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Diversite Animale

Animaux et biodiversite

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La diversité animale lly a présentement environ 1,500,000 espéces animales qui sont connues. (On soupconne que les espéces vivantes actuellement, mais qui n'ont pas encore été décrites, sont au moins ‘aussi nombreuses. Le nombre d’espéces qui ont vécu sur la terre mais qui ont maintenant disparu est fort probablement beaucoup plus grand que celui des espaces vivantes aujourd’ hui Les organismes vivants sont trés divers. - Entaille, les animaux peuvent varier de 0.1 mm a quelques dizaines de matres. - En durée de vie, certains ne vivent que quelques jours, d'autres plus d’un siecle. - En habitat, on retrouve des animaux dans tous les habitats, allant des fosses abyssales aux pics des plus hautes montagnes. Pourtant, malgré leurs nombreuses differences, tous ces organismes ont plusieurs choses en commun. Besoins des animaux Oxyaéne : L'oxygéne est un élément indispensable a la vie de la plupart des animaux. acquisition d’oxygene, qui sert a oxyder des hydrates de carbones pour produire de I'énergie chimique ou musculaire, est donc une priorité, Le systéme respiratoire est l'ensemble des tissus ou organes qui vont permettre a I'animal de se procurer Voxygéne dont il a besoin. Eaux : Tous les animaux ont besoin d'eau pour survivre. Les réactions biochimiques dépendent d’ enzymes et de substrats qui doivent étre en solution dans l'eau. De plus, méme des processus physiques comme la diffusion de l'oxygéne au travers des membranes requiérent de l'eau. Sans eau, les animaux ne peuvent respirer ! L'eau est également utilisée par les animaux comme solvant pour les déchets métaboliques. Le gaz carbonique produit par la respiration, et les déchets azotés produits par le métabolisme des protéines doivent étre éliminés, En rejetant l'eau chargée de ces déchets, I'animal peut ainsi maintenir ses fluides internes propres. ‘Nourriture : Contrairement aux plantes, les animaux ne produisent pas eux-mémes leur nourriture. lls doivent donc étre équipés pour se la procurer dans le milieu oi ils vivent. Les proies capturées devront étre digérées et les éléments nutritifs assimilés par 'animal. Le systéme digestif se chargera de ce travail. L’élimination des substances qui ne peuvent étre digérées est la défécation, distinguée ici de l'excrétion des déchets métaboliques. Elimination des déchets Reproduction Fonctions nécessaires a la vie Pour assouvir leurs besoins, les animaux doivent respirer, boire, s‘alimenter, et se reproduire. Pour bien accomplir ces fonctions, certaines autres actions sont trés souvent nécessaires : - Faire circuler l'oxygéne, l'eau et la nourriture vers chacune des cellules, - _Exeréter les déchets métaboliques, = Se déplacer pour obtenir ce dont I'animal a besoin ou pour trouver un partenaire sexuel, ~ Percevoir l'environnement, et coordonner les mouvements et défenses. Font face aux mémes contraintes imposées par le milieu dans lequel ils vivent lls proviennent vraisemblablement d'un méme ancétre. 1 Contraintes liées a l'environnement Le milieu marin eau de mer a une densité similaire & celle des animaux ce qui facilite leur flottaison, La température des océans est relativement stable. La pression osmotique de l'eau de mer est semblable & celle des liquides internes, il est donc possible de libérer les gametes dans le milieu ambiant. De par sa faible solubilité,'oxygane est relativement rare toutefols. Le milieu d'eau douce Le milieu d'eau douce (dulcicole) pose principalement des problémes osmotiques aux animaux qui doivent retenir leurs sels et constamment éliminer l'eau qui pénétre dans leurs cellules. Les gamétes et les embryons doivent donc étre maintenus dans un milieu tamponné. La température fluctue plus qu'en milieu marin. Le milieu terrestre Le milieu terrestre est 'environnement le plus hostile & la vie animale. eau y est rare et les animaux doivent éviter la dessiccation. La gravité s'y fait sentir beaucoup plus qu’en milieu aquatique, et les structures de support doivent par conséquent contrer Veffet de la gravité La température fluctue beaucoup plus qu’en milieu marin et plus quen milieu dulcicole. Classification et évolution animale La systématique La systématique est la branche de la biologie qui traite de la classification et du nom scientifique des organismes. Le principe central de cette discipline est de regrouper les espéces qui partagent certaines similitudes anatomiques ou développementales, et qui proviennent d'une méme lignée évolutive. La systématique est une branche importante de la biologie. Cette classification n'est pas établie a tout jamais, et elle est appelée 3 changer avec la venue de nouvelles informations sur les membres de chacun des groupes. En fait, la classification est en perpétuel changement. Les scientifiques tendent donc & regrouper les espéces qui partagent de nombreuses structures homologues parce qu'il est plus vraisemblable qu'elles dérivent d'un ancétre commun. Carl von Linné (1707 ~ 1778), Naturaliste suédois qui a établi le systme de classification encore utilisé aujourd'hui. Dans le systéme de Linné, les organismes vivants sont regroupés en catégories de plus en plus vastes imbriquées les unes dans les autres. Linné regroupait les organismes en fonction de leurs resemblances anatomiques. Aujourd’hui, on tente de regrouper dans les mémes catégories les organismes qui ont une origine évolutive commune. La nomenclature binominale Chaque espace est désignée par deux mots : Genre et Espéce S‘écrit en italique (ou souligné) Genre avec Majuscule Sania pus espece avec minuscule © —_Homosanens Ursus americanus La systématique ‘Arrangement des étres ou choses en groupes selon des critéres variables. 1. La classification traditionnelle Est basée sur des caractéres multiples (biologiques, phénotypiques, physiologiques). Dans de nombreux cas, le critére est la présence d'un caractere, s'opposant a son absence, considérée comme primitive (par exemple vertébrés et invertébrés) Les connaissances sur I’évolution ont rendu caduque notre ancienne classification, la science des classifications est devenue la phylogénie. La phylogénie (du grec phylon = tribu, et genase ou genie). Ul, Classification phylogénétique Phylogenase : étude de histoire évolutive ou de la généalogie, d'un groupe d’organismes Classement des organismes en fonction de leur origine. Méthode phénétique : La phénétique, qui est une méthode de classification fondée sur I’évaluation mathématique des resemblances globales des étres vivants, en prenant compte de la corrélation du degré de ressemblance et de parenté, Problémes : - Sensible & la convergence (mémes caractéres, origines différentes; analogie). - Nécessite de nombreux caractéres indépendants (calcul d'un pourcentage). Méthode cladistiqui La cladistique initiée par Willi Hennig hiérarchise les caracteres comparés. Ne sont en fait regroupés dans un méme taxon que les @tres vivants qui partagent des caractéres homologues Lorsqu’une resemblance entre deux taxons peut étre attribuée 2 une ascendance commune, on parle d'homologie. Les membres antérieurs de tous les tétrapodes, qu'lls soient bras ou ailes, sont homologues, Cette méthode s’oppose aux méthodes phénétiques car elle , raisonne caractére par caractére. Ensuite, elle fait la synthése snp Shs pour proposer un arbre. En cladistique, la phylogénie est reconstruite a l'aide d’une analyse de caractéres qui vise a identifier les états plésiomorphes (= primitifs) et apomorphes (=dérivés). Les parentés entre les taxons étudiés sont identifiées sur base des seuls états apomorphes partagés par tel et tel taxon (= synapomorphie). Les synapomorphies sont imputées a un héritage a partir d'une espace ancestrale propre aux taxons qui les possédent. Objectif : groupes monophylétiques = clades. L'arbre construit est un cladogramme. + rancho = un groupe rmonophyitique Objectif : classer les espéces en groupes monophylétiques ou clades | un ancétre et tous ses descendants. a 1 Les clades sont basés sur les SYNAPOMORPHIES = HL > supes Caractéres dérivés partagés entre les espéces (actuelles ou fossiles) c PaaS connues. Ce sont les caractéres que plusieurs espéces ont hérité d'un aI ancétre commun. Le regne animal se divise en 2 sous-regnes : PROTOZOAIRES GENERALITES Protozoaires et celui des Le sous-régne des métazoaires (organismes pluricellulaires) Les protozoaires sont les premiers animaux et sont généralement définis comme des animaux unicellulaires. ul. CARACTERES GENERAUX Ce sont des animaux unicellulaires Leur morphologie est extrémement variable. Dans ce groupe se retrouvent des formes trés simples coté de formes hautement complexes lis sont pour la plupart microscopiques mais leur taille varie de quelques Nm (Plasmodium) a quelques mm (grégarines). Le noyau et le cytoplasme sont également variés Ils sont uni ou plurinucléés. La partie centrale du cytoplasme appelée endoplasme est souvent distinguée de la partie périphérique appelée ectoplasme Divers modes de vie sont représentés : libres, parasite, commensal, mutualiste & habitat aquatiques ou terrestres. Certains sont coloniaux et d'autres comportent des stades pluricellulaires dans leurs cycles de développement. La locomotion est le fait de pseudopodes, cls, flagelles et mouvement cellulaires ects. La reproduction est parfois asexuée par fission binaire ou par bourgeonnement. Elle peut également étre sexuée par conjugaison ou par syngamie (union d’un gamete male et femelle pour former un. cut) Ce sont des animaux unicellulaires Leur morphologie est extrémement variable. Dans ce groupe se retrouvent des formes trés simples 8 cétés de formes hautement complexes. DISTINCTION ENTRE PROTOZOAIRES ET METAZOAIRES La cellule du protozoaire constitue a elle seule un étre autonome, remplit toutes les fonctions qui, chez les métazoaires, sont dévolues & des appareils variés, constitués de cellules différenciées, Dans la cellule unique des protozoaires, ces diverses fonctions s’exercent grace a des organites va fonction locomotrice (flagelles, cils), squelettique (fibres, microtubules), nerveuse ( neuronémes, motorium, dérivés centrosomiens), digestive ( cytostome, vacuole digestive ), excrétrice et osmorégulatrice ( vésicules contractiles), défensive ( trichocystes, toxicystes). Un organisme protozoaire posséde toutes les caractéristiques de base d'une cellule de métazoaire, auxquelles sajoutent les organites de locomotion. > Certains protozoaires s'organisent en colonies (amas de cellules semblables issues de la multiplication asexuée d’un individu) > D’autres passent par un stade pluricellulaire au cours de leur cycle de développement. Y Certains zoologistes préférent définir les protozoaires comme acellulaires (organismes non subdivisés en cellules) 58 FONCTIONS DES ORGANISMES PROTOZOAIRES Vu la diversité de leurs formes, mode de vie, habitat, nutrition etc, plusieurs fonctions sont propres au sous-régne des protozoaires 1. LOCOMOTION Les organites locomoteurs sont principalement les cls, les flagelles et les pseudopodes a. Cils et flagelles + Plusieurs cellules de protozoaire et de métazoaires utilisent ces structures pour Ia locomotion. Elles servent également a créer un courant d'eau pour leur nutrition, respiration, exerétion et osmorégulation. + Ilin’ya pas de difference morphologique entre cils et flagelles. + Ce sont des structures formées d’un axonéme. + Ilest formé de neuf paires de microtubules formant un cercle autour d’une paire centrale (structure 9+2). + Les cils et flagelles retrouvés chez presque tous les animaux ont la méme structure. + Vaxonéme est recouvert par la membrane plasmique. + Tous les cils et flagelles de protozoaires et métazoaires possédent & leur base un cingtosome également appelé corpuscule basal, granule basal ou blépharoplaste. eres ae gba b. Pseudopodes Les pseudopodes (pseudo = faux, podos= pied) constituent le principal moyen de locomotion des amibes mais sont présents chez tous les animaux. Chez 'homme par ex, la plupart des mécanismes de défense contre les agents infectieux se fait grace aux mouvements amiboides des leucocytes (GB). Ces mouvements, comme ceux des fibres musculaires se font grace aux filaments d’actine qui conférent sa thixotropie au cytoplasme. Contacte vacuole Hyatine cap + Chez les protozoaires, les pseudopodes existent sous diverses formes. > Les lobopodes sont des pseudopodes larges contenant ectoplasme et endoplasme. (Genre Limax) > Les filipodes sont des extensions fines souvent ramifiées ne contenant que l'ectoplasme. (G. Euglypha) > Les réticulopodes sont des pseudopodes semblables aux filipodes qui se rej former un réseau en forme de filet. (G. Globigerina) > Les axopodes sont des pseudopodes constituants des filaments axiaux longs et fins contenant des NT arrangés en spirale ou se meuvent parfois des portions de cytoplasme. Les axopodes peuvent s’allonger ou se rétracter, permettant a l’organisme de se déplacer en roulant tel un ballon. nent pour 2. EXCRETION ET OSMOREGULATION Des vacuoles contractiles qui se remplissent de liquide et se vident par intermittence, sont de complexité variable. Souvent appelées vésicules d’expulsion d’eau, elles jouent un réle dans losmorégulation. eee Vexcrétion des déchets du métabolisme se fait {a . généralement par diffusion. = Sas Chez les amibes, les vacuoles contractiles se ~~ forment par fusion progressive de petites vacuoles, puis s‘accolent la membrane plasmique pour vider leur contenu a l'extérieur. Chez certains ciliés (Paramecium), les vacuoles contractiles ont une position fixe et se contractent par alternance. » NUTRITION Ici, les protozoaires capturent leurs nutriments ou leurs proies par des pseudopodes (Amibes), par succion (Didinium) ou par action combinée de flagelles et d'une collerette (Codosiga) Les particules a digérer sont généralement contenues dans des vacuoles alimentaires ou phagosomes. Les lysosomes contenant des enzymes fusionnent alors avec les phagosomes dont le volume diminue au fur et 8 mesure que les produits digérés gagnent le cytoplasme. Chez certains protozoaires (ciliés, flagellés et apicomplexa), le site de phagocytose est une structure buccale bien définie appelée cytostome et une structure d’expulsion de déchet appelée cytopyge ou cytoprocte. a. La nutrition des phagotrophes ou nutrition holozoique. @ Amoeba La nutrition des osmotrophes ou nutrition saprozoique Elle se fait par pinocytose ou par diffusion (mode de nutrition des espaces endosymbiotes) Certaines molécules importantes, telles que le glucose et les aminoacides seraient fournies par diffusion facilitée et transport actif. REPRODUCTION Dans la reproduction chez les Protozoaires, il y a 3 phénomenes : Soit seul le phénomene reproductif intervient, et il n'y a donc pas d’expression de sexualité. On parle alors de reproduction agame (absence de gametes). - Les descendants sont des copies génétiques des parents. - Chez les Protozoaires libres, la reproduction agame peut étre considérée comme une adaptation immediate (adaptation statique), 8 des conditions du milieu favorables. - Les organismes peuvent ainsi coloniser rapidement le milieu. Soit seul le phénomene sexuel intervient. Ceci peut étre vu comme un processus d’adaptation a long terme (adaptation dynamique), & des conditions de milieu défavorables. II peut apparaitre a la suite de ces recombinaisons génétiques des formes mieux adaptées au milieu. ‘On a un rajeunissement génétique. Soit reproduction et sexualité ont lieu. Ceci assure a la fois la perpétuation de I'espéce (reproduction), et une expression variée de son potentiel évolutif (sexualité) qui permet I’évolution de espace et I'adaptat Une des principales caractéristiques des protozoaires est leur grande capacité de multiplication. On distingue 2 modes de reproduction : Reproduction asexuée Reproduction sexuée ‘a. Reproduction asexuée La fission ou scissiparité est le processus de multiplication asexuée qui résulte en la production de plusieurs individus. Le type le plus courant est la fission binaire qui résulte en la production de 2 individus essentiellement identiques. Lorsque l'individu-fils est de taille considérablement moindre que celle du parent, on parle de bourgeonnement. (Cas de certains ciliés) La fission multiple ou schizogonie est une di ions nucléaires. ision du cytoplasme (cytocinase) précédée par une ou plusieurs di Sila fission multiple est précédée ou associée a la fusion de gametes, elle est appelée sporogonie. Le processus de division chez les protozoaires se distingue de la mitose des métazoaires par la persistance de la membrane nucléaire & toutes les étapes. Les centrioles n‘ont pas été observés che? les ciliés oii le macronoyau s‘allonge simplement et se divise Ce processus est appelé amitose. b. Reproduction sexuée La multiplication sexuée est largement représentée chez les protozoaires. Cest un moyen de recombinaison génétique. Les gamétes, noyaux ou pronuclei qui fusionnent pendant la fécondation pour donner un oeuf ou zygote reconstituent le nombre diploide de chromosomes de 'espece. Quand les gametes sont semblables, ils'agit d'une isogamie. Plus fréquente est I'anisogamie ol! les gamétes sont dissemblables. Sila méiose a lieu juste avant la formation des gamétes, comme chez les métazoaires, on parle d'une iés). méiose gamétique (Héliozoaires, Une méiose se déroulant directement apres la fécondation est dite méiose zygotique (Sporozoaires) La fusion entre 2 gamétes individualisés pour former un zygote est une syngamie. Chez certains protozoaires les noyaux gamétiques issus d’une méiose forment un zygote dans le méme organisme. C'est I'autogamie. Dans d'autres cas, les noyaux gamétiques sont échangés “fm entre deux individus appariés c’est un phénoméne de > multiplication sexuée caractéristique des ciliés, appelé Hf conjugaison. Miocronda 5. ENKYSTEMENT ET DEKYSTEMENT . En cas de conditions défavorables a I'espéce, le ea se protozoaire rejette la plupart de ses enclaves ese nae alimentaires, son cytoplasme se déshydrate, diminue de volume et sécréte autour de lui une substance formant membrane qui durcit et lisole presque totalement du milieu extérieur : c'est I'Enkystement. Les individus enkystés se caractérisent également par leur métabolisme ralenti et la régression de certaines organelles telles que cils et flagelles. Beaucoup de kystes résistent a la dessiccation et sont emportés par le vent qui les dissémine au loin. La propagation de nombreuses espéces parasites seffectue ainsi. Ces kystes assurent la dissémination des espéces. Pour certaines espéces, I'enkystement est cyclique et propre a des stades de développement précis. Pour d'autres, il est la conséquence de changements environnementaux tels que la dessiccation, hypoxie, le changement de pH et de température ainsi que la déficience du milieu en éléments nutritifs. Dans ces kystes, le Protozoaire subit fréquemment une ou plusieurs divisions nucléaires, de telle sorte qu’au moment de la déhiscence ou ouverture du kyste, ce n’est pas un, mais plusieurs individus qui sont libérés. Cette déhiscence est provoquée par les conditions extérieures ; retour dans l'eau, passage dans un milieu 3 température favorable. Les kystes des parasites s'ouvrent sous I'action des enzymes digestives de I'hote qui vient de les ingérer. 6. MODE DE VIE Les protozoaires sont en majorité hétérotrophes libres aquatiques. Certains sont symbiotes La symbiose : C’est le fait que 2 étres d’espéces différentes vivent ensembles dans une relation intime. + Si l'un des individus en profite sans affecter I'autre on parle de commensalisme (ex ciliés dans la panse des ruminants) Quand l'association des symbiotes est & bénéfices réciproques c'est le mutualisme Ex: Algues + champignons = Lichens Si 'un des individus en profite en affectant l'autre il s'agit du parasitisme Ex Plasmodium chez homme. (L’un des symbiotes est le parasite et 'autre est 'hdte). Classification La classification des protozoaires a subi de nombreux remaniements ces derniéres années. La principale discrimination se fait en fonction de l'appareil locomoteur. On trouve : A. Les Sarcomastigophores a. Les Flagellés b. Les Rhizopodes . Les Actinopodes. B. Les Alvéolobiontes a. Les Ciliés (ex: Balantidium coli) b. Les Apicomplexa (ex: Plasmodium sp.) C. Les myxozoaires. A. Les Sarcomastigophores 1. Mastigophores (Les Flagellés). Ils réalisent leurs déplacements grace a des flagelles. Au cours du cycle, il n'y a pas de spore. La reproduction sexuée est rare Certains flagellés sont des algues (dinoflagellés), d'autres sont des animaux (zooflagellés). Certaines espéces de Flagellés vivent en parasites chez 'humain, ot ils sont la cause déterminante de certaines affections et particuligrement de la maladie du sommeil, Selon la complexité de leur appareil flagellé, les zooflagellés sont répartis en quatre super-ordres : - les parabasala - Les metamastigophora Les Euglénobiontes Les choano-organismes Parabasalia Ce sont des unicellulaires dépourvus de plastes et de mitochondries, mais certaines cellules présentent des hydrogénosomes, productrices d’énergle, qui seraient des mitochondries modifiées. Les flagelles peuvent étre trés nombreux (jusqu’a 100000 chez les hypermastigines) Comprend des algues unicellulaires photosynthétiques (Euglénophytes) et des parasites du sang humain (kinétoplastidés) - les kinétoplastidés : Les kinétoplastidés possédent une seule grosse mitochondrie associée au flagelle (kinétoplaste), (présence d'une membrane ondulante), Topo, — ae re Exemple des Trypanosomides errs Ils s‘attaquent & I' Homme et au bétail. Certains se développent dans les parties antérieures du tube digestif d’un insecte piqueur. C'est le cas de Trypanosoma brucei gambience et de Trypanosoma brucei rodhésience. Ils vivent dans le sang et le liquide céphalo-rachidien de 'humain et provoquent la maladie du sommeil Ils sont transmis par la mouche tsé-tsé ou Glossine. La transmission se fait par pigire. 10 Le trypanosome peut vivre aussi chez des mammiféres sans les inquiéter (porteurs sains) tels les antilopes et les pores : ce sont des réservoirs 8 virus. - Les Métamonadines: Souvent de grande taille, avec un axostyle (baguette squelettique constituée de microtubules) et un centriole distinct du blépharoplaste. Souvent aussi costa, supportant membrane ondulante (flagelle modifié) Toutes endobiontes, parfois pathogénes Ex. 1. Trichomonadines. Forme ovoide a sphérique avec 1 axostyle, 3 a 5 flagelles antérieurs libres et 1 flagelle postérieur court formant une courte membrane ondulante. Division par scissiparité, pas de reproduction sexuée, Cycle évolutif : cycle direct, parasite monoxéne Le cas de Trichomonas vaginalis. C’est un parasite du tractus uro-génital. Chez la femme il provoque un déséquilibre de ce tractus : inflammations ou vaginites. La transmission a I’homme se fait par voie sexuelle et ils s'installent dans I'uretre et la prostate oi ils, donnent des kystes. Ils peuvent survivrent plusieurs heures sur des linges souillés... Ce qui explique la « vaginite de la vierge ». Chez I'homme, ils sont responsables de 15% des inflammations de l'uratre. Ex. 2. Hypermastigidés Grand nombre de cils dans la région antérieure, avec organisation poussée de leur arrangement et des structures sous-jacentes (corps parabasal) tous ‘endosymbiontes du tractus intestinal d’insectes, et abritent bactéries spirochetes > digestion cellulose. ¢. Les choanoflagellés : Les choanoflagellés possédent un seul flagelle entouré d'une collerette (choanos = collerette) . Marins ou d'eau douce, ils se nourrissent de bactéries entrainées par le flagelle a la base de la collerette. Certains sont fixés par un pédoncule (Monosiga), d'autres peuvent sécréter une coque fibreuse ou minéralisée (Parvicorbicula). Quelques formes sont coloniales (Sphaeroeca). Choanotlogelis la lara Quelques formes sont coloniales (Sphaeroeca). digestive 2. Sarcodines (Rhizopodes) Ce sont des protozoaires qui possédent des pseudopodes. Ce sont des extensions cytoplasmiques temporaires pour la locomotion et la capture des proies. Ni flagelles ni centrioles Reproduction sexuée rare Stades mitotiques non visibles avec persistance de la membrane nucléaire a. Lobosea (ou lobés) Pseudopodes lobés (tubiformes). Mono- ou polypodes. Formes nues (Gymnamoebia) : Aquatiques, terrestres, endobiontes. Certaines dangereuses : ‘Achantamoeba (parasite opportuniste s’attaquant au systéme ire, encéphalites) Entamoeba (dysentrie amibienne). Exemple d’une amibe : Entamoeba histolyca (Amibe monopodial). (On ingére un kyste avec de l'eau ou des legumes souillés par des excréments humains. Le dékystement se fait dans le gros intestin. Il existe deux formes d’ Entamoeba histolyca : une forme non pathogéne (minuta) qui se nourrit de bactéries et d’amidon ; une forme pathogéne qui va perforer les capillaires sanguins et sécréter des enzymes histolytiques qui provoquent des ulcéres du colon. Il y a déclenchement d'une dysenterie amibienne caractérisée par des douleurs abdominales et des diarthées sanguinolentes. Ces amibes peuvent ensuite gagner le foie, le cerveau, les poumions... en passant par le sang. On les trouve dans les zones tropicales. Formes testacées (Thecamoebia) Limnicoles, terrestres, marines. Test en débris organiques ou inorganiques - b. Formes Filosea “Soi Pseudopodes filiformes de petit @, avec axe filamenteux, a formation/rétraction trés raj Occupent tous milieux Granuloréticulosés ; Vordre des Foraminiféres y constitue le groupe le plus important. a) - Organisation Ils possédent une coquille calcaire complexe perforée d’oit sortent des pseudopodes effilés. Cette coquille divisée en plusieurs compartiments atteint 2 a 3 cm de diametre. Ils se nourrissent en phagocytant des diatomées (algues unicellulaires) ou des bactéries b) - Habitat Dans I’Océan Atlantique on rencontre de vastes surfaces couvertes de coquilles de foraminiféres exemple du genre Globigerina. Les fossiles de foraminiféres sont utilisés pour dater I'age des formations sédimentaires. 3.Les Actinopodes lls ont des pseudopodes a disposition rayonnante, soutenus par des filaments rigides (axopode), Leur forme est généralement sphérique, 2 a. Acantharia Exclusivement marins et planctoniques Coque centrale (pas toujours) + 10/20 longs spicules radiants myonemes contractiles attachés a la base des spicules, permettant extension/contraction de la zone périplasmique Test particulier en sulfate de strontium (soluble) Parfois zooxanthelles dans I'endoplasme Forme sphérique. b. Radiolaires Exclusivement marins et planctoniques Coque (test) centrale délimitant 2 zones cytoplasmiques (endoplasme et périplasme. Faite de plaques perforées et d’épines + spicules Test de nature siliceuse (+ composés org. + traces Mg Ca Cu) Parfois zooxanthelles dans I'endoplasme Grande diversité de formes. Qs sp coloniales . Héliozoaires Principalement d’eau douce et milieux humides (mousses) Souvent nombre trés important d’axopodes (qui peuvent ‘fondre’ par dépolimérisation des utubules) Pas de capsule Coque organique + sil 2, spicules siliceux Parfois écailles siliceuses extracellulaires Reproduction asexuée et sexuée Alvéolites \Vésicules sous-membranaires aplaties (alvéoles) formant un chapelet largement distribu, et pouvant servir de réservoir calcique. Elles peuvent aussi contenir du matériel dense. : Ally 2 ee ; Be APICOMPLEXA ou Sporozoaires Unicellulaires parasites ou endosymbiontes extracellulaires ou intracellulaires d’animaux. Leur cellule est toujours haploide, a l'exception de I'ceuf issu de la fécondation Caractérisés par un appareil apical unique au groupe, impliqué dans l'attachement du parasite ou la pénétration des sporozoites dans les cellules hdtes, des alvéoles s’étendant sous la membrane plasmique (sauf aux deux bouts de la cellule), des micropores (invaginations latérales permettant la prise de nourriture), des centrioles & neuf microtubules simples (et non en triplets), des spores infestantes (zoites) réalisant la dissémination. Les sporozoaires Les sporozoaires sont tous parasites. Leur cellule —_ est toujours haploide, a "exception de I'ceuf issu de la fécondation. onside structure protac Leur cycle de vie comporte toujours deux phases. suture potac Ii débute par une spore qui donne un sporozoite —_iaeelula hate. (forme infectante). Le sporozoite pénétre dans la Rhoptres : sacs 7 i contenant des 1 cellule hte ol il se multiplie intensément Semssies {schizogonie) et donne plusieurs générations de " Mecropore: invagination schizozoites. latérale permettant Ia prise de nurture ‘A.un moment les schizozoites se transforment en cellules reproductrices males et femelles. Aprés la fécondation, I'ceuf subit immédiatement une méiose, puis une nouvelle multiplication (sporogonie) donne des sporozoites et le cycle est bouclé. La schizogonie se déroule lors de |'infestation de l’héte. La gamogonie permet la transmission d’un héte a autre. On connait environ 5000 espaces de sporozoaires qui se répartissent en trois classes : les grégarines, les coccidies et les hématozoaires Les grégarines vivent dans I'intestin ou la cavité générale de leur héte unique. Les grégarines parasitent a peu prés tous les groupes d'invertébrés. 2B 1. Les Grégarines Caractéres généraux Les grégarines sont des sporozoaires parasites extracellulaire des invertébrés, annélides et arthropodes. Ils peuvent atteindre 10mm de taille. La reproduction sexuée commence par la fusion de gamontes (=gamontogamie). (Gamontes = individu haploide donnant naissance aux gametes] La sporogonie consiste en une séquence de division nucléaire. (Pas d’oocyste mais un sporocyste qui produit des sporozoites infectieux) Ex 1 -: Stylocephalus longicollis, Cycle d'une grégarine parasite d'un ver de terre : Un ver de terre qui ingére du sédiment peut ingérer un kyste infestant de grégarine. Un kyste contient des spores, qui contiennent 8 cellules : les sporozoites. deutomérite Sous I'effet de conditions particuliéres, le kyste puis les spores se rompent dans |e tube digestif. Les sporozoites sont donc libérés dans la lumiére digestive. Les sporozoites pénétrent les cellules de la muqueuse digestive. Elles vont y grossir et migrer vers une cavité (chez le ver de terre : la cavité générale). Elles continuent a grossir et deviennent énormes. On les appelle alors des trophozoites. Lorsque les trophozoites atteignent leur taille maximale (dans la cavité générale), ils se sexualisent et deviennent un gamonte + ou - (cellule sexuée). Ilya alors un appariement de gamontes + et -. Cet appariement est appelé syzygie La paire de gamontes s'enkyste et sédimente dans la cavité générale. Chacun des gamontes entre en division de telle sorte qu’ils seront chacun a l'origine d’un certain nombre de gametes + et-. Les gametes fusionnent et on a apparition d’un nombre de zygotes dans le kyste. Les zygotes subissent alors la sporogonie : division réductionnelle et mitose de telle sorte qu'on obtient un nouveau kyste infestant, oli chaque zygote devient une spore Le nouveau kyste infestant est inerte dans la cavité générale et il ne peut en sortir qu’a la mort du ver de terre. Ph __épimérite protomérite ‘Spocegnaus engcaks pacite oe colbotie 4 2. Les Coccidomorphes Les coccidies parasitent essentiellement les vertébrés, mais aussi quelques invertébrés. Elles sont toujours intracellulaires et trés petites (< 10 nano métres). Les coccidies ont un ou deux hdtes. Coccidies monoxénes : Les coccidioses a Eimeria (diarthées hémorragiques, trés contagieuses et souvent mortelles) et les toxoplasmoses sont des maladies redoutables. Exemple de Coccidie monoxéme : Eimeria perforans provoque la maladie du gros ventre chez le lapin. Le lapin s'infeste en mangeant de I’herbe souillée. Les spores ingérées arrivent dans le tube digestif et libérent des sporozoites qui entrent dans les cellules intestinales. Les sporozoites se multiplient et vont infester d’autres cellules intestinales. La fécondation a lieu dans la lumiére du tube digestif. Les zygotes s‘entourent d'une membrane épaisse : ce sont les spores. Le tout est rejeté avec les excréments, E, stiedae, la coccidiose hépatique chez le lapin; E. tenella, une coccidiose redoutable pour les jeunes poulets; E. ziiri, la dysenterie rouge, mortelle a prés de 60 % chez les bovins. Exemple de Coccidie dixéne Le toxoplasme, Toxoplasma gondii est un sporozoaire de la classe des coccidies, agent de la toxoplasmose. Uhéte définitif de ce parasite est les félidés (chat, puma, jaguar...). Aprés ingestion, il y a infestation des cellules intestinales, puis, multiplication par schizogonie. Les cellules intestinales vont éclater et libérer des sporozoites qui parasiteront d’autres cellules. Les gamontes males et femelles vont fusionner pour former un zygote (oocyste) qui sera évacué avec la matiére fécale. Les oocystes donnent naissance a une quantité phénoménale de sporozoites qui peuvent infecter quantité d'hotes intermédiaires. U'homme s'infecte le plus souvent en consommant des aliments souillés. La forme aigué de la toxoplasmose est rare chez I'homme (forte fiévre et inflammation de nombreux organes). La toxoplasmose est surtout grave pour le foetus. Les schizoites peuvent traverser le placenta des femmes nan immunisées et provoquer des avortements, des morts & la naissance, des malformations ou la toxoplasmose du jeune enfant. b. Cocci 1s hématozoaires (diexéne) Les hématozoaires sont des sporozoaires que l'on retrouve dans le sang de leur héte définitif. Les hématozoaires ont tous un héte intermédiaire (vecteur), le plus souvent un insecte piqueur et hématophage (moustique, simulie, tique, punaise, etc.) qui absorbe le parasite lors d'un repas sanguin et Vinjecte & son hdte définitif vertébré amniote (reptile, oiseau ou mammifere). Le cycle des hématozoaires ne présente donc pas de phase libre. Le vecteur assure 8 la fois la transmission et Vinfestation, ce qui rend le cycle des hématozoaires moins aléatoire que celui des autres sporozoaires. La premiere phase du cycle (formation des sporozoites) se fait toujours dans le vecteur. Les schizozcites se forment dans I'héte définitif. 15 19 Reproduction Sexuée La reproduction asexuée des ciliés se produit par étranglement transversal, alors que la reproduction sexuée est caractérisée par une conjugaison entre deux cellules, sans production de gametes. Conjugaison Description du phénomene 1. Deux partenaires (conjugants) s‘accolent par leur surface orale et forment un pont de conjugaison. 2. Leur macronucléus se dégradent progressivement alors que les micronucleus subissent une méiose et engendrent 4 noyaux haploides dont 3 dégénérent. 3. Le 4eme micronucleus haploide de chaque individu se divise une fois de plus pour donner un pronucleus male mobile et un pronucleus femelle stationnaire. Les pronuclei males migrent de part et d’autre du pont de conjugaison 4. Les pronuclei males fusionnent avec les pronuclei femelles. Les 2 conjugants se séparent. Ils possédent alors chacun un noyau diploide. 6. Le noyau diploide néoformé subit une mitose qui produit un macronucleus et un micronucleus par individu. Wy Macronucieus. wes Now macronuclei Haploid ‘micronucleus Imeronvcteus MY Tey Classification : —_— On divise les ciliés en deux sous-classes : HOLOTRICHES La ciliature est uniforme et les cils sont bien séparés. Ce sont les Paramécies libres et les Vorticelles (Ordre des Péritriches), fixées sur un substrat grace 4 un pédoncule. C'est dans ce groupe que l'on trouve la majorité des Ciliés parasites de Crustacés, d'Oligochetes, de Lamellibranches ... ainsi que le Balantidium coli, parasite du gros intestin de Homme, des singes et du pore. On rapproche de ce groupe des Holotriches, un ensemble de Protozoaires, les Acinétiens, dont les jeunes stades présentent une ciliature Mais chez les adultes, qui vivent fixés sur un strat, on observe des tentacules terminés par une ventouse, quiils utilisent pour « sucer » ou pour « aspirer » le contenu de leur proie ; ils se reproduisent par bourgeonnement. ‘SPIROTRICHES La ciliature constitue des membranelles ou des cirres (cils plus ou moins soudés). Exemples Stylonichia , Stentor. La plupart des Ciliés de la panse des Ruminants ou du cecum des Equidés sont des Spirotriches.

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