0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
156 vues53 pages

Optique Intégrée-Final

Jhh

Transféré par

AZIL Kenza
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
156 vues53 pages

Optique Intégrée-Final

Jhh

Transféré par

AZIL Kenza
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

OPTIQUE INTÉGRÉE

Intérêt de l’optique intégrée et l’enjeu technique de l’optoélectronique

« Le concept d’optique intégrée existe depuis au moins 1969, date à laquelle le Bell Systems
Technology Journal présenta les papiers de Marcatili et Goell (MAR69, GOE69). Ces papiers
présentent une méthode complète d’analyse et de conception de guides d’onde, filtres et
virages de guides. Ces travaux oubliés qui montraient la similarité avec les microondes
prédisaient que l’ensemble des structures optiques pourrait être fabriqué avec des
technologies planaires qui émergeaient alors pour la fabrication des circuits intégrés.
L’optique intégrée, à l’époque, était considérée comme le candidat de choix pour remplacer
les systèmes optiques discrets et potentiellement se combiner avec les systèmes électroniques.
Trente ans plus tard, cette vision de l’optique intégrée n’a pas beaucoup évolué. L’optique
intégrée reste encore la technologie de demain mais semble condamnée à le rester.» James
Foresi (1997)

Croquis d'un émetteur monolithique intégré à base de GaAs

Comme on le voit ci, un émetteur optique est visualisé sous la forme consistant en une puce
en GaAs sur lequel les composants passifs et actifs appropriés sont déposé. Parce que GaAs,
en conjonction avec une certaine de ses composés associés, peut fournir toutes les fonctions
nécessaires d’optique intégrée, à savoir, guidage d'onde, la modulation, la détection et
l'émission laser…

Historique

Il y a dix-neuf ans, James Foresi écrivait ces lignes en introduction de sa thèse. La situation
semble avoir peu évolué depuis, bien que des premiers signes traduisent d’une attention
grandissante des industriels pour la photonique. Ainsi, depuis le début des années 2000 des
grands groupes comme Intel et IBM contribuent significativement aux recherches et aux
développements des technologies photoniques (VLA04, MCN03). L’intérêt grandissant
venant du constat que la microélectronique atteint aujourd’hui des limites : la loi de Moore
qui stipule que tous les 18 mois la puissance des ordinateurs est doublée semble à l’horizon
2010-2020 buter contre des limites physiques. En effet, à mesure que la taille des transistors
diminue et que leur vitesse de commutation augmente, plusieurs problèmes se posent : les
courants de fuites, donc la consommation d’énergie augmentent avec la réduction des
dimensions et l’augmentation des fréquences. De plus, lorsque la taille des composants
diminue des effets quantiques apparaissent qui perturbent le fonctionnement normal des
transistors. Enfin, les temps de propagation d’un bout à l’autre d’un microprocesseur
deviennent du même ordre que la période d’horloge, inférieure à la nanoseconde. L’ITRS
(International Trend Roadmap in Semiconductors) qui définit les technologies à développer
pour pouvoir suivre cette loi de Moore prévoit donc d’inclure des composants photoniques
dans un avenir proche. L’idée à priori simple consiste à remplacer l’électricité, moyen de
transport de l’information, par de la lumière. Les avantages aux premiers abords sont
multiples :

 le temps de propagation se réduit, le multiplexage des données est rendu possible ;


 la densité est fortement augmentée ;
 le travail en connexion directe avec un réseau télécoms devient possible, etc.

Cependant un certain nombre de difficultés apparaissent. Lorsque l’on raisonne sur


l’ensemble de la chaîne de traitement de l’information, il y a quatre éléments clés :

 la modulation de lumière qui génère l’information ;


 les fonctions optiques qui la traitent ;
 les guides qui la transportent et
 la détection de celle-ci.

L’ensemble de ces quatre points au final présente un bilan global de performances qui à
l’heure actuelle ne suffit pas à justifier le remplacement des composants électroniques. Du
point de la physique la problématique commune de ces 4 fonctions réside dans l’interaction
entre la lumière et la matière. Cette interaction permet de contrôler la lumière pour différentes
fonctions (mémoire, buffer, transistor optique, etc.), d’augmenter les propriétés de l’émission
(émission spontanée diminuée, émission Raman stimulée) et de détection. Pour augmenter
cette interaction, il faut augmenter le confinement de la lumière et donc utiliser des structures
résonnantes : les cavités optiques.
Lorsque la lumière résonne dans un petit espace, l’interaction augmente avec le facteur de
qualité de la structure. Les scientifiques se sont donc intéressés à la réalisation de cavités à
grands facteurs de qualité avec le plus petit volume de confinement possible. Ils ont amélioré
les facteurs de qualité de cavités Fabry-Perot en manipulant les modes de Bloch de structures
périodiques.

En optique intégrée, la lumière est confinée dans des guides d'ondes réalisés sur des matériaux
optiques adéquats comme le montre l'image ci-dessus.
Emission spontanée initiale

 
 
  
  
Sortie laser

Emission stimulée

Facette partiellement réfléchissante R1


Facette totalement réfléchissante R2

Émission stimulée à l’intérieur d’une couche active (principe d’un laser)

Définition

L'optique intégrée concerne l'utilisation de la microélectronique pour la réalisation de


composants optiques de très petite dimension. Les technologies de l'optique intégrée
permettent d'implanter l'ensemble d'un circuit optique sur une plaquette de la longueur d'une
allumette. Ces technologies ont été développées dans le cadre des télécommunications
optiques pour les longueurs d'onde du proche infrarouge (entre 0,8 et 1,6 micromètre).
L’optique intégrée apparait comme une des technologies les plus prometteuses des prochaines
années dans le contexte du développement énorme que doit prendre l’optoélectronique. Cela
correspond à l’arrivée à maturité de tous les composants indispensables à la réalisation d'une
chaine optoélectronique complète et a l’explosion de la demande pour des circuits
photoniques miniaturises et bas coût. L’optique intégrée est en pleine expansion, les
développeurs de circuits d’optique intégrée (IOCs) essayent de faire coexister plusieurs
fonctions de traitement de la lumière sur une seule plateforme, par analogie avec les circuits à
semi-conducteur, en utilisant les mêmes processus que ceux exploités pour fabriquer les
circuits électroniques. Les puces (POCs) d’optique planaire incorporent des composants
optiques fonctionnels, comme les guides d’ondes pour acheminer la lumière d’un endroit à un
autre, les filtres, les miroirs et lentilles pour modifier la forme de la lumière.
La nano photonique sur silicium, par exemple, constitue un des sujets de recherche les plus
excitants à l'heure actuelle. De nombreux laboratoires, instituts et entreprises spécialisés dans
la microélectronique s'intéressent aujourd'hui à ce domaine. En effet, la technologie des salles
blanches actuelles permet la fabrication de circuits optiques intégrés comportant des guides
optiques de tailles nanométriques. Grâce à l'étude des effets non linéaires dans ces structures
de nombreuses fonctions toute optiques ou optoélectroniques ont vu le jour. Les laboratoires
s’intéressent plus particulièrement à cette étude dans les régimes des très faibles et très hautes
puissances. Ainsi, ils travaillent actuellement sur la génération de paires de photons dans ces
guides et de fonctions logiques et mémoires toute optiques.

Les avantages traditionnels des circuits optiques:

 insensibilité aux bruits électromagnétiques à cause de la très haute fréquence de la


lumière ;
 sécurité et fiabilité d'acquisition et de transport des informations en environnement
sévère ;
 possibilité de traitement de l’information en temps réel ;
 accroissement du nombre d'informations transportées grâce au multiplexage en
longueurs d'ondes ;
 possibilité de mesures sans contact ;
 possibilité de réalisation de têtes de mesure ou de dispositifs de traitement de
l’information ne faisant pas intervenir localement de puissance électrique.

L'optique intégrée ajoute les avantages apportés par la mise en œuvre des techniques
d'intégration:

 miniaturisation des circuits optiques ;


 suppression des problèmes traditionnels d'alignement entre composants ;
 possibilité de développer des techniques de fabrication compatibles avec les objectifs
de faible coût et de production de masse.

Quelques exemples d’applications

Les progrès des techniques de micro-


usinage, d'une part, et de dépôt de couches
actives diverses, d'autre part, ont permis
récemment la réalisation de dispositifs
intégrant non seulement des composants
électroniques mais aussi des micro-
dispositifs optiques. Les plus spectaculaires
ont d'abord été les micro-miroirs
orientables via un simple champ électrique.

Réseau de micro-miroirs
Spectromètre à 2 wafers (Typiquement les détecteurs font 2µm de largeur et sont distants les uns des autres de
4µm)

Le spectromètre comprend :

 un dispositif de dispersion de la lumière


 un détecteur ou un réseau de détecteurs
 un système de cheminement optique destiné à collimater et focaliser les faisceaux
incident et réfracté.

Une couche d'aluminium est déposée sur toute la surface. Elle va avoir une double fonction,
d'une part c'est elle qui va être gravée pour constituer le réseau de diffraction d'entrée (grille)
et au niveau du réseau de photodétecteurs elle joue un rôle d'écran pour éviter la lumière
parasite venant de l'extérieur. Sur la figure ci-dessus on représente le chemin optique d'un
rayon bleu et d'un rayon rouge.
Spectromètre Fabry-Perot (coupe d'un des résonateurs Fabry-Perot à droite et réalisation à 16 canaux à gauche,
On constate la présence de deux canaux supplémentaires (à gauche) destinés à servir de référence et à compenser
le courant d'obscurité)

On constate aisément que la distance entre les deux miroirs est figée par le biais d'une couche
diélectrique déposée par PECVD (plasma enhanced chemical vapour deposition). Il suffit
d'opérer le dépôt en plusieurs étapes pour avoir la possibilité d'avoir des couches diélectriques
d'épaisseurs différentes, permettant alors de balayer tout le spectre. Noter que si le miroir
inférieur est en aluminium pour assurer une bonne adhérence entre les couches, celui du
dessus est en argent pour améliorer la réflectance.

Cas de la sécurité intrinsèque


Nous traitons ici un exemple de capteur à sécurité intrinsèque, destiné à fonctionner dans un
environnement sensible tel celui des silos de produits pulvérulents (sucre en poudre ou
céréales par exemple). Le problème des zones à risque d'explosion est qu'il faut
impérativement éviter tout risque de génération d'une simple étincelle et donc tout câblage
électrique susceptible de vieillir et donc de se rompre en générant ce risque d'étincelle. On va
donc exploiter la fibre optique de deux manières:
d'une part une première fibre va transmettre de l'énergie sous forme lumineuse qui sera
convertie en énergie électrique bas niveau au sein d'une puce comportant à la fois l'élément
convertisseur, le capteur et son électronique associée et d'autre part une seconde fibre reliée à
la même puce recevra par le biais d'une LED un signal significatif de la grandeur à mesurer et
le transmettra jusque hors de la zone dangereuse à un décodeur qui rétablira une information
digitale conventionnelle.
Émetteur-récepteur optique / SFP / monomode 1250 Mbps | LS38-C3L-TI-N

Tous les avantages que nous venons de citer ne peuvent devenir une réalité que si, dans le
même temps, nous pouvons disposer de sources de lumière miniaturisées, efficaces et fiables
et des moyens adéquates de transport de l'information lumineuse (diodes laser semi-
conducteurs et fibres optiques). Il convient également de ne pas tomber dans le piège d'une
comparaison facile entre l’optique intégrée et la Microélectronique par exemple. Si le but
final est le même, les obstacles à surmonter sont différents. Les lois physiques mises en jeu
dans un circuit optique sont très différentes de celles qui régissent la conception d'un circuit
microélectronique.

1. les lois de la diffraction affectent directement les composants planaires et ne


permettent pas de les réduire à des tailles comparables à celles des composants
électroniques ;
2. la lumière guidée ne peut pas en général accepter des virages de trop faibles rayons de
courbure ;
3. les effets physiques qui mettent en jeu la matière et le rayonnement sont faibles et ne
sont compensés que par des longueurs d'intégration importantes.

L'intégration en optoélectronique est donc diffèrent de celui de la microélectronique et doit


être conçue en fonction des contraintes propres de l’optique.
Le traitement tout-optique des signaux de télécommunication, par exemple, est avantageux
car il est transparent au format de modulation et à la vitesse de transmission. De plus, il
permet le traitement parallèle de plusieurs flux de données. Cependant, en dépit de
nombreuses démonstrations en laboratoire, le traitement tout-optique n'est pas utilisé dans les
dispositifs commerciaux. L'un des principaux facteurs limitant son adoption est qu'il nécessite
des puissances optiques élevées pour fonctionner efficacement. Pour améliorer cela, plusieurs
laboratoires, spécialiste en photonique, travaillent en collaboration avec des laboratoires de
chimie à développer des guides d'onde fortement non-linéaires optimisés pour fonctionner aux
longueurs d'onde utilisées en télécommunication. En combinant le haut niveau de
confinement optique réalisable avec la photonique sur silicium, par exemple, avec de
nouvelles molécules non-linéaires, nous voulons créer des dispositifs tout-optiques intégrés
compacts et efficaces. Les matériaux à faible contraste d’indice de réfraction ne sont pas
optimaux pour les puces (POCs) d’optique planaire incorporant des composants optiques
fonctionnels, comme les guides d’ondes pour acheminer la lumière d’un endroit à un autre, les
filtres, les miroirs et lentilles pour modifier la forme de la lumière, par contre les matériaux à
fort contraste d’indice de réfraction offrent un fort confinement de la lumière dans de petites
dimensions. Ce confinement permet la miniaturisation des dispositifs optiques à des
dimensions comparables à la longueur d’onde de la lumière confinée. Par conséquent, permet
une densité d’intégration de ces dispositifs optiques dans une puce de très petite dimension.
Les technologies d’optique intégrée permettent une bien meilleure reproductibilité des
composants, réalisés par des techniques de masquage sur les substrats diélectriques ou semi-
conducteurs, et une beaucoup plus grande variété de fonctions différentes, y compris
l’émission et la réception de lumière dans les PIC (Photonic Integrated Circuit).
Les trois familles de matériaux utilisés sont :

 Les verres (oxydes et parfois nitrures), de très faibles pertes, d’indice voisin de 1,5 ; et
ne permettent que des fonctions passives, sauf en cas de dopage pour la fabrication
d’amplificateurs ;
 Des cristaux diélectriques, notamment le niobate de lithium LiNbO 3 à indice voisin de
2,2, où l’effet électro-optique permet la réalisation de fonctions actives très rapides ;
 Les semi-conducteurs, en particulier les composés III-V, d’indice élevé (3,5), ce qui
permet un confinement dans des guides plus petits, de pertes plus importantes, mais
où, en plus des fonctions précédentes, on peut réaliser des fonctions optoélectroniques,
tels que l’émission la réception et amplification, et électronique, logiques ou
analogiques. Il existe de plus en plus d’applications en optique intégré sur le silicium
tel que par exemples : guides, filtres, interféromètres, capteurs…Le silicium est en
particulier intéressant pour les réseaux optiques sur puce (NoC, Network on Chip) où
modulateurs et commutateurs peuvent être réalisés à base d’anneaux résonnants, il faut
lors faire un report hybrides des puces III-V sur silicium.

La figure ci-dessous représente les structures générales de trois filières appelées


commodément OIS 1,2et3 (pour Optique Intégrée Sur Silicium1 ,2 et 3)

Les technologies de types cristal photonique, en général sur silice, sont utilisés pour réaliser
des structures compactes. Les matériaux polymères sont aussi utilisés pour la réalisation des
composants passifs de types filtres ou multiplexeurs accordables en longueur d’onde.

Bases théoriques du guidage de la lumière


Le guide d’onde optique est un des fondements du développement de l’optique intégrée dans
divers domaines, comme la communication optique, le traitement du signal optique, ou
l’informatique optique. Il s’applique dans des fonctions de couplage, de modulation, de
multiplexage, d’amplification.

Différents types de Guide d’ondes optiques :

Un guide d’ondes optique est défini comme une structure permettant de confiner et de guider
de la lumière. En principe l’effet de confinement dans un guide donne lieu à de grandes
densités d’énergie pour de faibles puissances de pompe. Cela ouvre la voie par exemple à la
réalisation de lasers avec un seuil d’émission très bas.
Il existe actuellement deux approches qui permettent d’étudier la propagation de la lumière
dans un guide d’onde :

 Une description géométrique basée sur la théorie des rayons lumineux ;


 Une méthode plus rigoureuse basée sur la résolution des équations de Maxwell.

Les deux approches montent que, moyennant la réalisation de certaines conditions, la lumière
peut se propager dans un guide, grâce au phénomène de la réflexion totale.
Il y a différentes types de géométries de guides optiques :

 Guides d’ondes à une dimension (planaires) ;


 Guides d’ondes à deux dimensions (bidimensionnelles).

Elles sont présentées schématiquement dans la figure suivante. Si la variation d’indice de


réfraction en fonction de la profondeur est abrupte, on parle de guides à saut d’indice, si elle
varie graduellement avec la profondeur ce sont des guides à gradient d’indice.
Différents types de guides d’ondes

Guides d’ondes planaires

La configuration la plus simple d'un guide d'onde plan est un empilement de trois couches de
matériaux d'indices de réfraction différents. La lumière se propage préférentiellement
dans la zone centrale d’indice n f si celle-ci est entourée de deux couches : une couche
inférieure de substrat d'indice de réfraction n s et une couche supérieure de couverture
d'indice de réfraction nc (figure ci-dessous). La lumière est confinée selon l’axe vertical (x)
et se propage dans la direction (z). Du fait de l’invariance de cette structure dans la direction
(y), la lumière ne peut être confinée dans cette direction.

Représentation graphique de guide planaire à couches diélectriques


La configuration la plus simple d'un guide d'onde plan est un empilement de trois couches de
matériaux d'indices de réfraction différents. La lumière se propage préférentiellement dans la
zone centrale d’indice nf si celle-ci est entourée de deux couches : une couche inférieure de
substrat d'indice de réfraction ns et une couche supérieure de couverture d'indice de réfraction
nc. La lumière est confinée selon l’axe vertical (x) et se propage dans la direction (z). Du fait
de l’invariance de cette structure dans la direction (y), la lumière ne peut être confinée dans
cette direction.

Approche d’optique géométrique

La description de l’optique géométrique, bien qu’approximative, elle donne une bonne idée
des propriétés du guidage de la lumière se propageant dans un milieu. Elle est valide quand
les dimensions d’un guide sont beaucoup plus larges que la longueur d’onde λ considérée. On
utilise un guide diélectrique planaire dont la forme la plus simple constitué d’une couche
mince d’indice de réfraction nf entourée par un substrat d’indice ns <nf et un revêtement
supérieur d’indice nc <nf. La lumière est confinée par réflexion totale aux interfaces couche
guidante-substrat et couche guidante-revêtement. En considérant la lumière qui se propage
dans la couche guidante en tant que rayon lumineux on obtient un trajet en forme de zigzag.
Ce sont la réflexion et la réfraction aux interfaces qui détermine ce trajet. Elles sont régies par
la loi de Snell-Descartes :
n1 sin1=n2 sin2
qui formule la dépendance entre l’angle de réflexion 1 et l’angle de réfraction 2 d’un rayon
incident à l’interface de deux milieux d’indices de réfraction respectivement n 1 et n2.

Réflexion et réfraction d’un rayon optique à l’interface de deux milieux d’indice de réfraction n 1 et n2

Dans le cas du modèle simple d’un guide planaire à trois couches, on peut définir les angles
critiques des interfaces couche guidante-substrat et couche guidante-revêtement du guide
comme suit :

c = Arc sin (nc/nf)


et s = Arc sin (ns/nf)

Généralement, l’angle θ d’incidence peut se trouver dans trois gammes de valeurs,


représentées sur la figure ci-dessous :
Propagation de la lumière dans un guide en fonction de l’angle d’incidence θ

Si l’angle θ est petit, θ < θ s, θc le rayon lumineux est réfracté et s’échappe de la couche
guidante à travers de revêtement, donc la lumière n’est pas confinée, de tels modes sont dits
des modes de radiation. Alors que si θ dépasse θ c mais plus petit que θs le rayon lumineux
incident du substrat est réfracté par l’interface couche guidante-substrat, ensuite entièrement
réfléchi à l’interface couche guidante-revêtement et enfin réfracté dans le substrat à travers
lequel la lumière s’échappe de la structure. Finalement, pour les angles θ s, θc < θ <90° la
lumière est confinée dans la couche guidante, suite à la réflexion totale à deux interfaces, et se
propage en forme de zigzag, de tels modes sont dits modes guidés.
On suppose que la lumière se propage dans la direction z, le confinement se produit
transversalement dans la direction x, la lumière et le guide sont uniforme dans la direction y
perpendiculaire au plan XZ. On considère des ondes stationnaires dans la direction x
et progressives dans la direction z. Ces ondes sont considérées monochromatiques et
cohérentes, avec pulsation, longueur d’onde dans le vide 0 et un vecteur d’onde (k) dans un
plan normal à la surface d’onde. k = 2/= (2/0) nf = k0 nf
Les composants du vecteur d’onde (k) sont :

kz = k0 nf sin  =  (constante de propagation)


kx = k0 nf cos 

Pour que l’onde se propage dans le guide plan, la constante de propagation  doit être bornée

k0 ns << k0 nf

En introduisant la notion d’indice effectif défini comme :

neff = (/k0) = nf sin 

Donc, la condition de propagation devient :

ns < neff < nf

La toile optique

Le domaine des télécommunications à la fin du XX siècle est marqué par le retour en force
des communications optiques qui avaient vu le jour grâce aux indiens d'Amérique et leurs
signaux de fumée.

Télécommunications : première période

Dans l'histoire des télécommunications on peut distinguer deux grandes périodes qui se
situent avant et après l'apparition de l'électronique.

Pas de système de transmission de l'information avant le 18ième siècle


1793 : Le télégraphe optique de Claude Chappe
1820 : Premiers essais de transmission de signaux sur support électrique
1850 : Morse (25 mots/minute)
1865 : Première liaison transatlantique télégraphique
1876 : Le téléphone de Graham Bell
1915 : Liaisons téléphoniques interurbaines grâce à l'amplification

Télécommunications : seconde période

Bouleversements technologiques dans les télécoms : Apparition de l'électronique avec


l'invention du transistor en 1948. Plusieurs conséquences:

 Miniaturisation des composants


 Augmentation de la fiabilité
 Numérisation du signal : multiplication des services et nouvelles techniques de
traitement du signal
 Nouveaux supports de transmission :

 1951 Premières communications par voie hertzienne


 1956 Premiers câbles Transatlantiques TAT 1
 1962 Premier satellite de télécommunications
 1960 Découverte du laser : L'idée de transmettre de l'information sur support
optique voit le jour!

Apparition des télécommunications optiques

A peu près simultanément en 1970, les laboratoires Corning annoncent la fabrication de fibres
faibles pertes (20 dB/km) et apparaissent les premières diodes laser fonctionnant en mode
continu à température ambiante. Dès lors, il est clair qu'un réseau de fibres optiques peut avoir
un potentiel énorme pour transmettre de l'information.
Principe des télécommunications optiques

Trois éléments essentiels

 Emetteur : diode laser ou LED


 Support de transmission : fibre optique
 Récepteur : photodétecteur

De façon très schématique, le laser convertit un signal électrique issu d'un appareil de
communication (téléphone, ordinateur,...) en un signal optique. Ce signal optique est
acheminé par la fibre jusqu'au détecteur qui fait l'opération inverse du laser, c'est à dire qu'il
convertit un signal optique en un signal électrique.

Intérêt des télécommunications optiques

Les avantages de transmettre de l'information pas les fibres optiques sont multiples par
rapport aux autres supports de communication :

 Très faible atténuation sur une grande plage de fréquence


 Faible coût de fabrication
 Faible encombrement
 Augmentation de la distance entre répéteurs
 Insensibilité aux perturbations électromagnétiques
 Très grande bande passante (12THz)
Les fibres optiques constituent, à l'heure actuelle, l'épine dorsale du réseau de
télécommunications.

Comparaison des différents supports

Support Paires torsadées Coaxiale Ondes radio Infrarouge Fibres optiques


Propagation guidée guidée libre/dirigée Dirigée guidée
Matériau cuivre cuivre silice, polymères
Bande passante KHz-MHz MHz GHz GHz THz
Atténuation forte forte avec fréquence Variable pb obstacles très faible
Sensibilité
forte faible Forte Forte nulle
perturbations EM
Confidentialité limitée correcte Nulle Relative élevée
Transport d'énergie oui oui Non Non expérimental
Coût interface très faible faible assez faible Moyen Elevé
Coût support très faible élevé Nul Nul Elevé
téléphone, réseaux bas et
télécommande,
moyens débits, réseaux locaux haut mobiles, satellites, hauts débits longues
Applications communications
hauts débits courtes débits, vidéo hertzien distances
«indoor»
distances

Caractéristiques des différents supports de transmission

Evolution de la capacité de transmission

L’augmentation de la capacité de transmission des fibres optiques a été rendu possible grâce à
des avancées technologiques marquantes telle que :

 La fibre uni modale faible pertes


 Les fibres à dispersion décalée
 Les diodes laser fonctionnant à 1.55µm
 L’amplificateur à fibre
 La technique du WDM (Wavelength Division Multiplexing) ou multiplexage en
longueur d'onde est d'acheminer plusieurs longueurs d'ondes sur une même fibre,
chaque longueur d'onde correspondant à un canal de transmission.

On a réussi à faire coïncider le minimum d'atténuation et le minimum de dispersion des fibres


(grâce aux fibres à dispersion décalées) autour de 1.55µm et il se trouve que cette valeur
correspond approximativement au milieu de la bande de gain de l'amplificateur à fibre dopée
à l'Erbium.
Capacité
Année
(Gbit/[Link])
1978 10
1983 100
1989 500
2002-2015 100 000

A l'heure actuelle, pour des liaisons transatlantiques par exemple, des solutions commerciales
proposent des débits de l'ordre de 10.26 Tb/s ce qui correspond à la possibilité d'acheminer
simultanément presque 30 millions de conversations téléphoniques ! A raison de 20 centimes
d’euro la minute de communication, une liaison de ce type engendre un chiffre d’affaire qui
est de l’ordre de plusieurs million d’euro la minute.
Quatre générations de systèmes de télécommunications optiques basés sur des technologies
distinctes se sont succédé jusqu'à aujourd'hui.

Système de première génération 1975-1978


Fibres multi modes et diodes lasers à 0.9µm
Problèmes de dispersion modale
Débits quelques Gb/[Link]

Système de seconde génération 1978-1983


Fibres uni modales, diodes laser à 1.3µm
Plus de problèmes de dispersion modale
Amplification électronique en ligne
Débits 100 Gb/[Link]

Système de troisième génération 1983-1989


Fibres à dispersion décalée
Diodes lasers à 1.5µm
Minimisation de l'atténuation
Débit 500 Gb/[Link]

Système de quatrième génération 1989-2002


Amplificateur à fibre : élimination du problème de l'atténuation
Possibilité d'utiliser simultanément plusieurs longueurs d'ondes sur la même fibre : système
WDM
Débit 100 000 Gb/[Link].
2002-2015
Débit > 100 000 Gb/[Link].

Il se pose, à l'heure actuelle dans le monde, 300 m par seconde de fibre optique. (La vitesse de
pose des fibres est supérieure à la vitesse du son!).

Réseau optique mondial:

Fibre optique

L’introduction de la fibre optique comme un support de transmission dans les systèmes


numériques, est justifiée par de nombreux avantages, à savoir:

Performances de transmission : Très faible atténuation, très grande bande utilisable,


multiplexage possible.

Avantages de mise en œuvre : Très petite taille, grande souplesse, faible poids.

Sécurité électrique : Isolation totale entre terminaux, utilisation possible en ambiance


explosive ou sous de fortes tensions.

Sécurité électromagnétique : Insensible aux parasites et n'en crée pas, inviolabilité presque
totale.
Avantage économique : Moindre coût, en comparaison des autres supports. La durée de vie
d'un tel conducteur est estimée à au moins 20 ans.

La fibre optique est un guide d'onde cylindrique et diélectrique. Elle est constituée de deux
diélectriques de même axe, le cœur et la gaine, entourés d'une gaine de protection.
Structure d’une fibre optique

Le guidage du signal optique est basé sur la loi de Descartes :

Loi de Descartes
Loi de propagation du signal dans une fibre optique

La lumière se propage le long de la fibre par réflexions successives entre le cœur et la gaine.
Cela n'est possible que si le cœur et la gaine sont constitués de matériaux transparents (silice)
et que l'indice de la gaine n2 est inférieur à celui du cœur n1. En pratique, les variations
d'indice entre le cœur et la gaine sont très faibles (moins de 1%), l'indice lui-même restant au
voisinage de 1,46 pour des verres de silice.
La seconde condition est d'envoyer le signal lumineux dans la fibre avec un angle, par rapport
à l'axe, inférieur à l'ouverture numérique O.N. :

O.N. = (n1² - n2²)½

L'ouverture numérique des fibres de silice destinée aux télécommunications optiques est de
l'ordre de 0,15.
Il est commode de caractériser le profil d'indice par la fréquence normalisée généralement
notée V, qui dépend de la longueur d'onde λ, du rayon de cœur a de la fibre et des indices du
cœur n1 et de la gaine n2 :

V= (2a/) (n1² - n2²)½

Une fibre est monomode pour une fréquence normalisée V inférieure à 2.405. Ce paramètre V
est de l'ordre de 1 à 2,405 pour les fibres monomodes (une fibre est monomode pour une
fréquence normalisée V inférieure à 2.405) et de l'ordre de 100 ou plus pour les fibres
multimodes.

Les principales caractéristiques de la fibre optique sont :

L’atténuation : L’affaiblissement de la lumière dans la fibre.


La dispersion chromatique : Le temps mis par un signal pour parcourir l’unité de longueur.
Le décalage de la polarisation : Un phénomène aléatoire souvent négligé, d’origine
intrinsèque (fabrication de la fibre) et le plus souvent extrinsèque (la pose de la fibre).
Les effets non linéaires : Des effets parasites qui dégradent les performances de transmission.

Les fibres optiques peuvent être classées en deux catégories selon le diamètre de leur cœur et
la longueur d'onde utilisée : les fibres monomodes et multimodes :

Les fibres multimodes


Ont été les premières sur le marché. Elles ont pour caractéristiques de transporter plusieurs
modes (trajets lumineux). Du fait de la dispersion modale, on constate un étalement temporel
du signal proportionnel à la longueur de la fibre. En conséquence, elles sont utilisées
uniquement pour des bas débits et de courtes distances. La dispersion modale peut cependant
être minimisée (à une longueur d'onde donnée) en réalisant un gradient d'indice dans le cœur
de la fibre. Elles sont caractérisées par un diamètre de cœur de plusieurs dizaines à plusieurs
centaines de micromètres (les cœurs en multimodes sont de 50 ou 62,5 µm pour le bas débit).
Cependant en vue de combler la faiblesse de ces fibres optiques, des répétiteurs peuvent être
utilisés pour amplifier le signal et donc augmenter la longueur théorique de la fibre optique
multimode sans perte. Mais leur installation pose de nombreux problèmes de coûts.
On distingue deux catégories pour la fibre multimode :

La fibre à saut d’indice : Constituée d'un cœur et d'une gaine optique en verre de différents
indices de réfraction. Cette fibre provoque de par l'importante section du cœur, une grande
dispersion des signaux la traversant, ce qui génère une déformation du signal reçu.

La fibre à saut d'indice

L'indice de réfraction dans le cœur est constant

La fibre à gradient d’indice : Son cœur est constitué de couches de verre successives ayant
un indice de réfraction proche, ce qui induit à une réduction de la dispersion.

La fibre à gradient d'indice


L’indice du cœur diminue suivant une loi parabolique depuis l'axe jusqu' à l'interface cœur-
gaine. La diminution de l'indice fait que la lumière se propage plus vite.

Dans une fibre multimode, le rayon lumineux a plusieurs manières de se propager dans le
cœur de la fibre, chaque mode ayant une vitesse de propagation propre (vitesse suivant l'axe
de propagation).
On peut évaluer le nombre de modes N en connaissant la fréquence spatiale normalisée V de
la fibre dans le cas de la distribution d'indice classique dans le cœur et dans la gaine donnée
par la relation :

N= (V2/2) ([g/ (g+2)]  (V2/2) (g est le paramètre arbitraire positif du profil d'indice)
Des abaques fournissent la constante de propagation normalisée, notée B, en fonction de la
fréquence normalisée pour les premiers modes.
La fréquence normalisée donne une indication directe sur le nombre de modes N qu'une fibre
multimode peut contenir.

Les fibres monomodes

Pour de plus longues distances et/ou de plus hauts débits, on préfère utiliser des fibres
monomodes (dites SMF, pour Single Mode Fiber), qui sont technologiquement plus avancées
car plus fines. Leur cœur très fin n'admet ainsi qu'un mode de propagation, le plus direct
possible c'est-à-dire dans l'axe de la fibre. Les pertes sont donc minimes (moins de réflexion
sur l'interface cœur/gaine) que cela soit pour de très hauts débits et de très longues distances.
Les fibres monomodes sont de ce fait adaptées pour les lignes intercontinentales (câbles sous-
marin). Une fibre monomode n'a pas de dispersion intermodale. En revanche, il existe un
autre type de dispersion : la dispersion intramodale. Son origine est la largeur finie du train
d'onde d'émission qui implique que l'onde n'est pas strictement monochromatique : toutes les
longueurs d'onde ne se propagent pas à la même vitesse dans le guide ce qui induit un
élargissement de l'impulsion dans la fibre optique. On l'appelle aussi dispersion chromatique.
Ces fibres monomodes sont caractérisées par un diamètre de cœur de seulement quelques
micromètres (le cœur monomode est de 9 µm pour le haut débit).

La fibre monomode

Les fibres optiques monomodes sont utilisées sur des distances comprises entre 2km et
plusieurs centaines de km.

Longueur d'onde de coupure


La longueur d'onde de coupure est celle au-dessus de laquelle la fibre devient monomode :

c= (2[Link])/V

Avec O.N: l'ouverture numérique


a: le rayon du coeur
V: fréquence de coupure
si V < 2,405 la fibre est monomode
si V > 2,405 la fibre est multimode
si >c la fibre est donc monomode

Propagation de la lumière dans les différents types de fibres

La fibre multimode a été la première utilisée. Elle est facile à utiliser (gros cœur, tolérances
élevées mais a une limitation intrinsèque de bande passante). Ce type de fibre est réservé aux
courtes distances (comme pour les réseaux informatiques).
La fibre monomode a une bande passante pratiquement infinie (en théorie) mais requiert des
composants chers et des tolérances faibles. Elle est devenue la solution universelle des
systèmes de communications.

Il est préférable de travailler avec une fibre monomode car il est important de n'avoir qu'un
faisceau monomode dans la fibre, pour conserver l'énergie dans sa totalité. En effet, si
plusieurs modes sont guidés (fibre multimode), certains modes peuvent s'atténuer et par
conséquent perdre de l'information.

La fibre optique assure donc le guidage des photons de A à B, points entre lesquels la
transmission de l’information doit être faite. Nous considérons ici une propagation
multimode, c'est-à-dire que l’énergie injectée dans la fibre s’est répartie spatialement en
paquets bien définis que l’on appelle des modes. Chaque mode se propage avec une
atténuation et une vitesse spécifiques. Le comportement global de cet ensemble de paquets
dépend donc des caractéristiques de chaque mode et de la répartition de l’énergie initiale,
c’est à dire des conditions d’injection.
Les mesures utiles telles que l’atténuation, bande passante, ouverture numérique, etc. sont
donc à faire pour des conditions d’injection et une longueur d’onde déterminées. Ce qui
intéresse le concepteur du système, ce n’est pas la longueur unitaire fabriquée en usine, mais
la ligne optique constituée de N longueur épissurées bout à bout. Il lui faut donc à partir des
spécifications de la ligne, prévoir quelles doivent être les caractéristiques des longueurs
unitaires caractéristiques qui vont déterminer en grande partie le prix de la fibre.
La prédiction des caractéristiques d’une ligne optique, composée de N longueurs unitaires, est
donc très délicate. Cependant, on peut dire que :

1. L’atténuation, sauf dans le cas de fibres particulières, est à peu près la somme des
atténuations unitaires ;
2. La puissance injectée dans la fibre peut être prédite grossièrement à partir de
l’ouverture numérique et du diamètre de cœur de la fibre ainsi que des caractéristiques
de la source ;
3. La bande passante évolue de manière complexe mais peut être estimée grossièrement
par la formule suivante : B= B0N-

Avec B0 la bande passante de la longueur unitaire,  coefficient empirique égal à environ 0,7 à
la longueur d’onde de 0,85 m et à 0,85 à la longueur d’onde de 1,3 m. Ces valeurs sont
d’ailleurs purement indicatives et sont spécifiques du type de fibre utilisé.

Intérêt des fibres optiques

Que peuvent apporter les fibres optiques en communication et en informatique ?


 Pas de courant de masse
 Pas de risque de court-circuit de ligne
 Potentiel des extrémités indépendant
 Indifférent à la foudre
 Pas de danger d’explosion
 Réduction de poids
 Réduction de volume
 Branchement parasite difficile
 Sans perturbation
 Pas de risque de diaphonie
 Transmission non inductive
 Pas de perturbation par les rayonnements électromagnétiques
 Pas de rayonnement extérieur généré
 Pas de risque d’étincelle
 Bande passante d’un ordre de grandeur plus grand que pour les fréquences classiques
 Pertes en ligne plus faibles

Dans une liaison par fibre optique, grâce au support qui n’est pas conducteur, tous les
problèmes de liaison galvanique entre boîtier sont résolus tout naturellement. De même les
phénomènes physiques tels que la foudre sont sans influence sur la liaison. Dans les liaisons
en milieu industriel, les risques de provoquer des explosions sont supprimés. Les dimensions
réduites du support jointes à sa faible densité permettent une réduction de poids et de volume
du câble, ce qui sera particulièrement intéressant avec la prolifération des interconnexions.
Les particules qui servent de support aux informations sont des photons et non plus des
électrons. Par suite, elles ne rayonnent pas de champ électromagnétique et ne sont pas
sensible aux champs environnant le câble. Comme ce support a été étudié pour être un guide,
il ne laisse pas sortir l’énergie et li n’y a pas de risque de diaphonie. Toute tentative de
prélever indûment de l’énergie en cours de route sera très délicate, demandera une
interruption de la liaison et en tous cas pourra être constatée aux extrémités. Enfin, comme la
fréquence porteuse est celle de la lumière, la bande passante des modulations pour le transfert
d’informations pourra être nettement plus élevée que celle utilisées dans les transmissions
classiques.
Les supports ont aussi des pertes en ligne plus faible qui autorisent plus aisément des
distances plus grandes.

Courbe d’atténuation d’une fibre de silice

Pour la longueur d'onde 1310 nm

Atténuation kilomètre Atténuation/connecteur Optique Atténuation/joint


(dB/Km) (dB) (dB)

Les meilleures
Minimum 0.3 0.4 0.02
conditions

Moyenne 0.38 0.6 0.1 Normal

La plus mauvaise
Maximum 0.5 1 0.2
situation
Pour la longueur d'onde 1550 nm

Atténuation kilomètre Atténuation/connecteur Optique Atténuation/joint


(dB/Km) (dB) (dB)

Les meilleures
Minimum 0.17 0.2 0.01
conditions
Moyenne 0.22 0.35 0.05 Normal

La plus mauvaise
Maximum 0.4 0.7 0.1
situation

L'atténuation caractérise l'affaiblissement du signal au cours de la propagation. Soient Pin et


PoutL les puissances à l’entrée et à la sortie d'une fibre de longueur L. L'atténuation linéaire se
traduit alors par une décroissance exponentielle de la puissance en fonction de la longueur de
fibre : PoutL = Pin e − αL où α est le coefficient d’atténuation linéaire. On utilise souvent le
coefficient αdB exprimé en dB/km et relié à α par αdB = 4.343α, bien entendu, les pertes
dépendent de la longueur d'onde optique.
Dans le domaine des télécommunications optiques, le matériau privilégié est la silice très pure
car elle présente des pertes optiques très faibles. Quand l'atténuation n'est pas le principal
critère de sélection, on peut également mettre en œuvre des fibres en matière plastique.
Un câble de fibres optiques contient en général plusieurs paires de fibres, chaque fibre
conduisant un signal dans chaque sens. Lorsqu'une fibre optique n'est pas encore alimentée,
on parle de fibre optique noire.

Fabrication de la fibre optique de silice

La fabrication des fibres se déroule en trois étapes qui sont :

 La réalisation de la préforme : Dans la fabrication d'une fibre optique, la première


étape est la réalisation de la préforme. L'accroissement d'indice du cœur de la fibre
nécessaire pour qu'il y ait guidage de la lumière est obtenu par un apport de dopants.
La préforme est initialement constituée d'un barreau creux de silice pure dans lequel
on fait passer la source de dopants à l'état gazeux (GeCl4 par exemple). Le tube est
maintenu en rotation pendant qu'une torche effectue un mouvement de translation le
long de celui-ci. Au passage de la torche, sous l'action de la chaleur, les dopants se
déposent en couches successives sur les parois du tube sous forme de suies. On réitère
cette opération jusqu'à obtenir le nombre de couches voulues.
 Le retreint : On augmente ensuite la température pour faire fondre la silice et refermer
la préforme; il s'agit du rétreint. La préforme est maintenant constituée.
 Le tirage : On réalise le tirage de la fibre en plaçant la préforme dans un four à
induction qui fond la silice. On fixe sur un tambour en rotation le filament de verre qui
s'est étiré par gravitation. On rajoute un revêtement en silicone qui assure une
protection mécanique de la fibre. La vitesse de rotation du tambour définit le diamètre
de la fibre.

La première étape est la réalisation d'un barreau de silice très pure, d'un diamètre de plusieurs
centimètres. La composition au cœur du barreau est adaptée de façon à modifier l'indice de
réfraction du verre. On utilise en particulier le germanium pour augmenter l'indice. Il existe
différents procédés pour obtenir ce barreau : dépôt de couches dans un tube de quartz (CVD),
dépôt externe autour d'un mandrin (OVPO), dépôt axial (VAD). Tous font appel à des
réactions en phase vapeur, ce qui permet d'obtenir un matériau très pur. Les dopants sont
injectés sous forme de chlorures (gazeux) dans le tube, oxydés au passage du chalumeau, et
les suies se déposent en aval du chalumeau. Un autre passage du chalumeau, à plus haute
température, vitrifie le dépôt obtenu. Le tube est ensuite assoupli par un chauffage plus fort,
tout en restant en rotation, et se rétrécit lentement. Un dernier passage du chalumeau, plus lent
et soigneusement contrôlé pour éviter la formation de bulles, referme le tube.
Le barreau subit ensuite un étirage dans une tour de fibrage, en plaçant l'extrémité dans un
four porté à une température voisine de 2 000 °C. Il est alors transformé en une fibre de
plusieurs centaines de kilomètres, à une vitesse de l'ordre du kilomètre par minute. Le cœur
est entouré d'une silice de moindre qualité qui forme la gaine optique. On réalise un écart
d'indice entre le cœur et la gaine en incorporant des dopants, tels que :
- le germanium et le phosphore qui accroissent l'indice dans le cœur,
- le bore et le fluor qui le font décroître dans la gaine.
Une préforme de verre d'une longueur de 1 m et d'un diamètre de 10 cm permet d'obtenir par
étirement une fibre monomode d'une longueur d'environ 150 Km.
La fibre est ensuite revêtue d'une double couche de résine protectrice (cette couche peut être
déposée par la tour de fibrage, juste après l'étirement) avant d'être enroulée sur une bobine.
Cette couche est particulièrement importante pour éviter toute humidité, car la fibre devient
cassante sous l'effet de l'eau : l'hydrogène interagit avec la silice, et toute faiblesse ou micro-
entaille est amplifiée.

Tirage de la fibre
Exemple : Quelle longueur de fibre peut-on obtenir avec une préforme de 50 cm de long et 1
cm de diamètre ? (Diamètre typique d'une fibre télécom : 125µm) . Si le volume de la préforme
restant conservé, la longueur de la fibre est de 3.2 Km.

Utilisation
Fibre monomodale Fibre multimodale
Faible dispersion Forte dispersion
Connexion délicate Connexion facile
Faible atténuation Forte atténuation
Hauts débits, longues distances Réseaux locaux

Principes généraux des transmissions optiques


La chaîne de transmission optique n’est pas différente globalement d’une chaîne de
transmission classique. Le but est de restituer en B distant de A, un signal électrique V (t)
présent en A. Cette chaîne est représentée schématiquement sur la figure ci-dessous.

Source V1 (t) Modulateur V2 (t) Emetteur P (t)

Signal ou Codeur Optique Fibre


I1 (t) I2 (t)

P (t) V3 (t) Amplificateur V4 (t)


Photodiode
Fibre I3 (t) Démodulateur
I4 (t)
Décodage
Nous distinguons classiquement la source d’information qui utilise un signal électrique V 1 (t)
à transmettre (numérique ou analogique), un modulateur ou codeur qui transforme
éventuellement ce signal en un autre signal V2 (t) mieux adapté à la transmission sur fibre
optique (cette transformation étant biunivoque) et finalement un émetteur optique qui
transforme V2 (t) en un signal optique P (t) par une transformation si possible linéaire.
Ce signal optique est alors injecté dans une fibre optique qui n’est autre qu’un guide de
lumière et détecté par un photodétecteur à l’extrémité de la fibre. Il associe à chaque photon
en moyenne un certain nombre d’électrons, nombre allant de plusieurs centaines à la fraction
de l’unité, si bien que le courant émis I 3 (t) par cette photodiode est en moyenne proportionnel
à P (t) donc à V2 (t). Après amplification et démodulation ou décodage, on retrouve la tension
V4 (t) en principe proportionnelle à V1 (t) (abstraction étant faite du bruit et de la distorsion
générée par le système).
La théorie des systèmes optiques consiste donc à calculer la dégradation apportée à V 4 (t) et à
choisir des composants optimaux pour minimiser cette dégradation.

Transmission numérique

Le théorème de Shannon est à la base des systèmes numériques. Si un signal est échantillonné
dans le temps à des instants réguliers et à un rythme supérieur à deux fois sa plus haute
fréquence significative, alors ces échantillons renferment toute l’information du signal initial.
L’amplitude de ses échantillons est alors mesurée puis remplacée par sa plus proche valeur en
numérotation binaire (quantification). Ce train binaire est alors éventuellement multiplexé
avec d’autres trains binaires avant transmission. Ces trains d’impulsion sont alors transcodés
pour être bien adaptés à la transmission et permettre une surveillance de la qualité de la
liaison.
Après transmission et en réception, ces impulsions sont régénérées, c'est-à-dire qu’à partir des
décisions prises à l’échantillonnage, on recrée les impulsions correspondantes dépourvues de
tout bruit (le bruit présent sur les impulsions reçues s’est traduit par des erreurs sur les 0 et les
1).
La qualité d’une liaison numérique est qualifiée par le taux d’erreur. Un taux acceptable est de
10-9 en téléphonie, mais peut être de 10 -16 en informatique. Enfin, la gigue qui représente les
fluctuations de rythme doit être tenue à l’intérieur d’un gabarit strict. Il en va de même de la
forme des impulsions.
Choix du code

Dans le choix d’un code, les paramètres suivants sont à prendre en compte.

Débit en ligne
Plus le code est redondant, plus le débit en ligne est élevé. Un débit en ligne élevé impose une
bande passante de transmission élevée et réduit la sensibilité du récepteur en augmentant la
bande de bruit.

La supervision du taux d’erreurs


C’est une contrainte opposée à la précédente en ce sens qu’elle accroît la redondance du code
dans un débit en ligne car plus il y a redondance, plus la qualité de la liaison est facile à
superviser.

La forme du spectre du code


Il doit être aussi étroit que possible et s’annuler à la fréquence 0 pour optimiser le récepteur.

La récupération de rythme
Elle se fait facilement si le spectre du code comporte une raie à la fréquence rythme ou son
multiple.
L’adaptation au laser
D’une manière générale, le laser fonctionne mieux lorsqu’il n’y a pas de suites trop longues
de 1, on recherche donc un code équilibré. De plus, le code est binaire pour éviter les
problèmes de non linéarité des sources optiques.

La facilité de mise en œuvre


Les circuits de codage et décodage doivent être simples pour permettre une fabrication et un
contrôle des systèmes

Sensibilité en réception

Ce que nous essayons de calculer ici, c’est la puissance moyenne optique nécessaire à l’entrée
du récepteur pour obtenir un taux d’erreurs donnée à un débit donné.
La première chose à faire est de calculer le rapport signal à bruit nécessaire à l’obtention d’un
taux d’erreurs donné (voir section de calcul des bruits des photodiodes).
En considérant toutes les sources de bruit comme gaussienne, on appelle 1² la tension
quadratique de bruit sur les niveaux 1 (tension V1) et 0² la tension quadratique de bruit sur les
niveaux 0 (tension V0). En général, 1²>0² dû à l’influence du bruit quantique dépendant du
niveau du signal.
On introduit la tension de seuil de décision V D telle que la possibilité PE de commettre une
erreur est la même sur les 1 et les 0. Comme la statistique est gaussienne, on la relation :

(V1 – VD)/ 1= (VD - V1)/ 0 = Q


et :
PE = ½erfc (Q/2), (erfc = fonction d’erreur complémentaire)

Il faut donc déterminer Q en fonction des paramètres du récepteur pour obtenir un P E donné
(10-9 en général). Pour cela, il faut donc calculer le rapport signal sur bruit du récepteur (diode
avalanche ou p-i-n).
En considérant le schéma équivalent d’une photodiode à avalanche simplifié, on a donc :
V1= MRP1 (q/ h)
Où P1 est la puissance reçue sur le niveau 1.

1= [[2q P1 (q/ h)] M²B + 4kTB/R] ½ R avec ID et IB nuls.

Si la puissance émise sur les 0 est nulle, on donc :


P0=0  V0=0
2 = [4kTB/R] ½ R
Avec les formules ci-dessus on trouve :

PE= ½erfc [[(M P1 (q/h))]/ [(8kTB/R) ½ + 2(4q P1 (q/h) M²B + 8kTB/R] ½]

Le facteur de multiplication M apparaît au numérateur et dénominateur et passe par une


valeur Mopt qui optimise PE.
Dans le cas d’une photodiode p-i-n, la valeur de M est prise égale à 1 et dans ce cas, la
contribution du bruit quantique direct est en général négligeable devant le bruit thermique du
récepteur.
En conclusion, il faut retenir que :
Si l’on utilise une photodiode p-i-n, la source de bruit dominante est le bruit thermique du
récepteur. Ce bruit est surtout fonction des la résistance de charge de la photodiode qui doit
être aussi élevée que possible (la valeur de cette résistance ne peut être trop élevée car la
bande passante du récepteur descend à des valeurs inacceptables).
Si l’on utilise une diode à avalanche, deux sources de bruit existent : le bruit thermique du
récepteur et le bruit quantique. Lorsque le gain de la photodiode est ajusté à sa valeur
optimale, les deux sources de bruit sont de grandeurs comparables.

Budget de puissance

Toute conception d’une liaison optique doit suivre un ordre logique d’étapes. Les principales
étapes consistent à une identification des endroits pour les nœuds, l’identification du meilleur
cheminement de la liaison, la mesure de la longueur totale de la fibre, la détermination du
débit de la ligne optique, la longueur d’onde et la largeur spectrales utilisées, le choix des
composants de la liaison. Le calcul du budget de puissance (bilan énergétique) est une étape
importante pour la conception d’une liaison optique.
Le calcul du bilan énergétique dans un système numérique de transmission sur fibre optique
est semblable au calcul du budget de puissance dans n’importe quel système.
Quand les caractéristiques de l’émetteur, les pertes de la fibre, les pertes de la connectique et
la sensibilité du récepteur sont connues, l’évaluation de l’espacement pour l’installation d’un
répéteur, ou la distance maximum de transmission, devient relativement simple.
Cependant, il est nécessaire d'incorporer une marge de puissance de sorte que les petites
variations des paramètres d'emploi du système ne mènent pas à une diminution inacceptable.
La marge de fonctionnement est souvent incluse dans une marge de sûreté Ma qui tient
compte également de la source et du bruit modal ainsi que des affaiblissements du récepteur
tels que l'erreur d'égalisation et les dégradations de bruit.
La marge de sûreté dépend largement des composants du système, elle est généralement
incluse dans la gamme 5-10 dB. Un système employant un émetteur de type laser exige
généralement une plus grande marge de sûreté (9 dB) que ceux qui emploient une source de
type LED (7 dB) parce que la variation de la température et le vieillissement de la LED sont
moins importants.
Le budget de puissance optique pour un système est donné par l'expression suivante:

P i = P 0 + CL + Ma

Où Pi est la puissance optique moyenne d'entrée lancée dans la fibre, P0 est la puissance
optique moyenne exigée au niveau du récepteur et CL (ou CLD quand il y a une pénalité
d'égalisation de dispersion) est la perte totale du canal donnée par l’expression suivante :

CL = (αfc + αj) L + αcr

Avec L la longueur de la fibre entre le répéteur régénérateur, ou entre l’émetteur et le


récepteur pour une liaison sans répéteur. αfc la perte de la fibre par kilomètre est normalement
indiquée par le fabricant. La perte due aux épissures (splices) αj sur la liaison peut également,
pour la simplicité, être indiquée en termes de perte équivalente par kilomètre.

Enfin la perte αcr attribuée aux connecteurs employés pour coupler la source optique et le
détecteur à la fibre doit être incluse dans la perte globale du canal.

Dans le cas d’une pénalité d’égalisation de dispersion DL, l’équation ci-dessus prend la forme
suivante :

CLD = (αfc + αj) L + αcr + DL

Ainsi :

Pi = P0 + (αfc + αj) L + αcr + Ma


Pi = P0 + (αfc + αj) L + αcr + DL + Ma
Diagramme des pertes d’une liaison à fibre optique

Exemples

Exemple 1:
Soit un système de transmission numérique sur fibre optique, avec les paramètres suivants :

- Fibre monomode ;
- Longueur d’onde : 0.85 nm ;
- Puissance moyenne d’un émetteur laser : - 3 dBm ;
- Perte sur la fibre : 1.9 dB km-1 ;
- Perte d’épissure : 0.3 dB km-1 ;
- Perte des connecteurs à l’émetteur et au récepteur : 1 dB ;
- Puissance moyenne requise au récepteur de type APD :
- Avec un débit de 35 Mbps (BER 10-9) : - 55 dBm ;
- Avec un débit de 500 Mbps (BER 10-9) : - 44 dBm ;
- Marge de sûreté requise : 9 dB ;

On veut évaluer :

a) La longueur maximale possible de la liaison sans répéteurs, avec un débit de 35 Mbps et


sans perte d’égalisation de la dispersion.
b) La longueur maximale possible de la liaison sans répéteurs, avec un débit de 500 Mbps et
sans perte d’égalisation de la dispersion.
c) La longueur maximale réduite de la liaison sans répéteur, avec un débit de 500 Mbps et
avec une pénalité d’égalisation de la dispersion de 5 dB.

Solution :

a) Nous avons les données suivantes :


Pi = - 3 dBm ;
P0 = - 55 dBm ;
αfc = 1.9 dB km-1 ;
αj = 0.3 dB km-1 ;
αcr = 2 x 1 dB = 2 dB ;
Ma = 9 dB;

En utilisant l’équation (4) :

Pi - P0 - αcr - Ma = (αfc + αj) L


P i−P0 −α cr −M a
⇔ L= α fc +α j
−3−(−55 )−2−9 41
⇔ L= 1 . 9+0 .3 = 2. 1

⇔ L= 19.52 km

b) Nous avons les données suivantes :


Pi = - 3 dBm ;
P0 = - 44 dBm ;
αfc = 1.9 dB km-1 ;
αj = 0.3 dB km-1 ;
αcr = 2 x 1 dB = 2 dB ;
Ma = 9 dB;

En utilisant l’équation (4) :

Pi - P0 - αcr - Ma = (αfc + αj) L


P i−P0 −α cr −M a
⇔ L= α fc +α j
−3−(−44 )−2−9 30
⇔ L= 1. 9+0 . 3 = 2. 1

⇔ L= 14.29 km

c) Nous avons les données suivantes :


Pi = - 3 dBm ;
P0 = - 44 dBm ;
αfc = 1.9 dB km-1 ;
αj = 0.3 dB km-1 ;
αcr = 2 x 1 dB = 2 dB ;
DL = 5 dB ;
Ma = 9 dB;

En utilisant l’équation (4’) :

Pi - P0 - αcr – DL - Ma = (αfc + αj) L


P i−P0 −α cr −D L−M a
⇔ L= α fc + α j
−3−(−44 )−2−5−9 25
⇔ L= 1 . 9+0 . 3 = 2. 1
⇔ L= 11.90 km

⇔ Δ L = 14.29 – 11.90 = 2.39 km

Exemple 2 :
Une liaison numérique sur fibre optique de 7 kilomètres entre deux nœuds A et B est établie
avec les paramètres suivants :

- Fibre multimode à gradient d’indice ;


- Largeur de : 50 nm du cœur de la fibre ;
- Longueur d’onde : 0.85 nm ;
- Puissance moyenne d’un émetteur de type LED (perte du connecteur incluse) : 100 mW ;
- Perte sur la fibre : 2.6 dB km-1 ;
- Une épissure chaque kilomètre avec une perte de : 0.5 dB ;
- Perte du connecteur au récepteur : 1.5 dB ;
- Puissance moyenne requise au récepteur de type PIN avec un débit de 20 Mbps (BER 10-
10
) : - 41 dBm ;
- Marge de sûreté requise : 6 dB ;

On se propose d’étudier le budget de puissance optique du système sans perte d’égalisation de


la dispersion, et par conséquent la détermination de sa fiabilité.

Solution :
Nous avons les données suivantes :
Pi = - 10 dBm ;
P0 = - 41 dBm ;

⇔ Marge totale du système = Pi – P0 = 31 dB ;

αfc = 7 x 2.6 dB km-1 = 18.2 dB ;


αj = 6 x 0.5 dB km-1 = 3 dB ;
αcr = 1.5 dB ;
Ma = 6 dB ;

⇔ Perte totale du système = 28.7 dB ;

⇔ Marge de puissance = 2.3 dB ;

⇔ Notre système est parfaitement fiable, il fournit une marge de sûreté supplémentaire de
2.3 dB, qui sera utile pour d’éventuelles épissures dans le futur.

Autres composants

Répéteur : Un répéteur est un dispositif qui converti les signaux optiques de bas niveau
entrants en signaux électriques, les amplifient, puis les convertissent de nouveau en signaux
optiques. Il sert à prolonger la distance utilisable de la fibre avec seulement un émetteur et un
récepteur.
Régénérateur : Un régénérateur est un répéteur utilisé pour les signaux numériques. Le
rendement du signal optique d’un régénérateur est exactement chronométré pour rétablir la
largeur et l'espacement originaux d'impulsions.

Amplificateur optique : Un amplificateur optique est un répéteur direct sans conversion


électrique.

Connecteur : Le connecteur est utilisé pour le raccordement des extrémités de fibres entre
elles, ou le raccordement d’une extrémité de la fibre à un dispositif optoélectronique. Il existe
nombre de connecteurs pour la fibre optique. Les plus répandus sont les connecteurs ST, SC
et FDDI ou MIC. Il faut encore citer les connecteurs SMA (à visser) et les connecteurs
FCPC utilisés pour la fibre monomode.
Il y a plusieurs manières pour coupler de la fibre optique:

- Le couplage mécanique de deux connecteurs mis bout à bout au moyen d'une pièce de
précision.
- Le raccordement par Splice mécanique qui est utilisé pour les réparations à la suite de
rupture ou pour raccorder une fibre et un connecteur déjà équipé de quelques centimètres
de fibre que l'on peut acquérir dans le commerce (Pig tail).
- La fusion au moyen d’un appareil à arc électrique.
On essaye chaque fois d’éviter les trois situations ci-dessous :

Multiplexeurs : On appelle multiplexage, la capacité à transmettre sur un seul support


physique (appelé voie haute vitesse), des données provenant de plusieurs paires d'équipements
(émetteurs et récepteurs) ; on parle alors de voies basse vitesse.
On appelle multiplexeur l'équipement de multiplexage permettant de combiner les signaux
provenant des émetteurs pour les faire transiter sur la voie haute vitesse. On nomme
démultiplexeur l'équipement de multiplexage sur lequel les récepteurs sont raccordés à la voie
haute vitesse.

Multiplexage TDM : Multiplexage dans lequel des signaux indépendants occupent des
créneaux temporels distincts dans le signal composite. Le multiplexage TDM (Time Division
Multiplexing) ou MRT (Multiplexage à répartition dans le temps) consiste à affecter à un
utilisateur unique la totalité de la bande passante pendant un court instant et à tour de rôle
pour chaque utilisateur cad échantillonner les signaux des différentes voies basse vitesse et de
les transmettre successivement sur la voie haute vitesse en leur allouant la totalité de la bande
passante, et ce, même si celles-ci ne possèdent pas de données à émettre. Le multiplexage
TDM permet donc de regrouper plusieurs canaux de communications à bas débits sur un seul
canal à débit plus élevé.

Multiplexage à répartition dans le temps

Le multiplexage statistique : Le multiplexage statistique reprend les caractéristiques du


multiplexage temporel, à la différence près qu'il ne transmet sur la voie haute vitesse
uniquement les voies basse vitesse comportant des données. Le nom de ce type de
multiplexage provient du fait que les multiplexeurs se basent sur des statistiques concernant le
débit de chaque ligne basse vitesse. Ainsi, la ligne haute vitesse ne transmettant pas les
blancs, les performances sont meilleures qu'avec un multiplexage temporel.

Multiplexage WDM/DWDM : A l’inverse de la technologie TDM qui n’utilise qu’une seule


longueur d’onde par fibre optique, la technologie WDM (Wavelength Division Multiplexing)
met en œuvre un multiplexage de longueurs d’onde. L’idée est d’injecter simultanément dans
une fibre optique plusieurs trains de signaux numériques sur des longueurs d’ondes distinctes.
Multiplexage en longueur d'onde

La fibre optique se prête bien à ce type d’usage car sa bande passante est très élevée : de
l’ordre de 25 000 GHz. Elle présente donc un fort potentiel au multiplexage de très nombreux
canaux sur de longues distances. La norme ITU-T G692 définit la plage de longueurs d’ondes
dans la fenêtre de transmission de 1530 à 1565 nm. L’espacement normalisé entre deux
longueurs d’ondes est de 1,6 ou 0,8 nm. La fibre optique utilisée est de type monomode.

La technologie WDM est dite DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing) lorsque
l’espacement utilisé est égal ou inférieur à 0,8 nm ou lorsque plus de 16 canaux sont utilisés.
Des tests ont déjà été effectués avec des espacements de 0,4 et 0,2 nm.

Le laser

L.A.S.E.R: Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation ou amplification de la


lumière par émission stimulée de la radiation.

Historique du Laser
L’idée de l’émission stimulée c’est à dire l’émission d’un photon commandée par un autre
photon tire son origine d’Albert Einstein (1916). Il démontra en 1917 que les taux, du
processus d’absorption, de l’émission spontanée et de l’émission stimulée sont
mathématiquement liés.
Plus pointu et difficile à réaliser que les LED, MAIS, Meilleures performances :

 Rendement de 30%
 Largeur spectrale faible
 Qualité du rayonnement émis
 Temps de réponse

La faisabilité d'une émission laser au sein d'un semi-conducteur fut démontrée


expérimentalement dans l'arséniure de gallium (GaAs) en 1962 par R.N. Hall et al.

Condition d’observation de l’effet Laser

En polarisant en direct, au-delà d’un certain seuil, certaines LED spécialement conçues
peuvent donner une lumière cohérente c'est-à-dire réaliser un LASER semi-conducteur. Il faut
pour cela:

 Disposer d’un matériau à BID donnant lieu à une efficace recombinaison radiative des
porteurs en excès;
 Ménager par construction dans le dispositif une zone active, où auront lieu les
recombinaisons radiatives, et qui jouera le rôle de cavité laser. Cette cavité de Fabry-
Pérot doit être fermée, dans le sens de la longueur, par deux faces planes parallèles
généralement obtenues par clivage;
 Injecter dans cette zone active un grand nombre de porteurs en excès, ce qui revient à
y faire circuler une densité de courant assez élevée.

Avant d’entrer dans les détails de l’étude du laser à injection, on peut déjà préciser les
caractéristiques qui le différencient des lasers conventionnels:

 Taille qui se chiffre en microns


 Puissance émise et les cohérences spatiale et temporelle beaucoup plus faible
 Rendement meilleur
 Grande facilité de modulation
 Meilleur adaptation aux télécommunications par fibre optique

Une raie spectrale déterminée correspond à la transition radiative d'un électron entre 2
niveaux d'un système donné (atome, molécule, cristal semi-conducteurs etc). Cette transition
peut s'effectuer selon 3 processus:

Absorption : si des photons d'énergie h12 sont déjà présents dans le milieu, alors le système
peut en absorber un en faisant passer un électron du niveau fondamental E 1 vers le niveau
supérieur E2
Emission spontanée : l'électron descend spontanément d'un niveau E2 vers un niveau inférieur
E1 et le système émet un photon d'énergie h12 =E2-E1

Emission stimulée (ou induite) : c'est le phénomène inverse du précédent. L'un de ces photons
h12 peut induire un électron se trouvant dans le niveau supérieur E 2 à redescendre vers l'état
E1 en émettant un second photon dont non seulement l'énergie h12 mais aussi toutes les
autres caractéristiques (direction, polarisation, phase) sont identiques à celles du photon
"inducteur"
L'émission stimulée, qui crée une population de photons aux caractéristiques identiques
(énergie et direction notamment), est le principe de base du laser. Cependant l'émission
stimulée et l'absorption sont 2 phénomènes concurrents. Pour favoriser l'émission stimulée, il
faut que la population du niveau excité E2 soit plus élevée que celle du niveau fondamental E1.
Cette situation d'inversion de population nécessite un mécanisme de pompage pour maintenir
constante la population du niveau supérieur E2, qui tend naturellement à se vider (émission
spontanée). D'autre part il faut confiner les photons ("inducteurs") dans la zone active afin
d'amplifier le phénomène d'émission stimulée. On place à cet effet le système dans une cavité
résonnante accordée à la fréquence 12. L'émission laser apparaît alors quand le gain du milieu
amplificateur excède les pertes de la cavité (notamment la perte associée à l'émission du
faisceau laser). Dans le cas des diodes laser, le niveau E1 se situe dans la bande de valence et
le niveau supérieur E2 dans la bande de conduction. Le mécanisme de pompage se fait par
injection de porteurs. Le laser est donc une source de lumière cohérente c'est à dire que
l'émission des photons ne se fait pas de façon aléatoire comme dans le cas d'une LED
classique mais selon un processus d'émission plus régulier. En résumé :

 Processus de pompage (courant électrique)


 Milieu amplificateur (par émission stimulée)
 Structure résonante (typiquement, cavité Fabry-Pérot)

Distribution de Boltzmann

Sous la condition d’équilibre thermique donnée par la distribution de Boltzmann, le niveau


bas E1 est plus peuplé que le niveau haut E 2 (N2 < N1). Cette situation normale pour les
structures à température ambiante est exprimée par la relation:

N2 = N1exp[-(E2 - E1)/kT]

où N2 et N1 sont respectivement les populations de E2 et E1


Cependant, il est nécessaire de créer une distribution non équilibrée d’atomes afin d’acquérir
une amplification optique c’est à dire une émission stimulée. La population du niveau
d’énergie haut doit dans ce cas être plus grande que celle du niveau bas (N2 > N1). Cette
condition est connue sous le terme inversion de population. Pour une transition donnée la
probabilité d’émission stimulée (pour 1 atome dans l’état excité éclairé par 1 photon) est
égale à la probabilité d’absorption, (pour 1 atome dans l’état fondamental éclairé par un
photon). Donc : il est impossible en pompant une seule transition atomique d’obtenir une
inversion de population N2> N1, au maximum (fort pompage) : N1= N2

Les processus de l’absorption, l’émission spontanée et l’émission stimulée sont représentés


par le diagramme d’état d’énergie suivant:

Etat initial Etat final


BC  E2 

Lumière Eg (a)

BV E1
°
 °
h
(b)


Lumière (c) h
Diagramme d’état d’énergie (a) absorption (b) émission spontanée (c) émission stimulée

Le semi-conducteur de base utilisé dans un des types de composant, l'arséniure de gallium


aluminium (GaAlAs), possède une largeur de bande Eg = 1,6 eV. La relation  =hc/Eg
s'écrira  (nm) = 1242 / Eg (eV) si on exprime Eg en électron-volt et  en nanomètre. D'où
une longueur d'onde de l'ordre de 780 nm, à la limite du visible.
Les principes de base du laser :
 Le milieu amplificateur
 Le pompage
 La cavité
Les propriétés de la lumière du laser :
 Spectrales
 Spatiales
 Temporelles

Cavité résonnante
Emission spontanée initiale
L
 
 
  
  
Sortie laser

Emission stimulée

Facette partiellement réfléchissante R1


Facette totalement réfléchissante R2

Un laser est formé d'un milieu amplificateur (à gain) et d'un résonateur. Le résonateur sert à
confiner la lumière dans le milieu amplificateur. La lumière est réfléchie par les miroirs qui
forment la cavité. Les miroirs étant parallèles, la lumière effectue des allers-retours à
l’intérieur de la cavité. Si R1 et R2 sont les coefficients de réflexion des miroirs :
A chaque réflexion sur un miroir R 1 ou R2 l'amplitude de l'onde optique est multipliée par le
coefficient de réflexion du miroir. Généralement R 1< 1 et R2 < 1, ce qui fait que l'oscillation
s'amortie au cours du temps après les multiples réflexions.

Si une onde Y(z) se propage dans un milieu à gain, elle s'amplifie.


Si l'onde Y(z) se propage dans un milieu à perte, elle s'atténue.
Si l'onde Y(z) se propage dans un milieu neutre, elle reste constante.

Pour que le système fonctionne il faut satisfaire la condition suivante :

R1R2e 2(-) L>1

Où R1 et R2 sont les coefficients de réflexion des miroirs d'entrée et de sortie du résonateur et


 et  sont respectivement les coefficients de pertes et de gain du milieu amplificateur
exprimés en cm-1.
Si la condition précédente est satisfaite alors le gain compense les pertes (de propagation et
réflexion), le laser a atteint son seuil d'oscillation.
Pour que le résonateur fonctionne, on doit satisfaire une condition de résonance.
On appelle mode longitudinal du résonateur, une onde dont la fréquence f satisfait la relation
suivante :

f= q c/2L

avec, c, vitesse de la lumière, L longueur du résonateur et q entier. C’est à dire que la


longueur de la cavité L, doit être égale à un multiple entier de demi-longueurs d’ondes :

L= q /2n

La longueur type L d'une telle cavité est de l'ordre de 300 m et l'indice de la couche active n
de l'ordre de 3,5. Il y a un nombre entier q de demi-longueurs d'onde dans L, q étant de l'ordre
de 2000. La configuration de la jonction est représentée sur la figure suivante :
Région P

Eg

Trous Région N
EF Niveau de fermi

(a)

Région P
Région N
EFC
h
qVF
Trous h
EFV d

VF = Eg/q (b)
Diagramme de bandes pour une jonction p-n selon l'état de polarisation (a) Sans polarisation (b) Sous
polarisation
Pour obtenir une émission laser, il est nécessaire d'avoir une inversion de population. A
l'équilibre thermique les bandes de conduction et de valence seront toutes deux au-dessus du
niveau de Fermi du côté p de la jonction et au-dessous du côté n. Quand on applique une
tension de polarisation directe sur la diode, l'injection d'électrons dans la partie n et de trous
dans la partie p, déplace le niveau de Fermi de part et d'autre de la jonction. Enfin si on
augmente la tension, l'injection de porteurs est suffisante pour obtenir la situation représentée
en b : dans la zone de largeur d, on trouve une importante concentration d'électrons dans la
bande de conduction et de trous dans la bande de valence, ce qui est la condition pour une
inversion de population. Pour que ceci se réalise, il faut que: EFC - EFV > Eg

Le fonctionnement des diodes lasers est le même que celui des autres lasers. Elles disposent
aussi d'un milieu amplificateur, d'une cavité résonnante, et l'oscillation laser se produit
lorsque le gain compense les pertes. Le principe d'amplification est cependant différents des
autres lasers. Il est basé ici sur la recombinaison des électrons et des trous dans les semi-
conducteurs.
Comme l'émission de la diode laser peut être très commodément modulée (à partir du courant
d'alimentation) jusqu'à des fréquences élevées, il en résulte que ce type de laser présente un
grand intérêt pour les télécommunications optiques.

Deux exemples de diode laser, en haut: laser homojonction, en bas: laser hétérojonction

La jonction p-n possède des faces clivées de façon à former des surfaces réfléchissantes créant
ainsi une cavité diélectrique pour les radiations émises. Les contacts électriques sur les autres
faces constituent les électrodes. A l'équilibre, lorsque la jonction n'est pas polarisée, le niveau
de Fermi EF possède une valeur constante dans toute la diode et tous les états d'énergie
inférieure à EF sont remplis du côté p comme du côté n (voir figure ci-dessus). Lorsqu'une
polarisation directe est établie (une tension positive du côté p et une tension négative du côté
n), un courant d'électrons s'établit dans le sens n vers p. Les électrons attirés par l'électrode
positive pénètrent dans la région de la jonction où ils se recombinent avec les trous attirés par
l'électrode négative : cet échange d'énergie apparaît sous la forme d'une émission
électromagnétique. La production et le guidage du faisceau laser s'effectue dans un espace très
réduit (couche p-n) ; en contraste avec le laser conventionnel, les dimensions du résonateur
sont à peu près du même ordre de grandeur que la longueur d'onde du faisceau laser. La
distribution spatiale du faisceau laser est elle aussi définie par le guide d'onde que forme
l'hétéro structure.
Il faut des courants assez élevés pour maintenir le déséquilibre entre émission stimulée d'une
part et les pertes par absorption ou par couplage vers l'extérieur d'autre part. Une autre
caractéristique importante des diodes laser est la suivante: la longueur d'onde d'émission
dépend fortement de la température du semi-conducteur et du courant d'injection. Ainsi, sur
un plan technique pour maintenir l'émission à une longueur d'onde centrale fixe l'on devra
maintenir la température et le courant d'injection constants aux valeurs requises. Une propriété
remarquable des diodes lasers est donc que la puissance émise suit instantanément toute
variation de courant d'alimentation.

Caractéristique
L’intensité globale du rayonnement émis par la diode est une fonction du courant excitateur et
l’allure de la courbe est représentée sur la figure suivante. A faible niveau d’injection le
rendement radiatif de la diode est sensiblement constant, l’intensité du rayonnement émis est
proportionnelle à la densité de porteurs injectés et par suite au courant traversant la diode.
Juste au-dessous du seuil et pour une efficacité quantique égale à l’unité, tous les porteurs
injectés se recombinent comme une émission spontanée. Le nombre de photons par unité de
volume par seconde est donné par le taux de recombinaison radiative total. Quand le courant
devient supérieur à la valeur seuil l’émission stimulée apparaît. La diode amplifie une partie
du rayonnement spontanée, on observe une super linéarité sur la courbe d’émission. La
densité de courant J pour une épaisseur d de la couche active est reliée au taux d’émission
spontanée total rsp par unité de volume. La relation est:

J= qd rsp
Puissance (densité de photon s)

Fonctionnement LED Action laser

Emission stimulée
Emission spontanée

Courant
Ith
Caractéristique puissance/courant d’un laser à semi-conducteur montrant le courant de seuil I th

La courbe représente la caractéristique du laser c’est à dire la puissance en fonction du


courant de polarisation. La droite correspond au courant de seuil et c’est aussi la liaison entre
la densité de courant, la densité du courant de seuil, et la puissance ou la densité de photon.
Cette dernière, s, est donnée par l’expression suivante:

s = ph (J - Jth) /qd

ph est la durée de vie des photons, J et J th sont respectivement la densité du courant et du
courant de seuil, et d l’épaisseur de la couche active.
Parmi les paramètres décrivant la caractéristique de la diode, celui dont la dépendance en
fonction de la température est la plus marquée est le courant de seuil. En terme général, le
courant de seuil a la tendance d’augmenter avec la température soit la relation:

Jth  exp (T / T0)

T0 est le coefficient de température du seuil (100-190 °K)

La première caractéristique des diodes laser est de présenter une très grande divergence et une
asymétrie, dues principalement aux dimensions très petites de la zone active d'émission. Le
faisceau émis par une diode laser peut être considéré comme gaussien, la zone active
rectangulaire formant un beam waist. L'angle de divergence varie en général de 20 à 40°. La
divergence est plus grande dans le sens de la largeur que dans celui de la longueur de la zone
active. Parfois, une optique correctrice sera donc nécessaire pour collimater ou focaliser le
faisceau laser.
Les diodes lasers n'ont pas une longueur d'onde d'émission bien définie parce qu'il n'y a pas
deux niveaux d'énergie discrets responsables du processus comme dans les lasers traditionnels
mais plutôt une distribution d'énergie électronique en bandes. La longueur d'onde émise
pourra être ajustée dans une certaine gamme prédéfinie.

Une autre caractéristique importante des diodes laser est la suivante: la longueur d'onde
d'émission dépend fortement de la température du semi-conducteur et du courant d'injection.
Ainsi, sur un plan technique pour maintenir l'émission à une longueur d'onde centrale fixe l'on
devra maintenir la température et le courant d'injection constants aux valeurs requises.
La longueur d'onde d'émission d'une diode laser augmente avec la température du semi-
conducteur. Cela est dû au fait qu'en augmentant la température l'indice de réfraction et la
longueur de la zone active (et donc celle du résonateur) augmentent à leur tour.
Un comportement similaire à celui que nous venons de décrire est aussi observé lorsque le
courant d'injection (donc l'intensité du laser) est modifié. Cette fois-ci, l'accroissement de la
longueur d'onde provient principalement de l'augmentation de l'indice de réfraction, qui lui,
est dû à l'accroissement de la densité de charge des porteurs dans la zone active. De plus en
augmentant l'intensité du laser, la température croît à cause des pertes sous forme de chaleur
dans la zone active.

Diodes laser à double hétérostructure (B= GaAs et A= AlxGa(1-x)As)

Héterojonctions

Structure p-n de matériau à faible énergie de gap pris en sandwich dans une structure p-n de
matériau à grande énergie de gap.
 Les hétérojonctions réfléchissent la lumière, qui est confinée dans la zone
d’amplification
 La région où électrons libres et trous coexistent est contenue dans la fine couche du
milieu : plus de paires électron-trou peuvent contribuer à l’amplification

Diodes laser à puits quantique


Dans le puits, la variation verticale de la fonction d’onde des électrons est quantifiée

La fonction de densité d’états dans le puits fait que les électrons sont condensés dans des
niveaux d’énergie contribuant à l’action du laser.
Evolutions de la technologie à puits quantique :
 Lasers à puits quantiques multiples
 Réduction des puits quantiques à des « fils quantiques », voire à une « mer » de «
points quantiques »
 A l’état expérimental : lasers à « cascade quantique ».

Lasers SCH (Separate Confinement Heterostructures)

Le puits quantique est trop petit


pour pouvoir confiner
efficacement la lumière
On intercale deux couches
supplémentaires de matériau
faiblement réfringent
pour permettre le confinement.
La plupart des diodes commercialisées depuis 1990 sont des SCH.

Lasers DFB (Distribution Feedback Lasers)


Mode de transmission très utilisé pour le multiplexage en longueur d’onde (fibres optiques).
On place une grille de diffraction au niveau de la jonction p-n qui fait office de filtre optique:
une seule longueur d’onde crée le rayon laser.

Lasers à cavité verticale émettant par la surface (VCSEL)

L’axe de la cavité optique est le même que l’axe de circulation du courant électrique.
 Miroirs de Bragg : couches alternant hauts et bas indices de réfraction
 Coefficient de réflexion > 99 %
 Moins puissant que les autres diodes laser
 Possibilité d’ajuster la longueur d’onde d’émission en modifiant l’épaisseur des
couches des miroirs de Bragg
 L’angle de divergence du faisceau est réduit, pas besoin de lentille
 Le courant de seuil est fortement réduit, ce qui abaisse la consommation électrique du
dispositif.

Schéma de principe d’une ligne de transmission sur fibre optique


Principe du multiplexage optique

La fonction d’un multiplexeur à fibre optique consiste à réunir sur la même fibre optique de
sortie, les signaux optiques portés par N longueurs d’ondes optiques différentes qui se
propagent dans chacune des N fibres optiques d’entrées. La fonction réalisée par un
démultiplexeur est réciproque et consiste à répartir sur N fibres optiques distinctes, chacune
des N longueurs d’ondes optiques se propageant dans la fibre optique d’entrée. Ces fonctions
font appel aux filtrages optiques, et ces techniques permettent de traiter un grand nombre de
signaux proches, les uns des autres en terme de fréquence (DWDM Dense Wavelength
Division Multiplexing). Plusieurs technologies sont utilisées :

 Les réseaux de diffraction


 Les phasars
 Le filtrage interférentiel
 Les réseaux de Bragg

Réseaux de diffraction

Un réseau de diffraction est constitué d’une surface optique sur laquelle est gravée un grand
nombre de traits. Ce réseau réfléchit les différentes longueurs d’ondes optiques du faisceau
incident et séparées angulairement, l’angle de diffraction étant fonction de l’espacement des
traits et de l’angle d’incidence du faisceau. Ce type de réseau peut (dé)multiplexer
simultanément un grand nombre de longueurs d’ondes. La figure ci-dessous illustre ce type de
réseau.

Multiplexage à réseau de diffraction

Les phasars

Le principe du phasar (Phased Array ou AWG Arrayed Wave Guide Grating) est schématisé
sur la figure suivante. Le dispositif comporte en entrée un coupleur étoile qui répartit sur les
différents guides les signaux optiques présents en entrée. Le réseau de guide est conçu pour
que le déphasage entre deux guides voisins soit de λc, longueur d’onde centrale de la bande
passante optique traitée. Ainsi après le deuxième coupleur étoile, toute la puissance optique à
λc est couplée aux guides voisins successifs.
Schéma d’un phasar à droite et sa réponse spectrale à gauche

Les filtres

Un autre principe de démultiplexeur employé, est illustré par la figure ci-dessous, ils utilisent
des filtres optiques ne laissant passer qu’une seule longueur d’onde, les autres étant réfléchies.

Multiplexage par lame de filtrage

Il existe d’autres solutions techniques pour ces fonctions de (dé)multiplexage. On peut citer
l’utilisation de réseaux de Bragg photo-inscrits dans les fibres optiques ou celle de filtres
optiques multi-diélectriques. Ces dispositifs ne sont pas proposés aujourd’hui pour un grand
nombre de canaux, cette situation devrait évoluer.
Principe du multiplexeur avec une fibre à réseau de Bragg (FBG, Fibre Bragg Grating)

Module d’émission : Sources

La figure ci-dessous présente le schéma d’un module d’émission en modulation directe ou


externe. On reconnaît les blocs fonctionnels principaux suivants :
 La tête optique (diode laser) avec son système de couplage à la ligne optique et le
dissipateur,
 Un circuit de contrôle et régulation des effets de température interne ou externe,
 Un mélangeur ou modulateur (électronique pour la méthode direct ou optique pour la
méthode externe),
 Un circuit de conversion optoélectronique pour la méthode externe,
 Une détection et signalisation de mauvais fonctionnement, génération d’alarme,
 L’information est préalablement codée…

Schéma synoptique d’un module d’émission: Modulation directe à droite et externe à gauche

Module de réception : Détection

La figure suivante représente le schéma d’un module de réception. On y reconnaît les blocs
fonctionnels suivants :
 La tête optique avec son système de couplage à la ligne optique,
 Un photodétecteur afin de réaliser la conversion du signal optique en signal électrique,
 Un circuit de pré-amplification (courant) pour une remise en forme du signal,
 Un filtre passe-bas pour récupérer l’information préalablement modulée,
 Un amplificateur (tension) et limiteur (saturation),
 Un circuit de décision permettant la récupération du rythme (re-synchronisation),
et le décodage permettant de corriger les erreurs intervenues lors de la transmission
(TEB<10-9-10-12).

Schéma synoptique d’un module de réception (en détection directe)

L' 'interface optique de réception, dans une liaison à fibre optique, est chargée de convertir le
signal lumineux en signal électrique en lui apportant le minimum de dégradation. Ce rôle est
tenu par le photodétecteur qui, pour simplifier, se comporte comme un « compteur de photons
» et un générateur de courant. La première propriété requise est une sensibilité importante
pour la longueur d' 'onde utilisée. La deuxième est la rapidité, car il doit être utilisé dans des
systèmes fonctionnant à 40 Gb/s. La troisième propriété demandée est un apport minimum de
bruit. Afin de satisfaire la plupart de ces conditions, le choix se porte sur les photodétecteurs à
semi-conducteurs, qui présentent les avantages d' 'être très rapides et faciles à utiliser, tel est
le cas des photodiodes PIN ou à avalanches.

Amplificateurs optiques

Comme nous l’avons vu, les informations sont transmises sur de très longues distances. Elles
sont soumises à de multiples effets décrits plus haut qui dégradent le signal (atténuation,
élargissement, déphasage..). C’est pourquoi tout au long de la ligne des répéteurs sont
positionnés afin de régénérer le signal (R), de le remettre en forme (2R) voir de le
resynchronisé ou récupérer le rythme (3R). La plupart des lignes déjà installées possèdes des
répéteurs purement électroniques. Le signal est donc converti (optique-électrique O/E) remis
en forme, resynchronisé, etc. Et reconvertir électrique-optique (E/O). Ce type de répéteurs
emploie des circuits électroniques ultra rapides, donc très coûteux et complexes à mettre en
œuvre, pour pouvoir gérer le nombre de canaux qui croît régulièrement pour augmenter les
débits de transmission, surtout à de telles vitesses de fonctionnement. Les systèmes actuels
utilisent dorénavant, des répéteurs purement optiques, facile à mettre œuvre et permettant
d’effectuer cette tâche à la « vitesse optique ». La remise en forme et la régénérescence du
signal, sera faite par un amplificateur optique à l’aide d’une fibre dopée à l’erbium, la
resynchronisation par l’emploi de fibre de compensation comme nous l’avons vu
précédemment.

Amplificateur optique à semi-conducteurs (AOSC)

Les premiers travaux sur les AOSC ont démarré au début des années 80, à partir du moment
où les lasers à semi-conducteur fonctionnaient en continu avec une fiabilité acceptable. Leur
structure de base est peu différente de celle d' 'une diode laser. Contrairement aux lasers à
semi-conducteur, il n' 'y a pas de miroirs aux extrémités mais un revêtement antireflets est
déposé sur les faces afin de diminuer les réflexions de la lumière vers l' 'intérieur du circuit.

Schéma d’un amplificateur à semi-conducteur

La lumière incidente entre dans le circuit, elle est amplifiée et sort par l' 'autre extrémité pour
être couplée dans la fibre. Voici quelques caractéristiques : un gain élevé jusqu' 'à 30 dB, une
puissance de saturation en sortie de 5 à 10 mW, une bande passante de 5 THz à λ = 1550
nm…

Amplificateur optique à fibre dopée (EDFA, Erbium Doped Fiber Amplifier)

Comme n’importe quel amplificateur, un amplificateur optique absorbe l’énergie fournie par
le système extérieur désigné par le terme de pompage. Il la restitue au signal pour le renforcer
et l’amplifier. Les amplificateurs à fibre qui sont disponibles commercialement fonctionnent
dans la fenêtre de transmission à la longueur d’onde de 1550 nm. Un de leurs avantages est la
simplicité du dispositif. Ils se composent pour l’essentiel : d’une fibre active de quelques
mètres de longueur, dopée avec des ions appropriés (erbium), et connectée à la fibre de ligne,
d’une pompe et d’un dispositif de couplage de la lumière de la pompe vers la fibre dopée.
Dans la plupart des cas la pompe est un laser à semi-conducteur. Le couplage de la lumière de
la pompe dans la fibre est obtenu à l’aide de multiplexeur. Il est habituel d’ajouter deux
isolateurs (diode optique), une à l’entrée, l’autre à la sortie, qui ne laissent passer la lumière
que dans un sens afin d’éviter toutes les réflexions qui pourraient : créer une cavité, faire
osciller le dispositif et le transformer en laser. 980 et 1480 nm sont les deux longueurs d' 'onde
de pompe les mieux adaptées à l' 'EDFA, et des diodes lasers à semi-conducteur sont
disponibles à ces longueurs d' 'onde. Le multiplexeur optique, sélectif en longueur d' 'onde,
doit présenter une perte d' 'insertion faible à ces deux longueurs d' 'onde afin d' 'optimiser le
rendement optique du système. La figure suivante montre le schéma d’un amplificateur
optique à fibre dopé à l’erbium.
Exemple d’amplificateur optique à fibre dopé à l’erbium

En général, les EDFA possèdent un gain de 25 à 45 dB et des puissances de saturation allant


de 1 à 10 mW (0 à 10 dBm). Enfin, les EDFA ont une large bande passante (1530-1560 nm)
pour laquelle le gain est quasiment identique, ce qui rend intéressant ces amplificateurs quand
on veut amplifier simultanément plusieurs signaux multiplexés en longueur d' 'onde.

Domaines d’application

Quatre grands domaines d’applications peuvent aujourd'hui profiler du développement des


techniques optoélectroniques et plus particulièrement de l’optique intégrée. Ce sont:

 Traitement de signal optique ;


 Capteurs optiques;
 Mémoires optiques;
 Communications optiques.

La fiabilité et la miniaturisation seront des paramètres fondamentaux dans les applications


spatiales (traitement de signal et capteurs) alors que le faible cout sera vital dans le domaine
des mémoires.

Traitement de signal optique : Ils reposent sur le fait que les lois de diffraction de l'optique
permettent d'obtenir certaines fonctions mathématiques comme la transformée de Fourier où
les fonctions de corrélation, exemple l'analyseur de spectre optique.

Capteurs optiques : C'est sans doute le domaine dans lequel la liberté d'action est la plus
grande. II n'est ni soumis à des standards incontournables, comme dans le domaine des
mémoires ni à des décisions politiques et stratégiques comme dans celui des communications.
Deux applications semblent aujourd'hui pouvoir profiter des avantages de l’optique intégrée :

 La métrologie dimensionnelle (science de la mesure) qui a traditionnellement été un


secteur clef de l’optique du fait des possibilités offertes par la mesure sans contact et
surtout l'utilisation d'un étalon de mesure, la longueur d'onde optique, très précis et facile
à mettre en œuvre en interférométrie.
 La gyrométrie (mesure de vitesse angulaire) dans laquelle l’optique intégrée apporte
compacité, fiabilité et potentiellement faible coût dans un domaine où l’optique s'implante
de plus en plus. L'inconnue réside dans la gamme de performances que pourraient
atteindre les dispositifs optiques intégrés. Pour cela les valeurs de pertes de propagation
annoncées n'ont pas seulement un aspect anecdotique (la plupart des applications des
atténuations de 0,1dB/cm sont plus que suffisantes compte tenu des dimensions des
circuits et des distances de propagation, des gains apparemment faibles sur ce paramètre
peuvent jouer un rôle important en gyrométrie en offrant aux dispositifs intégrés une
nouvelle part de marché).

Les solutions optiques pour réaliser des gyromètres performants ont été étudiées depuis
plusieurs années. Elle repose sur la réalisation d'une cavité, résonante ou non, dans laquelle
les interférences entre les ondes lumineuses se propageant dans le sens des aiguilles d'une
montre et dans le sens opposé, fournissent l’information rotation angulaire cherchée. Le
milieu de propagation peut-être actif (gyromètre laser : capteur de vitesse angulaire basé sur
l'effet Sagnac et mettant en œuvre un rayon laser. Celui-ci parcourt un circuit optique dans les
deux sens, l’interférence des deux rayons va dépendre de la vitesse de rotation de l’ensemble)
ou passif (gyromètre à fibre : capteur de vitesse angulaire utilisant un rayon lumineux dans
une fibre optique).

Mémoires optiques : C'est à première vue un des domaines les plus porteurs de l’optique
intégrée dans la mesure où les systèmes actuels et surtout les systèmes inscriptible s magnéto-
optiques souffrent de deux défauts principaux:

 Une complexité d'alignement et de montage des composants optiques classiques plus


grande que pour les têtes de lecture des disques "compact". Elle pénalise l'approche
classique du point de vue coût dans un domaine très concurrentiel.
 Un poids et un encombrement qui augmente l'inertie du système et limite les temps
d'accès à 1'information et par voie de conséquence les types d’applications potentiels. Les
problèmes d'inertie peuvent en partie être résolus par des têtes déportées et l'utilisation de
miroirs de renvoi. C'est bien sûr un domaine qui progresse vite.

Une approche permise par la miniaturisation des circuits intégrés consiste à se rapprocher des
solutions de lecture-écriture classique des disques magnétiques et d'utiliser un patin volant à
quelques centaines de nanomètres de la surface du disque. Cette approche nécessite des
circuits optiques intégrés de très faible taille (3x4mm typiquement) qui peuvent être collés sur
le patin (figure ci-dessous). Elle évite l’utilisation d'un système d'auto focalisation
indispensable avec une lecture par projection.
Solutions de lecture-écriture classique des disques magnétiques et l'utilisation d’un patin volant à quelques
centaines de nanomètres de la surface du disque.

La réalisation de ce type de dispositif dont les premiers tests sont plus qu'encourageants,
montre cependant de manière indiscutable les apports de l'optique intégrée dans un domaine
qui devrait se développer énormément au cours des prochaines années.

Communications optiques : C'est sans aucun doute le grand terrain d'essai de l’optique
intégrée. Il s'agit tout particulièrement de diviseurs de faisceaux lumineux (1 vers 8 ou1
vers16), de coupleurs bidirectionnels et de duplexeur de longueurs d'ondes travaillant en
émission et réception sur les deux fenêtres actuelles de 1,3 et 1,5m. Ce sont des composants
fibres qui permettent la réalisation en vrai grandeur de système de communications large
bande et qui, à l’heure actuelle joue le rôle de pionniers pour les composants de demain.

Vous aimerez peut-être aussi