SC-PHYSIQUE Premières F2 Et F3 (ENSEIGNANT)
SC-PHYSIQUE Premières F2 Et F3 (ENSEIGNANT)
PHYSIQUE
CHIMIE
Version harmonisée
Pour les Séries Industrielles F2 & F3
ENSEIGNANTS
Un cours structuré
Des méthodes expliquées
Des exercices progressifs
1
SOMMAIRE
LUMIERE .....................................................................................
L’OXYDOREDUCTION) ............................................................
2
Première partie : STATIQUE
Chapitre 1 : Opération sur les vecteurs
Chapitre 2 : Corps solides et modélisation des actions
mécaniques
Chapitre 3 : Équilibre d’un système matériel
Chapitre 4 : Équilibre d’un système matériel sous l’action
des forces coplanaires
Chapitre 5 : Adhérence et frottement
Chapitre 6 : Centre de gravité d’un système matériel
3
CHAPITRE 1 : OPERATION SUR LES VECTEURS
Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre je dois être capable de :
I. Définition :
Un vecteur est un segment de droite orienté.
̅̅̅ = Projxx’𝐴𝐵
𝑎𝑏 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑥 = 𝐴𝑐𝑜𝑠𝛼
𝐴{
𝐴𝑦 = 𝐴𝑠𝑖𝑛𝛼
4
Exemple : Une force appliquée à un solide indéformable peut glisser sur sa droite d’action sans modifier
l’effet qu’elle produit. On dira que la force est représentée par un vecteur glissant
3. Le torseur
C’est un ensemble de vecteurs glissants.
4. Le vecteur lié
C’est un vecteur défini par ses quatre éléments : point d’application, direction, sens et intensité. Le vecteur
lié ne peut pas se déplacer.
Exemple : Le poids d'un corps 𝑃⃗ est un vecteur lié. C'est un vecteur qui a un point d’application bien défini
qui est le barycentre ou le centre de gravité du corps.
1. Définition
⃗ 𝑒𝑡 𝑉
Le produit scalaire de deux vecteurs 𝑈 ⃗ (Voir Figure1-1) est défini par la
relation :
⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = ‖𝑈
⃗ ‖.‖𝑉
⃗ ‖.cos(𝑈
⃗,𝑉
⃗)
⃗,𝑉
Posons α = (𝑈 ⃗)
⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = ‖𝑈
⃗ ‖. ‖𝑉
⃗ ‖. cosα
Le résultat ainsi obtenu est un réel qui est positif ou négatif selon les valeurs de α.
𝜋
- Pour α aigu ou nul (0 ≤ α < ), on a : cosα > 0 => ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ >0
2
𝜋
Pour α obtus ou plat ( < α ≤ π), on a : cosα < 0 => ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ <0
2
𝜋
- Pour α droit (α = ), on a : cosα = 0 => ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ =0
2
5
2. Les propriétés du produit scalaire
Le produit scalaire est :
- Commutatif : 𝑈⃗.𝑉 ⃗ = 𝑉
⃗ .𝑈⃗
- Distributif par rapport à l’addition : ⃗⃗⃗ ⃗1 + 𝑉
𝑈. (𝑉 ⃗ 2 ) = ⃗⃗⃗
𝑈. 𝑉⃗ 1 + ⃗⃗⃗
𝑈. 𝑉⃗ 2)
- Linéaire : (λ 𝑈) ⃗⃗⃗⃗ . 𝑉
⃗ = λ( 𝑉
⃗ .𝑈⃗)
- ⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = 0 => 𝑈 ⃗ = ⃗⃗⃗0 ou 𝑉⃗ = ⃗⃗⃗
0 ou 𝑈 ⃗ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑝𝑒𝑛𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 à 𝑉 ⃗.
⃗ 𝑒𝑡 𝑉
L’expression analytique du produit scalaire de 𝑈 ⃗ s’écrit :
⃗.𝑉
𝑈 ⃗ = xx’+ yy’+ zz’
⃗:
Déduisons la norme du vecteur 𝑈
⃗.𝑈
D’après l’expression analytique, 𝑈 ⃗ = xx + yy + zz ⃗ )2 = x2 + y2 + z2
=> ( 𝑈
⃗ )2 = ‖𝑈
Or ( 𝑈 ⃗ ‖2 ; d’où ‖𝑈
⃗ ‖ = √x 2 + y 2 + z 2
⃗ =2
𝐴 .𝐵
Exercice 2 :
⃗ 𝟏 et 𝑽
Le produit scalaire A des vecteurs 𝑽 ⃗ 𝟐 de normes respectives : 𝑽𝟏 = 𝟑 et 𝑽𝟐 = 𝟓 est, dans les cas
suivants :
6
Exercice 3 :
𝟑 𝟓
Soit les vecteurs : ⃗𝑽𝟏 ( ) et ⃗𝑽𝟐 ( ).
−𝟐 𝟒
Calculer :
1°) les normes ‖𝑽⃗ 𝟏 ‖ et ‖𝑽⃗ 𝟐‖ ;
2°) le produit scalaire 𝒂 = ⃗𝑽𝟏 . ⃗𝑽𝟐 ;
3°) l’angle 𝝋 = (𝑽⃗̂ ; ⃗𝑽 ).
𝟏 𝟐
⃗ 𝟏 ‖ = 𝟑, 𝟔𝟏 ; ‖𝑽
Rep: 1°) ‖𝑽 ⃗ 𝟐 ‖ = 𝟔, 𝟒
2°) 𝒂 = 𝟕
3°) 𝝋 = 𝟕𝟐, 𝟑𝟔°
V. LE PRODUIT VECTORIEL
1. Définition
⃗ 𝑒𝑡 𝑉
Le produit vectoriel de deux vecteurs 𝑈 ⃗ est un troisième
⃗⃗⃗ noté :
vecteur 𝑊
⃗⃗⃗ = 𝑈
𝑊 ⃗ ٨𝑉
⃗ . (Voir figure 1-2)
7
4. Expression analytique du produit vectoriel
=| 𝑦𝑦′ 𝑧
𝑧′
| 𝑖 - |𝑥𝑥′ 𝑧
𝑧′
|𝑗 + |𝑥𝑥′ 𝑦
𝑦′
| 𝑘⃗
⃗ ٨𝑉
𝑈 ⃗ = (yz’-y’z) 𝑖 – (xz’ – x’z) 𝑗 + (xy’ – x’y) 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗̂
2- ) Calculer l’angle α = (𝐴 ⃗)
;𝐵
Exercice2 :
3 5
⃗⃗⃗⃗⃗
Soient : 𝐹 (−2) et 𝐴𝐵 ( 5 ) deux vecteurs.
0 −1
𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗ ^𝐹 (produit vectoriel de 𝐴𝐵
⃗⃗⃗ = 𝐴𝐵
1°) Les composantes (𝑦) du vecteur 𝑊 ⃗⃗⃗⃗⃗ par 𝐹 ) ont pour valeurs :
𝑧
𝟐 −𝟐 𝟐 −𝟑
a) (−𝟑) ; b) (− 𝟑 ) ; c) ( 𝟎 ) ; d) ( 𝟑 ) ; e) J’ai besoin d’aide
𝟐𝟐 −𝟐𝟐 𝟐𝟒 𝟐𝟐
⃗⃗⃗ est :
2°) La norme de 𝑊
⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝟐𝟐, 𝟑𝟒 ; b) ‖𝑾
a) ‖𝑾 ⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝟐𝟐, 𝟑𝟕 ; c) ‖𝑾
⃗⃗⃗⃗ ‖ = −𝟐𝟐, 𝟑𝟒 ; d) ‖𝑾
⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝟐𝟏, 𝟖𝟖 ; e) J’ai besoin d’aide.
⃗⃗⃗̂
3°) L’angle 𝜃 = (𝑊 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵) a pour valeur :
a) θ = 90° ; b) θ = 180° ; c) θ = 1,27 rad ; d) θ = 𝝅 𝒓𝒂𝒅 ; e) J’ai besoin
̂ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) a pour valeur :
4°) L’angle 𝜃 = (𝐹 ; 𝐴𝐵
a) θ = 90° ; b) θ = 180° ; c) θ = 1,27 rad ; d) θ = 𝝅 𝒓𝒂𝒅 ; e) J’ai besoin
8
Exercice 2 :
⃗ 1. 𝑉
b- Le scalaire 𝑏 = 𝑉 ⃗2 ;
⃗1 + 𝑉
c- La somme 𝑐 = 𝑉 ⃗2 ;
⃗4 − 𝑉
d- La somme 𝑑 = 𝑉 ⃗1 ;
9
CHAPITRE 2 :
CORPS SOLIDES, SYSTEME MATERIEL
MODELISATION DES ACTIONS EXTERIEURES
Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre je dois être capable de :
I. CORPS SOLIDE
1. Solide réel
Le solide réel est un corps visible et touchable. C’est un corps qui possède une masse constante et un volume
dont les limites varient sous l’action d’un système de force extérieures suivant une loi qui n’est pas connue
à priori.
2. Solide déformable suivant une loi connue
C’est un solide qui possède une masse constante et un volume dont les limites varient de façons prévisible et
quantifiable en fonction des charges appliquées.
Exemple : le ressort en compression et extension
3. Solide indéformable
Il possède une masse constante et un volume dont les limites sont invariables quelles que soient les actions
extérieures auxquelles il est soumis. La distance entre deux points d’un solide indéformable est invariable.
10
Système matériel constitué par une masse de gaz : Une
masse de gaz enfermée dans un cylindre dont le volume
varie grâce à un piston mobile constitue un système
matériel.
On dit qu’un système matériel est isolé, lorsque l’univers ne participe à aucune interaction avec lui.
Le système est pseudo-isolé si on peut annuler l’effet de l’extérieur pour qu’il devienne isolé.
2. Principe des actions réciproques
Si deux systèmes matériels S1 et S2 sont en interaction, S1 exerce sur S2 une force 𝐹 (S1 / S2 ) et
réciproquement, S2 exerce sur S1 une force 𝐹 (S2 / S1 ) telle que 𝐹 (S1 / S2 ) = - 𝐹 (S2 / S1 ). Ces deux forces
sont diamétralement opposées.
Exemple :
12
On appelle force intérieure, toute force exercée par un
élément du système matériel considéré sur un autre élément du
même système.
Exercice :
S1 = {(2); (3)}
Rep de S1 :
S2 = {(1); (3)}
S3 = {(1); (2)}
S4 = {(2)}
13
Exemple : Sur la figure ci- contre, le dynamomètre
(3) est tendu par une masse (2) par l’intermédiaire
d’un fil (1). 𝐴1/2 est la tension exercée par la corde
sur la masse.
Remarques : forces intérieures et forces extérieures
à un système.
• Considérons le système {(3)} ; il a pour
forces extérieures : 𝐵⃗ 𝑠𝑢𝑝𝑜𝑟𝑡/3 et 𝐶1/3
• Considérons le système {(2)} ; il a pour
forces extérieures : 𝑃⃗2 et 𝐴1/2
• Considérons le système {(1)} ; il a pour
forces extérieures : 𝐴2/1 et 𝐶3/1
Toutes ces forces ont pour direction celle du fil tendu et pour intensité l’indication du dynamomètre.
EXERCICE1
On considère le système articulé défini par la figure ci-contre. Le poids de la travers (3) est
négligeable. 𝑃⃗1 𝑒𝑡 𝑃⃗2 sont les poids respectifs des solides (1) (Figure1)
et (2).
1°) Isoler successivement les systèmes matériels suivants :
a - 𝑆1 = {(1)} ;
b- 𝑆2 = {(1); (3)} ;
c- 𝑆3 = {(1); (2); (3)}.
2°) Mettez en place les forces extérieurs qui s’exercent sur
chacun des systèmes représentés en 1°).
14
Rep de 2.a)
EXERCICE 2
Un câble (5) supporte les deux masses 𝑀1 𝑒𝑡 𝑀2 et s’enroule sur
une poulie (3) de masse 𝑀3 articulée sans frottement en o sur un
axe (4). Voir figure 1.35
Isoler les systèmes matériels suivants puis représenter les forces
extérieures qui s’exercent sur chacun d’eux : 𝑆1 = {(1)} ;
𝑆2 = {(3)} ; 𝑆3 = {(5)} 𝑒𝑡 𝑆4 = {(4); (5)} .
EXERCICE 3
Une benne basculante (1) est articulée en A sur le châssis
d’un camion (3). Elle est manœuvrée par un vérin (2) (Figure3)
CHAPITRE 3 :
EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL
PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA STATIQUE
Objectifs pédagogiques
b. Propriétés
- On démontre que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑀 ⋀ 𝐹 = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 ⋀ 𝐹 quel que soit
P 𝜖 (Δ) support de 𝐹 .
- Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) est perpendiculaire au plan
défini par le support de 𝐹 et le point A.
- Le sens du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐹 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) est tel que le trièdre ( 𝐴𝑀 ℳ𝐴 (𝐹 )) soit direct.
16
- Norme :
‖ℳ⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 (𝐹 )‖ = ‖𝐹 ‖.‖𝐴𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖. |𝑠𝑖𝑛 (𝐴𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝐹 )|
Soit d la distance séparant le point A et la droite (Δ).
ℳ𝐴 (𝐹 ) = F.d
- L’unité du moment est le newton-mètre (N.m)
- Le moment d’une force 𝐹 par rapport au point A est nul si le support de 𝐹 passe par A (d = 0)
c. Expression analytique
ℳ𝐴 (𝐹 ) = |(𝑥−
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑥
𝑥𝐴 ) (𝑦−𝑦𝐴 )
𝐹𝑦
(𝑧− 𝑧𝐴 )
𝐹𝑧
|
=| (𝑦−𝑦𝐴 )
𝐹𝑦
(𝑧− 𝑧𝐴 )
𝐹𝑧
| 𝑖 - |(𝑥−𝐹𝑥𝑥𝐴 ) (𝑧− 𝑧𝐴 )
𝐹𝑧
|𝑗 + |(𝑥−
𝐹𝑥
𝑥𝐴 ) (𝑦−𝑦𝐴 )
𝐹𝑦
| 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) = ( 𝐹𝑧(𝑦 − 𝑦𝐴 ) − 𝐹𝑦(𝑧 − 𝑧𝐴 ) ) 𝑖 − (𝐹𝑧 (𝑥 − 𝑥𝐴 ) − 𝐹𝑥 (𝑧 − 𝑧𝐴 )) 𝑗 +
(Fy (𝑥 − 𝑥𝐴 ) − 𝐹𝑥 (𝑦 − 𝑦𝐴 )) 𝑘⃗
Exercice d’application 1 :
Soit une force 𝐹 (10; −15; 5) appliquée au point A (1, 3, -2).
Déterminer le moment de 𝐹 par rapport aux points 0 (0 ; 0 ; 0) et I (2 ; 1 ; 0)
Réponse :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝐴 ⋀ 𝐹 = −15 𝑖 − 25 𝑗 − 45 𝑘⃗
ℳ𝑜 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐼𝐴 ⋀ 𝐹 = −20 𝑖 − 15 𝑗 − 5 𝑘⃗
ℳ𝐼 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗
Exercice d’application 2 :
2 : soit une force 𝐹 (10; −15; 5) appliquée au point A (1, 3, -2).
1°) Déterminer le moment de 𝐹 par rapport aux points 0 (0 ; 0 ; 0) et I (2 ; 1 ; 0)
1°) Déterminer : ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑥 (𝐹 ) ; ̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑦 (𝐹 ) ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑧 (𝐹 ).
Réponse :
17
1°)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝑜 (𝐹 ) = 𝑂𝐴 ⋀ 𝐹 = −15 𝑖 − 25 𝑗 − 45 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐼 (𝐹 ) = 𝐼𝐴 ⋀ 𝐹 = −20 𝑖 − 15 𝑗 − 5 𝑘⃗
⃗⃗⃗⃗
2°) ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑥 (𝐹 ) = − 20 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑦 (𝐹 ) = − 15 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝐼𝑧 (𝐹 ) = − 5 𝑁. 𝑚
Cas de nullité
Le moment d’une force 𝐹 par rapport à un axe (Az) est nul lorsque le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) est perpendiculaire à
l’axe (Az) ; ce qui entraine que 𝐹 et (Az) sont dans un même plan. Cela se traduit par :
18
𝐹1𝑥 + 𝐹2𝑥 + ⋯ … … . . + 𝐹𝑛𝑥 = 0
∑ 𝐹 ext = ⃗0 => { 𝐹1𝑦 + 𝐹2𝑦 + ⋯ … … . . + 𝐹𝑛𝑦 = 0
𝐹1𝑧 + 𝐹2𝑧 + ⋯ … … . . + 𝐹𝑛𝑧 = 0
Soit L, M, N les composantes du moment ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐴 (𝐹 ) respectivement suivant (Ax), (Ay) et (Az).
𝐿1 + 𝐿2 + ⋯ … … . . + 𝐿𝑛 = 0
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ =>
ℳ𝐴 (𝐹 ) = 0 {𝑀1 + 𝑀2 + ⋯ … … . . + 𝑀𝑛 = 0
𝑁1 + 𝑁2 + ⋯ … … . . + 𝑁𝑛 = 0
EXERCICE 1 :
Le tirant de la figure 3-4 est soumis aux actions de quatre câbles.
1) Déterminer la résultante 𝑇 ⃗ des quatre tensions de câble 𝑇⃗ 1, 𝑇
⃗ 2, 𝑇
⃗ 3 , et 𝑇
⃗4
s’exerçant sur le tirant.
2) Le tirant est-il en équilibre sous l’action de ces quatre forces ?
3) Si non :
a- Représenter et déterminer la réaction 𝑅⃗ du bois sur ce dernier.
b- Quelle est la valeur de l’angle θ que fait la droite d’action de 𝑅⃗ avec
l’axe horizontal (ox). (Figure 3-4)
c- Le tirant subit- il une flexion, une traction, une torsion ou un
cisaillement ?
Réponses exercice 1:
𝑇 = 69,49
⃗ { 𝑥
1)𝑇 ⇒ ⃗ ‖ = 86 𝑁 𝑒𝑡 β = 𝑡𝑎𝑛−1 (𝑇𝑦 ) = −36°
‖𝑇
𝑇𝑦 = −50,73 𝑇𝑥
2 Non
3a) θ =β = −36°
EXERCICE 2 :
Dans un référentiel orthonormé direct on donne : les coordonnées de M point d’application de la force 𝐹 et
les composantes algébriques de celle-ci : 𝑀(2, 6, −3) et 𝐹 (0, 0, 120). Unités : longueur en m ; force en N
1) Calculer les composantes L, M, N du moment de la force 𝐹 en O centre du référentiel.
2) Comment expliquez-vous le fait que N= 0 ?
Réponses exercice 2 :
19
1) L =720, M = -240, N =0 (unité : le N.m).
2) La force 𝐹 est parallèle à l’axe (Oz) donc ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝑜 (𝐹 ) est perpendiculaire à Oz.
EXERCICE 3 :
Réponses exercice 3:
L = 0, M = 0, N = 6 (unité : le N.m).
EXERCICE 4 :
Dans un référentiel orthonormé direct on donne on donne : les coordonnées de M point d’application de la
force 𝐹 et les composantes algébriques de celles-ci : M (1, 2, -2) et 𝐹 (−2, 3, 1). Les coordonnées de deux
points distincts A et B : A (0, -6, 2) et B (2, 3, -5) ; Unités : longueur en m ; force en N.
1) Calculer les composantes 𝐿𝐴 , 𝑀𝐴 , 𝑁𝐴 du moment de 𝐹 en A.
2) Calculer les composantes 𝐿𝐵 , 𝑀𝐵 , 𝑁𝐵 du moment de 𝐹 en B.
3) Retrouver le résultat de la deuxième question en appliquant la relation : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝐵 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⋀ 𝐹 .
ℳ𝐴 (𝐹 ) + 𝐵𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 ‖.
4) Calculer ‖𝐹 ‖ et ‖ℳ
Réponses exercice 4 :
1) 𝐿𝐴 = 20, 𝑀𝐴 = 7, 𝑁𝐴 = 19
2)et 3) 𝐿𝐵 = −10, 𝑀𝐵 − 5, 𝑁𝐵 = −5.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝐴 ‖ = 9√10.
4) ‖𝐹 ‖ = √14, ‖ℳ
5
5) 𝑑 = 9√ .
7
EXERCICE 5 :
20
Une plaque d’épaisseur négligeable est libre de se déplacer dans le
plan 𝑜, 𝑥 , 𝑦 autour du point fixe 𝑜. Voir figure 3-5
Cette plaque est soumise aux trois forces 𝐴, 𝐵 ⃗ , 𝐶 et à la force 𝐹𝑂
de l’axe fixe 𝑜.
On donne : 𝑂𝐴 = 𝑎 = 0,12 𝑚 ; 𝑂𝐵 = 𝑏 = 0,15 𝑚 ;
𝑂𝐶 = 𝑐 = 0,2 𝑚;
‖𝐴 ‖ = 80 𝑁; ‖𝐵 ⃗ ‖ = 30 𝑁 ; ‖𝐶 ‖ = 50 𝑁
1) Calculer le moment de chacune des quatre forces suivantes : 𝐴,
⃗ , 𝐶 et 𝐹𝑂 .
𝐵
2) Cette plaque est-elle en équilibre ? Justifiez votre réponse.
3) Quelle force 𝐷⃗ parallèle à l’axe des abscisses (𝑥′𝑥) faudrait-il
appliquer à la plaque au point D tel que
𝑂𝐷 = 𝑑 = 0,1 𝑚 pour que l’équilibre de celle-ci soit assuré ?
4) Dans l’hypothèse où la plaque est en équilibre sous l’action des
cinq forces 𝐴, 𝐵⃗ , 𝐶, 𝐷
⃗ 𝑒𝑡 𝐹𝑂 calculer 𝐹𝑜 et 𝐹𝑜 composantes algébriques de 𝐹𝑂 dans le repère défini par
𝑥 𝑦
la figure3-5.
Réponses exercice 5 :
1) ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐴) = −6,78 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐵⃗ ) = 3,89 𝑁. 𝑚 ; ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐶 ) = −10 𝑁. 𝑚 ; ℳ ̅̅̅̅̅𝑜 (𝐹𝑂 ) = 0
2) La plaque n’est pas en équilibre car la deuxième équation d’équilibre ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ℳ𝑜 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = ⃗0 n’est pas
vérifiée. En effet ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐴) + ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 + ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐶 ) + ̅̅̅̅̅
ℳ𝑜 (𝐹𝑂 ) = −12,89 𝑁. 𝑚 ≠ 0
⃗ ‖ ≈ 128,9 𝑁 𝑣𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑎 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑐𝑎𝑟 𝐷
3) ‖𝐷 ⃗ = 128,9 𝑖 .
4) 𝐹𝑜𝑥 ≈ 153,65 𝑁 et 𝐹𝑜𝑦 ≈ 91,57 𝑁
21
CHAPITRE 4 :
EQUILIBRE D’UN SYSTEME MATERIEL SOUS l’ACTION DE FORCES COPLANAIRES
1. Forces coplanaires
On dit des forces 𝐹1 , 𝐹2 , 𝐹3 qu’elles sont coplanaires lorsque ces forces sont située dans un même plan.
0 0 0
ℳ𝐴 (𝐹1 ) { 0 ℳ𝐴 (𝐹2 ) { 0 ℳ𝐴 (𝐹𝑛 ) { 0
𝑁1 𝑁2 𝑁𝑛
Σ ℳ𝐴𝑧 (𝐹
⃗⃗⃗⃗ =0 ⇒ {𝑁1 + 𝑁2 + …………… + 𝑁𝑛 =0
𝑒𝑥𝑡 )
(Figure4a)
(Figure4b)
23
⃗ s’écrit : 𝐴2⁄1 + 𝐵
Σ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = 0 ⃗
⃗ 3⁄1 = 0 (1)
{
⃗⃗⃗ ℬ𝓏 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0 s’écrit : ℳℬ𝓏 (𝐴2⁄1 ) + ℳℬ𝓏 (𝐵
Σℳ ⃗ 3⁄1 ) = 0 (2)
Puisque la force 𝐴2⁄1 n’est pas nulle (fil (2), 𝑡𝑒𝑛𝑑𝑢 ) la relation (4) implique que le support de la force
𝐴2⁄1 passe par B. Comme il passe aussi par A on en déduit que le support de 𝐴2⁄1 est la droite AB.
⃗ 3⁄1 sont directement opposées,
Ce dernier résultat et la relation (1) montrent que les forces 𝐴2⁄1 et 𝐵
d’où :
THEOREME
Si un système matériel est en équilibre sous l’action de deux forces extérieures, ces deux forces sont
diamétralement opposées.
24
La relation (1) implique alors que 𝐴 est aussi dans ce plan. Dès lors, deux cas sont possibles :
𝟏𝒆𝒓 cas : si deux des forces se coupent en I , l’équation des moments en I montre que le support de la
troisième force passe par I.
𝟐𝒆 Cas : si deux des forces sont parallèles, la relation (1) montre
que les trois forces sont parallèles. (Confer Exercice 6 B)
THEOREME
Si un système matériel est en équilibre sous l’action de trois forces
extérieures :
- Ces trois forces sont coplanaires ;
- Dans ce plan, elles sont soit concourantes, soit parallèles.
3.2 Équilibre sous l’action de trois forces parallèles ; Résultante de deux forces parallèles
25
(Figure 4c) Forces de même sens
- Tracer la parallèle à (Δ) passant par l’extrémité de 𝐹𝐵 (Force dont le vecteur déplacé n’est pas
inversée): Cette droite (D) coupe la parallèle aux forces passant par le point C en C’. La norme de
𝑅⃗𝑐 est donner par la distance (CC’).
- Le sens de 𝑅⃗𝑐 est de C vers C’.
NB : Si le solide est soumis uniquement aux actions −𝑅⃗𝑐 ; 𝐹𝐴 𝑒𝑡 𝐹𝐵 alors il sera en équilibre.
En effet : On a 𝑅⃗𝑐 = 𝐹𝐴 + 𝐹𝐵 ⇒ 𝐹𝐴 + 𝐹𝐵 − 𝑅⃗𝑐 = ⃗0
➢ Pour déterminer analytiquement (par calculs), on résout les relations : ∑ 𝑀 ̅𝐴 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0 (ou
bien ∑ 𝑀 ̅𝐵 (𝐹𝑒𝑥𝑡 ) = 0) et ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡 = ⃗0. Pour trouver la distance AC et le module ‖𝑅⃗𝑐 ‖.
26
Exercice 1
Une échelle de longueur 20 m de poids 𝑄 = 400 𝑁 est appuyée
contre un mur parfaitement lisse en un point B situé à 16 m du sol
horizontal (voir figure 4-5). Son centre de gravité est situé à 1/3 de
sa longueur à partir du bas. Un homme de poids 𝑃 = 700 𝑁 grimpe
jusqu’ au milieu de l’échelle et s’arrête. On suppose que le sol est
rugueux et que le système reste en équilibre statique.
1) Calculer en degré l’angle α que fait l’échelle avec le sol
horizontal.
2) Représenter les forces extérieures appliquées à l’échelle.
3) Enoncer le principe fondamental de la statique.
Déterminer les réactions 𝑅⃗𝐴 et 𝑅⃗𝐵 aux points de contact de l’échelle
avec le mur et le sol.
Réponses EXERCICE 1 :
𝑶𝑩
1) 𝜶 = 𝑺𝒊𝒏−𝟏 ( ) = 𝟓𝟑, 𝟏𝟑° ;3)
𝑨𝑩
𝟑𝑷+𝟐𝑸
⃗⃗ 𝑩 ‖ = 𝑹𝑩𝒙 =
‖𝑹 = 𝟑𝟔𝟐, 𝟓 𝑵;
𝟔.𝒕𝒂𝒏𝜶
𝑹𝑨𝒙 = −𝑹𝑩𝒙 = 𝟑𝟔𝟐, 𝟓 𝑵
𝑅⃗𝐴 { 𝑹 = 𝑷 + 𝑸 = 𝟏𝟏𝟎𝟎 𝑵
𝑨𝒚
⇒‖𝑅⃗𝐴 ‖ = 1158,19 𝑁
Exercice 2
Une barre AB de masse m = 1 kg et de longueur AB = l = 60 cm
et mobile autour d’un axe horizontal (Figure 4-6)
(Δ) passant par O tel que OA = 10 cm. Cette barre est maintenue
en équilibre par un ressort tendu et un fil qui supporte une charge Q de masse m’= 4 kg. (Figure 4-6)
1. Isoler la barre et représenter les différentes actions mécaniques qui s’exercent sur elle.
2. Déterminer les coordonnées de toutes les actions extérieures qui s’exercent sur la barre dans le repère
(Oxy).
3. Énoncer le principe fondamental de la statique.
4. En étudiant l’équilibre de la barre, déterminer la réaction R de l’axe (Δ) et la tension T du ressort sur
la barre sachant que cette dernière est perpendiculaire à la barre.
Données : g = 10 N/kg ; α = 60°
27
Exercice 3 D
Une potence des feux tricolores est constituée d’une
barre horizontale AB soudée au mat vertical en A.
30°
Le câble CD est accroché au mat en D et à la barre A C
B
Exercice 4
Le balancier AC est une tige homogène de poids 𝐺 = 350 𝑑𝑎𝑁.Il est fixé au point 𝐴 à l’aide d’une
articulation et un vérin le manœuvre au point 𝐵. En 𝐶 est accrochée une nacelle de poids 𝑃 = 200 𝑑𝑎𝑁.
Dans la position d’équilibre de la figure 4e, l’axe du vérin fait un angle droit avec le balancier. On donne :
Ɵ = 60° ; 𝐴𝐶 = 7 𝐴𝐵 = 4,20 𝑚 .
A°) Questions de cours :
Choisir la bonne réponse parmi les listes ( 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 ). 𝑦
28
Réponses Exercice 4 :
𝑨 = 𝟏𝟏𝟑𝟔, 𝟔𝟓 𝒅𝒂𝑵
⃗⃗ { 𝒙
B°) 3a): 𝑨 3b):𝜷 = −𝟓, 𝟑𝟒°.
𝑨 = −𝟏𝟎𝟔, 𝟐𝟓 𝒅𝒂𝑵;
𝒚
Exercice 5 :
Le godet d’un chargeur de poids 𝑷 = 450 𝑑𝑎𝑁 (matériau y compris) est articulé en au point O. Il est
manœuvré en A par un vérin de masse négligeable. Le godet est en équilibre dans la position de la
figure1.On donne : 𝑂𝐺 = 2250 𝑚𝑚 ; 𝑂𝐴 = 1450 𝑚𝑚 .
L’axe du vérin fait un angle 𝛼 = 60° avec la verticale.
A°) Questions de cours :
1) A quelles conditions un solide est-il en équilibre sous l’action de trois forces non
parallèles ?
2) Répondre par vrai ou faux :
On appelle moment vectoriel d’une force 𝐹 , d’origine M par rapport à un point A, le
vecteur défini par :
a- 𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⋀ 𝐹 ;
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = 𝑀𝐴
(Figure 4f)
b- 𝑀⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = 𝐹 ⋀ 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ;
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
c- 𝑀 𝑂𝑀 ⋀ 𝐹 ; C
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
d- 𝑀 𝐴𝑀 ⋀ 𝐹 ;
A
⃗⃗ 𝐴 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
e- 𝑀 𝐴𝑀. 𝐹 ; B
𝐹𝐴
⃗⃗ 𝑂 (𝐹 ) = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
f- 𝑀 𝐴𝑀 ⋀ 𝐹 .
29
Réponses : EXERCICE 5 :
Exercice 6
A°) Une plaque non pesante (s) est en équilibre sous l’action de trois force 𝐹𝐴 , 𝐹𝐵 et 𝐹𝐶 (Voir figure 4f).
On donne 𝜃 = (𝐹𝐴 ; 𝐹𝐵 ) = 60° ; 𝐹𝐴 = 80 𝑁 ; 𝐹𝐵 = 100 𝑁 .
1°) Construire graphiquement la force 𝐹𝐶 .
(Échelle : 1 cm pour 10 N).
2°) a- Calculer le produit scalaire 𝐹𝐴 . 𝐹𝐵
b- En déduire le module de la force 𝐹𝐶 .
B°) Une barre (FE) de masse négligeable est maintenu en équilibre horizontal par trois actions verticales
⃗ , 𝐸⃗ 𝑒𝑡 𝐹 . (Voir figure 2)
𝐷
1- Déterminer par une construction graphique, le point d’application et la norme de la force 𝐹
appliquée à l’autre extrémité (échelle : 1 cm pour 100 N et 1Cm pour 0,5 m).
2- Quelle est la longueur 𝑙 = 𝐸𝐹 de la barre ?
On donne : 𝐷𝐸 = 1,5 𝑚 ; ‖𝐷 ⃗ ‖ = 500 𝑁 ; ‖𝐸⃗ ‖ = 350 𝑁 .
3- En appliquant le principe fondamental de la statique au point F, retrouver les valeurs de 𝑙 et ‖𝐹 ‖.
Réponses : EXERCICE 6
⃗ 𝑨. 𝑭
A2a) :𝑭 ⃗ 𝑩 = 𝟒𝟎𝟎𝟎 ; : A2b): ‖𝑭
⃗ 𝑪 ‖ = 𝟏𝟓𝟔, 𝟐 𝑵 ; B 3):𝑭𝑬 = 𝒍 = 𝟓 𝒎;
⃗ ‖ = 𝟏𝟓𝟎 𝑵
‖𝑭 ⃗
𝐷
E
D
Figure 2
⃗
𝐸
30
Exercice 7
Un opérateur (3) serre l’écrou (1) par l’intermédiaire d’une clé
plate 2. Voir figue 4-8. Pour ce faire, il exerce un effort de 100 N
au point A ; OA = 200 mm et AB = 50 mm
1. Déterminer le moment produit au point O (centre de
l’écrou) par cet effort.
2. Déterminer ce moment si l’opérateur exerçait cet effort
en B.
Réponses EXERCICE 7 : (Figure 4-8)
1) 𝓜 = −𝟐𝟎 𝑵. 𝒎 ; 2) 𝓜 = −𝟐𝟓 𝑵. 𝒎
Exercice 8 :
Un rail homogène, de poids P = 1500 N, repose sur deux appuis
simples A et B tels que AB= 8m. Un chariot supportant une charge
peut se déplacer sur le rail. Lorsque le chariot est en C (AC=2m), une
force Q verticale de valeur 5000 N s’exerce en C. Voir figure 4-9.
Déterminer dans ces conditions, les valeurs des réactions des appuis
en A et en B.
⃗⃗ ‖ = 𝑸.𝑨𝑪 + 𝑷 = 𝟐𝟎𝟎𝟎 𝑵 ;
‖𝑩
𝑨𝑩 𝟐
⃗⃗ ‖ = 𝑸 + 𝑷 − ‖𝑩
‖𝑨 ⃗⃗ ‖ = 𝟒𝟓𝟎𝟎 𝑵
31
Exercice 9 :
Réponses EXERCICE 9 :
𝑹 = −𝑭 = −𝟏𝟖𝟒𝟖 𝑵
2°) ‖𝑭 ⃗ { 𝒙
⃗ ‖ = 𝟏𝟖𝟒𝟖 𝑵 ; ⃗𝑹 ⃗⃗ ⃗⃗
𝑹𝒚 = 𝑷 + 𝑸 = 𝟐𝟓𝟎𝟎 𝑵 ⇒ ‖𝑹‖ = 𝟑𝟏𝟎𝟖, 𝟗 𝑵 ; 𝑹 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒖𝒏 𝒂𝒏𝒈𝒍𝒆
Exercice 10
Une tige de poids négligeable est encastrée dans un mur ; elle supporte en B une charge de poids de 2500
N. En un point C, milieu de AB, un fil maintient la tige en équilibre. (fig 4-9)
1. Isoler la tige puis représenter les forces qui lui sont appliquées.
2. Faire le bilan de ces forces.
3. Ecrire la condition d’équilibre de la tige.
4. Déterminer les composantes des forces appliquées.
5. Déterminer les expressions des moments par rapport un axe (Az)
perpendiculaire au plan des forces.
6. Déterminer les actions ⃗𝑻𝑪 𝑒𝑡𝑹 ⃗⃗ 𝑨 , respectivement en C et A.
7. Trouver la direction de l’action ⃗𝑹
⃗ 𝑨 exercée en A.
(Figure 4-9)
Réponses EXERCICE 10:
1- Détermination graphique :
1 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 1 𝑚
𝐸𝑐ℎ𝑒𝑙𝑙𝑒 { .
1 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 20 𝑘𝑁
33
NB : Toutes les forces sont parallèles entre elles. On désignera par ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑁 la résultante de ⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐴 et
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐵 .
b) Compléter le tableau ci-dessous après l’avoir reproduit sur votre feuille de devoir.
2- Détermination analytique :
a) Enoncer le principe fondamental de la statique.
b) Déterminer par calcul les modules des forces : ⃗⃗⃗⃗
𝑃𝐵 et ⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑐 .
Réponses EXERCICE 11 :
34
CHAPITRE 5 :
ADHERENCE-FROTTEMENT
Généralités
La technologie peut vouloir :
REDUIRE les frottements et donc permettre un meilleur rendement dans la transmission des efforts
de la puissance.
Facteurs intervenants : - État de surface (Rugosité)
- Matière (Coussinet : bronze / acier)
- Lubrification (Graissage périodique, barbotage)
- Roulement (Dents de pignons1types de roulements)
- Frottement fluide (Film fluide sous pression)
REALISER la liaison encastrement entre 2 solides : Collage. (Adhérence à son extrême limite : pas
de mouvement relatif autorisé).
Définitions
Si les 2 surfaces en contact tendent à glisser l'une Si les 2 surfaces en contact glissent l'une par rapport
par rapport à l'autre (sans déplacement) alors on parle à l'autre alors on parle de FROTTEMENT.
d’ADHERENCE.
I. ETUDE DE L’ADHERENCE
1. Mise en évidence du phénomène
35
(Figure 5-1)
Le système matériel {(1)} est en équilibre sous l’action de trois forces : ⃗⃗⃗ ⃗ 3⁄ et 𝐴2⁄ .
𝑃1 , 𝐵
1 1
36
D’après le théorème énoncé au chapitre précédent, ces trois forces sont dans un même plan ; ⃗⃗⃗ ⃗ 3⁄
𝑃1 , et 𝐵
1
sont sécantes en I . Donc le support de 𝐴2⁄ passe par le point connu I .
1
Condition d’équilibre :
Lorsque le solide (1) se trouve à la limite de l’équilibre, on dit qu’il est en équilibre strict. On désigne par
𝝋𝟎 la valeur limite de 𝜽.
2. Définitions
37
au contact dans le cas limite de l’équilibre strict.
Propriétés :
38
Si, A1/2 est à l’extérieur du cône θ > 0 (cas impossible) alors l’Équilibre est impossible ; il y a donc
glissement.
On appelle surface de sustentation d’un solide sur un plan la surface délimitée par le lieu d’une droite du
plan qui reste tangente au contour extérieur des zones (ou des points) de contact.
2. Équilibre d’un solide reposant sur un plan incliné
(1) peut être considéré comme soumis à deux forces extérieures ⃗⃗⃗
𝑃1 et 𝑅⃗2⁄
1
. La condition nécessaire pour que (1) soit en équilibre est que ces deux
forces soient diamétralement opposées, d’où :
39
Exercice d’application
Une échelle homogène de poids 𝑃 = 120 𝑁 s’appuie contre deux
parois :
Sa partie supérieure A, s’appuie sans adhérence sur la paroi
verticale.
Et sa partie inférieure B, s’appuie sur la paroi horizontale avec
adhérence.
L’échelle forme avec la verticale, un angle 𝛼 = 20°.
1. Isoler l’échelle et faire les bilans des forces.
2. Calculer le module 𝑅𝐴 de la force exercée par la paroi sur
l’échelle en A.
3. En déduire le coefficient d’adhérence 𝑓0 pour que l’échelle
soit en équilibre.
4. Le coefficient d’adhérence est maintenant 𝑓 = 0,4. Un
homme de poids 𝑃′ = 600 𝑁 gravit l’échelle jusqu’au
point A. Calculer les modules des réactions 𝑅′𝐴 en A et 𝑅′𝐵
en B à l’équilibre.
5. Le système serait-il en équilibre ? Justifier la réponse.
𝑅 = 𝑅𝐴 𝑃 =0
⃗ ; les composantes des forces sont : 𝑅⃗𝐴 | 𝐴𝑥
3°) ∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 = 0 ; ⃗| 𝑥
𝑃
𝑅𝐴𝑦 = 0 𝑃𝑦 = −𝑃 ;
𝑅𝐵𝑥 = −𝑅𝐵 . sin 𝜑0 𝑅
𝑅⃗𝐵 | 𝑅 = 𝑅 . cos 𝜑 ; d’où : 𝑓𝑜 = 𝐴 = 0,18 ;
𝐵𝑦 𝐵 0 𝑃
⃗ ⇒ 𝑅′ 𝐵 = √𝑅′𝐴2 + (𝑃 + 𝑃′ )² = 759 𝑁
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 = 0
5°) Oui, le système est en équilibre car le coefficient d’adhérence du nouveau système est :
40
𝑅′ 𝐴
f ′ = tan 𝜑′ = = 0,33 ≤ 0,40 = 𝑓 .
𝑃+𝑃′
Exercice 1
Soit une échelle (1) non pesante AB de longueur 𝑙 = 4 𝑚.(Figure 5-10). En
A le contact (1)-(3) est un contact avec adhérence de coefficient 𝑓0 =
tan 𝜑0 . Un galet (2) articulé sans adhérence en B permet le guidage de
l’échelle sur les rails (4). Un homme de poids 𝑃 = 800 𝑁 gravit l’échelle de
A vers B. Sa position est définie par : 𝑥 = 𝐴𝑀 avec 0 ≤ 𝑥 ≤ 4.
1) Après avoir considéré le galet (2), étudier l’équilibre strict de (1) et
déterminer jusqu’à quelle valeur 𝑥0 l’homme peut monter si 𝑓0 = 0,2.
2) Quelle est la valeur minimale 𝑓0𝑚𝑖𝑛 de 𝑓0 pour que l’homme puisse
atteindre le point B sans risque de chute.
(Figure 5-10)
Réponses Exercice 1 :
𝑥0 .𝑃
1) ̅ 𝐵 = 0 ⇒ 𝑥0 . 𝑃. cos 𝛼 − 𝐹𝐵 . 𝑙. 𝑠𝑖𝑛𝛼 = 0 ⇒ 𝐹𝐵 =
∑ℳ
𝑙.𝑡𝑎𝑛𝛼
𝐹𝐵 𝑥0
⃗ ⇒ 𝑡𝑎𝑛𝜑 =
∑ 𝐹𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 = 0 = (1)
𝑃 𝑙. tan 𝛼
A l’équilibre strict, on a 𝑓0 = 𝑡𝑎𝑛𝛼 ⇒ 𝑥0 = 𝑓0 . 𝑙. tan 𝛼 = 1,38 𝑚
1
2) A 𝑓0 = 𝑓0𝑚𝑖𝑛 , 𝑜𝑛 𝑎 𝑥0 = 𝑙 ; 𝑑𝑜𝑛𝑐 (1)𝑑𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡: 𝑓0𝑚𝑖𝑛 = = 0,578 ;
tan 𝛼
41
𝑥.𝑃
⃗ 2/1 ‖ =
3) ‖𝐵 2
= 230,94 𝑁; ‖𝐴3⁄1 ‖ = √𝐵2/1 + (𝑃)² = 832,4 𝑁.
𝑙.𝑡𝑎𝑛𝛼
Exercice 2
Le tréteau (Figure5-11) repose sur un plan horizontal (3) et est formé de deux
parties AB et AC articulées en A et de poids 𝑃 = 30 𝑁 appliqué au milieu
de 𝐴𝐵 = 𝐴𝐶 = 𝐿.
Le coefficient d’adhérence avec le plan (3) est égal à 𝑓0 = 0,3.
1) L’ensemble étant symétrique : montrer que les actions de contact 𝐴1/2 et 𝐴2/1
sont horizontales.
(Figure 5-11)
2) On considère le système matériel {(1)}. Faire l’analyse des actions mécaniques
extérieures et calculer la valeur maximale de l’angle 𝛼 pour que l’équilibre soit
possible.
Réponses EXERCICE 2:
𝐴1/2𝑋 = −𝐴2/1𝑋
1) { ⇒ 𝐴1/2 et 𝐴2/1 𝑠𝑜𝑛𝑡 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒𝑠; 2) 𝛼 = −30,96°.
𝐴1/2𝑦 = 𝐴2/1𝑦 = 0
42
CHAPITRE 6 :
RECHERCHE DU CENTRE DE GRAVITE D’UN SYSTEME MATERIEL
43
2) Centre de gravité de quelques solides homogènes de formes régulières
Plaque triangulaire :
Sphère G est le Point de Cylindre : G est le
homogène : G concours des centre du cylindre
est le Point de médianes.
𝑥𝐴 + 𝑥𝐵 + 𝑥𝐶
concours des 𝑥𝐺 =
⃗⃗⃗⃗⃗ 3
diamètres 𝑂𝐺 ൞ 𝑦𝐴 + 𝑦𝐵 + 𝑦𝐶
𝑦𝐺 =
3
Disque ou anneau
circulaire : G est le
Tige rectiligne
centre du disque
homogène : G
est le milieu de la
tige
(Figure 6-5)
44
Secteur de rayon R et d’angle au sommet 𝜶 = 𝟐 𝜽 : G est
telque :
2𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃
⃗⃗⃗⃗⃗ {𝑥𝐺 = 3𝜃
𝑂𝐺 avec θ en radian.
𝑦𝐺 = 0
(Figure 6-6)
45
Remarque :En coordonnées cartésiennes la relation (4 bis) devient :
(∓𝑆1 )𝑋1 +(∓𝑆2 )𝑥2 +⋯+(∓𝑆𝑛 )𝑥𝑛
𝑥𝐺 = (∓𝑆1 )+(∓𝑆2 )+⋯+(∓𝑆𝑛 )
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 { car la surface d’un évidemment ou d’un trou est affectée d’un
(∓𝑆1 )𝑦1 +(∓𝑆2 )𝑦2 +⋯+(∓𝑆𝑛 )𝑦𝑛
𝑦𝐺 = (∓𝑆1 )+(∓𝑆2 )+⋯+(∓𝑆𝑛 )
signe négatif (−𝑆𝑖 ).
Exercice d’application 1 :
𝑚1 𝜇1 𝑚1 +3𝑚2
1°) = = 0,303 ; 2°) 𝑂𝐺 = = 25,3 𝑐𝑚 ; 3°) 𝑚 = 61,4 𝑔
𝑚2 µ2 𝑚1 +𝑚2
Exercice d’application 2 :
Dans un disque de carton homogène de masse volumique µ
d’épaisseur e constante, de centre O et de rayon R, on découpe un
disque de centre A et de rayon 𝑅2. (Figure 1)
1°) Déterminer la position du centre d’inertie du croissant ainsi
obtenu.
2°) On colle au croissant, le disque de rayon 𝑅2 de telle sorte que
son centre coïncide avec le point B diamétralement opposé à A.
(Voir figure 2) Déterminer le centre d’inertie G’ du système ainsi obtenu.
1 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 1 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 = − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1°) ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑂′ ; 2°)𝑂𝐺′ 𝑂𝐵 ; 3°) 𝑚 = 61,4 𝑔
3 2
46
Exercice d’application 3 :
EXERCICE 1 :
Figure 6-5
𝒙 =𝟎
𝑶𝑮 { 𝑮
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒚𝑮 = 𝟎, 𝟗𝟕
47
EXERCICE 2 :
On considère la plaque surfacique homogène, d’épaisseur
constante dont les mesures sont indiquées sur la figure 6-6.
Elle est constituée d’un demi-cercle C de centre E et d’un
rectangle ACDF percé par un triangle ABC.
1. Déterminer dans le repère (Oxy):
1.1. Les coordonnées du centre de gravité G1 et la surface S1 du
demi-cercle C.
1.2. Les coordonnées du centre de gravité G2 et la surface S2 du
rectangle ACDF.
1.3. Les coordonnées du centre de gravité G3 et la surface S3 du
triangle ABC.
2. En déduire dans le même repère, les coordonnées du centre Figure 6-6 de
gravité G de la plaque ABCDF.
Réponse EXERCICE 2 :
𝒙𝟏 = 𝟎 𝒙𝟐 = 𝟎 𝒙𝟑 = 𝟎
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝒙𝑮 = 𝟎
𝑶𝑮𝟏 { 𝟏 = 𝟖𝟔, 𝟑𝟒 ;
𝒚 𝑶𝑮𝟐 { 𝟐 = 𝟒𝟎𝟎 ;
𝒚 𝑶𝑮𝟑 { 𝟑 𝟓𝟖𝟑, 𝟑𝟑 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒚 = 𝑶𝑮 {
𝒚𝑮 = 𝟐𝟓𝟒, 𝟗𝟐
𝑺𝟏 = 𝟕𝟎𝟔𝟓𝟎 𝑺𝟐 = 𝟏𝟓𝟎𝟎𝟎𝟎 𝑺𝟑 = 𝟑𝟎𝟎𝟎𝟎
EXERCICE 3 :
y
Dans une plaque 𝐴𝐵𝐶𝐷𝐸 homogène et d’épaisseur constante, on a E
50 𝑮𝟐
Figure 6-7
48
EXERCICE 4 :
Déterminer la position du centre de gravité de la
plaque suivante dans le repère (𝑂, 𝑥, 𝑦).
Voir la figure 6-8.
Figure 6-8
EXERCICE 5 :
Rechercher les coordonnées du centre
de gravité G de la plaque rectangulaire
chanfreinée et percée d’un trou
circulaire de rayon 𝑟 dont le centre I a
pour coordonnées (a ; b).
Données :𝑎 = 2𝑏 = 4𝑟 = 4
𝑒𝑡 𝑐 = 3
Réponses EXERCICE 5 :
Figure 6-9
⃗⃗⃗⃗⃗ { 𝑥𝐺 = 7,8
⇒𝑂𝐺
𝑦𝐺 = 4,68
49
50
Deuxième partie : ENERGIE
MECANIQUE
51
CHAPITRE 7 :
MOUVEMENT DE TRANSLATION : Travail-Puissance-Energie cinétique
(Figure 7-2)
52
1 .3) Mouvement de translation
Un solide effectue un mouvement de translation quand tous ses points ont la même vitesse à chaque instant.
a) Mouvement de translation rectiligne
Un solide (S) est en chute libre si la seule force extérieure qui s’exerce sur lui est son poids 𝑃⃗.
b) Mouvement de chute dans l’air
En toute rigueur un solide ne peut être en chute libre
que dans le vide. Dans l’air la chute est pratiquement
53
c1) Dispositif expérimental
On règle la hauteur h de chute de la bille en
déplaçant verticalement le panier capteur.
Lorsque la bille tombe dans le panier, le
chronomètre affiche la durée t de la chute.
Pour chaque valeur de h , on note la durée
correspondante. On obtient ainsi le tableau des
mesures ci-dessous :
𝒉
Calculons le rapport pour chaque couples de
𝒕𝟐
valeurs.
Figure 7-4
⃗ ) = ⃗𝑭 ∙ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑾𝑨𝑩 (𝑭 𝑨𝑩
Figure 7-6
Le travail d’une force constante ne dépend pas du chemin suivi, mais
uniquement des positions de départ et d’arrivée de son point d’application.
(figure 7-6)
La variation de l’énergie cinétique d’un système entre deux instants est égale à la somme des travaux
effectués entre ces deux instants par les forces extérieures qui s’exercent sur le système.
∆𝑬𝑪 = 𝑬𝑪𝒇 − 𝑬𝑪𝒊 = ∑ 𝑾(𝑭 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒆𝒙𝒕 )
𝟏 𝟏
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒎𝒗𝟐𝒇 − 𝒎𝒗𝟐𝒊 = ∑ 𝑾(𝑭 𝒆𝒙𝒕 )
𝟐 𝟐
I - Un solide en chute libre arrive sur le sol avec une vitesse verticale d’intensité 𝑣 = 15𝑚. 𝑠 −1 . De quelle
hauteur h a-t-il été abandonné ?
II- Une bille d’acier est en chute libre verticale. Sa vitesse vaut 𝑣 = 2,8𝑚. 𝑠 −1 .
1°) De quelle hauteur a-t-elle été lâchée ?
2°) Quelle distance doit-elle encore parcourir pour que sa vitesse soit deux fois plus grande ?
III- Une tige verticale abandonnée sans vitesse initiale tombe en chute libre. Elle passe au cours de sa
chute devant un repère. Sa longueur est 𝑙 = 90 𝑐𝑚. Quand son extrémité inférieure passe devant le repère,
la vitesse de la tige est 𝑣1 = 6,0𝑚. 𝑠 −1.
1°) Quelle est la vitesse 𝑣2 quand son extrémité supérieure passe devant le repère.
2°) Quelle estla durée de passage de la tige devant le repère ? On donne g=9,8 𝑚. 𝑠 −2
IV- On lâche une pierre sans vitesse initiale à 5m au dessus du sol à un instant initial (t = 0). 0,100 seconde
plus tard, on lâche une sonde pierre dans les mêmes conditions.
On néglige la résistance de l’air (g = 9,8 𝑚. 𝑠 −2 ).
1°) Déterminer la date à laquelle la première pierre touche le sol. A quelle distance du sol se trouve alors la
seconde pierre ? Quelle est la vitesse des deux pierres à cette date ?
2°) Exprimer la distance d qui sépare les deux pierres en fonction de la date t lorsque celles-ci sont toutes
deux en chute libre et représenter d = f(t). Que vaut d à l’instant de date t = 0,5s ?
REPONSES EXERCICE 1 :
56
𝒗²
I) 𝒉= = 𝟏𝟏, 𝟐𝟓 𝒎.
𝟐𝒈
𝒗²
II) 𝟏) 𝒉 = = 𝟎, 𝟑𝟗𝟐 𝒎.
𝟐𝒈
𝟑𝒗²
𝟐) 𝒉𝟎 = = 𝟏𝟓𝟔, 𝟒𝟐 𝒎 .
𝟐𝒈
Exercice 2
Un solide de masse 𝑚 = 200𝑘𝑔 est tiré sur un plan incliné d’un angle 𝛼 = 15° par rapport à l’horizontal à
l’aide d’un câble qui fait un angle 𝜃 = 8° avec la direction du plan
incliné. (Voir Figure 7-6)
Le solide se déplace à vitesse constante
𝑣 = 0,15𝑚/𝑠. La puissance P dépensée pour réaliser la montée est
constante et égale à 250W. La montée s’effectue avec frottements.
1- Faire le bilan des forces appliquées au solide. Les représenter sur le
schéma.
2- Calculer l’intensité de chacune des forces appliquées au solide. Figure 7-8
3- Calculer le travail effectué par chacune de ces forces pour une
montée de dénivellation ℎ = 15𝑚.
4- Calculer la puissance de chacune de ces forces.
Exercice 3
Un solide de masse 𝑚 = 200𝑔 est lâché sans vitesse initiale d’un point 𝐴. Voir figure 7-7.
On donne :
𝑨𝑩 = 𝒍 = 𝟏𝒎 ; 𝜶 = 𝟔𝟎° ; 𝑶𝑩 = 𝑶𝑪 = 𝑶𝑫 = 𝒓 = 𝟐𝟎𝒄𝒎 et 𝒈 = 𝟏𝟎𝑵/𝒌𝒈.
1- On suppose que les frottements sont négligeables. Calculer les
vitesses 𝑣𝐵 , 𝑣𝐶 et 𝑣𝐷 respectivement aux points B, C et D
2- En réalité la vitesse en D est la moitié de celle calculer dans
la question précédente.
a) L’hypothèse de la question 1- sur les forces de frottement est-elle
vérifiée ?
b) Calculer le travail effectué par les forces de frottement supposées
constantes et s’exerçant sur tout le trajet. Figure 7-9
c) En déduire l’intensité 𝑓 de ces forces de frottement.
57
Exercice 4
Un solide (S) de masse m = 100g de dimension négligeable, peut glisser dans une gouttière ABD dont le
plan de symétrie est vertical et qui est formée d’une partie inclinée AD et d’une partie circulaire DB de
rayon r = 50 cm. Prendre g=9,8N.kg-1.
1°) Énoncer le théorème de l’énergie cinétique.
2°) Le solide (S) est abandonné en A sans vitesse initiale. Les
frottements sont négligeables.
a.) Représenter les forces exercées sur (S) entre A et D.
b.) Déterminer la vitesse de (S) en D en fonction de g, r et α.
c. Pour quelle valeur de α cette vitesse est maximale. Figure 7-10
d.) Calculer la valeur de cette vitesse maximale.
3°a.) Déterminer la vitesse de (S) en M, un point de 𝐸B, en fonction de g, r et θ.
b.) A quel niveau remonterait le solide (S) avant de redescendre ?
4°) En réalité, les forces de frottement existent et sont équivalentes à une force 𝑓 de sens opposé au
mouvement de (S) sur le trajet ABD. Le solide abandonné en A sans vitesse initiale remonte jusqu’en C tel
que (𝐶𝑂𝐵) =β=30°.
a. ) Représenter les forces exercées sur (S) en un point M’ situé entre A et D.
b.) Calculer le travail des forces de frottement entre A et C. En déduire la valeur moyenne 𝑓 de ces
frottements en prenant (𝐴𝑂𝐷) = α = 60°.
REPONSES EXERCICE 4 :
58
Exercice 5
1°) Questions de cours :
a- Enoncer le théorème de l’énergie cinétique. A
b- Choisir la bonne réponse parmi la liste :
L’énergie cinétique d’un solide ponctuel de r
−1 B
masse 𝑚 = 50 𝐾𝑔 se déplaçant à 20 𝐾𝑚. ℎ est : 𝑦 Ɵ
𝑂2
b1- 𝐸𝐶 = 771,6 𝐾𝐽 ; 𝑂1
Ɵ
b2- 𝐸𝐶 =771,6 mJ ; 2r ⃗𝐸
𝑉
b3- 𝐸𝐶 =77,16 J ; d
b4- 𝐸𝐶 =771,6 J. E
2°) Un chariot de masse m = 200 g de dimension négligeable est mobile sans frottement sur une piste
située dans un plan vertical. La piste est formée de (voir figure1):
- Une partie circulaire AB de centre O1, de rayon r = 0,8 m et d’angle 𝜃 = (𝐴𝑂̂ 1 𝐵 ) = 60°;
- Une partie rectiligne horizontal CD se raccordant tangentiellement à DE ; distance CD = r = 0,8 m;
- Une partie circulaire DE, de centre O2, de rayon
R = 2r = 1,6 m et d’angle au sommet 𝜃 = 60° . La position du mobile M sur la partie AB est repérée par
l’angle 𝛼 = (𝐴𝑂 ̂ 1 𝑀 ) avec 0 ≤ 𝛼 ≤ 𝜃. On donne g = 10 m.s .
-2
59
b- Calculer numériquement la vitesse 𝑉𝐵 .
c- Exprimer la vitesse 𝑉𝐸 au point E en fonction de g et de la dénivellation 𝑦 entre A et E.
REPONSES EXERCICE 5 :
𝒎 𝑽𝟐𝑪
3b°) 𝒇 = = 𝟏𝟓𝟔𝟓, 𝟐 𝑵
𝟐𝒓
Exercice 6
Une piste située dans un plan vertical est formée de trois parties : AB inclinée d’un angle α = 60°, BC
horizontale et CD inclinée d’un angle β = 30°. AB = 1,5 m ; BC = 2,5 m ; BE = 1,5 m et CD = 2m. Sur tout
le long de cette piste, les forces de frottements sont
équivalentes à une force unique constante f = 1N.
Voir figure 7-13.
1°) Deux chariots S1 et S2 de masse m1 = 200g et
m2 = 300 g sont lâchés simultanément sans vitesse
initiale respective au point A et D.
a. Calculer les vitesses de S1 au passage du point B Figure 7-13
et de S2 au passage du point C.
b. Quelle distance S1 et S2 parcourent-ils sur la piste BC avant de s’arrêter ?
c. Montrer qu’il ne se produit pas de collision entre S1 et S2 sur la piste horizontale BC.
2°) Les chariots S1 et S2 sont maintenant lancés de leur position initiale avec des vitesses v0 et v0′ de façon
qu’ils se rencontrent sur la piste BC au point E où se produit un choc élastique « de plein fouet » (la piste
BC est orientée de B vers C). Le chariot S1 passe au point B avec une vitesse vB = 5m/s. Le chariot S2
passe au point C avec une vitesse vC = 3,5m/s.
a. Calculer v0 et v0′.
60
b. Déterminer les vitesses de S1 et S2 au point E avant le choc. Soit 𝑉̅1 et 𝑉̅2 les vitesses algébriques
respectives de S1 et S2 après le choc.
c. Ecrire les relations de conservation de quantité de mouvement et de l’énergie cinétique du système au
cours du choc élastique.
d. En déduire 𝑉̅1 et 𝑉̅2 .
3°) Quelle remarque pouvez-vous faire concernant le mouvement des deux chariots après le choc ? On
donne : g =10N/kg.
61
CORRECTION EXERCICE 6 :
62
63
Chapitre 8 :
A/ OXYDATION – REDUCTION
COUPLES OXYDANT/REDUCTEUR
o Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :
- Définir : un oxydant, un réducteur, une oxydation, une réduction et une réaction d’oxydoréduction.
- Ecrire une réaction d’oxydation, une réaction de réduction et une réaction d’oxydoréduction.
- Expliquer l’action de solution d’acide chlorhydrique et d’acide sulfurique sur certains métaux et
pas sur d’autres.
- Prévoir la réaction entre un oxydant et un réducteur.
1- Quelques définitions
* Un oxydant est une espèce chimique qui gagne (capte) un ou plusieurs électrons.
* Un réducteur est une espèce chimique qui cède (perd) un ou plusieurs électrons.
* Une oxydation est une perte d’électrons par un réducteur.
* Une réduction est un gain d’électrons par un oxydant.
* Une réaction d’oxydoréduction est un transfert d’électrons entre un oxydant et un réducteur. Au cours
de cette réaction, il y a simultanément oxydation et réduction.
2- Action d’une solution d’acide chlorhydrique et d’acide sulfurique sur certains métaux
a) Expérience
Solution de HCl ou H2 SO4 diluée
H2 H2 H2
c) Interprétations
o Les métaux Zn, Fe et Al subissent chacun une oxydation et passent à l’état d’ions métalliques Zn2+ ,
Fe2+ et Al3+ . Les demi-équations électroniques sont :
Zn → Zn2+ + 2e−
Fe → Fe2+ + 2e−
Al → Al3+ + 3e−
64
o Les électrons cédés sont captés par les ions hydroniums H3 O+ de la solution acide qui se réduisent
en
dihydrogène selon les demi-équations électroniques :
Limaille de fer
o Demi-équations électroniques
Cu2+ + 2e− → Cu
Fe → Fe2+ + 2e−
Cu2+ + Fe → Cu + Fe2+
o On peut mettre en évidence la formation d’ions Fe2+ avec la soude par formation d’un précipité
verdâtre d’hydroxyde de fer II de formule Fe(OH)2 .
Fe2+ + Cu →impossible
65
b) Action des ions Ag + sur le métal cuivre
Barre de cuivre
Cu2+ + Ag → Impossible
4- Réaction d’oxydoréduction
Lors d’une réaction d’oxydoréduction il y a réduction de l’oxydant par le réducteur et oxydation du
réducteur par l’oxydant. Oxydation
Réduction
66
II- Prévision des réactions d’oxydoréduction
Ag + /Ag ⇒ Ag + + e− ⇄ Ag
Zn2+ /Zn ⇒ Zn2+ + 2e− ⇄ Zn
2+
Fe /Fe ⇒ Fe2+ + 2e− ⇄ Fe
Pb2+ /Pb ⇒ Pb2+ + 2e− ⇄ Pb
3+
Al /Al ⇒ Al3+ + 3e− ⇄ Al
H3 O+ /H2 ⇒ 2H3 O+ + 2e− ⇄ H2 + 2H2 O
− −
NO3 /NO ⇒ NO3 + 4H3 O+ + 3e− ⇄ NO + 6H2 O
Cu2+ + Fe → Cu + Fe2+
67
o Classification des couples Cu2+ /Cu et Ag + /Ag
L’action d’une solution aqueuse de nitrate d’argent (Ag + + NO−
3 ) sur
le métal cuivre se traduit par l’équation bilan :
Cu + 2Ag + → Cu2+ + 2Ag
D’où la classification :
b) Généralisation
Pb2+ Pb
3 2+
Pb + 2e− → Pb
3+
2 Al → Al + 3e−
Al3+ Al
2+ 3+
3Pb + 2Al → 3Pb + 2Al
68
* Les métaux des couples situés au-dessous du couple H3 O+ /H2 sont oxydés par l’ion hydronium H3 O+
avec dégagement du dihydrogène H2 . Ces métaux peuvent donc réagir naturellement avec des solutions
aqueuses d’acide chlorhydrique ou d’acide sulfurique.
Par contre les métaux des couples situés au-dessus du couple H3 O+ /H2 sont inattaquables par l’acide
chlorhydrique ou l’acide sulfurique.
Exercice 1
Exercice 2
69
20 ml d’une solution d’acide
chlorhydrique sont mis en Réponses Exercice 2 :
présence de 0,1g de zinc. On
recueille, en fin de réaction ;
11,4 cm3 de dihydrogène
gazeux, mesurés dans les
conditions normales de
température et de pression,
puis on sépare le zinc restant
de la solution.
1°) Ecrire l’équation-bilan
de la réaction.
2°) Calculer la masse du
zinc restant.
3°) Calculer la concentration
des ions Zn2+ dans la solution.
4°) Quel volume de solution d’hydroxyde de sodium à 0,5 mol.l-1 serait nécessaire pour transformer tous
les ions Zn2+ en précipité d’hydroxyde de zinc ?
5° Que se passerait-il si on ajoute encore de l’hydroxyde de sodium ?
Exercice 3
70
10 g d’un mélange Réponses Exercice 3 :
d’aluminium et de fer
sont oxydés par une
solution d’acide
chlorhydrique de
volume V=250ml.
1°) Ecrire les demi-
équations électroniques
et les équations-bilan
des réactions.
2°) Sachant que les
concentrations des ions
Al3+ et Fe2+ en solution
sont égales lorsque
l’acide a totalement
oxydé les deux métaux,
calculer la masse de
chaque métal dans
l’échantillon. En
déduire le volume de
dihydrogène dégagé
(conditions normales) et
la quantité minimale
d’acide chlorhydrique
utilisé.
3°) Quelle est la concentration minimale de l’acide à utiliser ?
Exercice 4
71
On verse 1,4g de poudre de Réponses Exercice 4:
fer dans 100 ml d’une
solution d’acide
chlorhydrique de
concentration 1mol.l-1 et on
attend que la réaction soit
complètement terminée.
1°) Ecrire l’équation-bilan
de la réaction.
2°) Calculer le volume de
gaz qui se dégagé.
3°) Faire l’inventaire de
tous les ions présents en fin
de réaction et calculer leurs
concentrations en mol.l-1.
4°) On prélève à l’aide
d’une pipette, 20 ml de cette
solution : on ajoute à ce
prélèvement une solution
d’hydroxyde de sodium titrée a 1mol.l-1 jusqu’à ce que le pH soit égal à 7. A ce stade de l’expérience, on
n’observe aucun précipité. Quel volume V1 de solution d’hydroxyde de sodium a-t-il fallu verser ?
5°) Quel nouveau volume V2 de solution de d’hydroxyde de sodium faudrait-il ajouter pour précipiter sous
forme d’hydroxyde, tous les ions Fe2+ présents dans la prise d’essai de 20 ml ? Quelle est la couleur de ce
précipité ?
B/ PILES ET POTENTIELS
D’OXYDOREDUCTION
72
● Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :
- Décrire une pile électrochimique et expliquer son fonctionnement.
- Définir le potentiel d’oxydoréduction d’un couple oxydant/réducteur.
- Prévoir la réaction naturelle pouvant se produire entre deux couples oxydant/réducteur donnés à partir des
potentiels standards.
- Déterminer la polarité et la force électromotrice d’une pile à partir des potentiels standards.
b) Caractéristiques de la pile
* Pôle positif : Electrode de cuivre.
* Pôle négatif : Electrode de zinc.
* Force électromotrice f.e.m. de la pile : 𝐄 = 𝐕𝐂𝐮 − 𝐕𝐙𝐧 ⇒𝐄 = 𝐄𝐙𝐧/𝐜𝐮 = 𝟏, 𝟏𝟎𝐕.
Zn ∣ Zn2+ ⋮⋮ Cu2+ ∣ Cu
NB : Le pont salin permet, grâce à un double courant ionique, d’assurer la neutralité électrique dans chaque demi-pile.
Il envoie des cations dans le bécher du pôle positif et des anions dans le bécher du pôle négatif.
2- Généralisation
On peut faire fonctionner des piles de type Daniell avec d’autres couples oxydant/réducteur. Dans tous les cas :
- Le pôle positif de la pile est constitué du métal le moins réducteur.
- Le pôle négatif de la pile est constitué du métal le plus réducteur.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une réduction au pôle positif et une oxydation au
pôle négatif.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une augmentation de masse de l’électrode se
trouvant au pôle positif et une diminution de masse de l’électrode se trouvant au pôle négatif.
74
2- Classification électrochimique quantitative
* Chaque couple oxydant/réducteur (Ox/red) donné est caractérisé
°
par son potentiel noté Eox/red et qui s’exprime en volt (V).
* Plus un oxydant est fort plus le potentiel redox du couple
auquel il appartient est élevé.
* Plus un réducteur est fort plus le potentiel redox du couple
auquel il appartient est faible.
75
Exercice 1 Réponses Exercice 1 :
Exercice 2
76
Exercice 3
On réalise une pile avec les couples oxydoréducteurs Fe2+/Fe et Mg2+/Mg. On donne E°(Fe2+/Fe) = 0,44V ;
E°(Mg2+/Mg) = −2,34V.
1°) Représenter par un schéma cette pile et préciser sa polarité.
2°a.) Écrire les demi-équations électroniques des couples mis en jeu.
b.) En déduire l’équation
bilan de la réaction ayant Réponses Exo 3 :
lieu quand la pile débite.
3°) Calculer sa force
électromotrice E1 (la
température est de 25°C,
les concentrations
molaires valent 1mol.l-1).
4°) Lorsque cette pile est
insérée dans un circuit,
elle débite un courant
d’intensité constante
I=50mA. La masse de
l’une des électrodes
diminue de Δm=50mg.
a.) De quelle électrode s’agit-il ?
b.) Calculer le temps nécessaire à cette diminution de masse. Données : NA=6,02.1023mol-1; e=1,6.10-19C
; M(Mg)=24,3g.mol-1 ; M(Fe)=56g.mol-1.
77
Exercice 4
Deux béchers contiennent l’une une solution de sulfate de nickel de concentration molaire 1mol.l-1, l’autre
une solution de sulfate de cuivre de concentration molaire 1,02 mol.l-1. On plonge dans le premier bécher
une lame de nickel, dans le deuxième une lame de cuivre. On associe les deux demi-piles à l’aide d’un pont
électrolytique. Les potentiels normaux des couples Ni2+/Ni et Cu2+/Cu sont respectivement -0,25V et
0,34V. Les volumes des deux solutions sont égaux à 50ml.
78
C/ DOSAGE D’OXYDOREDUCTION
● Objectifs pédagogiques :
A la fin de ce chapitre je dois doit être capable de :
- Ecrire la demi-équation électronique et l’équation-bilan de la réaction de l’acide nitrique sur le cuivre.
- Ecrire et exploiter l’équation-bilan de la réaction de dosage des ions Cu2+ par les ions permanganate
𝑀𝑛𝑂𝟒− .
- Ecrire et exploiter l’équation-bilan de la réaction de dosage de l’éthanol par une solution acidifiée de
dichromate de potassium (2𝐾 + + 𝐶𝑟2 𝑂72− ).
- Ecrire et exploiter l’équation-bilan de la réaction de dosage d’une solution de diiode par une solution
d’ions thiosulfate 𝑆2 𝑂32− .
I- Réaction de l’acide nitrique sur le cuivre
NB : L’expérience réalisée à l’abri de l’air montre que le gaz dégagé est le monoxyde d’azote NO qui, au
contact du dioxygène de l’air, se transforme en NO2 .
● Demi-équations électroniques
* Oxydation du cuivre en ionsCu2+ .
Cu → Cu2+ + 2e−
* Réduction des ions nitrate NO−
3 en monoxyde d’azote NO.
NO− + −
3 + 4H3 O + 3e → NO + 6H2 O
● Equation-bilan de la réaction produite
3 Cu → Cu2+ + 2e−
2 NO−
3 + 4H3 O+ + 3e− → NO + 6H2 O
3Cu + 2NO−
3 + 8H3 O
+
→ 3Cu2+ + 2NO + 12H2 O
Cette équation montre que les ions nitrate ne peuvent oxyder qu’en milieu acide. Ce sont pourtant les ions
nitrate qui ont oxydé le cuivre.
NB : Les couples redox mis en jeu dans cette réaction sont :
°
- Cu2+ /Cu : ECu 2+ /Cu = +0,34V.
°
- NO−
3 /NO : ENO−3 /NO
= +0,96V
79
II- Dosage des ions Cu2+ par les ions permanganate MnO−
𝟒
On introduit progressivement la solution de permanganate de potassium
(K + + MnO− 𝟒 ) dans la solution verte de sulfate de
Solution de permanganate de
fer II (Fe + SO2−
2+
4 ). Le milieu réactionnel a une couleur − jaune
potassium (K + + MnO𝟒 )
tant c0 = 0,02mol/𝑙 et𝑣0 =?
qu’il reste des ions Fe2+ pour consommer les ions
permanganate
MnO− 𝟒 . Lorsque le mélange devient rose les ions MnO4
−
introduit en
excès par rapport à l’équivalence ne sont plus consonnés :
la réaction redox est donc achevée. Solution acidifiée de sulfate
de fer II (Fe2+ + SO2−4 )
cr =? et𝑣𝑟 = 10𝑚𝑙
● Equation bilan de la réaction de dosage
Les couples redox mis en jeu dans cette réaction d’oxydoréduction sont :
° − °
Fe3+ /Fe2+ : EFe3+ /Fe2+ = +0,77V et MnO𝟒 /Mn
𝟐+
: EMnO−
/Mn𝟐+
= +1,51V.
𝟒
5 Fe2+ → Fe3+ + e−
1 MnO− + −
𝟒 + 8H3 O + 5e → Mn
𝟐+
+ 12H2 O
5Fe2+ + MnO−
𝟒 + 8H3 O
+
* Application numérique
A l’équivalence 𝑣0 = 10,5𝑚𝑙 on en déduit que :𝐜𝐫 = 𝟎, 𝟏𝟎𝟓𝐦𝐨𝐥/𝒍
NB : L’ion permanganate en milieu acide est très utilisé pour effectuer des dosages d’oxydoréduction :
c’est la manganimétrie.
III- Dosage de l’éthanol par une solution acidifiée de dichromate de potassium (2K + + Cr2 O𝟐−
𝟕 )
IV- Dosage d’une solution de diiodepar une solution d’ions thiosulfate 𝐒𝟐 𝐎𝟐−
𝟑
● L’équivalence est obtenue (le diiode a été entièrement
consommé) lorsque la solution contenue dans le bécher Solution de thiosulfate de sodium
devient incolore. (2Na+ + S2 O𝟐−𝟑 )
● Les couples oxydant/réducteur mis en jeu dans cette réaction cr = 0,1mol/𝑙 et𝑣𝑟 =?
sont :
- I2 /I − : EI°2/I− = +0,54V ;
°
- S4 O2− 2−
6 /S2 O3 : ES4 O2− /S2 O2− = +0,08V .
6 3
1 I2 + 2e− → 2I −
I2 + 2S2 O2−
3 → 2I − + S4 O2−
6
NB : Le diiode est très utilisé dans les dosages d’oxydoréduction : c’est l’iodométrie.
V- Généralisation
* Doser une solution c’est déterminer sa concentration.
Il nécessite l’observation de l’équivalence. On met alors à profit l’observation de l’équivalence.
* Il existe de nombreux dosages d’oxydoréduction. Pour déterminer la concentration de l’espèce
cherchée, il suffit de :
- écrire l’équation-bilan de la réaction qui a lieu ;
- chercher la relation entre les quantités de matière des espèces ayant réagi ;
- exprimer ces quantités de matière en fonction des concentrations et des volumes des réactifs.
* Conditions expérimentales
• Opérer en milieu très acide car en milieu neutre ou peu acide, la réduction des ions 𝑀𝑛 𝑂4− est
complexe et donne un mélange d’oxydes de manganèse 𝑀𝑛 𝑂2 , 𝑀𝑛2 𝑂3 ….
• Ne pas utiliser l’acide chlorhydrique pour acidifier le milieu car les ions 𝐶𝑙 − sont oxydés par
𝑀𝑛 𝑂4−
• Ne pas utiliser non plus l’acide nitrique pour acidifier le milieu réactionnel car 𝑁𝑂3− peux oxyder
les ions 𝐹𝑒 2+ modifiant aussi la concentration en ion 𝐹𝑒 2+ ; le dosage sera faussé.
• Utiliser l’acide sulfurique pour acidifier le milieu réactionnel.
81
Exercice 1
On donne : E°(Cl2/Cl-)=1,36V ; E°(Br2/Br-)=1,08V ; E°(I2/I-)=0,62 V.
1°) Que se passe-t-il si l’on mélange des solutions :
a.) d’iodure de potassium et de dichlore ?
b.) de bromure de potassium et de diiode ?
c.) d’iodure de potassium et de
dibrome ? Réponses Exercice 1 :
2°) Ecrire, le cas échant,
l’équation-bilan des réactions.
Exercice 2
1°) L’éthanol peut s’oxyder en
éthanal et l’éthanal en acide
éthanoïque
a.) Ecrivez les deux couples redox
correspondants b.) Ecrivez les
demi-équations relatives à ces
deux couples. Réponses Exo 2 et 3 :
c.) Ecrivez les réactions de l’ion MnO4
-
, en milieu acide sur l’éthanol, puis sur
l’éthanal.
2° Situez les deux couples étudiés en a./
par rapport au couple lié à MnO4 - .
Exercice 3
L’éthanol peut être oxydé en acide
éthanoïque par une solution de
dichromate de potassium suffisamment
concentrée et acidifiée par l’acide
sulfurique.
1°) Etablir la demi-équation
électronique associée au couple
CH3COOH/CH3CH2OH
2°) Donner l’équation-bilan de la
réaction.
3°) Quelle masse de dichromate de
potassium faut-il utiliser pour oxyder
totalement 0,2 mol d’éthanol en acide
éthanoïque.
82
CHAPITRE 9 :
MOUVEMENT DE ROTATION : Travail-Puissance-Energie cinétique
Un mouvement de rotation est uniforme lorsque la vitesse angulaire est Figure 8-2
constante.
𝞱−𝜽𝟎
La relation (1) devient pour 𝑡1 = 0 𝑒𝑡 𝑡2 = 𝑡: 𝝎 = ⟹ 𝞱 = 𝝎𝒕 + 𝜽𝟎
𝒕−𝟎
c- Période et fréquence
Un mouvement est périodique s’il se reproduit identique à lui-même à intervalle de temps égaux.
Remarque : Pour un mouvement circulaire et uniforme, la durée d’un tour correspond à une période.
2𝜋
Dans ce cas on a :2𝜋 = 𝜔. 𝑇 ⇒ 𝑇 = .
𝜔
1
La fréquence est le nombre de tours effectué en une seconde : 𝑁 =
𝑇
83
̂ ′
𝑀𝑀 𝜕𝜃
La vitesse linéaire est : 𝑣 = = 𝑅. ⇒ 𝑣 = 𝑅. ⍵
𝜕𝑡 𝜕𝑡
Soit 𝐹 une force appliquée en M d’un solide en rotation. Supposons que le solide
̂ ′ soit
tourne d’un angle très petit 𝜕𝜃 de sorte que l’arc de cercle 𝑀𝑀
confondu à un déplacement rectiligne ⃗⃗⃗
𝜕𝑙 de même direction que 𝐹 .
⃗⃗⃗ = 𝐹. 𝜕𝑙 or 𝜕𝑙 = 𝑅. 𝜕𝜃 ⇒
Le travail élémentaire s’exprime par : 𝜕𝑊 = 𝐹 . 𝜕𝑙 𝜕𝑊 =
𝐹. 𝑅. 𝜕𝜃
̅ 𝑜 (𝐹 ) = 𝐹. 𝑅 alors 𝜕𝑊 = ̅̅̅̅̅
Comme le moment de la force est : ℳ ℳ𝑜 (𝐹 ) . 𝜕𝜃
Figure 8-3
Signe :
̅ 𝑜 (𝐹 ) 𝑒𝑡 𝜕𝜃 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚ê𝑚𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒.
𝜕𝑊 > 0 𝑠𝑖 ℳ
Théorème : Le travail entre les instants 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 d’un système de forces extérieures agissant sur un solide
en rotation autour d’un axe (oz) est égal au produit de la somme des moments de ces forces par rapport à
l’axe (oz) par la différence des abscisses angulaires (𝜃2 − 𝜃1 ) du solide dans le repère fixe (o,x,y,z).
̅ 𝑜𝑧 (𝐹1 ) + ℳ
𝑊12 = [ℳ ̅ 𝑜𝑧 (𝐹2 ) + ⋯ + ℳ
̅ 𝑜𝑧 (𝐹𝑛 )](𝜃2 − 𝜃1 ).
84
𝜕𝑊
• La puissance instantanée s’exprime par : 𝑃 = ̅ 𝑜 . 𝜕𝜃 = ℳ
=ℳ ̅ 𝑜. 𝜔
𝜕𝑡 𝜕𝑡
Par définition, la quantité ∑𝑛𝑖=1 𝑚𝑖 𝑟𝑖2 étendue à toutes les particules élémentaires du solide (donc au solide
lui-même) est appelée moment d’inertie du solide par rapport à l’axe (Oz).
𝐽𝑂𝑧 𝑒𝑛 𝐾𝑔. 𝑚2
𝟏
On a alors : 𝑬𝑪 = 𝑱𝑶𝒛 . 𝝎𝟐 {𝜔 𝑒𝑛 𝑟𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛
𝟐
𝐸𝐶 𝑒𝑛 𝐽𝑜𝑢𝑙𝑒
Figure8-5
• Point matériel en rotation autour de l’axe (Oz) (Figure 8-5) :
𝑱𝑶𝒛 = 𝒎. 𝒓𝟐
• Cylindre plein de révolution (Disque) de masse 𝑴 et de rayon 𝑹 (Figure
𝟏
8-5) : 𝑱𝑶𝒛 = . 𝑴. 𝑹𝟐
𝟐
Figure8-6
• Cylindre creux d’épaisseur faible par rapport à son rayon ( Anneau
circulaire) (Figure 8-7) : 𝑱𝑶𝒛 = 𝑴. 𝑹𝟐
Figure8-7
85
• Barre rectiligne (poutre) (Figure 8-8) . Une barre homogène de section
constante, de masse M, de centre de gravité G et de longueur 𝑙 . Cette barre
tourne autour d’un axe (Oz) passant par g et perpendiculaire au segment 𝐺1 𝐺2
lieu des centre de gravité des sections :
𝟏
𝑱𝑶𝒛 = . 𝑴. 𝒍𝟐
𝟏𝟐
𝟐
• Sphère pleine et homogène (boule) : 𝑱𝑶𝒛 = . 𝑴. 𝑹𝟐 Figure8-7
𝟓
Remarque : Si le solide roule sans glisser alors son énergie cinétique est la somme de l’énergie
cinétique de rotation et de l’énergie cinétique de translation de son centre de gravité G :
𝟏
𝐸𝑐𝑅𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑱𝑶𝒛 . 𝝎𝟐
𝟐
𝐸𝑐 = 𝐸𝑐𝑅𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝐸𝑐𝑇𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 { 𝟏
𝐸𝑐𝑇𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 = 𝑴. 𝒗𝟐𝑮
𝟐
Exercice 1 :
Réponses Exercice 1 :
86
Exercice 2 :
On considère un volant cylindrique homogène et sa vis. La pièce formant
écrou est prise comme repère. (Figure 8-11). Le pas de la vis est
𝑎 = 18 𝑚𝑚/𝑡𝑜𝑢𝑟. La vitesse angulaire du volant est 𝜔 = 6.28 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 .
1) Calculer la vitesse 𝑣 de translation du volant suivant l’axe (z’,z).
2) Le rayon du volant est 𝑅 = 40 𝑐𝑚. En négligeant la masse de la vis
𝐸𝑐𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
devant celle du volant, calculer le rapport 𝜆 = des énergies
𝐸𝑐𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
cinétiques de rotation et de translation du volant ; puis conclure.
Figure 8-11
Réponses Exercice 2 :
Exercice 3 :
Un système d’engrenages est constitué par deux disques de rayons
𝑅1 = 10 𝑐𝑚 𝑒𝑡 𝑅2 = 20 𝑐𝑚. (Figure 8-12) La roue (1) est soumise au
couple de moments ℳ1 = 10 𝑁. 𝑚 et tourne à la fréquence de 20
tours/min.
1) Calculer Les vitesses angulaires 𝜔1 𝑒𝑡 𝜔2 en 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 .
Figure 8-12
2) Calculer la valeur du couple ℳ2 .
3) Comparer les puissances 𝒫1 𝑒𝑡 𝒫2 générées par les couples ℳ1 𝑒𝑡 ℳ2 .
4) a- Qu’Appelle-t-on « rapport d’engrenage » ?
b- En utilisant les résultats des questions précédentes, expliquer la fonction « levier de vitesses » des
véhicules automobiles.
Réponses :
Exercice 4 :
87
Un volant (1) de diamètre 𝐷 = 40 𝑐𝑚 repose par deux tourillons de diamètre 𝑑 = 10 𝑐𝑚 sur deux rails
(2).(Figure 8-13). On fait rouler sans glisser le volant sur les
⃗ 𝑂1/2 ‖ = 0,1 𝑚/𝑠 la norme du vecteur vitesse du
rails. Soit ‖𝑉
point O à l’instant 𝑡.
Déterminer à cet instant :
1) Le centre instantané de rotation du mouvement plan de (1)
par rapport à (2) et la vitesse angulaire 𝜔1/2 .
2) Les vecteurs vitesse 𝑉 ⃗ 𝐴 1/2 , 𝑉
⃗ 𝐵 1/2 , 𝑉
⃗ 𝐶 1/2 , 𝑉
⃗ 𝐷 1/2 et 𝑉
⃗ 𝐷 1/2
Figure 8-13
Réponses Exercice 4 :
Exercice 5 :
Un solide A de petites dimensions a une masse m =100 g. Il est soudé à une tige OA, de longueur 𝑙 = 0,4 m
de masse négligeable. Cette tige horizontale est entrainée par un arbre vertical tournant autour de son axe
∆. L’ensemble tourne à la vitesse constante de 2,0 𝑡𝑟𝑠. 𝑠 −1
1°) Quel est le moment d’inertie J∆ de A par rapport à ∆ ? Calculer l’énergie cinétique du système.
2°) Quelle est la vitesse linéaire de A ? Retrouver son énergie cinétique.
88
3°) On considère le mouvement de la bille A pendant 6,3 s. De quel angle θ tourne A ? Quelle est la
distance S parcourue par A ?
Résolution Exercice 5 :
Exercice 6 :
Une meule, de diamètre 10cm, est actionnée par un moteur électrique, elle affûte un outil.
Voir figure 8-14.
1°) La vitesse de rotation est de 3000 trs.mn-1. Quelle est la vitesse
linéaire d’un point de la périphérie de la meule ?
2°) L’outil exerce sur la meule tournant toujours à la vitesse
précédente une force résistante tangentielle 𝑅⃗ d’intensité constante
12 N
a. Quelle est la puissance de cette force ?
b. Quel travail effectue-t- elle pendant t = 20 s ?
3°) La meule est un cylindre homogène de masse 400 g. Evaluer
son moment d’inertie par rapport à son axe de rotation. Figure 8-14
89
4°) Alors que la meule tournait à 3000 tr.mn-1, on retire l’outil et on coupe l’alimentation du moteur.
L’arbre du moteur exerce un couple de moment constant ℳC qui freine la meule, celle –ci accomplit
500 tours avant de s’arrêter. Calculer le moment du couple ℳc. (on admettra que seul le couple de forces
effectue le travail).
Résolution Exercice 6 :
Exercice 7 :
Les frottements sont négligeables. On considère le dispositif schématisé par la figure ci-contre : S et S’ sont
𝑀
deux solides de même masse M. La poulie de rayon r a une masse 𝑀′ = . On abandonne le système sans
2
vitesse initiale. Les cordes sont inélastiques et de masse négligeable.
1°) Représenter les forces appliquées à S, S’ et à la poulie.
2°) a. Etablir l’expression de la vitesse v de S lorsqu’il parcourt à partir de sa position initiale une distance
h1. On exprimera v en fonction de M, g, h1, J, r et α, puis en fonction de g, h1 et α. On rappelle que le
𝑀.𝑟²
moment d’inertie de la poulie par rapport à son axe de rotation est 𝐽 = .
2
90
b. Le solide S s’immerge ensuite totalement dans l’eau et atteint une profondeur h3 = 2 m avant de
remonter vers la surface du liquide. Quelle est la densité de S ?
Résolution Exercice 7 :
CHAPITRE 10 :
ENERGIE POTENTIELLE DE PESANTEUR ;
ENERGIE MECANIQUE
91
Objectifs : A la fin de ce chapitre, je dois être capable de :
- Définir et calculer l’énergie potentielle de pesanteur ;
- Définir et calculer l’énergie mécanique d’un système ;
- Appliquer le théorème de la conservation de l’énergie mécanique.
- Appliquer le théorème de la non conservation de l’énergie mécanique.
1) Energie potentielle de pesanteur
1.1) Définition
L’énergie potentielle de pesanteur est l’énergie que possède un corps du fait de sa position par rapport (au
sol) à la terre.
1.2) Energie potentielle de pesanteur et travail du poids
Considérons un bloc de pierre qui se détache d’une montagne au point A puis tombe jusqu’au point B.
(Figure 9-1). Le travail de son poids se calcule par : 𝑊𝑃⃗ = 𝑚. 𝑔. ℎ . Or ℎ = 𝑍𝐴 − 𝑍𝐵 .
⇒ 𝑊𝑃⃗ = 𝑚. 𝑔. 𝑍𝐴 − 𝑚. 𝑔. 𝑍𝐴
Donc Le travail du poids apparait comme la diminution d’une
fonction appelée énergie potentielle de pesanteur 𝐸𝑃 (𝑍).
𝐸𝑃 (𝑍) = 𝑚𝑔𝑍 . Cette énergie rend compte de l’interaction de la
terre avec le corps considéré. Elle est définie à une constante 𝑘 près.
Le choix de l’origine de l’énergie potentielle est arbitraire.
𝑊𝑃⃗ = −𝛥𝐸𝑃
Remarque : Un corps abandonné à lui-même tend à se déplacer vers
une position d’équilibre où son énergie potentielle est minimale.
Figure 9-1
2) Energie mécanique
Soit un corps (S) en chute libre se déplaçant du point A au point B. (Figure 9-2).
Le travail du poids s’écrit :
𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑃 (𝐴) - 𝐸𝑃 (𝐵) ; Or 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 ;
92
Exemple : Un corps en chute libre a une énergie mécanique qui se conserve.
3.2) Etude de quelques cas :
a- Chute sur un plan incliné.
Soit un solide ponctuel (S) en chute sur un plan incliné. (Figure 9-3).
Appliquons le théorème de l’énergie cinétique à (S) entre les
positions A et B :
𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝑊𝑃⃗ + 𝑊𝑅⃗ . Or 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑝𝐴 − 𝐸𝑃𝐵 . De plus 𝑊𝑅⃗ =
0 (𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑡𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛é𝑔𝑙𝑖𝑔é𝑠).
On a donc : 𝐸𝐶𝐵 − 𝐸𝐶𝐴 = 𝐸𝑝𝐴 − 𝐸𝑃𝐵 .
Conclusion : Au cours de la chute sans frottements d’un solide sur Figure 9-3
un plan incliné, son énergie mécanique se conserve.
b- Pendule pesant.
Un pendule pesant est un solide de forme quelconque mobile
autour d’un axe horizontal (Δ) ne passant pas par son centre de
gravité.
Appliquons TEC à l’instant 𝑡0 où le solide en dans sa position
d’équilibre stable et un instant 𝑡 quelconque où sa côte est 𝑧.
(Voir figure 9-4).
𝐸𝐶 − 𝐸𝐶0 = 𝑊𝑃⃗ + 𝑊𝑅⃗ Figure 9-4
c- Généralisation
Lorsque toutes les forces appliquées à un solide à l’exception de son poids effectuent un travail nul, son
énergie mécanique se conserve.
En définitive, en désignant par 𝑊 le travail effectué par toutes les forces autre que le poids, on a :
𝛥𝐸𝐶 = 𝐸𝐶2 − 𝐸1 = 𝑊𝑃⃗ + 𝑊𝑅⃗
Or 𝑊𝑃⃗ = 𝐸𝑝1 − 𝐸𝑝2 ⇒ 𝐸𝐶2 − 𝐸𝐶1 = 𝐸𝑝1 − 𝐸𝑝2 + 𝑊 ⇔(𝐸𝐶2 + 𝐸𝑝2 ) − (𝐸𝐶1 + 𝐸𝑝1 ) = 𝑊
Remarques :
93
• Si 𝑊 est le travail des forces de frottements alors 𝛥𝐸𝑚 < 0 ; donc il y a diminution de l’énergie
mécanique.
• Si 𝑊 est le travail d’un moteur (moteur électrique ; moteur à explosion ; moteur hydraulique ;
moteur pneumatique…) alors 𝛥𝐸𝑚 > 0 ; donc il y a augmentation de l’énergie mécanique.
Théorème de la non conservation de l’énergie mécanique
La variation de l’énergie mécanique d’un solide entre deux instants 𝑡1 𝑒𝑡 𝑡2 est égale à la somme des
travaux de toutes les forces appliquées à l’exception de son poids.
EXERCICE 1 :
EXERCICE 2 :
Un balancier d’horloge peut être schématisé par un disque 𝐷 soudé à
l’extrémité d’une tige OA. (Voir figure 9-6).
1) Déterminer la position du centre d’inertie G du pendule ainsi constitué.
2) Ce pendule peut osciller autour de l’axe horizontal passant par O. Quelle
est sa position d’équilibre stable ?
3) Au cours d’une oscillation, le pendule passe par sa position d’équilibre
avec une vitesse angulaire 𝜔0 = 2,14 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 . On néglige les frottements.
a- Calculer alors son énergie cinétique. En précisant le niveau de référence
de l’énergie potentielle, calculer l’énergie mécanique du pendule.
b- Calculer l’amplitude maximale atteinte 𝛼𝑀 .
c- Lorsqu’il passe par une position telle que 𝛼 = 20° , calculer sa vitesse Figure 9-6
angulaire 𝜔.
Données : 𝑚(𝑡𝑖𝑔𝑒) = 0,5 𝐾𝑔, 𝑚(𝐷) = 1 𝐾𝑔 ; 𝑂𝐴 = 1 𝑚 ; 𝐴𝐶 = 10 𝑐𝑚 ;
𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑′ 𝑖𝑛𝑒𝑟𝑡𝑖𝑒𝑑𝑢 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑢𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à 𝑙′ 𝑎𝑥𝑒ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑂: 𝐽𝑜 = 1,38 𝐾𝑔. 𝑚2 .
Réponses Exercice 2 :
94
EXERCICE 3 :
Un pendule pesant est assujetti à tourner autour d’un axe horizontal passant par O (Voir figure 9-7). Sa
masse est 𝑚 = 5 𝐾𝑔, son centre d’inertie G est à la distance 𝑎 = 𝑂𝐺 = 0,6 𝑚 de l’axe de suspension O ; le
moment d’inertie du solide par rapport à l’axe est 𝐽 = 0,5 𝐾𝑔. 𝑚².On repère la
position du solide par l’angle 𝛼, angle entre la verticale et 𝑂𝐺. Dans tout
l’exercice on néglige les frottements.
1) Tracer le graphique représentant l’énergie potentielle de pesanteur du
système en fonction de 𝛼 pour −𝜋 < 𝛼 < 𝜋. On prendra 𝐸𝑝 = 0 pour 𝛼 = 0.
2) Pour 𝛼0 = 𝜋, le système est en équilibre instable. Un léger déséquilibre
suffit à le faire basculer. Calculer alors sa vitesse angulaire 𝜔0 lorsqu’il passe
par la position d’équilibre stable 𝛼 = 0.
3) Au cours d’une expérience, on lance le pendule avec une vitesse initiale
𝜔
𝜔1 = 0 à de la position 𝛼 = 0. Va-t-il osciller ou bien effectuer des tours
2
complets autour de l’axe ? Justifier.
4) Au cours d’une autre expérience, on le lance avec une vitesse initiale Figure 9-7
𝜔2 = 𝜔0 . Etudier le mouvement ultérieur.
𝜋 𝜋
5) Nous voulons maintenant que le pendule oscille entre − et + . Quelle
2 2
doit être sa vitesse angulaire 𝜔3 en 𝛼 = 0 ? Prendre g = 10 m.s-2.
Réponses Exercice 3 :
2𝐸𝑃 (𝜋)
2) 𝜔0 = √ = 15,49 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1 ; 3) Il va osciller car 𝜔1 < 𝜔0 ; 4) Pour 𝜔2 = 𝜔0 , il y a 3 :1er cas : le
𝐽
pendule s’immobilise, 2ème cas : le pendule rebourse chemin pour oscille, 3èm cas : il fait le tour complet.
𝜋
𝜋 𝜋 2𝐸𝑃 ( 2 )
5) 𝐸𝑚 ( ) = 𝐸𝑚 (0) = 𝐸𝑚 (− ), car il n’y a pas de frottements ⇒ 𝜔3 = √ = 10,95 𝑟𝑎𝑑. 𝑠 −1
2 2 𝐽
95
EXERCICE 4 :
Un cycliste descend une pente de longueur 𝑙 = 5 𝐾𝑚, de dénivellation ℎ = 300 𝑚.Parti sans vitesse
initiale, il arrive en bas de la pente avec une vitesse 𝑣 = 50𝐾𝑚. ℎ−1 ; la masse totale du cycliste et de son
vélo est 𝑀 = 80 𝐾𝑔.
1) Calculer l’énergie mécanique « perdue » et le travail des différentes forces de frottement.
2) Les forces de frottement sont représentables par leur vecteur somme 𝑓, de sens opposé au vecteur vitesse
𝑣 du cycliste.
Calculer la norme ‖𝑓 ‖, supposée constante (ce qui n’est pas conforme à la réalité, car celle-ci varie avec la
vitesse).
Réponses EXERCICE 4 :
EXERCICE 5 :
96
Résolution Exercice 5 :
EXERCICE 6 :
Une bille d’acier de masse m = 400 g est lâchée sans vitesse initiale d’une hauteur h0 =100 m au-dessus
d’un plan d’acier sur lequel elle rebondit. On prendra la position de référence : la bille sur le plan à
l’altitude zéro.
1°) Calculer l’énergie mécanique totale E0 de la bille avant le premier choc.
2°) Après le premier choc, l’énergie mécanique de la bille n’est plus que de 0,8 E0.
a. Calculer E1 et la variation de l’énergie mécanique lors du premier choc.
b. A quelle hauteur maximale h1 la bille remonte-t-elle ?
c. Expliquer pourquoi l’énergie mécanique de la bille juste avant le deuxième choc est encore E1.
3°) Après le deuxième choc, l’énergie mécanique est E2= 0,8 E1. A quelle hauteur maximale h2 la bille
remonte-t-elle ?
4°) Ainsi à chaque choc sur le plan, 20% de l’énergie mécanique est perdue.
a. Déterminer En (énergie mécanique de la bille après n choc), en fonction de E0 et n.
b. Déterminer la hauteur hn, la hauteur maximale de remontée après le ne choc en fonction de h0 et n.
97
c. Application numérique : n = 6. Evaluer E6, h6 et la vitesse de la balle juste avant le 7e choc.
Résolution Exercice 6 :
98
Chapitre 11 :
LES PHENOMENES VIBRATOIRES
Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
- Définir : un mouvement périodique ; une onde mécanique
- Reconnaitre une onde transversale et une onde longitudinale,
- Connaitre et exploiter les propriétés générales des ondes
- Définir une onde progressive
I. Mouvements périodiques
1. Définition
Un phénomène périodique est un phénomène qui se répète identique à lui-même à des intervalles de temps
successifs et égaux.
On peut citer comme exemples, le jour et la nuit, les battements du cœur, la révolution et la rotation propre
de la terre
➢ La période T d’un phénomène vibratoire est la plus petite durée au bout de laquelle le phénomène
se produit identique à lui-même. C’est la durée d’une oscillation. Elle s’exprime en seconde (s)
➢ La fréquence N ou f du phénomène périodique est le nombre de fois que le phénomène se
reproduit en une seconde. Elle s’exprime en Hertz (Hz).
𝟏
𝑵=
𝑻
2. Mouvements oscillatoires
a. Définition
On appelle oscillation le mouvement de va et vient d’un objet de part et d’autre d’une position appelée
position d’équilibre.
A +a
+a Position
Position Lame 0 d’équilibre
0
0 d’équilibre
Pendule simple
B -a
-a
x' x'
Lame d’acier vibrante
Pendule élastique
99
Dans les trois cas les oscillateurs effectuent des mouvements de part et d’autre de leur position d’équilibre.
L’amplitude des oscillations diminue jusqu’à ce que l’oscillateur s’arrête dans sa position d’équilibre : on
dit que l’oscillateur est amorti. Pour éviter les amortissements il faut fournir à l’oscillateur de l’énergie. On
dit que le mouvement est entretenu.
c. Exemples d’oscillations électriques
Une tension alternative sinusoïdale peut reprendre les mêmes valeurs
à intervalle de temps régulier : elle est alors périodique. Un motif de
base se repère régulièrement sur un oscillogramme.
La tension oscille entre les valeurs −𝑈max et 𝑈max .
𝑈max est appelé amplitude de la tension sinusoïdale.
d. Exemples d’oscillations acoustiques
Un son résulte de la mise en vibration d’un corps ou d’un ensemble de corps. Le générateur de son ou source
sonore est par exemple un corps tendu, une plaque métallique, une cloche, une membrane de haut-parleur…
Les sons audibles à l’oreille humaine ont une fréquence située entre 20Hz et 20 000Hz. Les sons dont les
fréquences sont voisines de 20 Hz s’appellent les voix graves. Ceux dont les fréquences sont voisines de
200 000 Hz sont les voix aigües.
3. La stroboscopie
Un stroboscope est un appareil qui émet des éclairs très brefs à intervalles de temps réguliers. On utilise
fréquemment le stroboscope à disque et le stroboscope électronique.
❖ Expérience de stroboscopie sur un disque à secteur noir portant un secteur blanc
Avec un stroboscope on envoi, à une fréquence Ne, des éclairs à intervalles de temps régulier sur un disque
peint en noir. Le disque est en mouvement de rotation uniforme fréquence N. Il porte un secteur blanc qui
n’est visible qu’a l’instant où l’éclair est émis.
• Lorsque N = Ne ou plus généralement lorsque N = k ∙
Ne ; k entier naturel, on observe l’immobilité apparente
du disque.
• Lorsque N > Ne avec N ≈ Ne, le mouvement du disque
est apparent ralenti dans le sens réel.
• Lorsque N < Ne avec N ≈ Ne, le mouvement du disque
est apparent ralenti dans le sens opposé du sens réel.
• Na = |N − Ne| : fréquence du mouvement apparent
On appelle signal ou perturbation : toute modification temporelle et locale d’un milieu. Cette perturbation
correspond à la variation d’une propriété mécanique (vitesse, position, énergie…) des points d’un milieu
matériel.
Que se passe-t-il si on exerce une perturbation sur un milieu matériel ?
100
Dans ces trois expériences, qu’est-ce qu’on observe ?
On observe que :
− La déformation se propage (se déplace) tout au long du milieu matériel.
− La déformation est une perturbation, car le milieu matériel revient dans son état initial : le repos.
− Globalement la matière ne s’est pas déplacée.
b. Définition
➢ Définition d’une onde mécanique
On appelle onde mécanique le phénomène de propagation d’une perturbation dans un milieu matériel sans
transport de matière.
Une onde mécanique peut-elle se propager dans le vide ? Pourquoi ?
Une onde mécanique ne peut pas se propagée dans le vide, puisque, par définition, elle se propage au sein
de la matière.
Dans les trois expériences, on a donc affaire à une onde mécanique.
Quel est le milieu de propagation de l’onde dans les expériences a, b, et c ?
101
Le milieu de propagation de cette onde est :
- la surface de l’eau pour l’expérience a ;
- la corde pour l’expérience b ;
- le ressort pour l’expérience c.
Définition d’une source de l’onde mécanique
On appelle source de l’onde l’endroit où naît la perturbation.
Dans les trois expériences, quelle est la source de l’onde ?
La source de l’onde est :
- le point d’impact de la goutte sur le plan d’eau pour
l’expérience a ;
- l’extrémité de la corde pour l’expérience b ;
- les spires pincées pour l’expérience c.
c. Nature d’une onde mécanique
➢ Définition d’une onde progressive
Une onde mécanique progressive est dite longitudinale si la matière affectée par la perturbation oscille
parallèlement à la direction de propagation de l’onde.
Dans quelle expérience onde est-elle longitudinale ? Expliquer.
Dans l’expérience c, on a affaire à une onde longitudinale.
En effet, les spires du ressort oscillent horizontalement au passage de la perturbation et cette perturbation
(zone de compression) se déplace dans la même direction.
➢ Onde mécanique progressive transversale
Une onde mécanique progressive est dite transversale si la matière
affectée par la perturbation oscille dans une direction
perpendiculaire à la direction de propagation de l’onde.
Dans les expériences a et b, on a affaire à une onde transversale. En
effet, la corde ou la surface de l’eau oscille verticalement au passage
de la perturbation, alors que cette perturbation (vague) se déplace
horizontalement.
Remarque : Si on avait placé un objet flottant sur le plan d’eau, cet
objet, au passage de l’onde, oscille verticalement et ne se déplace
pas horizontalement.
102
2. Propriétés générales des ondes mécaniques progressives
a. Direction de propagation
Une onde se propage, à partir de la source, dans toutes les directions qui lui sont offertes. On distinguera
ainsi les ondes à une dimension (corde), deux dimensions (vague sur l’eau) ou trois dimensions (onde
lumineuse).
b. Célérité de l’onde
On appelle célérité C de l’onde la vitesse de propagation de l’onde. C’est le rapport de la distance d parcourue
par l’onde par la durée ∆t du parcours.
𝑑 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚é𝑒 𝑒𝑛 𝑚è𝑡𝑟𝑒 (𝑚)
C = 𝐝/ ∆𝐭 avec {∆t est exprimée en seconde (s)
C en mètre par seconde (m/s)
La célérité de l’onde est une propriété du milieu de propagation et ne dépend pas de la façon dont la source
a engendré l’onde. Elle est donc constante dans un milieu donné dans des conditions données. (Elle ne
dépend ni de la forme ni de l’amplitude de l’onde)
❖ Par exemple la célérité du son dans l’air dépend de sa température.
❖ La célérité d’une onde se propageant sur une corde dépend de sa tension et de sa masse linéique
(masse par unité de longueur)
𝑚 𝑒𝑛 𝑘𝑔
𝑇 𝑚
𝐶 = √ avec 𝜇 = { 𝐿 𝑒𝑛 𝑚
𝜇 𝐿 𝑘𝑔
𝜇 𝑒𝑛
𝑚
c. Croisement de deux ondes
103
b. Périodicité temporelle T
c. Périodicité spatiale 𝜆
L’aspect de la corde à un instant donné est une fonction
sinusoïdale de l’abscisse x de chacun des points du milieu.
On appelle longueur d’onde (notée 𝜆) la période spatiale de
l’onde progressive périodique.
d. Relation entre la périodicité T et la longueur d’onde𝜆
❖ Des points distants de d=kλ , avec k 𝝐ℕ sont en concordance de phase ou en phase. C’est le cas des
points A, B et C qui vibrent en phase ; il en est de même pour les A1 et A3 ; A2 et A4.
104
❖ Des points distants de d=(2k+1)𝝀/ 𝟐 , avec k 𝝐 ℕ sont en opposition de phase. C’est le cas des points
A et D , C et D ; il en est de même pour les A1 et A2 ; A2 et A3.
Les points M1 et M2 sont situés sur des crêtes. Les crêtes formées sont équidistantes de la longueur d’onde
𝜆. L’ensemble des points vibrants en phase sont situés sur les crêtes ou sur les creux.
➢ Ondes rectilignes
On obtient des crêtes et des creux rectilignes et parallèles. Ils se propagent en s’éloignant de la règle qu’on
laisse vibrer sur la surface libre de l’eau.
b. Ondes sonores
105
L’ESSENTIEL
• On appelle onde, le phénomène résultant de la propagation d’une succession d’ébranlements dans un
milieu donné.
• Une onde est dite transversale si la direction des déformations auxquelles elle est due est
perpendiculaire à la direction de sa propagation.
• Une onde est dite longitudinale si la direction des déformations auxquelles elle est due est parallèle à
la direction de sa propagation.
• La propagation d’une onde correspond à un transport d’énergie sans déplacement de matière.
• La célérité (ou vitesse de propagation) d’une onde dépend de la nature du milieu de propagation et
de ses propriétés.
• Toute onde se propageant dans un milieu ouvert est progressive. Elle est caractérisée par une double
périodicité spatiale et temporelle.
• La période temporelle T de l’onde est liée a la période spatiale λ par la relation : λ = v.T , avec v la
célérité de l'onde.
EXERCIC E 2
Un robinet laisse tomber des gouttes d’eau à la cadence régulière de 80 gouttes à la minute.
1) Calculer la période et la fréquence de chute des gouttes.
2) On observe la chute des gouttes sous éclairage stroboscopique :
a) À quelles fréquences des éclairs observerait-on une immobilité apparente ? En déduire la valeur de la plus
grande.
b) On diminue d’un dixième la fréquence des éclairs : quel mouvement apparent des gouttes observe-t-on et
à quelle fréquence ?
c) Même question lorsqu’on augmente d’un dixième la fréquence initiale des éclairs ?
Indication : la diminution ou l’augmentation d’un dixième s’entend ici en valeur relative. Par exemple,
diminuer la fréquence 50 Hz d’un dixième signifie que l’on passe à la nouvelle valeur :
50 – (1 / 10) .50 = 45Hz.
EXERCICE 3
Une lame métallique animée d’un mouvement vibratoire entretenu à la fréquence N = 100 Hz, est observé
sous éclairage stroboscopique. La fréquence des éclairs Ne du stroboscope peut varier de 45 Hz à 250 Hz.
1) Calculer la période de ce mouvement vibratoire.
2) Pour quelles fréquences des éclairs observera-t-on une seule lame apparemment immobile ?
106
3) Pour quelle(s) fréquence(s) des éclairs observera-t-on deux lames apparemment immobiles ?
4) Qu’observe-t-on lorsque Ne = 99 Hz et lorsque Ne = 101 Hz ?
EXERCICE 4
Un stylet électriquement entretenu frappe périodiquement la surface de l’eau en un point O. Il se propage des
rides circulaires concentriques. La distance qui sépare 5 crêtes consécutives est égale à 12 cm.
1) En déduire la longueur d’onde.
2) Avec quelle vitesse l’onde se propage à la surface de l’eau si la fréquence est de 40Hz ?
3) En déduire la période.
EXERCICE 5
1) Définir : phénomènes périodiques ; période ; fréquence ; longueur d’onde.
2) Une lame vibrant produit des rides circulaires à la surface libre d’un liquide. La distance qui sépare 5 rides
consécutives est l = 0,8 m. La célérité des ondes vaut 20m/s.
a) Calculer la longueur d’onde des rides.
b) En déduire les valeurs de la période T et de la fréquence N des rides.
3) On éclaire ces rides à l’aide d’un stroboscope.
a) Donner la condition sur la fréquence des éclairs pour qu’on observe l’immobilité apparente.
b) En déduire la valeur de la plus grande fréquence des éclairs pour laquelle on observe l’immobilité
apparente.
4) Un disque blanc muni d’un secteur noir est mis en rotation autour d’un axe. Il effectue 10 tours en 2,1
secondes.
a) Calculer sa période et sa fréquence de rotation en hertz.
b) Le disque reçoit un éclairage stroboscopique de fréquence Ne = 4,76 Hz. Quel est l’effet produit ?
EXERCICE 6
Un vibreur est fixé à l’extrémité S d’une corde horizontale de longueur SA=L=4,8 m. Il est animé d’un
mouvement sinusoïdal vertical de fréquence N = 100Hz. En un temps t = 0,60 s, le mouvement s’établit sur
toute la longueur de la corde. On néglige l’amortissement et la réflexion en A.
1) Déterminer la période T.
2) Déterminer la célérité C de l’onde.
3) Calculer la longueur d’onde λ.
EXERCICE 7
L’oscillogramme de la figure suivante est celui d’un diapason (petit
instrument d’acier formé d’une tige aux branches un U dont on se sert pour
prendre le ton) en vibration.
1) Déterminer la période et la fréquence du son émis. La sensibilité
horizontale est de 1 ms par division.
2) Le son émis par le diapason se propage dans l’air à la vitesse de 340m/s.
Quelle est la longueur d’onde de l’onde sonore ?
EXERCICE 8
Une pointe frappe, en un point O, la surface de l’eau 20 fois par seconde.
1) Quelles sont la fréquence et la période du mouvement de O ?
2) Indiquer la nature de l’onde qui se propage sur l’eau.
107
3) Cinq crêtes successives, le long d’un rayon d’onde, sont distantes de 4,0 cm ; déterminer la célérité et la
longueur d’onde de l’onde.
4) Comparer les mouvements des points :
a) O et M distants de 2,5 cm.
b) O et N distants de 5 cm.
c) N et Q distants de 4,25 cm.
CHAPITRE 12
PROPAGATION RECTILIGNE DE LA LUMIERE
Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
− Expliquer comment un miroir plan donne d'un objet réel placé devant lui une image virtuelle
− Utiliser les lois de la réflexion pour tracer le rayon ou le faisceau réfléchi correspondant au
rayon ou au faisceau lumineux incident sur un miroir plan
− Utiliser les lois de la réfraction pour tracer le rayon (ou le faisceau) réfracté correspondant à
un rayon (ou à un faisceau) lumineux incident sur un dioptre plan
108
Un objet noir éclairé absorbe complètement la lumière, il n’est visible que par contraste avec les
objets environnants diffusants. De même
que les ondes radio ne sont révélées que par
les antennes qui les détectent, la lumière
n’est pas visible, c’est l’objet diffusant
cette lumière qui révèle son existence.
Le faisceau de lumière d’un projecteur
n’est perceptible qu’en présence de petites
particules de poussière qui diffusent la
lumière vers l’œil de l’observateur. (fig 1
ci-contre).
Fig 1
Fig 2
Fig 3
Dans un milieu homogène, la lumière se propage en ligne droite. Les rayons lumineux sont des
droites.
Dans le cas d’une source étendue, le passage de la zone d’ombre à la zone éclairée n’est pas immédiat
et correspond à une zone de pénombre. Un exemple de ce phénomène correspond aux éclipses
observées lorsque le Soleil est occulté par la Lune.
Fig 4
Ce principe explique pourquoi un objet placé derrière un objet opaque n’est pas visible car la
lumière diffusée par l’objet ne contourne pas l’obstacle et ne parvient pas à atteindre l’œil.
4- Phénomène de réflexion
Définitions :
Un miroir plan est une surface plane, polie et réfléchissante.
Exemples : eau au repos, verre (glace), lame métallique.
La réflexion est le renvoi de la lumière par un miroir plan dans une direction pillerie.
110
Soit SI un rayon arrivant sur un miroir M. Le point I où le
rayon rencontre le miroir est le point d'incidence. Menons
au point I la normale IN au miroir. Le plan SIN est le plan
d'incidence. Au rayon incident SI correspond un rayon
réfléchi IR. L'angle α SIN = i est l'angle d'incidence;
l'angle αNIR = r est l'angle de réflexion.
111
d- L’image d’un objet étendu :
5- Phénomène de réfraction
a-Observons :
Un crayon partiellement immergé dans l’eau semble se briser à son
contact !
La lumière provenant de la partie immergée traverse l’eau puis l’air,
elle change de direction en changeant de milieu, on dit que la lumière
se réfracte.
Pour l’œil, l’extrémité A du crayon est en A’ (image de A) En effet
les rayons(en bleu) provenant de A et se dirigeant vers l’œil
changent de direction .Pour l’œil, la direction de l’objet est celle des
rayons lumineux qu’il capte. L’extrémité du crayon semble placée
au-dessus de sa position réelle. (voir fig ci-contre)
Définition : la réfraction est le brusque changement de direction que subit un rayon lumineux à la
traverse d’un dioptre
112
Dioptre plan Air-eau
c-Lois de la réfraction
Lois de Descartes
1-Le rayon réfracté IR appartient au plan d'incidence
2-Pour chaque rayon monochromatique, il existe un
rapport constant positif, entre les sinus des angles
d'incidence et de réfraction:
Considérons un rayon incident SI situé dans le plan d'incidence SIN. Soit i1 l'angle d'incidence et i2
L’angle de réfraction. Le rayon réfracté SR obéit alors aux deux lois :
113
Lorsque les angles sont petits, le rapport des sinus est voisin de celui des angles (exprimés en
radians). La relation précédente s’écrit alors : i1= n1,2 . i2
Lorsqu’un rayon de lumière incident est incliné par rapport à la normale, sa direction est modifiée
au passage du changement de milieu. Le rayon réfracté correspondant :
- se rapproche de la normale IN si l’indice du milieu de réfraction est plus élevé que celui du
milieu incident.
-S’éloigne de la normale IN si l’indice de réfraction du milieu réfracté est plus faible.
- Réfraction limite : La réfraction limite est observée lorsque la lumière transite d’un milieu moins
réfringent a un milieu plus réfringent sous une incidence i=90. (Incidence rasante)
l’angle de réfraction prend sa plus grande valeur et est appelé angle de réfraction limite note
n1
sin = , n1 n2
n2
- Réflexion totale :
La réflexion totale est observée lorsque la lumière transite d’un milieu plus réfringent à un milieu
moins réfringent sous une incidence i
Rapprochement apparent
n
SS ' = OS 1 − 1
n2
114
Définition : une lame à face parallèle est un milieu transparent limite par deux surfaces planes et
parallèles
Exemple : une lame de verre dans l’air
Image d’un objet à travers une lame à faces parallèles :
Une lame à faces parallèles donne d’un objet réelle S une image définitive S’’ virtuelle rapprochée
ou éloignée.
Rapprochement apparent :
1
SS ' ' = e1 −
n
115
7. Prisme
Définition : un prisme est un instrument d’optique en verre transparent limité par deux surfaces
planes non parallèles.
La marche d’un rayon lumineux :
1
1
Formules de prisme :
Cas général :
n1 sin i = n2 sin r ; n1 sin i ' = n2 sin r ' ; A = r + r' ; D = i + i'− A
D + A
sin m
n2 = 2
i = i' Dm = 2i − A ; r = r ' A = 2r ;
A
sin
2
116
Séries d’exercices :
Exercice 1 : Construction géométrique du rayon réfracté
1°) Considérer le passage de la lumière d’un milieu 1 dans
un milieu 2 plus réfringent (𝑛2 > 𝑛1 ).
De I comme centre (voir figure ci-contre), tracer deux demi
circonférences de rayons 𝑛1 𝑒𝑡 𝑛2 ; prolonger le rayon
incident SI jusqu’à son intersection P avec la première
circonférence ; abaisser la perpendiculaire PH à la surface
réfringente et la prolonger jusqu’à son intersection R avec
la seconde circonférence ; établir que IR est le rayon
réfracté correspondant au rayon incident SI en montrant
que les angles 𝑖1 𝑒𝑡 𝑖2 satisfont à la formule de Descartes :
𝑛1 𝑠𝑖𝑛𝑖1 = 𝑛2 𝑠𝑖𝑛𝑖2 .
2°) Que donne cette construction dans le cas de l’incidence
rasante (𝑖1 = 90°) ?
3°) Montrer que cette même construction permet aussi de retrouver les résultats de la discussion de
la formule de Descartes dans le cas du passage de la lumière du milieu 2 dans le milieu 1.
Exercice 2
1) Qu’est-ce que la réflexion ?
2) Qu’est-ce qu’une surface réfléchissante ? donner deux exemples de surfaces réfléchissantes.
3) Qu’est-ce qu’un dioptre ? donner deux exemples de dioptres
4) Qu’est-ce qu’un dioptre plan ? donner deux exemples de dioptres plans
Exercice 3
Un personnage de 1,8m se regarde dans un miroir vertical situe à 2m. la distance Yeux-sol est de
1,6m
117
1) Faire un schéma des rayons issus de l’œil allant à ses pieds au sommet de sa tête.
2) En déduire la taille minimale du miroir permettant à l’homme de se voir intégralement
3) A quelle distance du sol le miroir doit—il être pour que la personne se voit entièrement
4) Si on s’éloigne que se passe-t-il
Exercice 4
1) Un rayon lumineux passe du verre dans l’air
(figure ci-contre) Comment appelle-t-on ?
a) Le rayon AO ;
b) Le rayon OB ;
c) L’angle i1 ;
d) L’angle i2
2) L’indice de réfraction du verre est n1 = 1.5 et
celui de l’air est n2 = 1 .
a) Quelle est la valeur maximale que peut
prendre i2 ?
b)
c) Dans ce cas, calculez la valeur correspondante de i1 nous l’appellerons &
d) Qu’observe-t-on si i1 ?
e) Citez au moins une application du phénomène observé en c).
Exercice 5
Un récipient contenant de l’eau et du benzène repose sur un miroir plan. Un rayon lumineux
cheminant dans l’air tombe sur le benzène sous une incidence i=70.
On considère les deux situations suivantes :
Première situation :
On suppose que la lumière qui arrive au fond du récipient est totalement absorbée.
118
Calculer les angles correspondants et tracer d’une façon
exacte la marche des différents rayons lumineux issus du
rayon incident
Deuxième situation :
On suppose maintenant que la lumière qui arrive au fond du
récipient est totalement réfléchie.
Calculer la déviation D entre le rayon incident et le rayon
émergent.
Benzène : nb=1,5
Eau : ne=1,33
Chapitre 13 : chimie II
D/ GENERALISATION DE L’OXYDOREDUCTION
● Objectifs pédagogiques
A la fin de ce chapitre l’élève doit être capable de :
- Définir le nombre d’oxydation.
- Utiliser les nombres d’oxydation pour identifier une réaction d’oxydoréduction.
- Définir une réaction d’oxydoréduction par voie sèche.
I- Exemple de réactions par voie sèche
1-Réaction du dichlore sur le sodium
𝐶𝑙2 + 2𝑒 − ⟶ 2𝐶𝑙 −
2𝑁𝑎 ⟶ 2𝑁𝑎+ + 2𝑒 −
Bilan : 𝟐𝑵𝒂 + 𝑪𝒍𝟐 ⟶ 𝟐(𝑵𝒂+ + 𝑪𝒍− )
Cette réaction s’accompagne d’un échange d’électrons entre le dichlore (𝐶𝑙2 ) et le sodium (𝑁𝑎 ). Il s’agit
bien d’une réaction d’oxydoréduction par voie sèche. Elle est naturelle, spontanée et exothermique.
2-Réaction du dioxygène sur le magnésium
2(𝑀𝑔 ⟶ 𝑀𝑔2+ + 2𝑒 − )
𝑂2 + 4𝑒 − ⟶ 2𝑂2−
Bilan :𝟐𝑴𝒈 + 𝑶𝟐 ⟶ 𝟐𝑴𝒈𝑶
C’est une réaction qui libère de l’énergie sous forme thermique et lumineuse. Elle est aussi naturelle et
spontanée.
3- Réaction d’oxydoréduction par voie sèche de 𝑶𝟐 sur le carbone C
119
𝑂2 + 4𝑒 − ⟶ 2𝑂2−
𝐶 ⟶ 𝐶 4+ + 4𝑒 −
Bilan : C + 𝑶𝟐 ⟶ 𝑪𝑶𝟐
Elle est naturelle, exothermique mais pas spontanée.
CuO + H2 Cu + H2 O
+II -II 0 0 +I-II
diminution
Réduction
Diminution du n.o. du cuivre et augmentation du n.o. de l’hydrogène. La réaction (1) est donc une réaction
d’oxydoréduction. - CuO est l’oxydant ;
- H2 est le réducteur.
NH3 + HCl NH4 Cl
-III +I +I -I -III +I -I
Les n.o. des différents éléments n’ont pas varié. Cette réaction (2) n’est pas une réaction d’oxydoréduction.
2C + O2 2CO
Oxydation
- Réduction du fer III par le monoxyde de carbone CO.
oxydation
2- L’aluminothermie
* L’aluminothermie est la réduction par l’aluminium des oxydes de métaux moins réducteurs que
l’aluminium.
* L’aluminium réduit par exemple l’oxyde de fer III :
oxydation
oxydation
2NO + O2 2NO2
Oxydation
- Oxydation et hydratation du dioxyde d’azote :
Réduction
Oxydation
* L’acide nitrique est un important produit industriel. Il sert à la préparation d’engrais et d’explosifs.
122
La dissolution du trioxyde de soufre dans l’eau est très exothermique. Au lieu de le dissoudre dans l’eau,
on le dissout dans une solution concentrée d’acide sulfurique. On obtient alors des solutions de trioxyde de
soufre dans l’acide sulfurique appelées oléums.
Exercice 1
Les ions Fe2+ sont oxydés en ions Fe3+ par les ions MnO4 - suivant l’équation-bilan suivante :
MnO4 − + 8H3O + + 5Fe2+→ Mn2+ + 5Fe 3+ + 12 H2O
1°) Montrer, en utilisant les nombres d’oxydation, que l’hydrogène et l’oxygène ne participent pas à
l’oxydoréduction.
2°) Calculer les nombres d’oxydation du manganèse et du fer. Quel est l’élément oxydé ? l’élément réduit ?
3°) Montrer que l’équation-bilan traduit qu’il y a compensation entre la variation du nombre d’oxydation
de l’élément oxydé et la variation du nombre d’oxydation de l’élément réduit.
123
Réponse Exercice 1
Exercice 2
Un flacon de dioxyde de soufre SO2 est retourné sur un flacon de sulfure d’hydrogène H2S. Les deux gaz
sont en contact ; ils réagissent : du soufre se dépose sur les parois et il se forme de l’eau. 1° Ecrire
l’équation-bilan de la réaction.
2° Calculer les nombres d’oxydation des éléments dans les divers corps purs.
3° Montrer sous forme
schématique qu’il Réponse Exercice 2
s’agit d’une
oxydoréduction.
124
Exercice 3
Réponse Exercice 3
On dissout une masse
mO = 3,2g de sulfate de
cuivre anhydre dans un
volume V=100 cm3
d’eau pure. On répartie
équitablement la
solution dans deux
tubes A et B.
a.) Quelle est la
concentration molaire
de la solution préparée
?
b.) Dans le tube A, on
verse de la poudre de
zinc et dans le tube B,
une solution
d’hydroxyde de
sodium. Ecrire les équations des réactions qui se produisent. Ces réactions sont-elles des réactions
d’oxydoréductions ? Justifier.
2°) La masse de poudre de zinc versée est m = 0,65 g. Recenser les ions présents dans la solution A puis
calculer le nombre de moles de chaque ion. On donne en g.mol-1 : MO =16 ; MS = 32 ;
MCu = 64 ; MZn = 65.
Objectifs :
A la fin de ce chapitre je dois être capable de :
- Décrire quelques électrolyses simples.
- Prévoir les réactions aux électrodes avec les potentiels d’oxydoréduction.
I- Généralités
* L’électrolyse est le phénomène de décomposition accompagnant le passage du courant électrique
dans un liquide.
* Une électrolyse ne peut se produire que si on applique aux bornes de l’électrolyseur une tension
supérieure à sa force contre-électromotrice.
* En règle générale, au cours d’une électrolyse se produisent :
- une oxydation à l’anode ;
125
- une réduction à la cathode.
* Les espèces pouvant participer aux réactions au cours d’une électrolyse sont :
- les ions et les molécules d’eau de l’électrolyte (la solution à électrolyser) ;
- le métal de l’anode.
Remarque :
- A l’anode c’est le réducteur le plus fort qui s’oxyde ;
- A la cathode c’est l’oxydant le plus fort qui se réduit.
* Observations
- Anode : dégagement de
dioxygène ;
- Cathode : dégagement de
dihydrogène.
* Réactions attendues
1
- A l’anode : 3H2 O → O + 2H3 O+ + 2e−
2 2
- A la cathode : 2H3 O+ + 2e −
→ H2 + 2H2 O
126
1
- Bilan de l’électrolyse : H2 O → O2 + H2
2
* Réactions produites
- A la cathode : 2H2 O + 2e− → H2 + 2OH−
- A anode:2Cl− → Cl2 + 2e−
- Bilan de l’électrolyse : 2H2 O + 2Cl− → H2 + Cl2 + 2OH−
II- Electrolyse d’une solution aqueuse de chlorure d’étain II acidifiée par l’acide
chlorhydrique.
1- Etude expérimentale Cl2
Dépôt d’étain
128
Exercice 1
On effectue l’électrolyse d’une Réponse Exercice 1
solution de nitrate d’argent AgNO3,
acidifié avec l’acide nitrique HNO3.
Les électrodes sont inattaquables.
On donne E°(H3O+/H2) = 0,00V ;
E° (NO3 -/NO) = 0,96 V ;
E°(Ag+/Ag) = 0,80 V ; E°(O2/H2O)
= 1,23V.
1° Ecrire les équations-bilan des
réactions possibles aux électrodes.
Parmi celles-ci, lesquelles devraient
se produire ?
2° On constate en fait qu’il se forme
un dépôt d’argent. Sur quelle
électrode ce métal se dépose-t-il ? 3°
L’électrolyseur est placé en série
avec un autre électrolyseur qui
réalise l’électrolyse d’une solution aqueuse d’acide sulfurique H2SO4. Quel volume normal de chaque gaz
obtient-on dans le deuxième électrolyseur si le dépôt d’argent dans le premier a une masse de 0,143g ?
Exercice 2
On effectue l’électrolyse d’une solution de sulfate de cuivre II entre les électrodes de graphite. Le passage
du courant dans la solution s’accompagne d’un dépôt métallique sur l’une des électrodes et d’un
dégagement gazeux sur l’autre.
1°) Quelles sont les réactions pouvant se dérouler à chaque électrode ?
2°) Identifier les produits formés et établir l’équation-bilan de l’électrolyse.
-Déterminer la ddp théorique minimale à appliquer pour observer l’électrolyse.
3°) On effectue l’électrolyse pendant 60 min, l’intensité du courant étant fixée à 0,16A.
a.) Quelle est la masse du dépôt obtenu ?
b.) Quelle est la quantité d’eau obtenue ?
c.) Quel est le volume correspondant ?
4°) L’électrolyseur contenait initialement 100 ml d’une solution de concentration initiale égale à
C= 0,50 mol.l-1.
a.) Quelles sont après 60 min, d’électrolyse, les quantités de matière des espèces Cu2+ et SO4 2- présentent
en solution ?
b.) Calculer les concentrations correspondantes.
Données : E° (S2O8 2-/SO4 2-) = 2,1V ; E°(O2/H2O) = -1,23V ; E°(H3O+/H2) = 0,00V ;
129
E° (Cu2+/Cu) = 0,34V ; Masse molaires en g.mol-1 MH =1 ; MO =16 ; MS = 32,1 ; MCu= 63,5 ; nombre
d’Avogadro 6,02.1023mol-1; charge élémentaire e =1,6.10-19C.
Réponse Exo 2 :
130
Exercice 3 : Électrolyse en solutions aqueuses
On électrolyse une solution concentrée de sulfate de cadmium II et d’acide sulfurique, les ions sulfates ne
participant pas aux réactions électrochimiques. On observe un dépôt métallique sur une électrode et un
dégagement gazeux sur l’autre.
1°) Quelles sont les réactions aux électrodes ?
2°) Etablir l’équation-bilan de la réaction.
3°) Déterminer la d.d.p. théorique minimale à appliquer pour observer l’électrolyse.
4°) Dans les conditions industrielles, l’intensité est maintenue constante et égale à 25 kA.
a.) Quelle masse du métal obtient-on après 12 heures ?
b.) Quel volume du gaz recueille-t-on à l’autre électrode ?
5°) Dans la réalité, la masse de métal obtenue n’est que de 580 kg. Interprétez cette observation.
Données: Masse molaires atomiques en g.mol-1 MCd=112,4 g.mol-1. E°(O2/H2O)=-1,23V ;
E°(H3O+/H2)= 0,00 V ; E° (Cd2+/Cd)= 0,40 V.
Réponse Exercice 3 :
131