Optique Intégrée-Final
Optique Intégrée-Final
« Le concept d’optique intégrée existe depuis au moins 1969, date à laquelle le Bell Systems
Technology Journal présenta les papiers de Marcatili et Goell (MAR69, GOE69). Ces papiers
présentent une méthode complète d’analyse et de conception de guides d’onde, filtres et
virages de guides. Ces travaux oubliés qui montraient la similarité avec les microondes
prédisaient que l’ensemble des structures optiques pourrait être fabriqué avec des
technologies planaires qui émergeaient alors pour la fabrication des circuits intégrés.
L’optique intégrée, à l’époque, était considérée comme le candidat de choix pour remplacer
les systèmes optiques discrets et potentiellement se combiner avec les systèmes électroniques.
Trente ans plus tard, cette vision de l’optique intégrée n’a pas beaucoup évolué. L’optique
intégrée reste encore la technologie de demain mais semble condamnée à le rester.» James
Foresi (1997)
Comme on le voit ci, un émetteur optique est visualisé sous la forme consistant en une puce
en GaAs sur lequel les composants passifs et actifs appropriés sont déposé. Parce que GaAs,
en conjonction avec une certaine de ses composés associés, peut fournir toutes les fonctions
nécessaires d’optique intégrée, à savoir, guidage d'onde, la modulation, la détection et
l'émission laser…
Historique
Il y a dix-neuf ans, James Foresi écrivait ces lignes en introduction de sa thèse. La situation
semble avoir peu évolué depuis, bien que des premiers signes traduisent d’une attention
grandissante des industriels pour la photonique. Ainsi, depuis le début des années 2000 des
grands groupes comme Intel et IBM contribuent significativement aux recherches et aux
développements des technologies photoniques (VLA04, MCN03). L’intérêt grandissant
venant du constat que la microélectronique atteint aujourd’hui des limites : la loi de Moore
qui stipule que tous les 18 mois la puissance des ordinateurs est doublée semble à l’horizon
2010-2020 buter contre des limites physiques. En effet, à mesure que la taille des transistors
diminue et que leur vitesse de commutation augmente, plusieurs problèmes se posent : les
courants de fuites, donc la consommation d’énergie augmentent avec la réduction des
dimensions et l’augmentation des fréquences. De plus, lorsque la taille des composants
diminue des effets quantiques apparaissent qui perturbent le fonctionnement normal des
transistors. Enfin, les temps de propagation d’un bout à l’autre d’un microprocesseur
deviennent du même ordre que la période d’horloge, inférieure à la nanoseconde. L’ITRS
(International Trend Roadmap in Semiconductors) qui définit les technologies à développer
pour pouvoir suivre cette loi de Moore prévoit donc d’inclure des composants photoniques
dans un avenir proche. L’idée à priori simple consiste à remplacer l’électricité, moyen de
transport de l’information, par de la lumière. Les avantages aux premiers abords sont
multiples :
L’ensemble de ces quatre points au final présente un bilan global de performances qui à
l’heure actuelle ne suffit pas à justifier le remplacement des composants électroniques. Du
point de la physique la problématique commune de ces 4 fonctions réside dans l’interaction
entre la lumière et la matière. Cette interaction permet de contrôler la lumière pour différentes
fonctions (mémoire, buffer, transistor optique, etc.), d’augmenter les propriétés de l’émission
(émission spontanée diminuée, émission Raman stimulée) et de détection. Pour augmenter
cette interaction, il faut augmenter le confinement de la lumière et donc utiliser des structures
résonnantes : les cavités optiques.
Lorsque la lumière résonne dans un petit espace, l’interaction augmente avec le facteur de
qualité de la structure. Les scientifiques se sont donc intéressés à la réalisation de cavités à
grands facteurs de qualité avec le plus petit volume de confinement possible. Ils ont amélioré
les facteurs de qualité de cavités Fabry-Perot en manipulant les modes de Bloch de structures
périodiques.
En optique intégrée, la lumière est confinée dans des guides d'ondes réalisés sur des matériaux
optiques adéquats comme le montre l'image ci-dessus.
Emission spontanée initiale
Sortie laser
Emission stimulée
Définition
L'optique intégrée ajoute les avantages apportés par la mise en œuvre des techniques
d'intégration:
Réseau de micro-miroirs
Spectromètre à 2 wafers (Typiquement les détecteurs font 2µm de largeur et sont distants les uns des autres de
4µm)
Le spectromètre comprend :
Une couche d'aluminium est déposée sur toute la surface. Elle va avoir une double fonction,
d'une part c'est elle qui va être gravée pour constituer le réseau de diffraction d'entrée (grille)
et au niveau du réseau de photodétecteurs elle joue un rôle d'écran pour éviter la lumière
parasite venant de l'extérieur. Sur la figure ci-dessus on représente le chemin optique d'un
rayon bleu et d'un rayon rouge.
Spectromètre Fabry-Perot (coupe d'un des résonateurs Fabry-Perot à droite et réalisation à 16 canaux à gauche,
On constate la présence de deux canaux supplémentaires (à gauche) destinés à servir de référence et à compenser
le courant d'obscurité)
On constate aisément que la distance entre les deux miroirs est figée par le biais d'une couche
diélectrique déposée par PECVD (plasma enhanced chemical vapour deposition). Il suffit
d'opérer le dépôt en plusieurs étapes pour avoir la possibilité d'avoir des couches diélectriques
d'épaisseurs différentes, permettant alors de balayer tout le spectre. Noter que si le miroir
inférieur est en aluminium pour assurer une bonne adhérence entre les couches, celui du
dessus est en argent pour améliorer la réflectance.
Tous les avantages que nous venons de citer ne peuvent devenir une réalité que si, dans le
même temps, nous pouvons disposer de sources de lumière miniaturisées, efficaces et fiables
et des moyens adéquates de transport de l'information lumineuse (diodes laser semi-
conducteurs et fibres optiques). Il convient également de ne pas tomber dans le piège d'une
comparaison facile entre l’optique intégrée et la Microélectronique par exemple. Si le but
final est le même, les obstacles à surmonter sont différents. Les lois physiques mises en jeu
dans un circuit optique sont très différentes de celles qui régissent la conception d'un circuit
microélectronique.
Les verres (oxydes et parfois nitrures), de très faibles pertes, d’indice voisin de 1,5 ; et
ne permettent que des fonctions passives, sauf en cas de dopage pour la fabrication
d’amplificateurs ;
Des cristaux diélectriques, notamment le niobate de lithium LiNbO 3 à indice voisin de
2,2, où l’effet électro-optique permet la réalisation de fonctions actives très rapides ;
Les semi-conducteurs, en particulier les composés III-V, d’indice élevé (3,5), ce qui
permet un confinement dans des guides plus petits, de pertes plus importantes, mais
où, en plus des fonctions précédentes, on peut réaliser des fonctions optoélectroniques,
tels que l’émission la réception et amplification, et électronique, logiques ou
analogiques. Il existe de plus en plus d’applications en optique intégré sur le silicium
tel que par exemples : guides, filtres, interféromètres, capteurs…Le silicium est en
particulier intéressant pour les réseaux optiques sur puce (NoC, Network on Chip) où
modulateurs et commutateurs peuvent être réalisés à base d’anneaux résonnants, il faut
lors faire un report hybrides des puces III-V sur silicium.
Les technologies de types cristal photonique, en général sur silice, sont utilisés pour réaliser
des structures compactes. Les matériaux polymères sont aussi utilisés pour la réalisation des
composants passifs de types filtres ou multiplexeurs accordables en longueur d’onde.
Un guide d’ondes optique est défini comme une structure permettant de confiner et de guider
de la lumière. En principe l’effet de confinement dans un guide donne lieu à de grandes
densités d’énergie pour de faibles puissances de pompe. Cela ouvre la voie par exemple à la
réalisation de lasers avec un seuil d’émission très bas.
Il existe actuellement deux approches qui permettent d’étudier la propagation de la lumière
dans un guide d’onde :
Les deux approches montent que, moyennant la réalisation de certaines conditions, la lumière
peut se propager dans un guide, grâce au phénomène de la réflexion totale.
Il y a différentes types de géométries de guides optiques :
La configuration la plus simple d'un guide d'onde plan est un empilement de trois couches de
matériaux d'indices de réfraction différents. La lumière se propage préférentiellement
dans la zone centrale d’indice n f si celle-ci est entourée de deux couches : une couche
inférieure de substrat d'indice de réfraction n s et une couche supérieure de couverture
d'indice de réfraction nc (figure ci-dessous). La lumière est confinée selon l’axe vertical (x)
et se propage dans la direction (z). Du fait de l’invariance de cette structure dans la direction
(y), la lumière ne peut être confinée dans cette direction.
La description de l’optique géométrique, bien qu’approximative, elle donne une bonne idée
des propriétés du guidage de la lumière se propageant dans un milieu. Elle est valide quand
les dimensions d’un guide sont beaucoup plus larges que la longueur d’onde λ considérée. On
utilise un guide diélectrique planaire dont la forme la plus simple constitué d’une couche
mince d’indice de réfraction nf entourée par un substrat d’indice ns <nf et un revêtement
supérieur d’indice nc <nf. La lumière est confinée par réflexion totale aux interfaces couche
guidante-substrat et couche guidante-revêtement. En considérant la lumière qui se propage
dans la couche guidante en tant que rayon lumineux on obtient un trajet en forme de zigzag.
Ce sont la réflexion et la réfraction aux interfaces qui détermine ce trajet. Elles sont régies par
la loi de Snell-Descartes :
n1 sin1=n2 sin2
qui formule la dépendance entre l’angle de réflexion 1 et l’angle de réfraction 2 d’un rayon
incident à l’interface de deux milieux d’indices de réfraction respectivement n 1 et n2.
Réflexion et réfraction d’un rayon optique à l’interface de deux milieux d’indice de réfraction n 1 et n2
Dans le cas du modèle simple d’un guide planaire à trois couches, on peut définir les angles
critiques des interfaces couche guidante-substrat et couche guidante-revêtement du guide
comme suit :
Si l’angle θ est petit, θ < θ s, θc le rayon lumineux est réfracté et s’échappe de la couche
guidante à travers de revêtement, donc la lumière n’est pas confinée, de tels modes sont dits
des modes de radiation. Alors que si θ dépasse θ c mais plus petit que θs le rayon lumineux
incident du substrat est réfracté par l’interface couche guidante-substrat, ensuite entièrement
réfléchi à l’interface couche guidante-revêtement et enfin réfracté dans le substrat à travers
lequel la lumière s’échappe de la structure. Finalement, pour les angles θ s, θc < θ <90° la
lumière est confinée dans la couche guidante, suite à la réflexion totale à deux interfaces, et se
propage en forme de zigzag, de tels modes sont dits modes guidés.
On suppose que la lumière se propage dans la direction z, le confinement se produit
transversalement dans la direction x, la lumière et le guide sont uniforme dans la direction y
perpendiculaire au plan XZ. On considère des ondes stationnaires dans la direction x
et progressives dans la direction z. Ces ondes sont considérées monochromatiques et
cohérentes, avec pulsation, longueur d’onde dans le vide 0 et un vecteur d’onde (k) dans un
plan normal à la surface d’onde. k = 2/= (2/0) nf = k0 nf
Les composants du vecteur d’onde (k) sont :
Pour que l’onde se propage dans le guide plan, la constante de propagation doit être bornée
k0 ns << k0 nf
La toile optique
Le domaine des télécommunications à la fin du XX siècle est marqué par le retour en force
des communications optiques qui avaient vu le jour grâce aux indiens d'Amérique et leurs
signaux de fumée.
Dans l'histoire des télécommunications on peut distinguer deux grandes périodes qui se
situent avant et après l'apparition de l'électronique.
A peu près simultanément en 1970, les laboratoires Corning annoncent la fabrication de fibres
faibles pertes (20 dB/km) et apparaissent les premières diodes laser fonctionnant en mode
continu à température ambiante. Dès lors, il est clair qu'un réseau de fibres optiques peut avoir
un potentiel énorme pour transmettre de l'information.
Principe des télécommunications optiques
De façon très schématique, le laser convertit un signal électrique issu d'un appareil de
communication (téléphone, ordinateur,...) en un signal optique. Ce signal optique est
acheminé par la fibre jusqu'au détecteur qui fait l'opération inverse du laser, c'est à dire qu'il
convertit un signal optique en un signal électrique.
Les avantages de transmettre de l'information pas les fibres optiques sont multiples par
rapport aux autres supports de communication :
L’augmentation de la capacité de transmission des fibres optiques a été rendu possible grâce à
des avancées technologiques marquantes telle que :
A l'heure actuelle, pour des liaisons transatlantiques par exemple, des solutions commerciales
proposent des débits de l'ordre de 10.26 Tb/s ce qui correspond à la possibilité d'acheminer
simultanément presque 30 millions de conversations téléphoniques ! A raison de 20 centimes
d’euro la minute de communication, une liaison de ce type engendre un chiffre d’affaire qui
est de l’ordre de plusieurs million d’euro la minute.
Quatre générations de systèmes de télécommunications optiques basés sur des technologies
distinctes se sont succédé jusqu'à aujourd'hui.
Il se pose, à l'heure actuelle dans le monde, 300 m par seconde de fibre optique. (La vitesse de
pose des fibres est supérieure à la vitesse du son!).
Fibre optique
Avantages de mise en œuvre : Très petite taille, grande souplesse, faible poids.
Sécurité électromagnétique : Insensible aux parasites et n'en crée pas, inviolabilité presque
totale.
Avantage économique : Moindre coût, en comparaison des autres supports. La durée de vie
d'un tel conducteur est estimée à au moins 20 ans.
La fibre optique est un guide d'onde cylindrique et diélectrique. Elle est constituée de deux
diélectriques de même axe, le cœur et la gaine, entourés d'une gaine de protection.
Structure d’une fibre optique
Loi de Descartes
Loi de propagation du signal dans une fibre optique
La lumière se propage le long de la fibre par réflexions successives entre le cœur et la gaine.
Cela n'est possible que si le cœur et la gaine sont constitués de matériaux transparents (silice)
et que l'indice de la gaine n2 est inférieur à celui du cœur n1. En pratique, les variations
d'indice entre le cœur et la gaine sont très faibles (moins de 1%), l'indice lui-même restant au
voisinage de 1,46 pour des verres de silice.
La seconde condition est d'envoyer le signal lumineux dans la fibre avec un angle, par rapport
à l'axe, inférieur à l'ouverture numérique O.N. :
L'ouverture numérique des fibres de silice destinée aux télécommunications optiques est de
l'ordre de 0,15.
Il est commode de caractériser le profil d'indice par la fréquence normalisée généralement
notée V, qui dépend de la longueur d'onde λ, du rayon de cœur a de la fibre et des indices du
cœur n1 et de la gaine n2 :
Une fibre est monomode pour une fréquence normalisée V inférieure à 2.405. Ce paramètre V
est de l'ordre de 1 à 2,405 pour les fibres monomodes (une fibre est monomode pour une
fréquence normalisée V inférieure à 2.405) et de l'ordre de 100 ou plus pour les fibres
multimodes.
Les fibres optiques peuvent être classées en deux catégories selon le diamètre de leur cœur et
la longueur d'onde utilisée : les fibres monomodes et multimodes :
La fibre à saut d’indice : Constituée d'un cœur et d'une gaine optique en verre de différents
indices de réfraction. Cette fibre provoque de par l'importante section du cœur, une grande
dispersion des signaux la traversant, ce qui génère une déformation du signal reçu.
La fibre à gradient d’indice : Son cœur est constitué de couches de verre successives ayant
un indice de réfraction proche, ce qui induit à une réduction de la dispersion.
Dans une fibre multimode, le rayon lumineux a plusieurs manières de se propager dans le
cœur de la fibre, chaque mode ayant une vitesse de propagation propre (vitesse suivant l'axe
de propagation).
On peut évaluer le nombre de modes N en connaissant la fréquence spatiale normalisée V de
la fibre dans le cas de la distribution d'indice classique dans le cœur et dans la gaine donnée
par la relation :
N= (V2/2) ([g/ (g+2)] (V2/2) (g est le paramètre arbitraire positif du profil d'indice)
Des abaques fournissent la constante de propagation normalisée, notée B, en fonction de la
fréquence normalisée pour les premiers modes.
La fréquence normalisée donne une indication directe sur le nombre de modes N qu'une fibre
multimode peut contenir.
Pour de plus longues distances et/ou de plus hauts débits, on préfère utiliser des fibres
monomodes (dites SMF, pour Single Mode Fiber), qui sont technologiquement plus avancées
car plus fines. Leur cœur très fin n'admet ainsi qu'un mode de propagation, le plus direct
possible c'est-à-dire dans l'axe de la fibre. Les pertes sont donc minimes (moins de réflexion
sur l'interface cœur/gaine) que cela soit pour de très hauts débits et de très longues distances.
Les fibres monomodes sont de ce fait adaptées pour les lignes intercontinentales (câbles sous-
marin). Une fibre monomode n'a pas de dispersion intermodale. En revanche, il existe un
autre type de dispersion : la dispersion intramodale. Son origine est la largeur finie du train
d'onde d'émission qui implique que l'onde n'est pas strictement monochromatique : toutes les
longueurs d'onde ne se propagent pas à la même vitesse dans le guide ce qui induit un
élargissement de l'impulsion dans la fibre optique. On l'appelle aussi dispersion chromatique.
Ces fibres monomodes sont caractérisées par un diamètre de cœur de seulement quelques
micromètres (le cœur monomode est de 9 µm pour le haut débit).
La fibre monomode
Les fibres optiques monomodes sont utilisées sur des distances comprises entre 2km et
plusieurs centaines de km.
c= (2[Link])/V
La fibre multimode a été la première utilisée. Elle est facile à utiliser (gros cœur, tolérances
élevées mais a une limitation intrinsèque de bande passante). Ce type de fibre est réservé aux
courtes distances (comme pour les réseaux informatiques).
La fibre monomode a une bande passante pratiquement infinie (en théorie) mais requiert des
composants chers et des tolérances faibles. Elle est devenue la solution universelle des
systèmes de communications.
Il est préférable de travailler avec une fibre monomode car il est important de n'avoir qu'un
faisceau monomode dans la fibre, pour conserver l'énergie dans sa totalité. En effet, si
plusieurs modes sont guidés (fibre multimode), certains modes peuvent s'atténuer et par
conséquent perdre de l'information.
La fibre optique assure donc le guidage des photons de A à B, points entre lesquels la
transmission de l’information doit être faite. Nous considérons ici une propagation
multimode, c'est-à-dire que l’énergie injectée dans la fibre s’est répartie spatialement en
paquets bien définis que l’on appelle des modes. Chaque mode se propage avec une
atténuation et une vitesse spécifiques. Le comportement global de cet ensemble de paquets
dépend donc des caractéristiques de chaque mode et de la répartition de l’énergie initiale,
c’est à dire des conditions d’injection.
Les mesures utiles telles que l’atténuation, bande passante, ouverture numérique, etc. sont
donc à faire pour des conditions d’injection et une longueur d’onde déterminées. Ce qui
intéresse le concepteur du système, ce n’est pas la longueur unitaire fabriquée en usine, mais
la ligne optique constituée de N longueur épissurées bout à bout. Il lui faut donc à partir des
spécifications de la ligne, prévoir quelles doivent être les caractéristiques des longueurs
unitaires caractéristiques qui vont déterminer en grande partie le prix de la fibre.
La prédiction des caractéristiques d’une ligne optique, composée de N longueurs unitaires, est
donc très délicate. Cependant, on peut dire que :
1. L’atténuation, sauf dans le cas de fibres particulières, est à peu près la somme des
atténuations unitaires ;
2. La puissance injectée dans la fibre peut être prédite grossièrement à partir de
l’ouverture numérique et du diamètre de cœur de la fibre ainsi que des caractéristiques
de la source ;
3. La bande passante évolue de manière complexe mais peut être estimée grossièrement
par la formule suivante : B= B0N-
Avec B0 la bande passante de la longueur unitaire, coefficient empirique égal à environ 0,7 à
la longueur d’onde de 0,85 m et à 0,85 à la longueur d’onde de 1,3 m. Ces valeurs sont
d’ailleurs purement indicatives et sont spécifiques du type de fibre utilisé.
Dans une liaison par fibre optique, grâce au support qui n’est pas conducteur, tous les
problèmes de liaison galvanique entre boîtier sont résolus tout naturellement. De même les
phénomènes physiques tels que la foudre sont sans influence sur la liaison. Dans les liaisons
en milieu industriel, les risques de provoquer des explosions sont supprimés. Les dimensions
réduites du support jointes à sa faible densité permettent une réduction de poids et de volume
du câble, ce qui sera particulièrement intéressant avec la prolifération des interconnexions.
Les particules qui servent de support aux informations sont des photons et non plus des
électrons. Par suite, elles ne rayonnent pas de champ électromagnétique et ne sont pas
sensible aux champs environnant le câble. Comme ce support a été étudié pour être un guide,
il ne laisse pas sortir l’énergie et li n’y a pas de risque de diaphonie. Toute tentative de
prélever indûment de l’énergie en cours de route sera très délicate, demandera une
interruption de la liaison et en tous cas pourra être constatée aux extrémités. Enfin, comme la
fréquence porteuse est celle de la lumière, la bande passante des modulations pour le transfert
d’informations pourra être nettement plus élevée que celle utilisées dans les transmissions
classiques.
Les supports ont aussi des pertes en ligne plus faible qui autorisent plus aisément des
distances plus grandes.
Les meilleures
Minimum 0.3 0.4 0.02
conditions
La plus mauvaise
Maximum 0.5 1 0.2
situation
Pour la longueur d'onde 1550 nm
Les meilleures
Minimum 0.17 0.2 0.01
conditions
Moyenne 0.22 0.35 0.05 Normal
La plus mauvaise
Maximum 0.4 0.7 0.1
situation
La première étape est la réalisation d'un barreau de silice très pure, d'un diamètre de plusieurs
centimètres. La composition au cœur du barreau est adaptée de façon à modifier l'indice de
réfraction du verre. On utilise en particulier le germanium pour augmenter l'indice. Il existe
différents procédés pour obtenir ce barreau : dépôt de couches dans un tube de quartz (CVD),
dépôt externe autour d'un mandrin (OVPO), dépôt axial (VAD). Tous font appel à des
réactions en phase vapeur, ce qui permet d'obtenir un matériau très pur. Les dopants sont
injectés sous forme de chlorures (gazeux) dans le tube, oxydés au passage du chalumeau, et
les suies se déposent en aval du chalumeau. Un autre passage du chalumeau, à plus haute
température, vitrifie le dépôt obtenu. Le tube est ensuite assoupli par un chauffage plus fort,
tout en restant en rotation, et se rétrécit lentement. Un dernier passage du chalumeau, plus lent
et soigneusement contrôlé pour éviter la formation de bulles, referme le tube.
Le barreau subit ensuite un étirage dans une tour de fibrage, en plaçant l'extrémité dans un
four porté à une température voisine de 2 000 °C. Il est alors transformé en une fibre de
plusieurs centaines de kilomètres, à une vitesse de l'ordre du kilomètre par minute. Le cœur
est entouré d'une silice de moindre qualité qui forme la gaine optique. On réalise un écart
d'indice entre le cœur et la gaine en incorporant des dopants, tels que :
- le germanium et le phosphore qui accroissent l'indice dans le cœur,
- le bore et le fluor qui le font décroître dans la gaine.
Une préforme de verre d'une longueur de 1 m et d'un diamètre de 10 cm permet d'obtenir par
étirement une fibre monomode d'une longueur d'environ 150 Km.
La fibre est ensuite revêtue d'une double couche de résine protectrice (cette couche peut être
déposée par la tour de fibrage, juste après l'étirement) avant d'être enroulée sur une bobine.
Cette couche est particulièrement importante pour éviter toute humidité, car la fibre devient
cassante sous l'effet de l'eau : l'hydrogène interagit avec la silice, et toute faiblesse ou micro-
entaille est amplifiée.
Tirage de la fibre
Exemple : Quelle longueur de fibre peut-on obtenir avec une préforme de 50 cm de long et 1
cm de diamètre ? (Diamètre typique d'une fibre télécom : 125µm) . Si le volume de la préforme
restant conservé, la longueur de la fibre est de 3.2 Km.
Utilisation
Fibre monomodale Fibre multimodale
Faible dispersion Forte dispersion
Connexion délicate Connexion facile
Faible atténuation Forte atténuation
Hauts débits, longues distances Réseaux locaux
Transmission numérique
Le théorème de Shannon est à la base des systèmes numériques. Si un signal est échantillonné
dans le temps à des instants réguliers et à un rythme supérieur à deux fois sa plus haute
fréquence significative, alors ces échantillons renferment toute l’information du signal initial.
L’amplitude de ses échantillons est alors mesurée puis remplacée par sa plus proche valeur en
numérotation binaire (quantification). Ce train binaire est alors éventuellement multiplexé
avec d’autres trains binaires avant transmission. Ces trains d’impulsion sont alors transcodés
pour être bien adaptés à la transmission et permettre une surveillance de la qualité de la
liaison.
Après transmission et en réception, ces impulsions sont régénérées, c'est-à-dire qu’à partir des
décisions prises à l’échantillonnage, on recrée les impulsions correspondantes dépourvues de
tout bruit (le bruit présent sur les impulsions reçues s’est traduit par des erreurs sur les 0 et les
1).
La qualité d’une liaison numérique est qualifiée par le taux d’erreur. Un taux acceptable est de
10-9 en téléphonie, mais peut être de 10 -16 en informatique. Enfin, la gigue qui représente les
fluctuations de rythme doit être tenue à l’intérieur d’un gabarit strict. Il en va de même de la
forme des impulsions.
Choix du code
Dans le choix d’un code, les paramètres suivants sont à prendre en compte.
Débit en ligne
Plus le code est redondant, plus le débit en ligne est élevé. Un débit en ligne élevé impose une
bande passante de transmission élevée et réduit la sensibilité du récepteur en augmentant la
bande de bruit.
La récupération de rythme
Elle se fait facilement si le spectre du code comporte une raie à la fréquence rythme ou son
multiple.
L’adaptation au laser
D’une manière générale, le laser fonctionne mieux lorsqu’il n’y a pas de suites trop longues
de 1, on recherche donc un code équilibré. De plus, le code est binaire pour éviter les
problèmes de non linéarité des sources optiques.
Sensibilité en réception
Ce que nous essayons de calculer ici, c’est la puissance moyenne optique nécessaire à l’entrée
du récepteur pour obtenir un taux d’erreurs donnée à un débit donné.
La première chose à faire est de calculer le rapport signal à bruit nécessaire à l’obtention d’un
taux d’erreurs donné (voir section de calcul des bruits des photodiodes).
En considérant toutes les sources de bruit comme gaussienne, on appelle 1² la tension
quadratique de bruit sur les niveaux 1 (tension V1) et 0² la tension quadratique de bruit sur les
niveaux 0 (tension V0). En général, 1²>0² dû à l’influence du bruit quantique dépendant du
niveau du signal.
On introduit la tension de seuil de décision V D telle que la possibilité PE de commettre une
erreur est la même sur les 1 et les 0. Comme la statistique est gaussienne, on la relation :
Il faut donc déterminer Q en fonction des paramètres du récepteur pour obtenir un P E donné
(10-9 en général). Pour cela, il faut donc calculer le rapport signal sur bruit du récepteur (diode
avalanche ou p-i-n).
En considérant le schéma équivalent d’une photodiode à avalanche simplifié, on a donc :
V1= MRP1 (q/ h)
Où P1 est la puissance reçue sur le niveau 1.
Budget de puissance
Toute conception d’une liaison optique doit suivre un ordre logique d’étapes. Les principales
étapes consistent à une identification des endroits pour les nœuds, l’identification du meilleur
cheminement de la liaison, la mesure de la longueur totale de la fibre, la détermination du
débit de la ligne optique, la longueur d’onde et la largeur spectrales utilisées, le choix des
composants de la liaison. Le calcul du budget de puissance (bilan énergétique) est une étape
importante pour la conception d’une liaison optique.
Le calcul du bilan énergétique dans un système numérique de transmission sur fibre optique
est semblable au calcul du budget de puissance dans n’importe quel système.
Quand les caractéristiques de l’émetteur, les pertes de la fibre, les pertes de la connectique et
la sensibilité du récepteur sont connues, l’évaluation de l’espacement pour l’installation d’un
répéteur, ou la distance maximum de transmission, devient relativement simple.
Cependant, il est nécessaire d'incorporer une marge de puissance de sorte que les petites
variations des paramètres d'emploi du système ne mènent pas à une diminution inacceptable.
La marge de fonctionnement est souvent incluse dans une marge de sûreté Ma qui tient
compte également de la source et du bruit modal ainsi que des affaiblissements du récepteur
tels que l'erreur d'égalisation et les dégradations de bruit.
La marge de sûreté dépend largement des composants du système, elle est généralement
incluse dans la gamme 5-10 dB. Un système employant un émetteur de type laser exige
généralement une plus grande marge de sûreté (9 dB) que ceux qui emploient une source de
type LED (7 dB) parce que la variation de la température et le vieillissement de la LED sont
moins importants.
Le budget de puissance optique pour un système est donné par l'expression suivante:
P i = P 0 + CL + Ma
Où Pi est la puissance optique moyenne d'entrée lancée dans la fibre, P0 est la puissance
optique moyenne exigée au niveau du récepteur et CL (ou CLD quand il y a une pénalité
d'égalisation de dispersion) est la perte totale du canal donnée par l’expression suivante :
Enfin la perte αcr attribuée aux connecteurs employés pour coupler la source optique et le
détecteur à la fibre doit être incluse dans la perte globale du canal.
Dans le cas d’une pénalité d’égalisation de dispersion DL, l’équation ci-dessus prend la forme
suivante :
Ainsi :
Exemples
Exemple 1:
Soit un système de transmission numérique sur fibre optique, avec les paramètres suivants :
- Fibre monomode ;
- Longueur d’onde : 0.85 nm ;
- Puissance moyenne d’un émetteur laser : - 3 dBm ;
- Perte sur la fibre : 1.9 dB km-1 ;
- Perte d’épissure : 0.3 dB km-1 ;
- Perte des connecteurs à l’émetteur et au récepteur : 1 dB ;
- Puissance moyenne requise au récepteur de type APD :
- Avec un débit de 35 Mbps (BER 10-9) : - 55 dBm ;
- Avec un débit de 500 Mbps (BER 10-9) : - 44 dBm ;
- Marge de sûreté requise : 9 dB ;
On veut évaluer :
Solution :
⇔ L= 19.52 km
⇔ L= 14.29 km
Exemple 2 :
Une liaison numérique sur fibre optique de 7 kilomètres entre deux nœuds A et B est établie
avec les paramètres suivants :
Solution :
Nous avons les données suivantes :
Pi = - 10 dBm ;
P0 = - 41 dBm ;
⇔ Notre système est parfaitement fiable, il fournit une marge de sûreté supplémentaire de
2.3 dB, qui sera utile pour d’éventuelles épissures dans le futur.
Autres composants
Répéteur : Un répéteur est un dispositif qui converti les signaux optiques de bas niveau
entrants en signaux électriques, les amplifient, puis les convertissent de nouveau en signaux
optiques. Il sert à prolonger la distance utilisable de la fibre avec seulement un émetteur et un
récepteur.
Régénérateur : Un régénérateur est un répéteur utilisé pour les signaux numériques. Le
rendement du signal optique d’un régénérateur est exactement chronométré pour rétablir la
largeur et l'espacement originaux d'impulsions.
Connecteur : Le connecteur est utilisé pour le raccordement des extrémités de fibres entre
elles, ou le raccordement d’une extrémité de la fibre à un dispositif optoélectronique. Il existe
nombre de connecteurs pour la fibre optique. Les plus répandus sont les connecteurs ST, SC
et FDDI ou MIC. Il faut encore citer les connecteurs SMA (à visser) et les connecteurs
FCPC utilisés pour la fibre monomode.
Il y a plusieurs manières pour coupler de la fibre optique:
- Le couplage mécanique de deux connecteurs mis bout à bout au moyen d'une pièce de
précision.
- Le raccordement par Splice mécanique qui est utilisé pour les réparations à la suite de
rupture ou pour raccorder une fibre et un connecteur déjà équipé de quelques centimètres
de fibre que l'on peut acquérir dans le commerce (Pig tail).
- La fusion au moyen d’un appareil à arc électrique.
On essaye chaque fois d’éviter les trois situations ci-dessous :
Multiplexage TDM : Multiplexage dans lequel des signaux indépendants occupent des
créneaux temporels distincts dans le signal composite. Le multiplexage TDM (Time Division
Multiplexing) ou MRT (Multiplexage à répartition dans le temps) consiste à affecter à un
utilisateur unique la totalité de la bande passante pendant un court instant et à tour de rôle
pour chaque utilisateur cad échantillonner les signaux des différentes voies basse vitesse et de
les transmettre successivement sur la voie haute vitesse en leur allouant la totalité de la bande
passante, et ce, même si celles-ci ne possèdent pas de données à émettre. Le multiplexage
TDM permet donc de regrouper plusieurs canaux de communications à bas débits sur un seul
canal à débit plus élevé.
La fibre optique se prête bien à ce type d’usage car sa bande passante est très élevée : de
l’ordre de 25 000 GHz. Elle présente donc un fort potentiel au multiplexage de très nombreux
canaux sur de longues distances. La norme ITU-T G692 définit la plage de longueurs d’ondes
dans la fenêtre de transmission de 1530 à 1565 nm. L’espacement normalisé entre deux
longueurs d’ondes est de 1,6 ou 0,8 nm. La fibre optique utilisée est de type monomode.
La technologie WDM est dite DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing) lorsque
l’espacement utilisé est égal ou inférieur à 0,8 nm ou lorsque plus de 16 canaux sont utilisés.
Des tests ont déjà été effectués avec des espacements de 0,4 et 0,2 nm.
Le laser
Historique du Laser
L’idée de l’émission stimulée c’est à dire l’émission d’un photon commandée par un autre
photon tire son origine d’Albert Einstein (1916). Il démontra en 1917 que les taux, du
processus d’absorption, de l’émission spontanée et de l’émission stimulée sont
mathématiquement liés.
Plus pointu et difficile à réaliser que les LED, MAIS, Meilleures performances :
Rendement de 30%
Largeur spectrale faible
Qualité du rayonnement émis
Temps de réponse
En polarisant en direct, au-delà d’un certain seuil, certaines LED spécialement conçues
peuvent donner une lumière cohérente c'est-à-dire réaliser un LASER semi-conducteur. Il faut
pour cela:
Disposer d’un matériau à BID donnant lieu à une efficace recombinaison radiative des
porteurs en excès;
Ménager par construction dans le dispositif une zone active, où auront lieu les
recombinaisons radiatives, et qui jouera le rôle de cavité laser. Cette cavité de Fabry-
Pérot doit être fermée, dans le sens de la longueur, par deux faces planes parallèles
généralement obtenues par clivage;
Injecter dans cette zone active un grand nombre de porteurs en excès, ce qui revient à
y faire circuler une densité de courant assez élevée.
Avant d’entrer dans les détails de l’étude du laser à injection, on peut déjà préciser les
caractéristiques qui le différencient des lasers conventionnels:
Une raie spectrale déterminée correspond à la transition radiative d'un électron entre 2
niveaux d'un système donné (atome, molécule, cristal semi-conducteurs etc). Cette transition
peut s'effectuer selon 3 processus:
Absorption : si des photons d'énergie h12 sont déjà présents dans le milieu, alors le système
peut en absorber un en faisant passer un électron du niveau fondamental E 1 vers le niveau
supérieur E2
Emission spontanée : l'électron descend spontanément d'un niveau E2 vers un niveau inférieur
E1 et le système émet un photon d'énergie h12 =E2-E1
Emission stimulée (ou induite) : c'est le phénomène inverse du précédent. L'un de ces photons
h12 peut induire un électron se trouvant dans le niveau supérieur E 2 à redescendre vers l'état
E1 en émettant un second photon dont non seulement l'énergie h12 mais aussi toutes les
autres caractéristiques (direction, polarisation, phase) sont identiques à celles du photon
"inducteur"
L'émission stimulée, qui crée une population de photons aux caractéristiques identiques
(énergie et direction notamment), est le principe de base du laser. Cependant l'émission
stimulée et l'absorption sont 2 phénomènes concurrents. Pour favoriser l'émission stimulée, il
faut que la population du niveau excité E2 soit plus élevée que celle du niveau fondamental E1.
Cette situation d'inversion de population nécessite un mécanisme de pompage pour maintenir
constante la population du niveau supérieur E2, qui tend naturellement à se vider (émission
spontanée). D'autre part il faut confiner les photons ("inducteurs") dans la zone active afin
d'amplifier le phénomène d'émission stimulée. On place à cet effet le système dans une cavité
résonnante accordée à la fréquence 12. L'émission laser apparaît alors quand le gain du milieu
amplificateur excède les pertes de la cavité (notamment la perte associée à l'émission du
faisceau laser). Dans le cas des diodes laser, le niveau E1 se situe dans la bande de valence et
le niveau supérieur E2 dans la bande de conduction. Le mécanisme de pompage se fait par
injection de porteurs. Le laser est donc une source de lumière cohérente c'est à dire que
l'émission des photons ne se fait pas de façon aléatoire comme dans le cas d'une LED
classique mais selon un processus d'émission plus régulier. En résumé :
Distribution de Boltzmann
N2 = N1exp[-(E2 - E1)/kT]
Lumière Eg (a)
BV E1
°
°
h
(b)
Lumière (c) h
Diagramme d’état d’énergie (a) absorption (b) émission spontanée (c) émission stimulée
Cavité résonnante
Emission spontanée initiale
L
Sortie laser
Emission stimulée
Un laser est formé d'un milieu amplificateur (à gain) et d'un résonateur. Le résonateur sert à
confiner la lumière dans le milieu amplificateur. La lumière est réfléchie par les miroirs qui
forment la cavité. Les miroirs étant parallèles, la lumière effectue des allers-retours à
l’intérieur de la cavité. Si R1 et R2 sont les coefficients de réflexion des miroirs :
A chaque réflexion sur un miroir R 1 ou R2 l'amplitude de l'onde optique est multipliée par le
coefficient de réflexion du miroir. Généralement R 1< 1 et R2 < 1, ce qui fait que l'oscillation
s'amortie au cours du temps après les multiples réflexions.
f= q c/2L
L= q /2n
La longueur type L d'une telle cavité est de l'ordre de 300 m et l'indice de la couche active n
de l'ordre de 3,5. Il y a un nombre entier q de demi-longueurs d'onde dans L, q étant de l'ordre
de 2000. La configuration de la jonction est représentée sur la figure suivante :
Région P
Eg
Trous Région N
EF Niveau de fermi
(a)
Région P
Région N
EFC
h
qVF
Trous h
EFV d
VF = Eg/q (b)
Diagramme de bandes pour une jonction p-n selon l'état de polarisation (a) Sans polarisation (b) Sous
polarisation
Pour obtenir une émission laser, il est nécessaire d'avoir une inversion de population. A
l'équilibre thermique les bandes de conduction et de valence seront toutes deux au-dessus du
niveau de Fermi du côté p de la jonction et au-dessous du côté n. Quand on applique une
tension de polarisation directe sur la diode, l'injection d'électrons dans la partie n et de trous
dans la partie p, déplace le niveau de Fermi de part et d'autre de la jonction. Enfin si on
augmente la tension, l'injection de porteurs est suffisante pour obtenir la situation représentée
en b : dans la zone de largeur d, on trouve une importante concentration d'électrons dans la
bande de conduction et de trous dans la bande de valence, ce qui est la condition pour une
inversion de population. Pour que ceci se réalise, il faut que: EFC - EFV > Eg
Le fonctionnement des diodes lasers est le même que celui des autres lasers. Elles disposent
aussi d'un milieu amplificateur, d'une cavité résonnante, et l'oscillation laser se produit
lorsque le gain compense les pertes. Le principe d'amplification est cependant différents des
autres lasers. Il est basé ici sur la recombinaison des électrons et des trous dans les semi-
conducteurs.
Comme l'émission de la diode laser peut être très commodément modulée (à partir du courant
d'alimentation) jusqu'à des fréquences élevées, il en résulte que ce type de laser présente un
grand intérêt pour les télécommunications optiques.
Deux exemples de diode laser, en haut: laser homojonction, en bas: laser hétérojonction
La jonction p-n possède des faces clivées de façon à former des surfaces réfléchissantes créant
ainsi une cavité diélectrique pour les radiations émises. Les contacts électriques sur les autres
faces constituent les électrodes. A l'équilibre, lorsque la jonction n'est pas polarisée, le niveau
de Fermi EF possède une valeur constante dans toute la diode et tous les états d'énergie
inférieure à EF sont remplis du côté p comme du côté n (voir figure ci-dessus). Lorsqu'une
polarisation directe est établie (une tension positive du côté p et une tension négative du côté
n), un courant d'électrons s'établit dans le sens n vers p. Les électrons attirés par l'électrode
positive pénètrent dans la région de la jonction où ils se recombinent avec les trous attirés par
l'électrode négative : cet échange d'énergie apparaît sous la forme d'une émission
électromagnétique. La production et le guidage du faisceau laser s'effectue dans un espace très
réduit (couche p-n) ; en contraste avec le laser conventionnel, les dimensions du résonateur
sont à peu près du même ordre de grandeur que la longueur d'onde du faisceau laser. La
distribution spatiale du faisceau laser est elle aussi définie par le guide d'onde que forme
l'hétéro structure.
Il faut des courants assez élevés pour maintenir le déséquilibre entre émission stimulée d'une
part et les pertes par absorption ou par couplage vers l'extérieur d'autre part. Une autre
caractéristique importante des diodes laser est la suivante: la longueur d'onde d'émission
dépend fortement de la température du semi-conducteur et du courant d'injection. Ainsi, sur
un plan technique pour maintenir l'émission à une longueur d'onde centrale fixe l'on devra
maintenir la température et le courant d'injection constants aux valeurs requises. Une propriété
remarquable des diodes lasers est donc que la puissance émise suit instantanément toute
variation de courant d'alimentation.
Caractéristique
L’intensité globale du rayonnement émis par la diode est une fonction du courant excitateur et
l’allure de la courbe est représentée sur la figure suivante. A faible niveau d’injection le
rendement radiatif de la diode est sensiblement constant, l’intensité du rayonnement émis est
proportionnelle à la densité de porteurs injectés et par suite au courant traversant la diode.
Juste au-dessous du seuil et pour une efficacité quantique égale à l’unité, tous les porteurs
injectés se recombinent comme une émission spontanée. Le nombre de photons par unité de
volume par seconde est donné par le taux de recombinaison radiative total. Quand le courant
devient supérieur à la valeur seuil l’émission stimulée apparaît. La diode amplifie une partie
du rayonnement spontanée, on observe une super linéarité sur la courbe d’émission. La
densité de courant J pour une épaisseur d de la couche active est reliée au taux d’émission
spontanée total rsp par unité de volume. La relation est:
J= qd rsp
Puissance (densité de photon s)
Emission stimulée
Emission spontanée
Courant
Ith
Caractéristique puissance/courant d’un laser à semi-conducteur montrant le courant de seuil I th
ph est la durée de vie des photons, J et J th sont respectivement la densité du courant et du
courant de seuil, et d l’épaisseur de la couche active.
Parmi les paramètres décrivant la caractéristique de la diode, celui dont la dépendance en
fonction de la température est la plus marquée est le courant de seuil. En terme général, le
courant de seuil a la tendance d’augmenter avec la température soit la relation:
La première caractéristique des diodes laser est de présenter une très grande divergence et une
asymétrie, dues principalement aux dimensions très petites de la zone active d'émission. Le
faisceau émis par une diode laser peut être considéré comme gaussien, la zone active
rectangulaire formant un beam waist. L'angle de divergence varie en général de 20 à 40°. La
divergence est plus grande dans le sens de la largeur que dans celui de la longueur de la zone
active. Parfois, une optique correctrice sera donc nécessaire pour collimater ou focaliser le
faisceau laser.
Les diodes lasers n'ont pas une longueur d'onde d'émission bien définie parce qu'il n'y a pas
deux niveaux d'énergie discrets responsables du processus comme dans les lasers traditionnels
mais plutôt une distribution d'énergie électronique en bandes. La longueur d'onde émise
pourra être ajustée dans une certaine gamme prédéfinie.
Une autre caractéristique importante des diodes laser est la suivante: la longueur d'onde
d'émission dépend fortement de la température du semi-conducteur et du courant d'injection.
Ainsi, sur un plan technique pour maintenir l'émission à une longueur d'onde centrale fixe l'on
devra maintenir la température et le courant d'injection constants aux valeurs requises.
La longueur d'onde d'émission d'une diode laser augmente avec la température du semi-
conducteur. Cela est dû au fait qu'en augmentant la température l'indice de réfraction et la
longueur de la zone active (et donc celle du résonateur) augmentent à leur tour.
Un comportement similaire à celui que nous venons de décrire est aussi observé lorsque le
courant d'injection (donc l'intensité du laser) est modifié. Cette fois-ci, l'accroissement de la
longueur d'onde provient principalement de l'augmentation de l'indice de réfraction, qui lui,
est dû à l'accroissement de la densité de charge des porteurs dans la zone active. De plus en
augmentant l'intensité du laser, la température croît à cause des pertes sous forme de chaleur
dans la zone active.
Héterojonctions
Structure p-n de matériau à faible énergie de gap pris en sandwich dans une structure p-n de
matériau à grande énergie de gap.
Les hétérojonctions réfléchissent la lumière, qui est confinée dans la zone
d’amplification
La région où électrons libres et trous coexistent est contenue dans la fine couche du
milieu : plus de paires électron-trou peuvent contribuer à l’amplification
La fonction de densité d’états dans le puits fait que les électrons sont condensés dans des
niveaux d’énergie contribuant à l’action du laser.
Evolutions de la technologie à puits quantique :
Lasers à puits quantiques multiples
Réduction des puits quantiques à des « fils quantiques », voire à une « mer » de «
points quantiques »
A l’état expérimental : lasers à « cascade quantique ».
L’axe de la cavité optique est le même que l’axe de circulation du courant électrique.
Miroirs de Bragg : couches alternant hauts et bas indices de réfraction
Coefficient de réflexion > 99 %
Moins puissant que les autres diodes laser
Possibilité d’ajuster la longueur d’onde d’émission en modifiant l’épaisseur des
couches des miroirs de Bragg
L’angle de divergence du faisceau est réduit, pas besoin de lentille
Le courant de seuil est fortement réduit, ce qui abaisse la consommation électrique du
dispositif.
La fonction d’un multiplexeur à fibre optique consiste à réunir sur la même fibre optique de
sortie, les signaux optiques portés par N longueurs d’ondes optiques différentes qui se
propagent dans chacune des N fibres optiques d’entrées. La fonction réalisée par un
démultiplexeur est réciproque et consiste à répartir sur N fibres optiques distinctes, chacune
des N longueurs d’ondes optiques se propageant dans la fibre optique d’entrée. Ces fonctions
font appel aux filtrages optiques, et ces techniques permettent de traiter un grand nombre de
signaux proches, les uns des autres en terme de fréquence (DWDM Dense Wavelength
Division Multiplexing). Plusieurs technologies sont utilisées :
Réseaux de diffraction
Un réseau de diffraction est constitué d’une surface optique sur laquelle est gravée un grand
nombre de traits. Ce réseau réfléchit les différentes longueurs d’ondes optiques du faisceau
incident et séparées angulairement, l’angle de diffraction étant fonction de l’espacement des
traits et de l’angle d’incidence du faisceau. Ce type de réseau peut (dé)multiplexer
simultanément un grand nombre de longueurs d’ondes. La figure ci-dessous illustre ce type de
réseau.
Les phasars
Le principe du phasar (Phased Array ou AWG Arrayed Wave Guide Grating) est schématisé
sur la figure suivante. Le dispositif comporte en entrée un coupleur étoile qui répartit sur les
différents guides les signaux optiques présents en entrée. Le réseau de guide est conçu pour
que le déphasage entre deux guides voisins soit de λc, longueur d’onde centrale de la bande
passante optique traitée. Ainsi après le deuxième coupleur étoile, toute la puissance optique à
λc est couplée aux guides voisins successifs.
Schéma d’un phasar à droite et sa réponse spectrale à gauche
Les filtres
Un autre principe de démultiplexeur employé, est illustré par la figure ci-dessous, ils utilisent
des filtres optiques ne laissant passer qu’une seule longueur d’onde, les autres étant réfléchies.
Il existe d’autres solutions techniques pour ces fonctions de (dé)multiplexage. On peut citer
l’utilisation de réseaux de Bragg photo-inscrits dans les fibres optiques ou celle de filtres
optiques multi-diélectriques. Ces dispositifs ne sont pas proposés aujourd’hui pour un grand
nombre de canaux, cette situation devrait évoluer.
Principe du multiplexeur avec une fibre à réseau de Bragg (FBG, Fibre Bragg Grating)
Schéma synoptique d’un module d’émission: Modulation directe à droite et externe à gauche
La figure suivante représente le schéma d’un module de réception. On y reconnaît les blocs
fonctionnels suivants :
La tête optique avec son système de couplage à la ligne optique,
Un photodétecteur afin de réaliser la conversion du signal optique en signal électrique,
Un circuit de pré-amplification (courant) pour une remise en forme du signal,
Un filtre passe-bas pour récupérer l’information préalablement modulée,
Un amplificateur (tension) et limiteur (saturation),
Un circuit de décision permettant la récupération du rythme (re-synchronisation),
et le décodage permettant de corriger les erreurs intervenues lors de la transmission
(TEB<10-9-10-12).
L' 'interface optique de réception, dans une liaison à fibre optique, est chargée de convertir le
signal lumineux en signal électrique en lui apportant le minimum de dégradation. Ce rôle est
tenu par le photodétecteur qui, pour simplifier, se comporte comme un « compteur de photons
» et un générateur de courant. La première propriété requise est une sensibilité importante
pour la longueur d' 'onde utilisée. La deuxième est la rapidité, car il doit être utilisé dans des
systèmes fonctionnant à 40 Gb/s. La troisième propriété demandée est un apport minimum de
bruit. Afin de satisfaire la plupart de ces conditions, le choix se porte sur les photodétecteurs à
semi-conducteurs, qui présentent les avantages d' 'être très rapides et faciles à utiliser, tel est
le cas des photodiodes PIN ou à avalanches.
Amplificateurs optiques
Comme nous l’avons vu, les informations sont transmises sur de très longues distances. Elles
sont soumises à de multiples effets décrits plus haut qui dégradent le signal (atténuation,
élargissement, déphasage..). C’est pourquoi tout au long de la ligne des répéteurs sont
positionnés afin de régénérer le signal (R), de le remettre en forme (2R) voir de le
resynchronisé ou récupérer le rythme (3R). La plupart des lignes déjà installées possèdes des
répéteurs purement électroniques. Le signal est donc converti (optique-électrique O/E) remis
en forme, resynchronisé, etc. Et reconvertir électrique-optique (E/O). Ce type de répéteurs
emploie des circuits électroniques ultra rapides, donc très coûteux et complexes à mettre en
œuvre, pour pouvoir gérer le nombre de canaux qui croît régulièrement pour augmenter les
débits de transmission, surtout à de telles vitesses de fonctionnement. Les systèmes actuels
utilisent dorénavant, des répéteurs purement optiques, facile à mettre œuvre et permettant
d’effectuer cette tâche à la « vitesse optique ». La remise en forme et la régénérescence du
signal, sera faite par un amplificateur optique à l’aide d’une fibre dopée à l’erbium, la
resynchronisation par l’emploi de fibre de compensation comme nous l’avons vu
précédemment.
Les premiers travaux sur les AOSC ont démarré au début des années 80, à partir du moment
où les lasers à semi-conducteur fonctionnaient en continu avec une fiabilité acceptable. Leur
structure de base est peu différente de celle d' 'une diode laser. Contrairement aux lasers à
semi-conducteur, il n' 'y a pas de miroirs aux extrémités mais un revêtement antireflets est
déposé sur les faces afin de diminuer les réflexions de la lumière vers l' 'intérieur du circuit.
La lumière incidente entre dans le circuit, elle est amplifiée et sort par l' 'autre extrémité pour
être couplée dans la fibre. Voici quelques caractéristiques : un gain élevé jusqu' 'à 30 dB, une
puissance de saturation en sortie de 5 à 10 mW, une bande passante de 5 THz à λ = 1550
nm…
Comme n’importe quel amplificateur, un amplificateur optique absorbe l’énergie fournie par
le système extérieur désigné par le terme de pompage. Il la restitue au signal pour le renforcer
et l’amplifier. Les amplificateurs à fibre qui sont disponibles commercialement fonctionnent
dans la fenêtre de transmission à la longueur d’onde de 1550 nm. Un de leurs avantages est la
simplicité du dispositif. Ils se composent pour l’essentiel : d’une fibre active de quelques
mètres de longueur, dopée avec des ions appropriés (erbium), et connectée à la fibre de ligne,
d’une pompe et d’un dispositif de couplage de la lumière de la pompe vers la fibre dopée.
Dans la plupart des cas la pompe est un laser à semi-conducteur. Le couplage de la lumière de
la pompe dans la fibre est obtenu à l’aide de multiplexeur. Il est habituel d’ajouter deux
isolateurs (diode optique), une à l’entrée, l’autre à la sortie, qui ne laissent passer la lumière
que dans un sens afin d’éviter toutes les réflexions qui pourraient : créer une cavité, faire
osciller le dispositif et le transformer en laser. 980 et 1480 nm sont les deux longueurs d' 'onde
de pompe les mieux adaptées à l' 'EDFA, et des diodes lasers à semi-conducteur sont
disponibles à ces longueurs d' 'onde. Le multiplexeur optique, sélectif en longueur d' 'onde,
doit présenter une perte d' 'insertion faible à ces deux longueurs d' 'onde afin d' 'optimiser le
rendement optique du système. La figure suivante montre le schéma d’un amplificateur
optique à fibre dopé à l’erbium.
Exemple d’amplificateur optique à fibre dopé à l’erbium
Domaines d’application
Traitement de signal optique : Ils reposent sur le fait que les lois de diffraction de l'optique
permettent d'obtenir certaines fonctions mathématiques comme la transformée de Fourier où
les fonctions de corrélation, exemple l'analyseur de spectre optique.
Capteurs optiques : C'est sans doute le domaine dans lequel la liberté d'action est la plus
grande. II n'est ni soumis à des standards incontournables, comme dans le domaine des
mémoires ni à des décisions politiques et stratégiques comme dans celui des communications.
Deux applications semblent aujourd'hui pouvoir profiter des avantages de l’optique intégrée :
Les solutions optiques pour réaliser des gyromètres performants ont été étudiées depuis
plusieurs années. Elle repose sur la réalisation d'une cavité, résonante ou non, dans laquelle
les interférences entre les ondes lumineuses se propageant dans le sens des aiguilles d'une
montre et dans le sens opposé, fournissent l’information rotation angulaire cherchée. Le
milieu de propagation peut-être actif (gyromètre laser : capteur de vitesse angulaire basé sur
l'effet Sagnac et mettant en œuvre un rayon laser. Celui-ci parcourt un circuit optique dans les
deux sens, l’interférence des deux rayons va dépendre de la vitesse de rotation de l’ensemble)
ou passif (gyromètre à fibre : capteur de vitesse angulaire utilisant un rayon lumineux dans
une fibre optique).
Mémoires optiques : C'est à première vue un des domaines les plus porteurs de l’optique
intégrée dans la mesure où les systèmes actuels et surtout les systèmes inscriptible s magnéto-
optiques souffrent de deux défauts principaux:
Une approche permise par la miniaturisation des circuits intégrés consiste à se rapprocher des
solutions de lecture-écriture classique des disques magnétiques et d'utiliser un patin volant à
quelques centaines de nanomètres de la surface du disque. Cette approche nécessite des
circuits optiques intégrés de très faible taille (3x4mm typiquement) qui peuvent être collés sur
le patin (figure ci-dessous). Elle évite l’utilisation d'un système d'auto focalisation
indispensable avec une lecture par projection.
Solutions de lecture-écriture classique des disques magnétiques et l'utilisation d’un patin volant à quelques
centaines de nanomètres de la surface du disque.
La réalisation de ce type de dispositif dont les premiers tests sont plus qu'encourageants,
montre cependant de manière indiscutable les apports de l'optique intégrée dans un domaine
qui devrait se développer énormément au cours des prochaines années.
Communications optiques : C'est sans aucun doute le grand terrain d'essai de l’optique
intégrée. Il s'agit tout particulièrement de diviseurs de faisceaux lumineux (1 vers 8 ou1
vers16), de coupleurs bidirectionnels et de duplexeur de longueurs d'ondes travaillant en
émission et réception sur les deux fenêtres actuelles de 1,3 et 1,5m. Ce sont des composants
fibres qui permettent la réalisation en vrai grandeur de système de communications large
bande et qui, à l’heure actuelle joue le rôle de pionniers pour les composants de demain.