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Resume Cours Botanique-1

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• Notion de thallophytes et cormophytes

Selon les critères classiques, les notions de thallophytes et de cormophytes sont basées sur
l’organisation de l’appareil végétatif et de l’appareil reproducteur.

Thallophytes : l’appareil végétatif est un thalle dont les cellules ne sont pas organisées en tissus avec
absence de tige, feuilles et racines ; les cellules reproductrices (spores et gamètes) sont produites dans
des cystes (sporocystes et gamétocystes). ALGUES/ CHAMPIGNONS/ LICHENS

Cormophytes : l’appareil végétatif est un cormus dont les cellules sont organisées en tissus
regroupés en organes (tige, feuille et racine). les cellules reproductrices sont produites dans des
structures reproductrices pluricellulaires (gamétanges et sporanges).
BRYOPHYTES / PTERIDOPHYTES / PRESPERMAPHYTES / SPERMAPHYTES

CHAPITRE I : LES ALGUES = PHYCOPHYTES

Introduction
Les Algues, ou Phycophytes (du gr.phukos = algue ; phuton = plantes)
Thallophytes
Chlorophylliens
Autotrophes.
des organismes aquatiques (mers, océans et eaux douces)
plus rares en milieu aérien
le premier maillon des chaînes alimentaires
Leurs organes de reproduction sont des cystes (Sporocyste et Gamétocyste)
«macroalgues» benthiques marines ou d’eau douce
«microalgues» planctoniques ou benthiques marines ou d’au douce

Classification

• La classification des algues est basée également sur :

 L’ultrastructure des plastes,


 La présence de pigments : chlorophylles a, b, c et pigments surnuméraires, ainsi que
sur :
 La morphologie du thalle,
 Le type de réserves et leur localisation,
 La reproduction sexuée.
 Embranchement des CYANOPHYTA (Algues procaryotes)
Les cyanobactéries (Cyanobacteria), aussi appelées cyanophycées (Cyanophyceae), sont des algues
procaryotes, autrefois appelées « algues bleu».
 7 500 espèces (-200 espèces libres mais+ espèces symbiotiques)
 réalisent la photosynthèse oxygénique
 fixer le diazote (N2).

Appareil végétatif
Il se présente sous différentes formes ; colonial chez Merismopedia, coccoïde comme chez
Chroococcus et filamenteux chez Rivularia, Oscillatoria et Nostoc.
Particularités
 Les Cyanophyta présentent une gaine mucilagineuse commune à plusieurs cellules.

 Elles peuvent présenter des caroténoïdes en particulier la myxoxanthophylle qui n’existe


chez aucun autre groupe d’algues.

 Elles ne possèdent jamais de lutéine.


 Elles sont munies de dispositifs de protection contre les UV.
 Elles possèdent une capacité de flottaison par la présence de vacuoles gazeuses, ce qui les
rapproche de la lumière leur permettant une meilleure activité photosynthétique.
 Elles sont douées de mouvement
 par glissement à l’aide du mucilage comme par exemple chez Cyanothece aeruginosa,
 par oscillations comme chez Oscillatoria,
 par mouvement de vis qui s’enfonce dans le bois comme chez les Spirulines.

 Multiplication et reproduction
• La multiplication peut se faire par :
 Spores – il existe des endospores et des exospores
 fragmentation du thalle : les fragments de thalles (hormogonies) libérés peuvent se
développer et former un nouveau thalle. Les akinetes sont des spores de résistances.

 Division cellulaire binaire – c’est une division par scissiparité.


Des cellules particulières permettent aussi cette division binaire ; ce sont les nécridies et les
hétérocyste.
• Il n’y a pas de reproduction sexuée, mais une parasexualité comme chez les autres
bactéries.

Ecologie
 Les cyanobactéries ont une grande capacité d’adaptation. Elles colonisent des milieux
extrêmement varies : salins (halophiles), chauds (thermophiles), froids (cryophiles).
 Elles participent à des symbioses avec tous les groupes végétaux. Elles fixent le gaz
carbonique comme les plantes pour produire l’oxygène.
 Dans les milieux primitifs, les cyanophytes ont joué un rôle important ; l’aire été chargé de
CO2 mais privé d’O2, elles ont alors dégagés l’oxygène libre indispensable à l’apparition des
autres végétaux et animaux.
 Elles ont une capacité de fixer l’azote atmosphérique par la présence des cellules
spécialisées dites hétérocystes. Elles participent à la fertilisation du sol.
 PHYCOPHYTES sensu stricto (Algues eucaryotes)
Organisation du thalle
 L’appareil végétatif est un thalle
 Le thalle des algues peut être unicellulaire ou pluricellulaire.
 Certains thalles ont une structure articulée (avec des articles plurinucléés) ou coenocytique
(siphonnée).
Le thalle des algues est caractérisé par une grande diversité ; on distingue trois types principaux :
 1. Archéthalles : ils concernent les algues unicellulaires ; en colonie , les algues formant les
cénobes et les archéthalle filamenteuses simples.
Thalle où toutes les cellules ont le même rôle

 2. Protothalles ou Nématothalle : ce sont des thalles filamenteux ramifiés. Ils peuvent êtres
foliacés à une, deux ou plusieurs couches de cellules.
Thalle avec spécialisation dont une zone de croissance

Exp : Thalle filamenteux

 3.Thalles cladomiens (Cladomes) :ce sont des thalles présentant des axes à croissances
indéfinie et des axes courts (pluridies) à croissance définie. Les pluridies prennent naissance
au niveau des cellules coxales. Les cladomes uniaxiaux ou multiaxiaux peuvent prendre des
aspects très variés et parfois très complexe.
Cytologie
Les caractères cytologiques sont très important car la classification repose surtout sur :
 L’ultrastructure des plastes : nombre de membranes et groupement des thylacoïdes
 La présence de pigments : chlorophylles a, b, et c et de pigments surnuméraires :
Phycobilisomes (= Phycoérythrines et Phycocyanine), carotènes et caroténoïdes (ex :
Xanthophylle).
2 : endosymbiose secondaire

• L’endosymbiose primaire est à l’origine des plastes à deux membranes chez les
Chlorophytes, les Streptophytes (algues vertes), les Rhodophytes (algues rouges), les
Glaucophytes et les Embryophytes (plantes terrestres).

 2. Cils et flagelles
 L’appareil flagellaire chez les algues montre une grande diversité concernant la structure, le
nombre et la disposition des flagelles.
 Il est absent chez les algues rouges (spermatie)
 La structure de la zone de transition flagellaire constitue dans certain cas de bons marqueurs
phylogénétiques.

 3. Reproduction
 3.1.Reproduction asexuée
Le mode de reproduction, le plus fréquent, se fait par :
 Fragmentation du thalle,
 Formation de propagule, de stolons,
 Formation de spores directes.

 3.2. Reproduction sexuée


 Elle implique la méiose et la fécondation.
 Elle fait intervenir la formation de gamètes et de spores méiotiques
 Utilisations et importance des algues
Les domaines d’utilisation des micros et macros algues sont multiples,
variés et parfois surprenant …
 Les algues sont consommées directement dans nos assiettes ….
 Comme additifs dans l'industrie agro-alimentaire
 Comme produits de beauté
 Les algues au service de l’agriculture (comme engrais naturels)
 Les algues au service de la médecine (L'agar-agar)

CHAPITRE II : LES CHAMPIGNONS = MYCOPHYTES (MYCETES)

• Introduction :
 Dans le passé les champignons Règne végétal
 présence d’une paroi cellulaire
 plusieurs similitudes entre leurs cycles de reproduction et ceux des algues.
 En 1969, Whittaker Règne Mycota (fungi)
 l’absence de chlorophylle et d’amidon.
Aujourd’hui les champignons constituent un règne à part car ils se différencient des plantes et
des algues par plusieurs caractères :
 Eucaryotes hétérotrophes vis-à-vis du carbone

Comment Ils doivent « s'alimenter » ?


1) soit en décomposant de la matière morte (ils sont alors saprophytes),
2) soit au détriment d'organismes vivants (ils sont alors parasites),
3) soit en s'associant avec un organisme chlorophyllien (ils sont alors symbiotiques) .

Les recherches récentes sur l'évolution des espèces vivantes placent d'ailleurs la plupart des
champignons plus près des animaux que des végétaux.
 absorbotrophes, se nourrissant par absorption (décomposition) et non par ingestion
(caractère animal).
 Ils sont thallophytes, leur appareil végétatif, appelé mycélium, est ramifié, diffus et
tubulaire, constitué de filaments fins enchevêtrés, les hyphes à croissance apicale. Σ
hyphes = mycélium.
 Ils se reproduisent via des spores (Cryptogames) non flagellées ou exceptionnellement
uni-flagellées (Chitridiomycota), biflagellées (Oomycota).
 Le glycogène (C6H10O5)n constitue une carbohydrate primaire de stockage

 Leur paroi cellulaire est chitineuse (comme celle des Insectes) exceptionnellement
cellulosique.

(C8H13NO5)n
 Paroi
• La paroi est différente de celle des algues et des végétaux supérieurs par son organisation
un une seule couche et par la nature fibreuse du composant principal : la chitine.
 Le thalle des champignons
Il peut prendre différentes formes :
 Thalle plasmodiale (myxomycètes )
 Thalle unicellulaire (ex : levures)
 Thalle pluricellulaire filamenteux (les autres)

 Thalle plasmodiale (myxomycètes )


= plasmode. C’est une masse de protoplasme nu (sans paroi) qui se déplace et se nourrit comme
une amibe (Myxomycètes).
 Thalle unicellulaire (ex : levures)
Le thalle peut être unicellulaire : constituant l’appareil végétatif.
Les cellules peuvent être associées en colonies (ex : les levures).
Le thalle unicellulaire se trouve généralement chez les levures dont la multiplication se fait par
bourgeonnement ou par bipartition.

 Thalle pluricellulaire filamenteux (les autres)


C’est un thalle constitué de filaments ramifiés latéralement ou par dichotomie appelés hyphes.
L’ensemble des hyphes constitue le mycélium.
La partie active de l’hyphe étant la partie terminale.
 Les hyphes peuvent être « cloisonnées » et elles sont alors dites « septées », avec des
cloisons cellulaires ou Septa qui possèdent un pore simple.
 Ou « non cloisonnées » et elles sont dites « siphonnées » ou « coenocytiques ».

Un filament cloisonné (septé) et un filament non cloisonné (siphoné) donc, deux types de
champignons :
 Les Siphomycètes (Chytridiomycètes, Oomycètes et Zygomycètes)Champignons inferieurs
 Les Septomycètes (Ascomycètes et Basidiomycètes ) Champignons supérieurs

 La Reproduction chez les champignons


Chez la plupart des champignons on distingue deux (2) modes de reproductions
 La reproduction sexuée (dite parfaite ).
 La reproduction asexuée (dite “ imparfaite ).
 Reproduction asexuée
Les spores asexuées qui sont des masses microscopiques de formes variables, hyalines ou colorées,
uni ou pluricellulaires peuvent se former par :
 Fragmentation de thalle donnant des arthrospores ou des chlamydospores
 Scission ou bourgeonnement de cellules végétatives donnant des blastospores

 production de spores directes (spores endogènes, spores exogènes)


1) Spores endogènes : produites à l’intérieur du sporocyste (aplanospores)
Ex : Mucor mucedo
2) Spores exogènes = conidiospores = conidies
Ex : Aspergillus niger

Reproduction sexuée
Les organes de reproduction sexuée sont les
gamétocystes à l’intérieur des quels se différencient les
gamètes. Les gamétocystes males (spermatocystes) et
femelles (oogones).
Le cycle sexué des champignons comportent 3 phases :
 Plasmogamie : union des 2 protoplasmes mâles et femelles aboutissant à la formation de
cellules binucléés (cellules à dicaryons).
 Caryogamie : fusion des deux noyaux donnant un noyau diploïde
 Méiose : restauration

 Notion de compatibilité sexuelle chez les champignons


 les champignons homothalliques
 les Champignons heterothallique
La formation du zygote se produit par l’un de plusieurs mécanismes :
 Fusion des gamètes.
 Fusion des organes qui produisent les gamètes.
 Fusion des hyphes.
 Fusion de noyaux (caryogamie) et du cytoplasme (plasmogamie).

 Classification des champignons


Dans le passé le Règne des champignons comprenait un certain nombre d’organisme qui, par la
suite, ont été replacés dans d’autres règnes :
 Les Oomycètes et les Hypochytridiomycètes qui sont maintenant classés dans les
Stramenopiles (Règne des Chromista).
 Les Myxomycota qui sont maintenant classés dans plusieurs groupes de protistes
(Mycétozoaires).

 Classification phylogénétique
Les premières études de séquences d’ADN tendent à proposer une nouvelle
classification qui coïncide de plus en plus avec la classification phylogénétique, donc de moins en
moins avec la classification morphologique..
 Classification actuelle
Seuls les Eumycota constituent maintenant le règne des champignons.
On y distingue actuellement cinq divisions (ou embranchements) :
1) Chytridiomycota ou chytridiomycètes : espèces aquatiques dont les spores portent un flagelle.
On les considère comme les ancêtres de tous les autres champignons.
2) Zygomycota ou zygomycètes : espèces à spores non flagellées dont les cellules ne sont pas
séparées par des cloisons.
3) Glomeromycota, autrefois classés dans les Zygomycota, ils sont maintenant considérés comme
constituant une division à part.
4) Ascomycota ou ascomycètes : les spores sont produites à l’intérieur de sacs (les asques) et sont
projetées, à maturité, à l’extérieur par ouverture de l’asque.
5) Basidiomycota ou basidiomycètes : les spores se développent à l’extrémité de cellules
spécialisées (les basides) et sont dispersées par le vent à maturité.

CHAPITRE III : LES LICHENS

Définition
Le mot « lichen » vient du grec /li.kɛn/ « dartre, cal, plante parasite ». Il désignait autrefois toutes les
structures épiphytes dont les lichens encroûtant, présentés comme des dartres.
L'étude des lichens est appelée « lichénologie ».

Les lichens ou champignons lichénisés sont des organismes


composés résultant d'une symbiose entre au moins un
champignon hétérotrophe appelé mycobionte, représentant
90 % de l'ensemble, et des cellules microscopiques possédant de
la chlorophylle (algue verte ou cyanobactérie autotrophe pour le
carbone) nommées « photobiontes ». Cette symbiose résulte
d'une association (appelée lichénification ou lichénisation) entre
le photobionte et le champignon dont le thalle progresse lentement à la surface de supports variés
dans des milieux souvent hostiles (exposition à la sécheresse, à de fortes températures, etc.). Ils sont
classés dans le règne des MYCOTA.
C’est un ensemble polyphylétique représenté par environ 17 000 espèces.
Dans la construction du thalle, l’algue est représentée par des cellules ou gonidies et le champignon
est représenté par des hyphes . Le lichen est donc un organisme autotrophe.

2 Morphologie et structure des thalles


Deux types d'anatomie du thalle caractérisent le lichen :
 lichen homéomère dont les cellules du photobionte sont réparties uniformément dans le thalle
(cas des genres Leptogium et Collema) ;
 lichen hétéromère dont les cellules du photobionte sont regroupées dans une couche
assimilatrice.
La structure d'un lichen hétéromère est typiquement formée : d'un cortex supérieur constitué d'un
synenchyme (tissu compact formé par les hyphes resserrés du champignon) ; d'une couche
assimilatrice constitué des cellules du photobionte réparties dans le prosenchyme (tissu fibreux
formé par les hyphes biens séparés du champignon) ; d'un médulle, prosenchyme très lâche sans
photobionte ; d'un cortex inférieur lui aussi constitué d'un synenchyme.
Cette structure peut considérablement varier chez une même espèce de lichen selon son substrat,
l'humidité.
 Reproduction
Le lichen a trois modes de reproduction : reproduction végétative, reproduction asexuée et
reproduction sexuée.
La reproduction végétative se fait par simple fragmentation du thalle (phénomène du bouturage)
ou à l'aide d'organes spécialisés :
 Des Isidies, protubérances de formes variées sur le cortex supérieur, contenant les deux
symbiotes densément associés et se détachant du thalle ;
 Des Soralies, masses farineuses ou granuleuses produisant des sorédies, amas de cellules
algales entourées d'hyphes bien individualisées se détachant aussi.
La reproduction asexuée est assurée par le mycobionte seul qui produit des conidies à l'extrémité
des hyphes toujours enfoncés dans le thalle.
La reproduction sexuée, assurée aussi par le mycobionte, forme deux types d'organes spécialisés :
les apothécies (forme de cupules à la surface du cortex) ou les périthèces (forme d'outres
enfoncées superficiellement dans le thalle).
Ces organes forment un ensemble de caractères très utilisés en taxonomie.

Nature de l’association
 Le mycobionte fournit le support et la protection, les
sels minéraux, la réserve d'humidité (une pression
osmotique élevée, assurée par l'arabitol et le mannitol,
limite la dessiccation du thalle) et facilite probablement
l'alimentation du photobionte en CO2 ;
 Le photobionte fournit les nutriments issus de la
photosynthèse chlorophyllienne (amidon chez la plupart
des espèces, réserve lipidique chez les Trentepohliales),
20 à 30% des nutriments étant en moyenne rétrocédés au
mycobionte.
 Les besoins en sels minéraux des lichens sont assez
limités, car ce sont de faibles consommateurs qui
peuvent provisoirement stopper leur croissance. Ils se
nourrissent à partir de l'atmosphère (minéraux sous
forme de solutés dans les eaux de pluie). Les lichens ont aussi la possibilité de dissoudre des
éléments minéraux du substrat en excrétant, par l'intermédiaire du champignon, des acides
organiques. Certains sont fixateurs de l'azote atmosphérique (espèces nitrophiles).
Ils sont de croissance très lente, de l'ordre de quelques millimètres par an. Par exemple,
Rhizocarpon geographicum est un lichen qui a une croissance de quelques centièmes de millimètres
par an. À l'opposé, les lichens du genre Usnea, qui s’accrochent aux branches des forêts de
montagne, gagnent 1 à 2 cm par année.
Classification
L’ancienne classification de Zahlbrunkner (1907, 1926) garde une valeur pratique face aux
classifications récentes incomplètes. Elle sépare les lichens considérés comme une classe en deux
sous-classes :
 Ascolichens : (le champignon est un Ascomycète) comprenant environ une cinquantaine de
familles
 Basidiolichen : (le champignon est un Basidiomycète) avec seulement 3 genres et moins de
20 espèces tropicales
Ecologie
 Les lichens ont la capacité de résister à de très fortes dessiccations. Certains lichens peuvent
vivre avec une teneur en eau de 2 %. Ils sont aussi capables de se réhydrater (phénomène de
reviviscence).
 La résistance hydrique des lichens provient surtout du mycobionte qui sécrète des
polysaccharides autour de l'hyphe, créant ainsi une zone qui piège l'eau sous forme
colloïdale. De plus, les lichens accumulent des polyols, qui servent de réserve d'eau. La
reprise du métabolisme après une sécheresse est très rapide. Le lichen retrouve ses capacités
métaboliques de cinq à trente minutes après une réhydratation.
 Les lichens peuvent également survivre à des variations de température importantes pouvant
aller de -70 à +70 °C (tests en laboratoire).
 Les lichens vivent souvent très longtemps. Cette caractéristique permet parfois de dater leur
support par le rapport taille et vitesse de croissance. Huit pour cent des écosystèmes
terrestres sont dominés par les lichens. Par exemple, ils représentent 65 % de la flore à la
limite du désert polaire arctique.
 C'est un organisme sans frontières, colonisant le cercle polaire dont l'été est court, tout
autant que le nord des forêts tempérées. Les régions humides, parfois sèches plus au Sud,
ont leurs variétés de lichens.

CHAPITRE III : LES BRYOPHYTES (sensu lato)


Introduction
 Les trois groupes de végétaux ; Marchantiophyta, Anthocerotophyta et Bryophyta ont été
longtemps placés dans les Bryophytes (sensu lato). Leur regroupement au sein d’un même
taxon était fondé sur des caractères communs (cycle de reproduction haplodiplophasique à
haplophase dominante, absence de lignine et sporophyte jamais ramifié).
 Actuellement les « Bryophytes » forment incontestablement trois taxons bien distincts en
position basale des Embryophytes. Ce sont les Marchantiophytes, les Anthocérotophytes
et les Bryophytes « sensu stricto », mais les relations entre les trois taxons ne sont pas encore
clarifiées.

1. Caractères généraux des Bryophytes « sensu lato »


 Les « Bryophytes » (du grec Bruon = mousse) sont des végétaux d’organisation relativement
simple, de petite taille, terrestres mais se développant dans les endroits humides. Dans les
sous-bois, ils forment des tapis plus au moins continus, ils constituent la strate végétale basse
ou strate muscinale. Certains s’établissent sur les murs et les rochers. Ils colonisent tous les
milieux à l’exception du milieu marin où ils sont totalement absents.
 . Appareil végétatif
Chez les bryophytes, on voit apparaitre une véritable tige avec rameaux portant des feuilles
assimilatrices, cet appareil végétatif est nommé cormus. Mais celui-ci est incomplet car dépourvu
de racines, il porte des rhizoïdes.
La morphologie est variable chez les trois taxons, l’appareil végétatif est :
 Un axe feuillé (cormus) ou un « thalle » chez les Marchantiophytes (Hépatiques)
 Un « thalle » chez les Anthocérotophytes (Anthocérotes)
 Un axe feuillé (cormus) chez les Bryophytes (mousses)

L’appareil végétatif est un axe feuillé fixé au sol par des rhizoïdes unicellulaires chez les
Marchantiophytes et pluricellulaires chez les Anthocérotophytes et chez les bryophytes
(mousses).
 Appareil reproducteur
Les Bryophytes se reproduisent par voie sexuée ou asexuée.

Reproduction asexuées (multiplication végétative)


Elle se fait :
 Par fragmentation du gamétophyte (chez les Bryophytes sensu
stricto)
 Par formation d’organes de dissémination spécialisées : les propagules (massifs de cellules,
parfois cellules isolées) de formes variées et pouvant se former sur des feuilles et des tiges.

 Reproduction sexuée
Le cycle de développement des Bryophytes est caractéristique, il présente une alternance régulière de
phases : une phase haploïde représentée par le gamétophyte dominant et une phase diploïde
constituant le sporophyte qui se développe sur le gamétophyte.
Le gamétophyte porte les organes sexuels : anthéridies et/ou archégone. Il donne après fécondation
un zygote qui se développe dans l’archégone en un sporophyte particulier. Ce dernier est constitué
d’un sporange appelé sporogone ou capsule qui produit des spores. Ces spores germent pour donner
un protonéma sur lequel se développe le gamétophyte.
Caractéristiques biologiques
L’adaptation au milieu aérien entraine une complexité de l’organisme. L’absorption de l’eau et des
substances dissoutes se fait par toute la surface de la tige et des feuilles ; ce qui entraine un
desséchement rapide. Cependant, les bryophytes (sensu lato) sont caractérisées par une résistance à
une desséchement temporaire ; on parle de reviviscence c.-à-d. de la capacité pour un individu
complet de supporter une déshydratation très accentuée du protoplasme de ses cellules et de reprendre
vie très rapidement lors du retour des conditions favorables. Cette capacité de reviviscence
expliquerait sans doute leur très large répartition. Cependant ce sont des végétaux très sensibles à la
pollution car leur appareil végétatif absorbe l’eau par toute sa surface. Ils se raréfient dans les zones
très polluées.
 Bryophyta (sensu stricto) ou Mousses
Caractères généraux
 Les Bryophyta sont des végétaux de petite taille. Ils constituent un ensemble très vaste
d’environ 10 000 espèces qui se développent sur tous les substrats. Ils regroupent les mousses
au sens propre et les sphaignes.
 Ils présentent un axe feuillé portant des feuilles simples, disposées de façon hélicoïdale, les
feuilles ne portent pas de bourgeon à leur aisselle. L’axe feuillé est à symétrie radiale. Le
sporophyte est constitué d’un pied inclus dans le gamétophyte, d’une soie et d’une capsule
avec columelle renfermant les spores. La germination de la spore produit un protonéma bien
développé. On note la présence de stomates sur la capsule de nombreuses espèces.
 Le gamétophyte et le sporophyte de certaines mousses présentent des « tissus conducteurs »,
les hydroïdes et les leptoïdes (à fonction respectivement de xylème et de phloème).
CHAPITRE IV : LES PTERIDOPHYTES

 Caractères généraux
Les ptéridophytes (du grec « Pteris » = fougères) sont apparues au Silurien – Dévonien (-430
millions d’années) à l’ère primaire.
Par rapport aux Bryophytes sensu lato, les ptéridophytes montrent un appareil végétatif plus
différencié et adapté à la vie terrestre. Ils se sont diversifiées et ont occupé une place importante au
carbonifère.
 Les ptéridophytes sont des plantes vasculaires (présentant xylème et phloème) ne
produisant ni fleurs ni graines. Ce sont donc des cryptogames vasculaires.
 Ce sont des cormophytes avec de véritables racines, des polysporangiophytes avec un
sporophyte ramifié et plusieurs sporanges.
 Le cycle fondamental des ptéridophytes est un cycle digénétique diplo-haplophasique avec
prédominance du sporophyte. Le gamétophyte est réduit, il porte le nom prothalle.
Chez les ptéridophytes, il existe plusieurs groupes fossiles.
 Dans les anciennes classifications les ptéridophytes formaient un seul embranchement ;
actuellement trois embranchements distincts sont connus :
 Lycophyta ou Lycophytes
 Sphenophyta ou Sphénophytes (= Equisétophytes)
 Filicophyta ou Filicophytes

 LES FILICOPHYTES (les Fougères)


 Les Filicophytes sont caractérisées par des tiges souterraines (rhizomes) portant des
grandes feuilles appelés mégaphylles ou frondes.
 Les sporanges regroupés en sores, protégées ou non par une indusie sont localisées dans la
partie inferieure des folioles ou pinnules.
 La déhiscence des sporanges se fait parfois grâce à un anneau mécanique.
 Leurs tissus conducteurs sont organisés en siphonostéle avec présence de fenêtres foliaires.
C’est ce groupe que l’on appelle communément les fougères.

 Reproduction agame
 Les sporanges se forment à la face inférieure des frondes, de part et d'autre des nervures
secondaires. Ils sont groupés en sores, abrités sous un repli de l'épiderme, l'indusie.
 N.B. : L'organisation, les modalités de répartition des sporanges et des sores et le degré de
protection de ceux-ci présentent une très grande diversité chez les Fougères.

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