 = 𝐴2/1𝑦 = 0

42
CHAPITRE 6 :
RECHERCHE DU CENTRE DE GRAVITE D’UN SYSTEME MATERIEL

Objectifs : A la fin de ce chapitre, je dois être capable de :


- Déterminer des centres de gravité des systèmes indéformables ;
- Déterminer des centres de gravité des plaques homogènes.
1) Définition
Le centre de gravité d’un système matériel est l’unique point du système où son poids s’applique.
Mathématiquement c’est le barycentre des parties du système pondérées de leurs masses respectives.

43
2) Centre de gravité de quelques solides homogènes de formes régulières

Plaque triangulaire :
Sphère G est le Point de Cylindre : G est le
homogène : G concours des centre du cylindre
est le Point de médianes.
𝑥𝐴 + 𝑥𝐵 + 𝑥𝐶
concours des 𝑥𝐺 =
⃗⃗⃗⃗⃗ 3
diamètres 𝑂𝐺 ൞ 𝑦𝐴 + 𝑦𝐵 + 𝑦𝐶
𝑦𝐺 =
3

Disque ou anneau
circulaire : G est le
Tige rectiligne
centre du disque
homogène : G
est le milieu de la
tige

(Figure 6-5)

44
Secteur de rayon R et d’angle au sommet 𝜶 = 𝟐 𝜽 : G est
telque :
2𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃
⃗⃗⃗⃗⃗ {𝑥𝐺 = 3𝜃
𝑂𝐺 avec θ en radian.
𝑦𝐺 = 0
(Figure 6-6)

3) Détermination du centre de gravité d’un système matériel


3.1) Détermination graphique du centre d’inertie d’un solide
- Si le solide possède un plan de symétrie (π) alors G est dans le plan de symétrie.
- Si le solide possède un axe de symétrie (Δ) alors G est sur l’axe de symétrie.
- Si le solide possède un point de symétrie O alors G est confondu avec O.
3.2) Détermination du centre d’inertie d’un solide composite par calcul
- Le centre d’inertie G d’un système constitué de 2 solides est donné par : ⃗⃗⃗⃗⃗ 1 +
𝑚1 𝐺𝐺
𝑚2 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐺𝐺2 = ⃗0 (1)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ +𝑚 𝑂𝐺
𝑚 𝑂𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Soit O le centre d’un repère ; on a alors : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = 1 1 2 2 (2)
𝑚1 +𝑚2
- En général, le centre d’inertie G d’un système constitué de n solides est donné par :
⃗⃗⃗⃗⃗ 1 + 𝑚2 𝐺𝐺
𝑚1 𝐺𝐺 ⃗⃗⃗⃗⃗ 2 + ⋯ + 𝑚𝑛 𝐺𝐺
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑛 = 0
⃗ ; (3) avec 𝑛 ∈ ℕ.
𝑚1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺1 +𝑚2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺2+⋯+𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Soit ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = 𝑛 𝑂𝐺𝑛
(4)
𝑚1 +𝑚2+⋯+𝑚𝑛
- La masse d’un évidemment ou d’un trou est affectée d’un signe négatif (−𝑚𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 1 ≤ 𝑖 ≤ 𝑛).

4) Cas particulier d’une plaque homogène d’épaisseur constante.


Pour déterminer le centre d’inertie G d’une plaque homogène quelconque d’épaisseur constante, on
procède comme suit :
- Décomposer sa surface en des figures simples de surfaces : 𝑆1 , 𝑆2 … 𝑆𝑛 . (𝑝𝑜𝑢𝑟 1 ≤ 𝑖 ≤ 𝑛)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 1 +𝑆2 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑆1 𝑂𝐺 𝑂𝐺2+⋯+𝑆 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
- Appliquer la relation : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = 𝑛 𝑂𝐺𝑛
(4 bis)
𝑆1 +𝑆2+⋯+𝑆𝑛

45
Remarque :En coordonnées cartésiennes la relation (4 bis) devient :
(∓𝑆1 )𝑋1 +(∓𝑆2 )𝑥2 +⋯+(∓𝑆𝑛 )𝑥𝑛
𝑥𝐺 = (∓𝑆1 )+(∓𝑆2 )+⋯+(∓𝑆𝑛 )
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 { car la surface d’un évidemment ou d’un trou est affectée d’un
(∓𝑆1 )𝑦1 +(∓𝑆2 )𝑦2 +⋯+(∓𝑆𝑛 )𝑦𝑛
𝑦𝐺 = (∓𝑆1 )+(∓𝑆2 )+⋯+(∓𝑆𝑛 )
signe négatif (−𝑆𝑖 ).

Exercice d’application 1 :

Une barre de longueur 𝐿 = 40 𝑐𝑚 est constituée pour moitié


d’aluminium de masse volumique
Figure 6-1
µ1 = 2,7 𝑔. 𝑐𝑚−3 et pour moitié de cuivre de masse volumique
µ2 = 8,9 𝑔. 𝑐𝑚−3 (Voir figure 6-1).
𝑚
1°) Calculer le rapport 1 des masses d’aluminium et de cuivre.
𝑚2
2°) En déduire la distance OG entre l’extrémité O de la barre et son centre d’inertie G.
3°) Quelle devrait être la masse 𝑚 d’une bille pratiquement ponctuelle qui faudrait coller en O pour que le
nouveau centre d’inertie G’ de l’ensemble soit au milieu de la barre ?
La section de la barre est S = 1cm².

Réponses Exercice d’application 1 :

𝑚1 𝜇1 𝑚1 +3𝑚2
1°) = = 0,303 ; 2°) 𝑂𝐺 = = 25,3 𝑐𝑚 ; 3°) 𝑚 = 61,4 𝑔
𝑚2 µ2 𝑚1 +𝑚2

Exercice d’application 2 :
Dans un disque de carton homogène de masse volumique µ
d’épaisseur e constante, de centre O et de rayon R, on découpe un
disque de centre A et de rayon 𝑅2. (Figure 1)
1°) Déterminer la position du centre d’inertie du croissant ainsi
obtenu.
2°) On colle au croissant, le disque de rayon 𝑅2 de telle sorte que
son centre coïncide avec le point B diamétralement opposé à A.
(Voir figure 2) Déterminer le centre d’inertie G’ du système ainsi obtenu.

Réponses Exercice d’application 2:

1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1°) ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑂′ ; 2°)𝑂𝐺′ 𝑂𝐵 ; 3°) 𝑚 = 61,4 𝑔
3 2

46
Exercice d’application 3 :

Dans une plaque métallique homogène d’épaisseur constante, on découpe


le trapèze schématisé ci-contre. Déterminer graphiquement, puis par calcul
la position du centre
Réponse exercice d’application 3: d’inertie G de la plaque.
1°) Méthode graphique :
Figure 6-3

EXERCICE 1 :

Déterminer par calculs en utilisant le repère ( 𝑜, 𝑥, 𝑦) le


centre de gravité de la plaque 𝐴𝐵𝐶𝐷 homogène et 𝑦

d’épaisseur constante ci-dessous (Figure 6-5). y


𝐵 𝐸 𝐶
Données : 𝐵𝐸 = 𝐸𝐶 = 𝑅 = 1,5 ; 𝐺1
4𝑅
𝑂𝐴 = 𝑂𝐸 = 𝑂𝐷 = 2𝑅 = 3 𝑒𝑡 𝐸𝐺1 =
3𝜋
𝐴
𝑂 𝐷
Réponse EXERCICE 1 : 𝑭𝒊𝒈𝒖𝒓𝒆 𝟐
𝑥

Figure 6-5
𝒙 =𝟎
𝑶𝑮 { 𝑮
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒚𝑮 = 𝟎, 𝟗𝟕

47
EXERCICE 2 :
On considère la plaque surfacique homogène, d’épaisseur
constante dont les mesures sont indiquées sur la figure 6-6.
Elle est constituée d’un demi-cercle C de centre E et d’un
rectangle ACDF percé par un triangle ABC.
1. Déterminer dans le repère (Oxy):
1.1. Les coordonnées du centre de gravité G1 et la surface S1 du
demi-cercle C.
1.2. Les coordonnées du centre de gravité G2 et la surface S2 du
rectangle ACDF.
1.3. Les coordonnées du centre de gravité G3 et la surface S3 du
triangle ABC.
2. En déduire dans le même repère, les coordonnées du centre Figure 6-6 de
gravité G de la plaque ABCDF.

Réponse EXERCICE 2 :

𝒙𝟏 = 𝟎 𝒙𝟐 = 𝟎 𝒙𝟑 = 𝟎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒙𝑮 = 𝟎
𝑶𝑮𝟏 { 𝟏 = 𝟖𝟔, 𝟑𝟒 ;
𝒚 𝑶𝑮𝟐 { 𝟐 = 𝟒𝟎𝟎 ;
𝒚 𝑶𝑮𝟑 { 𝟑 𝟓𝟖𝟑, 𝟑𝟑 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒚 = 𝑶𝑮 {
𝒚𝑮 = 𝟐𝟓𝟒, 𝟗𝟐
𝑺𝟏 = 𝟕𝟎𝟔𝟓𝟎 𝑺𝟐 = 𝟏𝟓𝟎𝟎𝟎𝟎 𝑺𝟑 = 𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎

EXERCICE 3 :
y
Dans une plaque 𝐴𝐵𝐶𝐷𝐸 homogène et d’épaisseur constante, on a E

découpé deux autres plaques : l’une de forme triangulaire IJN et


I
l’autre de forme sectorielle O’KQ.
O’

50 𝑮𝟐

Déterminer par calculs en utilisant le repère ( 𝑜, 𝑥, 𝑦) le centre de


𝑮𝟒
K Q
A J D
N
O
x
gravité de la plaque ainsi obtenue
(Voir Figure 6-7). 120

Données :𝛼 = (𝐾𝑂′𝐺̂4 ) = (𝐺4̂ 𝑂′𝑄) = 30° ;


B C
2𝑟. sin (𝛼) 4𝑅 50 25 75
𝑟 = 𝑂′ 𝐾 = 𝑂′ 𝑄 = 50 ; 𝑅 = 𝑂𝐷 ; 𝑂′𝐺4 = 𝑒𝑡 𝑂𝐺2 =
3𝛼 3𝜋 200

Figure 6-7

48
EXERCICE 4 :
Déterminer la position du centre de gravité de la
plaque suivante dans le repère (𝑂, 𝑥, 𝑦).
Voir la figure 6-8.

Figure 6-8

EXERCICE 5 :
Rechercher les coordonnées du centre
de gravité G de la plaque rectangulaire
chanfreinée et percée d’un trou
circulaire de rayon 𝑟 dont le centre I a
pour coordonnées (a ; b).
Données :𝑎 = 2𝑏 = 4𝑟 = 4
𝑒𝑡 𝑐 = 3
Réponses EXERCICE 5 :

Figure 6-9

𝑆1 𝑋1 − 𝑆2 𝑥2 − 𝑆3 𝑥3 135 ∗ 7,5 − 3,14 ∗ 4 − 4,5 ∗ 1


𝑥𝐺 = 𝑥𝐺 =
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑆1 − 𝑆2 − 𝑆3 135 − 3,14 − 4,5
𝑂𝐺 ⇒ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺
𝑆1 𝑦1 − 𝑆2 𝑦2 − 𝑆3 𝑦3 135 ∗ 4,5 − 3,14 ∗ 2 − 4,5 ∗ 1
𝑦 = 𝑦 =
{ 𝐺 𝑆1 − 𝑆2 − 𝑆3 { 𝐺 135 − 3,14 − 4,5

⃗⃗⃗⃗⃗ { 𝑥𝐺 = 7,8
⇒𝑂𝐺
𝑦𝐺 = 4,68

49
50
Deuxième partie : ENERGIE
MECANIQUE

Chapitre 7 : Mouvement de translation

Chapitre 9 : Mouvement de rotation

Chapitre 10 : Energie potentielle de pesanteur-


énergie mécanique

51
CHAPITRE 7 :
MOUVEMENT DE TRANSLATION : Travail-Puissance-Energie cinétique

Objectifs : A la fin de ce chapitre, je dois être capable de :


- Etudier le mouvement d’un solide ponctuel en chute libre ;
- Déterminer le travail d’une force constante ;
- Appliquer le théorème de l’énergie cinétique en translation.

1) Cinématique- chute libre


1 .1) Vitesse moyenne
Pour un trajet donné, la vitesse moyenne est le
quotient de la distance parcourue par la durée
mise pour la parcourir. Figure 7-1.
1 .2) Vitesse instantanée
La vitesse instantanée en un point M peut être
assimilée à la vitesse moyenne sur très petit
déplacement mm’ autour de M. Figure 7-2
(Figure 7-1)

Le vecteur vitesse instantanée est tangent à


la trajectoire au point considéré(M).
Son sens est celui du mouvement et son
module est sa valeur en ce point.

(Figure 7-2)

52
1 .3) Mouvement de translation
Un solide effectue un mouvement de translation quand tous ses points ont la même vitesse à chaque instant.
a) Mouvement de translation rectiligne

⃗ (𝑡) garde le même support.


Le mouvement de translation est rectiligne si le vecteur vitesse 𝑉
⃗ (𝑡) augmente, ralenti si 𝑉
Le mouvement est accéléré si 𝑉 ⃗ (𝑡) diminue, uniforme si 𝑉
⃗ (𝑡) est constant.

b) Mouvement de translation circulaire


Un solide est en mouvement de translation circulaire si ses points décrivent des cercles de même centre.
1 .4) Chute libre d’un solide sans vitesse initiale
a) Définition de la chute libre

Un solide (S) est en chute libre si la seule force extérieure qui s’exerce sur lui est son poids 𝑃⃗.
b) Mouvement de chute dans l’air
En toute rigueur un solide ne peut être en chute libre
que dans le vide. Dans l’air la chute est pratiquement

⃗ et 𝑅⃗ sont négligeables devant 𝑃⃗.


libre si 𝜋
(Voir figure 7-3). Ce qui veut dire qu’il faut
un solide de masse volumique très supérieure à Figure 7-3

celle de l’air et qui a une vitesse pas trop grande.


c) Etude de la chute libre sans vitesse initiale

53
c1) Dispositif expérimental
On règle la hauteur h de chute de la bille en
déplaçant verticalement le panier capteur.
Lorsque la bille tombe dans le panier, le
chronomètre affiche la durée t de la chute.
Pour chaque valeur de h , on note la durée
correspondante. On obtient ainsi le tableau des
mesures ci-dessous :
𝒉
Calculons le rapport pour chaque couples de
𝒕𝟐
valeurs.
Figure 7-4

h (m) 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1


t (s) 0,318 0,349 0,378 0,404 0,427 0,450
𝒉 4,94 4,93 4,90 4,90 4,94 4,94
𝒕𝟐

Conclusion : Le mouvement n’est pas uniforme ; ℎ est proportionnelle à 𝑡 2 .


1
⇒ℎ = 4,9𝑡 2 ⇒ℎ = 𝑔𝑡 2
2

C2) Lois de chute libre sans vitesse initiale


Le mouvement de chute libre d’un solide sans vitesse initiale est :
- Indépendant de la masse de de l’objet ;
- Un mouvement de translation rectiligne verticale
- Uniformément accéléré d’accélération 𝒈.
C3) Relations de la chute L :
Le mouvement de chute libre sans vitesse initiale est régi par les relations suivantes :
- Vitesse de chute : 𝒗 = 𝒈 ∙ 𝒕
𝟏
- Hauteur de chute : 𝒉 = ∙ 𝒈 ∙ 𝒕𝟐
𝟐
- Relation entre ℎ, 𝑣 et 𝑔 : 𝒗𝟐 = 𝟐𝒈𝒉

2) Travail d’une force constante


Une force est constante quand elle garde la même direction, le même sens et la même intensité.

2.1) Travail d’une force constante sur un déplacement rectiligne


Le travail 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) effectué par la force 𝐹 pour un déplacement
rectiligne 𝐴𝐵 de son point d’application est donné par :
𝑾𝑨𝑩 (𝑭 ⃗)=𝑭 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑭 ∙ 𝑨𝑩 ∙ 𝐜𝐨𝐬 (𝑭
⃗ ∙ 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
⃗ ; 𝑨𝑩
Si 𝑨𝑩 = 𝒍 et (𝑭 ⃗ ; 𝑨𝑩⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜶 alors 𝑾𝑨𝑩 (𝑭 ⃗ ) = 𝑭𝒍𝐜𝐨𝐬𝛂
Conséquences :
- Si 0 ≤ 𝛼 ≤ 90°, nous avons 𝑐𝑜𝑠𝛼 > 0 et 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) > 0 :
Figure 7-5
Le travail est moteur et ⃗𝑭 est une force motrice.
54
⃗ ne travaille pas.
- Si 𝛼 = 90°, nous avons 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 0 et 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) = 0 : 𝑭
- Si 90° ≤ 𝛼 ≤ 180°, nous avons 𝑐𝑜𝑠𝛼 < 0 et 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) < 0 : Le travail est résistant et ⃗𝑭 est une force
résistante.

2.2) Travail d’une force constante lors d’un déplacement


quelconque
a) Expression du travail

⃗ ) = ⃗𝑭 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑾𝑨𝑩 (𝑭 𝑨𝑩
Figure 7-6
Le travail d’une force constante ne dépend pas du chemin suivi, mais
uniquement des positions de départ et d’arrivée de son point d’application.
(figure 7-6)

b) Travail du poids d’un corps



⃗ ⃗ ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑾𝑨𝑩 (𝑷) = ⃗𝑷 𝑨𝑩 = 𝑷 ∙ (𝒛𝑨 − 𝒛𝑩 ) = 𝒎𝒈 ∙ (𝒛𝑨 − 𝒛𝑩 )

Le travail du poids d’un corps est indépendant du chemin suivi.


Il ne dépend que de la différence d’altitude (dénivellation h) des
positions de son centre d’inertie.( figure 7-7)
- Si le corps descend de A vers B (déplacement vers le bas) alors :
𝑾𝑨𝑩 (𝑷 ⃗⃗ ) = 𝑷 ∙ 𝒉 = 𝒎𝒈𝒉
Figure 7-7
- Si le corps monte de A vers B (déplacement vers le haut) alors :
𝑾𝑨𝑩 (𝑷 ⃗⃗ ) = −𝑷 ∙ 𝒉 = −𝒎𝒈𝒉

2.3) Travail effectué par les forces de frottements

𝑅⃗ 𝑅⃗: Réaction du support


𝑅⃗𝑁
⃗𝑹 ⃗ 𝑵 + ⃗𝒇
⃗ = ⃗𝑹
𝐴 𝑅⃗𝑁 : Réaction normale du support
𝐵
𝑓: Force de frottement
𝑣
𝑅⃗𝑇 = 𝑓
𝑾𝑨𝑩 (𝑹 ⃗⃗ ) = 𝑾𝑨𝑩 (𝑹 ⃗ ) = 𝑾𝑨𝑩 (𝒇
⃗⃗⃗⃗⃗𝑵 ) + 𝑾𝑨𝑩 (𝒇 ⃗ ) < 0 car 𝑾𝑨𝑩 (𝑹
⃗⃗⃗⃗⃗𝑵 ) = 𝟎
∆ Par définition le travail effectué par la force sur un trajet quelconque 𝐴𝐵 de frottement se calcule par :
𝑾𝑨𝑩 (𝒇⃗ ) = −𝒇 ∙ 𝑨𝑩 ̂

● Cas d’un déplacement rectiligne ● Cas d’un déplacement circulaire


𝑅⃗ 𝑂
𝑅⃗𝑁 𝐵
𝜃 𝑅⃗𝑁
𝑅⃗
𝐴 𝑣 𝐵
𝑅⃗𝑇 = 𝑓 𝐴 𝑓
̂ = 𝑨𝑩 = 𝒍
𝑨𝑩 ̂ = 𝒓𝜽 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑶𝑨 = 𝑶𝑩 = 𝒓
𝑨𝑩
⃗ ) = −𝒇 ∙ 𝑨𝑩 = −𝒇 ∙ 𝒍
𝑾𝑨𝑩 (𝒇 ⃗ ) = −𝒇𝒓𝜽
𝑾𝑨𝑩 (𝒇

3) Puissance d’une force constante


55
3.1) Puissance moyenne
Une force ⃗𝑭 effectuant un travail 𝑊𝐴𝐵 (𝐹 ) sur un déplacement AB pendant une durée ∆𝑡, développe une
⃗)
𝑾𝑨𝑩 (𝑭
puissance moyenne : 𝑷𝒎 =
∆𝒕

3.2) Puissance instantanée


⃗ à une date t donnée est : 𝑷 = 𝑭
La puissance d’une force 𝑭 ⃗ ∙𝒗
⃗ = 𝑭𝒗𝒄𝒐𝒔(𝒗 ⃗)
⃗ ,𝑭
4) Energie cinétique de translation
4.1) Expression de l’énergie cinétique de translation
L’énergie cinétique d’un solide en mouvement de translation à la vitesse 𝒗
⃗ est définie par :
𝟏
𝑬𝑪 = 𝒎𝒗𝟐
𝟐

3.2) Théorème de l’énergie cinétique

La variation de l’énergie cinétique d’un système entre deux instants est égale à la somme des travaux
effectués entre ces deux instants par les forces extérieures qui s’exercent sur le système.
∆𝑬𝑪 = 𝑬𝑪𝒇 − 𝑬𝑪𝒊 = ∑ 𝑾(𝑭 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒙𝒕 )
𝟏 𝟏
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒎𝒗𝟐𝒇 − 𝒎𝒗𝟐𝒊 = ∑ 𝑾(𝑭 𝒆𝒙𝒕 )
𝟐 𝟐

Exercice 1 Chute libre

I - Un solide en chute libre arrive sur le sol avec une vitesse verticale d’intensité 𝑣 = 15𝑚. 𝑠 −1 . De quelle
hauteur h a-t-il été abandonné ?
II- Une bille d’acier est en chute libre verticale. Sa vitesse vaut 𝑣 = 2,8𝑚. 𝑠 −1 .
1°) De quelle hauteur a-t-elle été lâchée ?
2°) Quelle distance doit-elle encore parcourir pour que sa vitesse soit deux fois plus grande ?
III- Une tige verticale abandonnée sans vitesse initiale tombe en chute libre. Elle passe au cours de sa
chute devant un repère. Sa longueur est 𝑙 = 90 𝑐𝑚. Quand son extrémité inférieure passe devant le repère,
la vitesse de la tige est 𝑣1 = 6,0𝑚. 𝑠 −1.
1°) Quelle est la vitesse 𝑣2 quand son extrémité supérieure passe devant le repère.
2°) Quelle estla durée de passage de la tige devant le repère ? On donne g=9,8 𝑚. 𝑠 −2
IV- On lâche une pierre sans vitesse initiale à 5m au dessus du sol à un instant initial (t = 0). 0,100 seconde
plus tard, on lâche une sonde pierre dans les mêmes conditions.
On néglige la résistance de l’air (g = 9,8 𝑚. 𝑠 −2 ).
1°) Déterminer la date à laquelle la première pierre touche le sol. A quelle distance du sol se trouve alors la
seconde pierre ? Quelle est la vitesse des deux pierres à cette date ?
2°) Exprimer la distance d qui sépare les deux pierres en fonction de la date t lorsque celles-ci sont toutes
deux en chute libre et représenter d = f(t). Que vaut d à l’instant de date t = 0,5s ?

REPONSES EXERCICE 1 :
56
𝒗²
I) 𝒉= = 𝟏𝟏, 𝟐𝟓 𝒎.
𝟐𝒈
𝒗²
II) 𝟏) 𝒉 = = 𝟎, 𝟑𝟗𝟐 𝒎.
𝟐𝒈
𝟑𝒗²
𝟐) 𝒉𝟎 = = 𝟏𝟓𝟔, 𝟒𝟐 𝒎 .
𝟐𝒈

III) 𝟏) 𝒗𝟐 = √𝒗𝟐𝟏 + 𝟐𝒈𝒍 = 𝟕, 𝟑𝟓 𝒎. 𝒔−𝟏


𝒗𝟐 −𝒗𝟏
𝟐) ∆𝒕 = 𝒕𝟐 − 𝒕𝟏 = = 𝟎, 𝟏𝟒 𝒔 .
𝒈
𝟐𝒉𝟏 𝟏 𝟏
IV) 𝟏) 𝒕𝟏 = √ = 𝟎, 𝟑𝟐 𝒔 ; 𝒅 = 𝒈(𝒕𝟐𝟏 − (𝒕𝟏 − ∆𝒕)𝟐 ) = 𝒉𝟏 − 𝒈(𝒕𝟏 − ∆𝒕)𝟐 = 𝟎, 𝟎𝟖𝟐 𝒎 ;
𝒈 𝟐 𝟐
−𝟏 −𝟏
𝒗𝟏 = 𝒈. 𝒕𝟏 = 𝟑, 𝟏𝟗 𝒎. 𝒔 ; 𝒗𝟐 = 𝒈(𝒕𝟏 − ∆𝒕) = 𝟏, 𝟗𝟔 𝒎. 𝒔
𝟏
𝟐) 𝒅(𝒕) = 𝒈(𝒕² − (𝒕 − ∆𝒕)𝟐 ) = 𝟎, 𝟗𝟖. 𝒕 − 𝟎, 𝟒𝟒𝟏 ⇒ 𝒅(𝟎, 𝟓) = 𝟎, 𝟎𝟒𝟗 𝒎
𝟐

Exercice 2

Un solide de masse 𝑚 = 200𝑘𝑔 est tiré sur un plan incliné d’un angle 𝛼 = 15° par rapport à l’horizontal à
l’aide d’un câble qui fait un angle 𝜃 = 8° avec la direction du plan
incliné. (Voir Figure 7-6)
Le solide se déplace à vitesse constante
𝑣 = 0,15𝑚/𝑠. La puissance P dépensée pour réaliser la montée est
constante et égale à 250W. La montée s’effectue avec frottements.
1- Faire le bilan des forces appliquées au solide. Les représenter sur le
schéma.
2- Calculer l’intensité de chacune des forces appliquées au solide. Figure 7-8
3- Calculer le travail effectué par chacune de ces forces pour une
montée de dénivellation ℎ = 15𝑚.
4- Calculer la puissance de chacune de ces forces.

Exercice 3

Un solide de masse 𝑚 = 200𝑔 est lâché sans vitesse initiale d’un point 𝐴. Voir figure 7-7.
On donne :
𝑨𝑩 = 𝒍 = 𝟏𝒎 ; 𝜶 = 𝟔𝟎° ; 𝑶𝑩 = 𝑶𝑪 = 𝑶𝑫 = 𝒓 = 𝟐𝟎𝒄𝒎 et 𝒈 = 𝟏𝟎𝑵/𝒌𝒈.
1- On suppose que les frottements sont négligeables. Calculer les
vitesses 𝑣𝐵 , 𝑣𝐶 et 𝑣𝐷 respectivement aux points B, C et D
2- En réalité la vitesse en D est la moitié de celle calculer dans
la question précédente.
a) L’hypothèse de la question 1- sur les forces de frottement est-elle
vérifiée ?
b) Calculer le travail effectué par les forces de frottement supposées
constantes et s’exerçant sur tout le trajet. Figure 7-9
c) En déduire l’intensité 𝑓 de ces forces de frottement.
57
Exercice 4

Un solide (S) de masse m = 100g de dimension négligeable, peut glisser dans une gouttière ABD dont le
plan de symétrie est vertical et qui est formée d’une partie inclinée AD et d’une partie circulaire DB de
rayon r = 50 cm. Prendre g=9,8N.kg-1.
1°) Énoncer le théorème de l’énergie cinétique.
2°) Le solide (S) est abandonné en A sans vitesse initiale. Les
frottements sont négligeables.
a.) Représenter les forces exercées sur (S) entre A et D.
b.) Déterminer la vitesse de (S) en D en fonction de g, r et α.
c. Pour quelle valeur de α cette vitesse est maximale. Figure 7-10
d.) Calculer la valeur de cette vitesse maximale.
3°a.) Déterminer la vitesse de (S) en M, un point de 𝐸B, en fonction de g, r et θ.
b.) A quel niveau remonterait le solide (S) avant de redescendre ?
4°) En réalité, les forces de frottement existent et sont équivalentes à une force 𝑓 de sens opposé au
mouvement de (S) sur le trajet ABD. Le solide abandonné en A sans vitesse initiale remonte jusqu’en C tel
que (𝐶𝑂𝐵) =β=30°.
a. ) Représenter les forces exercées sur (S) en un point M’ situé entre A et D.
b.) Calculer le travail des forces de frottement entre A et C. En déduire la valeur moyenne 𝑓 de ces
frottements en prenant (𝐴𝑂𝐷) = α = 60°.

REPONSES EXERCICE 4 :

⃗ 𝒆𝒙𝒕 ) ; 2°b) 𝑽𝑫 = √𝟐𝒈. 𝒓. 𝒔𝒊𝒏 𝜶 ; ; 2°c) 𝜶 = 𝟗𝟎° ⇒ 𝑽𝑫𝒎𝒂𝒙 = √𝟐𝒈. 𝒓 ;


1°) ∆𝑬𝒄 = ∑ 𝑾(𝑭
2°d) 𝑽𝑫𝒎𝒂𝒙 = 𝟑𝟏, 𝟏𝟑 𝒎. 𝒔−𝟏 ; 3°a) 𝑽𝑴 = √𝟐𝒈. 𝒓. 𝒄𝒐𝒔 𝜽 ; 3°b) En B ;
⃗⃗⃗⃗ = −𝒎𝒈𝒓 𝒔𝒊𝒏 𝜶 ⇒ 𝒇 = 𝒎 𝒈 𝒓 𝒔𝒊𝒏 𝜷
⃗ ) = −𝑾𝑨→𝑩 (𝑷)
4°b) 𝑾(𝒇
𝒓 (𝒄𝒐𝒕𝒂𝒏𝜶−𝜷−𝜶+𝝅)

58
Exercice 5
1°) Questions de cours :
a- Enoncer le théorème de l’énergie cinétique. A
b- Choisir la bonne réponse parmi la liste :
L’énergie cinétique d’un solide ponctuel de r
−1 B
masse 𝑚 = 50 𝐾𝑔 se déplaçant à 20 𝐾𝑚. ℎ est : 𝑦 Ɵ
𝑂2
b1- 𝐸𝐶 = 771,6 𝐾𝐽 ; 𝑂1
Ɵ
b2- 𝐸𝐶 =771,6 mJ ; 2r ⃗𝐸
𝑉

b3- 𝐸𝐶 =77,16 J ; d
b4- 𝐸𝐶 =771,6 J. E

c- Répondre par vrai ou faux : Distance CD = r

c1- Le travail d’un ensemble de forces réparties, de


somme constante, agissant sur un solide en r
C D
translation est égal au produit scalaire du vecteur
somme des forces par le vecteur déplacement du (Figure 1)
solide.
c2- Le travail d’une force de moment par rapport à
un axe fixe est égal au produit de ce moment par l’angle de rotation.
c3- L’énergie cinétique d’un rotor d’alternateur de moment d’inertie égal à 5735 kg.m2, tournant à
3000tr.min-1 est 𝐸𝐶 = 2,83.105 𝐽
c4- Une pierre de masse 70 g est lancée vers le haut et atteint en un point M d’altitude 20 m. L’énergie
potentielle de la pierre en M dans le champ de pesanteur 𝑔 = 10 𝑚. 𝑠 −2 par rapport au sol est :
𝐸𝑃𝑀 = 14 𝐽.

2°) Un chariot de masse m = 200 g de dimension négligeable est mobile sans frottement sur une piste
située dans un plan vertical. La piste est formée de (voir figure1):
- Une partie circulaire AB de centre O1, de rayon r = 0,8 m et d’angle 𝜃 = (𝐴𝑂̂ 1 𝐵 ) = 60°;
- Une partie rectiligne horizontal CD se raccordant tangentiellement à DE ; distance CD = r = 0,8 m;
- Une partie circulaire DE, de centre O2, de rayon
R = 2r = 1,6 m et d’angle au sommet 𝜃 = 60° . La position du mobile M sur la partie AB est repérée par
l’angle 𝛼 = (𝐴𝑂 ̂ 1 𝑀 ) avec 0 ≤ 𝛼 ≤ 𝜃. On donne g = 10 m.s .
-2

Le chariot est abandonné sans vitesse en A.


a- Déterminer en fonction de r, 𝛼 et g la vitesse 𝑉𝑀 du chariot en un point M de la portion AB.

59
b- Calculer numériquement la vitesse 𝑉𝐵 .
c- Exprimer la vitesse 𝑉𝐸 au point E en fonction de g et de la dénivellation 𝑦 entre A et E.

3°) On fixe 𝑦 = 1,44 𝑚.


a- Calculer les vitesses du chariot en E puis en D et C.
b- Le système de freinage du chariot ne peut fonctionner que sur la portion horizontale CD. Calculer le
module de la force de freinage constante 𝑓 qu’il faut appliquer entre C et D pour que le chariot
s’immobilise en D.

REPONSES EXERCICE 5 :

2a°) 𝑽𝑴 = √𝟐𝒈. 𝒓. (𝟏 − 𝒄𝒐𝒔 𝜶) ; 2b°) 𝑽𝑩 = √𝟐𝒈. 𝒓. (𝟏 − 𝒄𝒐𝒔 𝜽) = 𝟐, 𝟖 𝒎. 𝒔−𝟏 ;

𝑽𝑫 = √𝑽𝟐𝑬 + 𝟒𝒈. 𝒓. (𝟏 − 𝒄𝒐𝒔 𝜽) =: 𝟏𝟏𝟏, 𝟗 𝒎. 𝒔−𝟏 ; 3a°) 𝑽𝑪 = 𝑽𝑫 = 𝟏𝟏, 𝟗 𝒎. 𝒔−𝟏 ;

𝒎 𝑽𝟐𝑪
3b°) 𝒇 = = 𝟏𝟓𝟔𝟓, 𝟐 𝑵
𝟐𝒓

Exercice 6
Une piste située dans un plan vertical est formée de trois parties : AB inclinée d’un angle α = 60°, BC
horizontale et CD inclinée d’un angle β = 30°. AB = 1,5 m ; BC = 2,5 m ; BE = 1,5 m et CD = 2m. Sur tout
le long de cette piste, les forces de frottements sont
équivalentes à une force unique constante f = 1N.
Voir figure 7-13.
1°) Deux chariots S1 et S2 de masse m1 = 200g et
m2 = 300 g sont lâchés simultanément sans vitesse
initiale respective au point A et D.
a. Calculer les vitesses de S1 au passage du point B Figure 7-13
et de S2 au passage du point C.
b. Quelle distance S1 et S2 parcourent-ils sur la piste BC avant de s’arrêter ?
c. Montrer qu’il ne se produit pas de collision entre S1 et S2 sur la piste horizontale BC.
2°) Les chariots S1 et S2 sont maintenant lancés de leur position initiale avec des vitesses v0 et v0′ de façon
qu’ils se rencontrent sur la piste BC au point E où se produit un choc élastique « de plein fouet » (la piste
BC est orientée de B vers C). Le chariot S1 passe au point B avec une vitesse vB = 5m/s. Le chariot S2
passe au point C avec une vitesse vC = 3,5m/s.
a. Calculer v0 et v0′.
60
b. Déterminer les vitesses de S1 et S2 au point E avant le choc. Soit 𝑉̅1 et 𝑉̅2 les vitesses algébriques
respectives de S1 et S2 après le choc.
c. Ecrire les relations de conservation de quantité de mouvement et de l’énergie cinétique du système au
cours du choc élastique.
d. En déduire 𝑉̅1 et 𝑉̅2 .
3°) Quelle remarque pouvez-vous faire concernant le mouvement des deux chariots après le choc ? On
donne : g =10N/kg.

61
CORRECTION EXERCICE 6 :

62
63
Chapitre 8 :
A/ OXYDATION – REDUCTION
COUPLES OXYDANT/REDUCTEUR

o Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :
- Définir : un oxydant, un réducteur, une oxydation, une réduction et une réaction d’oxydoréduction.
- Ecrire une réaction d’oxydation, une réaction de réduction et une réaction d’oxydoréduction.
- Expliquer l’action de solution d’acide chlorhydrique et d’acide sulfurique sur certains métaux et
pas sur d’autres.
- Prévoir la réaction entre un oxydant et un réducteur.

I- Exemples de réactions d’oxydoréduction

1- Quelques définitions
* Un oxydant est une espèce chimique qui gagne (capte) un ou plusieurs électrons.
* Un réducteur est une espèce chimique qui cède (perd) un ou plusieurs électrons.
* Une oxydation est une perte d’électrons par un réducteur.
* Une réduction est un gain d’électrons par un oxydant.
* Une réaction d’oxydoréduction est un transfert d’électrons entre un oxydant et un réducteur. Au cours
de cette réaction, il y a simultanément oxydation et réduction.

2- Action d’une solution d’acide chlorhydrique et d’acide sulfurique sur certains métaux
a) Expérience
Solution de HCl ou H2 SO4 diluée

H2 H2 H2

Tube 1 Tube 2 Tube 3 Tube 4 Tube 5


Zinc Fer Aluminium cuivre Argent
b) Observations
* Les solutions d’acide chlorhydrique (HCl) et d’acide sulfurique (H2 SO4 ) diluées sont sans action sur le
cuivre et l’argent.
* Par contre ces solution réagissent avec les métaux comme le zinc, le fer, l’aluminium… en produisant
un dégagement de dihydrogène et une formation de cations métalliques Zn2+ , Fe2+ , Al3+ …

c) Interprétations
o Les métaux Zn, Fe et Al subissent chacun une oxydation et passent à l’état d’ions métalliques Zn2+ ,
Fe2+ et Al3+ . Les demi-équations électroniques sont :

Zn → Zn2+ + 2e−
Fe → Fe2+ + 2e−
Al → Al3+ + 3e−

64
o Les électrons cédés sont captés par les ions hydroniums H3 O+ de la solution acide qui se réduisent
en
dihydrogène selon les demi-équations électroniques :

2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O


o On en déduit donc les équations bilans des réactions observées dans les tubes :
1 Zn → Zn2+ + 2e−
* Tube 1
1 2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O
Zn + 2H3 O+ → Zn2+ + H2 + 2H2 O
*Tube 2 1 Fe → Fe2+ + 2e−
1 2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O
Fe + 2H3 O+ → Fe2+ + H2 + 2H2 O
* Tube 3 2 Al → Al3+ + 3e−
3 2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O
2Al + 6H3 O+ → 2Al3+ + 3H2 + 6H2 O
3- Réaction entre un ion métallique et un métal

a) Actions des ions cuivre II sur le métal fer

Limaille de fer

Solution verte d’ions Fe2+


Solution bleue de Dépôt rougeâtre
sulfate de cuivre de cuivre
(Cu2+ + SO2−
4 )

o Demi-équations électroniques

Cu2+ + 2e− → Cu
Fe → Fe2+ + 2e−

o Equation bilan de la réaction

Cu2+ + Fe → Cu + Fe2+

o On peut mettre en évidence la formation d’ions Fe2+ avec la soude par formation d’un précipité
verdâtre d’hydroxyde de fer II de formule Fe(OH)2 .

Fe2+ + 2OH− → Fe(OH)2

NB : La réaction entre les ions Fe2+ et le métal Cuest impossible.

Fe2+ + Cu →impossible

65
b) Action des ions Ag + sur le métal cuivre
Barre de cuivre

Dépôt d’argent métallique


Solution de Solution
o Demi-équations électroniques
nitrate d’argent devenue bleue
(Ag + + NO−
3)
Cu → Cu2+ + 2e−
Ag + + 2e− → Ag

o Equation bilan de la réaction


1 Cu → Cu2+ + 2e−
2 Ag + + e− → Ag
Cu + 2Ag + → Cu2+ + 2Ag
La couleur bleue de la solution témoigne de la présence des ions Cu2+ qui donnent un précipité bleu
d’hydroxyde de cuivre avec la soude.

NB : Les ions Cu2+ sont sans action sur le métal argent.

Cu2+ + Ag → Impossible

4- Réaction d’oxydoréduction
Lors d’une réaction d’oxydoréduction il y a réduction de l’oxydant par le réducteur et oxydation du
réducteur par l’oxydant. Oxydation

2Ag + + Cu 2Ag + Cu2+

Réduction

66
II- Prévision des réactions d’oxydoréduction

1- Notion de couple oxydant/réducteur


- Dans certaines conditions les ions Cu2+ peuvent se transformer en cuivre métallique Cu.
- Dans d’autres conditions le métal cuivre peut s’oxyder en ion cuivre Cu2+ .
Les deux espèces Cu2+ et Cu forment un couple oxydant/réducteur ou couple redox noté Cu2+ /Cu ; la
demi-équation associée s’écrit :
Cu2+ + 2e− ⇌ Cu

Autres exemples de couples redox

Ag + /Ag ⇒ Ag + + e− ⇄ Ag
Zn2+ /Zn ⇒ Zn2+ + 2e− ⇄ Zn
2+
Fe /Fe ⇒ Fe2+ + 2e− ⇄ Fe
Pb2+ /Pb ⇒ Pb2+ + 2e− ⇄ Pb
3+
Al /Al ⇒ Al3+ + 3e− ⇄ Al
H3 O+ /H2 ⇒ 2H3 O+ + 2e− ⇄ H2 + 2H2 O
− −
NO3 /NO ⇒ NO3 + 4H3 O+ + 3e− ⇄ NO + 6H2 O

2- Classification qualitative des couples oxydant/réducteur

a) Classification des couples Cu2+ /Cu, Ag + /Ag et Fe2+ /Fe

o Classification des couples Cu2+ /Cu et Fe2+ /Fe


L’action des ions Cu2+ sur le fer se traduit par l’équation
bilan :

Cu2+ + Fe → Cu + Fe2+

La réaction inverse étant impossible on en déduit que :


* Cu2+ est plus oxydant que Fe2+ ;
* Fe est plus réducteur que Cu ;
D’où la classification :

67
o Classification des couples Cu2+ /Cu et Ag + /Ag
L’action d’une solution aqueuse de nitrate d’argent (Ag + + NO−
3 ) sur
le métal cuivre se traduit par l’équation bilan :
Cu + 2Ag + → Cu2+ + 2Ag

La réaction inverse étant impossible on en déduit que :


* Ag + est plus oxydant que Cu2+ ;
* Cu est plus réducteur que Ag;

D’où la classification :

b) Généralisation

3- Prévision des réactions d’oxydoréduction

* Entre deux couples redox la réaction naturelle est celle de


l’oxydant le plus fort sur le réducteur le plus fort : c’est la règle de
gamma.

Exples : Couples Pb2+ /Pb etAl3+ /Al.

Pb2+ Pb
3 2+
Pb + 2e− → Pb
3+
2 Al → Al + 3e−
Al3+ Al
2+ 3+
3Pb + 2Al → 3Pb + 2Al

68
* Les métaux des couples situés au-dessous du couple H3 O+ /H2 sont oxydés par l’ion hydronium H3 O+
avec dégagement du dihydrogène H2 . Ces métaux peuvent donc réagir naturellement avec des solutions
aqueuses d’acide chlorhydrique ou d’acide sulfurique.
Par contre les métaux des couples situés au-dessus du couple H3 O+ /H2 sont inattaquables par l’acide
chlorhydrique ou l’acide sulfurique.

Exercice 1

1°) En vous servant de la Réponses Exercice 1:


classification électrochimique,
prévoir la réaction entre les
couples redox suivants :
a.) Ag+ /Ag et Ni2+/Ni ;
b. ) Ag+ /Ag et Hg2+/Hg ; c.)
Pb2+ /Pb et Zn2+/Zn ; d.)Hg2+ /Hg
et Fe2+/Fe ; e.Hg2+ /Hg et
Cu2+/Cu.
2°) Dites si les réactions
suivantes sont possibles.
Compléter la réaction dans le cas
où elle est possible.
a.) Zn2+ + Cu →
b.) Al3+ + Mg →
c.) Sn + Cu2+ →
d.) Pb2+ + Au →

Exercice 2

69
20 ml d’une solution d’acide
chlorhydrique sont mis en Réponses Exercice 2 :
présence de 0,1g de zinc. On
recueille, en fin de réaction ;
11,4 cm3 de dihydrogène
gazeux, mesurés dans les
conditions normales de
température et de pression,
puis on sépare le zinc restant
de la solution.
1°) Ecrire l’équation-bilan
de la réaction.
2°) Calculer la masse du
zinc restant.
3°) Calculer la concentration
des ions Zn2+ dans la solution.
4°) Quel volume de solution d’hydroxyde de sodium à 0,5 mol.l-1 serait nécessaire pour transformer tous
les ions Zn2+ en précipité d’hydroxyde de zinc ?
5° Que se passerait-il si on ajoute encore de l’hydroxyde de sodium ?

Exercice 3

70
10 g d’un mélange Réponses Exercice 3 :
d’aluminium et de fer
sont oxydés par une
solution d’acide
chlorhydrique de
volume V=250ml.
1°) Ecrire les demi-
équations électroniques
et les équations-bilan
des réactions.
2°) Sachant que les
concentrations des ions
Al3+ et Fe2+ en solution
sont égales lorsque
l’acide a totalement
oxydé les deux métaux,
calculer la masse de
chaque métal dans
l’échantillon. En
déduire le volume de
dihydrogène dégagé
(conditions normales) et
la quantité minimale
d’acide chlorhydrique
utilisé.
3°) Quelle est la concentration minimale de l’acide à utiliser ?

Exercice 4

71
On verse 1,4g de poudre de Réponses Exercice 4:
fer dans 100 ml d’une
solution d’acide
chlorhydrique de
concentration 1mol.l-1 et on
attend que la réaction soit
complètement terminée.
1°) Ecrire l’équation-bilan
de la réaction.
2°) Calculer le volume de
gaz qui se dégagé.
3°) Faire l’inventaire de
tous les ions présents en fin
de réaction et calculer leurs
concentrations en mol.l-1.
4°) On prélève à l’aide
d’une pipette, 20 ml de cette
solution : on ajoute à ce
prélèvement une solution
d’hydroxyde de sodium titrée a 1mol.l-1 jusqu’à ce que le pH soit égal à 7. A ce stade de l’expérience, on
n’observe aucun précipité. Quel volume V1 de solution d’hydroxyde de sodium a-t-il fallu verser ?
5°) Quel nouveau volume V2 de solution de d’hydroxyde de sodium faudrait-il ajouter pour précipiter sous
forme d’hydroxyde, tous les ions Fe2+ présents dans la prise d’essai de 20 ml ? Quelle est la couleur de ce
précipité ?

B/ PILES ET POTENTIELS
D’OXYDOREDUCTION
72
● Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :
- Décrire une pile électrochimique et expliquer son fonctionnement.
- Définir le potentiel d’oxydoréduction d’un couple oxydant/réducteur.
- Prévoir la réaction naturelle pouvant se produire entre deux couples oxydant/réducteur donnés à partir des
potentiels standards.
- Déterminer la polarité et la force électromotrice d’une pile à partir des potentiels standards.

I- Réaction d’oxydoréduction au sein d’une pile


1- Etude de la pile Daniell ou pile Zinc/Cuivre
a) Schéma et description de la pile Daniell
Pont salin
Lame de Zinc (K + + Cl− ) Lame de cuivre
Zn Cu

Solution de sulfate Solution de sulfate


de zinc de cuivre
(Zn2+ + SO2− 4 ) (Cu2+ + SO2− 4 )

La pile Daniell est constituée de deux parties :


* Un bécher contenant une solution aqueuse de sulfate de zinc (Zn2+ + SO2− 4 ) dans laquelle plonge une lame de
𝟐+
zinc. L’ensemble constitue la demi-pile 𝐙𝐧 /𝐙𝐧.
* Un bécher contenant une solution aqueuse de sulfate de cuivre II (Cu2+ + SO2−4 ) dans laquelle plonge une lame de
cuivre. L’ensemble constitue la demi-pile 𝐂𝐮𝟐+ /𝐂𝐮.
* Les deux lames métalliques constituent les électrodes de la pile. Les couples redox mis en jeu sont : Zn2+ /Zn et
Cu2+ /Cu.
NB : Le pont salin contient une solution de chlorure de potassium (K + + Cl− ). Il assure le contact électrique entre
les deux solutions.

b) Caractéristiques de la pile
* Pôle positif : Electrode de cuivre.
* Pôle négatif : Electrode de zinc.
* Force électromotrice f.e.m. de la pile : 𝐄 = 𝐕𝐂𝐮 − 𝐕𝐙𝐧 ⇒𝐄 = 𝐄𝐙𝐧/𝐜𝐮 = 𝟏, 𝟏𝟎𝐕.

c) Fonctionnement de la pile Daniell


* Les réactions aux électrodes lorsque la pile fonctionne sont :
- Au pôle négatif, il y a oxydation du métal zinc en ions Zn2+ .
73
𝐙𝐧 → 𝐙𝐧𝟐+ + 𝟐𝐞−
Il se produit donc une diminution de la masse de l’électrode de zinc alors que la concentration des ions Zn2+ augmente
- Au pôle positif, il y a réduction des ions Cu2+ en cuivre.
𝐂𝐮𝟐+ + 𝟐𝐞− → 𝐂𝐮
Il se produit une augmentation de la masse de l’électrode de cuivre alors que la concentration des ionsCu2+ diminue.
* Le bilan de fonctionnement de la pile Daniell se traduit par l’équation-bilan suivante :
𝐙𝐧 + 𝐂𝐮𝟐+ → 𝐙𝐧𝟐+ + 𝐂𝐮
* Par convention, on représente la pile Daniell de la façon suivante :

Zn ∣ Zn2+ ⋮⋮ Cu2+ ∣ Cu
NB : Le pont salin permet, grâce à un double courant ionique, d’assurer la neutralité électrique dans chaque demi-pile.
Il envoie des cations dans le bécher du pôle positif et des anions dans le bécher du pôle négatif.

2- Généralisation
On peut faire fonctionner des piles de type Daniell avec d’autres couples oxydant/réducteur. Dans tous les cas :
- Le pôle positif de la pile est constitué du métal le moins réducteur.
- Le pôle négatif de la pile est constitué du métal le plus réducteur.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une réduction au pôle positif et une oxydation au
pôle négatif.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une augmentation de masse de l’électrode se
trouvant au pôle positif et une diminution de masse de l’électrode se trouvant au pôle négatif.

II- Potentiel d’oxydoréduction


1- Potentiel normal d’oxydoréduction d’un couple 𝑴𝒏+ / 𝑴 :
𝑬𝟎 (𝑴𝒏+ / 𝑴 )
Ce potentiel correspond à la différence de potentiel
mesurée aux bornes de la pile Pt/𝐻2 /𝐻3 𝑂+ ⋱⋱ 𝑴𝒏+ / 𝑴
Le potentiel normal d’oxydoréduction du couple 𝑀𝑛+ / 𝑀 est le
potentiel de l’électrode 𝑀 utilisé dans les conditions standard
([𝑀𝑛+ ] = 1𝑚𝑜𝑙/𝑙 ; 𝑃𝑔𝑎𝑧 =1bar) par rapport à l’ESH (Electrode
Standard à Hydrogène) : 𝑬𝟎 (𝑴𝒏+ / 𝑴) = 𝑽𝑴 − 𝑽𝑬𝑺𝑯

74
2- Classification électrochimique quantitative
* Chaque couple oxydant/réducteur (Ox/red) donné est caractérisé
°
par son potentiel noté Eox/red et qui s’exprime en volt (V).
* Plus un oxydant est fort plus le potentiel redox du couple
auquel il appartient est élevé.
* Plus un réducteur est fort plus le potentiel redox du couple
auquel il appartient est faible.

3-Prévision des réactions naturelles pouvant se produire


entre deux couples oxydant/réducteur donnés
* La seule réaction naturelle possible entre deux couples
oxydant/réducteur est celle de l’oxydant appartenant au
couple de potentiel le plus élevé et du réducteur appartenant
au couple de potentiel le plus bas.
* Une réaction d’oxydoréduction peut être considérée comme
totale si la différence des potentiels d’oxydoréduction des deux
couples intervenant dans la réaction est supérieure ou égale à
0,3V.
4- Détermination de la polarité et de la force électromotrice
d’une pile
* Le pôle positif de la pile est constitué par l’électrode du
couple de plus haut potentiel et le pôle négatif par l’électrode
du couple de plus bas potentiel.
* La force électromotrice E de la pile est égale à la différence entre le potentiel d’oxydoréduction du couple
intervenant au pôle positif et le potentiel d’oxydoréduction du couple intervenant au pôle négatif.
° °
E = E(couple borne +) − E(couple borne−)

75
Exercice 1 Réponses Exercice 1 :

1°Préciser la polarité des piles


suivantes : Fe /Fe2+//Ag+/ Ag ;
Zn/Zn2+//Cu2+/ Cu ;
Cu/Cu2+//Ag+/ Ag ;
Fe/Fe2+//Pb2+/Pb
2°a.) On considère une pile
constituée par les couples
redox Zn2+/Zn et Ag+/ Ag.
Quel est le métal qui s’use au
cours du fonctionnement de
cette pile ? Pourquoi ?
b.) Soit m la masse du métal
qui s’use ; exprimer la quantité Q d’électricité susceptible d’être fournie par cette pile au cours de son
fonctionnement, en fonction de m.
On donne les potentiels normaux : E°(Cu2+/Cu) = 0,34V; E°(Ag+/Ag) = 0,80V;
E°(Zn2+/Zn) = -0,76 V ; E°(Fe2+/Fe) = -0,44V
E°(Pb2+/Pb) = -0,13V Réponses Exercice 2 :

Exercice 2

1°) Un tortillon de cuivre est décapé puis


pesé : sa masse est de 1,30g. Il est ensuite
totalement immergé dans 100 cm3 d’une
solution de nitrate d’argent à 0,50 mol.l-1.
Ecrire les demi-équations électroniques
associées aux deux couples ci-dessus et
déduire l’équation bilan ?
2°a.) La réaction est-elle totale ? Justifier.
b.) Calculer les quantités (en mol) de réactifs
mis en présence et la masse des solides
présents lorsque la réaction est terminée.
c.) Calculer les quantités en (mol) des ions
présents dans la solution finale et en déduire
leur concentration molaire.
3°) On ajoute à cette solution finale de
l’hydroxyde de sodium. Calculer la masse du précipité bleu qui se forme. On donne en g.mol-1: Mcu = 63,5;
MAg = 108; On donne les potentiels normaux:
E°(Cu2+/Cu) = 0,34 V; E° (Ag+/Ag) = 0,80V

76
Exercice 3
On réalise une pile avec les couples oxydoréducteurs Fe2+/Fe et Mg2+/Mg. On donne E°(Fe2+/Fe) = 0,44V ;
E°(Mg2+/Mg) = −2,34V.
1°) Représenter par un schéma cette pile et préciser sa polarité.
2°a.) Écrire les demi-équations électroniques des couples mis en jeu.
b.) En déduire l’équation
bilan de la réaction ayant Réponses Exo 3 :
lieu quand la pile débite.
3°) Calculer sa force
électromotrice E1 (la
température est de 25°C,
les concentrations
molaires valent 1mol.l-1).
4°) Lorsque cette pile est
insérée dans un circuit,
elle débite un courant
d’intensité constante
I=50mA. La masse de
l’une des électrodes
diminue de Δm=50mg.
a.) De quelle électrode s’agit-il ?
b.) Calculer le temps nécessaire à cette diminution de masse. Données : NA=6,02.1023mol-1; e=1,6.10-19C
; M(Mg)=24,3g.mol-1 ; M(Fe)=56g.mol-1.

77
Exercice 4

Deux béchers contiennent l’une une solution de sulfate de nickel de concentration molaire 1mol.l-1, l’autre
une solution de sulfate de cuivre de concentration molaire 1,02 mol.l-1. On plonge dans le premier bécher
une lame de nickel, dans le deuxième une lame de cuivre. On associe les deux demi-piles à l’aide d’un pont
électrolytique. Les potentiels normaux des couples Ni2+/Ni et Cu2+/Cu sont respectivement -0,25V et
0,34V. Les volumes des deux solutions sont égaux à 50ml.

1°a.) Faire le schéma de cette pile en précisant les pôles.

b.) Déterminer la f.é.m. de la pile.

2°) La pile débite un courant


d’intensité pratiquement Réponses Exercice 4 :
constante I = 60mA.

a.) Au bout de quel temps la


concentration molaire [Cu2+]
sera-t-elle égale à 1mol.l-1?

b.) Quelle sera alors la


concentration molaire [Ni2+]
?

c.) Pendant cette durée t, la


masse des électrodes
augmente de Δm. De quelle
électrode s’agit-il ? Calculer
l’augmentation de masse Δm.

d.) Pendant cette durée, la


f.é.m. reste pratiquement constante. Quelle est l’énergie chimique transformée en énergie électrique
pendant cette durée ? Données : NA.e = 96500C.mol-1. ; en g.mol-1 MH=1 ; MO=16 ; MS = 32; MCu=63,5 ;
MNi = 58,7.

78
C/ DOSAGE D’OXYDOREDUCTION

● Objectifs pédagogiques :
A la fin de ce chapitre je dois doit être capable de :
- Ecrire la demi-équation électronique et l’équation-bilan de la réaction de l’acide nitrique sur le cuivre.
- Ecrire et exploiter l’équation-bilan de la réaction de dosage des ions Cu2+ par les ions permanganate
𝑀𝑛𝑂𝟒− .
- Ecrire et exploiter l’équation-bilan de la réaction de dosage de l’éthanol par une solution acidifiée de
dichromate de potassium (2𝐾 + + 𝐶𝑟2 𝑂72− ).
- Ecrire et exploiter l’équation-bilan de la réaction de dosage d’une solution de diiode par une solution
d’ions thiosulfate 𝑆2 𝑂32− .
I- Réaction de l’acide nitrique sur le cuivre

Acide nitrique NO incolore


(H3 O+ + NO− Vapeurs rousses
3)
de NO2

Tournure de Solution bleue Acide nitrique


des ions Cu2+ Tournure de (H3 O+ + NO−
cuivre 3)
cuivre
Oxydation du cuivre par l’acide Oxydation du cuivre par l’acide
nitrique à l’air nitrique à l’abri de l’air

NB : L’expérience réalisée à l’abri de l’air montre que le gaz dégagé est le monoxyde d’azote NO qui, au
contact du dioxygène de l’air, se transforme en NO2 .
● Demi-équations électroniques
* Oxydation du cuivre en ionsCu2+ .
Cu → Cu2+ + 2e−
* Réduction des ions nitrate NO−
3 en monoxyde d’azote NO.

NO− + −
3 + 4H3 O + 3e → NO + 6H2 O
● Equation-bilan de la réaction produite
3 Cu → Cu2+ + 2e−
2 NO−
3 + 4H3 O+ + 3e− → NO + 6H2 O
3Cu + 2NO−
3 + 8H3 O
+
→ 3Cu2+ + 2NO + 12H2 O
Cette équation montre que les ions nitrate ne peuvent oxyder qu’en milieu acide. Ce sont pourtant les ions
nitrate qui ont oxydé le cuivre.
NB : Les couples redox mis en jeu dans cette réaction sont :
°
- Cu2+ /Cu : ECu 2+ /Cu = +0,34V.
°
- NO−
3 /NO : ENO−3 /NO
= +0,96V

79
II- Dosage des ions Cu2+ par les ions permanganate MnO−
𝟒
On introduit progressivement la solution de permanganate de potassium
(K + + MnO− 𝟒 ) dans la solution verte de sulfate de
Solution de permanganate de
fer II (Fe + SO2−
2+
4 ). Le milieu réactionnel a une couleur − jaune
potassium (K + + MnO𝟒 )
tant c0 = 0,02mol/𝑙 et𝑣0 =?
qu’il reste des ions Fe2+ pour consommer les ions
permanganate
MnO− 𝟒 . Lorsque le mélange devient rose les ions MnO4

introduit en
excès par rapport à l’équivalence ne sont plus consonnés :
la réaction redox est donc achevée. Solution acidifiée de sulfate
de fer II (Fe2+ + SO2−4 )
cr =? et𝑣𝑟 = 10𝑚𝑙
● Equation bilan de la réaction de dosage
Les couples redox mis en jeu dans cette réaction d’oxydoréduction sont :
° − °
Fe3+ /Fe2+ : EFe3+ /Fe2+ = +0,77V et MnO𝟒 /Mn
𝟐+
: EMnO−
/Mn𝟐+
= +1,51V.
𝟒

5 Fe2+ → Fe3+ + e−
1 MnO− + −
𝟒 + 8H3 O + 5e → Mn
𝟐+
+ 12H2 O
5Fe2+ + MnO−
𝟒 + 8H3 O
+

→ 5Fe3+ + Mn𝟐+ + 12H O


● Exploitation des résultats
* Calcul de la concentration cr de la solution de sulfate de fer II.
𝐧 𝟐+ 𝐧𝐌𝐧𝐎−
A l’équivalence on a : 𝐅𝐞 = 𝟒
⇒𝐧𝐅𝐞𝟐+ = 𝟓𝐧𝐌𝐧𝐎−𝟒
𝟓 𝟏
𝒗𝟎
Or, nMnO−4 = c0 ∙ 𝑣0 etnFe2+ = cr ∙ 𝑣𝑟 ⇔𝐜𝐫 ∙ 𝒗𝒓 = 𝟓 ∙ 𝐜𝟎 ∙ 𝒗𝟎 d’où 𝐜𝐫 = 𝟓𝐜𝟎 ∙
𝒗𝒓

* Application numérique
A l’équivalence 𝑣0 = 10,5𝑚𝑙 on en déduit que :𝐜𝐫 = 𝟎, 𝟏𝟎𝟓𝐦𝐨𝐥/𝒍
NB : L’ion permanganate en milieu acide est très utilisé pour effectuer des dosages d’oxydoréduction :
c’est la manganimétrie.

III- Dosage de l’éthanol par une solution acidifiée de dichromate de potassium (2K + + Cr2 O𝟐−
𝟕 )

A l’équivalence la solution contenue dans le bécher prend une


teinte verte caractéristique des ions Cr 3+ .
Solution acidifiée de dichromate
● Les couples oxydant/réducteur mis en jeu dans cette réaction
de potassium (2K + + Cr2 O𝟐−𝟕 )
sont :
3+ ° c0 =? et𝑣0 =?
- Cr2 O𝟐−
𝟕 /Cr : ECr O𝟐− /Cr3+
= +1,33V ;
2 𝟕
°
- CH3 COOH/CH3 CH2 OH : ECH 2 COOH/CH3 CH2 OH
= +0,03V .
● Equation-bilan de la réaction de dosage
3 CH3 CH2 OH + 5H2 O → CH3 COOH + 4H3 O+ + 4e− Ethanol
2
𝟐− + − 3+
Cr2 O𝟕 + 14H3 O + 6e → 2Cr + 12H2 O c r = 0,3mol/𝑙 et𝑣𝑟 = 10𝑚𝑙
● Calcul de la concentration c0 de la solution de dichromate de potassium.
3CH3 CH2 OH + 2Cr2 O𝟐− 𝟕
+ 16H3 O+ → 3CH3 COOH + 4Cr 3+ + 27H2 O
80
𝐧
Cr2 O𝟐− 𝐧CH3 CH2 OH
A l’équivalence on a : 𝟕
= ⇒𝟑𝐧Cr2 O𝟐− = 𝟐𝐧CH3CH2OH
𝟐 𝟑 𝟕
𝟐 𝒗𝒓
Or, nCr2 O2− = c0 ∙ 𝑣0 et nCH3CH2OH = cr ∙ 𝑣𝑟 donc 𝟑𝐜𝟎 ∙ 𝒗𝟎 = 𝟐𝐜𝐫 ∙ 𝒗𝒓 d’où 𝐜𝟎 = 𝐜𝐫 ∙
7 𝟑 𝒗𝟎
2 10
AN : 𝑣0 = 10m𝑙 donc c0 = ∙ 0,3 ∙ ⇒c0 = 0,45mol/𝑙.
3 10

IV- Dosage d’une solution de diiodepar une solution d’ions thiosulfate 𝐒𝟐 𝐎𝟐−
𝟑
● L’équivalence est obtenue (le diiode a été entièrement
consommé) lorsque la solution contenue dans le bécher Solution de thiosulfate de sodium
devient incolore. (2Na+ + S2 O𝟐−𝟑 )
● Les couples oxydant/réducteur mis en jeu dans cette réaction cr = 0,1mol/𝑙 et𝑣𝑟 =?
sont :
- I2 /I − : EI°2/I− = +0,54V ;
°
- S4 O2− 2−
6 /S2 O3 : ES4 O2− /S2 O2− = +0,08V .
6 3

Solution brune de diiodeI2


● Equation-bilan de la réaction de dosage c0 =? et𝑣0 = 20m𝑙
1 2S2 O2−
3 → S4 O2−
6 + 2e

1 I2 + 2e− → 2I −

I2 + 2S2 O2−
3 → 2I − + S4 O2−
6

● Calcul de la concentration c0 de la solution de dichromate de potassium.


𝐧I2 𝐧S O2−
A l’équivalence on a : = 2 3
⇒𝟐𝐧I2 = 𝐧S2O2−
𝟏 𝟐 3
𝟏 𝒗𝒓
Or, nI2 = c0 ∙ 𝑣0 et nS2O2− = cr ∙ 𝑣𝑟 donc 𝟐𝐜𝟎 ∙ 𝒗𝟎 = 𝐜𝐫 ∙ 𝒗𝒓 d’où 𝐜𝟎 = 𝐜𝐫 ∙
3 𝟐 𝒗𝟎
1 8
AN : 𝑣𝑟 = 8m𝑙 donc c0 = ∙ 0,1 ∙ ⇒c0 = 0,02mol/𝑙.
2 20

NB : Le diiode est très utilisé dans les dosages d’oxydoréduction : c’est l’iodométrie.

V- Généralisation
* Doser une solution c’est déterminer sa concentration.
Il nécessite l’observation de l’équivalence. On met alors à profit l’observation de l’équivalence.
* Il existe de nombreux dosages d’oxydoréduction. Pour déterminer la concentration de l’espèce
cherchée, il suffit de :
- écrire l’équation-bilan de la réaction qui a lieu ;
- chercher la relation entre les quantités de matière des espèces ayant réagi ;
- exprimer ces quantités de matière en fonction des concentrations et des volumes des réactifs.

* Conditions expérimentales
• Opérer en milieu très acide car en milieu neutre ou peu acide, la réduction des ions 𝑀𝑛 𝑂4− est
complexe et donne un mélange d’oxydes de manganèse 𝑀𝑛 𝑂2 , 𝑀𝑛2 𝑂3 ….
• Ne pas utiliser l’acide chlorhydrique pour acidifier le milieu car les ions 𝐶𝑙 − sont oxydés par
𝑀𝑛 𝑂4−
• Ne pas utiliser non plus l’acide nitrique pour acidifier le milieu réactionnel car 𝑁𝑂3− peux oxyder
les ions 𝐹𝑒 2+ modifiant aussi la concentration en ion 𝐹𝑒 2+ ; le dosage sera faussé.
• Utiliser l’acide sulfurique pour acidifier le milieu réactionnel.

81
Exercice 1
On donne : E°(Cl2/Cl-)=1,36V ; E°(Br2/Br-)=1,08V ; E°(I2/I-)=0,62 V.
1°) Que se passe-t-il si l’on mélange des solutions :
a.) d’iodure de potassium et de dichlore ?
b.) de bromure de potassium et de diiode ?
c.) d’iodure de potassium et de
dibrome ? Réponses Exercice 1 :
2°) Ecrire, le cas échant,
l’équation-bilan des réactions.

Exercice 2
1°) L’éthanol peut s’oxyder en
éthanal et l’éthanal en acide
éthanoïque
a.) Ecrivez les deux couples redox
correspondants b.) Ecrivez les
demi-équations relatives à ces
deux couples. Réponses Exo 2 et 3 :
c.) Ecrivez les réactions de l’ion MnO4
-
, en milieu acide sur l’éthanol, puis sur
l’éthanal.
2° Situez les deux couples étudiés en a./
par rapport au couple lié à MnO4 - .

Exercice 3
L’éthanol peut être oxydé en acide
éthanoïque par une solution de
dichromate de potassium suffisamment
concentrée et acidifiée par l’acide
sulfurique.
1°) Etablir la demi-équation
électronique associée au couple
CH3COOH/CH3CH2OH
2°) Donner l’équation-bilan de la
réaction.
3°) Quelle masse de dichromate de
potassium faut-il utiliser pour oxyder
totalement 0,2 mol d’éthanol en acide
éthanoïque.

82
CHAPITRE 9 :
MOUVEMENT DE ROTATION : Travail-Puissance-Energie cinétique

Objectifs : A la fin de ce chapitre, je dois être capable de :


- Calculer le moment d’inertie d’un solide ;
- Déterminer le travail d’un couple de forces constantes ;
- Appliquer le théorème de l’énergie cinétique en rotation autour d’un axe.
- Etudier le mouvement d’un solide qui roule sans glisser.
1) Rappels
1.1) Vitesse angulaire
Un point matériel est animé de mouvement circulaire si sa trajectoire est un
cercle ou un arc de cercle.
a- Vitesse angulaire moyenne.
La vitesse angulaire moyenne entre deux instants 𝑡1 et 𝑡2 a pour
𝜽𝟐 −𝜽𝟏
expression : 𝝎 = (1) (Figure 8-1)
𝒕𝟐 −𝒕𝟏

b- Vitesse angulaire instantanée. Figure 8-1


la vitesse angulaire instantanée est la vitesse angulaire entre deux dates
voisines de la date considérée.(Figure 8-2) (C’est la dérivée de l’angle
balayé par la durée du balayage).
𝜕𝜃 𝜕𝜃 = 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑏𝑎𝑙𝑎𝑦é 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡
⍵= { ′ .
𝜕𝑡 𝑙 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑣𝑎𝑙𝑙𝑒𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑡𝑟è𝑠 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 𝜕𝑡

Un mouvement de rotation est uniforme lorsque la vitesse angulaire est Figure 8-2
constante.
𝞱−𝜽𝟎
La relation (1) devient pour 𝑡1 = 0 𝑒𝑡 𝑡2 = 𝑡: 𝝎 = ⟹ 𝞱 = 𝝎𝒕 + 𝜽𝟎
𝒕−𝟎

c- Période et fréquence
Un mouvement est périodique s’il se reproduit identique à lui-même à intervalle de temps égaux.
Remarque : Pour un mouvement circulaire et uniforme, la durée d’un tour correspond à une période.
2𝜋
Dans ce cas on a :2𝜋 = 𝜔. 𝑇 ⇒ 𝑇 = .
𝜔
1
La fréquence est le nombre de tours effectué en une seconde : 𝑁 =
𝑇

83
̂ ′
𝑀𝑀 𝜕𝜃
La vitesse linéaire est : 𝑣 = = 𝑅. ⇒ 𝑣 = 𝑅. ⍵
𝜕𝑡 𝜕𝑡

2) Travail et puissance d’une force


2.1) Travail d’une force appliquée à un solide en rotation

Soit 𝐹 une force appliquée en M d’un solide en rotation. Supposons que le solide
̂ ′ soit
tourne d’un angle très petit 𝜕𝜃 de sorte que l’arc de cercle 𝑀𝑀
confondu à un déplacement rectiligne ⃗⃗⃗
𝜕𝑙 de même direction que 𝐹 .
⃗⃗⃗ = 𝐹. 𝜕𝑙 or 𝜕𝑙 = 𝑅. 𝜕𝜃 ⇒
Le travail élémentaire s’exprime par : 𝜕𝑊 = 𝐹 . 𝜕𝑙 𝜕𝑊 =
𝐹. 𝑅. 𝜕𝜃
̅ 𝑜 (𝐹 ) = 𝐹. 𝑅 alors 𝜕𝑊 = ̅̅̅̅̅
Comme le moment de la force est : ℳ ℳ𝑜 (𝐹 ) . 𝜕𝜃
Figure 8-3
Signe :
̅ 𝑜 (𝐹 ) 𝑒𝑡 𝜕𝜃 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚ê𝑚𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒.
𝜕𝑊 > 0 𝑠𝑖 ℳ

̅ 𝑜 (𝐹 ) 𝑒𝑡 𝜕𝜃 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠.


𝜕𝑊 < 0 𝑠𝑖 ℳ

Théorème : Le travail entre les instants 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 d’un système de forces extérieures agissant sur un solide
en rotation autour d’un axe (oz) est égal au produit de la somme des moments de ces forces par rapport à
l’axe (oz) par la différence des abscisses angulaires (𝜃2 − 𝜃1 ) du solide dans le repère fixe (o,x,y,z).
̅ 𝑜𝑧 (𝐹1 ) + ℳ
𝑊12 = [ℳ ̅ 𝑜𝑧 (𝐹2 ) + ⋯ + ℳ
̅ 𝑜𝑧 (𝐹𝑛 )](𝜃2 − 𝜃1 ).

̅ lors d’une rotation finie d’angle 𝜃 a pour


Remarque : Le travail 𝑊 d’une force de moment constant ℳ
ℳ̅ 𝑒𝑛 𝑁𝑒𝑤𝑡𝑜𝑛. 𝑚è𝑡𝑟𝑒
expression : 𝑊 = ℳ̅ .𝜃 { 𝜃 𝑒𝑛 𝑟𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛
𝑊 𝑒𝑛 𝑗𝑜𝑢𝑙𝑒

2.2) Puissance d’une force appliquée à un solide en rotation


• La puissance moyenne développée par une force appliquée en M d’un solide en rotation est le
𝑊
rapport du travail 𝑊 par la durée 𝑡 mise pour effectuer 𝑊 : 𝑃𝑚 =
𝑡

84
𝜕𝑊
• La puissance instantanée s’exprime par : 𝑃 = ̅ 𝑜 . 𝜕𝜃 = ℳ
=ℳ ̅ 𝑜. 𝜔
𝜕𝑡 𝜕𝑡

3) Energie cinétique de rotation


Soit un solide (1) en mouvement de rotation autour de l’axe fixe (oz) du
⃗ est tel que :
repère (ℛ) : (O, x, y, z) (Figure 8-4). Le vecteur rotation 𝛺
⃗ = 𝜔. 𝑘⃗ ; Une particule élémentaire de masse 𝑚𝑖 a pour vitesse
𝛺
instantanée 𝑣𝑖 par rapport à (ℛ).
1
L’énergie cinétique du solide s’exprime par :𝐸𝐶 = ∑𝑛𝑖=1 𝑚𝑖 𝑣𝑖2
2

Désignons par 𝑟𝑖 la distance de la particule élémentaire à l’axe de rotation.


On sait que : 𝑣𝑖 = 𝜔. 𝑟𝑖
Figure 8-4
1
D’où : 𝐸𝐶 = 𝜔2 ∑𝑛𝑖=1 𝑚𝑖 𝑟𝑖2 .
2

Par définition, la quantité ∑𝑛𝑖=1 𝑚𝑖 𝑟𝑖2 étendue à toutes les particules élémentaires du solide (donc au solide
lui-même) est appelée moment d’inertie du solide par rapport à l’axe (Oz).

On note : 𝐽𝑂𝑧 = ∑𝑛𝑖=1 𝑚𝑖 𝑟𝑖2 .

𝐽𝑂𝑧 𝑒𝑛 𝐾𝑔. 𝑚2
𝟏
On a alors : 𝑬𝑪 = 𝑱𝑶𝒛 . 𝝎𝟐 {𝜔 𝑒𝑛 𝑟𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛
𝟐
𝐸𝐶 𝑒𝑛 𝐽𝑜𝑢𝑙𝑒

4) Moment d’inertie d’un solide par rapport à un axe

Figure8-5
• Point matériel en rotation autour de l’axe (Oz) (Figure 8-5) :
𝑱𝑶𝒛 = 𝒎. 𝒓𝟐
• Cylindre plein de révolution (Disque) de masse 𝑴 et de rayon 𝑹 (Figure
𝟏
8-5) : 𝑱𝑶𝒛 = . 𝑴. 𝑹𝟐
𝟐

Figure8-6
• Cylindre creux d’épaisseur faible par rapport à son rayon ( Anneau
circulaire) (Figure 8-7) : 𝑱𝑶𝒛 = 𝑴. 𝑹𝟐

Figure8-7

85
• Barre rectiligne (poutre) (Figure 8-8) . Une barre homogène de section
constante, de masse M, de centre de gravité G et de longueur 𝑙 . Cette barre
tourne autour d’un axe (Oz) passant par g et perpendiculaire au segment 𝐺1 𝐺2
lieu des centre de gravité des sections :
𝟏
𝑱𝑶𝒛 = . 𝑴. 𝒍𝟐
𝟏𝟐
𝟐
• Sphère pleine et homogène (boule) : 𝑱𝑶𝒛 = . 𝑴. 𝑹𝟐 Figure8-7
𝟓

• Théorème de Huygens (Figure8-9)

Le moment d’inertie d’un solide, par rapport à un axe


quelconque (Oz) est égal à la somme du moment d’inertie de ce
solide par rapport à l’axe (Gz) parallèle au précédent et passant
par le centre de gravité et du produit de la masse du solide par le
carré de la distance des deux axes.
𝑱𝑶𝒛 = 𝑱𝑮𝒛 + 𝑴. 𝑑 𝟐
Figure8-9
5) Théorème de l’énergie cinétique généralisé :
La variation de l’énergie cinétique entre deux instants d’un solide en rotation autour d’un axe fixe est
égale à la somme des travaux des forces et des couples de forces extérieures qui s’exercent sur le solide
entre ces deux instants :∆𝐸𝑐 = ∑ 𝑊(𝐹𝑒𝑥𝑡 )

Remarque : Si le solide roule sans glisser alors son énergie cinétique est la somme de l’énergie
cinétique de rotation et de l’énergie cinétique de translation de son centre de gravité G :
𝟏
𝐸𝑐𝑅𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑱𝑶𝒛 . 𝝎𝟐
𝟐
𝐸𝑐 = 𝐸𝑐𝑅𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝐸𝑐𝑇𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 { 𝟏
𝐸𝑐𝑇𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑴. 𝒗𝟐𝑮
𝟐

Exercice 1 :

Un treuil est constitué de deux cylindres solidaires de rayons


𝑅1 = 10 𝑐𝑚 𝑒𝑡 𝑅2 = 20 𝑐𝑚 sur lesquels sont enroulées des cordes. Ce treuil
permet de soulever une charge de masse 𝑚 = 40 𝑘𝑔. (Figure 8-10). La charge
est soulevée à une vitesse constante de 10 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 .
1) Calculer la norme de la force 𝐹 qu’il faut exercer pour soulever la charge à
vitesse constante.
2) Déterminer l’angle 𝜃 dont a tourné le treuil lorsque la charge est soulevée
de 10 𝑚 et calculer le travail 𝑊 de la force 𝐹 .
Figure 8-10
3) Calculer la puissance 𝒫 de la force 𝐹 et celle du poids.

Réponses Exercice 1 :

1) F =200 N ; 2) 𝜃 ≈ 100 𝑟𝑎𝑑 ; 𝑊 = 4 𝑘𝐽 ; 3) 𝒫 = 400 w.

86
Exercice 2 :
On considère un volant cylindrique homogène et sa vis. La pièce formant
écrou est prise comme repère. (Figure 8-11). Le pas de la vis est
𝑎 = 18 𝑚𝑚/𝑡𝑜𝑢𝑟. La vitesse angulaire du volant est 𝜔 = 6.28 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 .
1) Calculer la vitesse 𝑣 de translation du volant suivant l’axe (z’,z).
2) Le rayon du volant est 𝑅 = 40 𝑐𝑚. En négligeant la masse de la vis
𝐸𝑐𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
devant celle du volant, calculer le rapport 𝜆 = des énergies
𝐸𝑐𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
cinétiques de rotation et de translation du volant ; puis conclure.
Figure 8-11
Réponses Exercice 2 :

𝑎.𝜔 2𝑅2 .𝜋2


1) 𝑣 = ; 2) 𝜆 = = 9,75. 103
2𝜋 𝑎2

Exercice 3 :
Un système d’engrenages est constitué par deux disques de rayons
𝑅1 = 10 𝑐𝑚 𝑒𝑡 𝑅2 = 20 𝑐𝑚. (Figure 8-12) La roue (1) est soumise au
couple de moments ℳ1 = 10 𝑁. 𝑚 et tourne à la fréquence de 20
tours/min.
1) Calculer Les vitesses angulaires 𝜔1 𝑒𝑡 𝜔2 en 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 .
Figure 8-12
2) Calculer la valeur du couple ℳ2 .
3) Comparer les puissances 𝒫1 𝑒𝑡 𝒫2 générées par les couples ℳ1 𝑒𝑡 ℳ2 .
4) a- Qu’Appelle-t-on « rapport d’engrenage » ?
b- En utilisant les résultats des questions précédentes, expliquer la fonction « levier de vitesses » des
véhicules automobiles.
Réponses :

Exercice 4 :

87
Un volant (1) de diamètre 𝐷 = 40 𝑐𝑚 repose par deux tourillons de diamètre 𝑑 = 10 𝑐𝑚 sur deux rails
(2).(Figure 8-13). On fait rouler sans glisser le volant sur les
⃗ 𝑂1/2 ‖ = 0,1 𝑚/𝑠 la norme du vecteur vitesse du
rails. Soit ‖𝑉
point O à l’instant 𝑡.
Déterminer à cet instant :
1) Le centre instantané de rotation du mouvement plan de (1)
par rapport à (2) et la vitesse angulaire 𝜔1/2 .
2) Les vecteurs vitesse 𝑉 ⃗ 𝐴 1/2 , 𝑉
⃗ 𝐵 1/2 , 𝑉
⃗ 𝐶 1/2 , 𝑉
⃗ 𝐷 1/2 et 𝑉
⃗ 𝐷 1/2

Figure 8-13
Réponses Exercice 4 :

1) 𝐿𝑒 𝑐. 𝑖. 𝑟. est le point A; 𝜔1/2 = 2 𝑟𝑎𝑑/𝑠 ;


2) ‖𝑉⃗ 𝐴 1/2 ‖ = 0 ; ‖𝑉⃗ 𝐵 1/2 ‖ = 0,2 𝑚/𝑠 ;
⃗ 𝐶 1/2 ‖ = 0,3 𝑚/𝑠 ; ‖𝑉
‖𝑉 ⃗ 𝐷 1/2 ‖ = 0,5 𝑚/𝑠 ; ‖𝑉
⃗ 𝐸 1/2 ‖ = 0,41 𝑚/𝑠

Exercice 5 :

Un solide A de petites dimensions a une masse m =100 g. Il est soudé à une tige OA, de longueur 𝑙 = 0,4 m
de masse négligeable. Cette tige horizontale est entrainée par un arbre vertical tournant autour de son axe
∆. L’ensemble tourne à la vitesse constante de 2,0 𝑡𝑟𝑠. 𝑠 −1
1°) Quel est le moment d’inertie J∆ de A par rapport à ∆ ? Calculer l’énergie cinétique du système.
2°) Quelle est la vitesse linéaire de A ? Retrouver son énergie cinétique.

88
3°) On considère le mouvement de la bille A pendant 6,3 s. De quel angle θ tourne A ? Quelle est la
distance S parcourue par A ?

Résolution Exercice 5 :

Exercice 6 :

Une meule, de diamètre 10cm, est actionnée par un moteur électrique, elle affûte un outil.
Voir figure 8-14.
1°) La vitesse de rotation est de 3000 trs.mn-1. Quelle est la vitesse
linéaire d’un point de la périphérie de la meule ?
2°) L’outil exerce sur la meule tournant toujours à la vitesse
précédente une force résistante tangentielle 𝑅⃗ d’intensité constante
12 N
a. Quelle est la puissance de cette force ?
b. Quel travail effectue-t- elle pendant t = 20 s ?
3°) La meule est un cylindre homogène de masse 400 g. Evaluer
son moment d’inertie par rapport à son axe de rotation. Figure 8-14

89
4°) Alors que la meule tournait à 3000 tr.mn-1, on retire l’outil et on coupe l’alimentation du moteur.
L’arbre du moteur exerce un couple de moment constant ℳC qui freine la meule, celle –ci accomplit
500 tours avant de s’arrêter. Calculer le moment du couple ℳc. (on admettra que seul le couple de forces
effectue le travail).

Résolution Exercice 6 :

Exercice 7 :

Les frottements sont négligeables. On considère le dispositif schématisé par la figure ci-contre : S et S’ sont
𝑀
deux solides de même masse M. La poulie de rayon r a une masse 𝑀′ = . On abandonne le système sans
2
vitesse initiale. Les cordes sont inélastiques et de masse négligeable.
1°) Représenter les forces appliquées à S, S’ et à la poulie.
2°) a. Etablir l’expression de la vitesse v de S lorsqu’il parcourt à partir de sa position initiale une distance
h1. On exprimera v en fonction de M, g, h1, J, r et α, puis en fonction de g, h1 et α. On rappelle que le
𝑀.𝑟²
moment d’inertie de la poulie par rapport à son axe de rotation est 𝐽 = .
2

b. Faire l’application numérique pour h1=110 cm, g = 9,8 m.s-2.


3°) Après avoir parcouru la distance h1 précédente, le fil se casse. S se trouve à ce moment même à une
hauteur h2 de la surface libre d’une eau tranquille et profonde.
a. Déterminer h2 sachant que S arrive à la surface de l’eau avec une vitesse vo= 8m.s-1.

90
b. Le solide S s’immerge ensuite totalement dans l’eau et atteint une profondeur h3 = 2 m avant de
remonter vers la surface du liquide. Quelle est la densité de S ?

Résolution Exercice 7 :

CHAPITRE 10 :
ENERGIE POTENTIELLE DE PESANTEUR ;
ENERGIE MECANIQUE
91
Objectifs : A la fin de ce chapitre, je dois être capable de :
- Définir et calculer l’énergie potentielle de pesanteur ;
- Définir et calculer l’énergie mécanique d’un système ;
- Appliquer le théorème de la conservation de l’énergie mécanique.
- Appliquer le théorème de la non conservation de l’énergie mécanique.
1) Energie potentielle de pesanteur
1.1) Définition
L’énergie potentielle de pesanteur est l’énergie que possède un corps du fait de sa position par rapport (au
sol) à la terre.
1.2) Energie potentielle de pesanteur et travail du poids
Considérons un bloc de pierre qui se détache d’une montagne au point A puis tombe jusqu’au point B.
(Figure 9-1). Le travail de son poids se calcule par : 𝑊𝑃⃗ = 𝑚. 𝑔. ℎ . Or ℎ = 𝑍𝐴 − 𝑍𝐵 .

⇒ 𝑊𝑃⃗ = 𝑚. 𝑔. 𝑍𝐴 − 𝑚. 𝑔. 𝑍𝐴
Donc Le travail du poids apparait comme la diminution d’une
fonction appelée énergie potentielle de pesanteur 𝐸𝑃 (𝑍).
𝐸𝑃 (𝑍) = 𝑚𝑔𝑍 . Cette énergie rend compte de l’interaction de la
terre avec le corps considéré. Elle est définie à une constante 𝑘 près.
Le choix de l’origine de l’énergie potentielle est arbitraire.
𝑊𝑃⃗ = −𝛥𝐸𝑃
Remarque : Un corps abandonné à lui-même tend à se déplacer vers
une position d’équilibre où son énergie potentielle est minimale.
Figure 9-1
2) Energie mécanique
Soit un corps (S) en chute libre se déplaçant du point A au point B. (Figure 9-2).
Le travail du poids s’écrit :
𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑃 (𝐴) - 𝐸𝑃 (𝐵) ; Or 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 ;

donc 𝐸𝑃 (𝐴) - 𝐸𝑃 (𝐵) = 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 ;

Soit 𝐸𝐶𝐵 + 𝐸𝑃 (𝐵) = 𝐸𝐶𝐴 + 𝐸𝑃 (𝐴).

On constate que la somme 𝐸𝐶 + 𝐸𝑃 reste constante au cours du mouvement.


Figure 9-2
Cette somme 𝐸𝑚 = 𝐸𝐶 + 𝐸𝑃 est appelée énergie mécanique du corps (S) dans le
champ de pesanteur.
Cette définition est valable que le corps soit en rotation ou en translation.
3) Conservation de l’énergie mécanique
3.1) Définition
On dit qu’une grandeur se conserve lorsqu’elle demeure constante au cours du temps.

92
Exemple : Un corps en chute libre a une énergie mécanique qui se conserve.
3.2) Etude de quelques cas :
a- Chute sur un plan incliné.
Soit un solide ponctuel (S) en chute sur un plan incliné. (Figure 9-3).
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique à (S) entre les
positions A et B :
𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝑊𝑃⃗ + 𝑊𝑅⃗ . Or 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑝𝐴 − 𝐸𝑃𝐵 . De plus 𝑊𝑅⃗ =
0 (𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑡𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛é𝑔𝑙𝑖𝑔é𝑠).
On a donc : 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝐸𝑝𝐴 − 𝐸𝑃𝐵 .

Soit : 𝐸𝐶𝐵 + 𝐸𝑝𝐵 = 𝐸𝐶𝐴 + 𝐸𝑝𝐴 ⇔ 𝐸𝑚𝐵 = 𝐸𝑚𝐴

Conclusion : Au cours de la chute sans frottements d’un solide sur Figure 9-3
un plan incliné, son énergie mécanique se conserve.
b- Pendule pesant.
Un pendule pesant est un solide de forme quelconque mobile
autour d’un axe horizontal (Δ) ne passant pas par son centre de
gravité.
Appliquons TEC à l’instant 𝑡0 où le solide en dans sa position
d’équilibre stable et un instant 𝑡 quelconque où sa côte est 𝑧.
(Voir figure 9-4).
𝐸𝐶 − 𝐸𝐶0 = 𝑊𝑃⃗ + 𝑊𝑅⃗ Figure 9-4

𝑂𝑟 𝑊𝑅⃗ = 0 (𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑡𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛é𝑔𝑙𝑖𝑔é𝑠), puis 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑝0 − 𝐸𝑝


1
D’où: 𝐸𝐶 + 𝐸𝑝 = 𝐸𝐶0 + 𝐸𝐶0 = 𝐸𝑚0 = 𝐽𝛥 . 𝜔2 + 𝑚𝑔𝑧 = 𝐸𝑚 = 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
2

c- Généralisation
Lorsque toutes les forces appliquées à un solide à l’exception de son poids effectuent un travail nul, son
énergie mécanique se conserve.
En définitive, en désignant par 𝑊 le travail effectué par toutes les forces autre que le poids, on a :
𝛥𝐸𝐶 = 𝐸𝐶2 − 𝐸1 = 𝑊𝑃⃗ + 𝑊𝑅⃗

Or 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑝1 − 𝐸𝑝2 ⇒ 𝐸𝐶2 − 𝐸𝐶1 = 𝐸𝑝1 − 𝐸𝑝2 + 𝑊 ⇔(𝐸𝐶2 + 𝐸𝑝2 ) − (𝐸𝐶1 + 𝐸𝑝1 ) = 𝑊

⇔𝐸𝑚2 − 𝐸𝑚1 = 𝑊 ⇔ 𝛥𝐸𝑚 = 𝑊

Remarques :

93
• Si 𝑊 est le travail des forces de frottements alors 𝛥𝐸𝑚 < 0 ; donc il y a diminution de l’énergie
mécanique.
• Si 𝑊 est le travail d’un moteur (moteur électrique ; moteur à explosion ; moteur hydraulique ;
moteur pneumatique…) alors 𝛥𝐸𝑚 > 0 ; donc il y a augmentation de l’énergie mécanique.
Théorème de la non conservation de l’énergie mécanique
La variation de l’énergie mécanique d’un solide entre deux instants 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 est égale à la somme des
travaux de toutes les forces appliquées à l’exception de son poids.

EXERCICE 1 :

Dans un golf miniature, représenté par la figure 9- , on donne : ℎ =


50 𝑚. La vitesse minimale 𝑣𝑚 qu’il faut donner à la balle pour qu’elle
vienne se loger dans le trou A si l’on néglige les frottements est :
Figure 9-5
a- 𝑣𝑚 = 0,031 𝐾𝑚. 𝑠 −1
b - 𝑣𝑚 = 31 𝑚. 𝑠 −1
c - 𝑣𝑚 = 3,1 𝑚𝑚. 𝑠 −1
d - 𝑣𝑚 = 3,1 𝑚. 𝑠 −1
e - 𝐽′ 𝑎𝑖 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛 𝑑′𝑎𝑖𝑑𝑒

EXERCICE 2 :
Un balancier d’horloge peut être schématisé par un disque 𝐷 soudé à
l’extrémité d’une tige OA. (Voir figure 9-6).
1) Déterminer la position du centre d’inertie G du pendule ainsi constitué.
2) Ce pendule peut osciller autour de l’axe horizontal passant par O. Quelle
est sa position d’équilibre stable ?
3) Au cours d’une oscillation, le pendule passe par sa position d’équilibre
avec une vitesse angulaire 𝜔0 = 2,14 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 . On néglige les frottements.
a- Calculer alors son énergie cinétique. En précisant le niveau de référence
de l’énergie potentielle, calculer l’énergie mécanique du pendule.
b- Calculer l’amplitude maximale atteinte 𝛼𝑀 .
c- Lorsqu’il passe par une position telle que 𝛼 = 20° , calculer sa vitesse Figure 9-6
angulaire 𝜔.
Données : 𝑚(𝑡𝑖𝑔𝑒) = 0,5 𝐾𝑔, 𝑚(𝐷) = 1 𝐾𝑔 ; 𝑂𝐴 = 1 𝑚 ; 𝐴𝐶 = 10 𝑐𝑚 ;
𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑′ 𝑖𝑛𝑒𝑟𝑡𝑖𝑒𝑑𝑢 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑢𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à 𝑙′ 𝑎𝑥𝑒ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑂: 𝐽𝑜 = 1,38 𝐾𝑔. 𝑚2 .

Réponses Exercice 2 :

1) 𝑂𝐺 = 0,9𝑚 ; 3a) 𝐸𝐶 = 𝐸𝑚 = 3,16 𝐽 ; 3b) 𝛼𝑀 = 42° ; 3c) 𝜔 = 1,85 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1

94
EXERCICE 3 :

Un pendule pesant est assujetti à tourner autour d’un axe horizontal passant par O (Voir figure 9-7). Sa
masse est 𝑚 = 5 𝐾𝑔, son centre d’inertie G est à la distance 𝑎 = 𝑂𝐺 = 0,6 𝑚 de l’axe de suspension O ; le
moment d’inertie du solide par rapport à l’axe est 𝐽 = 0,5 𝐾𝑔. 𝑚².On repère la
position du solide par l’angle 𝛼, angle entre la verticale et 𝑂𝐺. Dans tout
l’exercice on néglige les frottements.
1) Tracer le graphique représentant l’énergie potentielle de pesanteur du
système en fonction de 𝛼 pour −𝜋 < 𝛼 < 𝜋. On prendra 𝐸𝑝 = 0 pour 𝛼 = 0.
2) Pour 𝛼0 = 𝜋, le système est en équilibre instable. Un léger déséquilibre
suffit à le faire basculer. Calculer alors sa vitesse angulaire 𝜔0 lorsqu’il passe
par la position d’équilibre stable 𝛼 = 0.
3) Au cours d’une expérience, on lance le pendule avec une vitesse initiale
𝜔
𝜔1 = 0 à de la position 𝛼 = 0. Va-t-il osciller ou bien effectuer des tours
2
complets autour de l’axe ? Justifier.
4) Au cours d’une autre expérience, on le lance avec une vitesse initiale Figure 9-7
𝜔2 = 𝜔0 . Etudier le mouvement ultérieur.
𝜋 𝜋
5) Nous voulons maintenant que le pendule oscille entre − et + . Quelle
2 2
doit être sa vitesse angulaire 𝜔3 en 𝛼 = 0 ? Prendre g = 10 m.s-2.

Réponses Exercice 3 :

1) 𝐸𝑝 (𝛼) = 𝐸𝑝 (𝛼) − 𝐸𝑝 (0) = 𝑚𝑔(𝑧 − 𝑧0 ) = 𝑚. 𝑔. 𝑂𝐺. (1 − 𝑐𝑜𝑠𝛼) = 30(1 − 𝑐𝑜𝑠𝛼) ;


α (rad) -𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 0 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
− − −
3 4 6 6 4 3
𝐸𝑝 (𝛼) 60 15 8,78 4,01 0 4,01 8,78 15 60

2𝐸𝑃 (𝜋)
2) 𝜔0 = √ = 15,49 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 ; 3) Il va osciller car 𝜔1 < 𝜔0 ; 4) Pour 𝜔2 = 𝜔0 , il y a 3 :1er cas : le
𝐽
pendule s’immobilise, 2ème cas : le pendule rebourse chemin pour oscille, 3èm cas : il fait le tour complet.
𝜋
𝜋 𝜋 2𝐸𝑃 ( 2 )
5) 𝐸𝑚 ( ) = 𝐸𝑚 (0) = 𝐸𝑚 (− ), car il n’y a pas de frottements ⇒ 𝜔3 = √ = 10,95 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1
2 2 𝐽

95
EXERCICE 4 :

Un cycliste descend une pente de longueur 𝑙 = 5 𝐾𝑚, de dénivellation ℎ = 300 𝑚.Parti sans vitesse
initiale, il arrive en bas de la pente avec une vitesse 𝑣 = 50𝐾𝑚. ℎ−1 ; la masse totale du cycliste et de son
vélo est 𝑀 = 80 𝐾𝑔.
1) Calculer l’énergie mécanique « perdue » et le travail des différentes forces de frottement.
2) Les forces de frottement sont représentables par leur vecteur somme 𝑓, de sens opposé au vecteur vitesse
𝑣 du cycliste.
Calculer la norme ‖𝑓 ‖, supposée constante (ce qui n’est pas conforme à la réalité, car celle-ci varie avec la
vitesse).

Réponses EXERCICE 4 :

1) 𝑊 = 𝛥𝐸𝑝 = 227 𝐾𝐽 ; 2) ‖𝑓 ‖ = 209 𝑁

EXERCICE 5 :

Un solide S de masse m = 2 kg descend un plan incliné poli


(frottements négligeables) d’une hauteur
H =1 m en partant sans vitesse initiale. Arrivé au bas du plan
incliné, il rencontre un plan rugueux horizontal BC où il est
soumis à une force de frottement d’intensité constante f = 6 N.
En C, il monte sur une surface courbe CD polie. La longueur du
parcours BC est 2 m. On néglige les dimensions du solide (S). Figure 9-8
Le point B est choisi comme origine des altitudes et comme
référence de l’énergie potentielle de pesanteur. Voir figure 9-8.
1°) Quelle est la vitesse de (S) en B ?
2°) Quelle est la vitesse de (S) en C ?
3°) A quelle hauteur (S) remonte-t-il sur la surface CD ?
4°) A quelle endroit (S) va-t-il finalement s’arrêter ?

96
Résolution Exercice 5 :

EXERCICE 6 :

Une bille d’acier de masse m = 400 g est lâchée sans vitesse initiale d’une hauteur h0 =100 m au-dessus
d’un plan d’acier sur lequel elle rebondit. On prendra la position de référence : la bille sur le plan à
l’altitude zéro.
1°) Calculer l’énergie mécanique totale E0 de la bille avant le premier choc.
2°) Après le premier choc, l’énergie mécanique de la bille n’est plus que de 0,8 E0.
a. Calculer E1 et la variation de l’énergie mécanique lors du premier choc.
b. A quelle hauteur maximale h1 la bille remonte-t-elle ?
c. Expliquer pourquoi l’énergie mécanique de la bille juste avant le deuxième choc est encore E1.
3°) Après le deuxième choc, l’énergie mécanique est E2= 0,8 E1. A quelle hauteur maximale h2 la bille
remonte-t-elle ?
4°) Ainsi à chaque choc sur le plan, 20% de l’énergie mécanique est perdue.
a. Déterminer En (énergie mécanique de la bille après n choc), en fonction de E0 et n.
b. Déterminer la hauteur hn, la hauteur maximale de remontée après le ne choc en fonction de h0 et n.
97
c. Application numérique : n = 6. Evaluer E6, h6 et la vitesse de la balle juste avant le 7e choc.

Résolution Exercice 6 :

98
Chapitre 11 :
LES PHENOMENES VIBRATOIRES

Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
- Définir : un mouvement périodique ; une onde mécanique
- Reconnaitre une onde transversale et une onde longitudinale,
- Connaitre et exploiter les propriétés générales des ondes
- Définir une onde progressive

I. Mouvements périodiques
1. Définition
Un phénomène périodique est un phénomène qui se répète identique à lui-même à des intervalles de temps
successifs et égaux.
On peut citer comme exemples, le jour et la nuit, les battements du cœur, la révolution et la rotation propre
de la terre
➢ La période T d’un phénomène vibratoire est la plus petite durée au bout de laquelle le phénomène
se produit identique à lui-même. C’est la durée d’une oscillation. Elle s’exprime en seconde (s)
➢ La fréquence N ou f du phénomène périodique est le nombre de fois que le phénomène se
reproduit en une seconde. Elle s’exprime en Hertz (Hz).
𝟏
𝑵=
𝑻
2. Mouvements oscillatoires
a. Définition
On appelle oscillation le mouvement de va et vient d’un objet de part et d’autre d’une position appelée
position d’équilibre.

b. Exemples d’oscillations mécaniques


Aimant
0
x
x
−𝜃 𝜃
Pendule simple Pendule simple

A +a
+a Position
Position Lame 0 d’équilibre
0
0 d’équilibre
Pendule simple
B -a
-a
x' x'
Lame d’acier vibrante

Pendule élastique

99
Dans les trois cas les oscillateurs effectuent des mouvements de part et d’autre de leur position d’équilibre.
L’amplitude des oscillations diminue jusqu’à ce que l’oscillateur s’arrête dans sa position d’équilibre : on
dit que l’oscillateur est amorti. Pour éviter les amortissements il faut fournir à l’oscillateur de l’énergie. On
dit que le mouvement est entretenu.
c. Exemples d’oscillations électriques
Une tension alternative sinusoïdale peut reprendre les mêmes valeurs
à intervalle de temps régulier : elle est alors périodique. Un motif de
base se repère régulièrement sur un oscillogramme.
La tension oscille entre les valeurs −𝑈max et 𝑈max .
𝑈max est appelé amplitude de la tension sinusoïdale.
d. Exemples d’oscillations acoustiques
Un son résulte de la mise en vibration d’un corps ou d’un ensemble de corps. Le générateur de son ou source
sonore est par exemple un corps tendu, une plaque métallique, une cloche, une membrane de haut-parleur…
Les sons audibles à l’oreille humaine ont une fréquence située entre 20Hz et 20 000Hz. Les sons dont les
fréquences sont voisines de 20 Hz s’appellent les voix graves. Ceux dont les fréquences sont voisines de
200 000 Hz sont les voix aigües.
3. La stroboscopie

Un stroboscope est un appareil qui émet des éclairs très brefs à intervalles de temps réguliers. On utilise
fréquemment le stroboscope à disque et le stroboscope électronique.
❖ Expérience de stroboscopie sur un disque à secteur noir portant un secteur blanc

Avec un stroboscope on envoi, à une fréquence Ne, des éclairs à intervalles de temps régulier sur un disque
peint en noir. Le disque est en mouvement de rotation uniforme fréquence N. Il porte un secteur blanc qui
n’est visible qu’a l’instant où l’éclair est émis.
• Lorsque N = Ne ou plus généralement lorsque N = k ∙
Ne ; k entier naturel, on observe l’immobilité apparente
du disque.
• Lorsque N > Ne avec N ≈ Ne, le mouvement du disque
est apparent ralenti dans le sens réel.
• Lorsque N < Ne avec N ≈ Ne, le mouvement du disque
est apparent ralenti dans le sens opposé du sens réel.
• Na = |N − Ne| : fréquence du mouvement apparent

II.Propagation d’un phénomène vibratoire


1. Les signaux ou perturbation d’un milieu au repos
a. Observations

On appelle signal ou perturbation : toute modification temporelle et locale d’un milieu. Cette perturbation
correspond à la variation d’une propriété mécanique (vitesse, position, énergie…) des points d’un milieu
matériel.
Que se passe-t-il si on exerce une perturbation sur un milieu matériel ?

100
Dans ces trois expériences, qu’est-ce qu’on observe ?
On observe que :
− La déformation se propage (se déplace) tout au long du milieu matériel.
− La déformation est une perturbation, car le milieu matériel revient dans son état initial : le repos.
− Globalement la matière ne s’est pas déplacée.
b. Définition
➢ Définition d’une onde mécanique

On appelle onde mécanique le phénomène de propagation d’une perturbation dans un milieu matériel sans
transport de matière.
Une onde mécanique peut-elle se propager dans le vide ? Pourquoi ?
Une onde mécanique ne peut pas se propagée dans le vide, puisque, par définition, elle se propage au sein
de la matière.
Dans les trois expériences, on a donc affaire à une onde mécanique.
Quel est le milieu de propagation de l’onde dans les expériences a, b, et c ?

101
Le milieu de propagation de cette onde est :
- la surface de l’eau pour l’expérience a ;
- la corde pour l’expérience b ;
- le ressort pour l’expérience c.
Définition d’une source de l’onde mécanique
On appelle source de l’onde l’endroit où naît la perturbation.
Dans les trois expériences, quelle est la source de l’onde ?
La source de l’onde est :
- le point d’impact de la goutte sur le plan d’eau pour
l’expérience a ;
- l’extrémité de la corde pour l’expérience b ;
- les spires pincées pour l’expérience c.
c. Nature d’une onde mécanique
➢ Définition d’une onde progressive

Une onde mécanique est dite progressive si la perturbation qu’elle


provoque s’éloigne de plus en plus de la source de l’onde au fur
et à mesure que le temps s’écoule.
Dans le cas où l’onde est périodique, elle présente une double
périodicité spatiale et temporelle.
➢ Onde mécanique progressive longitudinale

Une onde mécanique progressive est dite longitudinale si la matière affectée par la perturbation oscille
parallèlement à la direction de propagation de l’onde.
Dans quelle expérience onde est-elle longitudinale ? Expliquer.
Dans l’expérience c, on a affaire à une onde longitudinale.
En effet, les spires du ressort oscillent horizontalement au passage de la perturbation et cette perturbation
(zone de compression) se déplace dans la même direction.
➢ Onde mécanique progressive transversale
Une onde mécanique progressive est dite transversale si la matière
affectée par la perturbation oscille dans une direction
perpendiculaire à la direction de propagation de l’onde.
Dans les expériences a et b, on a affaire à une onde transversale. En
effet, la corde ou la surface de l’eau oscille verticalement au passage
de la perturbation, alors que cette perturbation (vague) se déplace
horizontalement.
Remarque : Si on avait placé un objet flottant sur le plan d’eau, cet
objet, au passage de l’onde, oscille verticalement et ne se déplace
pas horizontalement.

102
2. Propriétés générales des ondes mécaniques progressives
a. Direction de propagation
Une onde se propage, à partir de la source, dans toutes les directions qui lui sont offertes. On distinguera
ainsi les ondes à une dimension (corde), deux dimensions (vague sur l’eau) ou trois dimensions (onde
lumineuse).
b. Célérité de l’onde
On appelle célérité C de l’onde la vitesse de propagation de l’onde. C’est le rapport de la distance d parcourue
par l’onde par la durée ∆t du parcours.
𝑑 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒 𝑒𝑛 𝑚è𝑡𝑟𝑒 (𝑚)
C = 𝐝/ ∆𝐭 avec {∆t est exprimée en seconde (s)
C en mètre par seconde (m/s)
La célérité de l’onde est une propriété du milieu de propagation et ne dépend pas de la façon dont la source
a engendré l’onde. Elle est donc constante dans un milieu donné dans des conditions données. (Elle ne
dépend ni de la forme ni de l’amplitude de l’onde)
❖ Par exemple la célérité du son dans l’air dépend de sa température.

Signal Milieu de propagation Célérité en m/s


Son air à 0°C 330,7
air à 20°C 342,6
air à 40°C 354,1
eau de mer à 15°C 1500
acier (onde transversales) 3240
acier (onde longitudinales) 5880
hydrogène 20°C 1300

❖ La célérité d’une onde se propageant sur une corde dépend de sa tension et de sa masse linéique
(masse par unité de longueur)
𝑚 𝑒𝑛 𝑘𝑔
𝑇 𝑚
𝐶 = √ avec 𝜇 = { 𝐿 𝑒𝑛 𝑚
𝜇 𝐿 𝑘𝑔
𝜇 𝑒𝑛
𝑚
c. Croisement de deux ondes

Deux ondes se propageant dans le même milieu peuvent se


croiser sans se perturber mutuellement.

3. Onde progressive périodique à une dimension


a. Etude expérimentale
Considérons une source S possédant un mouvement
périodique (de période T).
On constate que S engendre une onde progressive
périodique se propage le long de la corde.

103
b. Périodicité temporelle T

Ci-dessous l’aspect de la corde à un instant donné. L’élongation de


la source et d’un point M quelconque est en général différente, mais
on peut remarquer une périodicité dans le mouvement de chaque
point de la corde.
La période du mouvement de chaque point de la corde est imposée
par la source S.

c. Périodicité spatiale 𝜆
L’aspect de la corde à un instant donné est une fonction
sinusoïdale de l’abscisse x de chacun des points du milieu.
On appelle longueur d’onde (notée 𝜆) la période spatiale de
l’onde progressive périodique.
d. Relation entre la périodicité T et la longueur d’onde𝜆

L’onde présente une double périodicité :


• Une périodicité temporelle de période T (exprimée en seconde) ;
• Une périodicité spatiale de période 𝜆 (exprimée en mètre).
𝑇 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒 𝑒𝑛 (𝑆)
m
𝐶 c exprimée en ( )
𝛌 = 𝐂. 𝐓 = avec s
𝑁 λ exprimée en (m )
{N exprimée en (Hz )

4. Concordance et opposition de phase

❖ Des points distants de d=kλ , avec k 𝝐ℕ sont en concordance de phase ou en phase. C’est le cas des
points A, B et C qui vibrent en phase ; il en est de même pour les A1 et A3 ; A2 et A4.
104
❖ Des points distants de d=(2k+1)𝝀/ 𝟐 , avec k 𝝐 ℕ sont en opposition de phase. C’est le cas des points
A et D , C et D ; il en est de même pour les A1 et A2 ; A2 et A3.

5. Ondes à deux ou à trois dimensions


a. Ondes à la surface de l’eau
➢ Ondes circulaires

Les points M1 et M2 sont situés sur des crêtes. Les crêtes formées sont équidistantes de la longueur d’onde
𝜆. L’ensemble des points vibrants en phase sont situés sur les crêtes ou sur les creux.
➢ Ondes rectilignes
On obtient des crêtes et des creux rectilignes et parallèles. Ils se propagent en s’éloignant de la règle qu’on
laisse vibrer sur la surface libre de l’eau.

b. Ondes sonores

Les ondes sonores sont des ondes mécaniques longitudinales de compression-dilatation.


Le son se propage dans un milieu matériel élastique (gaz, liquide ou solide).
c. Ondes lumineuses
L’onde lumineuse peut se propager dans le vide.

105
L’ESSENTIEL
• On appelle onde, le phénomène résultant de la propagation d’une succession d’ébranlements dans un
milieu donné.
• Une onde est dite transversale si la direction des déformations auxquelles elle est due est
perpendiculaire à la direction de sa propagation.
• Une onde est dite longitudinale si la direction des déformations auxquelles elle est due est parallèle à
la direction de sa propagation.
• La propagation d’une onde correspond à un transport d’énergie sans déplacement de matière.
• La célérité (ou vitesse de propagation) d’une onde dépend de la nature du milieu de propagation et
de ses propriétés.
• Toute onde se propageant dans un milieu ouvert est progressive. Elle est caractérisée par une double
périodicité spatiale et temporelle.
• La période temporelle T de l’onde est liée a la période spatiale λ par la relation : λ = v.T , avec v la
célérité de l'onde.

EXERCICES SUR LES PHENOMENES VIBRATOIRES


EXERCICE 1
Calculer la période et la fréquence des phénomènes périodiques suivants :
1) Rotation de la lune autour de la terre en 29 jours et demi.
2) Mouvement d’une masse accrochée à un ressort ; 10 allers et retours sont effectués en 12,0s.
3) Mouvement d’un point à la périphérie d’un disque tournant à raison de 45 tours par minute ;
4) Mouvement des branches d’un diapason effectuant Cinq cents vibrations par seconde.
5) Chute de gouttes d’eau d’un robinet à raison de 40 gouttes par minute.
6) Concentration cardiaque au rythme de 70 pulsations par minute.

EXERCIC E 2
Un robinet laisse tomber des gouttes d’eau à la cadence régulière de 80 gouttes à la minute.
1) Calculer la période et la fréquence de chute des gouttes.
2) On observe la chute des gouttes sous éclairage stroboscopique :
a) À quelles fréquences des éclairs observerait-on une immobilité apparente ? En déduire la valeur de la plus
grande.
b) On diminue d’un dixième la fréquence des éclairs : quel mouvement apparent des gouttes observe-t-on et
à quelle fréquence ?
c) Même question lorsqu’on augmente d’un dixième la fréquence initiale des éclairs ?
Indication : la diminution ou l’augmentation d’un dixième s’entend ici en valeur relative. Par exemple,
diminuer la fréquence 50 Hz d’un dixième signifie que l’on passe à la nouvelle valeur :
50 – (1 / 10) .50 = 45Hz.

EXERCICE 3
Une lame métallique animée d’un mouvement vibratoire entretenu à la fréquence N = 100 Hz, est observé
sous éclairage stroboscopique. La fréquence des éclairs Ne du stroboscope peut varier de 45 Hz à 250 Hz.
1) Calculer la période de ce mouvement vibratoire.
2) Pour quelles fréquences des éclairs observera-t-on une seule lame apparemment immobile ?
106
3) Pour quelle(s) fréquence(s) des éclairs observera-t-on deux lames apparemment immobiles ?
4) Qu’observe-t-on lorsque Ne = 99 Hz et lorsque Ne = 101 Hz ?

EXERCICE 4
Un stylet électriquement entretenu frappe périodiquement la surface de l’eau en un point O. Il se propage des
rides circulaires concentriques. La distance qui sépare 5 crêtes consécutives est égale à 12 cm.
1) En déduire la longueur d’onde.
2) Avec quelle vitesse l’onde se propage à la surface de l’eau si la fréquence est de 40Hz ?
3) En déduire la période.

EXERCICE 5
1) Définir : phénomènes périodiques ; période ; fréquence ; longueur d’onde.
2) Une lame vibrant produit des rides circulaires à la surface libre d’un liquide. La distance qui sépare 5 rides
consécutives est l = 0,8 m. La célérité des ondes vaut 20m/s.
a) Calculer la longueur d’onde des rides.
b) En déduire les valeurs de la période T et de la fréquence N des rides.
3) On éclaire ces rides à l’aide d’un stroboscope.
a) Donner la condition sur la fréquence des éclairs pour qu’on observe l’immobilité apparente.
b) En déduire la valeur de la plus grande fréquence des éclairs pour laquelle on observe l’immobilité
apparente.
4) Un disque blanc muni d’un secteur noir est mis en rotation autour d’un axe. Il effectue 10 tours en 2,1
secondes.
a) Calculer sa période et sa fréquence de rotation en hertz.
b) Le disque reçoit un éclairage stroboscopique de fréquence Ne = 4,76 Hz. Quel est l’effet produit ?

EXERCICE 6
Un vibreur est fixé à l’extrémité S d’une corde horizontale de longueur SA=L=4,8 m. Il est animé d’un
mouvement sinusoïdal vertical de fréquence N = 100Hz. En un temps t = 0,60 s, le mouvement s’établit sur
toute la longueur de la corde. On néglige l’amortissement et la réflexion en A.
1) Déterminer la période T.
2) Déterminer la célérité C de l’onde.
3) Calculer la longueur d’onde λ.

EXERCICE 7
L’oscillogramme de la figure suivante est celui d’un diapason (petit
instrument d’acier formé d’une tige aux branches un U dont on se sert pour
prendre le ton) en vibration.
1) Déterminer la période et la fréquence du son émis. La sensibilité
horizontale est de 1 ms par division.
2) Le son émis par le diapason se propage dans l’air à la vitesse de 340m/s.
Quelle est la longueur d’onde de l’onde sonore ?

EXERCICE 8
Une pointe frappe, en un point O, la surface de l’eau 20 fois par seconde.
1) Quelles sont la fréquence et la période du mouvement de O ?
2) Indiquer la nature de l’onde qui se propage sur l’eau.

107
3) Cinq crêtes successives, le long d’un rayon d’onde, sont distantes de 4,0 cm ; déterminer la célérité et la
longueur d’onde de l’onde.
4) Comparer les mouvements des points :
a) O et M distants de 2,5 cm.
b) O et N distants de 5 cm.
c) N et Q distants de 4,25 cm.

CHAPITRE 12
PROPAGATION RECTILIGNE DE LA LUMIERE

Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
− Expliquer comment un miroir plan donne d'un objet réel placé devant lui une image virtuelle
− Utiliser les lois de la réflexion pour tracer le rayon ou le faisceau réfléchi correspondant au
rayon ou au faisceau lumineux incident sur un miroir plan
− Utiliser les lois de la réfraction pour tracer le rayon (ou le faisceau) réfracté correspondant à
un rayon (ou à un faisceau) lumineux incident sur un dioptre plan

1-Pourquoi un objet est-il visible ?


L’optique constitue un domaine de la physique consacré à la lumière c'est-à-dire au rayonnement
électromagnétique détectable par l’œil.
Il convient de comprendre d’abord ce que signifie « voir un objet ».
Dans l’Antiquité c’est l’œil qui projette un « feu subtil » vers l’objet. Démocrite propose une
interprétation de la vision plus proche de la réalité : c’est l’objet qui envoie « quelque chose » de son
enveloppe qui se propage vers l’œil qui est un récepteur. Cependant cette conception n’explique pas
pourquoi l’objet est visible le jour et pas la nuit !
Une condition de visibilité d’un objet est l’existence d’une source de lumière et d’un objet
diffusant la lumière vers l’œil.
L’objet lui-même peut être la source de lumière ; c’est le cas du Soleil ou d’une lampe de poche
visible en l’absence de toute autre source. On parle alors de source primaire.
L’objet est le plus souvent éclairé par une autre source. Cet objet réfléchit la lumière dans toutes les
directions et en particulier vers l’œil, on dit qu’il diffuse la lumière. L’objet est alors une source
secondaire. C’est le cas de la Lune ou des nuages dans le ciel qui diffusent partout ; dans ce dernier
as la source est très étendue.
Un objet transparent est invisible car il ne diffuse pas la lumière, il la transmet intégralement.

108
Un objet noir éclairé absorbe complètement la lumière, il n’est visible que par contraste avec les
objets environnants diffusants. De même
que les ondes radio ne sont révélées que par
les antennes qui les détectent, la lumière
n’est pas visible, c’est l’objet diffusant
cette lumière qui révèle son existence.
Le faisceau de lumière d’un projecteur
n’est perceptible qu’en présence de petites
particules de poussière qui diffusent la
lumière vers l’œil de l’observateur. (fig 1
ci-contre).
Fig 1

2-LE MODÈLE DU RAYON LUMINEUX :


Nous pouvons assimiler le faisceau d’un laser à un rayon lumineux.
Considérons un faisceau lumineux issu d’une source ponctuelle. Limitons l’étendue du faisceau à
l’aide d’un diaphragme. Si l’ouverture du diaphragme est très petite, nous isolons un pinceau
lumineux très fin ; il peut être assimilé à une courbe décrite par la lumière : le rayon lumineux. Le
transport de l’énergie lumineuse est matérialisé par sa trace.
La notion de rayon lumineux est cependant abstraite. Expérimentalement, il est impossible
d’obtenir un pinceau de lumière infiniment fin. Pour un diaphragme de quelques longueurs d’onde
de diamètre, le faisceau s’élargit derrière le diaphragme : c’est le phénomène de diffraction. (fig2).
Ce phénomène est considéré négligeable dans l’étude qui va suivre.

Fig 2

3- PROPAGATION RECTILIGNE DANS UN MILIEU HOMOGÈNE :


Réalisons l’expérience schématisée ci-dessous. Eclairons une forme opaque et observons la forme
projetée sur l’écran. L’ombre portée sur l’écran est homothétique de l’objet dans un rapport égal au
rapport des distances de la source lumineuse à l’écran et de la source lumineuse à l’objet. Cette
observation est en accord avec le principe de propagation rectiligne de la lumière (fig3): (Les bords
109
de l’ombre ne sont pas parfaitement nets à cause de la diffraction sur les bords de l’obstacle,
mais ce phénomène peut être négligé).

Fig 3

Dans un milieu homogène, la lumière se propage en ligne droite. Les rayons lumineux sont des
droites.
Dans le cas d’une source étendue, le passage de la zone d’ombre à la zone éclairée n’est pas immédiat
et correspond à une zone de pénombre. Un exemple de ce phénomène correspond aux éclipses
observées lorsque le Soleil est occulté par la Lune.

Fig 4

Ce principe explique pourquoi un objet placé derrière un objet opaque n’est pas visible car la
lumière diffusée par l’objet ne contourne pas l’obstacle et ne parvient pas à atteindre l’œil.

4- Phénomène de réflexion
Définitions :
Un miroir plan est une surface plane, polie et réfléchissante.
Exemples : eau au repos, verre (glace), lame métallique.
La réflexion est le renvoi de la lumière par un miroir plan dans une direction pillerie.

110
Soit SI un rayon arrivant sur un miroir M. Le point I où le
rayon rencontre le miroir est le point d'incidence. Menons
au point I la normale IN au miroir. Le plan SIN est le plan
d'incidence. Au rayon incident SI correspond un rayon
réfléchi IR. L'angle α SIN = i est l'angle d'incidence;
l'angle αNIR = r est l'angle de réflexion.

a- Lois de la réflexion :lois de Descartes

1-Le rayon réfléchi est dans le plan d'incidence


2-L'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence
α SIN = α RIN
Ces deux lois sont équivalentes à:
Le rayon réfléchi et le rayon incident, orientés dans le sens de
la lumière, sont symétriques par rapport au plan tangent au
miroir au point d'incidence.
(valable quelle que soit la surface réfléchissante)

b- Principe du retour inverse

Si RI devient le rayon incident alors le rayon réfléchi est


IS. La lumière suit le même trajet que précédemment
mais en sens inverse. Le principe du retour inverse de la
lumière s'énonce de la façon suivante :

Le trajet suivi par la lumière est indépendant du


sens de propagation

c-Image d’un point A à travers un miroir plan


A tout rayon issu d'un point A, appelé point objet correspond
un rayon réfléchi symétrique par rapport au miroir. Tous les
rayons issus de A vont donc passer après réflexion, par le
point A' symétrique de A par rapport au miroir.
Le point A' est l'image du point A.
Au point objet A correspond un seul point image A’
Pour cette raison le miroir est un dispositif dit stigmatique
Quand un miroir plan tourne d’un angle α autour d’un axe
situe dans son plan l’image d’un point objet fixe tourne d’un
angle 2α, autour du même axe et dans le même sens

111
d- L’image d’un objet étendu :

L'image d’un objet est l'ensemble des points images


correspondant aux différents points de l'objet. L'image est
donc symétrique de l'objet par rapport au miroir et par
suite ne lui est donc pas superposable en général. Un trièdre
objet à droite donne un trièdre image à gauche. L'image
d'une main droite est une main gauche. Un texte, réfléchi par
un miroir, est inversé

e-Objet réel. Objet virtuel. Image réelle. Image virtuelle.


Le point objet A situé en avant de la surface réfléchissante
est un objet réel. Le point image A' situé en arrière de la
surface réfléchissante est une image virtuelle. La sensation
éprouvée au niveau de l'oeil dépend uniquement de la
direction des rayons qui parviennent à l'oeil: tout se passe,
au point de vue de cette sensation, comme si le miroir
n'existait pas, et comme s'il existait en A' un point lumineux.
Mais il est impossible de recevoir l'image A' sur un écran.

5- Phénomène de réfraction

a-Observons :
Un crayon partiellement immergé dans l’eau semble se briser à son
contact !
La lumière provenant de la partie immergée traverse l’eau puis l’air,
elle change de direction en changeant de milieu, on dit que la lumière
se réfracte.
Pour l’œil, l’extrémité A du crayon est en A’ (image de A) En effet
les rayons(en bleu) provenant de A et se dirigeant vers l’œil
changent de direction .Pour l’œil, la direction de l’objet est celle des
rayons lumineux qu’il capte. L’extrémité du crayon semble placée
au-dessus de sa position réelle. (voir fig ci-contre)

Définition : la réfraction est le brusque changement de direction que subit un rayon lumineux à la
traverse d’un dioptre

112
Dioptre plan Air-eau

b-Définition de l’indice d’un milieu:

On appelle dioptre toute surface de séparation entre 2 milieux transparents


Un milieu transparent est caractérisé par son indice de réfraction n ; c’est le rapport de la célérité de
la lumière dans le vide sur la célérité de la lumière dans le milieu.
n = c(vide) /c(milieu). ( C( vide) = 3.108 m.s −1 )
Le rapport toujours supérieur à 1 est sans dimension !
Donner l’indice d’un milieu revient à donner la célérité (vitesse) de la radiation lumineuse dans ce
milieu.
L’indice de l’eau est de 1,41 pour la lumière rouge. Cela signifie que la célérité de la lumière
rouge dans l’eau est égale à celle dans le vide divisée par 1,41. Donc en changeant de milieu, la
célérité de propagation de la lumière est modifiée.
Sachant que la célérité de la lumière est maximum dans le vide, l’indice d’un milieu matériel
transparent est donc toujours supérieur à 1.
Un milieu (1) est plus réfringent qu’un milieu (2) si n1  n2
Remarque : suivant la couleur de la radiation (et donc de sa fréquence), l’indice de l’eau n’est pas
exactement le même, on dit que l’eau est un milieu dispersif pour la lumière. C’est pour cela que la
lumière blanche en traversant l’eau ou le verre se décompose en une infinité de radiations colorées

c-Lois de la réfraction

Lois de Descartes
1-Le rayon réfracté IR appartient au plan d'incidence
2-Pour chaque rayon monochromatique, il existe un
rapport constant positif, entre les sinus des angles
d'incidence et de réfraction:

Le rapport constant n2,1 est l'indice de réfraction du milieu 2


par rapport au milieu 1 pour la radiation monochromatique
considérée.

Considérons un rayon incident SI situé dans le plan d'incidence SIN. Soit i1 l'angle d'incidence et i2
L’angle de réfraction. Le rayon réfracté SR obéit alors aux deux lois :

113
Lorsque les angles sont petits, le rapport des sinus est voisin de celui des angles (exprimés en
radians). La relation précédente s’écrit alors : i1= n1,2 . i2
Lorsqu’un rayon de lumière incident est incliné par rapport à la normale, sa direction est modifiée
au passage du changement de milieu. Le rayon réfracté correspondant :
- se rapproche de la normale IN si l’indice du milieu de réfraction est plus élevé que celui du
milieu incident.
-S’éloigne de la normale IN si l’indice de réfraction du milieu réfracté est plus faible.
- Réfraction limite : La réfraction limite est observée lorsque la lumière transite d’un milieu moins
réfringent a un milieu plus réfringent sous une incidence i=90. (Incidence rasante)
l’angle de réfraction prend sa plus grande valeur et est appelé angle de réfraction limite note 

 n1
sin  = , n1  n2
 n2

- Réflexion totale :

La réflexion totale est observée lorsque la lumière transite d’un milieu plus réfringent à un milieu
moins réfringent sous une incidence i  

d. Image d’un objet à travers un dioptre plan

Rapprochement apparent
 n 
SS ' = OS 1 − 1 
 n2 

6. Lame à faces parallèles

114
Définition : une lame à face parallèle est un milieu transparent limite par deux surfaces planes et
parallèles
Exemple : une lame de verre dans l’air
Image d’un objet à travers une lame à faces parallèles :
Une lame à faces parallèles donne d’un objet réelle S une image définitive S’’ virtuelle rapprochée
ou éloignée.

Rapprochement apparent :
 1
SS ' ' = e1 − 
 n

115
7. Prisme
Définition : un prisme est un instrument d’optique en verre transparent limité par deux surfaces
planes non parallèles.
La marche d’un rayon lumineux :

1
1

Formules de prisme :
Cas général :
n1 sin i = n2 sin r ; n1 sin i ' = n2 sin r ' ; A = r + r' ; D = i + i'− A

Cas de déviation minimal :

 D + A
sin m 
n2 =  2 
i = i'  Dm = 2i − A ; r = r '  A = 2r ;
 A
sin 
2

116
Séries d’exercices :
Exercice 1 : Construction géométrique du rayon réfracté
1°) Considérer le passage de la lumière d’un milieu 1 dans
un milieu 2 plus réfringent (𝑛2 > 𝑛1 ).
De I comme centre (voir figure ci-contre), tracer deux demi
circonférences de rayons 𝑛1 𝑒𝑡 𝑛2 ; prolonger le rayon
incident SI jusqu’à son intersection P avec la première
circonférence ; abaisser la perpendiculaire PH à la surface
réfringente et la prolonger jusqu’à son intersection R avec
la seconde circonférence ; établir que IR est le rayon
réfracté correspondant au rayon incident SI en montrant
que les angles 𝑖1 𝑒𝑡 𝑖2 satisfont à la formule de Descartes :
𝑛1 𝑠𝑖𝑛𝑖1 = 𝑛2 𝑠𝑖𝑛𝑖2 .
2°) Que donne cette construction dans le cas de l’incidence
rasante (𝑖1 = 90°) ?
3°) Montrer que cette même construction permet aussi de retrouver les résultats de la discussion de
la formule de Descartes dans le cas du passage de la lumière du milieu 2 dans le milieu 1.

Exercice 2
1) Qu’est-ce que la réflexion ?
2) Qu’est-ce qu’une surface réfléchissante ? donner deux exemples de surfaces réfléchissantes.
3) Qu’est-ce qu’un dioptre ? donner deux exemples de dioptres
4) Qu’est-ce qu’un dioptre plan ? donner deux exemples de dioptres plans

Exercice 3
Un personnage de 1,8m se regarde dans un miroir vertical situe à 2m. la distance Yeux-sol est de
1,6m

117
1) Faire un schéma des rayons issus de l’œil allant à ses pieds au sommet de sa tête.
2) En déduire la taille minimale du miroir permettant à l’homme de se voir intégralement
3) A quelle distance du sol le miroir doit—il être pour que la personne se voit entièrement
4) Si on s’éloigne que se passe-t-il

Exercice 4
1) Un rayon lumineux passe du verre dans l’air
(figure ci-contre) Comment appelle-t-on ?
a) Le rayon AO ;
b) Le rayon OB ;
c) L’angle i1 ;
d) L’angle i2
2) L’indice de réfraction du verre est n1 = 1.5 et
celui de l’air est n2 = 1 .
a) Quelle est la valeur maximale que peut
prendre i2 ?
b)
c) Dans ce cas, calculez la valeur correspondante de i1 nous l’appellerons & 
d) Qu’observe-t-on si i1   ?
e) Citez au moins une application du phénomène observé en c).
Exercice 5
Un récipient contenant de l’eau et du benzène repose sur un miroir plan. Un rayon lumineux
cheminant dans l’air tombe sur le benzène sous une incidence i=70.
On considère les deux situations suivantes :
Première situation :
On suppose que la lumière qui arrive au fond du récipient est totalement absorbée.

118
Calculer les angles correspondants et tracer d’une façon
exacte la marche des différents rayons lumineux issus du
rayon incident
Deuxième situation :
On suppose maintenant que la lumière qui arrive au fond du
récipient est totalement réfléchie.
Calculer la déviation D entre le rayon incident et le rayon
émergent.
Benzène : nb=1,5
Eau : ne=1,33

Chapitre 13 : chimie II
D/ GENERALISATION DE L’OXYDOREDUCTION

● Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :
- Définir le nombre d’oxydation.
- Utiliser les nombres d’oxydation pour identifier une réaction d’oxydoréduction.
- Définir une réaction d’oxydoréduction par voie sèche.
I- Exemple de réactions par voie sèche
1-Réaction du dichlore sur le sodium
𝐶𝑙2 + 2𝑒 − ⟶ 2𝐶𝑙 −
2𝑁𝑎 ⟶ 2𝑁𝑎+ + 2𝑒 −
Bilan : 𝟐𝑵𝒂 + 𝑪𝒍𝟐 ⟶ 𝟐(𝑵𝒂+ + 𝑪𝒍− )
Cette réaction s’accompagne d’un échange d’électrons entre le dichlore (𝐶𝑙2 ) et le sodium (𝑁𝑎 ). Il s’agit
bien d’une réaction d’oxydoréduction par voie sèche. Elle est naturelle, spontanée et exothermique.
2-Réaction du dioxygène sur le magnésium
2(𝑀𝑔 ⟶ 𝑀𝑔2+ + 2𝑒 − )
𝑂2 + 4𝑒 − ⟶ 2𝑂2−
Bilan :𝟐𝑴𝒈 + 𝑶𝟐 ⟶ 𝟐𝑴𝒈𝑶
C’est une réaction qui libère de l’énergie sous forme thermique et lumineuse. Elle est aussi naturelle et
spontanée.
3- Réaction d’oxydoréduction par voie sèche de 𝑶𝟐 sur le carbone C

119
𝑂2 + 4𝑒 − ⟶ 2𝑂2−
𝐶 ⟶ 𝐶 4+ + 4𝑒 −
Bilan : C + 𝑶𝟐 ⟶ 𝑪𝑶𝟐
Elle est naturelle, exothermique mais pas spontanée.

II-Les nombres d’oxydation


1- La notion de nombre d’oxydation
Le nombre d’oxydation est un nombre, écrit en chiffre romain, qui caractérise le degré d’oxydation d’un
élément dans une espèce chimique. Il est noté n.o.
* Le nombre d’oxydation d’un élément à l’état atomique est nul.
Par exemple, dans l’aluminium métal : 𝐧. 𝐨. (𝐀𝐥) = 𝟎.
* Le nombre d’oxydation d’un élément dans un ion monoatomique est égal à la charge de l’ion
exprimée en charge élémentaire e.
Dans Al3+ : 𝐧. 𝐨. (𝐀𝐥) = +𝐈𝐈𝐈 et dans Cl− : 𝐧. 𝐨. (𝐂𝐥) = −𝐈.
* Le nombre d’oxydation d’un élément dans un corps simple est nul.
Dans O2 : 𝐧. 𝐨. (𝐎) = 𝟎.
* Dans une molécule, la somme des nombres d’oxydation de tous les éléments est nulle.
- dans HCl, 𝐧. 𝐨. (𝐂𝐥) + 𝐧. 𝐨. (𝐇) = 𝟎
- dans H2 O, 𝐧. 𝐨. (𝐎) + 𝟐 ∙ 𝐧. 𝐨. (𝐇) = 𝟎
* Dans la plupart des composés :
- le nombre d’oxydation de l’élément hydrogène vaut +I ;
- Le nombre d’oxydation de l’élément oxygène vaut –II.
Exemple : Trouver le nombre d’oxydation de l’élément azote dans l’acide nitrique HNO3 .
n. o. (H) + n. o. (N) + 3n. o. (O) = 0⇒n. o. (N) = −n. o. (H) – 3n. o. (O)
n. o. (N) = −(+I) − 3(−II)
n. o. (N) = +V
* Dans un ion polyatomique, la somme des nombres d’oxydation de tous les éléments est égale à la
charge de l’ion.
Exemple : Trouver le nombre d’oxydation de l’élément soufre dans l’ion sulfate SO2−
4 .
n. o. (S) + 4n. o. (O) = −II⇒n. o. (S) = −II − 4n. o. (O)
120
n. o. (S) = −II − 4(−II)
n. o. (S) = +VI
2- L’identification d’une réaction d’oxydoréduction
* Lorsqu’un élément est oxydé, son nombre d’oxydation augmente.
* Lorsqu’un élément est réduit, son nombre d’oxydation diminue.
* Un oxydant est une espèce chimique qui contient un élément dont le nombre d’oxydation diminue
au cours d’une réaction d’oxydoréduction.
* Un réducteur est une espèce chimique qui contient un élément dont le nombre d’oxydation
augmente au cours d’une réaction d’oxydoréduction.
Exemples :
Les réactions suivantes sont-elles des réactions d’oxydoréduction ?
CuO + H2 → Cu + H2 O (1)
NH3 + HCl → NH4 Cl (2)
Déterminons les n.o. des différents éléments intervenant dans les réactifs et les produits :
Oxydation
augmentation

CuO + H2 Cu + H2 O
+II -II 0 0 +I-II

diminution
Réduction

Diminution du n.o. du cuivre et augmentation du n.o. de l’hydrogène. La réaction (1) est donc une réaction
d’oxydoréduction. - CuO est l’oxydant ;
- H2 est le réducteur.
NH3 + HCl NH4 Cl

-III +I +I -I -III +I -I

Les n.o. des différents éléments n’ont pas varié. Cette réaction (2) n’est pas une réaction d’oxydoréduction.

II- Applications industrielles de l’oxydoréduction par voie sèche


1- La sidérurgie
* La sidérurgie est la métallurgie du fer. Elle consiste à produire du fer et des alliages de fer (fontes et
aciers) à partir d’un minerai qui contient principalement de l’oxyde de fer III, 𝐅𝐞𝟐 𝐎𝟑 , qu’il faut réduire.
Le réducteur utilisé est le monoxyde de carbone𝐂𝐎.
* Le minerai est introduit dans un haut fourneau avec du coke (carbone presque pur).
- Formation du monoxyde de carbone CO par oxydation du carbone.
Réduction

2C + O2 2CO

Oxydation
- Réduction du fer III par le monoxyde de carbone CO.
oxydation

Fe2 O3 + 3CO 2Fe + 3CO2


réduction 121
* Remarque
La température étant très élevée, le carbone s’allie au fer et on obtient de la fonte.

2- L’aluminothermie
* L’aluminothermie est la réduction par l’aluminium des oxydes de métaux moins réducteurs que
l’aluminium.
* L’aluminium réduit par exemple l’oxyde de fer III :
oxydation

Fe2 O3 + 2Al 2Fe + Al2 O3


réduction
Cette réaction étant très exothermique, le fer obtenu est à l’état liquide. On utilise cette réaction pour
souder, par exemple, les rails de chemin de fer.
3- La préparation de l’acide nitrique
* L’acide nitrique est préparé par oxydation de l’ammoniac. La préparation comporte trois étapes :
- Oxydation catalytique de l’ammoniac en monoxyde d’azote en présence du platine (Pt) :
réduction

4NH3 + 5O2 2NO + 6H2 O

oxydation

- Oxydation du monoxyde d’azote en dioxyde d’azote :


Réduction

2NO + O2 2NO2

Oxydation
- Oxydation et hydratation du dioxyde d’azote :
Réduction

4NO2 + O2 + 2H2 O 4HNO3

Oxydation
* L’acide nitrique est un important produit industriel. Il sert à la préparation d’engrais et d’explosifs.

4- La préparation de l’acide sulfurique


L’acide sulfurique est obtenu industriellement à partir du soufre.
- Combustion du soufre dans l’air :
S + O2 → SO2
- Oxydation catalytique du dioxyde de soufre avec le 𝐕𝟐 𝐎𝟓 comme catalyseur :
SO2 + O2 → 2SO3
- Hydratation du trioxyde de soufre
SO3 + H2 O → H2 SO3

122
La dissolution du trioxyde de soufre dans l’eau est très exothermique. Au lieu de le dissoudre dans l’eau,
on le dissout dans une solution concentrée d’acide sulfurique. On obtient alors des solutions de trioxyde de
soufre dans l’acide sulfurique appelées oléums.

Exercice 1
Les ions Fe2+ sont oxydés en ions Fe3+ par les ions MnO4 - suivant l’équation-bilan suivante :
MnO4 − + 8H3O + + 5Fe2+→ Mn2+ + 5Fe 3+ + 12 H2O
1°) Montrer, en utilisant les nombres d’oxydation, que l’hydrogène et l’oxygène ne participent pas à
l’oxydoréduction.
2°) Calculer les nombres d’oxydation du manganèse et du fer. Quel est l’élément oxydé ? l’élément réduit ?
3°) Montrer que l’équation-bilan traduit qu’il y a compensation entre la variation du nombre d’oxydation
de l’élément oxydé et la variation du nombre d’oxydation de l’élément réduit.

123
Réponse Exercice 1

Exercice 2
Un flacon de dioxyde de soufre SO2 est retourné sur un flacon de sulfure d’hydrogène H2S. Les deux gaz
sont en contact ; ils réagissent : du soufre se dépose sur les parois et il se forme de l’eau. 1° Ecrire
l’équation-bilan de la réaction.
2° Calculer les nombres d’oxydation des éléments dans les divers corps purs.
3° Montrer sous forme
schématique qu’il Réponse Exercice 2
s’agit d’une
oxydoréduction.

124
Exercice 3
Réponse Exercice 3
On dissout une masse
mO = 3,2g de sulfate de
cuivre anhydre dans un
volume V=100 cm3
d’eau pure. On répartie
équitablement la
solution dans deux
tubes A et B.
a.) Quelle est la
concentration molaire
de la solution préparée
?
b.) Dans le tube A, on
verse de la poudre de
zinc et dans le tube B,
une solution
d’hydroxyde de
sodium. Ecrire les équations des réactions qui se produisent. Ces réactions sont-elles des réactions
d’oxydoréductions ? Justifier.
2°) La masse de poudre de zinc versée est m = 0,65 g. Recenser les ions présents dans la solution A puis
calculer le nombre de moles de chaque ion. On donne en g.mol-1 : MO =16 ; MS = 32 ;
MCu = 64 ; MZn = 65.

E/ ELECTROLYSE EN SOLUTION AQUEUSE

Objectifs :
A la fin de ce chapitre je dois être capable de :
- Décrire quelques électrolyses simples.
- Prévoir les réactions aux électrodes avec les potentiels d’oxydoréduction.

I- Généralités
* L’électrolyse est le phénomène de décomposition accompagnant le passage du courant électrique
dans un liquide.
* Une électrolyse ne peut se produire que si on applique aux bornes de l’électrolyseur une tension
supérieure à sa force contre-électromotrice.
* En règle générale, au cours d’une électrolyse se produisent :
- une oxydation à l’anode ;
125
- une réduction à la cathode.
* Les espèces pouvant participer aux réactions au cours d’une électrolyse sont :
- les ions et les molécules d’eau de l’électrolyte (la solution à électrolyser) ;
- le métal de l’anode.
Remarque :
- A l’anode c’est le réducteur le plus fort qui s’oxyde ;
- A la cathode c’est l’oxydant le plus fort qui se réduit.

II- ETUDE DE QUELQUES ELECTROLYSES SIMPLES


1- Electrolyse de l’eau acidifiée à l’acide sulfurique
a) Etude expérimentale

* Observations
- Anode : dégagement de
dioxygène ;
- Cathode : dégagement de
dihydrogène.

b) Etude théorique de l’électrolyse


* Espèces chimiques présentes en solution :
- H2 O du couple O2 /H2 O : EO° 2/H2 O = 1,23V ;
°
- H3 O+ du couple H3 O+ /H2 : EH +
3 O /H2
= 0,00V ;
°
- SO2− 2− 2−
4 du couple S2 O8 /SO4 : ES2 O2− /SO2− = 2,01V .
8 4

* Réactions possibles aux électrodes


- Oxydations possibles à l’anode :
2SO2−
4 → S2 O2−
8 + 2e

1
3H2 O → O + 2H3 O+ + 2e−
2 2

- Réductions possibles à la cathode :


2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O

* Réactions attendues
1
- A l’anode : 3H2 O → O + 2H3 O+ + 2e−
2 2

- A la cathode : 2H3 O+ + 2e −
→ H2 + 2H2 O
126
1
- Bilan de l’électrolyse : H2 O → O2 + H2
2

2- Electrolyse d’une solution aqueuse de chlorure de sodium


a) Etude expérimentale
* Observations
- Anode : dégagement de
dichlore ;
- Cathode : dégagement de
dihydrogène.

b) Etude théorique de l’électrolyse


* Espèces chimiques présentes en solution :
°
- H2 O du couple H2 O/H2 : EH 2 O/H2
= −0,42V ;
°
- H2 O du couple O2 /H2 O : EO2/H2 O = 0,81V ;
°
- Cl− du couple Cl2 /Cl− : ECl2 /Cl
− = 1,36V ;
°
- Na+ du couple Na+ /Na : ENa+/Na = −2,71V.

* Réactions possibles aux électrodes :


- Oxydations possibles à l’anode :
1
3H2 O → O + 2H3 𝑂+ + 2e−
2 2
2Cl− → Cl2 + 2e−
- Réductions possibles à la cathode :
2H2 O + 2e− → H2 + 2OH−
Na+ + e− → Na
* Réactions attendues
1
- A l’anode : 3H2 O → O + 2H3 𝑂+ + 2e−
2 2
(l’expérience ne le confirme pas)
- A la cathode : 2H2 O + 2e− → H2 + 2OH− (l’expérience le confirme)
A l’anode l’oxydation des ions Cl− est plus rapide et s’impose.

* Réactions produites
- A la cathode : 2H2 O + 2e− → H2 + 2OH−
- A anode:2Cl− → Cl2 + 2e−
- Bilan de l’électrolyse : 2H2 O + 2Cl− → H2 + Cl2 + 2OH−

II- Electrolyse d’une solution aqueuse de chlorure d’étain II acidifiée par l’acide
chlorhydrique.
1- Etude expérimentale Cl2
Dépôt d’étain

(Sn2+ + 2Cl− ) + (H3 O+ + 2Cl− )


Anode en platine Cathode en platine
127
I A B I
- Anode : dégagement de dichlore Cl2 selon la demi-équation électronique :
2Cl− → Cl2 + 2e−
- Cathode : dépôt d’étain métallique selon la demi-équation électronique :
Sn2+ + 2e− → Sn
𝟐+ −
- Bilan de l’électrolyse : 𝐒𝐧 + 𝟐𝐂𝐥 → 𝐒𝐧 + 𝐂𝐥𝟐 .
2- Prévision des réactions aux électrodes avec les potentiels d’oxydoréduction
* Espèces chimiques en solution :
°
- Sn2+ du couple Sn2+ /Sn : ESn 2+ /Sn = −0,14V ;
− − °
- Cl du couple Cl2 /Cl : ECl2 /Cl− = 1,36V ;
- H2 O du couple O2 /H2 O : EO° 2/H2 O = 1,23V ;
°
- H3 O+ du couple H3 O+ /H2 : EH +
3 O /H2
= 0,00V.
* Réactions possibles aux électrodes :
- Oxydations possibles à l’anode :
2Cl− → Cl2 + 2e−
1
3H2 O → O + 2H3 O+ + 2e−
2 2
- Réductions possibles à la cathode :
2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O
Sn2+ + 2e− → Sn
* Réactions attendues
1
- A l’anode : 3H2 O → O2 + 2H3 O+ + 2e−
2

- A la cathode : 2H3 O+ + 2e− → H2 + 2H2 O


1
- Bilan de l’électrolyse : H2 O → O + H2
2 2
On devrait observer un dégagement de dioxygène à l’anode et un dégagement de dihydrogène à la
cathode.

* Confrontation avec l’expérience


Les réactions observées au cours de l’expérience sont en contradiction avec celle prévue par la théorie. En
fait les réactions qui se produisent au cours de l’électrolyse (expérience) sont plus rapides, alors que celles
prévues sont lentes.
Cette électrolyse est complexe. Si on augmente la tension entre les électrodes, il se dégage un mélange de
dioxygène et de dichlore à l’anode et un dégagement de dihydrogène à la cathode en plus du dépôt d’étain :
C’est le phénomène de surtension.
On précise que la tension minimale pour que l’électrolyse ait lieu se calcule comme suit :
𝑼𝒎𝒊𝒏 = 𝑬𝟎(𝒄𝒐𝒖𝒑𝒍𝒆 à 𝒍′ 𝒂𝒏𝒐𝒅𝒆) − 𝑬𝟎(𝒄𝒐𝒖𝒑𝒍𝒆 à 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒕𝒉𝒐𝒅𝒆)

128
Exercice 1
On effectue l’électrolyse d’une Réponse Exercice 1
solution de nitrate d’argent AgNO3,
acidifié avec l’acide nitrique HNO3.
Les électrodes sont inattaquables.
On donne E°(H3O+/H2) = 0,00V ;
E° (NO3 -/NO) = 0,96 V ;
E°(Ag+/Ag) = 0,80 V ; E°(O2/H2O)
= 1,23V.
1° Ecrire les équations-bilan des
réactions possibles aux électrodes.
Parmi celles-ci, lesquelles devraient
se produire ?
2° On constate en fait qu’il se forme
un dépôt d’argent. Sur quelle
électrode ce métal se dépose-t-il ? 3°
L’électrolyseur est placé en série
avec un autre électrolyseur qui
réalise l’électrolyse d’une solution aqueuse d’acide sulfurique H2SO4. Quel volume normal de chaque gaz
obtient-on dans le deuxième électrolyseur si le dépôt d’argent dans le premier a une masse de 0,143g ?
Exercice 2
On effectue l’électrolyse d’une solution de sulfate de cuivre II entre les électrodes de graphite. Le passage
du courant dans la solution s’accompagne d’un dépôt métallique sur l’une des électrodes et d’un
dégagement gazeux sur l’autre.
1°) Quelles sont les réactions pouvant se dérouler à chaque électrode ?
2°) Identifier les produits formés et établir l’équation-bilan de l’électrolyse.
-Déterminer la ddp théorique minimale à appliquer pour observer l’électrolyse.
3°) On effectue l’électrolyse pendant 60 min, l’intensité du courant étant fixée à 0,16A.
a.) Quelle est la masse du dépôt obtenu ?
b.) Quelle est la quantité d’eau obtenue ?
c.) Quel est le volume correspondant ?
4°) L’électrolyseur contenait initialement 100 ml d’une solution de concentration initiale égale à
C= 0,50 mol.l-1.
a.) Quelles sont après 60 min, d’électrolyse, les quantités de matière des espèces Cu2+ et SO4 2- présentent
en solution ?
b.) Calculer les concentrations correspondantes.
Données : E° (S2O8 2-/SO4 2-) = 2,1V ; E°(O2/H2O) = -1,23V ; E°(H3O+/H2) = 0,00V ;

129
E° (Cu2+/Cu) = 0,34V ; Masse molaires en g.mol-1 MH =1 ; MO =16 ; MS = 32,1 ; MCu= 63,5 ; nombre
d’Avogadro 6,02.1023mol-1; charge élémentaire e =1,6.10-19C.

Réponse Exo 2 :

130
Exercice 3 : Électrolyse en solutions aqueuses

On électrolyse une solution concentrée de sulfate de cadmium II et d’acide sulfurique, les ions sulfates ne
participant pas aux réactions électrochimiques. On observe un dépôt métallique sur une électrode et un
dégagement gazeux sur l’autre.
1°) Quelles sont les réactions aux électrodes ?
2°) Etablir l’équation-bilan de la réaction.
3°) Déterminer la d.d.p. théorique minimale à appliquer pour observer l’électrolyse.
4°) Dans les conditions industrielles, l’intensité est maintenue constante et égale à 25 kA.
a.) Quelle masse du métal obtient-on après 12 heures ?
b.) Quel volume du gaz recueille-t-on à l’autre électrode ?
5°) Dans la réalité, la masse de métal obtenue n’est que de 580 kg. Interprétez cette observation.
Données: Masse molaires atomiques en g.mol-1 MCd=112,4 g.mol-1. E°(O2/H2O)=-1,23V ;
E°(H3O+/H2)= 0,00 V ; E° (Cd2+/Cd)= 0,40 V.

Réponse Exercice 3 :

131

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