Rapport TP Mécanique des Fluides
Rapport TP Mécanique des Fluides
Métiers - Meknes
Réalisé par :
BEN-YAHIA E l A r b i
RIAGUE A k R a m
BABA Z i A D
Encadré par :
JAOUAD N i Z a r
M. E L K h C H i N e
BOUAYAD M o U A D
BELLMIR Ya H y A
EL HANDOUZ A m i N e
FAHSI M o h A m e d A l A e
Sous-Groupe : 43
I Pertes De Charge 4
I.1 Introduction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.2 Objectif de ce TP : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.3 Rappels théorique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
I.3.1 Rappels sur les relations utilisées : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
I.3.2 Partie théorique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.4 Partie expérimentale : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
I.4.1 Calcul des pertes de charges en rétrécissement brusque : . . . . . . . . . 10
I.4.2 Calcul des pertes de charges en élargissement brusque : . . . . . . . . . . 11
I.4.3 Calcul des pertes de charges : circuit bleu foncé : . . . . . . . . . . . . . 13
I.4.4 Calcul des pertes de charges en Coudes (Circuit bleu claire) : . . . . . . . 14
II Mesure De Viscosité 16
II.1 Introduction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.2 Objectif de ce TP : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.3 Partie théorique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
II.4 Partie expérimentale : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
II.4.1 Déscription du mode opératoire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
II.4.2 Etude pratique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1
ENsaM-MEkNeS TABLE DES MATIÈRES
III.5.4 Remarque : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
III.5.5 Commentaire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
III.5.6 L’influence des erreurs : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
IV.1 Venturi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
IV.2 Diaphragme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
IV.3 Diaphragme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
IV.4 QV et QD en fonction de Qréel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
IV.5 Courbe du niveau du rotamètre en fonction de débit réel . . . . . . . . . . . . . 37
3
CHAPITRE I
PERTES DE CHARGE
4
ENsaM-MEkNeS Chapitre I. Pertes De Charge
I.1 Introduction :
Le déplacement des liquides et des gaz à travers des conduites constitue l’une des activités
les plus énergivores au monde, principalement en raison de la force de la hauteur de charge qui
en est responsable. Les pertes de charge, quant à elles, résultent de la résistance rencontrée par
les fluides en mouvement, dépendant de divers facteurs tels que la forme, les dimensions et la
rugosité des conduites, la vitesse d’écoulement et la viscosité du liquide, plutôt que de la pression
absolue du liquide. Ces pertes peuvent être linéiques, se produisant le long des conduites, ou
singulières, survenant aux endroits où la direction ou la section du fluide est modifiée, comme
les raccords, les vannes et les soupapes.
Les pertes de charge sont un problème récurrent de la mécanique des fluides surtout dans
le domaine des transports de fluide. Physiquement, elles correspondent à une perte de pression
dans une canalisation. Et on distingue entre deux types de pertes de charge :
- les pertes de charge dites régulières qui intervienne dans toutes les canalisations à cause de
la présence de paroi. On note la perte de charge ∆P .
F i g u r e I . 1 – Pertes régulières
- les pertes de charge singulière qui interviennent lors d’un changement de géométrie de la
canalisation.
F i g u r e I . 2 – Pertes singulières
I.2 Objectif de ce TP :
L’objectif de ce TP est d’analyser les pertes de charge (singulières et linéaires) dans un
système hydraulique. Nous avons utilisé un dispositif de mesure des pertes de charge qui se
compose de deux canaux (canal bleu claire et canal bleu foncé. Ce dispositif nous a permis de :
P1 1 P2 1
+ v12 + z1 = + v22 + z2 + ∆H12
ρg 2g ρg 2g
Avec :
- Q : Débit volumique (m3/s)
- v : Vitesse moyenne (m/s)
- A : Section de la conduite (m2)
- Z : Hauteur par rapport au niveau de référence (m)
- P : Pression statique (N/m2)
- ∆H12 : Perte de charge (m)
- ρ : Masse volumique (kg/m3)
- g : Accélération de la pesanteur terrestre (10 m/s2).
Conduite droite :
L v2
∆hdroite =f· · (I.1)
D 2g
où ∆hdroite représente la perte de charge due à la conduite droite, f est le facteur de frottement
de Darcy-Weisbach, L est la longueur de la conduite, D est le diamètre de la conduite, v est la
vitesse du fluide, et g est l’accélération due à la gravité.
Élargissement brusque :
v2
∆hélargissement = Kélargissement · (I.2)
2g
où ∆hélargissement représente la perte de charge due à l’élargissement brusque, Kélargissement est le
coefficient de perte de charge pour l’élargissement brusque, v est la vitesse du fluide à l’entrée
de l’élargissement, et g est l’accélération due à la gravité.
Rétrécissement brusque :
v2
∆hrétrécissement = Krétrécissement · (I.3)
2g
Coudes :
v2
∆hcoudes = Kcoudes · (I.4)
2g
où ∆hcoudes représente la perte de charge due aux coudes, Kcoudes est le coefficient de perte de
charge pour les coudes, v est la vitesse du fluide à l’entrée du coude, et g est l’accélération due
à la gravité.
∆H1−>2 = h2 − h1
F i g u r e I . 4 – La figure étudiée
Cas N 2 :
F i g u r e I . 5 – La figure étudiée
F i g u r e I . 6 – Dispositif étudié
- Tout d’abord, le robinet d’alimentation était ouvert complètement, tandis que le robinet à
boisseau était fermé. Ensuite, la vanne à diaphragme était également ouverte totalement pour
permettre un débit maximal dans le circuit bleu foncé.
- Ces mesures étaient répétées pour différentes valeurs de débit, en ajustant progressivement la
vanne à diaphragme pour assurer une répartition uniforme des débits sur toute la plage de mesure.
-Ensuite, la vanne à diaphragme était fermée et le robinet à boisseau ouvert, et une série de
mesures identiques était effectuée sur le circuit bleu clair.
Équation de Bernoulli :
P9 v2 P10 v2
+ Z9 + 9 = + Z10 + 10 + ∆h9−10
ρg 2g ρg 2g
Or Z9 = Z10 alors :
P9 − P10 v 2 − v92
= 10 + ∆h9−10
ρg 2g
Avec : v9 = Q
S9
= 4Q
π d29
; d9 = 26,4 mm et v10 = Q
S10
= 4Q
π d210
; d10 = 13,7mm
Ta b l e I . 1 – Données expérimentales
2 −v 2
v10
Q (m3 /s) V10 (m/s) V9 (m/s) 2g
9
(m) ∆h9−10 (m) P9 −P10
ρg
(cm)
2, 5 × 10−4 1,695 0,456 0,133 0,266 39,9
2, 38 × 10−4 1,614 0,434 0,120 0,252 37,2
2, 08 × 10−4 1,411 0,379 0,092 0,230 32,2
1, 92 × 10−4 1,302 0,350 0,078 0,212 29
1, 78 × 10−4 1,207 0,325 0,067 0,190 25,7
1, 72 × 10−4 1,166 0,314 0,063 0,162 22,5
1, 43 × 10−4 0,970 0,261 0,043 0,136 17,9
1, 06 × 10−4 0,719 0,193 0,024 0,070 9,4
La différence de pression statique en tenant compte des pertes de charges calculées par la
formule : 2
2
d10 2
v10
∆h9−10 = k ; k = 0, 5 1 − ( ) ⇒ k = 0, 365
2g d9
Ta b l e I . 2 – Données expérimentales
2 −v 2
v10
Q (m3 /s) V10 (m/s) V9 (m/s) 2g
9
(m) ∆h9−10 (m) P9 −P10
ρg
(cm)
2, 5 × 10−4 1,695 0,456 0,133 0,052 18,5
2, 38 × 10−4 1,614 0,434 0,120 0,047 16,7
2, 08 × 10−4 1,411 0,379 0,092 0,036 12,8
1, 92 × 10−4 1,302 0,350 0,078 0,030 10,8
1, 78 × 10−4 1,207 0,325 0,067 0,026 9,3
1, 72 × 10−4 1,166 0,314 0,063 0,024 8,7
1, 43 × 10−4 0,970 0,261 0,043 0,017 6
1, 06 × 10−4 0,719 0,193 0,024 0,0094 3,34
Conclusion
L’analyse de la courbe montre que les valeurs mesurées sont relativement voisines : les
écarts constatés sont dus à l’instabilité des valeurs des tubes piézométriques et aux différentes
imprécisions des mesures , aussi les pertes de charge sont importantes lorsque le débit est grand.
P7 v2 P8 v2
+ Z7 + 7 = + Z8 + 8 + ∆h7−8
ρg 2g ρg 2g
Or Z7 = Z8 alors :
P 7 − P8 v 2 − v72
= 8 + ∆h7−8
ρg 2g
Avec : v8 = Q
S8
= 4Q
π d28
; d8 = 26,4 mm et v7 = Q
S7
= 4Q
π d27
; d7 = 13,7mm
La différence de pression statique en tenant compte des pertes de chargées calculées par la
formule cette fois-ci :
2
v72 d7 2
∆h7−8 = k ; k = 1 − ( ) ⇒ k = 0, 534
2g d8
- Pression calculée :
Ta b l e I . 3 – Données expérimentales
v82 −v72
Q (m3 /s) V8 (m/s) V7 (m/s) 2g
(m) ∆h7−8 (m) P7 −P8
ρg
(cm)
2, 5 × 10−4 0,456 1,696 -0,133 -0,050 -18,3
2, 38 × 10−4 0,435 1,614 -0,121 -0,046 -16,7
2, 08 × 10−4 0,380 1,411 -0,092 -0,042 -13,4
1, 92 × 10−4 0,351 1,302 -0,079 -0,040 -11,9
1, 78 × 10−4 0,325 1,207 -0,067 -0,040 -10,7
1, 72 × 10−4 0,314 1,167 -0,063 -0,028 -9,1
1, 43 × 10−4 0,261 0,970 -0,044 -0,032 -7,6
1, 06 × 10−4 0,194 0,719 -0,024 -0,010 -3,4
Ta b l e I . 4 – Données expérimentales
v82 −v72
Q (m3 /s) V8 (m/s) V7 (m/s) 2g
(m) ∆h7−8 (m) P7 −P8
ρg
(cm)
2, 5 × 10−4 0,456 1,696 -0,133 0,077 -5,6
2, 38 × 10−4 0,435 1,614 -0,121 0,069 -5,2
2, 08 × 10−4 0,380 1,411 -0,092 0,053 -4,7
1, 92 × 10−4 0,351 1,302 -0,079 0,045 -3,4
1, 78 × 10−4 0,325 1,207 -0,067 0,039 -2,8
1, 72 × 10−4 0,314 1,167 -0,063 0,036 -2,7
1, 43 × 10−4 0,261 0,970 -0,044 0,025 -1,9
1, 06 × 10−4 0,194 0,719 -0,024 0,014 -1
Conclusion
Les pertes de charge dans les tuyaux changent quand le diamètre des tuyaux varie, que ce
soit en se rétrécissant ou en s’élargissant. On remarque aussi que les pertes de charge tendent à
augmenter quand le débit de l’eau monte. Les différences que l’on observe entre ces mesures
peuvent être dues à quelques erreurs quand on prend les mesures de la hauteur de l’eau, ou
même à des fuites qui pourraient se glisser dans les canalisations. Cela montre combien il est
crucial de bien mesurer et de maintenir les tuyaux pour éviter les surprises et s’assurer que tout
fonctionne comme prévu.
Interprétation
Les valeurs des paramètres spécifiques sont données, notamment le diamètre d de la conduite
(13.7 mm) et la viscosité µ (1.17 × 10−6 ).
On prend d = 13,7 mm
K R/d
Coude à angle vif à 90° (5-6) 4,5022 0,93
Coude rond à 90° (1-2) 2,8354 0
Conduite R = 50, 8mm (15-16) 2,4321 3,73
Conduite R = 101, 6mm (11-12) 2,3631 7,47
Conduite R = 152, 4mm (13-14) 2,0945 11,21
Traçage de la courbe :
5
K
4
1
R/d
2 4 6 8 10 12
Conclusion
Dans le cadre de l’étude sur les pertes de charge en mécanique des fluides, l’analyse de la
courbe obtenue révèle une tendance significative : une diminution de K lorsque R/d augmente.
Cette observation suggère une relation inverse entre le coefficient de perte de charge K et le
rapport entre le rayon R et le diamètre d de la conduite. En d’autres termes, à mesure que le
rayon relatif de la conduite augmente, les pertes de charge diminuent proportionnellement.
MESURE DE VISCOSITÉ
16
ENsaM-MEkNeS Chapitre II. Mesure De Viscosité
II.1 Introduction :
La viscosité permet de faire la distinction entre un fluide parfait et un fluide réel. Dans le
cas des fluides parfaits, on considère que l’écoulement se déroule sans perte d’énergie. Dans un
fluide réel, il existe des forces dites Viscosité. Elles sont dues à des frottements qui existent entre
les couches de vitesses différentes et sur les parois. Ce phénomène est une caractéristique de la
matière, quel qu’en soit l’état physique ; gazeux ‘G’, liquide ‘L’ ou à la limite solide ‘S’. Elle
intervient fréquemment dans les équations de la mécanique des fluides. Elle traduit, en bref, la
résistance d’un fluide à l’écoulement ; car elle ralentit le mouvement du liquide au voisinage des
parois.
II.2 Objectif de ce TP :
Au cours de cette séance de travaux pratiques, nous tenterons de déterminer la viscosité
dynamique du glycérol en mesurant la vitesse d’écoulement d’une bille de diamètre spécifique à
travers ce fluide, à différentes températures données.
F =6·π·r·η·v (II.1)
Poussée d’Archimède :
FA = ρliquide × V × g (II.2)
Le poids P :
P = m × g = ρbille × Vbille × g (II.3)
ρbille = masse volumique de la bille
ρliquide = masse volumique du liquide
V = volume de la bille
P⃗ + F⃗A + F⃗ = ⃗0 ⇔ F = P − FA
6 × π × η × r × v = mbille × g − ρliquide × V × g
Tout calcul fait on trouve :
(ρbille − ρliquide ) × V × g
η= (II.4)
6π × r × v
F i g u r e I I . 2 – Viscosimètre
— Cette étape est réalisée à l’aide d’un bassin d’eau thermostaté relié à un thermomètre
qui affiche la température arrivée.
— En utilisant un chronomètre, on relève le temps de chute d’une bille soumise à son
propre poids dans un tube incliné (10°) rempli de glycérine.
— On refait la même procédure pour différentes températures.
On sait que :
(ρbille − ρliquide ) × V × g
η=
6π × r × v
Avec : ρbille =2,2 g/cm3 , ρliquide =1,26 g/cm3 et R=7,8 mm.
D’après l’expérience on détermine la viscosité en fonction de la vitesse.
η = (ρbille − ρliquide ) × K ′ × t
2.5
Viscosité (Pa.s)
2
1.5
0.5
Temps (s)
50 100 150 200
Interpretation : :
Cette augmentation peut être due à l’ajout du coefficient k’ dans le calcul, qui peut potentiel-
lement représenter une correction pour des conditions spécifiques du fluide ou de l’environnement
dans lequel il se trouve. Cela peut inclure des facteurs tels que la température, la pression, ou la
composition chimique du fluide.
21
ENsaM-MEkNeS Chapitre III. Etude de la réaction d’un jet
III.1 Introduction :
L’un des procédés de conversion de l’énergie hydraulique en énergie électrique consiste à
exploiter la pression de l’eau pour l’accélérer à des vitesses très élevées. Ce jet d’eau propulsé est
ensuite dirigé sur les pales d’une turbine, provoquant sa rotation grâce à la force d’accélération
de l’écoulement d’eau sur son axe. Ce type de turbine hydraulique peut atteindre une puissance
remarquable de 100 MW, avec un rendement énergétique de 90%.
L’expérience présentée vise à étudier la force exercée par un jet d’eau frappant une surface
plane (disque) ou une surface hémisphérique, en fonction de la quantité d’accélération de
l’écoulement.
III.2 Objectif de ce TP :
L’objectif de cette expérience est d’analyser la force appliquée par un jet d’eau sur différents
obstacles en variant la vitesse du jet et la forme géométrique de l’obstacle (obstacle plat, obstacle
hémisphérique). Elle nous permettra d’examiner la relation entre le débit d’eau et la force
exercée sur l’obstacle, et d’approfondir notre compréhension de l’impact du diamètre du gicleur
et de la variation de l’angle de l’obstacle (angle de 90° pour l’obstacle plat et angle de 180° pour
l’obstacle hémisphérique). Cette expérience illustre le théorème de la quantité de mouvement.
U0 = U1 ⇔ Fext = Qm × U1 × (cos(α) − 1)
Fext = ρ × Qv × U0
On a toujours :
Fext = 2ρ × Qv × U0
La base du cylindre est équipée d’une conduite de retour débitant dans le réservoir de mesure
de débit du banc hydraulique.
L’auget est monté sur un levier articulé sur lequel peut se déplacer une masse mobile. Ce
levier est maintenu en position zéro, en plaçant la masse mobile devant la graduation zéro de la
règle graduée, pour ensuite rechercher la position horizontale en manouvrant l’écrou moleté du
ressort.
— La force d’impact d’un jet se mesure en déplaçant la masse mobile sur le levier jusqu’a ce
que le levier revienne q sa position initiale indiquée (position d’équilibre). par le repérage.
— Le débit de fluide est réglé en amont de l’appareil par une vanne.
F i g u r e I I I . 3 – Montage experimentale
4
Fexp
Fth
3
Force
0
0 1 2 3 4
Taux de quantité de mouvement
6
Fexp
Fth
5
4
Force
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
Taux de quantité de mouvement
III.5.4 Remarque :
On remarque que les deux courbes, expérimentales et théoriques sont cohérentes (dans le
cas d’un auget plan). Elles suivent la même évolution et sont bien proches l’une de l’autre.
Nous remarquons cependant que le deuxième graphique a connu une certaine divergence , et
c’est forcément due à une accumulation d’erreurs de lecture et prise de valeurs du déplacement
x(cm) da la masse pour cet essai.
III.5.5 Commentaire :
La comparaison ci-dessus nous permis de dire que le résultat est bon et satisfaisant puisqu’il
va avec le but du TP,
— Le gap entre les valeurs expérimentales et théoriques, peut s’expliquer par l’imprécision
de la lecture qui vient de l’erreur humaine au niveau de la lecture et le calcul arrondis ;
— L’incertitude des appareils de mesures (le chronomètre, la non-disponibilité d’un outil
précis pour la lecture des valeurs des déplacements x de la masse ;
— L’incertitude des équipements de la manipulation à savoir la masse utilisée pour évaluer
la force Fexp et la langueur h entre l’entrée (le flux de l’eau) et la sortie là ou percutent
l’eau et l’auget. etc.
F⃗
T⃗
O y
P⃗
y0
150
X
F⃗ext = ⃗0
(
F⃗ + P⃗ + T⃗ = ⃗0
⇔
M0 (F⃗ ) + M0 (P⃗ ) + M0 (T⃗ ) = ⃗0
X
M (F⃗ext ) = ⃗0
(
Forces (Proj/⃗z) : T − P + F = 0
⇔
Moments : P (−⃗z) ∧ 150.⃗y + T.⃗z ∧ y0 .⃗y + F.⃗z ∧ 150.⃗y = 0
(
Forces (Proj/⃗z) : T = P − F
⇔
Moments (Proj/⃗x) : P.150 − T.y0 − 150.F = 0
Donc :
150.(P − F ) = T.y0 (*)
T⃗
O y
F⃗ P⃗
y0
150 y
Interpretation :
Les variations du poids de la masse mobile auront un impact significatif sur les valeurs de
force calculées, tant dans l’étude théorique que dans l’expérience pratique, entraînant une légère
augmentation de cette dernière de quelques millièmes de Newton.
La distance entre l’auget et l’articulation entraînera un léger décalage dans les valeurs de
force calculées, avec une diminution d’environ quelques newtons.
En revanche, une différence de diamètre du jet inférieure à 0,1 mm par rapport au gicleur
n’aura pas un impact significatif sur la valeur de la force obtenue.
Vitesse uniforme : On a supposé qu’il y n’y ait pas de frottement ce qui correspond au cas
d’un fluide parfait, or que pour un fluide réel la viscosité cause des frottements ce qui diminue
la force de l’auget. On constante qu’en variant la vitesse , la quantité de mouvement varie aussi
grâce à l’équation (P=Q×V) . Ce qui va influencer à son rôle la valeur de la force.
31
ENsaM-MEkNeS Chapitre IV. Méthodes de mesures de débit
IV.1 Introduction :
La mesure du débit est un aspect crucial de la gestion des réseaux d’alimentation en eau
potable ou d’irrigation. Plusieurs instruments sont utilisés pour mesurer le débit, notamment le
débitmètre à turbines (qui utilise la vitesse de rotation d’une turbine), l’ultrason (qui mesure
la vitesse de propagation d’une onde sonore), l’électromagnétique (qui détecte les variations
des champs magnétiques), le venturi (qui mesure la variation de pression entre deux points à
travers une perte de charge induite par un diaphragme), et le rotamètre (qui guide l’écoulement
sur un cône placé dans un tube gradué).
IV.2 Objectif de ce TP :
Dans le cadre de ce présent TP, nous étudierons différents types de débitmètres et évaluerons
leur exactitude de mesure, comme les montre la figure ci-dessous :
— tube de Venturi (prises de pression (1), (2) et (3))
— divergent (prises de pression (3) et (4))
— diaphragme (prises de pression (5) et (6))
— coude (prises de pression (7) et (8))
— rotamètre (prises de pression (8) et (9))
F i g u r e I V . 1 – Venturi
ρ · VA2 2
ρ · VA2
PA1 + ρ · g · ZA1 + = PA2 + ρ · g · ZA2 + (IV.1)
2 2
La conservation du débit donne :
A2
A1 × VA1 = A2 × VA2 ⇔ VA1 = VA2 ×
A1
Et on a aussi : ZA1 ≈ ZA2 Alors :
s
2 × (PA1 − PA2 )
VA2 =
ρ × (1 − ( A
A1
2 2
))
IV.3.2 Diaphragme :
Un diaphragme placé dans une conduite crée une perte de charge importante. Cependant, si
la section de mesure aval (6) est située à proximité (environ un diamètre) du diaphragme, la
perte de charge entre les sections amont (5) et aval (6) reste faible. La différence de pression
entre les sections (5) et (6) est reliée au débit. L’expérience montre en effet que la pression est
constante non seulement à l’intérieur du jet, mais aussi sur tout le reste de la section.
F i g u r e I V . 2 – Diaphragme
On a toujours l’équation de Bernoulli est valable mais cette fois-ci les pertes ne sont pas
négligeables, alors :
π π
SAB = × D2 et SCD = × d2
4 4
Et on a :
P1 V2 P2 V2
+ Z1 + 1 = + Z2 + 2 + ∆H12
ρ·g 2g ρ·g 2g
La conservation du débit donne :
SCD
SAB × V1 = SCD × V2 ⇔ V1 = V2 ×
SAB
Et on a aussi : Z1 ≈ Z2 Alors l’equation devient :
V22 SCD 2 P2 − P 1 P2 − P1 P2 − P 1
× (( ) − 1) = + ∆H12 = (1 + A) = K 2 ×
2g SAB ρ·g ρ·g ρ·g
Remarque :
Qthéorique
K est un coefficient caractérisant les pertes de charges dans le diaphragme K = Qréel
dans notre cas on va le prendre K ≈ 0.601.
IV.3.3 Rotamètre :
Le rotamètre est constitué d’un flotteur pouvant se déplacer dans un tube vertical transparent
dont le diamètre est légèrement croissant.
F i g u r e I V . 3 – Diaphragme
Ta b l e I V . 1 – Tableau
1 2 3 4 5 6 7 8 9
A _ _ _ _ _ _ _ _ _
B 180 178 178 178 178 178 174 172 170
C 192 198 210 230 250 278 310 348 368
D 188 196 212 232 256 284 310 358 378
E 190 204 214 240 264 296 334 376 398
F 178 170 162 154 144 130 110 92 78
G 179 174 170 166 162 168 144 136 132
H 176 172 168 166 160 162 140 130 124
I 76 70 66 60 56 54 30 16 8
Position de flotteur (cm) 5 7 9 11 13 15 17 19 20
Débit (L/s) 0,05 0,14 0,18 0,23 0,28 0,31 0,384 0,45 0,53
K 0,032 0,079 0,082 0,082 0,084 0,079 0,085 0,088 0,098
telle que :
Qv
VF =
SF
Ta b l e I V . 2 – Tableau
1 2 3 4 5 6 7 8 9
VB (m/s) 0,52 0,68 0,86 1,10 1,29 1,53 1,78 2,02 2,15
QV (10−4 ) 1,045 1,37 1,73 2,21 2,59 3,07 3,58 4,06 4,32
VF (m/s) 0,30 0,50 0,62 0,80 0,94 1,11 1,28 1,45 1,54
QD (10−4 ) 0,94 1,57 1,95 2,51 2,95 3,48 4,02 4,55 4,83
Qréel (10−4 ) 0,5 1,4 1,8 2,3 2,8 3,1 3,84 4,5 5,3
6
QV
5 QD
QV / QD (10−4 )
0
0 1 2 3 4 5 6
Qréel (10−4 )
F i g u r e I V . 4 – QV et QD en fonction de Qréel
Commentaire :
la valeur du débit qu’à partir du niveau de rotamètre, tout en multipliant la valeur de la position
par la valeur de :
K = 2.22 × 10−4
25
20
Niveaux du rotamètre
15
10
0
0 1 2 3 4 5 6
Débit réel ·10−4
F i g u r e I V . 5 – Courbe du niveau du rotamètre en fonction de débit réel
Commentaire :
On remarque que sur la représentation graphique que la courbe caratérisant niveau du rotamètre
en fct de débit réel montre une proportionnalité entre les deux c-à-d il existe un coefficient
correcteur qui corrige le débit trouvé par le rotamètre pour qu’ il soit réel .
Position de flotteur Débit (mm3 /s) Perte de charge de diaph Perte de charge de vent
5 98039 -10 -9
7 151515 -24 -16
9 217391 -40 -28
11 294117 -96 -66
13 322134 -110 -75
15 341719 -120 -80
17 363674 -130 -85
19 382783 -140 -90
20 401334 -150 -95
−20
−40
Pertes de charge
−60
−80
−100
−120
−140
−160
0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.2 2.4 2.6 2.8 3 3.2 3.4 3.6 3.8 4 4.2
Débit (mm3 /s) ·105
Perte de charge de diaphragme Perte de charge de venturi
ξ = 9, 74.10−4
Pour la venturi :
ξ = 8, 56.10−4
IV.5 CONCLUSION :
En conclusion, ce TP avait pour objectif de comparer trois méthodes de mesure de débit. Le
chronométrage direct s’est révélé être la méthode la plus fiable, permettant d’évaluer la précision
relative de chaque approche. La méthode du diaphragme s’est montrée très imprécise par
rapport à celle du tube venturi, dont les résultats étaient très proches des valeurs chronométrées.
L’équation d’étalonnage du rotamètre offre un moyen direct de déterminer le débit à partir
de la hauteur du flotteur dans le tube. Cependant, il est essentiel de prendre en compte les
erreurs de lecture et celles dues au matériel, qui influencent chaque mesure de hauteur dans les
manomètres ainsi que les calculs subséquents.