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ds05 Rang1 Sujet

Sujet sur le rang

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Lycée Henri-IV (PCSI) 26 janvier 2024

Cinquième composition de mathématiques

Durée : 4 heures.
Toute sortie est interdite pendant les dix dernières minutes.

Sauf mention explicite du contraire, tout doit toujours être parfaitement justifié.

Les documents, calculatrices, etc. sont interdits.

Consignes générales de présentation

La présentation de la copie est prise en compte dans l’évaluation.


I Ne composez pas sur la première page, ce qui me permettra d’écrire mes commentaires.
I Merci d’encadrer ou de souligner vos résultats. Je me réserve le droit de ne pas lire les parties de votre
copie qui contreviendront à cette consigne.
I Numérotez vos copies doubles, et rendez-les dans l’ordre, la première servant de chemise pour les suivantes,
qui ne seront pas imbriquées les unes dans les autres.

1/5
Exercice 1. Le DL du vendredi.
sin(x)
Calculer le DL3 (0) de x 7→ √ .
1+x

Exercice 2. Relations coefficients-racines.


Les deux questions sont indépendantes.

1. Soit P = X4 − 4X3 + 4X2 + 7. On admet que ce polynôme est scindé sur C.


(a) Montrer que toutes les racines complexes de P sont simples et non nulles.
On note z1 , z2 , z3 et z4 les racines de P.
(b) Déterminer z1 + z2 + z3 + z4 et z1 z2 z3 z4 .
1 1 1 1
(c) Déterminer + + + .
z1 z2 z3 z4
2. Soit n > 2.
(a) Donner un polynôme de degré n dont les racines complexes sont les éléments de Un .
X Y
(b) En déduire ω et ω.
ω∈Un ω∈Un

Exercice 3
Soit α ∈ C. On considère l’équation
 
−1 −1 2
 α 1
ABA B = , (Eα )
0 α
 
α 1
d’inconnue (A, B) ∈ GL2 (C)2 . Pour plus de simplicité, on note Jα = α I2 + E1,2 la matrice .
0 α
Le but de cet exercice est de montrer que (Eα ) possède des solutions si et seulement si α = 1.

1. Une première condition nécessaire.


(a) À quelle condition la matrice Jα est-elle inversible ?
(b) Montrer que si α = 0, l’équation (Eα ) ne possède pas de solution.
2. Racines carrées de Jα . On fixe une fois pour toutes un nombre complexe ρ tel que ρ2 = α.
(a) Déterminer l’ensemble des matrices de M2 (C) commutant avec Jα .
(b) En déduire que les matrices commutant avec Jα s’écrivent sous la forme λI2 + µE1,2 , pour
un unique couple (λ, µ) ∈ C2 .
(c) On suppose α 6= 0.
Montrer qu’il existe exactement deux matrices R ∈ M2 (C) telles que R2 = Jα , et les déter-
miner explicitement.
3. Condition nécessaire.
(a) Montrer ∀U, V ∈ M2 (C), dét(UV) = dét(U) dét(V).
(b) Montrer que si (Eα ) possède une solution, alors α = 1.
4. Conclure.

2/5
Problème. Une classe remarquable de matrices carrées.
On fixe une fois pour toutes un entier n > 2.
Dans tout ce problème, on identifie Rn et l’ensemble Mn,1 (R) des matrices colonnes. En particulier,
pour tout X ∈ Rn , on assimilera X à une matrice colonne et XT à une matrice ligne.
De même, on assimilera une matrice carrée A ∈ M1 (R) d’ordre 1 au nombre réel qui est son unique
coefficient.
Pour tout j ∈ [[1, n]] et toute matrice A ∈ Mn (R), on notera Cj (A) ∈ Rn la j-ième colonne de A. Par
exemple, ∀j ∈ [[1, n]], Cj (In ) = ej , où l’on a noté e1 , . . . , en ∈ Rn les vecteurs de la base canonique.

On note Jn = 1 16i,j6n ∈ Mn (R) la all-ones matrix.

Pour tous k, ` ∈ [[1, n]], on note Ek,` = δi,k δj,` 16i,j6n ∈ Mn (R) la matrice élémentaire usuelle.
Enfin,
I on notera R l’ensemble des matrices de Mn (R) dont toutes les colonnes sont proportionnelles à
un vecteur fixé, c’est-à-dire

R = A ∈ Mn (R) ∃X ∈ Rn : ∀j ∈ [[1, n]], ∃λ ∈ R : Cj (A) = λX ;

I on note R = R \ {0} l’ensemble des matrices non nulles de R.

1. Soit p > 1. Montrer ∀A ∈ Mn,p (K), ∀B ∈ Mp,n (K), tr(AB) = tr(BA).

Partie I. Généralités sur R.


2. (a) Montrer que Jn ∈ R.
(b) Soit i, j ∈ [[1, n]]. Montrer que la matrice élémentaire Ei,j appartient à R.
(c) Montrer que In 6∈ R.
3. Représentation comme tenseur simple.
(a) Montrer R = XYT X, Y ∈ Rn .

(b) En déduire R = XYT X, Y ∈ Rn \ {0} .

(c) Exemples. Trouver X, Y ∈ Rn \ {0} tels que Jn = XYT .


De même, pour tout i, j ∈ [[1, n]], trouver X, Y ∈ Rn tels que Ei,j = XYT .
(d) Soit X, Y ∈ Rn \ {0} et H = XYT . Montrer, pour tous X, e ∈ Rn , l’équivalence :
e Y

Xe = λX
X
eYe T = H ⇔ ∃λ ∈ R∗ :
Ye = 1 Y.
λ
Dans la suite du sujet, il vaudra mieux utiliser la question précédente que revenir à la définition de R et R.

4. Montrer ∀H ∈ R, HT ∈ R.
5. (a) Montrer ∀A ∈ R, ∀B ∈ Mn (R), AB ∈ R et BA ∈ R.
(b) En déduire que R ∩ GLn (R) = ∅.
6. Soit H ∈ R.
(a) Montrer que H2 = tr(H)H.
Indication. On pourra utiliser entre autres la question 1.
(b) En déduire une expression de Hk , pour tout k ∈ N∗ .

3/5
Partie II. Réduction des matrices de R.
Le but de cette partie est de montrer que pour toute matrice H ∈ R, on peut trouver P ∈ GLn (R) telle
que

tr(H) E1,1 si tr(H) 6= 0
P−1 HP =
E1,2 si tr(H) = 0.

et de fournir une application de ce résultat.

7. Soit A ∈ Mn (R) et P ∈ GLn (R).


(a) Montrer que tr(P−1 AP) = tr(A).
(b) Montrer que P−1 AP est inversible si et seulement si A l’est.
8. Un lemme de transitivité. Dans cette question, on note
  

 x1 

 ..  n
N =  .  ∈ R x1 6= 0 .

 

xn

(a) Montrer que ∀X ∈ N, ∃T ∈ GLn (R) : C1 (T) = X.


(b) Montrer que ∀X ∈ Rn \ {0}, ∃Ω ∈ GLn (R) : ΩX ∈ N.
(c) En déduire ∀X ∈ Rn \ {0}, ∃Q ∈ GLn (R) : X = Qe1 .
9. Soit H ∈ R. En utilisant la question
3 et ce qui précède,montrer qu’il existe Q ∈ GLn (R) tel que
tr(H) ∗ · · · ∗
 0 0 · · · 0
la matrice Q−1 HQ soit de la forme  . .. .
 
. .. . .
 . . . .
0 0 ··· 0
n−1
Dans la suite de cette partie, on fixe une telle
 matriceT
Q ∈ GLn (R), et un vecteur V ∈ R tel
tr(H) V
que l’on ait l’écriture par blocs Q−1 HQ = .
0 0
10. Premier cas. On suppose tr(H) 6= 0.
(a) Soit W ∈ Rn−1 .
1 WT
 
Montrer que la matrice par blocs est inversible, et déterminer son inverse.
0 In−1
(b) En déduire qu’il existe une matrice P ∈ GLn (R) telle que P−1 HP = tr(H) E1,1 .
11. Deuxième cas. On suppose tr(H) = 0.
Montrer qu’il existe une matrice P ∈ GLn (R) telle que P−1 HP = E1,2 .
12. Application : mise à jour de matrices inversibles. Soit H ∈ R.
(a) Montrer que In + H est inversible si et seulement si tr(H) 6= −1.
1
(b) On suppose tr(H) 6= −1. Montrer que (In + H)−1 = In − H.
1 + tr(H)
(c) Soit A ∈ GLn (R).
i. Montrer que A + H est inversible si et seulement si tr(A−1 H) 6= −1.
ii. On suppose tr(A−1 H) 6= −1. Exprimer (A + H)−1 en fonction de A−1 et H.

4/5
Partie III. Théorème d’Erdos (1967).
Cette partie est très largement indépendante de la précédente.
Une matrice M ∈ Mn (R) est dite idempotente si M2 = M. L’ensemble de ces matrices sera noté Pn .
On dira qu’une matrice A ∈ Mn (R) est produit d’idempotentes s’il existe r > 1 et M1 , . . . , Mr ∈ Mn (R)
idempotentes telles que A = M1 · · · Mr . On notera Pn] l’ensemble des produits d’idempotentes.
Cet ensemble vérifiera donc notamment les propriétés Pn ⊆ Pn] et ∀A1 , A2 ∈ Pn] , A1 A2 ∈ Pn] ,
librement utilisables dans la suite.
Le but de cette partie est de montrer un théorème dû au mathématicien britannique John Erdos,
affirmant que toute matrice non inversible est produit d’idempotentes.

13. Décrire l’ intersection Pn ∩ GLn (R).


14. Commutant d’une matrice de R. Soit X, Y ∈ Rn \ {0} et H = X YT ∈ R.
Soit A ∈ Mn (R) commutant avec H.
Montrer que l’on peut trouver λ ∈ R tel que AX = λX, YT A = λYT et AH = HA = λH.
Indication. On pourra notamment utiliser la question 3d.
15. Soit Ω ∈ Mn (R) telle que Ω − Ω2 ∈ R. On note H = Ω − Ω2 .
(a) Montrer que l’on peut trouver X, Y ∈ Rn \ {0} et λ ∈ R tels que ΩX = λX, YT Ω = λYT et
λ − λ2 = tr(H).
θ YT
 
(b) En déduire l’existence de θ ∈ R tel que la matrice par blocs appartienne à Pn+1 .
X Ω
 
0 0 ]
(c) En déduire que la matrice par blocs appartient à Pn+1 .
0 Ω
16. Soit Ω ∈ Mn (R) une matrice d’opérations élémentaires (échange, transvection ou dilatation).
(a) Montrer que Ω − Ω2 ∈ R.
(b) Dans quels cas a-t-on Ω − Ω2 = 0 ?
 
0 0 ]
Montrer que dans ces cas, on a également ∈ Pn+1 .
0 Ω
 
0 0 ]
Ainsi, pour toute matrice d’opérations élémentaires Ω ∈ Mn (R), appartient à Pn+1 . Comme
0 Ω
remarqué (mais pas vraiment démontré) en cours, l’algorithme du pivot de Gauss permet de décom-
poser toute matrice de GLn (R) comme produit de matrices d’opérations élémentaires. On en déduit
 
0 0 ]
∀B ∈ GLn (R), ∈ Pn+1 .
0 B

0 WT
 
n
17. (a) Soit W ∈ R . Montrer que ∈ Pn+1 .
0 In
0 VT
 
]
(b) En déduire que ∀B ∈ GLn (R), ∀V ∈ Rn , ∈ Pn+1 .
0 B
18. Dans cette question, on suppose simplement n > 1.
Soit A ∈ Mn+1 (R) non inversible.En utilisant la question 8, montrer qu’il existe P ∈ GLn+1 (R)
T

0 V
telle que P−1 AP soit de la forme , pour un certain choix de V ∈ Rn et B ∈ Mn (R).
0 B
19. Achever la démonstration du théorème d’Erdos.

5/5

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