Maladies du palmier à huile en Afrique et Amérique
Maladies du palmier à huile en Afrique et Amérique
Résumé. - Le Fusarium oxysporum f. sp. elaeidis est le parasite le plus répandu en Afrique. Le test d'inoculation en prépépinière per-
met la sélection de lignées dont la sensibilité en replantation dans des zones à fusariose est inférieure à 60 p. 100 de la lignée témoin (connue
pour sa bonne tolérance dans la première génération) plantée dans les mêmes conditions. En replantation, les jeunes plants doivent être mis
en place dans l'interligne, à 4,5 m de l'emplacement des vieux palmiers. La culture en sol nu réduit l'incidence de la maladie de 40 p. 100.
En Amérique latine, la chlorose des jeunes feuilles, la pourriture de la flèche ou du cœur sont les causes principales de la mortalité qui a
empêché la culture de E. guineensis à Turbo, en Colombie. L'hybride E. melanococca X E. guineensis est tolérant. La cause de la maladie
est inconnue. La maladie des taches annulaires apparaît dans des plantations de jeunes palmiers où des graminées prédominent. Une autre
forme de cette maladie, transmise par Sogatella cubana et/ou S. kolophon, existe en Afrique. Dans' les deux cas, l'agent étiologique est
inconnu. L'éradication des graminées réduit les dégâts. La Marchitez est associée à des protozoaires intraphloémiques. Son vecteur est
inconnu, mais la pulvérisation de la base du stipe avec de l'Endrine deux fois par an limite l'incidence de cette maladie.
INTRODUCTION hie est le Fusarium oxysporum f. sp. elaeidis qui vit dans le
sol et pénètre dans les racines où il se développe dans le
D'origine africaine et d'utilisation alimentaire tradition- xylème. Il s'ensuit une obstruction des vaisseaux, entraî-
nelle sur ce continent, le palmier à huile a connu un déve- nant plus ou moins rapidement le dépérissement puis la
loppement très important sous forme de plantations, mort du palmier. Parfois le palmier parasité survit mais sa
d'abord en Asie puis en Afrique et, plus récemment, en croissance est très ralentie, perturbée, et sa production est
Amérique latine. Plante robuste dans les populations natu- faible ou nulle (Fig. !).
relles, elle est capable de s'implanter dans des écologies
assez variées (climatique et édaphique) à condition de ne
pas rencontrer d'obstacles sur le plan sanitaire. En Malai-
sie, comme en Indonésie et à un degré moindre en Afrique,
c'est surtout au stade de la replantation que se pose le pro-
blème du Ganoderma résolu en partie grâce à des techni-
ques culturales appropriées. En Afrique les maladies sont
nombreuses. La fusariose constitue actuellement le pro-
blème majeur principalement en replantation. Les maladies
de pépinière, la cercosporiose, maladie foliaire, et le blast,
maladie transmise par un insecte et vraisemblablement
associé à des mycoplasmes, sont maintenant bien maîtri-
sées. En Amérique latine, la culture du palmier se heurte à
des problèmes sanitaires importants, inconnus pour cer-
tains sur les autres continents, et d'étiologie peu ou pas
encore connue.
Nous nous limiterons à exposer le problème de la fusa-
riose en Afrique et celui des maladies du palmier à huile en
Amérique latine.
1. - Généralité.
Parmi les maladies du palmier à huile, la fusariose est
celle qui revêt le plus d'importance en Afrique. Ce dépéris-
sement est connu en Côte-d'Ivoire, au Ghana, au Bénin,
au Cameroun, au Congo et au Zaïre. Le parasite responsa- FIG. 1. - Pahniers atteints de fusariose (Côte- d'Ivoire) ; au J"' plan :
palmier chétif présentant des symptômes chroniques de fusariose ; au 2•
plan : symptômes typiques avec dessèchement, cassure des feuilles basses, et
arrêt de croissance des Jeunes feuilles (Palmas afectadas por Jusariosis -
(1) Communication présentée au 4' Congrès international sur la patholo- Costa de Marfil - ; en Ju término : palma enclenque, con sintomas cr6m-
gie des plantes tenu à Melbourne (Australie) du 17 au 24 août 1983. cos de fusariosis; en 2do térmmo : sfntomas tfpicos con secamiento y
(2) Département Phytopathologie de l'l.R.H.O. - Plantation R.- rotura de las hojas bajeras, e interrupciôn de crecimiento de las hojas j611e-
Mtchaux, B.P. B, Dabou (Côte-d'Ivoue). nes).
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Alors que dans les conditions les plus défavorables en Ce test est effectué sur toutes les lignées du programme
première génération, les pertes cumulées sont inférieures à de sélection à raison de 160 plants (8 répétitions de
1 p. 100 d'arbres par année de culture, elles sont très supé- 20 plants) ; chaque année 600 à 700 croisements différents
rieures à ce taux en replantation avec les lignées sensibles sont testés, en 3 ou 4 séries.
ou peu tolérantes. A l'intérieur d'une série chaque croisement est caracté-
Si l'on considère que les pertes de production sont de risé par un indice qui est le rapport du pourcentage moyen
l'ordre de 0,9 p. 100 en poids pour 1 p. 100 de palmiers de plants infestés d'un croisement sur le pourcentage
fusariés, à 20 ans, la chute de production sera d'environ moyen de plants malades de toute la série [2]. Plus l'indice
30 p. 100. est faible plus la lignée est tolérante. A partir de ces don-
La fusariose constitue donc un handicap considérable nées de base sur chaque croisement, l'indice moyen d'un
au niveau des replantations en zone fusariée, et à plus ou géniteur est obtenu en faisant la moyenne des indices des
moins long terme, tous les programmes de replantations croisements dans lesquels il intervient. De même, les
sont concernés par cette maladie : lignées appartenant à une même reproduction sont regrou~
Côte-d'Ivoire .......................... . 120 000 ha pées et un indice moyen est calculé. La valeur de l'indice,
Cameroun ............................. . 20 000 ha elle-même, est importante mais également le nombre de
Zaïre ................................. . 100 000 ha croisements d'indice inférieur ou supérieur à 100, dans
Nigeria ........................ (environ) 100 000 ha chaque reproduction. Ainsi peuvent être comparées entre
Bénin ................................. . 20 000 ha elles les différentes reproductions, certaines étant plus tolé-
rantes que d'autres [3].
360 000 ha
La localisation du parasite, aussi bien dans le sol que
dans la plante, rend la lutte particulièrement difficile, et 3. - Comportement au champ.
l'emploi de fongicide est impossible sur de grandes surfa-
ces, voire même dangereux.
Au champ, les croisements d'indice inférieur à 100 sont
Dans les plantations expérimentales plantées en lignées plantés en zone fusariée. Les différences de comportement
repérées, il est très rapidement apparu entre 1950-1960 des obtenues dans les tests se retrouvent au champ et on cons-
différences très nettes de comportement liées aux croise- tate qu'en replantation tous ces croisements sont plus tolé-
ments. C'est sur cette base qu'a pu être commencé dès
rants que le croisement témoin considéré comme l'un des
1960 en Côte-d'Ivoire un programme d'amélioration de la
plus tolérants en première génération. Bien que le pourcen-
résistance du palmier à huile à la fusariose par l'I.R.H.O.
tage de plants fusariés paraisse assez élevé, ceci dû au
(Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux).
système de notation sévère, cette différence entre la lignée
témoin et les lignées sélectionnées démontre le progrès
accompli depuis une dizaine d'années par la sélection
2. - Test en prépépinière. (Fig. 3). La maladie progresse rapidement durant les 2 ou
3 premières années en replantation, les nouveaux cas deve-
Au schéma général de sélection du palmier à huile basé nant plus rares ensuite [4]. Il faut donc considérer la fusa-
sur la sélection récurrente réciproque [1], destiné à amélio- riose surtout comme une maladie du jeune âge en replanta-
rer le rendement, il a été décidé d'ajouter le critère de résis- tion, et pour cela il paraît essentiel d'intervenir le plus tôt
tance à la fusariose. Il est possible d'obtenir les symptômes possible pour diminuer les risques de contamination des
de la maladie sur de jeunes plants en prépépinière par ino- jeunes plants. L'une des mesures essentielles consiste à
culation artificielle au niveau des racines [2] . Les symptô- planter du matériel végétal tolérant, mais l'extériorisation
mes apparaissent 8 semaines après l'inoculation (Fig. 2) du potentiel de résistance dépend de l'environnement. Les
mais le comptage final est effectué 4 à 5 mois après l 'ino- résultats de différents essais de replantation sur la Planta-
culation, sur la base des symptômes internes et externes, en tion R.-Michaux de l'I.R.H.O. en Côte-d'Ivoire permet-
sectionnant la jeune plantule. tent de dégager quelques principes généraux pom la mise
en place des jeunes palmiers.
4. - Dispositif de plantation.
t. 4,5m
m 0,0
0,1
15,8
7,8
32,5
20,4
37,6
24,7
40,8
27,4
C
de siembra al antiguo toC6n)
5
/ Distance à l'ancienne souche
(Distancia al antiguo toc6n)
P. 100 de plants fusariés
(de palmas con fusariosis)
LS {!) LT {!)
m 57,5 12,5
4,5 m 43,7 8,6
moyen de 2 p. 100 par an) sur des surfaces réduites, 25 ha ; ment. Les inoculations de bactéries et de champignons
cette progression est encore plus lente dans les parcelles les n'ont pas permis de reproduire les pourritures. Les diffé-
plus étendues, on n'a enregistré que 0,65 p. 100 de plants rents traitements fongicides, bactéricides, et insecticides,
morts à 2,5 ans sur 400 ha. effectués dans un but de diagnostic n'ont, pour le
Des cas sporadiques de pourriture de flèche apparaissent moment, pas permis de définir une orientation particulière
en Equateur dans les plantations situées sur le versant des recherches. Le rôle d'insecte vecteur comme hypothèse
Pacifique [8], rares sont les palmiers sur lesquels ceux~ci de travail est en cours d'étude.
évoluent en pourriture de cœur. Les essais d'introduction d'insectes, provenant des lisiè-
Au Pérou, dans la zone amazonienne, la maladie existe res, dans des cages contenant des palmiers de pépinière ont
sur la plantation de palmiers, elle s'apparente à celle de permis d'obtenir des taches huileuses sur les flèches, mais
l'Equateur mais ne constitue pas un problème majeur, les aucune évolution en pourriture. Les observations en
cas étant dispersés et peu fréquents. microscopie électronique doivent être approfondies.
Au Brésil des symptômes analogues existent tant dans
l'Etat de Bahia, où la situation peut être considérée comme
grave, que dans l'Etat de Parà où les arbres malades sont 2. - Maladie des taches annulaires et pourriture
rares [9]. sèche.
~
FIG. 6. - Pourrilure du cœur (Equateur) :
evolution possible de la pourriture dans le
stipe. (Pudrici6n del cogollo - Ecuador - :
evoluci6n posible de la pudrici6n en el estipe).
tes feuilh...:. sont rares. Les dégâts sont faibles, 1 à 2 p. 100 dans la plantation pour lutter contre cette maladie. En
des palmiers sont atteints, mais des foyers importants peu- Equateur les hybrides sont très tolérants, il n'en est pas de
vent se développer et 25 à 35 p. 100 des palmiers peuvent même en Côte-d'Ivoire.
mourir.
l'application d'Endrine à 1 p. 100 de P.C., entraîne une - la Marchitez dont le syndrome est constant quelle
réduction des cas de Marchitez de 200-400 par mois à que soit la situation géographique, mais dont 1'incidence
moins de 50, l'arrêt des traitements étant suivi par une nou- est très variable, pouvant sans intervention particulière
velle recrudescence de la mala~ie [11]. interdire la culture du palmier ;
Malgré cette diminution des cas, en même temps que les - les chloroses ou jaunissement, à symptômes très
populations de Sf!_galassa diminuent, rien ne prouve que variables allant du léger jaunissement au jaunissement dif-
cc:tte larve de lépidoptère est le vecteur de la Marchitez. fus généralisé accompagné ou non de taches annulaires. ou
Sur le Hart-Rot du cocotier, également associé à des proto- à la pourriture profonde entraînant la Mort du palmier, et
zaires, ces traitements à l'Endrine ne freinent pas la mala- tout cela avec une intensité très variable d'une région à
die [17). D'autres insectes ont été suspectés, tel Macropy- l'autre.
gium reticulare, et des recherches au Surinam semblent Dans l'état actuel des connaissances, il est difficile de
s'orienter vers des planthopper et des leafhopper. Des prévoir les problèmes sanitaires qui se poseront sur une
observations récentes faites par Desmier de Chenon en nouvelle plantation mais l'expérience a montré que pour
Equateur ont mis en évidence que des punaises du genre toutes ces maladies il existe des stades critiques auxquels la
Lincus pourraient être un vecteur possible de la Marchitez plante est réceptive, principalement dans le jeune âge.
[18]. Enfin on sait que des Euphorbiacées, ainsi que Ascle- Toutes les études menées sur ces maladies ont été ponc-
pia curassavica hébergent des flagellés, mais aucune rela- tuelles, de courtes durées et réalisées dans le souci de sau-
tion n'a pu être établie entre ces plantes contaminées et la vegarder le capital investi. Ce sont grâce à ces recherches,
Marchitez. essentiellement de terrain, que des solutions pratiques ont
L'hybride E. melanococca X E. guineensis est plus tolé- été trouvées et que la culture du palmier a pu être mainte-
rant que E. guineensis pur. Cet hybride a une teneur élevée nue et étendue. Ces mesures relèvent de techniques cultura-
en phénol ainsi qu'un hypoderme très sclérifié [19], et ces les et sanitaires adaptées, soit encore d'un choix de maté-
caractéristiques pourraient évidemment être des facteurs de riel végétal tolérant, il s'agit donc là de méthodes indirectes
résistance. de lutte qui ont également abouti à établir quelques hypo-
thèses de travail, toutes d'ailleurs convergeant vers la
recherche d'agent vecteur.
Pour la Marchitez étroitement associée à la présence de
CONCLUSION protozoaires, plusieurs hypothèses ont été émises sur la
nature de l'insecte vecteur ; pour les taches annulaires ou
Au cours des quinze dernières années la culture du pal- la pourriture sèche du cœur en Afrique, l'existence d'un
mier à huile s'est considérablement accrue dans le monde. vecteur aérien a été prouvée. Pour les chloroses, la cause
Dans les zones de culture traditionnelle, Afrique et_ Asie, reste totalement inconnue. De nombreux points sont
des programmes importants ont été réalisés sans rencontrer encore obscurs : l'efficacité de l'Endrine tant que le rôle
d'obstacle majeur ou de problèmes nouveaux. Bien que la des insectes n'aura pas été prouvée ; l'évolution si diffé-
fusariose constitue un problème redoutable en replantation rente des pourritures de flèche et du cœur d'une région à
en Afrique, les progrès accomplis en Côte-d'Ivoire depuis l'autre, dans des écologies aussi différentes que les zones
plusieurs années, essentiellement en matière de sélection très anciennement cultivées de la côte Pacifique de l'Equa-
aussi bien que les travaux engagés plus récemment au teur et la région de Turbo ou les forêts amazoniennes ; les
Cameroun ou au Zaïre, assurent encore un avenir promet- causes de l'expression des symptômes de chlorose en liai-
teur au palmier en Afrique. Par contre, en Amérique son avec les facteurs agronomiques, la cause éventuelle de
latine, la réussite des plantations a été inégale, tantôt avec certains de ces symptômes dans les facteurs climatiques, les
des rendements impressionnants de 6 t d'huile à l'ha, sans relations entre ces chloroses et celles existant en Amérique
problèmes de maladie bien sûr, tantôt avec l'apparition dès Centrale.
le jeune âge de maladies foudroyantes et inconnues. La En dehors des utilisateurs immédiats du palmier à huile,
situation sanitaire générale des petites ou des grandes plan- les chloroses ont jusqu'à maintenant peu intéressé les cher-
tations disséminées en Colombie, au Venezuela, en Equa- cheurs. Pourtant un vaste domaine de recherches originales
teur, au Pérou, à Panama, au Nicaragua, au Brésil fait reste à explorer qui devrait associer les entomologistes,
apparaître qu'il existe deux grands groupes de maladies : les virologistes, les phytopathologistes et les agronomes.
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SUMMARY RESUMEN
Destructive diseases of oil pa1m in Africa and South Ame- Enfermedades destructoras de la palma africana en el
rica. Africa y en Suramérica.
J.-L. RENARD, G. QUILLEC, Oléagineux, 1984, 39, N° 2, J. L. RENARD y G. QUILLEC, Oléagineux, 1984, 39, N' 2,
p. 57-67. p. 57-67.
Fusarium oxysporum f. sp. elaeidis is the most widespread Fusarium oxysporum f- sp. elaeidis es el parâ.sito mas comll.n en el
parasite in Africa. The prenursery inoculation test allows lines to Africa. La prueba de inoculaci6n en presemillero permite seleccio~
be chosen whose sensitivity in replanting in a wilt zone is less than nar lineas cuya sensibilidad en las renovaciones en âreas con fusa-
60 p. 100 of the control line (known for its good tolerance in the riosis sea menor que la linea testigo (conocida por su buena tole-
first generation) planted under the sa.me conditions. In replanting, rancia en la primera generaci6n) sembrada en las mismas condi~
young plants should be positioned in the interrow, 4.5 m from the ciones, en un 60 p. 100. En las renovaciones los plantones j6venes
site of the old palms. Bare soi! cultivation reduces the occurrence han de establecerse en el interlinea, a 4,5 m de la ubicaci6n de las
of the disease by 40 p. 100. In Latin America, chlorosis of young palmas viejas. El cultivo con suelo desnudo reduce el impacto de
leaves, and rotting of the spear or bud is the main cause of mor- la enfermedad en un 40 p. 100. En América latina, la clorosis de
tality that has prevented the cultivation of E. guineensis at Turbo las hojas j6venes, la pudrici6n de la flecha o del cogollo, son las
in Colombia. The hybrid E. melanococca x E. guineensis is tole- causas principales de la mortalidad que impidi6 el cultivo de E.
rant. The cause of this disease is unknown. Annular ring disease guineensis en Turbo, Colombia. El hibrido E. melanococca x E.
appears in plantations of young palms where grasses predominate. guineensis es tolerante. No se conoce la causa de la enfermedad.
A variant of this disease, transmitted by Sogatella cubana and/or La enfermedad de las manchas anulares se manifiesta en planta-
s: kolophon, exists in Africa. In both cases the etiological agent is ciones de palmas j6venes en las que predominan gramineas. Otra
unknown. Elimination of grasses reduces the damage. Marchitez forma de esta enfermedad, transmitida por Sogate/la cubana y!o
is associated with intraphloemic protozoa. lts vector is unknown, S, kolophon, se encuentra en el Africa. En ambos casos se desco-
but spraying the base of the stem with Endrin twice yearly redu- noce el agente causal. La extirpaci6n de gramineas reduce los
ces the occurrence of this disease. dai:i.os. La Marchitez esta asociada con protozoarios intrafloémi~
cos. No se conoce el vector de la misma, pero se logra reducir el
impacta de esta enfermedad mediante pulverizaciones de Endrin
en la base del estipe, dos veces al ..afio .
•
Enfermedades destructoras de la palma africana
en el Africa y en Suramérica 11>
I. - FUSARIOSIS DE LA PALMA AFRICANA de plantones con fusariosis parece bastante alto, lo cual se debe al
sistema de calificaci6n bastante severo, esta diferencia entre la
lînea testigo y las lineas seleccionadas muestra el progreso de la
1. - Geoeralidades. selecciém desde hace unos 10 ai'ios (Fig. 3). La enfermedad
Entre las enfermedades de la palma africana, la fusariosis es la avanza râpidamente en los pnmeros 2 o 3 aifos en las renovacio-
que mayor importancia tiene en el Africa. Este marchitamiento se nes, siendo los nuevos casas menas frecuentes después [4]. Por lo
encuentra en Costa de Marfil, Ghana, Benin, Cameriin, Congo y tanto, la fusariosis debe considerarse principalmente una enfer-
Zaire. Se debe a Fusarium oxysporum f. sp. elaeidis, que vive en medad de los àrboles j6venes en las renovaciones, par lo que
el suelo y penetra en las raices, en el xilema de las cuales se desar- parece sumamente importante intervenir lo antes posible para dis-
rolla, produciendo una obstrucci6n de los vasos, que trae a su vez minuir el riesgo de contaminaci6n de los plantones j6venes. Una
el marchitamiento, en un plazo variable, y luego la muerte de la de las medidas mas importantes consiste en sembrar material
palma. La palma afectada por este parasita sobrevive a veces, con vegetal tolerante, pero la exteriorizaci6n del potencial de resisten-
crecimiento muy retrasado y trastornado, y con producci6n baja o cia depende del entorno. Los resultados de diversos ensayos de
nula (Fig. 1). renovaci6n en la plantaci6n Robert-Michaux del I.R.H.O. en
Cuando en las condiciones mâs desfavorables en la primera Costa de Marfil, permiten sacar algunos principios generales para
generaci6n, las pérdidas acumuladas son menares del 1 p. 100 de la instalaci6n de palmas j6venes.
arbales par cada afio de cultivo, en las renovacianes son muy por
encima de este data en las lineas sensibles o poco tolerantes.
Considerandose unas pérdidas de producci6n del orden del 0,9 4. - Dispositivo de siembra.
p. 100 en peso y del 1 p. 100 de palmas con fusariosis, la baja de
producci6n sera de unos 30 p. 100 a los 20 arias. En las renovaciones, la proximidad del sitio del toc6n
0 sea que la fusariosis constituye una desventaja considerable (extirpado o no) de la palma tumbada, representa una fuente
en las renovaciones en las areas con fusariosis, y a plazo mas a importante de in6culo, observâ.ndose en las mismas que cuanto
menas largo esta enfermedad plantea problemas en todos los pro- mayor la distancia entre la palma j6ven y la ubicaci6n de un
gramas de renovaci6n : toc6n, menas afectada resultaba ésta en las etapas j6venes. Esto
120 000 ha viene confirmado por la experimentaci6n (Cuadro 1), y demuestra
Costa de Marfil .. que mâs que el toc6n propiamente dicho, el propio sit10 del toc6n
Camerun ... . 20 000 ha
100 000 ha
contiene el in6culo, y que la densidad del in6culo decrece
Zaire ........... . conforme se aleje uno de esta ubicaci6n, siendo esta vâlido en un
Nigeria, ............ (poco mas o men.os) 100 000 ha
20 000 ha cultiva anterior de « linea sensible » o « Hnea tolerante » en la
Benin primera generaci6n (Cuadro II). Parece iniitil extirpar el toc6n
360 000 ha (Cuadro IIJ). Las primeras palmas con fusariosis siempre
aparecen en las resiembras, en la ubicaci6n de los foc os de
El que este parasita se localice tanto en el suelo coma en la enfermedades o en las llneas sensibles de la primera generaci6n.
planta hace que la lucha sea especialmente dificil, y el uso de fun-
gicidas en superficies extensas resulte imposible y hasta peligroso.
En las plantaciones experimentales sembradas en lineas identifi- 5. - Prlicticas de cultivo.
cadas, entre 1950 y 1960 surgieron muy pronto diferencias muy
nltidas de comportamiento relacionadas con los cruzamientos. Suelo desnudo.
Con base en estas observaciones, el Institut de Recherches pour La conservaci6n del suelo desnudo mediante labranzas sucesivas
les Huiles et Oléagineux (I.R.H.0.), ha podido iniciar a partir del en los primeras tres a nos de siem bra, es un factor que dismifiuye
aïio 1960 un programa de mejora de la resistencia de la palma la incidencia de la fusariosis (con un 7,4 contra un 12,4 p. IOO), y
africana a la fusariosis. permite que las palmas j6venes se desarrollen perfectamente
(habiéndose demostrado esta en varias ocasiones en otros
lugarcs).
2. - Prueba de semillero.
Ademâs del esquema general de selecci6n de la palma africana Planta de cobertura.
basado en la selecci6n recurrente reciproca [l], y cuyo objeto es la Se logra reducir el impacta de la fusariosis en un 27 p. 100
mejora del rendimiento, se decidi6 tener en cuenta el criterio de estableciento una cobertura de Brachiaria coma sustituci6n de la
resistencia a la fusariosis. Se acierta a reproducir los sintomas de Pueraria :
la enfermedad en plantones j6venes de presemillero, por inocula-
- con Pueraria : 36,"l p. 100 de plantones con fusariosis,
ci6n artificial al nive! de las raices [2]. Los sintomas se observan a
las 8 semanas después de la inoculaci6n (Fig. 2), pero el conteo - con Brachiaria : 26,3 p. 100 de plantones con fusariosis.
final se realiza de 4 a 5 meses después de la inoculaci6n, con base No obstante el efecto benéfico de Brachiaria en la protecci6n
en sintomas internas y externos, seccionando la plântula. sanitaria, tiene el inconveniente de competir mucha con la palma
Esta prueba se efectiia en todas las lineas del programa de selec- para la fertilizaci6n nitrogenada, y se sabe que ésta desempefta un
ci6n, a raz6n de 160 plantones (con 8 replicaciones de 20 planto- pape! importante en la manifestaci6n de la enfermedad.
nes), probandose cada aiîo de 600 a 700 cruzamientos distintos,
dentro de 3 o 4 series. Fertilizaci6n.
Dentro de una serie cada cruzamiento viene caracterizado por Por lo que se refiere al nitr6geno, se recomendaria no abusar de
un indice, que representa la relaci6n entre el porcentaje media de la nutrici6n nitrogenada, pero no suele ser fundamentalmente
plantones infestados de un cruzamiento por el porcentaJe media mala en las resiembras.
de plantones enfermas de toda la serie [2]. Cuanto mâ.s bajo sea el Para el potasio, cuyo efecto queda demostrado en las
indice, mâ.s tolerante resulta de linea. Con base en estas datas extensiones (puesto que un suministro de potasio muy adecuado
basicos en cada cruzamiento, se obtiene el indice promedio de un disminuye la manifestaci6n de la fusariosis), en las renovaciones
genitor estableciendo el promedio de los indices de cruzamientos el contenido de K en los suelos es lo suficientemente alto coma
en los que éste se utiliza. Asimismo se agrupan las lineas pertene- para que no plantee ningiin problema en cuanto a este elemento.
cientes a una misma reproducci6n, y se calcula un indice prome-
dio. El valor del indice es importante de por si, pero también lo es
el niimero de cruzamientos de indice menor de 100 o mayor de
100, en cada reproducci6n. Asi pueden compararse entre sI las 6. - Conclusiôn.
diversas reproducciones, siendo algunas mas tolerantes que La sclecci6n de material vegetal tolerante reviste mucha
otras [3]. importancia en la lucha contra la fusariosis, y este tema ha sida el
que mas se estudi6. Ademii.s, en el programa de estudio se ha
planeado probar todos los orîgenes introducidos en Costa de
3. - Comportamiento de campo. Marfil. Asi es c6mo, dentro del programa de investigaci6n sobre
Los cruzamientos cuyo indice sea menor de 100 se siembran en el hibrido E. melanococca x E. gurneensis, las pruebas han
el campo, en una â.rea con fusariosis. Las diferencias de compor- mostrado que existen, en el origen E. melanococca, factores de
tamiento observadas en las pruebas se encuentran en el campo, resistancia muy acentuados, particularmente en algunas
anotandose que todos estas cruzamientos son mâs tolerantes en poblaciones de Colombia, Panamâ y Costa Rica, que por lo tanto
las renovaciones que el cruzamiento testigo considerado entre los se explotarâ.n en su momento, cuando este tipo de hibrido sea
màs tolerantes en la primera generaci6n. Aunque el porcentaje divulgado.
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Segilll advertimos, la manifestaci6n del potencial de resistencia b) Factores a los que podria achacarse esta enfermedad, y
también depende del entomo. Asi, pues, conviene considerar el avance de las investigaciones.
problema de la fusariosis bajo la forma de un control integrado
Las investigaciones consisten principalmente en estudios de
que abarque los factores genéticos y los factores relacionados con campo encaminados a eliminar ciertas bip6tesis : asi por ejemplo
el entorno (fertilizaci6n, pnicticas de cultiva). en el caso de lct_P .C. (Pudrici6n del Cogollo) en Turbo, se ha des-
cartado el concepto de carencia grave de potasio, como también el
de larvas de Tiquadra en la flecba. Tampoco parece que los facto-
res edafo16gicos desempeîian un papel importante en la enferme-
Il. - PUDRICIONES DE LA FLECHA Y DEL dad. En Turbo, las inoculaciones en flecbas j6venes de micraorga-
COGOLLO EN AMÉRICA LATINA nismos (bacterias y bongos, principalmente Fusarium), aislados de
las pudriciones, no permitieron repraducir la enfermedad. Luego
La clorosis de las hojas j6venes en la palma africana es un los estudios se interrumpieran, como consecuencia de la decisi6n
fen6meno conocido en América latina, pero la manifestaci6n de renovar toda la plantaci6n con el hibrido.
y la evoluci6n de este sîntoma inicial permiten definir En el Ecuad or, donde hay estudios pendientes, se ha descartado
esquemàticamente dos grandes grupos de enfermedades par Jo el pape! del Bora, que segûn se sabe provoca lesiones, y hasta
menas, caracterizitndose el primero por una pudrici6n hllmeda de pudriciones, al nive! de los meristemos. Los suelos son bastante
la tlecha y luego del cogollo, y el otro por la presencia de homogéneos y no pueden tener su origen en éstos ciertos focos
manchas anulares en las hojas j6venes, la interrupci6n del que se desarrollan en la plantaci6n. La incidencia de las
crecimiento, el encogimiento y el secamiento de las hojas no temperaturas bastante bajas en ciertas épocas del allo tampoco
emitidas aiin. parece que hace sentir sus efectos en estas pudriciones. 0 sea que
no se trataria de una enfermedad fisiol6gica. Se advierte que los
casos son mâs frecuente en las cercanias de la selva que en el
1. - Pudrici6n de ]a flecha y de] cogol1o. centra de la plantaci6n, raz6n por la cual, probablemente, la
situaci6n en los cultivos experimentales ubicados en un pasillo
a) Descripci6n de los sintomas y daiios. entre dos partes cubiertas por la selva, ha experimentado una
evoluci6n tan râpida. No se acert6 a reproducir las pudriciones en
La pudrici6n de la flecha y del cogollo estân conocidos en las inoculaciones de bacterias y bongos. Los diferentes
Colombia (Turbo), en el Ecuador (tanto en la vertiente pacifica tratamientos fungicidas, bactericidas e insecticidas realizados con
como en la parte amaz6nica), en el Perll y en Brasil. fines de diagn6stico, no han permitido definir hasta la fecha una
El problema se plante6 por primera vez en gran escala en una orientaci6n particular de las investigaciones. El pape! de un
plantaci6n industrial en Turbo (Colombia), hacia 1967 [5, 6, 7]. insecto vector como hip6tesis de trabajo estâ siendo estudiado.
En la figura 4 puede observarse el aspecto general de una palma
con pudrici6n de la flecha. No queda sino una corona de hojas Los intentos de introducci6n de insectos pracedentes de los
desprovista de flecha y sin las primeras hojas. linderos de la selva, en jaulas que contenian palmas de semillera,
El amarillamiento y el secamiento de la flecha son permitieron lograr manchas aceitosas en las flechas, sin evoluci6n
imperceptibles, y en cuanto aparecen estos primeros sîntomas de alguna hacia la pudrici6n. Se necesita estudiar mas detenidamente
clorosis, la base de las hojas muy j6venes ya estâ podrida (Fig. 5) las observaciones con microscopio electr6nico.
e invadida por larvas de insectos (Tiquadra), bajando pro-
fundamente esta pudrici6n hasta el meristemo.
Los dailos son muy importantes, y a los 10 ai'ios han muerto 50
a 60 p. 100 de las palmas por término medio. 20 p. 100 de las 2. - Enfermedad de Jas manchas anulares y pudrici6n
resiembras realizadas en las parcelas mâs afectadas estân enfermas seca.
a los 2 ailos después de la siembra, y entonces estân moribundas
70 p. 100 de las palmas de origen, lo cual muestra la gravedad de a) Sin.tomas.
la enfermedad que asol6 esta plantaci6n. El hibrido E.
melanococca x E. guineensis es muy tolerante y hasta totalmente Al igual que las enfermedades anteriores, la enfermedad de las
resistente a la enfermedad. manchas anulares se caracteriza por una clorosis general de las
Estos mismos sintomas aparecieron en Panamâ, y asimismo hojas j6venes, diferenciândose de las mismas por la presencia de
qued6 devastada la plantaci6n de E. guineensis, que también ha manchas mas o menos anulares, a veces !argas y muchas veces en
sido reconvertida en plantaci6n de hibridos. forma de cadena en los foliolos de las hojas j6venes (Fig. 7). Las
En Colombia pueden observarse asimismo slntomas de hojas son atrofiadas, en el bulbo se desarrollan manchas pardas,
pudrici6n del cogollo en la costa padfica, en la regi6n de que se vuelven necr6sicas, y en los peciolos aparecen fibras
Buenaventura. pardas. El amarillamiento aumenta en todas las hojas, el
Una pudrici6n de la flecha y del cogollo también se manifest6 meristemo se agosta y la planta muere lentamente. En este estado
en la parte amaz6nica del Ecuador, a los 2 ai'ios después de las los racimos y las raices se pudren. Estos sintomas se conocen
primeras introducciones de E. guineensis en esta regi6n. Asi como principalmente en Ecuador [8] y Perû. Los estragos pueden ser,
en Colombia, se nota una leve clorasis de las hojas j6venes, importantes en algunas situaciones, con un promedio de unos par
sintoma éste caracteristico de esta enfermedad, que corresponde ciento de plantones enfermos, y âreas de fuerte intensidad con un
en su fase inicial a una pudrici6n aceitosa y a las resquebrajaduras 50 p. 100 de plantones enfermos.
de los foliolos de la flecha, y en una etapa posterior a una En el Africa occidental se aprecian sintomas anâlogos. En
pudrici6n de la base de las hojas j6venes. En la figura 6 puede Costa de Marfil, donde se ha estudiado el problema, el
apreciarse un carte de una palma enferma con pudrici6n interna amarillamiento de las hojas altas viene junto con manchas
prafunda, nauseabunda. Esta pudrici6n se manifiesta bastante aceitosas, a veces anulares, en la base de los foliolos, de la flecha
tarde después de una fase estacionaria de secamiento de la flecha (Fig. 8), y a veces de la hoja 1 [10], siendo estas manchas muy
y necrasis de las hojas j6venes. fugaces porque los foliolos se agostan y pardean râpidamente.
La enfermedad tiene un avance lineal bastante lento (10 p. 100
de plantones afectados a los 5 ai'ios, con incremento medio de un,,
Una coloraci6n violâcea muy nitida se desarrolla alrededor del
meristemo (Fig. 9). El crecimiento del plant6n se para, todas las
.
2 p. 100 anual) en superficies reducidas de 25 ha, siendo este hojas se ponen amarillas y de ello resulta la muerte !enta del
incremento mâs lento en las parcelas mas extensas, en las que se mismo, con alivios pasajeros y nuevas emisiones poco frecuentes
registr6 tan s6lo un 0,65 p. 100 de plantones muertos a los 2,5 de hojas pequefias. Los dafios son leves, con I a 2 p. 100 de
arias en una superficie de 400 ha. palmas atacadas, pero unos focos importantes pueden
Casos esporâdicos de pudrici6n de la flecha se observan en desarrollarse y pueden morir un 25 a un 35 p. 100 de las palmas.
Ecuador, en las plantaciones ubicadas en la vertiente pacifica [8],
donde son pocas las palmas afectadas en que estas pudriciones
evolucionaron hacia la pudrici6n del cogollo. b) Causas posibles y avance de investigaciones.
La enfermedad se da en la parte amaz6nica del Perû, en una Los aislamientos efectuados en las zonas jaspeadas resultaron
plantaci6n de palma ; se asemeja a la del Ecuador, pero no estériles las mas veces, o s6Io contenian organismos sapr6fitos
plantea ningim problema de importancia, por ser los casos muy comunes. Exâmenes con micrascopio electr6nico no han
dispersos y poco frecuentes. evidenciado ningûn agente pat6geno, y tratamientos con
Sintomas anâlogos se presentan en el Brasil, tanto en el Estado tetraciclina no fueron eficaces.
de Bahia, donde la situaci6n puede calificarse de grave, como en
el Estado de Para, donde son pocos los ârboles enfermos [9]. Estos sintomas estân conocidos en los primeros 2 o 3 afios de la
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vida de la palma, tanto en América latina coma en Àfrica, Observaciones recientes realizadas por Desmier de Chenon en
desapareciendo Iuego en los cultivas mayores de unos 40 meses. El Ecuador, evidenciaron el posible pape! de los chinches del género
impacta de la enfermedad se relaciona estrechamente con la Lincus como vector de la Marchitez [18]. Por Ultimo, se sabe que
cobertura vegetal, y la abundancia de gramineas favorece la Euforbiâ.ceas, como también Asclepia curossavica, son hospederas
enfermedad. Algunas parcelas con mantenimiento deficiente, de flagelados [19], pero no ha podido establecerse ninguna
coma tarnbién los linderos de parcela, en los que crecen muchas relaci6n entre estas plantas contaminadas y la Marchitez.
gramineas, ofrecen condiciones muy favorables al desarrollo de El hibrido E. melanococca X E. guineensis es mâs tolerante
esta enfemedad, pudiendo estar afectados un 20 a un 30 p. 100 de que E. guineensis puro. El contenido de fenol de este hibrido es
plantones en semejante situaciones, m.âs de un 95 p. 100 de alto y su hipodermis esta muy esclerificada [19], pudiendo estas
plantones en algunos lotes. caracteristicas constituir factores de resistencia.
Observaciones efectuadas en el Ecuador [8] han dada los
siguientes resultados :
pequeîias gramineas 5 p. 100, CONCLUSION
dicotiled6neas + Panicum intense . . 10-15 p. 100,
Panicum puro . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90-100 p. 100, El cultivo de la palma africana ha sido ampliamente
Panicum y Pennisetum purpureum . . . . . . . 20-90 p. JOO, desarrollado en el mundo en los Ultimos quince afios. En las 3.reas
Pennisetum purpureum . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . 5 p. 100. de cultivo tradicional en el Africa y en Asia, se han llevado a cabo
Estos datos han hecho que se buscara si la enfermedad podia importantes programas, sin que se presentaran obsté.culos de
tener su origen en insectos alojados en las gramineas. Con este importancia o problemas nuevos. Aunque la fusariosis constituye
fin, plantones de semilleros que se expusieron en un foco de la un problema temible en las renovaciones en Africa, los progresos
enfennedad, en un 8.rea con fuerte incidencia de Panicum realizados en Costa de Marfil desde hace varios arias,
maximum, trasplantândose luego a un semillero sano, dieron principalmente en cuanto se refiere a selecci6n, y también los
seilales de haber contraido la enfermedad (10/83), confirmâ.ndose trabajos iniciados hace poco en Camerlln o Zaire, dejan entrever
asi el que la contaminaci6n tiene lugar por via aérea [8J. Se ha un futuro prometedor para la palma africana en el Africa.
demostrado en Costa de Marfil que 2 insectos, S. cubana y S. En cambio en América latina las plantaciones han tenido un
kolophon, podian producir estos sintomas. &tas 2 especies son acierto variable, unas veces con rendimientos impresionantes (6 t
también transmisoras de la pudriciôn seca del cogollo en el de aceite/ha), claro esta sin problema de enfermedad, otras veces
cocotero. con la aparici6n de enfermedades fulminantes y desconocidas, ya
A falta de otros resultados, se aconseja eliminar todas las en los ârboles jôvenes. La situaci6n sanitaria general de las
malezas en los drculos y en la plantaci6n, a fin de poder controlar pequefias o de las grandes plantaciones diseminadas en Colom bia,
la enfermedad. Los hibridos son muy tolerantes en Ecuador, y tal Venezuela, Ecuador, Perl!., Panama, Nicaragua y Brasil, pone de
no es el caso en Costa de Marfil. manifiesto que hay dos grandes grupos de enfermedades :
- la marchitez, cuyo sindrome es constante en cualquiera
situaci6n geogrâ.fica, pero cuya incidencia muy variable hasta
3. - Marchitez. puede impedir el cultiva de la palma, a falta de intervenciones
especiales ;
a) Sintomas y daôos. - las clorosis o amarillamientos, cuyos sintomas son muy
La Marchitez es seguramente la enfermedad mâs fulminante de variables, desde el amarillamiento leve hasta el amarillamiento
la palma africana. Estâ conocida desde 1963 {li] en la provincia difuso generalizado, acompaïiada o no de manchas anulares o de
del Norte Santander en Colombia, pero sintomas anâlogos se una pudriciôn profunda que trae la muerte de la palma, todo esto
seiialaron ya en 1921 en Surinam [12]. El primer sintoma es el con intensidad muy variable de una regi6n a otra.
pardeamiento del extremo de las hojas bajeras, y luego todas las Es dificil prever los problemas sanitarios que se plantearâ.n en
hojas se ponen pardas muy ràpidamente, secândose la palma una nueva plantaci6n, consideré.ndose los conocimientos actuales,
dentro de un plazo menor de un mes. La pudrici6n de los racimos pero la experiencia mostr6 que para todas aquellas enfermedades
sobreviene muy precozmente, asi como la pudrici6n de las raices. hay fases criticas en las que la palma es sensible, principalmente
No hay ninguna pudrici6n de la flecha por lo general. en su edad temprana.
Los dai'ios por Marchitez pueden ser cuantiosos. Mâs de un Todos los estudios que se llevô a cabo sobre dichas
50 p. 100 de plantones han sido afectados en ciertas plantaciones enfermedades han sido puntuales, realizados en plazos breves, y
de Colombia, y en algunas parcelas la mortalidad alcanz6 el con el prop6sito de proteger el capital invertido. Mediante estas
90 p. 100 de las palmas [11]. Esta enfermedad esta conocida en investigaciones, realizadas principalmente en el campo, se
Colombia, en Ecuador, Perl!., Venezuela, Surinam, y hasta en encontr6 soluciones practicas, y se acert6 a mantener y ampliar el
Brasil. cultivo de la palma. Estas medidas consisten en prâ.cticas de
cultiva y medidas de sanidad adecuadas, o también en la elecciôn
de material vegetal tolerante ; se trata por lo tanto de métodos
b) Causas y avance de las investigaciones. indirectos de lucha que también condujeron a algunas hipôtesis de
La enfermedad viene asociada con la presencia de protozoarios trabajo, y que todos convergen hacia la busca de un agente
flagelados intrafloémicos [13, 14, 15]. Este hecho esta vector.
perfectamente sentado, y constttuye una ôase seria para la Para la march1tez, que se encuentra estrechamente asociada con
identificaci6n de la marchitez. La distribuci6n de estos la presencia de protozoarios, se emitieron varias hip6tesis sobre la
protozoarios dentro de la planta no es regular. Se puede hacer un indole del insecto vector. Para las mancnas anulares o la
diagn6stico râpido, observando con microscopio (X 400) unas pudrici6n seca del cogollo en el Africa, se ha demostrado la
gotas de savia, bien sea de las raices, o de las fibras del estipe, o existencia de un vector aéreo. La causa de la cloros1s sigue
del peciolo de las inflorescencias, para verificar la presencia de los siendo totalmente desconocida. Muchos aspectas siguen sin
flagelados [16]. aclarar, como son :
Los vectores de est os flagelados siguen sin determinar. Se
- la eficacia de Endrin mientras no se baya demostrado el
emitieron muchas hip6tesis, entre las cuales los picadores del
papcl de los insectos,
follaje : Hapfaxius paJ/idus y Sagalassa valida, todas basadas en el
- la evoluci6n tan distinta de las pudriciones de la flecha y del
hecho de que los tratamientos insecticidas disminuyen la
cogollo de una comarca a otra, en ecologias muy diferentes como
incidencia de la marchitez. El ejemplo de la plantaci6n de
las âreas de cultivo muy antiguo en la costa pacifica del Ecuador y
Risaralda es bastante significativo : la aplicaci6n de Endrin al
la regi6n de Turbo o las selvas amaz6nicas,
1 p. 100 de p.c. trae una disminuciôn de los casas de Marchitez,
- las causas de la manifestaci6n de los sintomas de clorosis en
de 200 a 400 al mes a menos de 50, y la interrupci6n de los
relaci6n con los factores agron6micos,
tratamientos viene seguida por un nuevo incremento de la
- la causa posible de algunos de los citados sin.tomas en los
enfermedad [11].
factores climâticos,
No obstante esta reducci6n del nûmero de casos aJ mismo
- las relaciones entre estas clorosis y las que se dan en
îiempo que las poblaciones de Sagalassa d1sminuyen, nada
América central.
-demuestra que la Iarva de este lepid6ptero sea el vcctor de la
marchitez. En el caso del Hartrot del cocotera, que también estâ Los investigadores manifestaron poco interés por las clorosis
asociado con protozoarios, estos tratamientos con Endrin no hasta la fecha, a excepci6n de los usuarios inmediatos de la palma
hacen retroceder la enfennedad [17]. Se sospech6 otros insectos, africana. Sin embargo, queda par explorar un campo amplio de
como Macropygium reticulare, y en Surinam las investigaciones investigaciones originales, en el que estarian asociados los
parecen orientarse hacia « planthopper » y « leafhopper ». entom6logos, los vir6logos, los fitooat6golos y los agr6nomos.