Discussion
Être enceinte pour la première fois est un des plus précieux événements qui puisse arriver
dans la vie d’un couple. Cependant, si celle-ci est souvent perçue comme source de bonheur
elle est, à la fois une période de profond bouleversement familial, et tout particulièrement
dans la vie de la femme, qui va subir des changements corporels lors de la grossesse. Le
présent projet s’intéresse à cette période qui vient avant l’accouchement en périnatale ce
qu’elle implique ce qu’est une femme primipare ainsi que les adaptations, l’état
psychologique lors du changement auxquels doit faire face [1].
Notre population d’étude sont des femmes primipares dont la majorité, soit 94 %, ont un âge
inférieur à 40 ans avec un moyen d’âge de 43,5 ans. Près de la moitié des participantes, soit
52%, habitent dans un milieu urbain et près des trois quarts, soit 72%, ont un niveau
socioéconomique moyen, ainsi que 54% ont un niveau d’instruction supérieur.
D’après les résultats suivants, on note que la grossesse représente une situation naturelle à
laquelle la femme est prédisposée par son instinct maternel selon 38% des femmes
primipares, un événement qui nécessite des précautions particulières selon 36% et un
événement qui nécessite un accompagnement spécifique selon 34% d’entre elles.
La grossesse est considérée comme une crise développementale, faisant appel à de grandes
capacités d’adaptation devant le nouveau rôle, les exigences de la réalité ainsi que les
bouleversements du monde interne de la femme [2].
En effet, chaque femme depuis son plus jeune âge rêve du moment inoubliable où elle pourra
porter un enfant puis le dorloter dans ses bras.
Alors, pour chaque femme, la grossesse est un moment unique et irremplaçable tant sur le
plan physique et psychologique [3].
D’après le tableau suivant, on note que 38% des femmes questionnées étaient très heureuse à
l’annonce de leur grossesse.
Selon les recherches au fur et à mesure que la grossesse avance, la femme enceinte peut avoir
des difficultés à se familiariser avec le bébé qu’elle porte, ce qui l’empêche de réaliser ce qui
lui arrive. Au cours des mois suivants, elle peut se sentir davantage déprimée jusqu’à se
retrouver, soit dans un état de dépression appelé « dépression sèche », c'est-à-dire sans
aucunes émotions apparentes, soit dans une « dépression plus anxieuse » avec des angoisses
plus importantes. La future mère se retrouve ainsi dans un état psychique où l’arrivée de
l’accouchement est vécue comme une « catastrophe à venir » plutôt qu’un heureux événement
[4]. Dans notre étude, 34% des femmes interrogées ont eu fortement peur des conséquences
de la grossesse sur leur vie personnelle et plus de la moitié d’entre elles, soit 58,34% ont eu
fortement peur des conséquences de la grossesse sur la vie professionnelle.
D’après les résultats obtenus, on remarque que plus de la moitié des femmes primipares, soit
54%, ont vécu leur grossesse et les moments plus inattendus de celle-ci de façon alternée
entre moments d'anxiété et de confiance.
L’anxiété est associée à la perception d’une menace à notre sécurité personnelle, à notre
identité. Le cœur du drame anxieux est la présence d’une menace incertaine. Le sens que nous
donnons habituellement aux événements est ébranlé et remis en question. Bien que l’anxiété
soit une émotion existentielle, elle est souvent vécue comme étant causée par de véritables
menaces. Ces dangers deviennent le symbole de la menace existentielle, ultimement (selon
certains auteurs humanistes) de la menace associée à l’existence de la mort et de la solitude.
[5]
On remarque que les transformations de leur corps liées à la grossesse ont été faiblement une
source d'inquiétude selon près de la moitié, soit 46% d’entre elles.
Durant la grossesse, il n'y a pas que votre ventre qui s'arrondit. Des pieds à la racine des
cheveux, c'est tout votre corps qui s'adapte au développement de votre bébé et ce dès le
premier trimestre. Poitrine qui augmente, fatigue, nausées, prise de poids etc. Ceci touche
l’image corporelle de la femme et la crainte d’être moin séduisante qu’avant [6].
D’après notre étude, on note que plus de la moitié des femmes questionnées, soit 58%, sont
plutôt d'accord qu’elles se sont senties plus vulnérable et fragile psychologiquement pendant
la grossesse.
Les remaniements psychiques correspondent à la globalité de l’histoire de la femme, à tout ce
dont elle est porteuse d’un point de vue intime et personnel et qui vient être fragilisé par ce
corps en changement qui annonce l’arrivée d’un bébé, qu’il ait été désiré, non désiré, attendu
ou inattendu [7].
Les résultats présentés dans notre étude démontrent que les médias véhiculent une image de la
grossesse comme celle d'un moment de bonheur immense selon 40% des femmes interrogées.
En présentant des images et des contenus qui valorisent et mettent l'accent sur un corps mince,
tonique et soigné, des seins galbés, une peau sans marque et un contrôle du poids par des
diètes et des exercices durant la grossesse (Hodgkinson et al., 2014; Roth et al., 2012), les
médias véhiculent des normes de beauté strictes et irréalistes (Liechty et al., 2018). Les
femmes sont exposées massivement à des images dans les médias de masse qui mettent en
valeur la minceur et valorisent les femmes ayant un faible poids (Holmstrom, 2004) [8]. En
effet, moins de la moitié, soit 40% des femmes enquêtées pensent que cette image correspond
faiblement à leur propre vécu de la grossesse.
Près des trois quarts des femmes primipares, soit 72%, ont constaté un changement dans la
relation avec leur conjoint durant la grossesse. Les changements constatés dans leur relation
sont le sentiment d’être valorisée et protégée par lui selon 41,7% et le sentiment d’être
rassurée par lui selon le un tiers, soit 33,3% d’entre elles.
A chaque période de la grossesse, il est proposé au couple de communiquer ses craintes sur le
sujet et de faire appel à sa créativité sexuelle pour maintenir une vie intime épanouissante,
ceci tout en tenant compte des besoins et désirs de la femme au corps changeant et de son
partenaire [9].
D’après les résultats obtenus par notre étude, 40% des femmes interrogées ont eu très
fortement l'impression d'avoir davantage besoin de votre mère pendant la grossesse.
La grossesse permet à la femme d’accéder au statut que sa propre mère a acquis à sa naissance
; elle semble alors la remplacer d’un point de vue généalogique. La grossesse permet
également à toutes les femmes de sa famille d’accéder à un nouveau statut : sa mère devient
grand-mère, sa sœur devient tante, etc. [10].
La moitié des femmes enquêtées, soit 50%, ont ressenti parfois le besoin de partager avec
d'autres ce qu’elles vivent pendant la grossesse.
En effet, le partage du vécu entre les femmes enceintes et les infirmières de manière à
permettre une responsabilisation (empowerment). Le partenariat est essentiel pour créer un
système qui intègre aux services de santé des pratiques sensibles. Ainsi, nous souhaitons
qu’une grande importance soit accordée à la sensibilisation sur ce thème dans la formation des
infirmières pour qu’elles puissent adopter des pratiques productives et efficaces et ainsi
promouvoir la santé des femmes enceintes [11].
On note que près des deux tiers des femmes primipares, soit 64%, ont eu le sentiment que leur
entourage proche (conjoint, famille, amis...) portait un regard différent sur elles compte-tenu
de leur état de grossesse.
Blum-Boisgard G et al en 2005 indiquent qu’Il ne suffit pas de proposer des objectifs de
réduction des problèmes de santé qui affectent la population et les modalités d’actions qui
apparaissent comme les plus efficaces pour atteindre chacun de ces objectifs. Il est aussi
nécessaire d’organiser les conditions qui permettront aux institutions et aux professionnels de
contribuer à la réalisation de l’ensemble des objectifs proposés, et aux individus, aux familles
et aux communautés d’améliorer leur santé.[12] Les résultats de notre étude montrent que ce
regard était positif selon près des deux tiers des femmes questionnées, soit 62,5% d’entre
elles.
D’après les résultats de notre étude, on remarque que 44% des femmes interrogées confirment
que le fait d'être maintenant mère modifie l'image qu’elle a d’elle-même.
une étude phénoménologique réalisée par Quellard-wallynM en 2015 montre que les mamans
ont ressenti des difficultés devant la modification de leur image corporelle, avec une sensation
de perte de féminité devant la nouvelle fonction de seins.[13]
On note que près de la moitié des femmes enquêtées, soit 48%, déclarent que durant leur
grossesse, elles ont eu de la part de votre conjoint un soutien plutôt au niveau de la protection,
du réconfort, de la réassurance.
La disponibilité du réseau composée elle-même de deux indicateurs : le nombre de personnes
sur lequel compter, et les différentes sources de soutien (conjoint, famille, amis,
professionnels). Le second aspect, la satisfaction ressentie à l’égard du réseau, est relatif à la
qualité des relations interpersonnelles. On retrouve ainsi les deux propriétés mentionnées dans
la partie précédente, présence et qualité de l’environnement social. Or, il s’avère que tout
soutien n’est pas aussi bénéfique selon sa source et son type (Christophe, ibid., Rimé, ibid.).
Les quatre types de support social dégagés sont le soutien pratique (assistance matérielle et
fonctionnelle), le soutien informatif (conseils, informations, aide à la décision), le soutien
émotionnel qui apporte détente, consolation, réassurance, et protection ; et le soutien d’estime
de soi qui permet d’être rassuré sur sa valeur et ses compétences. Une adéquation avec la
situation, les attentes et les besoins du sujet participe au degré de satisfaction qui est lui-même
lié au sentiment de bien-être, à l’ajustement à la situation, et à la santé. Plus spécifiquement,
selon les réactions du partenaire, une situation de partage social – notamment émotionnel –
peut avoir un effet bénéfique, aidant sur la satisfaction du « receveur » ou être inefficace, non-
aidant voire néfaste (Christophe, 2003). En outre, un soutien informatif est perçu de la part
d’une personne malade comme efficace lorsqu’il est procuré par un professionnel, alors qu’un
partage émotionnel est perçu comme satisfaisant lorsqu’il provient de la sphère privée [14].
Dans notre étude, on remarque que durant leur grossesse, 42% des femmes primipares elles
ont eu de la part de votre entourage (famille, amis..) un soutien plutôt de la protection, du
réconfort, de la réassurance.
On note que le soutien de la part des professionnels de la santé durant la grossesse est pratique
selon 32% des femmes questionnées et informatif (conseils, information) selon 30% d’entre
elles.
Un des déterminants principaux de la satisfaction globale est le support social, notamment la
relation avec les soignants. En effet, de nombreux auteurs se rejoignent sur ce point : une
attitude attentive et une bonne communication permettent une meilleure adhésion aux soins et
un meilleur niveau de satisfaction, car cela permet de limiter l’anxiété des patientes. Pour
Waldenstörm, seul le soutien du personnel soignant est associé à la satisfaction, le soutien du
partenaire n’influe pas. Les patientes dressent plus volontiers un tableau positif de leur
accouchement lorsque l’équipe a pris un temps pour les soins mais également un temps de
discussion, d’échange, d’information. Cela permet l’instauration d’une relation de confiance,
primordiale pour une prise en charge optimale. L’étude menée par la DRESS montre ainsi que
moins de 60% des patientes se déclarent « très satisfaites » par l’accompagnement des
professionnels de santé pendant l’accouchement. De plus, les patientes « se révèlent encore
plus septiques quant à la capacité des professionnels à expliquer leur démarche médicale et les
implications potentielles sur leur santé ». [15]
Les résultats présentés dans notre étude démontrent qu’en cas de besoin d’informations sur la
grossesse, les femmes interrogées préfèrent demander au médecin selon plus de la moitié, soit
54% et demander à la sage-femme selon plus de la moitié aussi, soit 52% d’entre elles.
Dans son rôle éducatif auprès des familles, il peut organiser des réunions d’informations
prénatales et peut réaliser des réunions d’informations et de conseils nécessaires au retour à
domicile du couple mère-enfant. La réunion de préparation à la sortie permet d’apporter aux
mères des réponses à leurs questions, de faire de la prévention, de favoriser les échanges dans
une démarche de soutien à la parentalité et de les encourager dans l’émergence de leurs
compétences parentales. [16]
Plus de la moitié des femmes enquêtées, soit 56%, ont trouvé l'accueil des professionnels de
santé peu satisfaisant lors de votre fréquentation du PMI/CSB.
Par ailleurs, tout changement dans le comportement d’un nouveau-né ou d’un nourrisson est
source légitime d’inquiétude pour les parents. Il leur est souvent impossible de savoir quel
problème ou quelle affection se manifeste derrière des pleurs prolongés, un refus du biberon
ou une fièvre. Certaines mères se fixent sur le degré de température, d’autant plus inquiétant
qu’il est élevé, sans pouvoir apprécier l’état général de leur enfant. Elles sont persuadées que
la fièvre est néfaste en elle-même, alors qu’elle n’est qu’un symptôme qui peut seulement être
mal supporté lorsqu’il est trop élevé. Les parents ont alors besoin pour se rassurer de consulter
rapidement leur médecin ou se rendront directement aux urgences de l’hôpital le plus proche.
Ce type d’angoisse est à l’origine d’une fréquentation croissante des urgences de pédiatrie.
Elle se manifeste de plus en plus souvent par une agressivité envers le personnel d’accueil,
lorsque les parents estiment que la santé de leur enfant n’est pas prise en compte ou n’est pas
prise en charge assez rapidement. [17]
On remarque que près des trois quarts des femmes primipares, soit 74%, ont eu le sentiment
que les soins techniques des professionnels de santé prédominaient sur la prise en compte de
leurs émotions durant leur suivi.
En effet, les approches en faveur de La prise en charge ne portent pas seulement sur la
nutrition et la santé, mais offrent également des possibilités de stimulation et d’apprentissage
et veillent à la protection des enfants. Les jeunes enfants ont besoin d’apports nutritionnels et
de soins de santé appropriés pour se développer de manière optimale .Ils doivent disposer
d’un temps suffisant pour explorer leur environnement tout en se sentant protégés, en sécurité
et aimés. En outre, les interventions adoptées peuvent également comporter un cinquième
élément de soins ayant trait à la promotion économique qui aide les familles à accéder aux
ressources nécessaires pour leur permettre de s’occuper au mieux de leurs enfants. [18]
On constate que près de la moitié des femmes questionnées, soit 48%, confirment que c’est
très important de faire des visites prénatales.
Les études ont montré que le suivi médical pendant la grossesse est primordial.
Amniocentèse, échographies, visites prénatales, dépistage etc tour d'horizon du diagnostic
prénatal et des rendez-vous médicaux qui vont ponctuer le suivi de grossesse [19]. Dans notre
étude, plus de la moitié des femmes primipares, soit 54%, ont eu l'impression d'avoir été
suffisamment suivie par les professionnels de santé durant la grossesse.
Les résultats de notre étude indiquent que près des deux tiers des femmes interrogées, soit
66%, ont fait jusqu'à maintenant les consultations prénatales recommandées pour cette
grossesse actuelle.
Il est recommandé de réaliser 4 consultations prénatales au cours d'une grossesse non
compliquée. Si la patiente ne se présente qu'à partir du sixième mois, s'efforcer de réaliser au
moins 2 consultations avant l'accouchement [20]. Dans notre étude, les causes sont le manque
d’information selon 41,2% des femmes enquêtées et des raisons financières et aussi par
négligence selon 23,5 d’entre elles. Ces causes sont le manque d’information selon 20% et le
manque du temps selon 12% d’entre eux.
On note que c’est important de faire des séances de préparation à l’accouchement selon plus
de la moitié des femmes primipares, soit 60% d’entre elles.
les femmes ne bénéficiaient pas de cours de préparation à l’accouchement. Cependant, les
savoirs transmis entre femmes ou par l’intermédiaire des matrones, choisies pour leur
expérience et leur savoir-faire, constituaient, on peut l’imaginer, une autre forme de
préparation à l’événement [21]. Dans notre étude, plus de la moitié des femmes questionnées,
soit 60%, ont fait des séances de préparation à l’accouchement. Ainsi, la majorité d’entre
elles, soit 84%, ont le sentiment qu’elles ont été suffisamment préparées à être une mère.
La quasi-totalité des femmes interrogées, soit 94%, pensent que les bilans demandés aux
femmes enceintes sont nécessaires à faire.
A l’issue de la première consultation qui doit se tenir avant 10 semaines d’aménorrhée (SA),
le médecin prescrit un bilan sérologique pour le dépistage de certaines maladies infectieuses :
la toxoplasmose, la rubéole, la syphilis et si vous êtes d’accord, le VIH, l’hépatite B et
l’hépatite C [22].
La majorité des femmes enquêtées, soit 86%, ont réalisé tous les bilans demandés pour cette
grossesse actuelle. En effet, les raison de la non réalisation de certains bilans coutent cher et
autres raisons selon 28,6% des femmes enquêtées.
Force et limites de l’étude
Les points forts de la recherche :
Cette étude utilise des instruments de mesure validés et adaptés à nos objectifs.
Les données scientifiques statistiques présentées tout au long de ce travail sont
actualisées et prises à partir des sources fiables.
La richesse en documentation et études internationales en lien avec notre sujet.
Les limites rencontrées au cours de la recherche :
Certaines femmes primipares n’ont pas été coopératifs. En effets, ils ont refusé de
répondre au questionnaire ou à quelques questions, expliquées par leur mauvais état
physique et/ou psychologique.
Il s’agit des femmes primipares non représentatifs de la population générale.
Recommandations
Accès précoce aux soins prénatals : Encouragez les femmes primipares à commencer
leur suivi prénatal dès que possible après avoir confirmé leur grossesse. Cela leur
permettra de recevoir un soutien précoce et des conseils pour un déroulement optimal
de la grossesse.
Communication ouverte et soutien émotionnel : Les femmes primipares peuvent
ressentir une gamme d'émotions allant de l'excitation à l'anxiété. Assurez-vous qu'elles
se sentent à l'aise pour discuter de leurs préoccupations avec leur prestataire de soins
de santé et encouragez-les à exprimer leurs besoins émotionnels tout au long de la
grossesse.
Éducation et informations détaillées : Fournissez des informations complètes sur
chaque étape de la grossesse, les changements physiques et émotionnels attendus, ainsi
que sur les options de soins prénatals disponibles. Cela aidera les femmes primipares à
mieux comprendre ce à quoi s'attendre et à prendre des décisions éclairées concernant
leur santé et celle de leur bébé.
Soutien nutritionnel et mode de vie sain : Insistez sur l'importance d'une alimentation
équilibrée, de la prise de suppléments vitaminiques recommandés et d'une activité
physique régulière adaptée à la grossesse. Encouragez également l'abstention de
substances nocives telles que l'alcool, le tabac et les drogues illicites.
Préparation à l'accouchement : Offrez des cours de préparation à l'accouchement qui
couvrent les différentes méthodes de soulagement de la douleur, les techniques de
respiration, ainsi que les informations sur les différentes interventions médicales
possibles pendant le travail et l'accouchement.
Soutien social et familial : Encouragez les femmes primipares à s'entourer d'un réseau
de soutien comprenant leur partenaire, leur famille et leurs amis. Leur offrir un espace
où elles peuvent partager leurs expériences et recevoir des conseils pratiques peut être
extrêmement bénéfique pour leur bien-être émotionnel.
Suivi postnatal continu : Assurez-vous que le soutien ne se termine pas à la naissance
du bébé. Le suivi postnatal est tout aussi important pour aider les femmes primipares à
s'adapter à leur nouveau rôle de parent et à faire face aux défis qui peuvent survenir
après l'accouchement.
Soutien psychologique spécialisé : Reconnaître que certaines femmes primipares
peuvent avoir des besoins psychologiques particuliers, comme l'anxiété liée à la
grossesse, la dépression prénatale ou les antécédents de traumatismes. Assurez-vous
qu'elles ont accès à un soutien psychologique spécialisé si nécessaire, que ce soit par
le biais de conseils individuels, de thérapie de groupe ou de ressources en santé
mentale.
Suivi personnalisé et individualisé : Chaque femme primipare est unique et aura des
besoins spécifiques en matière de soins prénatals. Offrez un suivi personnalisé qui
tienne compte de leurs antécédents médicaux, de leurs préférences personnelles et de
leurs circonstances individuelles. Cela peut inclure des rendez-vous plus fréquents
avec le prestataire de soins de santé ou des consultations prolongées pour discuter de
leurs préoccupations.
Éducation sur la parentalité et les soins du nourrisson : En plus de se concentrer sur la
grossesse, fournissez aux femmes primipares des informations sur les soins du
nourrisson, l'allaitement maternel, le sommeil du bébé et d'autres aspects de la
parentalité. Les cours ou les ateliers sur ces sujets peuvent les aider à se sentir plus
préparées et confiantes dans leur rôle de parent.
Accès à des ressources communautaires : Orientez les femmes primipares vers des
ressources communautaires telles que des groupes de soutien pour les nouveaux
parents, des programmes de visite à domicile pour les familles, des centres de
ressources pour la parentalité et des services de garde d'enfants. Ces ressources
peuvent compléter les soins prénatals en offrant un soutien continu après la naissance
du bébé.
Suivi de la santé mentale postnatale : Le risque de dépression postnatale est plus élevé
chez les femmes primipares. Assurez-vous donc qu'elles reçoivent un suivi régulier de
leur santé mentale après l'accouchement, et encouragez-les à rechercher de l'aide si
elles éprouvent des symptômes tels que la tristesse persistante, l'anxiété ou la difficulté
à se lier avec leur bébé.
Conclusion
Il est crucial de reconnaître que les femmes primipares, en tant que groupe démographique,
peuvent avoir des besoins uniques et variés en matière de soutien et de suivi prénatal. Leur
première expérience de la grossesse et de la maternité peut être empreinte d'incertitudes, de
questions et parfois même d'anxiété. En conséquence, la qualité du soutien et du suivi prénatal
qu'elles reçoivent peut avoir un impact significatif sur leur bien-être physique, émotionnel et
mental, ainsi que sur celui de leur bébé.
En plus des recommandations spécifiques mentionnées précédemment, il est important de
souligner l'importance de l'autonomisation des femmes primipares dans leur parcours
périnatal. Cela implique de les encourager à être des partenaires actives dans leurs soins de
santé, en les informant sur leurs choix et en les impliquant dans le processus décisionnel
concernant leur grossesse, leur accouchement et les soins postnatals.
De plus, la diversité culturelle et socio-économique des femmes primipares doit être prise en
compte dans la prestation de ces services. Il est essentiel que le soutien et le suivi prénatal
soient accessibles et adaptés à divers contextes culturels, linguistiques et économiques, afin de
garantir que toutes les femmes, quel que soit leur milieu, puissent bénéficier d'un soutien de
qualité.
Enfin, la collaboration entre les différents prestataires de soins de santé, y compris les
médecins, les sages-femmes, les psychologues, les travailleurs sociaux et les professionnels
de la santé communautaires, est essentielle pour offrir un soutien complet et coordonné aux
femmes primipares. En travaillant ensemble, ces professionnels peuvent fournir une gamme
de services intégrés qui répondent aux besoins complexes des femmes tout au long de leur
période périnatale.
En conclusion, répondre aux besoins en soutien et en suivi prénatal des femmes primipares est
une entreprise multidimensionnelle qui nécessite une approche holistique, centrée sur la
femme et adaptée à la diversité des expériences individuelles. En investissant dans des
services de soutien de qualité et en plaçant les femmes primipares au centre de leurs propres
soins, nous pouvons contribuer à garantir des résultats positifs pour la santé maternelle et
infantile et à promouvoir le bien-être des familles dans leur ensemble.
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de-la-grossesse-2811