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Mémoire orthophonie

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ACADÉMIE DE PARIS

FACULTÉ DE SORBONNE UNIVERSITÉ


MÉMOIRE POUR LE CERTIFICAT DE CAPACITÉ D’ORTHOPHONISTE

ETUDE DE LA DEUXIÈME MINUTE DES FLUENCES VERBALES


CHEZ DES PATIENTS OPÉRÉS D’UN GLIOME

Année universitaire 2023-2024

CANDIDAT A CANDIDAT B
76 89
RÉSUMÉ :

Objectif : Malgré des résultats dans la norme aux tests habituellement réalisés, le gliome
impacte la qualité de vie des patients après sa résection. Cette étude a pour objectif de
déterminer si l’étude de la 2ème minute des fluences verbales, plutôt que celle de l’épreuve
entière, permet de mieux détecter les troubles fins langagiers et exécutifs des patients
opérés d’un gliome.
Matériels et méthode : 21 patients opérés d’un gliome, âgés de 26 à 57 ans, ont été inclus
dans cette étude. 105 sujets contrôles leur ont été appariés en fonction du sexe, de l’âge et
du nombre d’années d’études. En plus d’avoir été évalués par des tests langagiers et
exécutifs lors du bilan post-opératoire, les patients ont suivi un protocole composé de deux
fluences simples et quatre fluences complexes (deux privatives et deux alternées), puis ils
ont répondu à deux questionnaires relatifs à leur plainte langagière et à leur reprise du
travail.
Résultats : Les performances aux six fluences verbales se dégradent à mesure que le temps
d’épreuve augmente. L’analyse de la 2ème minute est plus pertinente que celle de
l’ensemble de l’épreuve pour trois fluences verbales. Certains résultats aux tests langagiers
et exécutifs sont corrélés à ceux de la 2ème minute des fluences verbales. La reprise
professionnelle n’est pas liée aux performances de la 2ème minute des fluences verbales.
Conclusion : L’analyse des performances de la 2ème minute des fluences verbales permet
d’obtenir quelques informations supplémentaires sur les capacités cognitives des patients.

Mots clés : “gliome”, “fluences verbales”, “deuxième minute”, “post-opératoire”, “ reprise


du travail”
ABSTRACT :

Objective : Despite normal results on standard tests, glioma have an impact on patients'
quality of life after resection. The aim of this study was to determine whether analysis of
the 2nd minute of verbal fluencies, rather than the whole test, could better detect fine
language and executive disorders in patients undergoing glioma surgery.
Materials and method : 21 patients who had undergone glioma surgery, aged between 26
and 57, were included in this study. 105 control subjects were matched for gender, age and
years of education. In addition to being assessed by language and executive tests during the
post-operative check-up, the patients followed a protocol consisting of two simple and four
complex fluencies (two privative and two alternative), and then completed two
questionnaires relating to their language complaint and their return to work.
Results : Performance in all six verbal fluencies deteriorated as test time increased. The
analysis of the 2nd minute is more relevant than that of the whole test for three verbal
fluencies. Certain language and executive test results correlated with those of the 2nd
minute of verbal fluencies. The return to work was not related to performance in the 2nd
minute of verbal fluency.
Conclusion : Analysis of 2nd minute verbal fluencies performance provides some
additional information on patients' cognitive abilities.

Key words : "glioma", "verbal fluencies", "second minute", "post-surgery", "return to


work"
LISTE DES TABLEAUX :

Tableau 1 : Caractéristiques de l’échantillon de patients.


Tableau 2 : Données socio-démographiques de l’échantillon global.
Tableau 3 : Corrélations entre les scores obtenus à la 2ème minute des fluences et les tests
langagiers, neuropsychologiques et au questionnaire de communication.

LISTE DES ANNEXES :

Annexe A : Comparaisons des résultats entre la 1ère et la 2ème minute des six fluences
verbales du protocole chez les patients et chez les sujets contrôles.
Annexe B : Comparaisons des performances aux fluences verbales entre les patients et les
sujets contrôles sur le temps total d’épreuve, et sur la 2ème minute.

LISTE DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES :

FSP : Fluence Simple Phonologique


FSS : Fluence Simple Sémantique
FCPP : Fluence Complexe Privative Phonologique
FCPS : Fluence Complexe Privative Sémantique
FCAP : Fluence Complexe Alternée Phonologique
FCAS : Fluence Complexe Alternée Sémantique
TLE : Test du Langage Élaboré
WCST : Wisconsin Card Sorting Test
ECVB : Echelle de Communication Verbale de Bordeaux
I. INTRODUCTION (Candidat A)

Les gliomes infiltrants de bas grade représentent un sous-groupe de tumeurs primitives du


système nerveux central affectant le plus souvent des adultes jeunes et actifs
professionnellement. Leur incidence est de 1/100 000 habitants par an (Mandonnet et al.,
2017). Ces tumeurs se développent à partir de cellules gliales, majoritairement dans les
zones éloquentes du cerveau. Initialement bénins, les gliomes évoluent systématiquement
vers une forme maligne réduisant la médiane de survie des patients (Duffau, 2018). La
résection tumorale précoce est le traitement préconisé, complété si besoin par une
radiothérapie et/ou une chimiothérapie adjuvante (Obara et al., 2020).
Le caractère lent et progressif du gliome permet l’expression de la plasticité cérébrale qui
réorganise structurellement et fonctionnellement le cerveau, en réponse aux conditions
changeantes qu’il subit (Nieberlein et al., 2023). En revanche, certains facteurs limitent
cette neuroplasticité, et des difficultés langagières et cognitives peuvent persister après
l’intervention sans être suffisamment objectivées par les tests réalisés lors des bilans
orthophoniques et neuropsychologiques (Duffau, 2021; Norrelgen et al., 2020). Cela
perturbe alors la vie quotidienne des patients et notamment leur reprise professionnelle qui,
selon Moritz-Gasser et al. (2012), serait liée à la vitesse d’accès lexical ainsi qu’aux
capacités exécutives : deux processus cognitifs engagés lors du test des fluences verbales
(Aita et al., 2018; Henry & Crawford, 2004). Ce test, couramment utilisé cliniquement,
consiste à donner un maximum de mots durant deux minutes, selon une consigne d’ordre
sémantique ou phonologique, simple ou complexe (Cardebat et al., 1990; Hedman et al.,
2022). L’analyse des fluences verbales se fait quantitativement en comptant le nombre de
mots produits et qualitativement en étudiant les caractéristiques des réponses (Troyer et al.,
1997). Chez des sujets sains, la production de mots durant cette épreuve diminue à mesure
que le temps consacré à la tâche augmente, rendant la recherche de mots de plus en plus
dépendante de nos fonctions exécutives (Crowe, 1998; Hurks et al., 2006).
L’étude spécifique des performances obtenues lors de la deuxième minute des épreuves de
fluences verbales simples et complexes pourrait être pertinente au vu de la charge cognitive
qu’elle mobilise. Le sujet de notre étude est de déterminer si l’analyse quantitative et
qualitative de la deuxième minute des fluences verbales apporte davantage d’éléments que
celle de l’ensemble de l’épreuve pour détecter les troubles fins exécutifs et langagiers des
patients opérés d’un gliome. L’objectif est de détecter plus précisément les troubles fins
des patients opérés d’un gliome afin d'améliorer leur prise en soins et favoriser leur
réintégration professionnelle.

1
II. MÉTHODE (Candidat A)

Les patients inclus dans cette étude ont été opérés d’un gliome, au sein du service de
neurochirurgie du Professeur Carpentier, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans ce cadre,
tous ont bénéficié de bilans neuropsychologiques en préopératoire et la plupart ont réalisé
un bilan post-opératoire à 3 mois minimum de l’intervention.

1. Participants

Les données rétrospectives de six patients, extraites du mémoire d’orthophonie de Célia


Lopez réalisé en 2022, et celles prospectives de quinze patients, ont été analysées. Les
critères d’inclusion suivis sont un âge inférieur à 60 ans, une bonne maîtrise de la langue
française et une date de chirurgie datant de trois mois minimum au moment de la
réalisation des épreuves. Tous ont reçu un diagnostic préopératoire de gliome n’ayant pas
évolué au cours de l’étude. Enfin, les patients ne devaient présenter aucun autre trouble
neurologique ni psychiatrique en pré-opératoire.

Ainsi, vingt-et-un patients ont été sélectionnés, dont quatorze hommes et sept femmes âgés
de 26 à 57 ans (μ = 40,86 ans ; σ = 10,13). Parmi eux, douze présentaient une tumeur
localisée dans l’hémisphère gauche et neuf dans l’hémisphère droit. Concernant la
localisation précise des gliomes, neuf se situaient dans la région frontale, cinq en région
temporale, deux en région pariétale, deux en région temporo-insulaire, un en région
fronto-temporo-insulaire, un en région insulaire et le dernier en région occipito-calleuse.
Par rapport à l’histologie de la tumeur, neuf étaient des astrocytomes, onze des
oligodendrogliomes, et une donnée était manquante pour un patient.

Au total, quatorze patients ont été opérés une fois, cinq l’ont été deux fois et deux l’ont été
trois fois. Le pourcentage de résection tumorale, malgré deux données manquantes, était
compris entre 70% et 100%, avec une moyenne de 93,95%. Un traitement adjuvant à la
chirurgie (chimiothérapie et/ou radiothérapie) a été administré à 10 patients. Enfin, 10
patients avaient repris leur activité professionnelle, les autres ne l’ayant pas reprise
(Tableau 1).

2
Tableau 1 : Caractéristiques de l’échantillon de patients.

La sélection de cent-cinq sujets contrôles a permis de réaliser un appariement selon le sexe,


l’âge (+/-5 ans), et le niveau d’études (bac, entre bac et bac+3 et supérieur au bac+3) de
cinq sujets contrôles par patient. Les sujets contrôles devaient également avoir une bonne
maîtrise de la langue française et ne pas présenter de diagnostic psychiatrique ou
neurologique connu (Tableau 2).

Tableau 2 : Données socio-démographiques de l’échantillon global.

3
2. Matériel

a. Description des fluences verbales et de leur cotation

Six types de fluences verbales ont été proposés aux patients et aux sujets contrôles :
- Deux fluences simples : une sémantique (« animaux ») et une phonologique (mots
commençant par « P »), tirées du protocole de Cardebat et al. (1990).
- Deux fluences complexes privatives : une sémantique (« fruits sans noyau ») et une
phonologique (mots commençant par « R » ne contenant pas « I »).
- Deux fluences complexes alternées : une sémantique (« meuble/métier ») et une
phonologique (mot commençant par « F » / mot commençant par « T »).

Au cours de ces épreuves, les sujets devaient énoncer le plus de mots possible selon une
consigne donnée, en un temps limité (Henry & Crawford, 2004). Dans la pratique
orthophonique, la durée des passations varie d’une à deux minutes (Cardebat et al., 1990;
Norrelgen et al., 2020). Nous avons décidé de réaliser les fluences verbales en deux
minutes puisque, selon le modèle d’organisation lexicale de Crowe (1998), il existerait un
lexique à long terme appelé “topicon”, facilement accessible, et un lexique plus étendu et
recherché une fois le topicon épuisé. Ainsi, le fait d’attribuer un temps plus long à la tâche
permettrait d’engager des processus cognitifs de haut niveau et donc de constater des
difficultés plus fines non décelables sur une minute.

Pour toutes les fluences, nous avons comptabilisé le nombre de mots corrects produits sur
la première et la deuxième minute, ainsi que sur l’ensemble de l'épreuve. Cette analyse
nous permettait d’avoir des informations concernant la vitesse d’accès lexical selon
Moritz-Gasser et al., (2012). Toutefois, selon Henry & Crawford (2004), les mots sont
produits par groupes temporels avec un court intervalle de temps entre les mots du même
groupe et une pause plus longue entre les groupes. En conséquence, le nombre de mots
corrects ne permet pas, à lui-seul, de rendre compte de l’organisation du lexique mental
ainsi que des stratégies de recherche mises en œuvre (Troyer et al., 1997). De ce fait, nous
avons également relevé le nombre de clusters (groupes de mots appartenant à la même
catégorie sémantique), la taille du plus long cluster, ainsi que le nombre de switches
(passage d’une catégorie sémantique à une autre). Par ailleurs, nous avons aussi relevé le
nombre de répétitions et d’erreurs commises.

4
b. Les tests langagiers et les tests cognitifs

Afin d’avoir une référence standardisée des compétences langagières et exécutives des
patients, également sollicitées lors de l’épreuve des fluences verbales, nous avons retenu :
- Leur score et temps à la DO-80 (Deloche & Hannequin, 1997)
- Leur score aux épreuves de synonymie et d’antonymie du Test de Langage Élaboré
(Rousseaux & Dei Cas, 2012)
- Leur temps et nombre d’erreurs commises au Stroop (flexibilité et inhibition)
(Chatelois et al., 1996)
- Leur temps et nombre d’erreurs commises au Trail Making Test – B (Reitan, 1958)
- Leur nombre d’erreurs et de persévérations commises au Wisconsin Card Sorting
Test (Godefroy, 2008)
Tous ces tests ont été soumis aux patients dans le cadre du bilan post-opératoire habituel.

c. Questionnaires descriptifs

Nous avons proposé aux patients l’Echelle de Communication Verbale de Bordeaux


(Darrigrand & Mazaux, 2000) afin d’évaluer qualitativement leurs plaintes langagières en
vie quotidienne. Un score sur 102 a ensuite été relevé : plus le score était élevé, moins il y
avait de gêne ressentie par le patient.
Par ailleurs, nous avons également réalisé un questionnaire descriptif permettant de
recueillir qualitativement des informations concernant la situation professionnelle des
patients avant leur opération, leur éventuelle reprise du travail après leur opération et, le
cas échéant, les conditions de cette reprise (type de contrat, temps de travail, mise en place
éventuelle d’aménagements et comparaison des différents ressentis, dans l’exercice de leur
profession, entre le pré et le post-opératoire).

3. Procédures expérimentales

a. Déroulement des entretiens

Les bilans neuropsychologiques ont été réalisés par Viviane Luherne-du Boullay,
psychologue-neuropsychologue (PhD) et orthophoniste en pré, per et post-opératoire.
Le bilan post-opératoire a été réalisé pour la plupart des patients en respectant un délai de 3
mois après l’opération. Lorsque cela était possible, notre protocole était proposé aux
patients à la suite de ce bilan post-opératoire. Dans le cas contraire, ils étaient de nouveau
convoqués, généralement le même jour qu’un autre rendez-vous médical déjà planifié.

5
Les passations se sont déroulées en présentiel, dans une pièce calme, sans distraction et ont
duré environ quarante-cinq minutes. Pour des raisons d'éloignement géographique, seule la
passation de l’un des vingt-et-un patients a été effectuée en visio-conférence.
Concernant les sujets contrôles, le recrutement a été effectué suivant une participation libre
et basée sur du volontariat. Leur passation s’est déroulée en présentiel ou en
visio-conférence.

b. Qualité méthodologique des passations et aspect éthique

Tout d'abord, la passation des épreuves de fluences verbales et des questionnaires a été
effectuée de manière standardisée, avec des consignes identiques données à chaque
participant, garantissant ainsi la cohérence des évaluations et la même opportunité de
réussite pour tous les participants. Cette standardisation des consignes visait également à
assurer la reproductibilité intra et inter-évaluateur, renforçant ainsi la fiabilité des résultats.
Afin de réduire de potentiels biais, une randomisation des fluences verbales a été effectuée
en générant une séquence pseudo-aléatoire pour déterminer l'ordre de passation des
épreuves. Cette randomisation a été planifiée à l'avance pour varier l'ordre des consignes
de manière équilibrée entre les participants, éviter toute influence systématique de l'ordre
de passation sur les performances, et réduire les effets de fatigabilité et d'apprentissage. Par
ailleurs, l’appariement en sexe, âge et niveau d’études de cinq sujets contrôles pour chaque
patient a permis de limiter un potentiel biais de sélection.
Ces mesures visaient également à garantir une meilleure fiabilité des résultats, assurant
ainsi une qualité méthodologique satisfaisante de l'étude.
Du point de vue éthique, les patients et les sujets contrôles ont été informés des objectifs de
la recherche et ont donné leur consentement éclairé, avant leur participation à l'étude, via
un formulaire dédié. Enfin, toutes les données ont été anonymisées pour garantir la
confidentialité des participants.

c. Analyses statistiques

Le logiciel JMP PRO® (version 17.2.0) a été utilisé pour réaliser les différentes analyses
statistiques des données recueillies.
L’analyse de la distribution de toutes les variables quantitatives a été réalisée avec le test de
Shapiro-Wilk afin de déterminer si elles suivaient une loi normale. Puisqu’aucune variable
n’avait de répartition gaussienne, le choix des tests les plus appropriés afin de valider ou de
réfuter nos différentes hypothèses de recherche a été basé sur le dénombrement de chaque

6
effectif étudié : des tests non-paramétriques ont été utilisés lorsque l’effectif était inférieur
à 30, et les analyses statistiques réalisées sur des effectifs supérieurs à 30 ont été effectuées
à l’aide de tests paramétriques.
Concernant les comparaisons réalisées sur des effectifs supérieurs à 30, le test de Student
indépendant a été utilisé pour les groupes indépendants, tandis que le test de Student (ou
test T) a été utilisé pour les groupes appariés. Lorsque les effectifs étaient inférieurs à 30,
le test de Wilcoxon a été retenu pour l’analyse de groupes appariés, et le test de
Mann-Whitney pour l’analyse des groupes indépendants.
Les corrélations ont été effectuées grâce au test de rang de Spearman. Ce test donnait un
coefficient noté ρ qui, lorsqu’il était proche de 1 ou de -1, suggérait une forte relation
linéaire positive ou négative entre deux variables, et qui proche de 0, indiquait l’absence de
relation linéaire entre les variables.
Les hypothèses nulles (H0), exprimant nos différentes questions de recherche, ont été
acceptées ou rejetées en fonction de la p-value obtenue lors des différents tests : le résultat
était significatif lorsque p < 0,005 et suggestif lorsque p < 0,05.

III. RÉSULTATS (Candidat B)

1. Comparaisons des résultats entre la 1ère et la 2ème minute des fluences


verbales chez les patients et chez les sujets contrôles

Concernant le nombre de mots corrects produits, nous observons une différence


significative entre la 1ère et la 2ème minute pour toutes les fluences, chez les patients
comme chez les sujets contrôles (Annexe A). En moyenne, les patients produisent, toutes
fluences confondues, 50,23% de mots de moins lors de la 2ème minute par rapport à la
1ère minute, tandis que les sujets contrôles en produisent 44,82% de moins.

Par rapport au nombre de répétitions, une différence significative est observée pour la
fluence privative phonologique entre la 1ère et la 2ème minute chez les patients, avec un
nombre de répétitions plus important lors de la 2ème minute (t(20) = 2,55 ; p = 0,0024).
Cette même différence est suggestive chez les sujets contrôles (t(102) = 2,23 ; p = 0,028).
Une différence suggestive du nombre de répétitions est également constatée entre les deux
minutes de la fluence alternée phonologique chez les patients (t(20) = 2,22 ; p = 0,0466).
A l’inverse, la moyenne du nombre de répétitions des patients et des sujets contrôles est
plus élevée lors de la 1ère minute pour la fluence alternée sémantique, sans que cette
différence ne soit significative ou suggestive (Annexe A).

7
En ce qui concerne le nombre d’erreurs commises, une différence suggestive est
observée chez les sujets contrôles entre la 1ère et la 2ème minute de la fluence simple
phonologique, et indique qu’ils en produisent davantage lors de la 2ème minute (t(104) =
2,23 ; p = 0,0278). Une différence suggestive est également observée de la même manière
chez les patients lors de la fluence alternée sémantique (t(20) = 1,6 ; p = 0,0394). En
revanche, les moyennes du nombre d’erreurs commises sont plus importantes lors de la
1ère minute pour toutes les autres fluences, excepté pour la fluence simple phonologique
chez les patients, et la fluence alternée phonologique chez les sujets contrôles. Néanmoins,
ces différences ne sont ni suggestives ni significatives.

Concernant, la moyenne du nombre de clusters produits, elle est toujours plus élevée lors
de la 1ère minute par rapport à la 2ème minute. Pour toutes les fluences, cette différence
est significative, chez les patients comme chez les sujets contrôles, excepté pour la fluence
privative phonologique chez les patients (Annexe A).
Par rapport à la taille du plus long cluster, une différence significative existe entre la 1ère
et la 2ème minute, uniquement pour la fluence simple sémantique chez les patients (t(18) =
-2,93 ; p = 0,0059) et les sujets contrôles (t(99) = -3,55 ; p = 0,0006) indiquant des
clusters plus longs lors de la 1ère minute. Par ailleurs, la taille du plus long cluster est plus
importante lors de la 2ème minute pour la fluence privative phonologique chez les patients,
mais cette différence n’est ni suggestive ni significative (Annexe A).
Enfin, concernant la moyenne du nombre de switches, elle est toujours plus élevée lors de
la 1ère minute, et nous observons une différence significative entre les deux minutes de
chaque fluence verbale, chez les patients comme chez les sujets contrôles (Annexe A).

2. Comparaisons des performances aux fluences verbales entre les patients et les
sujets contrôles sur l'ensemble de l'épreuve et sur la 2ème minute

Pour la fluence simple phonologique, aucune différence significative ou suggestive n’est


constatée entre les patients et les sujets contrôles sur toutes les analyses obtenues à
l’ensemble de l’épreuve ou celles de la 2ème minute. En revanche, concernant le nombre
de répétitions et le nombre de clusters, la différence entre les deux groupes est légèrement
plus importante lors de la 2ème minute que lors de l’ensemble de l’épreuve (Annexe B).
Concernant la fluence simple sémantique, les différences entre les deux groupes sont
légèrement plus marquées pour la 2ème minute que sur l’ensemble de l’épreuve : des
différences significatives du nombre de mots corrects sont constatées entre les deux
groupes, sur l’ensemble de l’épreuve (μ_patients = 30,57 ; μ_contrôles = 38,13 ; p =

8
0,0008) ainsi que sur la 2ème minute (μ_patients = 9,57 ; μ_contrôles = 13,63 ; p =
0,0015). Par ailleurs, nous observons une différence significative du nombre d’erreurs
entre les patients et les sujets contrôles, uniquement sur le temps total de l’épreuve
(μ_patients = 0,29 ; μ_contrôles = 0,08 ; p = 0,0094). En revanche, concernant le nombre
de répétitions et la taille du cluster le plus long, nous observons des différences suggestives
entre les deux groupes seulement pour la 2ème minute (μRépét_patients = 0,9 ;
μRépét_contrôles = 0,47 ; p = 0,0476 / μTailleClu_patients = 3,21 ; μTailleClu_contrôles
= 4,21 ; p = 0,0269). Enfin, concernant le nombre de clusters produits, la p value de la
2ème minute est inférieure à celle de l’ensemble de l’épreuve (Annexe B).

Pour la fluence privative phonologique, nous observons une différence suggestive du


nombre de mots corrects, entre les patients et les sujets contrôles, seulement sur l’ensemble
de l’épreuve (μ_patients = 12,905 ; μ_contrôles = 15,51 ; p = 0,0473). A l’inverse, une
différence suggestive du nombre de répétitions entre les deux groupes est obtenue
uniquement sur la 2ème minute (μ_patients = 0,71 ; μ_contrôles = 0,35 ; p = 0,0491). Par
ailleurs, en ce qui concerne le nombre de switches produits, la p value de la 2ème minute
est inférieure à celle de l’ensemble de l’épreuve (Annexe B).
Pour la fluence privative sémantique, les différences entre les patients et les sujets
contrôles sont plus sensibles sur l’ensemble de l’épreuve que sur la 2ème minute : nous
observons une différence significative du nombre de mots corrects sur l’ensemble de
l’épreuve (μ_patients = 13,71 ; μ_contrôles = 17,24 ; p = 0,0007) là où cette différence
n’est que suggestive pour la 2ème minute (μ_patients = 3,095 ; μ_contrôles = 4,695 ; p =
0,0124). Enfin, nous observons entre les deux groupes, une différence significative du
nombre de switches (μ_patients = 9 ; μ_contrôles = 11,26 ; p = 0,0048) ainsi qu’une
différence suggestive du nombre de clusters (μ_patients = 2,86 ; μ_contrôles = 3,74 ; p =
0,0131) uniquement sur l’ensemble de l’épreuve.

Concernant la fluence alternative phonologique, une différence significative du nombre


de mots corrects est observée entre les deux groupes sur l’ensemble de l’épreuve
(μ_patients = 19,52 ; μ_contrôles = 24,04 ; p = 0,0057), tandis qu’elle n’est que
suggestive pour la 2ème minute (μ_patients = 7,48 ; μ_contrôles = 9,35 ; p = 0,0311).
Concernant le nombre de répétitions, des différences significatives sont constatées entre les
patients et les sujets contrôles aussi bien sur l’ensemble de l’épreuve (μ_patients = 7,48 ;
μ_contrôles = 9,35 ; p = 0,0311) que pour la 2ème minute (μ_patients = 7,48 ; μ_contrôles
= 9,35 ; p = 0,0311).

9
Pour la fluence alternative sémantique, nous observons des différences significatives du
nombre de mots corrects entre les deux groupes aussi bien sur l’ensemble de l’épreuve
(μ_patients = 17,14 ; μ_contrôles = 21,02 ; p = 0,001) que pour la 2ème minute
(μ_patients = 5,67 ; μ_contrôles = 7,58 ; p = 0,0046). Enfin, une différence significative
du nombre d’erreurs est constatée entre les patients et les sujets contrôles, uniquement pour
la 2ème minute (μ_patients = 0,905 ; μ_contrôles = 0,33 ; p = 0,0079).

3. Corrélations entre les performances des patients à la 2ème minute et leurs


résultats aux tests langagiers et neuropsychologiques ainsi qu’au questionnaire
de l'ECVB, exprimées par la p-value

Seul le nombre de mots corrects produits lors de la 2ème minute de chaque fluence verbale
a été analysé pour déterminer si des corrélations existaient avec les épreuves langagières,
exécutives et le questionnaire de l’ECVB.

Nous observons tout d’abord que les scores de la fluence simple phonologique sont
corrélés suggestivement au nombre de persévérations du WCST (p = 0,0377 ; ρ = -0,54)
ainsi qu’au nombre d’erreurs à cette même épreuve (p = 0,0321 ; ρ = -0,5539). Aucune
autre corrélation significative ou suggestive n’est constatée entre cette fluence et les autres
tests.
Concernant la fluence simple sémantique, le nombre de mots produits se trouve corrélé
significativement au score de l’épreuve de synonymie du TLE (p = 0,0029 ; ρ = 0,7779),
au temps d’épreuve d’inhibition du Stroop (p = 0,0072 ; ρ = -0,6619), ainsi que
suggestivement au temps d’épreuve de flexibilité du Stroop (p = 0,0152 ; ρ = -0,6327).

Ensuite, les scores en fluence privative phonologique sont, quant à eux, corrélés
significativement au score de l’épreuve d’antonymie du TLE (p = 0,0041 ; ρ = 0,7359), et
suggestivement au nombre d’erreurs commises lors de l’épreuve de flexibilité du Stroop (p
= 0,0402 ; ρ = -0,5532).
Quant à la fluence privative sémantique, les performances ne se trouvent corrélées
significativement ou suggestivement à aucun test langagier ou exécutif.

Par ailleurs, les scores aux fluences alternées phonologique et sémantique se retrouvent
corrélés significativement au temps mis à l’épreuve de la DO-80 (FCAP : p = 0,0028 ; ρ =
-0,7334 : FCAS : p < 0,0001 ; ρ = -0,8788).
Pour la fluence alternée phonologique, aucune autre corrélation n’est observée avec les
autres tests. En revanche, les performances en fluence alternée sémantique se trouvent
10
également corrélées suggestivement au score obtenu lors de l’épreuve de la DO-80 (p =
0,0275 ; ρ = 0,5866).

Au final, aucune corrélation significative ou suggestive n’est constatée entre le nombre de


mots corrects produits à la 2ème minute de chacune des fluences verbales et le nombre
d’erreurs commises, ainsi que le temps mis au test du TMT-B, le nombre d’erreurs
commises lors de l’épreuve d’inhibition du test Stroop ainsi que le score obtenu à l’ECVB.

Tableau 3 : Corrélations entre les scores obtenues à la 2ème minute des fluences et les
tests langagiers, neuropsychologiques et au questionnaire de communication.

FSP : fluence simple phonologique ; FSS : fluence simple sémantique ; FCPP : fluence
complexe privative phonologique ; FCPS : fluence complexe privative sémantique ; FCAP
: fluence complexe alternative phonologique ; FCAS : fluence complexe alternée
sémantique ; Corr : nombre de mots corrects produits ; tps : temps chronométré à
l’épreuve ; syn : synonymie ; ant : antonymie ; inhib : inhibition ; flex : flexibilité ; err :
nombre d’erreurs relevées ; pers : nombre de persévérations relevées ; orange : significatif
; rouge : suggestif.

4. Comparaison des performances à la 2ème minute entre les patients ayant


repris leur activité professionnelle et ceux ne l'ayant pas reprise

Seule une différence suggestive en faveur du groupe de patients ayant repris une activité
professionnelle a été observée entre les deux groupes pour la taille du plus long cluster de
la fluence simple phonologique (μPatient_R = 3,29 ; μPatient_NR = 2,2 ; p = 0,0305).

Même si les résultats ne sont ni significatifs ni suggestifs, nous observons néanmoins une
production de mots supérieure de 18,58% chez les patients ayant repris une activité
professionnelle. Cependant pour les fluences privative phonologique (μPatient_R = 4,5 ;
μPatient_NR = 5,18 ; p = 0,5943) et alternée sémantique (μPatient_R = 5,4 ; μPatient_NR

11
= 5,91 ; p = 0,645), les patients ayant repris le travail produisent moins de mots que ceux
n’ayant pas repris d’activité professionnelle.

Nous constatons, pour la majorité des fluences, que les patients n’ayant pas repris
d’activité professionnelle effectuent en moyenne 53,29% de répétitions de moins lors de la
2ème minute que ceux l’ayant reprise, excepté pour la fluence alternée sémantique
(μPatient_R = 0,1 ; μPatient_NR = 0,27 ; p = 0,352).
Concernant le nombre d’erreurs, les patients ayant repris une activité professionnelle en
produisent, en moyenne, davantage lors de la 2ème minute, que ceux n’en n’ayant pas
repris, pour les fluences privative phonologique (μPatient_R = 0,5 ; μPatient_NR = 0,45 ;
p = 0,6367), privative sémantique (μPatient_R = 0,625 ; μPatient_NR = 0,25 ; p =
0,9447) et alternée sémantique (μPatient_R = 1 ; μPatient_NR = 0,82 ; p = 0,8471). En
revanche, ils en produisent, en moyenne, moins lors des fluences simple phonologique
(μPatient_R = 0,2 ; μPatient_NR = 0,45 ; p = 0,3824), simple sémantique (μPatient_R = 0
; μPatient_NR = 0,2 ; p = 0,1675) et alternée phonologique (μPatient_R = 0,2 ;
μPatient_NR = 0,45 ; p = 0,6025).

Quant au nombre de clusters produits, il est en moyenne plus élevé de 30,61% chez les
patients n’ayant pas repris d’activité professionnelle, excepté pour la fluence privative
sémantique pour laquelle les moyennes sont égales entre les deux groupes.
Les moyennes de la taille du plus long cluster sont, quant à elles, toujours plus élevées de
37,40% chez les patients ayant repris leur activité professionnelle.
Par rapport au nombre de switches, les moyennes sont plus élevées chez les patients ayant
repris leur activité professionnelle que chez ceux ne l’ayant pas reprise pour les fluences
simples (FSP : μPatient_R = 7 ; μPatient_NR = 6,27 ; p = 0,5699 / FSS : μPatient_R =
7,1 ; μPatient_NR = 6 ; p = 0,4224), et inversement pour les fluences privatives (FCPP :
μPatient_R = 3,2 ; μPatient_NR = 3,82 ; p = 0,5679 / FCPS : μPatient_R = 2,875 ;
μPatient_NR = 3,125 ; p = 0,572).

Enfin, même si la différence n’est ni significative, ni suggestive, les patients ayant repris le
travail obtiennent une moyenne plus élevée à l’ECVB que ceux ne l’ayant pas repris
(μPatient_R = 88,3 ; μPatient_NR = 79,18 ; p = 0,1128).

5. Analyses complémentaires

Ni le côté de l’hémisphère lésé, ni la localisation, ni l’histologie de la tumeur n’ont


d’influence sur les résultats obtenus lors de la 2ème minute de chaque fluence verbale.
12
Concernant le nombre de chirurgies réalisées, une différence suggestive a été observée sur
le nombre de mots corrects produits lors de la 2ème minute de la fluence simple
phonologique entre les patients ayant été opérés une fois et ceux ayant été opérés deux ou
trois fois (μ1Chir = 8,93 ; μ2-3Chir = 5,71 ; p = 0,0427).
Aucune corrélation n’a été trouvée entre le pourcentage de résection et les résultats obtenus
lors de la 2ème minute de chaque fluence verbale.
Nous avons également observé que les patients ayant suivi un traitement adjuvant
produisaient en moyenne davantage de mots corrects lors de la 2ème minute des fluences
verbales que ceux n’ayant pas reçu de traitement adjuvant, sans que cela soit significatif ou
suggestif.
Enfin, lors de la 2ème minute des fluences verbales, aucune différence significative ou
suggestive n’est retrouvée entre les patients bilingues et ceux non bilingues.

IV. DISCUSSION (Candidat B)

L’objectif de notre mémoire était d’étudier la 2ème minute du test des fluences verbales,
afin de déterminer si cette analyse permettait de mieux détecter les troubles fins langagiers
et exécutifs chez les patients opérés d’un gliome, puisqu’ils ne sont pas toujours objectivés
par les tests classiquement réalisés. Il semble que l’étude de la 2ème minute des fluences
verbales apporte des informations supplémentaires par rapport à l’analyse de l’ensemble de
l’épreuve.

1. Interprétation des résultats

Hypothèse 1 : Les performances aux fluences verbales se dégraderaient à mesure que


le temps d’épreuve augmente, aussi bien chez les patients que chez les sujets
contrôles.

Nos résultats démontrent qu’il existe une différence significative, chez les patients comme
chez les sujets contrôles, concernant le nombre de mots produits entre la 1ère et la 2ème
minute de chaque fluence verbale. En effet, les individus produisent toujours moins de
mots lors de la 2ème minute de chaque fluence verbale. Il a été démontré chez des
individus tout-venant que plus le temps d’épreuve d’une minute augmente, plus la
production de mots s'amenuise (Crowe, 1998; Hurks et al., 2006). Nous faisons ce même
constat chez les patients opérés d’un gliome, sur deux minutes d’épreuve. La fluence
privative sémantique semble être celle qui creuse le plus d’écart chez les patients, puisque
ces derniers produisent 70,86% de mots de moins lors de la 2ème minute.
13
De plus, le nombre de répétitions est plus élevé lors de la 2ème minute, chez les patients
comme chez les sujets contrôles, pour cinq des six fluences verbales. Mais cette différence
n’est significative ou suggestive que pour les fluences privative phonologique et alternée
phonologique. Cela confirme l’observation des chercheurs selon laquelle les fluences
complexes nécessitent davantage de capacités exécutives que les simples (Hedman et al.,
2022; Hughes & Bryan, 2002).
Concernant le nombre d’erreurs commises lors de la 2ème minute, il ne semble pas être un
bon indicateur dans la détection des troubles fins, puisque pour la plupart des fluences, ce
chiffre est quasiment identique entre les deux minutes chez les deux groupes.
Notre étude met également en évidence l’intérêt du nombre de clusters et de switches dans
l’analyse temporelle des fluences verbales. En effet, pour chaque fluence verbale, il existe
des différences significatives entre la 1ère et la 2ème minute, avec des performances
moindres lors de la 2ème minute. Cette diminution du nombre de clusters et de switches
amène à constater que le stock sémantique et les capacités en mémoire verbale de
l’individu (évalués par le nombre de clusters), ainsi que sa flexibilité cognitive (évaluée par
le nombre de switches), s’amoindrissent et se détériorent à mesure que le temps d’épreuve
s’allonge. Nous rejoignons les conclusions de l’étude menée par Troyer et al. (1997),
attestant que la cotation du nombre de mots produits ne suffirait pas à elle-seule pour
analyser les résultats des fluences verbales. Néanmoins, l’indicateur de la taille du plus
long cluster ne semble pertinent que pour la fluence simple sémantique, pour laquelle il
existe une différence significative chez les deux groupes, entre les deux minutes.

Globalement, nos résultats démontrent bien que les performances aux fluences verbales se
dégradent à mesure que le temps d’épreuve augmente.

Ces constats nous amènent à valider notre première hypothèse.

Hypothèse 2 : L’analyse des performances obtenues lors de la 2ème minute des


fluences verbales serait plus pertinente que celle de l’ensemble de l’épreuve, pour les
patients avec gliome

La comparaison des performances aux fluences verbales, sur l'ensemble de l'épreuve puis
sur la 2ème minute, démontre qu’il existe une plus grande différence lors de la 2ème
minute entre les deux groupes, pour un tiers des analyses réalisées. Nous retrouvons une
majorité de différences significatives et suggestives dans le nombre de mots produits, le
nombre de répétitions et le nombre d’erreurs, pour la fluence simple sémantique, et les

14
deux fluences complexes alternées. Dans d’autres cas, une différence plus importante lors
de la 2ème minute est présente, sans qu’elle soit forcément significative ou suggestive.
Néanmoins, nous avons constaté que la fluence simple phonologique ne permettait
finalement pas de mieux détecter les troubles fins des patients, que ce soit lors de l’étude
de l’ensemble de l’épreuve ou bien celle de la 2ème minute uniquement. En effet, aucune
différence significative ou suggestive n’a été retrouvée entre les patients et les sujets
contrôles. De plus, nous observons pour cette même fluence que la moyenne des résultats
des patients se trouve dans la norme établie par Cardebat et al. (1990), ce qui rejoint le
constat de Norrelgen et al. (2020), indiquant que les résultats aux épreuves langagières de
patients opérés d’un gliome pouvaient se trouver dans les normes, alors qu’ils éprouvent
tout de même des difficultés langagières dans la vie quotidienne.
Par ailleurs, nous ne retrouvons, pour la fluence privative phonologique, qu’une différence
suggestive entre les patients et les sujets contrôles lors de la 2ème minute, sur le nombre de
répétitions, et qu’une différence suggestive également, lors de l’ensemble de l’épreuve sur
le nombre de mots produits.
Concernant la fluence privative sémantique, l’étude de l’ensemble de l’épreuve semble
plus pertinente. Nous y trouvons en effet davantage de différences significatives et
suggestives entre les patients et les sujets contrôles, alors que nous n’en constatons qu’une
suggestive lors de la 2ème minute notamment au niveau du nombre de mots produits.

Ainsi selon nos résultats, l’étude de la 2ème minute de la fluence simple sémantique et des
deux fluences complexes alternées semble davantage pertinente que celle de l’ensemble de
l’épreuve pour détecter les troubles fins langagiers et exécutifs des patients opérés d’un
gliome. De plus, le nombre de répétitions commises semble être un indicateur important,
puisqu’il se trouve souvent plus révélateur lors de la 2ème minute des fluences verbales
(pour quatre des six fluences). Enfin, l’étude du nombre de clusters se trouve, elle aussi,
davantage révélatrice de difficultés lors de la 2ème minute des fluences simples.

Notre hypothèse est donc partiellement validée.

Hypothèse 3 : Les scores à la 2ème minute des fluences verbales seraient corrélés aux
résultats des tests langagiers et neuropsychologiques, ainsi qu’à la plainte des patients
mesurée via l’ECVB.

Nos résultats permettent d’observer quelques corrélations entre les performances obtenues
lors de la 2ème minute des fluences verbales et certains tests langagiers et

15
neuropsychologiques pour cinq fluences sur six. Cela confirme que ces performances
dépendent aussi bien des capacités langagières qu’exécutives.
En outre, la littérature indique que les fluences complexes exigeraient un contrôle exécutif
plus élevé que les fluences simples (Hedman et al., 2022; Hughes & Bryan, 2002). Or,
nous constatons dans notre étude que les fluences complexes sont davantage corrélées aux
épreuves langagières. En effet, les performances à la 2ème minute des fluences alternatives
phonologique et sémantique sont corrélées de façon significative au temps d’épreuve de la
DO-80, test reflétant selon Moritz-Gasser et al. (2012), la vitesse d’accès lexical. Toutefois,
il existerait une influence sous-jacente des capacités en mémoire de travail verbale ainsi
que du contrôle exécutif sur la vitesse d’accès lexical (Moritz-Gasser et al., 2012). De plus,
la fluence alternative sémantique est corrélée suggestivement au score de la DO-80,
reflétant principalement les capacités d’accès lexical ainsi que l’intégrité du stock
sémantique (Moritz-Gasser et al., 2012).
Les fluences complexes ne sont finalement corrélées à aucun des tests exécutifs, excepté la
fluence privative phonologique qui est corrélée au nombre d’erreurs commises lors de
l’épreuve de flexibilité du Stroop.

Selon nos résultats, seules les performances aux fluences simple sémantique et privative
phonologique sont corrélées avec une épreuve exécutive et une épreuve langagière. De
plus, la recherche de mots devient plus difficile lors de la 2ème minute et fait davantage
appel à la composante exécutive (Hurks et al., 2006). Par conséquent, nous nous attendions
à plus de corrélations entre les performances lors de la 2ème minute des fluences verbales
et les résultats aux tests neuropsychologiques. Cependant, nous retrouvons des corrélations
entre la fluence simple phonologique et le nombre d’erreurs et de persévérations à
l’épreuve du WCST, confirmant l’implication des capacités de stratégie de recherche et de
planification lors de cette épreuve (Aita et al., 2018). Il en va de même pour la fluence
simple sémantique, qui est corrélée au temps d’épreuve d’inhibition et de flexibilité du
Stroop. Il existerait donc un chevauchement important entre les processus impliqués dans
les fluences verbales, ce qui corrobore les observations de Shao et al. (2014).

Quant à l’ECVB, aucune corrélation n’est retrouvée avec les performances obtenues lors
de la 2ème minute des fluences verbales. Nos résultats ne permettent donc pas de faire un
lien entre les compétences exécutives et langagières et les plaintes des patients mesurées
via cette échelle.

Finalement, notre hypothèse est partiellement validée.

16
Hypothèse 4 : Les performances obtenues à la 2ème minute des fluences verbales
seraient liées à la reprise d’une activité professionnelle

Nous constatons une grande variabilité de performances entre les patients ayant repris leur
activité professionnelle et ceux ne l’ayant pas reprise. En effet, même si aucun résultat
n’est significatif, les patients ayant repris le travail produisent en moyenne plus de mots
lors de la 2ème minute des fluences verbales, que ceux ne l’ayant pas reprise. Cependant, il
serait précipité d’affirmer que les patients ayant repris le travail ont de meilleures
compétences langagières et exécutives, puisque les patients n’ayant pas repris d’activité
professionnelle produisent plus de mots sur les fluences privative phonologique et
alternative sémantique qui requièrent des compétences cognitives de haut niveau (Hedman
et al., 2022; Hughes & Bryan, 2002).
A noter que les patients ayant repris le travail ont davantage de difficultés pour les fluences
complexes que pour les fluences simples puisqu’ils commettent plus d’erreurs et effectuent
moins de switches. Ils éprouvent donc des difficultés dans les tâches plus exigeantes sur le
plan cognitif.
Par ailleurs, les patients n’ayant pas repris leur activité professionnelle font moins de
répétitions pour chacune des fluences, excepté pour la fluence alternative sémantique. Ils
produisent également plus de clusters que l’autre groupe. En revanche, leur taille de cluster
est moins importante. Cela pourrait résulter d’une fragilité du stock sémantique,
caractérisée par une difficulté à maintenir le cluster, entraînant ainsi un épuisement rapide
de la catégorie sémantique, et la nécessité de passer à un autre cluster.

Nous avons porté notre intérêt sur la reprise du travail puisqu’il a été démontré par
Moritz-Gasser et al. (2012) que la rapidité d’accès lexical était corrélée à la récupération
des capacités professionnelles antérieures. Nous pensions donc que cet indicateur
permettrait de traduire la plainte des patients et voulions l’objectiver à travers les
performances de la 2ème minute des fluences verbales. Cependant, il convient de noter que
son équipe a travaillé sur deux groupes de patients (repris et non repris) appariés en âge,
niveau d’étude et volume pré-opératoire. Ce contrôle des variables n’a pas pu être réalisé
dans notre étude, ce qui a probablement influencé nos résultats. En effet, au sein du groupe
n’ayant pas repris le travail, nous constatons des différences interindividuelles en fonction
de la localisation tumorale, du niveau d’études, du pourcentage de résection, du nombre de
chirurgies et de l’âge. Ce ne sont donc pas les performances à la 2ème minute des fluences
verbales qui détermineraient la reprise du travail, mais plutôt différents facteurs tels que
ceux cités précédemment. En revanche, même si elle n’est ni significative ni suggestive,
17
nous remarquons une différence entre ces deux groupes concernant leurs scores à l’ECVB,
indiquant une plainte plus importante des patients n’ayant pas repris le travail.
Par ailleurs, le questionnaire descriptif nous a permis d’obtenir des informations
complémentaires concernant cette plainte puisque sur 7 patients ayant repris leur travail, 4
se sentent plus fatigués qu’avant l’opération, 3 se sentent moins performants, 2 se sentent
moins compétents, 3 se sentent moins rapides et 3 se sentent moins concentrés.

Finalement, les performances à la 2ème minute des fluences verbales ne semblent pas être
un prédicteur de la reprise professionnelle des patients opérés d’un gliome, puisqu’une
multitude de variables entre en jeu.

Notre hypothèse est donc invalidée.

A travers nos analyses complémentaires, nous observons une diminution du nombre de


mots corrects produits lors de la 2ème minute des fluences verbales, à mesure que le
nombre de chirurgie augmente. Néanmoins, aucune différence n’a été observée entre le
nombre de mots corrects produits lors de la 2ème minute et la localisation du gliome. De
ce fait, il est possible que la plasticité cérébrale ait joué un rôle car le cerveau est un
ensemble de réseaux neuronaux interconnectés entre eux et pouvant se compenser les uns
aux autres (Duffau, 2018). De plus, nous constatons que les patients ayant reçu un
traitement adjuvant présentent de meilleures performances que ceux n’en n’ayant pas reçu,
malgré les troubles cognitifs potentiellement induits par ces traitements (Lawrie et al.,
2019).

Ainsi, notre étude montre qu’il existe une dégradation des performances aux fluences
verbales à mesure que le temps d’épreuve augmente, autant chez les patients que chez les
sujets contrôles, confirmant ainsi les observations de Crowe (1998). Comme le suggéraient
Hurks et al. (2006), la recherche de mots deviendrait de plus en plus tributaire de nos
fonctions exécutives. De plus, l’analyse détaillée de la 2ème minute confirme une
sollicitation accrue des processus cognitifs de haut niveau, caractérisée par une diminution
des switches et des clusters sur la 2ème minute par rapport à la 1ère minute.
À l'instar de ce qu’observaient Norrelgen et al. (2020), notre étude confirme la persistance
des difficultés langagières et exécutives chez les patients à plus de 3 mois post-opératoire.
Ces résultats confirment l’intérêt de l’analyse détaillée des performances des patients lors
de la 2ème minute des fluences verbales et soulignent la nécessité d’intégrer les fluences
simples et complexes dans l’évaluation de ces patients.

18
2. Limites de l’étude

Malgré notre volonté de minimiser les biais, des limitations existent dans notre étude.
Notre échantillon de 21 individus demeure relativement restreint pour conclure à des
résultats statistiquement robustes et représentatifs. Il en découle des analyses intragroupes
difficilement exploitables puisque certaines variables ne contenaient que des sous-groupes
composés d’un seul individu.
Par ailleurs, il manque une donnée concernant l’histologie du gliome d’un patient, et celles
concernant le pourcentage de résection de deux patients. De surcroît, 6 patients n’avaient
pas encore réalisé leur bilan post-opératoire, réduisant de facto notre échantillon lors des
analyses de corrélations avec les tests langagiers et exécutifs, et pouvant avoir entraîné un
biais d’attrition. D’autre part, même si le choix des patients se voulait aussi représentatif
que possible de la population de patients opérés d’un gliome, un biais de sélection pourrait
être observé puisque 13 patients sur 21 présentent un niveau supérieur à bac+3.
Le déroulement des épreuves était hétérogène pour les patients et les sujets contrôles,
puisque pour certains cela a été réalisé en visioconférence. Ce biais lié à l’environnement
pourrait avoir influencé leurs performances. Nous notons également un biais
d’instrumentation puisque les épreuves et questionnaires ont été administrés par deux
évaluatrices différentes.
Un autre point à considérer est l’ECVB : il s’agit d’un outil d’évaluation non normé et non
spécifiquement destiné à la population atteinte d’un gliome.
Enfin, la fatigabilité des patients pourrait avoir affecté leurs performances puisque certains
patients ont réalisé des tests et examens médicaux avant notre évaluation.

3. Perspectives

Les résultats de notre étude mettent en évidence une différence significative de


performances sur la 2ème minute des fluences verbales entre les patients opérés d’un
gliome et les sujets contrôles. Toutefois, afin d’infirmer ou confirmer nos observations, une
réplication de cette étude sur un échantillon plus vaste serait nécessaire.
En outre, élargir cette investigation à d’autres pathologies neurologiques entraînant des
troubles fins, tels que les traumatismes crâniens légers ou les accidents vasculaires
cérébraux sans séquelles importantes, permettrait une meilleure objectivation de ces
troubles et orienterait leur rééducation de manière plus adaptée.
Il serait également pertinent d’explorer d’autres tests langagiers et neuropsychologiques
plus coûteux cognitivement et plus sensibles, pour mettre davantage en avant l’implication

19
des composantes langagières et exécutives lors de la 2ème minute des fluences verbales.
Nous avons en effet observé un effet plafond lors des tests proposés au bilan habituel.
De plus, comparer les résultats à la 2ème minute des fluences en pré et post-opératoire
permettrait d’affirmer la sensibilité de cette analyse dans la détection des difficultés
cognitives des patients opérés d’un gliome. Cette comparaison pourrait également se faire
sur du long terme afin d’observer s’il existe une persistance de l'altération des
performances à 12 mois post-opératoire, comme ont pu le constater Norrelgen et al. (2020).
Enfin, l'étude de la fréquence des mots produits lors de la 2ème minute des fluences
verbales ainsi que l'évaluation de la fatigue mentale en lien avec la vitesse de traitement
pourraient également enrichir notre compréhension des altérations cognitives des patients.

V. CONCLUSION (Candidat B)

Notre étude conclut à une dégradation des performances, au fil des épreuves de fluences
verbales en deux minutes, que ce soit chez les patients ou chez les sujets contrôles. Par
ailleurs, l’analyse de la 2ème minute pourrait être plus discriminante que l’analyse de
l’ensemble de l’épreuve car les performances des patients apparaissent majoritairement
moindres que celles des sujets contrôles lors de la 2ème minute. Notre étude met
également en lumière l'intérêt de l’analyse qualitative des fluences verbales pour objectiver
l’intervention des processus cognitifs de haut niveau. De ce fait, l’analyse quantitative et
qualitative des performances obtenues lors de la 2ème minute semble pertinente pour
acquérir davantage de connaissances sur les processus cognitifs des patients.
En revanche, nous n’avons pas trouvé de corrélation entre les performances à la 2ème
minute et la reprise professionnelle, indiquant que d’autres facteurs interindividuels
interviennent et que l’étude de la 2ème minute ne semble pas être suffisante pour
déterminer cette orientation.
En outre, afin de confirmer l'intérêt de l’étude de la 2ème minute dans la détection des
troubles fins exécutifs et langagiers, il serait nécessaire de mener ces recherches auprès
d’échantillons plus vastes.
En conclusion, introduire l’étude de la 2ème minute des fluences verbales dans
l’évaluation des capacités cognitives pourrait permettre de détecter des troubles non
objectivés par les tests classiques. Or, cette approche reste, à notre connaissance, peu
décrite dans la littérature.

20
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ANNEXES :

Annexe A : Comparaisons des résultats entre la 1ère et la 2ème minute des six
fluences verbales du protocole chez les patients et chez les sujets contrôles.

FSP : fluence simple phonologique ; FSS : fluence simple sémantique ; FCPP : fluence
complexe privative phonologique ; FCPS : fluence complexe privative sémantique ; FCAP
: fluence complexe alternative phonologique ; FCAS : fluence complexe alternée
sémantique ; Corr : nombre de mots corrects produits ; Repet : nombre de répétitions ; Err
: nombre d’erreurs ; Clu : nombre de clusters ; TailleClu : nombre de mots produits dans
le plus long cluster ; Sw : nombre de switches ; Ddl : degré de liberté ; orange : significatif
; rouge : suggestif.
Annexe B : Comparaisons des performances aux fluences verbales entre les patients
et les sujets contrôles sur le temps total d’épreuve et sur la 2ème minute.

FSP : fluence simple phonologique ; FSS : fluence simple sémantique ; FCPP : fluence
complexe privative phonologique ; FCPS : fluence complexe privative sémantique ; FCAP
: fluence complexe alternative phonologique ; FCAS : fluence complexe alternée
sémantique ; Corr : nombre de mots corrects produits ; Repet : nombre de répétitions ; Err
: nombre d’erreurs ; Clu : nombre de clusters ; TailleClu : nombre de mots produits dans
le plus long cluster ; Sw : nombre de switches ; Ddl : degré de liberté ; orange : significatif
; rouge : suggestif.
ATTESTATIONS DE NON-PLAGIAT

Je soussignée , déclare être pleinement consciente que le plagiat de


documents ou d’une partie d’un document publiés sous toutes formes de support, y
compris l’Internet, constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude
caractérisée. En conséquence, je m’engage à citer toutes les sources que j’ai utilisées pour
écrire ce mémoire.

Signature :

Je soussignée , déclare être pleinement consciente que le plagiat de


documents ou d’une partie d’un document publiés sous toutes formes de support, y
compris l’Internet, constitue une violation des droits d’auteur ainsi qu’une fraude
caractérisée. En conséquence, je m’engage à citer toutes les sources que j’ai utilisées pour
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