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Cours ITT2

Cours niveau 2

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Thèmes abordés

  • Caractéristiques de mélangeurs,
  • Électronique de régulation,
  • Normes de communication,
  • Électronique de test,
  • Équipements radio,
  • Circuits intégrés,
  • Électronique de certification,
  • Amplificateurs RF,
  • Électronique de diagnostic,
  • Électronique de conception
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COURS D’ELECTRONIQUE DES TELECOMUNICATIONS DESTINE AUX

ETUDIANTS DE ITT2

COURS D’ELECTRONIQUE DES TELECOMMUNICATIONS

Enseignant : Ing. TOUTEN DJEMBA Thomas


Ingénieur-Doctorant de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé 1
Maitre es-sciences en Mathématiques de l’Université de Yaoundé 1.

OBJECTIFS DU COURS

 OBJECTIF GENERAL

 Acquérir la maîtrise des bases fondamentales des montages électroniques utilisés dans les
équipements radio et des télécommunications ;
 Présenter les notions nécessaires à l’élaboration d’une chaine de transmission d’information.
 OBJECTIFS SPECIFIQUES
Amener les étudiants à :

 Comprendre le principe de fonctionnement des amplificateurs RF, des mélangeurs, des


VCO, des PLL , des modulateurs et démodulateurs
 Analyser les montages électroniques et leurs rôles dans l’application de la transmission
de l’information ;
 Adapter les circuits et les montages en électronique ;

DEBOUCHES

 Différents secteurs d’activités où l’apprenant peut être employé :


Réseau électrique, Télécommunications, Recherche et développement, industries, laboratoires,
équipements électriques, santé, transport, pétrole et gaz, aérospatial, aéronautique, navigation,
automatique, robotique, défense, etc.
 Listes d’entreprises, organismes nationaux ou internationaux :

ORANGE, MTN, CAMTEL, HUAWEI, NEXTEL, Centres Hospitaliers, Centres de Recherche et de


Développement, Hales, Alcatel, France Télécom, CEA EDF, RTE, AREVA, SIEMENS, ALSTOM,
ALCATEL, GENERAL ELECTRIC, ENEO, BET, les Installateurs, …etc.

Programme du cours :

Chap1 : Les Amplificateurs RF

Chap2 : les oscillateurs RF

Chap3 : les mélangeurs RF

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Chap4 : Adaptation d’impédance

Chap5 : les modulateurs et les démodulateurs AM analogiques

Chap6 : les modulateurs et les démodulateurs angulaires analogiques

Travaux dirigés : fiches de TD 1,2,3.

BIBLIOGRAPHIE

1- Eric Vourch, cours d’Électronique pour la transmission de l'information, Ecole normale Supérieure de
Cachan, 61 av. du président Wilson 94235 Cachan, universitee de paris sud, paris saclay, Laboratoire SATIE
(Systèmes et Applications des Technologies de l’Information et de l’Energie) 14/12/2015.

2- Esquieu et Manneville, Systèmes bouclés linéaires de communication et de filtrage, Ed. Dunod.


3- More, Transmission de signaux, Ed. Lavoisier
4- Auvray Électronique des signaux analogiques, Ed. Dunod
5-Tran Tien Lang, Électronique analogique des circuits intégrés, Ed. Masson
6-Bildstein, Filtres actifs, Ed. Radio (ou Techniques de l’ingénieur)
7- Joël Redoutey, cours de Radiocommunications (amplificateurs RF de puissance), Ecole Nationale
Supérieure des Mines Saint Etienne. 23/11/ 2009
8-François de DIEULEVEULT, Olivier ROMAIN, (2008), Électronique Appliquée aux Hautes Fréquences,
Principes et applications, 2e Edition, Dunod
9-Bernard LATORRE, Corinne BERLAND et al, (2018), Électronique Analogique : Composants et
Systèmes Complexes, 2e édition, Dunod
10-Paul HOROWITZ, Winfield HILL, (2015), The Art of Electronics, Third Edition, Cambridge University
Press
11-Tahar NEFFATI, (2008), Introduction à l’Électronique Analogique, 2e édition, Dunod
12-JON B. HAGEN, (1999), Comprendre et Utiliser l’Électronique des Hautes-Fréuences, de la Galène à la
Radioastronomie, principes et applications, Third Edition, PUBLITRONIC / ELEKTOR
13-José-Philippe PÉREZ et al, (2008), Électronique : Fondements et applications, 2e édition, Morgan &
Claypool

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Chapitre1 : Amplificateurs RF

1-Les amplificateurs de puissance (AP)

1-1-Définition

L’amplificateur de puissance est le dernier étage d’une chaine amplificatrice. Il permet de fournir une
puissance beaucoup plus grande que celle fournie par le signal de commande, tout en gardant la même
forme du signal.
La finalité des amplificateurs est la commande d’un actionneur (haut-parleur, moteur, inductance,
résistance...) sans déformation du signal appliqué en entrée.
Dans la plupart des cas, l’amplification en puissance est une amplification en courant. C’est pourquoi on
utilise des transistors bipolaires, ou des transistors MOS de puissance.

1-2-Caractéristiques d’un amplificateur de Puissance

L’alimentation du montage fournie une puissance totale Pf qui se répartit entre la puissance utile Pu
dissipée dans la charge et la puissance Pd dissipée, en pure perte, dans l’amplificateur. La puissance Pc
fournit par le circuit de commande, est en général négligeable devant celle provenant de l’alimentation.
On peut définir :

 Distorsion : Lorsque l’amplificateur travaille en grands signaux, le signal de sortie présente les
distorsions dues à la non-linéarité. Cela signifie qu’à une entrée sinusoïdale correspond un signal de
sortie seulement périodique.

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1-3-Critères de sélection d'une classe d'amplificateurs

De nombreux critères peuvent être pris en compte lors de la sélection d'un amplificateur. Les points
importants étant :
− La puissance de sortie ;
− Le rendement ;
− La puissance maximale que peut dissiper l'élément actif ;
− Le gain (en tension, en puissance) ;
− La distorsion ;
− La fréquence maximale de travail ;
-le slew rate (limitation de la vitesse de croissance de la tension de sortie : Sr>2𝜋𝑓𝑉𝑠𝑚𝑎𝑥 )
1-4-Classe d’amplification de puissance
On distingue les classes A, B, AB, C, D,E, F, G, H. On trouve d'autres classes mais la dénomination est
seulement commercial.

1-4-1-Amplificateurs de puissance classe A


L'amplificateur est constitué d'un étage de sortie ne comportant qu'un seul transistor. Le point de
repos se situe approximativement au milieu de la droite de charge. En fonction du signal à
amplifier, il peut donc se déplacer de part et d'autre de ce point le long de la droite de charge.
Les composants actifs conduisent pendant toute la période du signal d’entrée.

Figure : Amplificateur de classe A

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1-4-2- Amplificateurs de puissance classe B


L'amplificateur est constitué d'un étage de sortie comportant deux transistors complémentaires. Le
point de repos se situe à la limite du blocage de chaque transistor. Pour pouvoir amplifier les deux
alternances d'un signal sinusoïdal, il faut que l'un des transistors amplifie les alternances positives et
le second les alternances négatives.
Les composants actifs conduisent durant une demi-période du signal d’entrée.

Figure : Amplificateur de classe B

1-4-3 -Amplificateurs de puissance classe AB


L'amplificateur est constitué d'un étage de sortie comportant deux transistors complémentaires.
C’est la structure de base de la sortie d’un amplificateur classe B, modifiée au niveau de la
polarisation.
Le point de repos se situe alors très proche de la limite du blocage des transistors. C'est-à-dire entre
la classe A est la classe B, mais plus proche de la classe B.
1-4-4 -Amplificateurs de puissance classe C
L'étage de sortie est constitué d'un seul transistor. Le point de repos se situe largement dans la
région bloquée des caractéristiques de ce dernier. Seules les crêtes des alternances positives du
signal d'entrée feront apparaître un signal de sortie.
Les composants actifs conduisent durant moins d’une demi-période du signal d’entrée.
1-4-5 Amplificateurs de puissance classe D
L'étage de sortie fonctionne en commutation, c'est-à-dire entre deux niveaux de tension. La
fréquence de commutation est fixe mais le rapport cyclique de commutation est variable. Le signal
basse fréquence (BF) à amplifier est donc codé en modulation de largeurs d'impulsions (MLI ou
PWM). La fréquence de commutation est au moins d'un ordre de grandeur supérieur à la fréquence
maximum du signal BF. Ce signal est reconstitué par filtrage passe bas à la sortie.

Remarques :

les classes E, F, G et H sont les combinaisons des classes A, AB, B, C et D conçues pour augmenter
le rendement des montages électroniques.

Le principal inconvénient des amplificateurs de classe G est la complexité apportée par la présence
de plusieurs bus de tension.

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2-Les amplificateurs de puissance RF (AP RF)

2-1-Définitions
 Le terme radio-fréquence (souvent abrégé en RF) désigne une fréquence
d'onde électromagnétique située entre 3 kHz et 300 GHz (entre 3 × 103 et 3 × 1011 Hz), ce qui inclut les
fréquences utilisées par différents moyens de radiocommunication, notamment la téléphonie mobile, le
Wi-Fi ou la radiodiffusion, ainsi que des signaux destinés à d'autres usages comme les radars ou les fours
à micro-ondes. Les ondes utilisant de telles fréquences sont les ondes radio.

 Par définition l'amplificateur de puissance RF permet, dans une chaîne RF, d'amplifier
un faible signal d'entrée en générant un niveau élevé de puissance en sortie à partir d'une source de courant
DC. Le PA est généralement conçu pour fournir une puissance maximale en sortie de l'ordre de centaines de
milliwatts pour les terminaux mobiles et jusqu'à plusieurs watts pour les stations de base.

2-2-Chaine générique d’un APRF


Considérant la structure générique d'un PA à un seul étage représentée à la Figure ci-dessous, le
circuit d'amplification est constitué d'un circuit actif qui est le transistor, d'un système de
polarisation en entrée et en sortie, de deux réseaux d'adaptation respectivement à l'entrée et à la
sortie de l'amplificateur, ainsi que d'une source et d'une charge. Dans la chaîne RF, la charge peut
être une antenne de transmission, un commutateur ou l'étage d'amplification suivant, tandis que la
source peut matérialiser un générateur de signaux, un étage d'amplification précédent ou la sortie
d'un bloc RF en amont de la chaîne. Les réseaux d'adaptation en entrée et en sortie permettent de
convertir respectivement les impédances à l'entrée et à la charge afin d'assurer un fonctionnement
optimal du PA. Le réseau de polarisation en entrée et en sortie permet de fixer la classe d'opération
de l'amplificateur.

Figure : Structure générique d’un amplificateur RF

2-3-Point de compression à 1 dB d’un APRF

Les amplificateurs sont sujets au phénomène de saturation de la puissance de sortie pour de fortes
puissances d'entrée. Le point de compression à 1dB caractérise la limite du fonctionnement linéaire
de l’amplificateur en fonctionnement monoporteuse (un seul signal RF).

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2-4-Correction de distorsion
a/ Montage à diodes : Pour supprimer ce type de distorsion, On utilise deux diodes dont les tensions de
seuil U0 sont égales à la tension de seuil VBE0 des transistors ([Link].9). Les résistances R1 et R2 ont des
valeurs assez petites pour que les diodes soient polarisées par un courant important, ce qui place leur
point de fonctionnement dans la zone linéaire pour toute valeur de la tension d’entrée comprise entre +E
et -E.

b/ Montage à AO : Les diodes restent en effet conductrices si le courant qui les traverse reste positif.
On modifie ainsi le point de polarisation des transistors qui conduisent pour une tension d’entrée
pratiquement nulle.

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c/ Montage à condensateur : Les montages précédents utilisent tous une alimentation double. Ce
mode d’alimentation n’est pas toujours possible et d’un point de vue économique, il est plus
avantageux de travailler avec une alimentation unique.

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CHAP 2: LES OSCILLATEURS RF

I-PRINCIPE

1-Définition:

Un Oscillateur est un circuit produisant un signal périodique s(t) en l’absence de toute excitation
extérieure (autrement dit, il ne possède pas d’entrée à laquelle on appliquerait un signal d’entrée
e(t)).

Néanmoins, pour que s(t) puisse exister, une source d’énergie est nécessaire (alimentation externe
Vcc), l’oscillateur comprend donc nécessairement un composant actif (alimenté), i.e. un
amplificateur.
L’oscillation générée est caractérisée par son amplitude A0 et sa fréquence f0=1/T0.
2-Utilisation des oscillateurs :
Dans les systèmes de télécommunications, les oscillateurs sinusoïdaux sont nécessaires en émission
et réception (transposition en fréquence, modulation).
3-Structure d’un oscillateur :
Elle est constituée d’un amplificateur et d’une boucle de rétroaction.

4-Comment une oscillation peut elle naître d’un amplificateur ?

Etape 1 : Imaginons que l’on crée l’oscillation VS en appliquant via un géné., une oscillation VE en
entrée de l’ampli.

Etape 2 : entretien de l’oscillation en appliquant en entrée la sinusoïde issue de la chaîne de


réaction.

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Pour que l’oscillation VS soit maintenue et reste d’amplitude constante, il faut que le signal VE en
sortie du circuit de réaction soit égal à celui appliqué à l’étape 1.

5-Critère de Barkhausen

 Si l’amplificateur et le réseau de réaction ne comportent pas d’éléments réactifs (L, C) le signal Vs


peut être qcq (sa fréquence peut l’être).
 Si par contre l’amplificateur et le réseau de réaction comportent des éléments réactifs (L, C) le
signal de sortie ne pourra avoir qu’une fréquence d’oscillation bien déterminée.
6-Régime de fonctionnement

D’où vient la mystérieuse oscillation d’entrée qui permet le démarrage de l’oscillateur ?


D’où vient l’œuf qui donne la poule ? Autrement dit, que se passe-t-il (avant) pour qu’apparaisse le
régime sinusoïdal permanent supposé pour établir le critère d’oscillation ?

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Régime transitoire : A la mise sous tension du montage, du bruit (signal parasite) apparait
nécessairement dans le montage et notamment en entrée de l’amplificateur. Ce bruit est amplifié.
Mais pour qu’une oscillation puisse naître en sortie il faut que ce bruit existe à la fréquence
satisfaisant la condition d’oscillation. C’est le cas puisqu’un bruit blanc contient du signal à toutes
les fréquences.
8- forme générale d’un oscillateur

Amplificateur : très forte impédance d’entrée (JFET, AOP)


Réseau de réaction : comporte 3 impédances, Z1,Z2 et Z3

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Exemple de l’oscillateur à pont de Wien

9-Comment maintenir une oscillation d’amplitude constante ?

Les caractéristiques des éléments de l’oscillateur sont susceptibles de dériver avec la température
ou à cause des fluctuations de la tension d’alimentation.
Difficile de maintenir A.B strictement égal à 1.

La condition A.B > 1 permet l’accroissement de l’amplitude des oscillations.


Celle-ci s’arrêtera à la valeur de la tension de saturation de l’amplificateur.
Inconvénient : signal saturé = non linéarité = apparition d’harmoniques.
Le signal ne sera pas une pure sinusoïde.

 Si A.B <1

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La condition A.B < 1 l’amplitude des oscillations décroit jusqu’à leur disparition.

 Si VE = A(VE) est non linéaire

Afin de stabiliser l’oscillation à une certaine amplitude, on utilise un amplificateur dont la


caractéristique VS = A(VE) est non linéaire
 Si VS = A(VE) est non linéaire
Les composants du réseaux de réaction sont quant à eux dimensionnés de manière à ce que le gain
(linéaire) B soit tel que les courbes VS = A(VE) et VE = B(VS) se croisent.
Le point d’intersection fixera l’amplitude des oscillations.
La non-linéarité et par suite la stabilisation de l’amplitude d’oscillation peuvent être obtenues en
introduisant par exemple une thermistance ou un contrôle automatique de gain dans le montage.

La non-linéarité et par suite la stabilisation de l’amplitude d’oscillation peuvent être obtenues en


introduisant par exemple une thermistance ou un contrôle automatique de gain dans le montage.
 Stabilisation de l’amplitude de VS au moyen d’une thermistance
On choisit une thermistance à coefficient de température négatif (CTN), i.e. qui diminue quand la
température augmente.
Quand Vs augmente, ITH augmente et par suite le gain G = 1+(R2 + Rth)/R1 de l’amplificateur
diminue et l’amplitude de VS se stabilise.

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 Stabilisation de l’amplitude de VS au moyen d’un transistor


Le principe est le même que pour la thermistance, on agit sur le gain G= de l’amplificateur
en faisant varier une résistance, ici RDS = f(VGS), la résistance drain source.

Maintien des oscillations, exemple de l’oscillateur à pont de Wien

Montage de contrôle automatique du gain : on utilise les propriétés d'un transistor à effet de champ
pour modifier la valeur du gain de la chaîne d'action.
II-Etude d’un oscillateur

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Il s’agit de l’étude du démarrage et de l’étude du régime établi :

1-Etude du démarrage d’un oscillateur :


Se fait à l’aide des outils et critères mathématiques / géométriques relatifs à la stabilité des
systèmes bouclés linéaires.
Etude de la stabilité d’un système bouclé
La condition d’oscillation, correspond à la limite de l’instabilité du système bouclé.
Il est donc intéressant de déterminer dans quelles conditions un système bouclé est stable ou
instable.
Ceci s'effectue soit à partir :
• d’un critère mathématique : recherche des pôles de G(p)
• soit d’un critère géométrique : critère de Nyquist
On veut savoir si le système en boucle fermée sera stable ou non.
 On peut pour cela étudier sa fonction de transfert en boucle fermée (FTBF) G(p).
Le système est stable en BF si les pôles de G(p) sont à partie réelle <0 Critère mathématique
 On peut également étudier sa fonction de transfert en boucle ouverte (FTBO) T(p)
Pourquoi étudier T(p) plutôt que G(p) Pour savoir si en BF le système sera stable ?
Dans la pratique on ne tient pas à boucler le système sans savoir s’il sera stable ou non.
On mesure donc expérimentalement sa FTBO T(p) et, grâce au critère de Nyquist (Critère
géométrique), on en déduit si, une fois bouclé, le système sera stable ou non.
2-Etude du régime établi d’un oscillateur :
Une fois l’oscillation établie, une non linéarité entre en jeu (qui peut être provoquée par une
thermistance, par une saturation de la chaine d’action de l’oscillateur etc.), et le système ne peut
plus être étudié avec les outils relatifs aux systèmes linéaires. On fait alors une étude basée sur
l’approximation du premier harmonique.
III- La boucle à verrouillage de phase

De quelle phase est-il question ?

1-Rôle d’une PLL (Phased Locked Loop ou boucle à verrouillage de phase)


Synchroniser le signal d’un oscillateur commandé et modulable en fréquence (VCO) sur un signal
de référence. La synchronisation est assurée par un asservissement de la phase du VCO par rapport
à celle de la phase du signal de référence.

Applications des PLL : Modulation de fréquence, démodulation AM (récupération de porteuse) et


FM et échantillonnage de signaux numériques, génération d’un signal de sortie de fréquence N fois
celle du signal de référence.

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Structure de base d’une PLL

Comparateur de phase
Génère une tension 𝑈 comportant un terme fonction de la différence des phases (continu ou
lentement variable ) et un terme fonction de leur somme (haute fréquence).
• Filtre passe-bas
Sélectionne la composante continue ou lentement variable Ue de 𝑈 , laquelle commande le VCO.
• VCO : voltage controlled oscillator

L’oscillateur VCO donne une fréquence qui varie en fonction de la tension de commande v
appliquée sur son entrée. Il est linéarisé autour de fo et caractérisé par sa pente K0 :

La fréquence du VCO est comparée avec une fréquence de référence ( consigne ) grâce à un
comparateur de phase ( Ou exclusif, comparateur phase-fréquence, pompe de charge ).
Le comparateur de phase fournit à sa sortie une tension u alternative dont la valeur moyenne v
donnée par un passe-bas est proportionnelle au déphasage entre Ve et Vs . Il est caractérisé par
un coefficient souvent noté Kd défini par :

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•Fonctionnement qualitatif d’une PLL

 En l’absence de signal injecté à l’entrée de la boucle, ou si la fréquence du signal injecté est en


dehors de la plage de fonctionnement du VCO, la boucle est dite non verrouillée et fs = fo
 si on injecte dans la boucle un signal de fréquence fe voisin de fo, la PLL se verrouille et on aboutit
au bout d’un temps bref ( 1 à 100 ms en général) à un état stable caractérisé par fs = fe
 Une fois la boucle verrouillée ou accrochée, la fréquence d’entrée peut varier dans la plage de
verrouillage sans que cette boucle ne décroche et on a toujours fs = fe
 si la fréquence d’entrée sort de la plage de verrouillage, la boucle décroche et on revient à la
situation d’une boucle non verrouillée (à éviter dans la pratique !)
Plage de verrouillage : c'est la plage de fréquences du signal d’entrée pour laquelle la boucle, déjà
verrouillée (fs = fe), est capable de rester verrouillée.
Plage de capture : c'est la plage de fréquences du signal d’entrée pour laquelle la boucle est capable
de se verrouiller à partir d’une situation non verrouillée (fs = f0).

Remarque importante : le phénomène d'accrochage de la boucle (ou de capture) est un


phénomène non-linéaire. Par contre, lorsque la boucle est verrouillée, on linéarise chaque bloc
autour du point de fonctionnement.

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Chapitre3 : LES MELANGEURS RF

3-1-Principe de l'opération de mélange

3-1-1- Le mélangeur idéal

Un mélangeur idéal réalise l’opération mathématique de multiplication de deux signaux. La


représentation d’un mélangeur est donnée figure IV.1.1, le mélangeur comporte trois accès : 2
entrées et 1 sortie. Les entrées s’appellent RF (Radio Fréquence) et OL (Oscillateur Local), la sortie
s’appelle FI (Fréquence Intermédiaire). Les noms des accès proviennent de l’utilisation initiale en
transmission radio des mélangeurs en tant que convertisseurs de fréquence. En général, le signal OL
est un signal sinusoïdal de plus forte puissance que le signal RF qui lui peut être modulé. On
appelle parfois le signal OL signal de pompe, lorsqu’il est appliqué, on dit que le mélangeur est
pompé

Appliquons deux signaux sinusoïdaux VRF (t ) et VOL(t ) ayant des fréquences respectives FRF
et FOL.

En supposant que le mélangeur se comporte comme un multiplicateur idéal, le signal de sortie


VFI (t ) s’écrit :

Le signal de sortie est la somme de deux signaux sinusoïdaux de fréquences FOL - FRF et
FOL + FRF , appelées fréquences intermédiaires. Ces deux fréquences sont également appelées
fréquences somme et différence, ou encore fréquence intermédiaire inférieure

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(F ) et supérieure (F )

La figure IV.1.2 montre les spectres des signaux aux différents accès dans le cas d’un
mélangeur idéal.

3-1-2- Le mélangeur réel

L’opération de multiplication, simple mathématiquement, s’avère être plus difficile à réaliser


en électronique analogique où l’on a recours à des composants non-linéaires (diodes ou transistors).
Considérons la figure IV.1.3 où l’on applique à l’entrée d’un dispositif non-linéaire un signal VE (t )
constitué de la somme des deux signaux sinusoïdaux VRF (t ) et VOL(t ).

La relation non-linéaire reliant le signal de sortie VS(t ) et le signal d’entrée VE (t ) peut s’exprimer
de façon générale sous la forme d’un polynôme (IV.1.9).

Le développement de l’équation IV.1.9 en fonction des fréquences FRF et FOL montre que l’on
obtient, en sortie du mélangeur, ces deux fréquences, leurs harmoniques respectifs et toutes les
fréquences de battement ±[Link] ±[Link] (n et m entiers). L’apparition de toutes ces fréquences est
liée aux contributions des différents termes du polynôme

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Les fréquences FOL +FRF et FOL - FRF correspondant à l’opération de multiplication idéale, sont
générées par le terme d’ordre 2 du polynôme. Il n’existe pas d’élément non-linéaire capable de
générer uniquement les deux fréquences intermédiaires. Néanmoins, l’élimination des fréquences
indésirables peut être intégrée dans la conception du mélangeur :

– par filtrage des harmoniques


– utilisation de topologies équilibrées (suppression harmoniques pairs)
– utilisation de non-linéarités quadratiques (FET)
La figure IV.1.4montre un exemple de spectre de sortie.

3-2- Spécifications des mélangeurs

3-2-1- Pertes/Gain de conversion

Le gain de conversion, noté GC , représente les pertes (ou le gain) entre la sortie FI et l’entrée RF.

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PFI (FFI) représente la puissance à l’accès FI à la fréquence FI.


PRF (FRF) représente la puissance à l’accès RF à la fréquence RF.
Le gain de conversion est un écart (en dB) entre deux puissances à des fréquences différentes.
Remarque :
Les mélangeurs à diodes présentent des pertes de conversion alors que les mélangeurs à transistors
présentent en général un gain de conversion.

3-2-2- Dynamique
La caractéristique de puissance PFI = f (PRF ), tracée à POL= cste est similaire à la caractéristique
de puissance d’un amplificateur (cf figure IV.2.6). On distingue une zone dite linéaire pour laquelle
le gain de conversion GC est quasiment constant. Lorsque le niveau de puissance RF augmente, la
puissance FI augmente jusqu’à l’apparition du phénomène de compression puis de saturation. Le
point à 1dB de compression correspond à une diminution de 1dB du gain de conversion maximum.
Le point de compression à 1dB dépend également du niveau de puissance sur l’accès OL.
La dynamique d’un mélangeur est la plage de puissance RF sur laquelle le circuit est utilisable,
c’est à dire la plage de puissance où le gain de conversion GC reste constant. Elle est délimitée par
le niveau de bruit minimum (en deçà duquel la puissance FI n’est plus détectable) et le début de la
zone de compression.
Remarque :
La dynamique d’un mélangeur est un paramètre important lorsque le mélangeur est utilisé en
entrée d’un récepteur. Dans ce cas, le signal RF est issu de l’antenne réceptrice et sa puissance
peut varier fortement, il est donc nécessaire d’avoir un maximum de dynamique.

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3-2-3- Facteur de bruit


Le facteur de bruit d’un mélangeur est le rapport S/N en entrée divisé par le rapport S/N
(Signal/Noise) en sortie. Il existe deux définitions du facteur de bruit :
– Facteur de bruit SSB (Single Side Band)
Le facteur de bruit en bande latérale unique FSSB ne prend en compte que le bruit présent
en entrée dans la bande RF et qui est converti en sortie sur l’une des deux fréquences FI.

– Facteur de bruit DSB (Double Side Band)


Le facteur de bruit en double bande latérale FDSB tient compte du bruit présent en entrée
dans la bande RF et IM (fréquence image) et qui est converti en sortie sur l’une des deux fréquences
FI. Pour un fonctionnement en bande étroite (RF proche de IM) et en supposant
que le gain de conversion est identique à RF et IM, la relation entre les facteurs de bruit FSSB
et FDSB est donc :

Remarque :
Le facteur de bruit est un paramètre important lorsque le mélangeur est utilisé en entrée d’un
récepteur. Dans ce cas, le signal RF est issu de l’antenne réceptrice, sa puissance est souvent très
faible et proche du niveau de bruit, il est donc nécessaire d’avoir un bon facteur de bruit afin que
le mélangeur n’ajoute pas du bruit supplémentaire au signal reçu.

3-2-4-Isolations
Un mélangeur réel ne présente jamais des isolations parfaites entre ses différents accès.
Typiquement, on observe sur les accès RF et FI des raies à la fréquence OL (cf figure IV.2.8) dues
aux fuites d’OL.

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On définit généralement deux types d’isolations :


– Isolation OL-RF
Elle est définie par la relation suivante :

PRF (FOL) représente la puissance à l’accès RF à la fréquence OL.


POL(FOL représente la puissance à l’accès OL à la fréquence OL.
– Isolation OL-FI
Elle est définie par la relation suivante :

PFI (FOL) représente la puissance à l’accès FI à la fréquence OL.


POL(FOL représente la puissance à l’accès OL à la fréquence OL.
Remarques :
– Les isolations sont définies avec tous les accès du mélangeur chargés sur 50-.
– Toutes les puissances intervenant dans les définitions des isolations sont à la même fréquence
(la fréquence d’OL).
– L’isolation est un paramètre important pour une application du mélangeur en modulateur
d’amplitude DBLPS. Pour ce type d’application, on définit le taux de réjection de porteuse
qui est directement lié à l’isolation OL-FI.

3-2-5- Intermodulation
Comme pour un amplificateur, l’intermodulation intervient lorsque l’on applique deux signaux
de fréquences voisines fRF1 et fRF2 à l’accès RF. En sortie du mélangeur, on observe des
raies aux fréquences : ±[Link] ±m. fRF1± p.fRF2.
L’intermodulation d’ordre trois fait intervenir les fréquences :fOL - (2fRF1 - fRF2) et fOL -(2fRF2 - fRF1)
Ces fréquences sont situées de part et d’autre des fréquences intermédiaires FI. (figure IV.2.9)
Les raies d’intermodulation d’ordre trois sont les plus gênantes puisque très proches des signaux
aux fréquences intermédiaires. On définit, de façon similaire à un amplificateur, le rapport

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d’intermodulation d’ordre trois C/I (ou IM3) ainsi que le point d’interception.

3-2-6- Fréquence image


Lorsque un mélangeur est utilisé en entrée d’un récepteur, il convient de prendre quelques
précautions par rapport à la fréquence image : FIM. Pour illustrer ce qu’est une fréquence image,
considérons l’exemple concret de la figure IV.2.10.

Le mélangeur est utilisé pour translater une fréquence RF de 6.2GHz (signal utile) vers une
fréquence intermédiaire de 1.1GHz. Pour ce faire, on utilise un OL dont la fréquence est fixée à
5.1GHz. On obtient donc deux fréquences intermédiaires : 1.1GHz et 11.3GHz. Un filtre passe-
bande centré à 1.1 GHz permet d’éliminer la fréquence intermédiaire 11.3GHz.
Supposons maintenant qu’un signal RF à 4GHz, capté par l’antenne, vienne s’additionner au signal
utile à 6.2GHz. Ce signal à 4GHz est converti à 9.1 GHz et à 1.1GHz. Le signal RF à 4GHz,
appelé fréquence image est donc converti à la même fréquence FI que le signal utile, il y a donc
interférence entre ces deux FI à 1.1GHz. La qualité de la réception en sera donc affectée.
Pour éviter ce problème, deux possibilités existent :

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– Par filtrage :
On place, avant le mélangeur, un filtre sélectif centré sur la fréquence RF utile et réjectant
la fréquence image. Cette technique permet d’obtenir une bonne réjection de la fréquence
image mais reste limitée aux applications bande étroite.
– Par phasing :
On utilise deux mélangeurs équilibrés associés à des réseaux déphaseurs selon le schéma
de la figure IV.2.11. Cette structure constitue un mélangeur à réjection de fréquence image
(image rejection mixer).
Les combinaisons de phases sont telles que l’on obtient à la fréquence intermédiaire FI sur
une voie de sortie le signal utile et sur l’autre voie le signal dû à la fréquence image. Cette
structure, bien que plus coûteuse que la méthode par filtrage, est très efficace pour des
systèmes large bande.

3-3- Exemples de circuits


3-3-1- Mélangeur simple
Le mélangeur le plus simple est celui utilisant une diode comme élément non-linéaire associée
à un filtre FI sélectif.

Ce circuit simple et peu coûteux présente quelques inconvénients :

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– pertes de conversion
– mauvaise isolation OL-RF
– faible dynamique
– applications bande étroite

3-3-2- Mélangeur simple équilibré


Les mélangeurs simples équilibrés (Single balanced mixer) sont constitués de deux mélangeurs
simples. Ce type de circuit permet notamment de supprimer les harmoniques pairs d’une des
deux fréquences d’entrée, en général l’OL. Ceci permet de simplifier en partie le problème du
filtrage sur la sortie FI.

FIG. IV.3.14 – Single balanced mixer : Schéma de principe

Le niveau de l’OL est tel que les diodes fonctionnent en commutation. Elles sont soit toutes
passantes (VF = 0), soit toutes bloquées (VFI =VRF ). Ce circuit hache le signal RF au rythme du

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signal OL comme le montre la figure IV.3.16.


Les principaux avantages par rapport à la version single ended sont :
– Suppression des harmoniques pairs de l’OL à condition que le montage soit bien équilibré.
– Meilleures isolations OL-RF et OL-FI

3-3-3- Mélangeur double équilibre

Les mélangeurs double équilibrés (double balanced mixer) sont constitués de deux mélangeurs
simples équilibrés. Ce type de circuit permet d’obtenir une symétrie totale et la suppression
des harmoniques pairs des deux fréquences RF et OL.
Remarque : Les circuits d’accès s’appellent des baluns. Leur structure dépend beaucoup de la
plage de fréquence sur laquelle on travaille. En RF, on utilise des transformateurs, en
hyperfréquence, on utilise des coupleurs microstrip.
Avantages des mélangeurs double équilibrés :
– Suppression des harmoniques pairs de l’OL et de la RF (et des intermodulations associées).
– Meilleure intermodulation d’ordre trois.
– Applications larges bandes

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3-3-4- Mélangeur à transistors


Les mélangeurs à transistors (dits mélangeurs actifs) présentent l’intérêt d’avoir un gain de
conversion alors que les mélangeurs à diodes (dits mélangeurs passifs) ont des pertes de conversion.
En revanche, les mélangeurs actifs nécessitent une alimentation DC pour la polarisation des
transistors.
- Les mélangeurs à transistors bipolaires
Les mélangeurs à transistors bipolaires présentent un gain de conversion important et un facteur de
bruit faible. En contre partie, ils présentent des produits d’IM3 élevés et une faible dynamique.
Comme pour les diodes, il existe des mélangeurs simples, simples équilibrés et doubles équilibrés.
La figure IV.3.20 représente un mélangeur équilibré à paire différentielle. Ce circuit est très utilisé
en modulateur d’amplitude. Sa version double équilibrée existe et utilise deux paires différentielles
(cellule de Gilbert).
- Mélangeurs à transistors FET
Les transistors FET, de part leur comportement quadratique, conviennent parfaitement pour réaliser
des mélangeurs présentant des dynamiques importantes et un faible niveau d’intermodulation.

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Les structures à paires différentielles existent aussi avec des transistors FET. La figure IV.3.21 est
un exemple de mélangeur simple à FET. Les somme des signaux OL et RF est appliquée sur la
grille, la sortie FI est prise sur le drain après filtrage.
Remarques :
– Il existe des transistors FET spéciaux bi-grille (dual-gate FET), ces composants possèdent
deux grilles distinctes et un drain unique. Le signal OL est appliqué sur une grille et le signal
RF sur l’autre, la sortie FI est prise sur le drain.
– Il existe des mélangeurs dits à FET froid. Dans ce cas, le transistor n’est pas polarisé (Vdso=0 V).
Le principe est basé sur la variation de la conductance de sortie en fonction de la tension
de grille.

3-4- Applications des mélangeurs


3-4-1- Conversion de fréquence
Une des utilisations la plus importante des mélangeurs est la conversion de fréquence. Dans
un système de télécommunication, l’information en bande de base module soit l’amplitude, la
fréquence ou la phase d’une porteuse. Pour les besoins de la transmission et/ou du traitement de
signal, il est nécessaire de changer la fréquence porteuse. Pour cela, on utilise un mélangeur et un
oscillateur local.
La conversion de fréquence peut être montante (up-converter) ou descendante (down-converter).
– Up-converter : La fréquence FI est supérieure à la fréquence RF (Emetteurs).
– Down-converter : La fréquence FI est inférieure à la fréquence RF (Récepteurs)

3-4-2- Modulateur d'amplitude DBLPS(Double Bande Latérale Porteuse Supprimée)


Lorsque le mélangeur est utilisé en modulateur DBLPS , on applique sur l’accès OL la fréquence
porteuse et sur l’accès RF le signal modulant en bande de base. Pour un signal modulant
sinusoïdal, le spectre du signal FI est constitué de deux fréquences (somme et différence des
fréquences RF et OL). Ce spectre est celui d’un signal DBLPS.
Considérons un signal modulant m(t) à la pulsation Ω et une porteuse p(t) à la pulsation 𝜔 :

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L’expression du signal modulé s(t) DBLPS est issu du produit du modulant m(t) par la porteuse
p(t) :

3-4-3- Modulateur de phase BPSK (Binary Phase Shift Keying)


Pour une modulation par déplacement de phase à deux états (BPSK cohérente, on associe aux
deux symboles à transmettre deux états de phase de la porteuse : 0 et 𝜋

La porteuse modulée s’écrit :

Dans le cas d’une modulation cohérente, Ã est une constante déterministe. La figure IV.4.22
représente une modulation BPSK cohérente pour 𝜓 = ± ou 𝜓 = 0
Le signal modulé BPSK s’écrit :

Il est donc possible d’écrire un signal modulé BPSK sous la forme d’un signal modulé en amplitude
(±1) à porteuse supprimée. Un modulateur BPSK est donc un modulateur DBLPS.

3-4-4- Démodulateur d'amplitude cohérent


Considérons une porteuse s(t) modulée en amplitude (DBLPC : Double Bande Latérale Porteuse
Conservée ) par un signal modulant m(t).

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La démodulation cohérente d’un tel signal consiste à multiplier le signal modulé s(t) par un signal
p(t) sinusoïdal de fréquence égale à celle de la porteuse puis de réaliser un filtrage passe-bas
(figure IV.4.23)
Les signaux p(t), v(t) et u(t) indiqués sur la figure IV.4.23 s’écrivent de façon idéale :

Il faut bien sûr avoir 𝜓 = 0pour que u(t) ait une amplitude maximale. Ce démodulateur permet
également de démoduler des signaux BPSK.

3-4-5- Comparateur de phase


Le montage précédent du démodulateur cohérent est également utilisé en comparateur de
phase. On obtient en sortie du montage une tension proportionnelle à l’écart de phase entre deux
signaux.

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Expressions des signaux :

La caractéristique u=f( ) de ce comparateur de phase est en cosinus (entre 0 et )


2

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Chap4: Adaptation d’impédance

4-1-Puissance maximale transmise

Quelle est la valeur de Z2 pour que la puissance reçue soit maximale ?

Z1 = R1 + jX1
Z2 = R2 + jX2

Courant dans le circuit: I = E/(Z1 + Z2) = E/{(R1 + R2) + j(X1 +X2)}

Puissance utile reçue par Z2

Puissance maximale

4-2- Condition d’adaptation d’impédance

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Zs = Rs + jXs
ZL = RL + jXL

La puissance transmise par une source d’impédance ZS à une charge ZL est maximale si les deux
impédances sont conjuguées c'est-à-dire : ZL = RS - jXS

4-3-Circuit d’adaptation d’impédance

Comment transférer la puissance maximale lorsque les impédances de source et de charge sont
quelconques ?

Le but du réseau d’adaptation d’impédance est de transformer l’impédance de charge ZL en une


impédance ZS* conjuguée de celle de la source.
4-3-1-Circuit en L ou en 1/2 T
a) Cas de deux résistances pures

Le circuit en L ou en ½ T se compose de deux réactances Xp (shunt) et Xs (série). La branche


parallèle (shunt) du L doit toujours se situer du côté de la résistance la plus forte.
 Nature de Xs et Xp

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Les réactances Xs et Xp sont de signe opposé, si l’une est capacitive, l’autre est inductive et vice
versa.
 Calcul de Xs et Xp

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 Calcul de Xp

 Calcul de Xs

 Facteur de Qualité

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Méthode de calcul du réseau en L :


1 – déterminer le sens du réseau: la branche shunt du côté de la résistance la plus forte
2 – calculer le rapport de transformation n = R forte / R faible n>1
3 – calculer le facteur de qualité du circuit
4 – calculer la valeur des réactances Xs et Xp
5 – calculer la valeur des éléments (inductance et capacité)
6 - choisir la solution passe haut ou passe bas selon l’application
Exemple

n = 10
Calcul des réactances Xs et Xp

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Calcul des éléments

b) Cas d’impédances complexes

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On se ramène au cas précédent :


• En intégrant les réactances dans le réseau d’adaptation (absorption)
• En annulant les réactances par une réactance de signe opposé (résonance)
Exemple

On choisit le passe haut

Bande passante de l’adaptation

L’adaptation n’est parfaite qu’à la fréquence f0

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 Q et bande passante
Le facteur de qualité Q du circuit a une importance considérable sur la bande passante:
 Pour un circuit en L, il n’existe qu’une seule valeur de Q permettant l’adaptation.
 Plus le facteur de qualité Q du circuit est élevé, plus la bande passante est étroite.
Le choix de Q implique un Circuit à 3 (ou plus) réactances

4-3-2-Circuit d’adaptation en PI
Les réseaux d’adaptation en Pi permettent la réalisation de circuits d’adaptation d’impédance dont
le facteur de qualité Q peut prendre n’importe quelle valeur à condition qu’elle soit supérieure à
celle du réseau en L assurant la même fonction. Qπ > QL

Le réseau en P peut être décomposé en deux réseaux en L montés en cascade et procurant une
adaptation à une résistance virtuelle RV située entre les deux.

Rv < Max (Rs, RL)


Exemple

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 Côté charge

 Côté source

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Exemple de Boîte d’accord d’antenne pour l’adaptation d’impédance

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Chapitre 5 : LES MODULATEURS ET LES DEMODULATEURS AM ANALOGIQUES

5-1-Définition des termes


5-1-1- Bande de base
On parle de signal en bande de base pour désigner les messages émis. La bande occupée est alors
comprise entre la fréquence 0, ou une valeur proche de 0 et une fréquence maximale fmax.
5-1-2-Largeur de bande du signal
La largeur de bande du signal en bande de base est l’étendue des fréquences sur lesquelles le signal
a une puissance supérieure à une certaine limite. Cette limite fmax est en général fixée à – 3 dB, ce
qui correspond à la moitié de la puissance maximale. La largeur de bande est exprimée en Hz, kHz
ou MHz.
5-1-3-Spectre d’un signal
On parle de spectre d’un signal pour désigner la répartition fréquentielle de sa puissance. On parle
aussi de densité spectrale de puissance DSP qui est le carré du module de la transformée de Fourrier
de ce signal.
DSP = |𝐹(𝑓)|
5-1-4-Bande passante du canal
Le canal de transmission peut être par exemple, une ligne bifilaire torsadée, un câble coaxial, un
guide d’onde, une fibre optique ou l’air tout simplement. Il est évident qu’aucun de ces supports
n’est caractérisé avec la même bande passante. La bande passante du canal ne doit pas être
confondue avec l’occupation spectrale du signal en bande de base.
5-2-But de la modulation
Le but de la modulation est d’adapter le signal à transmettre au canal de communication entre la
source et le destinataire. On introduit donc deux opérations supplémentaires à celle de la figure 1;
entre la source et le canal, une première opération appelée modulation et entre le canal et le
destinataire, une seconde opération appelée démodulation. La chaîne de transmission globale est
alors celle de la figure2.

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L’objectif de la transmission est de faire parvenir le message émis m(t) au destinataire.


Dans le cas idéal on a : y(t) = m(t).
Dans la pratique ce n’est pas le cas et y(t) est différent de m(t).
La différence réside principalement dans la présence de bruit dû aux perturbations affectant le canal
de transmission et dans les imperfections des procédés de modulation et démodulation.
Le signal m(t) est le signal en bande de base à transmettre. Il peut être représenté soit sous la forme
temporelle, soit sous la forme fréquentielle ; ces deux formes sont regroupées à la figure.3. La
modulation fait appel à un nouveau signal auxiliaire de fréquence f0. Cette fréquence f0 est appelée
fréquence porteuse ou fréquence centrale. Évidemment, la fréquence f0 est choisie dans la bande
passante du canal de transmission B1.

Le signal qui sera transmis, sera s(t), il s’agit du signal appelé porteuse à la
fréquence f0, modulé par le message m(t). La figure.4 donne une représentation fréquentielle du
signal transmis s(t). Le signal s(t) occupe une bande B autour de la fréquence f0. Cette largeur B est
un paramètre important et est fonction du type de modulation. Dans de nombreux cas, on cherche à
réduire B pour loger dans la bande B1 un nombre maximum d’information. On réalise ainsi un
multiplex fréquentiel qui permet de transmettre simultanément, sur le même médium, un plus grand
nombre d’informations. La représentation spectrale des signaux véhiculés dans le canal de
transmission est alors celle de la figure 5. Au sens général du terme, la modulation est une opération
qui consiste à transmettre un signal modulant au moyen d’un signal dit porteur v(t) :
v(t) = A cos (𝜔𝑡 + 𝜑)

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La modulation consiste à opérer un changement ou variation sur l’un des paramètres de v(t). Une
action sur A se traduit par une modulation d’amplitude, une action sur 𝜔, par une modulation de
fréquence et une action sur 𝜑, par une modulation de phase. Ces trois types de modulation sont
applicables lorsque le signal modulant m(t) est analogique ou numérique.
Le tableau ci-dessous résume les grands types de modulation qui seront traités dans la suite du
cours. Bien que l’on puisse aisément considérer qu’un signal numérique se résume à un cas
particulier du signal analogique, les modulations analogiques et numériques sont traitées de manière
différente. Dans les systèmes analogiques on s’intéresse au rapport signal sur bruit du signal y(t),
pour les modulations numériques on s’intéresse au taux d’erreur bit pour le signal y(t).

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5-3-Décomposition en série du signal en bande de base


Tout signal peut être décomposé en une suite de signaux sinusoïdaux. Pour cette étude théorique, on
considère que le signal modulant est constitué d’une et une seule sinusoïde, le raisonnement peut
être étendu à un nombre quelconque de signaux sinusoïdaux, donc à un signal de forme quelconque.
5-4-Modulation d’amplitude
5-4-1- Modulation d’amplitude double bande (AM-DB)
Principe
Soit le signal modulant :

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Ce développement permet de mettre en évidence les deux raies de part et d’autre de la porteuse. La
figure.6 représente l’allure temporelle et fréquentielle de v(t).

L’indice de modulation peut donc être mesuré en visualisant directement la porteuse, mesure des
tensions C et D. Si le signal modulé est observé sous son aspect fréquentiel, avec un analyseur de
spectre par exemple, on mesure directement les puissances en dBm de la porteuse Np et de l’une
des raies NBL. L’indice de modulation se calcule par la relation :

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Lorsque B = A, mA = 1, la modulation est maximale. L’indice de modulation, souvent exprimé en


pourcentage vaut 100%. Le niveau des bandes latérales est inférieur de 6 dB au niveau de la
porteuse. Si les niveaux des bandes latérales sont égaux au niveau de la porteuse : mA = 2.
Les impératifs liés à la démodulation impliquent que l’indice de modulation soit inférieur à 1.
Si le signal modulant sinusoïdal est remplacé par un signal complexe se décomposant en une suite
de sinusoïdes comprises entre f1 et f2 le spectre de la tension modulée sera représenté par la figure 7.

Largeur de bande autour de la porteuse


L’analyse du spectre de la figure 7 montre que si la fréquence maximale à transmettre
est la fréquence f2, le signal modulé en amplitude occupera une largeur B égale à deux fois cette
fréquence maximale : B = 2f2

5-4-2-Modulateur d’amplitude
D’une façon générale les modulateurs d’amplitude sont constitués par des systèmes à
caractéristiques non linéaires. Tout multiplicateur, un mélangeur équilibré à diode ou un
multiplicateur quatre quadrants peut être utilisé pour réaliser un modulateur d’amplitude.

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La figure 8 représente le schéma synoptique d’un modulateur d’amplitude double bande avec
porteuse.

Le signal porteur à la fréquence f est scindé en deux voies. Sur la première voie, ce signal est
multiplié par le signal modulant. En sortie du multiplicateur, on récupère les deux bandes latérales.
Sur la seconde voie, le signal porteur est simplement atténué. Le combineur de puissance réalise
l’addition des deux bandes latérales et de la porteuse.
5-4-3-Structure de l’émetteur en modulation d’amplitude

Le modulateur reçoit d’une part le signal à la fréquence porteuse et d’autre part le signal modulant.
Le signal à la fréquence porteuse est obtenu soit directement par un oscillateur à quartz, soit
indirectement; oscillateur à quartz suivi d’étages multiplicateurs ou par un synthétiseur de
fréquence PLL.

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Dans le trajet de l’injection de l’oscillateur un filtre passe-bande élimine ou atténue le niveau


d’éventuels harmoniques, composantes à 2 w, 3 w, etc. qui seraient réinjectés dans le circuit de
sortie du modulateur. Le signal modulant est injecté au modulateur via un filtre passe-bas qui limite
la fréquence maximale et par conséquent l’encombrement autour de la porteuse.
Par exemple, un signal audio initialement compris entre 20 Hz et 20 kHz pourra être limité à 3 kHz
ou 4 kHz. En sortie du modulateur, un filtre passe-bande peut éventuellement être inséré si le filtre
passe-bas n’est pas prévu dans le trajet du signal modulant.
Le coefficient de surtension du filtre de sortie augmente lorsque la fréquence de la porteuse
augmente et lorsque la fréquence maximale du signal modulant diminue. Ce filtre, ayant un
coefficient de surtension élevé, peut entraîner une réalisation délicate voire impossible. Les étages
d’amplification finale devront être linéaires puisque l’information est contenue dans l’amplitude de
la porteuse. réseau d’adaptation d’impédance.
5-5-Démodulation d’amplitude
Un des principaux avantages de la modulation d’amplitude est de permettre une démodulation très
simple par détection d’enveloppe. Il faut noter que la détection d’enveloppe n’est pas la seule
méthode utilisable mais que sa simplicité en fait la méthode la plus répandue. On peut aussi
envisager une démodulation cohérente dans le récepteur et multiplier le signal reçu par une porteuse
identique en phase et en fréquence avec la porteuse émise.
5-5-1-Démodulation d’enveloppe
La figure 10 regroupe quatre solutions pour réaliser un détecteur d’enveloppe. Il s’agit simplement
d’effectuer un redressement monoalternance du signal reçu.

Si la self L est absente et si le signal RF est injecté au travers d’une capacité de liaison, la capacité
C se chargera jusqu’à une valeur égale à deux fois la tension maximale RF et la diode sera bloquée.
Le rôle de la self L se limite donc à la polarisation de la diode tout en présentant une haute
impédance pour le signal RF .
La constante de temps RC influe sur la réponse fréquentielle du démodulateur d’enveloppe.

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Les valeurs de R et C peuvent se calculer à partir de la formule approchée :

La figure 11 représente l’allure des signaux d’entrée et de sortie du démodulateur après


redressement double alternance. Dans ce cas, le spectre de sortie se compose du signal BF à
transmettre et de signaux aux fréquences 2f, 4f, etc. accompagnés de leurs bandes latérales. Le
filtrage est assuré par le réseau RC.
Dans le cas du redressement simple alternance, une raie supplémentaire apparaît à la fréquence f.
L’intérêt majeur de ce type de démodulation est sa simplicité et donc son faible coût.

Il faut toutefois se rapporter à l’examen de la structure des émetteurs et récepteurs et constater que
le démodulateur devra être précédé d’un étage amplificateur à gain commandé
Cet étage aura pour rôle la stabilisation du niveau de porteuse en entrée du démodulateur en restant
dans la plage linéaire du démodulateur. Le niveau doit être suffisamment élevé pour dépasser le
seuil de ou des diodes de redressement et suffisamment faible pour éviter les saturations et
distorsions. Ces dernières remarques montrent que la simplicité du démodulateur s’accompagne de
quelques inconvénients : contrôle automatique de gain en amont et faible linéarité.
Si la linéarité est un paramètre important, on préfèrera utiliser une démodulation cohérente.
5-5-2-Démodulation cohérente
Le schéma synoptique du démodulateur d’amplitude cohérent est représenté à la
Figure.12.

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On parle de réception cohérente lorsque dans le récepteur, on reconstitue un signal identique, en


phase et en fréquence, au signal original non modulé. Soit le signal original modulé en amplitude :

Dans le récepteur, une boucle à verrouillage de phase (PLL) permet une opération que l’on a
coutume de nommer récupération de la porteuse. En sortie de cette boucle à verrouillage de phase
on dispose d’un signal v1(t).

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L’amplitude du signal de sortie est aussi proportionnelle à A. Comme dans le cas de la


démodulation par redressement un amplificateur à gain commandé doit être prévu en amont du
démodulateur. Dans ces conditions, les problèmes de dynamique et de linéarité sont résolus.
5-6-Rapport signal sur bruit après démodulation en AMDBP
Un des paramètres importants d’une transmission d’un signal analogique est le rapport signal sur
bruit après démodulation. Pour une modulation donnée, la puissance du signal démodulé est
proportionnelle au carré de la déviation du paramètre caractéristique de cette déviation. On a
l’habitude de désigner par C (carrier) la puissance de la porteuse et par N(noise) la puissance de
bruit à l’entrée du démodulateur. Soit :

On désigne communément par S, la puissance du signal en bande de base et par B, la puissance de


bruit en sortie du démodulateur. Le rapport signal sur bruit en sortie du démodulateur vaut :

En modulation double bande, le rapport signal sur bruit augmente en même temps que l’indice de
modulation. Dans certains ouvrages, le rapport signal sur bruit est exprimé en fonction de la
puissance dans une bande latérale PBL.
5-7- Modulation d’amplitude à porteuse supprimée Principe

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En modulation d’amplitude à double bande et avec porteuse, la porteuse est responsable des 2/3 de
la consommation en énergie de l’émetteur. Le seul avantage que l’on puisse tirer de la présence de
cette porteuse est l’éventualité d’une démodulation très simple par détection d’enveloppe. D’où
l’idée de supprimer la porteuse et de ne transmettre que les deux bandes latérales.
5-7-1-Largeur de bande autour de la porteuse
Par définition, il s’agit d’éliminer la présence de la porteuse. En conséquence, le spectre de la
modulation d’amplitude à porteuse supprimée a une largeur identique à celle de la modulation
d’amplitude à porteuse.
5-7-2-Modulateur d’amplitude à porteuse supprimée
Pour réaliser une modulation d’amplitude à porteuse supprimée, il suffit d’envoyer sur les entrées
d’un multiplicateur la porteuse et le signal modulant. Dans ces conditions, la tension de sortie
s’écrit :

La solution consiste à effectuer une démodulation cohérente comme dans le cas de la modulation
d’amplitude donné à la figure 12. Pour reconstituer ou récupérer la porteuse, une information
relative à cette porteuse doit être envoyée au récepteur. Le schéma théorique de la figure.12 est
inapplicable si la porteuse est intégralement supprimée.

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Pour que la démodulation puisse avoir lieu, la porteuse doit être récupérée avec exactitude de phase.
Pour cette raison, il n’y a pas d’application directe de la modulation d’amplitude sans porteuse,
mais certaines applications dans le cas de modulations composites.
5-7-3-Rapport signal sur bruit en modulation d’amplitude à porteuse supprimée
Le rapport signal sur bruit après démodulation vaut :

Application de la modulation AM sans porteuse


 Codeur stéréophonique

 transmission des signaux de chrominance dans le système PAL

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Figure 15 – Schéma synoptique du codeur PAL.


5-8- Modulation à bande latérale unique (BLU)
5-8-1-Principe
En constatant qu’une modulation d’amplitude avec ou sans porteuse transporte, dans chaque bande
latérale, deux fois le même message, on peut avoir l’idée de ne transporter qu’une seule des deux
bandes latérales. On est dans ce cas en présence d’une modulation dite à bande latérale unique
(BLU).
5-8-2-Largeur de bande en BLU
En modulation d’amplitude BLU, la largeur de bande autour de la porteuse est deux fois moindre
que celle de la modulation d’amplitude double bande avec ou sans porteuse.
5-8-3-Modulateur d’amplitude en BLU
Pour générer une modulation BLU la solution qui semble la plus simple consiste à éliminer une des
bandes latérales par filtrage. Le filtre peut être un filtre LC, un filtre à quartz ou un filtre à onde de
surface.

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Figure 16 – Génération directe des deux bandes latérales. « Modulateur «à réjection de


fréquence image ».
5-9-Démodulation en BLU
Comme pour la démodulation d’amplitude à porteuse supprimée on s’oriente vers une
démodulation cohérente. Il s’agit donc de régénérer localement une porteuse de fréquence et de
phase identique à celle utilisée à l’émission.

En modulation BLU, toute information relative à la porteuse a, par définition, disparu. Si l’on prend
le cas de la bande latérale supérieure, le signal reçu vaut :

Un multiplicateur, ou mélangeur équilibré, effectue le produit de x (t) et n ′(t). Le schéma


synoptique du démodulateur BLU est représenté à la figure 17. Le signal de sortie du multiplicateur
s’écrit :

Figure 17 – Démodulateur BLU.


Remarque:

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Si le signal régénéré localement n’a pas exactement la même phase que la porteuse émise, toutes les
composantes du message transmis sont déphasées d’une valeur 𝜑. Dans le cas d’une transmission
audio ce déphasage n’a pas d’importance. Pour cette raison, la bande latérale unique est
principalement utilisée pour les liaisons audio lorsque les critères de rendement de l’émetteur et
d’encombrement spectral sont essentiels. Ceci est le cas notamment de la transmission téléphonique
par satellite.

Rapport signal sur bruit en BLU


En modulation BLU, le rapport signal sur bruit après démodulation s’écrit :

PBL représente la puissance dans la bande latérale et N le bruit dans la bande, avec : N = kTB et B =
f1max
5-10- Modulation à bande latérale atténuée (BLA)
5-10-1-Principe
Ce type de modulation est dit à bande latérale atténuée BLA ou à bande latérale réduite BLR. Le
cas de la BLA est un cas particulier de la modulation d’amplitude dédiée principalement à la
transmission vidéo : télévision dans les bandes III, IV et V.
5-10-2-Largeur de bande en BLA
Le cas de la transmission d’un signal vidéo est particulier, puisque le signal vidéo occupe une
largeur importante d’environ 5 MHz avec des composants de très basse fréquence.
Une modulation d’amplitude conduirait à doubler l’occupation spectrale. La présence de
composants de très basse fréquence élimine la possibilité d’une modulation BLU, le filtrage entre
ces composants de très basse fréquence et la porteuse étant impossible. On opte alors pour un
compromis entre ces deux types de modulation, modulation d’amplitude double bande et BLU qui
prend alors le nom de BLA.

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Figure 18 – Modulation en bande latérale atténuée.

La modulation à BLA a permis de diminuer notablement l’occupation spectrale au prix d’une


complexité accrue au niveau de l’émetteur.
5-10-3-Modulateur en BLA
La figure 19 donne le synoptique d’un modulateur BLA à double changement de fréquence.
Imaginons que l’on souhaite réaliser un modulateur ou émetteur, couvrant l’intégralité des bandes
IV et V, canaux 21 à 69. Le spectre du signal de sortie doit être à bande latérale unique. Une
mauvaise solution consisterait à effectuer une modulation d’amplitude et de placer en sortie autant
de filtres commutés que l’on souhaite de canaux. Au prix d’une complexité accrue, le schéma
synoptique de la figure 19 résout le problème.

Figure 19 – Synoptique modulateur BLA à double changement de fréquence.

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5-11-Démodulation en BLA
En BLA, comme en modulation d’amplitude double bande avec porteuse, on peut opter pour deux
types de démodulation :
– démodulation par redressement et filtrage, détection d’enveloppe;
– démodulation cohérente par récupération de la porteuse et multiplication.
Les avantages de la BLA sont essentiellement une réduction de l’encombrement spectral et une
démodulation éventuellement simplifiée. Ils se traduisent par une complexité accrue de l’émetteur.
5-12- Comparaison des différents types de modulation d’amplitude
Comparaison à puissance dans une bande latérale constante
Le tableau ci-dessous regroupe les trois modulations d’amplitude essentielles.

Comparaison des différentes modulations d’amplitude avec la puissance contenue dans une
bande latérale inchangée.
5-13- Choix d’un type de modulation
Avant d’effectuer le choix de l’un ou l’autre type de modulation d’amplitude, on
doit dresser un ordre de préférence des paramètres essentiels :
– encombrement spectral;
– rapport signal sur bruit en sortie du démodulateur ;
– puissance consommée ou émise ;
– complexité et coût des émetteurs et récepteurs.
Le tableau ci-dessous donne une idée de la complexité en fonction du type de modulation-
démodulation. Les deux cas extrêmes apparaissent clairement : la modulation d’amplitude double
bande avec porteuse est simple mais peu performante en terme d’occupation spectrale, de puissance
émise et de rapport signal sur bruit; la démodulation BLU présente un rapport signal sur bruit
optimal, l’encombrement spectral le plus réduit et le meilleur rendement mais sa mise en oeuvre est
complexe tant à l’émission qu’à la réception.

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Récapitulatif de la complexité de mise en œuvre des différentes modulations d’amplitude.

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Chapitre6 : LES MODULATEURS ET LES DEMODULATEURS ANGULAIRES


ANALOGIQUES

6-1- Principe des Modulations angulaires

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Figure 20 – Représentation des modulations de fréquence et de phase.

6-2- Modulation de fréquence


6-2-1-Modulation par un signal sinusoïdal
Soit un signal modulant m(t) et une porteuse n(t) :

La figure 21 rend compte de l’aspect temporel d’une porteuse modulée en fréquence. Si la porteuse
est modulée en fréquence, cela signifie que varie de manière linéaire avec le signal modulant
m(t). Posons :

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On peut, comme en modulation d’amplitude, définir un indice de modulation. Cet indice n’a pas le
même sens qu’en modulation d’amplitude.

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Figure 21 – Représentation temporelle d’une porteuse modulée en fréquence.


Il est important désormais, d’exploiter au mieux ce résultat qui est notablement plus complexe que
celui obtenu pour les modulations d’amplitude.

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Figure 22 – Représentation des fonctions de Bessel de premières espèces.

la répartition des puissances dans le spectre évoluera tout en restant constante.


Le tableau ci-dessous donne les valeurs des fonctions de Bessel pour des ordres et arguments
compris entre 0 et 9. On peut, soit à partir des courbes de la figure 23, soit à partir du tableau de
Bessel, obtenir une représentation graphique du spectre en fixant les paramètres : f, f1 et mF.

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Tableau des fonctions de Bessel de première espèce.

L’excursion de fréquence résultante est, bien sûr :

On obtient alors, par exemple, les spectres de la figure 23

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Figure 23 – Exemples de spectres d’une porteuse f0 modulée en fréquence.


6-2-2-Modulation par deux signaux sinusoïdaux
On peut s’intéresser à un cas légèrement plus complexe que le précédent. La porteuse est modulée
simultanément par deux composantes sinusoïdales :

Ces relations, mathématiquement satisfaisantes, sont assez mal adaptées à l’ingénieur. Pour cette
raison, on a coutume d’utiliser une relation approchée.
6-2-3-Bande de Carson
L’objectif est de donner une relation mathématique simple et assez précise de l’occupation spectrale
du signal modulé en fréquence par un signal quelconque. En principe, le spectre du signal modulé
est infini mais dans le tableau de Bessel,on remarque que les coefficients Jn(x) décroissent très
rapidement en fonction de

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On a coutume de dissocier deux types de modulation de fréquence qui diffèrent par la valeur de mF.
– Si mF < 1, on parle de modulation à bande étroite;
– Si mF > 1, on parle de modulation à large bande.

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6-3-Modulateurs de fréquence
6-3-1-Oscillateur contrôle en tension (VCO)
Tout type d’oscillateur, un oscillateur LC fixe par exemple, peut être modifié en oscillateur contrôle
en tension. Cette opération consiste à remplacer une ou plusieurs capacités fixes déterminant la
fréquence d’oscillation par une ou plusieurs diodes à capacité variable : varicap.
La figure 24 rend compte de cette opération. Pour l’oscillateur à fréquence fixe, la fréquence
d’oscillation est fonction notamment des valeurs L et C.

Figure 24 – Oscillateur à fréquence fixe et oscillateur commandé en tension (VCO).


Les avantages de la configuration de la figure 24 sont l’extrême simplicité. L’inconvénient majeur
est l’absence de stabilisation. La fréquence de sortie de l’oscillateur est donc sujette à des dérives en
fonction de la température, des tensions d’alimentation, de polarisation, etc. Cet inconvénient
principal rend cette solution inutilisable dans la plupart des cas.
6-3-2-Oscillateurs à quartz contrôlés en tension (VCXO)
Par nature un quartz, dont le schéma équivalent est représenté à la figure 25 possède un fort
coefficient de surtension. En conséquence il est assez difficile de décaler sa fréquence de résonance.

Figure 25 – Schéma équivalent d’un quartz.

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Figure 26 – Modulation de fréquence à grand indice par multiplication et transposition.

6-3-4-Oscillateurs à résonateur à onde acoustique de surface


Ce type d’oscillateur présente les mêmes avantages que les VCXO. Le schéma du résonateur à onde
acoustique de surface est similaire à celui d’un quartz. Le principal intérêt de ce type de résonateur
est de pouvoir fonctionner, en mode fondamental jusqu’à des fréquences supérieurs au GHz, ce qui
réduit le nombre d’étages. Comme pour le quartz, le décalage en fréquence en est limité. Le

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principal inconvénient de cette solution est dû au calage en fréquence très imparfait. En résumé,
cette solution permet la génération directe de la porteuse avec une faible précision. L’indice de
modulation est faible.
La simplicité et le faible coût destine naturellement cette configuration à des applications de
télécommande et télétransmission grand public.
 VCO et PLL
Le seul inconvénient de la solution reposant sur l’emploi d’un VCO était la stabilité.
On peut donc envisager la stabilisation de ce VCO par une boucle à verrouillage de phase. Ce
système est dit aussi PLL : Phase Locked Loop.
La figure 27 représente le synoptique d’un PLL dont le VCO est modulé en fréquence.

Figure 27 – VCO stabilisé par un PLL et modulé en fréquence.


6-3-4-Modulation de fréquence indirecte
Il existe finalement une dernière méthode qui a été baptisée modulation de fréquence indirecte. Il
s’agit principalement, après filtrage du signal modulant, d’effectuer une modulation de phase à
faible indice. Cette opération est faite avec des fréquences basses. Une chaîne de multiplication et
filtrage permet d’aboutir à la fréquence centrale et excursion ∆𝑓 souhaitée.

6-4-Démodulateurs de fréquence
Comme dans le cas des modulateurs, plusieurs configurations peuvent répondre au problème posé.
Les trois solutions les plus courantes ont été retenues pour cette présentation. On parle soit de
démodulateur de fréquence, soit de discriminateur de fréquence, les deux termes sont identiques.
6-4-1-Discriminateur de Foster-Seely
Le schéma de principe du discriminateur de fréquence de Foster-Seely est représenté à la figure 28.
Soit le signal modulé en fréquence :

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Figure 28 – Schéma de principe du discriminateur de fréquence de Foster-Seely.


Le signal obtenu est encore un signal modulé en fréquence dont l’enveloppe est une fonction
linéaire du signal modulant m(t). Pour récupérer le message original émis, il suffit donc de mesurer
l’enveloppe de ce signal.
Le discriminateur de Foster-Seely a été, par le passé, largement utilisé. Son principal intérêt réside
dans sa simplicité et son faible coût. Pour cette raison, il était largement employé dans tous les
récepteurs grand public.
L’inconvénient majeur de ce démodulateur est la présence d’un transformateur qui implique très
probablement un réglage. D’autre part, ce composant pouvant difficilement être miniaturisé, sa
présence nuit à une intégration.
6-4-2-Discriminateur à quadrature
● Principe
Le schéma synoptique du discriminateur à quadrature est représenté à la figure 29. Il tire son nom
du réseau déphaseur de pi/2.

Figure 29 – Discriminateur FM à quadrature.

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Le signal modulé en fréquence n(t) est envoyé directement à une des entrées du multiplicateur. La
seconde entrée du multiplicateur reçoit un signal déphasé d’une valeur proportionnelle à l’écart
avec la fréquence centrale. Le retard de phase est généralement constitué par un circuit RLC comme
celui de la figure 30.

Figure 30 – Réalisation du discriminateur FM à quadrature.

6-4-3-Applications du démodulateur à quadrature


Ce type de discriminateur est aujourd’hui le type le plus répandu. Les limites de fonctionnement ne
peuvent être dues qu’aux limites du multiplicateur ou à des difficultés quant à la réalisation des
éléments L et C. Les multiplicateurs bâtis autour d’un modulateur en anneau peuvent fonctionner de
quelques MHz à plusieurs GHz (2 GHz pour des modèles performants et néanmoins courants).
La structure de la figure30 peut être employée pour toute application spécifique quelle que soit la
fréquence centrale. Le choix du multiplicateur et du coefficient de surtension détermine les
performances du discriminateur. Cette configuration présente un deuxième avantage. Si le
multiplicateur est un multiplicateur actif (cellule de Gilbert, par exemple), la fonction peut être
intégrée dans un circuit. Pour cette raison, la plupart des fabricants de semi-conducteurs intègrent
dans le même composant une fonction discriminateur à quadrature, les amplificateurs limiteurs se
situant en amont du discriminateur. La plupart de ces circuits intégrés spécialisés sont destinés à des
applications spécifiques. Il existe de nombreux circuits destinés à la démodulation des signaux
audio. En général, la démodulation s’effectue à une fréquence intermédiaire de 10,7 MHz. En
télévision par satellite, lorsque la transmission s’effectue en analogique, le signal vidéo module la
porteuse en fréquence. En général, la démodulation s’effectue au voisinage de 480 MHz. Les
premiers démodulateurs utilisés reposaient sur le principe du démodulateur à quadrature. Pour cette
raison, de nombreux circuits spécialisés sont prévus pour fonctionner dans la plage 300 à500 MHz.
Les circuits intégrés spécialisés sont donc prévus pour des applications spécifiques et leur emploi
peut s’avérer délicat hors du champ d’application initial prévu. Il appartient donc au concepteur de
faire le choix judicieux.
6-4-4-Démodulateur à PLL
● Principe
Le démodulateur à PLL est une variante intéressante des démodulateurs de fréquence. Le
fonctionnement d’un démodulateur de ce type peut se comprendre de manière qualitative.
Supposons, avec la configuration de la figure 31, que le démodulateur reçoive la porteuse non
modulée en fréquence, sur l’entrée du comparateur de phase. Le système étant bouclé et stable, la
tension de sortie du filtre de boucle est une tension continue.

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Figure 31 – Démodulateur à PLL.


La fréquence et la phase du signal reçu sont identiques à la fréquence et à la phase du VCO.
 Applications
La plupart des récepteurs de télévision analogique par satellite sont équipés d’un démodulateur de
ce type. En général la démodulation s’effectue au voisinage de 480 MHz.
La structure de la figure 31 se prête particulièrement bien à l’intégration dans un circuit. Certains
éléments comme les selfs, fixant la fréquence centrale, ou les capacités fixant la pulsation naturelle
de la boucle, sont extérieurs au circuit. Dans la majorité des cas, ces circuits intégrés répondent à
des besoins provenant d’applications spécifiques. La structure de la figure 31 peut aussi être
utilisée avec des composants discrets. Une attention particulière doit être portée au comparateur de
phase qui doit être comparateur de phase et de fréquence pour que la capture puisse avoir lieu.
6-5-Rapport signal sur bruit en modulation de fréquence
Le calcul complet et exact du rapport signal sur bruit en modulation de fréquence est assez
complexe et nous ne retiendrons ici que les résultats nécessaires à l’ingénieur. Toutefois, les
lecteurs intéressés trouveront une démonstration dans les ouvrages cités en référence. Le bruit à
l’entrée du démodulateur de fréquence est un bruit blanc limité à la bande de Carson.
N = kTB et B = 2(∆𝑓 + f1max)
À la sortie du démodulateur de fréquence, la densité spectrale de bruit croît avec le carré de la
fréquence. Cette caractéristique est due uniquement au démodulateur. La bande de bruit est limitée
en sortie du démodulateur par un filtre passe-bas.

6-6-Préaccentuation et désaccentuation

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L’idée de la préaccentuation consiste donc à relever le niveau des composantes les plus élevées
avant la modulation. Après la démodulation, une fonction inverse de la préaccentuation, la
désaccentuation permet de récupérer le signal original.

Figure 32 – Préaccentuation et désaccentuation.

Figure 33 – Circuit de préaccentuation.

Figure 34 – Schéma de principe du réseau de désaccentuation.

6-7- Modulation de phase

6-7-1-Principe

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6-7-2-Modulateur de phase
Il existe deux méthodes assez différentes pour obtenir un signal modulé en phase. L’inconvénient
majeur de ces méthodes est que l’on obtient des modulations à faible indice.
 Réactance variable
Le schéma de la figure 35 représente un circuit à réactance variable recevant simultanément le
signal porteur et le signal modulant en bande de base. Le principe d’un tel circuit se comprend
aisément. Il suffit de disposer d’un élément actif dont la composante L ou C est variable en fonction
d’une tension
de commande. Une diode à capacité variable pourrait aussi être utilisée.

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Figure 35 – Schémas de principe d’un modulateur de phase par réactance variable.


6-7-3-Modulation de phase par la méthode d’Armstrong
On se place dans le cas d’une modulation à faible indice. Soit l’équation de la porteuse modulée :

On admet que l’indice de modulation est suffisamment petit pour pouvoir faire les approximations
suivantes :

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À partir de ces conclusions, la construction du schéma synoptique de la figure36 ne pose aucune


difficulté. Si le signal modulant traverse un intégrateur on dispose alors d’un modulateur en
fréquence à faible indice.

Figure 36– Modulation de phase par la méthode d’Armstrong.


6-7-4-Démodulateur de phase
La modulation de phase n’est pas utilisée. Il ne s’agit en général que d’une étape intermédiaire dans
l’élaboration d’un modulateur de fréquence. En conséquence, la démodulation est une simple
démodulation de fréquence. Toutefois, on peut noter qu’une pure modulation de phase peut être
démodulée par un démodulateur de fréquence suivi d’un circuit dérivateur.
6-8-Analogies entre modulations de phase et de fréquence
Par analogie entre les deux types de modulation, on peut écrire :

Le tableau ci-dessous regroupe les paramètres importants des modulations angulaires, modulation
de phase et modulation de fréquence.

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En modulation de fréquence, l’excursion de fréquence ne dépend que de l’amplitude du signal


modulant.
En modulation de phase, l’excursion de fréquence dépend à la fois de l’amplitude et de la fréquence
du signal modulant.
En modulation de fréquence, l’excursion de fréquence ne dépend que de l’amplitude du signal
modulant, alors que l’excursion de phase qui évidemment l’accompagne est inversement
proportionnelle à la fréquence de modulation.
En modulation de phase, l’excursion de phase est proportionnelle à l’amplitude du signal de
modulation, alors que l’excursion de fréquence résultante est proportionnelle à l’amplitude et à la
fréquence de modulation.
6-9-Rapport signal sur bruit en modulation de phase
En modulation de phase, le rapport signal sur bruit est donné par la relation :

6-10-Tableau comparatif des performances des diverses modulations analogiques


Le tableau ci-dessous regroupe les paramètres importants des différentes modulations analogiques.
L’ingénieur traitant un problème de transmission doit avoir une vue globale et synthétique du
problème.

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6-11-Tableau comparative du rapport signal sur bruit


Le tableau ci-dessous donne une idée des valeurs courantes en sortie des démodulateurs et
un commentaire sur la qualité subjective correspondante. Ce tableau s’applique aussi bien pour des
signaux audio que des signaux vidéo.

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Common questions

Alimenté par l’IA

Eliminating the carrier signal in modulation techniques, such as single sideband (SSB) and double sideband-suppressed carrier (DSB-SC) modulation, offers significant advantages in telecommunication systems. These methods enhance power efficiency because the carrier, which does not carry any useful information, consumes about two-thirds of the total power in a traditional double sideband with carrier (DSB-C) modulation. By removing the carrier, more power is allocated to transmitting the sidebands that contain the actual information. This leads to lower energy consumption and reduced interference, allowing for transmission over longer distances with clearer signals, which is particularly beneficial in resource-limited or long-distance communication scenarios .

Single sideband (SSB) modulation has several advantages over double sideband (DSB) modulation, primarily in terms of bandwidth efficiency and power consumption. By transmitting only one of the sidebands and completely suppressing the carrier and the other sideband, SSB requires only half the bandwidth of DSB, thus allowing more channels to exist within a given frequency spectrum. SSB also conserves power since less energy is used to transmit the redundant sideband and carrier. This characteristic makes SSB highly valuable for long-distance telecommunication applications, such as amateur radio and international broadcasting, where conservation of power and spectrum efficiency are critical .

Frequency modulation (FM) involves varying the frequency of the carrier signal in accordance with the amplitude of the input signal, whereas amplitude modulation (AM) involves varying the amplitude of the carrier signal while maintaining a constant frequency. FM is commonly used for broadcasting audio signals due to its better noise immunity and sound quality, while AM is typically used for broadcasting radio signals over long distances because it is simpler to implement and requires less bandwidth. In FM, the carrier frequency deviation directly corresponds to the input signal variation, making it suitable for high-fidelity audio transmission, whereas AM carries information in the signal amplitude, thus is more susceptible to noise interference .

In analog electronics, the primary challenge of implementing an ideal mixer lies in the non-linear nature of components like diodes or transistors, which makes the simple mathematical operation of multiplication difficult. Instead of producing only the desired intermediate frequencies, these components also generate harmonics and other spurious frequencies due to their non-linear characteristics. This necessitates additional design considerations, such as the use of filtering to eliminate undesired frequencies, the employment of balanced topologies to suppress certain harmonics, and the utilization of quadratic non-linearities like Field-Effect Transistors (FETs) to refine the output, which adds complexity to the mixer design .

The gain of conversion in mixers refers to the difference in power levels between the intermediate frequency (FI) output and the radio frequency (RF) input, expressed in decibels (dB). In passive mixers, typically utilizing diodes, the conversion results in power loss, leading to negative conversion gains. Conversely, active mixers, which are based on transistors, provide an actual gain during the conversion process, resulting in positive conversion gain. In active mixers, the transistors amplify the signal, effectively increasing the power level at the output compared to the input, thereby compensating for the inherent losses present in passive mixers .

A double balanced mixer stands out from a single balanced mixer by achieving complete suppression of even-order harmonics from both the radio frequency (RF) and local oscillator (OL) inputs. This is accomplished by using two single balanced mixers in a configuration that provides symmetry, which enhances the cancellation of unwanted signals even further. In addition to superior harmonic suppression, a double balanced mixer offers improved intermodulation performance and better isolation between input and output ports. This makes it well-suited for wideband applications where interference needs to be minimized .

A well-balanced mixer design is characterized by excellent signal isolation and effective suppression of unwanted harmonic frequencies. Signal isolation refers to the ability of the mixer to prevent the mixing of LO and RF signals from leaking to the output or among each other. Balanced designs, such as single and double balanced mixers, achieve this by symmetrically processing the input signals, which naturally cancels out even-order harmonics and minimizes intermodulation distortion. The harmonic suppression is enhanced by proper balancing, ensuring that only the desired fundamental frequency components are present in the output. These attributes are critical for maintaining clean signal conversion, essential for high-performance RF applications .

The dynamic range of an RF mixer is crucial as it defines the range of input power over which the mixer can operate effectively without significant distortion. It is bounded by the noise floor at the low end and the onset of compression or saturation at the high end. In receiver systems, maintaining an adequate dynamic range ensures that weak signals can be detected without being lost in noise, while strong signals do not cause distortion or overload the system. A wide dynamic range is essential for handling varying signal strengths, especially in environments where signal levels fluctuate, such as in mobile and wireless communications, enabling the system to maintain fidelity and prevent degradation of the output signal .

Pulse modulation differs from analog modulation in that it conveys digital signals rather than continuously varying analog signals. In pulse modulation, the signal is modulated by altering discrete pulses, which can represent binary states, such as in pulse-code modulation (PCM). This allows for effective digital signal transmission, robust against noise and distortion. Analog modulation, however, modifies continuous waveforms based on the analog signal for transmission, which is more susceptible to noise-induced degradation. Pulse modulation is central to digital systems, enabling efficient use of bandwidth and facilitating error correction techniques, thereby improving reliability and quality of communication in digital networks .

Single balanced mixers improve upon simple mixers by employing two simple mixers in tandem, which helps to suppress even-order harmonics of the input frequencies, especially from the local oscillator (OL). This balancing ensures that the second-order products are canceled out, simplifying the filtering process at the output intermediate frequency (FI). Consequently, single balanced mixers provide better suppression of the unwanted harmonics compared to simple mixers and improve the isolation between RF and OL pathways .

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