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Thème 2 - LES SOURCES DE LA REGLE DE DROIT

Illustration: Si on se refaire à l’article 8 de l’ordonnance du 17 Nov 1958 sur le


fonctionnement des assemblée parlementaire depuis sa modifications par la loi du 3
aout 2017 pose la règle ”il est interdit à un député ou sénateur d’employée en tant
que collaborateurs parlementaire son conjoint, son partenaire lié par un pacs, ses
parents, ses enfants ains si que les parents et enfants de la personne partageant sa
vie”.

Quelles sont les sources de cette règle de droit? Plusieurs peuvent être apporté:

• Source en tant que point d’identification de cette règle. Cette règle prend la
forme d’une loi (ex: 3 aout 2017) = source formelle (on s’attache à sa forme, sa
forme qui est une loi). Pourtant ce n’est pas la seule source de cette règle.

• (l’affaire fion qui a entraine la réaction du public, réaction qui a débouché sur
cette règle. Cette réaction constitue une source de la règle de droit —> source
matérielle

Section 1: Les sources formelles de la règle de droit


Ces sources formelles constituent des pôles d’identification du droit. Classiquement
on va regrouper la loi, la coutume et la jurisprudence.

I. La loi
Il existe une multiplicité des définitions de la loi:
- Texte de droit écrit
- Une disposition abstraite à caractère générale ou permanente
- Toutes règles obligatoire
- …
Soit ces définitions vont mettre un accent sur la particularité de la loi (abstraite,
permanente, générale..), soit elles mettent l’accent sur ses modalités d’émission. De
ce fait soit la loi va être défini formellement soit matériellement.

1
Dans son sens formelle la loi est dans sont sens juridique le texte est voté par le
parlement selon des procédures particulières. Selon l’article 24 de la constitution, le
parlement vote la loi. On distingue deux catégories de loi:

• Lois organiques = lois qui vont permettre la mise en oeuvre de la constitution.


Elles sont adopté selon une procédure particulière. Elles ne sont pas
nombreuses

• Lois ordinaires.

I. Procédure législative ordinaire


1 - Face préparatoire
Article 39 alinéa 1 de la constitution dispose que l’initiative des lois appartient
concourremment au premier ministre et aux membres du parlement. Lorsque le
premier ministre est à l’initiative d’une lois on parle de projet de lois, lorsque se sont
les parlementaire on parle de proposition de lois.:

• Projet de lois —> texte présenté par le gouvernement aux assemblées


parlementaires. Ils sont à l’origine de la majorité des lois qui sont adopté en
FR. Concrètement sous l’autorité du président ou du premier ministre, un
ministre va être chargé de rédiger un avant projet. Il le fait parfois en liaison
avec de”s spécialistes (universitaire, chef d’entreprise, scientifiques..) ou
encore de partenaires sociaux. Il peut également demander l’avis du conseil
économique et social. Cet avant projet est ensuite soumis à l’avis du conseil
d’Etat. Son rôle ici (CE) va être de s’assurer de la cohérence du texte et surtout
de prévenir les conflits de normes (entre la lois et la constitution, loi et droit
international, loi et l’UE). Attention ces avis ne lient pas le gouvernement cad le
gouvernement n’est pas obligé de suivre l’avis du conseil d’état. Cet avant
projet est ensuite présenté en conseil des ministres et c’est à cette occasion
que le président se prononce (il valide ou non). Si il valide le texte devient
projet de loi (ou sin on poubelle). Ke projet est ensuite déposé sur le Bureau de
l’assemblée nationale ou du sénat par un décrets de présentation du premier
ministre.

• Certains texte ne peuvent faire l’objet que de projet de loi : c’est le cas
pour la loi finance (budget de l’état), loi de financement de la sécurité
sociale, loi d’habilitation et loi ratification des ordonnances.( seul le
gouvernement peuvent en être à l’origine, le parlement va voter mais
n’est pas à l’origine du texte).

2
• Certains textes doivent être posé en priorité sur le bureau de
l’assemblée nationale : le cas pour la loi de finance et la loi de
financement de la sécurité sociale. Et d’autre tesxte sont prioritairement
déposé sur le Bureau du sénat : le cas des textes relatifs au collectivité
territoriales.

• Les proposition de lois —> des textes rédigé collectivement ou


individuellement par les parlementaires et qui sont déposée sure le Bureau
de l’assemblée auquel il appartient. Ces textes sont bcp moins nombreux
que les projets de loi. Le président de l’assemblée devant lequel à été
déposée une proposition peut saisir le CE pour avis sauf si l’auteur de la
proposition de loi s’y oppose.

Dans tous les cas, qu’il s’agissent d’un projet ou une proposition, leur dépôt donne
lieu à une publicité officielle au journal officiel.

2 - La discussion de la loi
La discussion de la loi commence par son examen en commission avant d’être
inscrite à l’ordre su jour de la séance publique.

a) L’examen en commission
Phase au cours de laquelle les parlementaires vont examiné en profondeurs la loi.
Ils vont proposer des amendements. A l’issu de ce travail le rapporteur de la
commission va rendre ses conclusions.

Le débat en commission

Une fois le texte déposé sur le Bureau (=chambre) d’une des assemblée, le
président de l’assemblée concerné décide de la commission qui va être saisi.
Chaque assemblée contient 8 commissions permanentes (finance, affaire culturelle,
affaire économique..). On peut créer une commission spéciale si un texte ne rentre
pas dans une commission permanente. Une fois la commission choisi, elle va
désigner un rapporteur —> pièce maitresse de la procédure dans la mesure ou
c’est lui qui va examiner le texte, proposer des amendements et qui va exposer en
premier à la commission ses conclusions. Ensuite, le président de la commission va
mettre en discussion la loi article par article. Pour chacun de ces articles on va
pouvoir déposer des amendements et donc la commission va se prononcer par un
vote article par article.

3
Amendement = possibilité reconnue au parlementaire et aux membres du
gouvernement de pouvoir modifier un article ou texte de lois au cours de la
procédure législative (ajout d’article, suppression d’article, modification d’article).
Lors du travail en commission, c’est le moment privilégié pour les parlementaires
d’utiliser ce droit. Ce droit d’amendement fait l’objet de limitations:

• Les irrecevabilité financière (que au moment du travail en


commission) = un amendement parlementaire ou une proposition de
loi peut être rejeter lorsqu’ils ont pour conséquence soit de diminuer
les ressources publiques, soit de créer ou d’aggraver les dépenses
publiques —> véritable frein

• Irrecevabilité législative (au moment du travail en commission ou à


n’importe quelle moment de la procédure) = soulevé par le
gouvernement ou par le présent de l’assemblée saisie. Il va
constater que l’amendement en question ou que la proposition de
loi ne relève pas du domaine législatif (art 34 —> législateur cad
Assemblée nationale ou sénat ) mais du domaine réglementaire (art
37 —> pouvoir réglementaire cad pouvoir exécutif = gouvernement,
ou préfet) donc ne relève pas de la compétence du législateur.

• Les cavaliers législatif = amendements où des sous amendements


(= amendement de l’amendement) est dépourvu de tous liens avec
le texte concerné —> ça arrive très souvent

Les conclusions de la commission

Le rapporteur de la commission a trois possibilités:

• Il peut proposer l’adoption du texte

• Il propose le rejet du texte

• Il propose l’adoption ou le rejet des amendements


C’est à ce stade aussi que le rapporteur peut proposer la réécriture totale du texte
(impossible pour projet de loi de finance, projet de loi de financement de la sécurité
sociale, projet de loi constitutionnelle). Après cette décision le travail en commission
est terminé.

(il n’y a pas bcp de parlementaires dans l’hémicycle car ils sont généralement dans
les commissions étant donné qu’une proposition peut prendre plusieurs heures de
travail, plusieurs jours ..)

4
b) L’inscription à l’ordre du jour
Après l’examen du texte, l’ordre du jour va être définit dans chaque assemblée par
ce qu’on appelle la conférence des présidents = composée du président de
l’assemblée concerné, des 6 vices présidents, des présidents des commissions
permanentes, du rapporteur de la commission des finances, des présidents des
groupes parlementaires et ministre chargée des relation avec le parlement. Les
textes doivent impérativement être inscrit à l’ordre du jour pour déterminer leur
ordre de passage afin d’en discuter.

• Il y a une semaine par mois concerné au contrôle de l’action du gouvernement


et à l’évaluations des politiques publics.

• Un jour de séance par consacré aux textes proposé par les groupes
d’oppositions.

• Chaque semaine une séance consacré aux questions adressé au


gouvernement.

• Deux semaines pendant lesquels le gouvernement détermine librement l’orde


du jour.

• Il reste moins d’une semaine par mois de séance libre ou le gouvernement n’est
pas prioritaire et donc qui est laissé aux parlementaires. Projet de loi de finance
et financement de la sécu —> inscription prioritaire à l’orde du jour.

c) Discussion en séance publique


Présentation orale du texte par le rapporteur de la commission qui a . Le rapporteur
peut distribuer une explication écrite du texte de loi aux parlementaires. Les
membres du gouvernement sont présent, ils peuvent prendre la parole à tout
moment. Ensuite se sont les parlementaires qui vont se prononcer (par groupe
politique) en fonction du temps de parole qui leur ont été accordé par la conférence
des présidents. A partir de ce moment l’opposition va tenter de ralentir la procédure
= flibustage —> déposer bcp d’amendements même si on sait qu’ils vont être
refuser, suspension de séance.. A ce stade peuvent être déposer des motions de
procédure —> procédure qui vont ralentir la procédure législative en invoquant par
exemple l’inconstitutionnalité du texte, en contestant l’opportunité même du texte
(ce texte n’a pas lieu d’être), … Les parlementaires vont pouvoir déposer des
amendements (avant ce moment c’était que ceux qui était dans la commission qui
pouvait le faire ) mais attention le gouvernement peut s’opposer à tout amendement
qui n’aurait pas été présenté en commission (éviter que la procédure dure des

5
mois). Un amendement rejeter en discussion (il a donc été déjà présenté si il a été
rejeté) peut être re-déposer à ce moment.

Remarque: a ce stade, dès l’ouverture des débats le gouvernement va pouvoir


”riposter”. Il va pouvoir (seulement devant l’assemblée nationale) utiliser l’article
49-3…

article qui permet au gouvernement d’engager sa responsabilité sur


un texte. Concrètement si les parlementaires ne déposent pas une motion de
censure dans les 48h, le texte est considéré comme adopté devant l’assemblée
nationale en première lecture. Si ils déposent cette motion de censure, celle ci
devrait être voté au plus tôt dans les 72h. Pour être adopté la motion de censure
doit recueillir la majorité absolue —> 289 voies pour sur 577. Si cette motion de
censure est adopté, le premier ministre doit remettre sa démission et celle de son
gouvernement au président de la république. L’utilisation du 49-3 est extrêmement
limité. Le premier ne peut l’utiliser que 3x par an pour la loin de finance, pour la loi
de financement de la sécurité sociale et pour un seul autre texte de son choix.

… ou le vote bloquée …

on va demandé à l’assemblée saisie de se prononcer par un seul vote


sur toute partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements
proposés ou acceptés par lui (gouvernement).

… Normalement les articles vont être discuté un à un puis le texte sera discuté dans
son ensemble et fera l’objet d’un vote. Donc pour chaque article ou chaque
amendements, le président de l’assemblée va clôturer la discussion et qui met au
vote. Une fois que cette assemblée c’est prononcé par le vote le texte est transmis
à l’autre assemblée (= navette). Une fois le texte transmis, il doit être
impérativement être adopté dans les mêmes termes. Cel signifie que le moindre
changement entrainera nécessairement une deuxième lecture (c’est ce qu’il se
passe en général). Heureusement depuis 1998 il existe une procédure qui va
permettre de limiter le jeu des navettes = théorie de l’entonnoir. Cad dès qu’une
disposition est adopté en des termes identiques par les deux chambres, elle est
écarté des débats donc les futurs discussions ne porteront que sur le ou les articles
qui n’ont pas encore été adopté. Suite à l’adoption du texte par la première
assemblée en première lecture, deux hypothèses:

• Si il s’agit d’un projet de loi, le texte est remis au gouvernement qui va


décider ou non de transmettre à la seconde assemblée. Cad qu’à ce
moment le gouvernement peut décider d’abandonner un projet de loi (quand
le texte fait l’objet de trop de polémique..)

• Si il s’agit d’une proposition de loi, le texte est transmis sans délai à la


seconde assemblée pour qu’elle le vote. Une fois qu’il est à la seconde

6
assemblée, le texte va suivre la même procédure (commission..). Plusieurs
hypothèse:

• Soit la seconde assemblée adopte le texte sans modifications, le


texte est considéré comme définitivement adopté (cas très rare)

• Soit la seconde assemblée adopte le texte mais avec des


modifications. Dans ce cas il y a une deuxième lecture par la
deuxième assemblée (avec la théorie de l’entonnoir):

• Soit le texte est approuvé en deuxième lecture par la première


assemblée et la seconde et donc considéré comme
définitivement adopté

• Soit le texte est l’objet d’un désaccord et la navette peut se


poursuivre sans fin sauf si le gouvernement décide de réunir
une Commission Mixte Paritaire (CMP).

• La seconde chambre rejette le texte adopté par la première en première lecture


et le gouvernement peut décider de réunir une CMP.

La CMP est composé de 7 députés et 7 sénateurs qui sont généralement issu de la


commission parlementaire qui a été saisie au fond de la loi. La CMP va désigner 2
rapporteurs, un pour le sénat et un pour l’assemblée et conformément à la logique
de l’entonnoir la CMP a une mission de conciliation —> elle va proposer une
rédaction uniquement pour les articles qui font l’objet d’un désaccord entre les
deux chambres. La CMP se réunit:

• soit à la demande du premier ministre sauf en cas de désaccord de


la part de la conférence des présidents des deux chambres.

• Elle peut également se réunir à la demande conjointe des présidents


des deux chambres lorsqu’il s’agit de proposition de loi.

• Ou encore, à l’issu de deux désaccord (deux navettes) entre les


assemblées

A l’issu des travaux de la CMP plusieurs hypothèse sont a envisager:


- La CMP arrive à adopter une texte de conciliation.
Dans ce cas là, la navette reprend jusqu’à ce que les assemblées adoptent
un texte identique. Si ils n’y parviennent pas, le premier ministre peut,
après une lecture dans chaque chambre, demander à l’assemblée
nationale de se prononcer seule (ça arrive très souvent) —> pas au sénat
car les députés sont les représentants du peuple (les sénateurs ne sont pas
élu au suffrage universel direct). Lorsque le gouvernement décide de

7
donner le dernier mot à l’assemblée , le rapporteur de la commission de
l’assemblée nationale va soumettre soit le texte de la CMP soit le dernier
texte voté par l’assemblée nationale avant que la CMP soit réunit. Si
l’assemblée nationale rejette le texte, il est définitivement repoussé. Si elle
vote oui, il est adopté.
- La CMP ne parvient pas à trouver un accord.
Dans ce cas là, la navette entre les chambres reprend sur le texte qui fait
objet de désaccord et là aussi le gouvernement peut décider de donner le
dernier mot à l’assemblée nationale.

(C’était les grandes étapes de l’adoption d’une loi ordinaire)

d) Discussion en séance publique


Dans l’hypothèse où le texte est définitivement adopté, il est envoyé au secrétariat
générale du gouvernement qui le transmet au président de la république. Le
président va promulguer la loi dans les 15 jours suivant sa réception (si il ne le fait
pas, la loi est automatiquement promulguer) )—> côté symbolique mais n’a aucun
pouvoir dessus. Pendant ce délais de 15 jours, le président peut demander au
parlement une nouvelle délibération cad si il le fait, on reprend la procédure
législative depuis le début. Il laisse un peu de temps durant ce délai pour permettre
aux autorités qui en ont la compétence de saisir le conseil constitutionnel pour
s’assurer de la constitutionnalité de la loi. Ces autorités sont le président de la
république, le président de l’assemblée nationale, le président du sénat, le premier
ministre, 60 députés ou 60 sénateurs. Ces autorité peuvent, pas doivent —> toutes
les lois ne sont pas controlé par le conseil constitutionnel donc on peut se retrouver
avec des lois qui contienne des dispositions non conforment à la constitution. Ce
contrôle est facultatif et est apriori car la loi n’a pas encore été promulguer, donc ce
contrôle n’est pas à posteriori car la loi a juste voté pour l’instant, elle n’est pas
encore entré en vigueur. La saisie du conseil constitutionnel suspend le délai de
promulgation.

La promulgation = publication de la loi dans le journal officiel. Une foi publié, la loi
entre en vigueur un jour franc après la publication. Une fois promulguer la loi est
incontestable sauf contrôle de constitutionnalité à postériori.

8
II. Procédure législative spéciales
Les différences avec les lois générales:

• Lois organiques = lois qui complètent ou précisent la constitution.


• Les lois organiques font l’objet d’un projet ou d’une proposition et ne
doivent faire l’objet d’un débat devant l’assemblée sur le bureau de
laquelle elles ont été déposé qu’à l’expiration d’un délai de 6 semaines
(pas avant 6 semaines —> laisser le temps aux parlementaires de bien
travailler. Ensuite devant la second assemblée, le texte ne pourra être
discuté qu’à l’expiration d’un délai de 4 semaines.

• En cas de désaccord le goum peut donner le dernier mot à l’assemblée


mais ici l’assemblée nationale devra se prononcer à la majorité absolu de
ses membres cad 289 membres (dans les lois générales —> c’est la
majorité des députés présent dans l’hémicycle; ex: 200 présents, 101
votent pour, la loi est adopté)

• Elles sont automatiquement soumises au contrôle du conseil


constitutionnel

• Lois de finance—> doit être voté dans un délai de 70 jours reparti comme suit,
40 jours pour l’assemblée nationale et 30 jours pour le sénat. Si l’assemblée
nationale ne respecte pas le délai, le texte est automatiquement transmis au
sénat. Si les deux chambres n’arrivent pas à adopter une loi de finance, le
gouvernement peut agir de droit par l’ordonnance

• Lois de finances de la sécurité sociale —> les chambres doivent adopté le


texte dans les 50 jours. Ensuite même raisonnement que pour les lois de finance

• Projet ou proposition de loi constitutionnel = texte qui vont venir modifier la


constitution (lois organiques précisent/complètent). Ils doivent être adopté en
des termes identique par les deux chambres mais ici il n’y a pas de dérogation
possible cad qu’on ne peut pas donner le dernier mot à l’assemblée nationale et
pas la possibilité d’utiliser le 49-3 et surtout ici la promulgation de la loi ne peut
se faire qu’après ratification du texte par le peuple (référendum) ou par le
congrès (cad la réunion des deux chambres à Versailles) à la majorité des 3
cinquième de ses membres —> c’est la raison pour laquelle il est extrêmement
difficile de modifier la constitution

9
Les sources matérielles de la loi

Dans son sens matérielle, la loi renvoie à toute règle de droit écrit qui se présente
sous la forme de disposition à caractère général et abstrait. On y retrouve ici
l’ensemble des autres textes édicté par les autorités publiques. C cette répartition
des règles de droit en deux grandes catégories est prévue par la constitution elle
même. L’article 34 de la constitution fixe la liste des matières qui doivent
nécessairement faire l’objet d’une loi cad être soumise au vote du parlement.
L’article 3è lui prévoit que les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi (qui
ne figurent pas à l’article 34) ont un caractère réglementaire donc sont adopté par
des autorités publiques autre que le législateur à savoir par le pouvoir réglementaire
qui va prendre des règlements. Derrière cette notion de règlement se cache des
décrets ou encore des arrêtés.

Cette distinction entre la forme et le fond permet de milieux comprendre


l’articulation entre les différentes règles de droit. Dans une présentation Plutôt
simple il faut partir de la base des textes qui vont être produit dans un système
juridique nationale et on va les classer selon qu’ils se situent au dessus ou en
dessous de la loi.

A. les règles de droit produites par un Etat


1. Les normes au dessus de la loi
Au dessus de la loi qui est voté par le parlement il y alla constitution. Elle a été
adopté de le 22 septembre 1958 et est en vigueur depuis le 4 octobre. C’est
évidemment le texte fondamentale de notre système juridique —> elle prévoit les
principales institutions du pays, elle fixe leur pouvoir et surtout elle organise les
rapports qui s’organisent/ s’établissent entre eux (ex: c’est elle qui fixe la liste des
pouvoirs du président de la république, qui fixe les modalités de la procédure
législative, idem pour le parlement,. C’est elle qui dit que la France est un état
décentralisé). Elle a essentiellement une dimension institutionnelle (ce n’est pas le
cas de tous les états du monde) car dans ses premiers articles, la constitution fait
référence à la devise de notre état (liberté, égalité, fraternité) mais sorti de ces
dispositions la constitution ne fait pas référence au droit des citoyens. A cette
constitution est adossé un préambule et selon la première phrase de ce préambule
il est indiqué ”le peuple français proclame solennellement son attachement aux
droits de l’Homme et au principe de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été

10
définis par la déclaration de 1789 complété et confirmé par le préambule de la
constitution de 1946 ainsi qu’aux droits et devoir défini dans la charte de
l’environnement de 2004”.

a) la garantie du respect de la constitution

(1) De manière générale le préambule n’a pas de valeur obligatoire. En principe


c’est une déclaration de principes qui va expliquer les motifs et les buts qui ont
conduit à la rédaction d’un texte et des partis qui y ont participé. C’est le conseil
constitutionnel qui, dans une décision du 16 juillet 1971, a placé au même rang
que la constitution, la constitution et son préambule. Ducoup depuis 1971, se
sont non seulement la constitution mais aussi l’ensemble des textes cité dans
son préambule qui on valeur constitutionnelle —> on parle de bloc de
constitutionnalité:

• La DDHC de 1789 comprend essentiellement des droits propre à l’individu —>


liberté, égalité (et toutes ses déclinaisons), droit de propriété…

• Dans le préambule de 1946 —> droits sociaux: droit syndical, droit de grève, droit
au travail

• Charte de l’environnement consacre un certain nombre de principe ayant trait à


l’environnement notamment le principe de précaution, le droit à l’information et à
la participation citoyenne dans le domaine de l’environnement ou encore le prince
de réparation (contribution à la réparation des dommages causé à
l’environnement)

• Principe Fondamentaux Reconnu par les Lois de la République (PFRLR) principes


qui relèvent d’une tradition républicaine. Ces principes doivent avoir fait l’objet
d’un texte législatif républicain antérieur à l’entrée en vigueur du préambule de
1946 (ex: liberté d’association, les droits de la défense, la liberté de
conscience…).
Donc —> le bloc de constitutionnalité composé de la constitution de 1958, le
préambule de la constitution de 1958, le préambule de la constitution de 1946 (IVe
République), la DDHC de 1789, la charte de l’environnement et le PFRLR).

Dans ce bloc il y Jurisprudence du conseil de constitutionnalité = quand le conseil


prend une décision, la règle qu’il va dégager dans le cadre de cette décision va
avoir vocation à être appliqué par lui dans le cadre des décisions futures.

Selon la pyramide de Kelsen qui place le bloc de constitutionnalité au dessus de la


hiérarchie des normes, et bien en théorie la loi voté par le parlement n’est en
principe pas valable si elle n’est pas conforme aux exigences, aux droits ou aux
libertés prévu dans l’un des textes du bloc de constitutionnalité. Il n’y a pas de
hiérarchie à l’intérieur du bloc de constitutionnalité donc lorsque il y a un conflit

11
entre deux normes constitutionnelles, le CC procède à une conciliation, il va mettre
en balance les intérêts en jeu. Il n’y a en effet pas d’obligation de vérifier la
conformité une loi à la constitution, sauf les lois organiques. Le contrôle a priori
prévu par l’article 61 n’est qu’un contrôle facultatif. C’est la raison pour laquelle,
depuis la révision constitutionnelle de 2008, il a été mis en place un nouveau
mécanisme de contrôle de constitutionnalité des lois qui intervient à postériori cars
après la promulgation de la loi. Ce contrôle est entré en vigueur le 1er mars 2010. Si
dans le cadre d’un procès devant une juridiction, un des partis estime que la loi
applicable n’est pas conforme à la constitution parce qu’elle porterait atteinte à un
droit ou une liberté, on va pouvoir faire vérifier la conformité de la dite loi à la
constitution. Cette procédure est appelé Question Prioritaire de Constitutionnalité
(QPC):

ex: on est en conflit avec notre voisin qui nous traine en justice, l’affaire va être mise
devant le tribunal de grande instance de Dijon. Notre voisin demande à ce qu’on
nous applique une disposition du code civil. Nous on considère que cette
disposition ne respect pas la constitution en ce qui porte atteinte à notre droit de
propriété garanti par la DDHC. Dans cette hypothèse, le juge va suspendre le
traitement de notre affaire au fond, il va examiner notre QPC, si la question respecte
un certain nombre de critères il va transmettre la question à la cours de cassation
qui a 3 mois pour réexaminer pour être sûr la question respect bien tous les critères
(double filtre), si la cours de cassation ne traite pas la QPC dans les 3 mois —>
transmission automatique au CI , sinon elle respecte les 3 mois elle choisira ou non
de transmettre au CI qui lui aussi a 3 mois pour statuer.

✦ Les critères de la QPC : (afin d’éviter que tout le monde en pose)

On retrouve deux conditions de mise en œuvre :

• Il faut une disposition législative (c’est une loi votée par le parlement) ça
peut être une loi ordinaire, une loi organique ou une ordonnance ratifiée par
le parlement. Donc cela exclut tous les actes réglementaires (ceux qui ont
été adoptés par le pouvoir réglementaire et donc pas par le législateur).
• Il faut que la disposition contestée dans la QPC porte atteinte aux droits et
libertés garantis par la constitution.

Au niveau de la procédure :

• Cette QPC peut être soulevée au cours de toutes instances devant les
juridictions administratives mais aussi devant les juridictions judiciaires que
ce soit en première instance, en appel ou en cassation.

12
Juge administratif ! Litige avec personne publique
Juge judiciaire ! Litige avec une personne privée.
Juge pénal ! crimes ou délits

Dans n’importe quel ordre juridique on peut soulever une QPC.

Si une QPC est soulevée, le juge va vérifier 3 choses :

• Il va regarder que la disposition législative que je conteste s’applique à mon


litige, à ma procédure ou qu’elle est le fondement des poursuites (c’est sur la
base de cette disposition qu’on est poursuivi ; car on n’a pas respecté tel
article…).
• Il va regarder que cette disposition n’a pas déjà été déclarée conforme à la
constitution par le conseil constitutionnel.
• Cette question ne doit pas être dépourvu de caractère sérieux (cette
question doit être sérieuse).
On laisse une grosse marge de manœuvre au juge pour laisser l’opportunité de
poser cette QPC —> permet de mettre un filtre et ainsi éviter d’être submergé par
les QPC. Cela permet d’éviter les questions farfelues. Ex : couper un arbre qui
dépasse chez le voisin —> porte atteinte à l’environnement.

Si un des critères n’est pas respecté, la QPC n’est pas acceptée.

Ces 3 conditions sont cumulatives et reposent sur l’idée d’un double filtre. Si on
soulève notre QPC en 1ère instance, le juge vérifie ces 3 critères, il va transmettre
au Conseil d’État (juge de cassation de la juridiction administrative) qui va vérifier
ces 3 critères afin de ne pas submerger le conseil constitutionnel.

Deux ordres juridiques


O rd re a d m i n i s t r a t i f ( = l i t i g e a v e c Ordre judiciaire (= litige avec une
l’administration) personne privée)
- Conseil d’État (juge de cassation) - Cour de cassation
- Cours administrative d’appel - Cours d’appel
- Tribunaux administratifs - Tribunaux de Grande instance.
1ère instance
Juge du fond

En cassation, les juges ne regardent pas le fond mais ils regardent si la procédure a
bien été respectée, si les juges de fond ont bien appliqué la loi…
On regarde la forme.

L’idée de la QPC ici est d’offrir aux justiciables la libertés…

13
Dans la cadre du contrôle a priori ou a posteriori, le Conseil Constitutionnel va
pouvoir décider de plusieurs choses :

• Soit il déclare que la loi est conforme à la constitution :


• Si il s’agit du contrôle a priori (avant que la loi soit promulguée), la loi va
entrer en vigueur suite à sa publication
• S’il s’agit d’une QPC (après la promulgation), on va continuer à
appliquer la loi.

• Il déclare la loi contraire à la constitution :


• Dans le cadre du contrôle a priori, le texte sera supprimé. Si c’est
quelques dispositions qui sont contraires à la loi, on supprime
simplement ces dispositions-là et le reste du texte entrera en vigueur.
• Dans le cas du contrôle a posteriori (QPC), soit le texte dans sa
globalité ou quelques dispositions qui sera supprimé.
Le conseil constitutionnel va fixer une date à laquelle ces dispositions seront
supprimées afin de laisser le temps aux législateurs de combler le vide juridique
laissé par cette suppression (sauf pour celui qui a soulevé la QPC).

• Le conseil constitutionnel peut faire une réserve d’interprétation (= cela lui


permet de sauver la loi).
• Il va dire que la loi est conforme à la constitution uniquement si on
l’interprète comme le conseil constitutionnel le dit.
C’est comme cela qu’on protège le bloc de constitutionnalité

(2) En dessous du bloc de constitutionnalité, on a le bloc de conventionalité. Il


est composé du droit international et du droit de l’Union Européenne. Il y a une
hiérarchie dans ce bloc :
• Traité de l’Union Européenne (TUE) / Traité de Fonctionnement de l’Union
Européenne (TFUE).
• Traités internationaux (inférieurs aux traités de l’UE car l’UE n’a pas le
droit de voter des lois internationales contraires aux lois de l’UE)
• Réglementation de l’UE (s’applique à la même date à tous les pays) —>
zéro marge de manœuvre
• Directives de l’UE (on fixe des objectifs et on laisse aux pays le soin de
bien les appliquer) —> grande marge de manœuvre

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(3) Ensuite, il y a le bloc de légalité composé des lois organiques et des lois
ordinaires. Il a une hiérarchisation:
• Lois organiques (supérieures aux lois ordinaires car elles viennent
expliquer la constitution).
• Lois ordinaires

(4) Après il y a le bloc réglementaire. Il contient 7 normes hiérarchisées :


• Les arrêts de la cour de cassation et du Conseil d’État.
• Les décrets pris après avis du Conseil d’État et signés par le premier
ministre.
• Les décrets présidentiels (du prédisent de la République).
• Les décrets simples signés par le premier ministre (pas d’avis du conseil
d’État).
• Les arrêtés ministériels (pris par un ministre) ou interministériels (pris par
plusieurs ministres/ ministères).
• Les arrêtés préfectoraux.
• Les arrêtés municipaux.

(5) Il y a le bloc non réglementaire avec les directives et circulaires.


(6) Enfin, il y a le bloc contractuel composé des contrats et des conventions. On y
retrouve les contrats de travail, d’assurance…

La hiérarchie des normes a pour objectif d’organiser l’articulation des différents


types de normes. Concrètement, les normes d’un niveau inférieur doivent respecter
celles du niveau supérieur.

Tout ce qui est dans le bloc réglementaire ne doit pas être conforme forcement à la
constitution. Mais il doit être conforme au bloc de légalité.

Le conseil constitutionnel va vérifier la conformité de la loi à la constitution (contrôle


de constitutionnalité)
Le juge administratif (conseil d’État) va vérifier la conformité des règlements par
rapport à la loi (contrôle de légalité)

Remarques :

Le Conseil d’État a plusieurs casquettes :


- Il donne son avis au gouvernement sur la cohérence du droit (Ex : si les projets de
loi sont conformes à la constitution…)
- Il est juge de cassation dans l’ordre juridique administratif.

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Le respect de la loi par les règles de loi (voir pyramide) qui lui sont inférieurs se ait
grâce au contrôle de légalité. On parle du contrôle de légalité par les des actes
administratifs (décrets, arrêtés…). Ce contrôle de légalité est effectué par le juge
administratif.

Le juge administratif ne juge pas une personne mais il juge un acte. Ex : quand le
maire refuse un permis de construire ; il ne juge pas le maire mais le permis de
construire.
On contrôle également une absence d’acte.

De manière très exceptionnelle, le juge judiciaire va pouvoir contrôler / apprécier la


légalité d’un acte administratif mais uniquement lorsque ce contrôle influe sur la
solution d’un procès pénal en cours.

Quelle est la place de l’ordonnance dans la hiérarchie des normes ?

L’ordonnance est un texte pris par le pouvoir exécutif dans un domaine qui relève
normalement de la compétence du pouvoir législatif (AN, le parlement ou Sénat).
Ce texte ne peut être pris qu’à la demande du gouvernement lorsque celui-ci a
besoin d’exécuter son programme. Il n’y a pas besoin de circonstances
exceptionnelles. Le fondement de l’ordonnance est l’article 38 de la constitution.
L’ordonnance vient remettre en cause la répartition des compétences entre le
pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire telle qu’elle est normalement organisée
par les articles 34 et 37 de la constitution.
Concrètement, le gouvernement pou pouvoir légiférer par ordonnance soumet au
parlement ce qu’on appelle une loi d’habilitation. Cette loi suit la procédure
législative ordinaire et cette loi va autoriser le gouvernement à prendre dans un délai
déterminé et dans des matières déterminées des mesures qui relèvent de la
compétence du législateur.

Une fois que la loi d’habilitation est adoptée et promulguée, le gouvernement va


prendre des ordonnances. A ce stade, les ordonnances ont valeur réglementaire.
Une fois que le gouvernement en a terminé avec ces ordonnances, il va devoir
soumettre au Parlement ce qu’on appelle une loi de ratification. Cette loi va suivre la
procédure législative ordinaire. Une fois qu’elle sera adoptée et promulguée, les
ordonnances deviennent des lois. Dans la hiérarchie des normes, elles se placent
dans le bloc de légalité au même rang que les lois ordinaires.

Ex : je veux faire des lois sur la fiscalité. Je demande au parlement s’il m’autorise
oui ou non à légiférer par ordonnance. Tant que je n’ai pas soumis ces ordonnances

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à la loi de ratification, elles ont une valeur réglementaire. Une fois qu’elles sont
acceptées, elles deviennent des lois.

B. L’intégration du droit international dans l’ordre interne.

Les États entretiennent entre eux des relations qui peuvent être forcées oui
volontaires.
Elles deviennent juridiques lorsqu’elles sont formalisées à travers des traités
internationaux. Ces traités sont donc des accords conclus entre État. Ils peuvent
être bilatéraux (entre 2 états) ou multilatéraux (entre plusieurs états).
Ces accords relèvent donc du droit international. Toutefois, ce n’est pas parce qu’ils
relèvent du droit international qu’ils n’intéressent pas la hiérarchie des normes
internes. D’ailleurs, notre constitution via l’article 55 prévoit que les traités ou les
accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés ont dès leur publication,
une autorité supérieure à celle des lois sous réserve de l’application par l’autre
partie ce qui signifie qu’il y a une obligation de réciprocité (= si l’autre pays
n’applique pas les règles du traité, je ne suis plus tenu de respecter ces règles).
Attention : l’obligation de réciprocité ne s’applique pas au droit de l’Union
Européenne. Ex : si l’Allemagne prend plus de 3 ans à respecter une directive, je
dois quand même continuer à les respecter.
—> Donc l’UE ressemble plus à un Etat qu’à une organisation internationale.
Le droit international a 2 aspects :

• Le droit des traités internationaux qui peuvent se concrétiser avec des États
non-membres de l’UE (ex : Brésil) ou avec des États membres de l’UE. Ce droit
l’emporte sur notre droit national. Il va être supérieur hiérarchiquement aux lois
mais aussi aux règlements. D’autre part, il y a un droit international qui ne
concerne qu’une partie du continent européen. Ce droit va découler des
normes établies par les institutions de l’union. Il s’agit des règlements et des
directives. Ces règlements et directives, en droit de l’Union sont appelées lois
dérivées par opposition au droit originaire que sont le TUE et le TFUE. (Car ces
lois sont dérivées du droit originaire). Ce droit dérivé (règlements et directives)
ne relève pas de l’article 55 de la constitution parce qu’il ne s’agit pas de
traités. Pourtant, elles bénéficient d’une force juridique supérieure à nos lois.
Pour preuve, elles figurent au-dessus du bloc de légalité dans la hiérarchie des
normes. En outre, ces normes bénéficient du principe de l’effet direct. Cela
signifie que l’on a la possibilité de les invoquer devant le juge national. Du
coup, on peut se demander quelles sont les conséquences d’une contradiction
entre une norme de l’UE et une loi française. Une réponse de la Cour de justice
de l’UE est très claire sur ce point. Elle nous a apporté cette réponse en 1964

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dans l’arrêt Costa. Elle nous dit que les normes issues des institutions
européennes ont une valeur supérieure aux normes prises par les États
membres. Elle place le principe de primauté de l’UE sur le droit interne (=
supériorité du droit de l’union sur le droit interne).

Quand on vérifie la loi européenne


Le CI ne fait le contrôle de conventionalité —> il la dit dans une décision du 15 janv
1975. Ill appartient donc au juge administration et judiciaire de le faire. La cour de
cassation = première à accepter (l’a dit dans une décision du 24 mai 1975) le juge
administration = conseil d’état lui faut plus de temps mais a accepté aussi le 20 oct
19890. Grace a ce conseil de conventionalité, nombre de discrétion fr on été
déclaré contraire à la convention des droit internationaux et notamment à la
convention eu des droit de l’homme. Contrairement au contrôle de
constitutionnalité, le contrôle de conventionalité n’a pas pour conséquence la
suppression de la loi; le juge contraire au conseil constitutionnel ne peut supprimer
la loi donc lorsque qu’une disposition est déclaré contraire aux droit internationaux
ou européen elle va simplement être impliqué pour l’affaire en question.
Les sources du droit interne, eu, international peut paraitre complexe dans leur mise
en oeuvre, multiplication des sources du droit mais attention il ne s’agit pas
uniquement d’une approche théorique car tte ces sources du droit peuvent
permettre à un moment de dégagé une solution dans le cadre d’un litige donc elles
peuvent t ttes aviaire une influence indirect sur la situation des citoyens —>
avantage pour les citoyens car ils vont avoir + de possibilité de faire valoir leurs
droits. Seul risque du point de vu du juriste —> insécurité juridique en raison de
conflits entre les juridictions. Mais il faut garder à l’esprit que les différentes
juridiction essaient dans la mesure du possible de se coordonnées.

2. jurisprudence
Sources particulière du droit avec différente définition:

• Évoque l’ensemble des décision de justice rendue par une juridictions pendant
une certaine période dans un domaine du droit ou sur l’ensemble du droit (=sens
large)

• Ensemble des décisions rendu par des juridictions sur une même question de
droit (juridiction rendue par juge administration, juge civil, cours de CEDH…)$

• Décision rendue par les juridiction et qui prennent l’apparence de règles (sens
étroit). Pour prendre l’apparence de règles le dites juridiction doivent être au rang
supérieur = cours suprême CE cours de cassation ou Conseil Institutionnel

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Jurisprudence = source de la règle de droit tou non?

Question constitue à savoir si le juge dit le droit en disant la loi ou alors fait -il le
droit en le disant? —> dans ce cadre on peut mentionnent art 5 du code civil qui
interdit aux juges de se prononcer par voie de disposition générale et règlementaire
sur les cause qui leurs sont soumises dit autrement cet article interdit aux juges
d’être une source formelle de la règle de droit.

2 séries d’apurement qui entrent en opposition

a) mise l’écart de la jurisprudence comme source du droit

- La règle de droit est obligatoire

Contrairement à la loi, la décision du -juge à un effe obligatoire limité d’ailleurs art


1355 du code civil fait référence à l”’autorité de la chose jugée” mais cette autorité
n’a lieu qu’à l’égard de ce qui a fait l’objet du jugement autrement dit l’autorité de la
chose jugée ne va lié que les parties au litige (ex: fr et soeurt divorce, le jugement
implique que les fr et la soeur). L’effet est imité car décision de justice ne s’impose
ni au juge qui la rendue ni aux autres juges du système juridique. Dans notre
système juridique le plus petit juge = juge ordinaire n’est donc en principe pas tenu
de suivre le raisonnement qui a été adopté par une juridiction d’un rang supérieur.
Seule exception juges sont tenues par ce qui a été décide par le CI dans le cadre
du contrôle de constitutionnalité (art 62 alinéa 3 de la constitution)

- généralité de la règle de droit


Pour décision de justice art 5 interdit aux juges de se prononcé par dévoie de de
disposition générale et règlementaire —W interdit ax juges de prendre des
dispositions générale avec une valeur normatives et donc aillant vocation à
s’appliquer à l’ensemble des litiges qui lui seront soulevé à l’avenir

- la règle de droit est permanente


Contenue du fait que la décision de justice n’a pas vocation a s’appliquer aux autre
cas alors elle perd toute vocation à durer, on pourrait presque dire qu’elle nait pour
une affaire et qu’elle meurt avec cette affaire. Pourtant on entend dans les médias
”cette décision va faire jurisprudence” => puisque cette décision a été prise cela va
rester comme cette décision le dit. Oui dans les faits ca reste mais juridiquement le
système ne l’impose pas, n’exige pas une obligation de permanence à la décision
rendue

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Conclusion —> contenue de ce qu’on vient de voir jurisprudence n’est pas une
source de droit car relativement obligatoire, pas vocation à rester et car elle ne doit
pas se prononcer de manière générale. Mais tout ceci n’est qu’en partie vrai parce
que les caractéristique que l’on retient de la règle de droit sont celles de la loi donc
on va aligner ces caractéristique aux autres sources éventuelle de la règle de droit
car système juridique bien + nuancé. Cette lecture + nuancée nous permet de faire
de la jurisprudence une véritable source du droit

b) jurisprudence comme source autonome du droit

3 élément peuvent être retenue pout affirmer le rôle créateur de la jurisprudence:


- il arrive au juge de faire eux même, de leur jurisprudence, une source autonome
de la règle de droit. Cette démarche est très courante en droit international . Au
niveau interne le CE a d’ailleurs affirmer que sa jurisprudence instituait des règles
nationales conférant aux décisions administratives une base légale au même titre
que le droit législatif ou réglementaire. (arrêt du 6 Fev 1998 = arrêt de tête). CI
cours de cassation et CE cites leur propre jurisprudence dans les décisions
qu’ils rendent. A partir du moment ou les juridictions utilise la jurisprudence ca
fait d’elle une source d’u droit
- Il existe des revirement de jurisprudence = changement de position d’une
juridiction sur une question de droit donnée (un jour dit blanc et une autre jour dit
noir) pourquoi? Car elle va tenir compte soit des évolutions de la société, soit de
l’apparition dans l’ordre juridique de nouvelles normes qui vont faire évoluer
l’interprétation des ancienne
- la jurisprudence est parfois à l’origine de réformes, des parties entière du
système juridique a été élaboré et développé par le juge (ex; responsabilité du
fait des choses = chose qui nous appartiennent créer ion dommage —> notre
responsabilité. Avant ca n’existait pas; avant 1991 il n’existait dans notre système
juridique de règle interdisant les contrats de maternité pour autrui. C’est la cours
de cassation par un arrêt du 31 mai 1991selon laquelle ces conventions étaient
nulle —> 3 ans après que la première loi bioéthique est venu interdire la GPA)

Ducoup oui se situe la jurisprudence ana la garantie des normes? Elle est
effectivement en dessous de la loi mais les décisions du CE et de la cours de
cassation se trouvent juste en dessus

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3. La coutume
Se serait une source de droit non écrit.

a) la notion de coutume

De manière juridique la coutumes = usages quo finissant par s’imposer comme


règle du droit du fait de leur répétions dans le temps de manière paisible et public
(on ne subit pas car sinon se serait de la contrainte). Elle suppose donc la réunion
de 2 éléments —> règle de droit qui va se dégager lentement et spontanément des
faits et des pratiques habituellement suivi dans un milieu social donné
indépendamment de toutes interventions expresses ou approbation même tacite
(=> que l’on accepte sans le verbalisé = rien dire veut dire oui) du législateur.

Retenir : la coutume suppose toujours un élément matériel qui se caractérise par la


répétition durable d’un usage. Attention risque de confondre coutume et habitude.
Cette les 2 exprime l’idée d’une répétition d’un usage dans le temps or la coutume
c’est une règle collective qu’un milieu social impose tandis que l’habitude est une
attitude individuel dépourvu de caractères obligatoire. Donc coutume peut conduire
des effets normatif au sein d’un groupe (ex: le code civil autorise le juge à s’appuyer
sur les pratique de père et de mère pour déterminer ce qu’exige l’interêt de l’enfant)

Le deuxième qui caractérise la coutume (caractère obligatoire) est plus difficile à


cerné? Qu’est ce qui va faire croire à un groupe au caractère obligatoire d’une
pratique que rien d’extérieur à la pratique impose comme tel. Pleins d’explication

• Adhésion spontané des hommes

• Existence d’une mite

• Conscience collective

• ….

b) le rôle de la coutume

Va dépendre du niveau d’organisation d’une société. Les société très développé


impose un droit complexe, technique, développé et écrit. Dans ce cas la coutume
s’efface en tan que source non écrite du droit

En Fr 3 variértés de coutumes

• ”Sécundum legem” dans cette hypothèse c’est la loi qui renvoie à la


coutume (ex: le code civil prévoit une distance min de 2m pour planter en
limite de propreté des arbres de plus de 2m cependant il précise que la

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distance prévu ne s’applique qu’en l’absence d’usage constant et reconnu
—> si dans un village tout le monde plante à 3m alors se sera 3m ou si
c’est 1m se sera 1m)

• ”Praeter legem” = les coutumes sons sensée compléter la loi cad elle vient
combler les lacunes de la loi ( la rendre plus complète et plus précise)

• ”contra legem” ici dans certains domaines on des usages qui vont à
l’encontre des principes juridique établis. Pourtant la hiérarchie des
normes interdit ces coutumes contraire à la loi.

Pour conclure dans la source de droit: une sources non évoqué = les principes
(inclassable, prennent des noms variables; ex: PGD = principe généreux du droit) ils
vont permettre de déduire des règles dans pleins de domaines pour des situations
non -envisagé pour les textes. Parfois ils vont aussi porter des valeurs et donc
parfois ils vont corriger une application de la règle de droit —> ils sont rattachables
à la jurisprudence parce que dégagé par le juge

Section 2: les sources matérielles de la règle de doit

Comme pour la loi, elle s’attache au contenu de la règle donc comme pour la loi le
contenue va varier en fonction de différents éléments et notamment des attentes de
la sociétés et donc pour la déterminé (source matérielle) le contenu il faut
déterminer 2 choses:
- une politique juridique
- Une technique juridique (quelle type de règle pour mettre en place cette
technique juridique)

C’est le contenu de la norme

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