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Introduction aux Nombres Complexes

Méthode Matgématique pour la Physique

Transféré par

Baroka julien YANE
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CHAPITRE1 : RAPPELS ET COMPLEMENTS DE MATHEMATIQUE

I- Rappels sur les nombres complexes


1- Définition

On appelle nombre complexe 𝑧 une expression de la forme 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 où 𝑥 et 𝑦


sont des nombres reèls quelconque, il est l’unité imaginaire telle que𝑖 2 = 1. Les
nombres 𝑥 et 𝑦 sont respectivement appelés partie reèl et partie imaginaire du
nombre complexe 𝑧 et se note𝑥 = 𝑅𝑒𝑧 ; 𝑦 = 𝐼𝑚𝑧.

Le nombre complexe 𝑧̅𝑜𝑢𝑧 ∗ = 𝑥 − 𝑖𝑦 est le conjugué de z . Le module de z est


définie par |𝑧| = √𝑧𝑧 ∗ = √𝑥 2 + 𝑦 2

La forme polaire de 𝑧𝑒𝑠𝑡𝑧 = 𝜌(𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝑖𝑠𝑖𝑛𝜃)𝑜ù𝜑 est le module et 𝜃


l’argument..

NB : l’argument de 𝑧 ≠ 0 est défini à 2𝑘𝜋 près où 𝑘 ∈ ℤ c’est –à dire 𝑎𝑟𝑔𝑧 =


𝑎𝑟𝑔𝑧 + 2𝑘𝜋 ;

𝑘 ∈ {0; ±1; ±2 … … … … . }

De plus
𝑦
𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 𝑠𝑖𝑥 > 0
𝑥
𝑦
𝜋 + 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 𝑠𝑖𝑥 < 0
𝑎𝑟𝑔𝑧 = 𝑥
𝑦
−𝜋 + 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 𝑠𝑖𝑥 < 0; 𝑦 < 0
𝑥
𝜋
{ − 𝑠𝑖𝑥 = 0; 𝑦 < 0
2

1
-Par définition pour 𝑧 tendant vers 0 ; → le nombre complexe infini appelé
𝑧
point infini. Son module est infini et son argument est indéterminé.

2- Fonction d’une variable complexe.


a- Définition

On dit qu’une fonction 𝑤 = 𝑓(𝑧) est définie dans un domaine D si à chaque


point z appartenant à D on associe une ou plusieurs valeurs de 𝑤. De Cette façon

1
la fonction 𝑤 = 𝑓(𝑧) réalise l’application des points du plan complexe des z
sur les points correspondants du plan complexe des w. Si 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦𝑒𝑡

𝑤 = 𝑢 + 𝑖𝑣 ; alors la dépendance 𝑤 = 𝑓(𝑧) entre w et z peut être décrite à


l’aide de deux fonctions réelles U et V des variables réelles x et y à savoir
U=U(x, y) et V(x, y).

b- Principales fonctions élémentaires d’une variable complexe.


• Fonctions rationnelles
𝑎0 𝑧 𝑛 +𝑎1 𝑧 𝑛−1 +⋯𝑎𝑛
𝑤= est une fonction rationnelle.
𝑏0 𝑧 𝑛 +𝑏1 𝑧 𝑛−1 +⋯𝑏𝑛
En particulier le polynôme 𝑤 = 𝑎0 𝑧 𝑛 + 𝑎1 𝑧 𝑛−1 + ⋯ 𝑎𝑛 est aussi une fonction
rationnelle.
• Fonctions exponentielles.
1 1
𝑒 𝑧 = 1 + 𝑧 + 𝑧2 + ⋯ + 𝑧 𝑛 qui converge absolument dans tout le plan
2 𝑛!
complexe.

Propriété

𝑒 𝑧1+𝑧2 = 𝑒 𝑧1 𝑒 𝑧2 ; 𝑒 𝑧+2𝑘𝜋𝑖 = 𝑒 𝑧 (𝑘 = 0; ±1; ±2 … . ) ce qui veut dire que la


fonction 𝑒 𝑧 est une fonction périodique de période2𝑘𝜋𝑖.

• Fonctions trigonométriques

Les fonctions sinz et cos z qui sont des fonctions périodiques de période réelle
2𝜋 et ne possèdent que des zéros réels respectivement z=kπ et z=π/2+kπ,
avec k€Z.

Pour les fonctions exponentielles, sin et cos les formules d’Euler sont valables.

• Fonctions hyperboliques sh z, ch z,th z,coth z


• Fonctions trigonométriques et hyperboliques :

Elles sont liées entre elles par les relations suivantes :


sin z = −ish iz, shz = −i sin iz,
cos z = ch iz, ch z = cos iz
tg z = −ith iz, th z = −itg iz
cot z = i coth iz, coth z = i cot g iz

• Fonction logarithmique
2
C’est la fonction 𝐿𝑛𝑧𝑎𝑣𝑒𝑐𝑧 ≠ 0 qui est définie comme étant la fonction
réciproque de la fonction exponentielle. De plus𝐿𝑛𝑧 = 𝐿𝑛|𝑧| + 𝑖𝑎𝑟𝑔𝑧 = 𝐿𝑛𝑧 +
𝑖𝑎𝑟𝑔𝑧 + 2𝑘𝜋𝑖

• Fonctions trigonométriques réciproques.

𝑎𝑟𝑐 sin 𝑧 = −𝑖 ln(𝑖𝑧 + √1 − 𝑧 2 )

𝑎𝑟𝑐 cos 𝑧 = −𝑖 ln(𝑖𝑧 + √𝑧 2 − 1)


−𝑖 1 + 𝑖𝑧
𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔𝑧 = 𝑙𝑛
2 1 − 𝑖𝑧
−𝑖 𝑧 + 𝑖
𝑎𝑟𝑐𝑐𝑜𝑡𝑔𝑧 = 𝑙𝑛
2 𝑧−𝑖
• Fonction exponentielle générale w=za , où a =  + i est un npmbre
complexe quelconque, est définie par l’égalité

z a = e a ln z

Généralement, c’est une fonction multiforme dont la détermination principale


est

a z = e z ln a

Autres définitions

La fonction 𝑤 = 𝑓(𝑧) est dite analytique en un point donné𝑧 ∈ 𝐷 ; si elle est


différentiable aussi bien au point z lui-meme que bien dans certain voisinage de
ce point. On dit que la fonction f(z) est analytique dans le domaine D si elle est
différentiable en chaque point de ce domaine. Pour toute fonction analytique f(z)
on a :
𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑣 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑢 𝜕𝑣 𝜕𝑣
𝑓 ′ (𝑧) = +𝑖 = −𝑖 = −𝑖 = +𝑖
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑥

c- Formule intégrale de Cauchy


Si une fonction f(z) est analytique dans un domaine D borné par un contour C
fermé ; lisse par morceau et sur ce morceau lui-même ; la formule intégrale de
Cauchy est alors vérifiée à savoir :
1 𝑓(𝑧)𝑑𝑧
𝑓(𝑧0 ) = ∫ (𝑧 ∈ 𝐷) (1)
2𝜋𝑖 𝑐 𝑧 − 𝑧0 0
3
Où le contour C est parcouru de manière que le domaine D se trouve
constamment à gauche.

d- Théorème
Si une fonction f(z) est analytique dans un domaine D et sur sa frontière C ; pour
tout nombre naturel n est valable la formule :
𝑛! 𝑓(𝑧)𝑑𝑧
𝑓 (𝑛) (𝑧0 ) = ∫ ; 𝑧 𝜖𝐷𝑒𝑡𝑧𝜖𝐶 (2)
2𝜋𝑖 𝑐 (𝑧 − 𝑧0 )𝑛−1 0

e- Points singuliers isolés


Un point 𝑧0 est appelé point singulier isolé d’une fonction 𝑓(𝑧) s’il existe un
voisinage de ce point dans lequel la fonction 𝑓(𝑧) est analytique ; sauf au point
𝑧 = 𝑧0 lui-même.
Le point 𝑧0 est appelé point singulier éliminable de la fonction 𝑓(𝑧)si cette
fonction admet une limite finie au point𝑧0 .
Exemple :
𝑒𝑧 − 1
𝑓(𝑧) = , 𝑙𝑒𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑧0 = 0 𝑒𝑠𝑡𝑢𝑛𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑠𝑖𝑛𝑔𝑢𝑙𝑖𝑒𝑟𝑝𝑜𝑢𝑟𝑓(𝑧).
𝑧
lim 𝑓(𝑧) = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠𝑧 = 0 𝑒𝑠𝑡𝑢𝑛𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡𝑠𝑖𝑛𝑔𝑢𝑙𝑖𝑒𝑟é𝑙𝑖𝑚𝑖𝑛𝑎𝑏𝑙𝑒.
𝑧→0
Un point𝑧0 est un pole de la fonction 𝑓(𝑧) si
lim 𝑓(𝑧) = ∞
𝑧→𝑧0
Pour que le point 𝑧0 soit un pole de la fonction f(z) , il faut et il suffit que ce
1
point soit un zéro pour la fonction 𝜑(𝑧) =
𝑓(𝑧)
Le point 𝑧0 est appelé pole d’ordre 𝑛 (𝑛 ≥ 1) de la fonction f(z) si ce constitue
1
un zéro d’ordre n pour la fonction 𝜑(𝑧) =
𝑓(𝑧)
Pour qu’un point 𝑧0 soit un pole d’ordre n d’une fonction f(z), il faut et il suffit
𝜑′𝑧)
que la fonction f(z) puisse être mise sous forme 𝑓(𝑧) = (𝑧−𝑧 𝑛
où la fonction
0)
𝜑(𝑧) est analytique au point 𝑧0 et 𝜑(𝑧0 ) ≠ 0.

Exemple :
sin 𝑧
𝑓(𝑧) = ; la fonction f(z) possède deux points singuliers z=-1et z=1.
𝑧 3 +𝒛𝟐 −𝒛−𝟏
Examinons le point z=-1
𝐬𝐢𝐧 𝒛
𝒛−𝟏
Mettons la fonction f(z) sous la forme : 𝒇(𝒛) = (𝒛+𝟏)𝟐

4
𝐬𝐢𝐧 𝒛
𝝋(𝒛) = est une fonction analytique dans le voisinage du point 𝒛 =
𝒛−𝟏
𝐬𝐢𝐧(−𝟏)
−𝟏. 𝒅𝒆𝒑𝒍𝒖𝒔𝝋(−𝟏) = ≠ 𝟎.
−𝟐
Il s’ensuit que le point z=-1 est un pole d’ordre 2 de la fonction considérée. De
façon analogue, en écrivant f(z) sous la forme
𝐬𝐢𝐧 𝒛
(𝒛+𝟏)𝟐
𝒇(𝒛) = , on arrive à la conclusion que le point z=1 est un pole simple de
𝒛−𝟏
cette fonction.

Un point 𝒛𝟎 est appelé point singulier essentiel d’une fonction f(z), si cette
fonction n’admet aucune limite ni finie, ni infinie.

II- Séries de Taylor et de Laurent

Soit f(z) une fonction analytique dans un certain voisinage d’un point a.
𝒇′ (𝒂) 𝒇′′ (𝒂) 𝒇′′′(𝒂)
Considérons la série 𝒇(𝒂) + (𝒛 − 𝒂) + (𝒛 − 𝒂)𝟐 + (𝒛 − 𝒂)𝟑 +
𝟏! 𝟐! 𝟑!
⋯est le développement en série de Taylor de 𝒇(𝒛). A l’intérieur de son disque
de convergence, cette série exprime la fonction 𝒇(𝒛) ce qui signifie donc que
𝒇′ (𝒂)
dans le disque de convergence l’égalité 𝒇(𝒛) = 𝒇(𝒂) + (𝒛 − 𝒂) +
𝟏!
𝒇′′ 𝒇′′′ (𝒂)
(𝒛 − 𝒂)𝟐 + (𝒛 − 𝒂)𝟑 + ⋯ est satisfaite. Si𝒂 = 𝟎, l’égalité ci-dessus
𝟐! 𝟑!
𝒇′ (𝟎) 𝒇′′ (𝟎) 𝟐 𝒇′′′ (𝟎) 𝟑
devient : 𝒇(𝒛) = 𝒇(𝟎) + 𝒛+ 𝒛 + 𝒛 + ⋯ : dans ce cas ,on dit
𝟏! 𝟐! 𝟑!
que la fonction 𝒇(𝒛) est développable en série de Maclaurin.

Considérons maintenant les deux séries :


𝑨−𝟏 𝑨−𝟐 𝑨−𝟑
+ + +⋯ (1) et
𝒛−𝒂 (𝒛−𝒂)𝟐 (𝒛−𝒂)𝟑

𝑨𝟎 + 𝑨𝟏 (𝒛 − 𝒂) + 𝑨𝟐 (𝒛 − 𝒂)𝟐 + 𝑨𝟑 (𝒛 − 𝒂)𝟑 + ⋯ (2)

Le domaine de convergence (s’il en a un) de la première série est défini par


l’inégalité |𝒛 − 𝒂| > 𝒓.

Dans le cas où il ya un domaine de convergence de la seconde série, ce domaine


se définie par l’inégalité |𝒛 − 𝒂| < 𝑹.

5
Si 𝒓 < 𝑹 la série obtenue par addition des séries (1) et (2) aura comme
convergence la couronne 𝒓 < |𝒛 − 𝒂| < 𝑹 borné par les deux circonférences
concentriques de centre 𝒂 et de rayons 𝒓𝒆𝒕𝑹.(voir figure).

Soit f(z) une fonction uniforme et analytique dans une couronne < |𝒛 − 𝒂| < 𝑹 .
Dans cette couronne, la fonction f(z) peut être représentée par la somme de la
série suivante :
𝑨−𝟑 𝑨−𝟐 𝑨−𝟏
𝒇(𝒛) = ⋯ + + + + 𝑨𝟎 + 𝑨𝟏 (𝒛 − 𝒂) + 𝑨𝟐 (𝒛 − 𝒂)𝟐 +
(𝒛−𝒂)𝟑 (𝒛−𝒂)𝟐 𝒛−𝒂
𝑨𝟑 (𝒛 − 𝒂)𝟑 + ⋯ (3).

La série (3) est appelée série de Laurent de la fonction f(z).Les coefficients de la


série de Laurent peuvent être calculés par la formule :
𝟏 𝒇(𝒛)
𝑨𝒏 = ∫ 𝒅𝒛 (𝒏𝝐ℤ) (4)
𝟐𝝅𝒊 𝚪 (𝒛−𝒂)𝒏+𝟏

La série (1) est appelée partie principale de la série de Laurent et la série (2) est
la partie régulière. Si la série de Laurent comporte une partie principale , a est
un point singulier isolé.

Dans le cas où la partie principale de Laurent contient un nombre fini de termes,


le point singulier isolé a est appelé pole d’ordre n de la fonction f(z). On dit
alors que le coefficient 𝑨−𝟏 est le résidu de la fonction f(z) relatif au point a.

Exemple : développer en série de Laurent la fonction 𝒇(𝒛) = 𝒛𝟒 ⁄(𝒛 − 𝟐)𝟐


suivant les puissances de −𝟐 .

Solution
𝒛𝟒 (𝒛′ +𝟐)𝟒
Posons 𝒛′ = 𝒛 − 𝟐𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔𝒇(𝒛) = = 𝟐
(𝒛−𝟐)𝟐 𝒛′

6
𝟒 𝟑 𝟐 𝟏
𝒇(𝒛) = (𝒛′ + 𝟖𝒛′ + 𝟖𝟒𝒛′ + 𝟑𝟐𝒛′ ) × 𝟐
𝒛′
𝟏𝟔 𝟑𝟐 ′ ′𝟐
𝒇(𝒛) = + + 𝟐𝟒 + 𝟖𝒛 + 𝒛
𝒛′
𝟐 𝒛′
𝟏𝟔 𝟑𝟐
= + + 𝟐𝟒 + 𝟖(𝒛 − 𝟐) + (𝒛 − 𝟐)𝟐
(𝒛 − 𝟐)𝟐 𝒛 − 𝟐

La partie principale comporte deux termes alors que la partie régulière en


possède [Link] le développement est constitué par un nombre fini de termes,
il sera valable pour tout point du plan excepté le point𝒛 = 𝟐. Ce point est un
pole d’ordre 2 de la fonction f(z). Le résidu de cette fonction relatif au pole z=2
est représenté par le coefficient de (𝒛 − 𝟐)−𝟏 c'est-à-dire égale à 32.

Calcul des résidus des fonctions.

Utilisation des résidus pour le calcul des intégrales

Soit 𝒂 un pôle d’ordre 𝒏 d’une fonction 𝒇(𝒛). Le résidu de la fonction 𝒇(𝒛)


relatif à son pôle a d’ordre𝒏 se calcul d’après la forme :

𝑹𝒆𝒔 𝟏 𝒅𝒏−𝟏 [(𝒛−𝒂)𝒏 𝒇(𝒛)]


𝒂𝒇(𝒛) = (𝒏−𝟏)! 𝐥𝐢𝐦
𝒅𝒛𝒏−𝟏
(5)
𝒛→𝒂

Si 𝒂 est un pôle d’ordre 1 de la fonction𝒇(𝒛), son résidu sera :


𝑹𝒆𝒔
𝒂𝒇(𝒛) = 𝐥𝐢𝐦(𝒛 − 𝒂)𝒇(𝒛)
𝒛→𝒂
(6)

Soient 𝝋(𝒛)𝐞𝐭𝚿(𝒛) deux fonctions régulières dans le voisinage du point 𝒛 = 𝒂


et supposons que 𝝋(𝒂) ≠ 𝟎 et 𝚿(𝒛) admet un zéro du 1er ordre au point𝒛 = 𝒂.
𝝋(𝒛)
Dans ce cas pour calculer le résidu de la fonction 𝒇(𝒛) = au pole simple
𝚿(𝒛)
𝝋(𝒂)
𝒛 = 𝒂 il est commode d’utiliser la formule : 𝐑𝐞𝐬 𝒇(𝒛) = (7)
𝒂 𝚿 ′(𝒂)

Théorème fondamentale des résidus

Soit 𝒇(𝒛) une fonction analytique dans un domaine D, excepter un nombre finis
de pôles a1, a2,…ak.

Désignons par 𝜸 un contour fermé lisse par morceau arbitraire à l’intérieur


duquel se situent les points a1, a2,…ak et qui se trouve entièrement dans le

7
domaine D, dans ce cas ∫𝜸 𝒇(𝒛)𝒅𝒛 sera égale à la somme des résidus de la
fonction f(z) relatif aux pôles a1, a2,…ak multiplier par 𝟐𝝅𝒊.

∫𝜸 𝒇(𝒛)𝒅𝒛 = 𝟐𝝅𝒊 ∑𝒌𝒋=𝟏 𝐑𝐞𝐬 𝒇(𝒛) (8)


𝒂𝒋

Examinons un cas particulier.

Soit 𝒇(𝒛) une fonction analytique dans un domaine D et supposons que 𝒂 ∈ à ce


𝒇(𝒛)
domaine et 𝒇(𝒂) ≠ 𝟎. dans ce cas la fonction 𝑭(𝒛) = possède dans le
𝒛−𝒂
domaine D un pole a d’ordre 1. Le résidu de f(z) relatif au pole a est :
𝐑𝐞𝐬 𝑭(𝒛) = 𝐥𝐢𝐦(𝒛 − 𝒂)𝑭(𝒛) = 𝒇(𝒂) d’où en appliquant le théorème
𝒂 𝒛→𝒂

fondamentale des résidus on obtient :∫𝜸 𝑭(𝒛)𝒅𝒛 = 𝟐𝝅𝒊𝒇(𝒂) (𝟗) où

𝟏 𝒇(𝒛)
∫ 𝒅𝒛 = 𝒇(𝒂)𝒆𝒔𝒕 La formule de Cauchy.
𝟐𝝅𝒊 𝒛−𝒂

Remarque :

Si f(z) est une fonction analytique dans le demi-plan supérieur y compris l’axe
réel, possède un nombre finis de pôles 𝒂𝒌 (𝒌 = 𝟏, 𝟐, … . 𝒏) situés au dessus de
l’axe réel ; supposons en outre que le produit 𝒛𝟐 𝒇(𝒛)𝒑𝒐𝒖𝒓|𝒛| → +∞ait une
+∞
limite finie, dans ce cas pour calculer l’intégrale ∫−∞ 𝒇(𝒙)𝒅𝒙 de la fonction de
la variable réelle, on utilise la formule :
+∞
∫−∞ 𝒇(𝒙)𝒅𝒙 = 𝟐𝝅𝒊(𝒓𝟏 +𝒓𝟐 + ⋯ + 𝒓𝒎 ) Où 𝒓𝒌 (𝒌 = 𝟏, … 𝒎) est le résidu de la
fonction f(z) relatif au pole ak.

Applications
2z − 3
1) Soit la fonction f ( z ) =
z − 3z + 2
2

Déterminer son développement en série de Laurent au voisinage du pole z=1 et au voisinage


du pole z=2

Solution

Le developpement de la fonction f(z)dans le voisinage du point z=1 c’est à dire dans la


couronne

8
0< !z-1 !<1.

Mettons la fonction f(z) sous la forme d’une somme de fonctions élémentaires

2z − 3
=
1
+
1
=
1

1
=
1
z − 3z + 2 z − 1 z − 2 z − 1 1 − ( z − 1) z − 1
2

− 1 + ( z − 1) + ( z − 1) + ....
2

2z − 3 
D’où =
1
−  (z − 1)n .
z − 3z + 2 z − 1 n =0
2

Au voisinage du point z=2 c’est à dire dans la couronne 0< !z-2 !<1, le developpement en
série de laurent de la fonction f(z) donne :

2z − 3
=
1
+
1
=
1
+
1
=
1
z − 3z + 2 z − 1 z − 2 z − 2 1 + (z − 2) z − 2
2

+ 1 − ( z − 2) − (z − 2) + ....
2

2z − 3 
D’où =
1
+  (− 1)n (z − 2)n .
z − 3z + 2 z − 2 n =0
2

2z − 3 
2 =
1
−  (z − 1)n .
z − 3z + 2 z − 1 n =0
2

- Calculer par la méthode des résidus les intégrales suivantes :

+ +
dx x2 +1
J=  ; M=  4 dx
− 1 + x 0 x +1
6

Solutions
2 
J=  M =
3 2

III- Fonctions spéciales

1- Fonction factorielle 𝒙! définie pour𝒙 > −𝟏, 𝒙 réel.



L’intégrale 𝒇(𝒙) = ∫𝟎 𝒕𝒙 𝒆−𝒕 𝒅𝒕 (1) fonction du paramètre réel 𝒙 converge si

𝒙 > −𝟏. La fonction f est donc définie dans l’intervalle ]−𝟏; +∞[. on montre
aisément que 𝒇(𝒙) est continue et dérivable dans cet intervalle. Pour 𝒙 > 𝟎 on a
en intégrant par partie :

9
∞ +∞ 𝒙 ∞
𝒇(𝒙) = ∫𝟎 𝒕𝒙 𝒆−𝒕 𝒅𝒕 = − ∫𝟎 𝒕 𝒅(𝒆−𝒕 ) = −𝒕𝒙 𝒆−𝒕 |+∞
𝟎
+ ∫𝟎 𝒙𝒕𝒙−𝟏 𝒆−𝒕 𝒅𝒕

𝒇(𝒙) = ∫𝟎 𝒙𝒕𝒙−𝟏 𝒆−𝒕 𝒅𝒕 = 𝒙𝒇(𝒙 − 𝟏)(2)

En intégrant par partie 𝒇(𝒙 − 𝟏) on a :


+∞ 𝒙−𝟏 ∞
𝒇(𝒙 − 𝟏) = − ∫𝟎 𝒕 𝒅(𝒆−𝒕 ) = −𝒕𝒙−𝟏 𝒆−𝒕 |+∞ + (𝒙 − 𝟏)𝒕(𝒙−𝟐) 𝒆−𝒕 𝒅𝒕
𝟎 ∫𝟎

𝒇(𝒙 − 𝟏) = (𝒙 − 𝟏)𝒇(𝒙 − 𝟐)

En particulier si 𝝁 est un entier positif ou nul,

𝒇(𝝁) = 𝝁(𝝁 − 𝟏)(𝝁 − 𝟐) … 𝟐. 𝟏. 𝒇(𝟎)(3)


+∞
D’après (1) 𝒇(𝟎) = ∫𝟎 𝒆−𝒕 𝒅𝒕 = −𝒆−𝒕 |+∞
𝟎
=𝟏

La relation (3) conduit à identifier 𝒇(𝒙) à 𝝁!

Ce qui nous permet de nommer 𝒇(𝒙) fonction factorielle et à noter :


+∞
𝒙! = ∫ 𝒕𝒙 𝒆−𝒕 𝒅𝒕 (𝟒)
𝟎

(9)

2.) Fonctions Eulériennes

a- fonctions Eulériennes de 2nde espèce

Par définition la fonction Eulérienne notée 𝚪(𝒛) à une variation (appelée


Fonction Eulériennes de 2nde espèce) est une génération de la fonction factorielle
suivante :

𝚪(𝒛) = ∫𝒐 𝒕𝒛−𝟏 𝒆−𝒕 𝒅𝒕 avec𝑹𝒆(𝒛) > 𝟎 (10)

En utilisant le théorème du prolongement analytique ; on peut défini 𝚪(𝒛) dans


tout le plan complexe. On peut donc obtenir la valeur de 𝚪(𝒛) pour des valeurs
entières positives de l’argument𝒕. En posant𝒛 = 𝝁 + 𝟏; 𝝁 étant un entier
positif ;

On obtient 𝚪(𝝁 + 𝟏) = ∫𝒐 𝒆−𝒕 𝒕𝒖 𝒅𝒕 = 𝝁!(11)

(1) = 1

10
b- Principale propriété de la fonction 𝚪(𝒛)

En supposant 𝒛 > 𝟎 et en intégrant par partie la relation


∞ ∞ ∞
𝚪(𝒛 + 𝟏) = ∫ 𝒕 𝒆 𝒅𝒕 = −𝒆 𝒕 ∫ +𝒛 ∫ 𝒕𝒛−𝟏 𝒆𝒕 𝒅𝒕𝚪(𝒛) = 𝒛𝚪(𝒛)
𝒛 −𝒕 −𝒕 𝒛
𝒐 𝒐 𝒐

Γ(𝑧 + 1) = 𝑧Γ(𝑧) (12)

𝟏 (𝟐𝒎 − 𝟏)‼ 𝟏 (𝟐𝒎)! 𝟏


𝚪 (𝒎 + ) = 𝚪 ( ) = 𝚪 ( )
𝟐 𝟐𝒎 𝟐 𝒎! 𝟐𝟐𝒎 𝟐
∞ 𝐳−𝟏
𝐬 𝐝𝐬
𝚪(𝐳)𝚪(𝟏 − 𝐳) = ∫
𝟎 𝟏+𝐬

L’intégrale du second membre se calcule aisément en utilisant la méthode des


résidus, ce qui nous conduit à la formule fondamentale appelée formule des
compléments qui est:

(z ) (1 - z ) = (15)
sin  z

La formule (15) permet de ramener le calcul de 𝚪(𝐳) pour z réel aux valeurs de
𝚪(𝐳) sur le segment (0 ; 1). Elle donne la possibilité de réduire le segment (𝟎; 𝟏)
𝟏
au segment (𝟎; ) .
𝟐

:
∞ 𝟐 𝟏 𝐮+𝟏
𝑰𝒖 = ∫𝟎 𝒆−𝜶𝒙 𝒙𝒖 𝒅𝒙 = 𝒖+𝟏 𝚪( ) (17)
𝟐
𝟐(𝜶) 𝟐

c) Fonction eulérienne de première espèce.

11
𝟏
L’intégrale 𝑩(𝒖, 𝒗) = ∫𝟎 𝒕𝒖−𝟏 (𝟏 − 𝒕)𝒗−𝟏 𝒅𝒕 (𝟏𝟖) est dite fonction ou intégrale
eulerienne de première espèce comme dans le cas de l’intégrale (17) ; nous
supposons que les parties réelles de 𝒖𝒆𝒕𝒗 sont supérieures à zéro.

NB : 𝑩(𝒖, 𝒗) = 𝑩(𝒗, 𝒖) (19)

𝒖
D’où 𝑩(𝒖 + 𝟏, 𝒗) = 𝑩(𝒖; 𝒗 + 𝟏) (20)
𝒗

• Relation entre 𝑩(𝒖; 𝒗) et 𝚪(𝐳)

En appliquant la transformation (14) on a :


∞ ∞ 𝟐 +𝐲 𝟐 )
Γ(𝒖)𝚪(𝒗) = 𝟒 ∫𝟎 ∫𝟎 𝐞−(𝐱 𝒙𝟐𝒖−𝟏 𝒚𝟐𝒗−𝟏 𝒅𝒙𝒅𝒚

Et en introduisant les coordonnées polaires on a: 𝚪(𝒖)𝚪(𝒗) =


∞ 𝟐 𝝅 ⁄𝟐
𝟒 ∫𝟎 𝒆−𝒓 . 𝒓𝟐(𝒖+𝒗−𝟏) 𝒓𝒅𝒓 ∫𝟎 (𝒄𝒐𝒔𝝋)𝟐𝒖−𝟏 (𝒔𝒊𝒏𝝋)𝟐𝒗−𝟏 𝒅𝝋

Introduisons au lieu de r une variation 𝒓 = √𝒕 nous obtenons


 
rdr =  e −t t u +v +1 dt = (u + v ) , ce qui implique que
2 (u + v )−1 1 1
e
−r 2
r
0
20 2


2
(u )(v )
 (cos ) (sin  ) (21)
2 u −1 2 v −1
d =
0
2(u + u )

en faisant le changement de var iable de u par u + 1 et de v par v + 1 dans (21) on obtient

(sin  )2v+1 d = (u + 1)(v + 1)


2
2  (cos )
2 u +1

0
(u + v + 2)

D’après (11) on a :

12

2

 (cos ) (sin  ) (22)


2 u +1 2 v +1 u!v!
d =
0
2(u + v + 1)!

Maintenant si on introduit dans (21) au lieu de la variable𝝋, la nouvelle variable


d’intégration 𝒙 suivant la relation 𝒙 = 𝒄𝒐𝒔𝟐 𝝋, la relation (21) donne la formule
exprimant 𝑩(𝑢; 𝒗)𝒆𝒏𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒅𝒆𝚪(𝒛).
𝚪(𝒖)𝚪(𝒗)
𝑩(𝒖; 𝒗) = (23)
𝚪(𝒖+𝒗)

 1  (2 z + 1)!
 z +  != (24) : formule de duplication
 2 2 2 z+1. z!

 1  (2 z )!
  z −  != (25)
 2 z !2 2 z

Remarque : les formules (24) et (25) sont vraies  z .

Application

La formule (24) permet les calculs rapides des factorielles demi-entières.

 1  (2u + 1)!
 u +  != (26)
 2 2 2u+1 u !

La formule (26) permet d’exprimer les intégrales suivantes uniquement à l’aide


de factorielle de nombre entiers.

(2u )! (2 ) 2
1
+ x2

e dx =
2u
2
x (27)
− 2u u !


2
(2 .u !) u 2

 (cos ) d = (2u + 1)!


2 u +1
(28)
0


2
(2u )! 
 (cos ) d =
2u
. (29)
0 (2 .u !)
u 2
2

13
( )
1
q −1
 J =  x p −1 1 − x m dx
0

En faisant le changement de variable

x m = t ; 𝑱 devient

1 p
−1
x m (1 − t ) dt
1

q −1
J=
m0
1 p 
= B  ;q
m m 
 p
  (q )
= .  
1 m
m p 
 + q 
m 

D’où

 p
  (q )
( )
1
J =  x p −1 1 − x m dx = .  
q −1 1 m
m p 
0
 + q 
m 

2
 K =  sin p −1  cosq −1  d
0

Par le changement de variable sin   K devient K =  x p −1 (1 − x 2 )2 dx


1 q
−1

Donc d’après 𝑱 on a :
  p q
   
K =  sin p −1  cosq −1  d = .    
2
1 2 2
2  p+q
0
 
 2 
1
1
 M =  ln p dx
0
x

14
Le changement de variable ln = t  M = ( p + 1)
1
x

D’où
1
dx = ( p + 1)
1
M =  ln p
0
x

1
Intégrale de Raabe : R0 =  Ln(t )dt = ln 2
0

Applications :

Calculer les intégrales :


+
(
N=  x m exp − x n dx ) (m  −1 ; n  0)
0

+
(
L=  exp 2 a x − x 2 dx )
a

3 La fonction D’erreur

La fonction erf(x) d’une variable réelle x est l’intégrale de 0 à x de la fonction


 2  −u 2
 e ,soit
  

x
erf (x ) =
2
 
−u 2
e du . (30)
0

C’est une fonction impaire erf(-x)=-erf(x) et développable en série entière :

x 2 k +1  1  −u 2
 k  k
u 2k
e −u =  (− 1)  (− 1)
2
d ' où erf ( x) = ,  e , (31)
2

k =0 k!  k =0 (2k + 1)k!   

Remarque :
si x → 0, erf (x )  . D' autre part erf ( ) = 1 .
2x

L’une des principales utilisations de la fonction d’erreur en rencontre en
statistique pour l’étude des variables aléatoires obéissant à la loi normale.
Ainsi la probabilité pour que la valeur de X soit comprise entre x1 et x2 est :

15
 x2 
x2

P(x1  x  x 2 ) =
1
  − 2 2
2 x1
exp  dx.. En

posant x = 2u on obtient :

1   x2   x 
P(x1  x  x 2 ) = erf   − erf  1  (32)
2   2   2 

IV- Transformation de Laplace


1) Définition

La transformation de Laplace est un outil mathématique très utile à la théorie


des fonctions spéciales ainsi qu’à celle de la transformation de Fourier très
utilisé en physiques. Considérons la fonction f (x) de la variable réelle x , nulle
pour x  0 , on appelle transformé de Laplace ou encore image de f (x ) la
fonction F ( p ) de la variable complexe p définit par :

F ( p ) =  f (x ) e − px dx = T L( f ) (1)
0

La fonction f (x ) est appelée originale ou fonction objet. La fonction image F ( p )


est notée F ( p ) = L( f ) ou F ( p ) = T L( f ) ou F ( p ) → f (x ) .

1) Image des fonctions (x ) , sin x ; cos x


1 pour x  0
La fonction f (x) définit de la manière suivante H (x ) =  est
0 pour x  0
appelée fonction unité de Heaviside.

 
e − px
LH (x ) = F ( p ) =  e  TLH (x ) =
− px 1 1
dx = − = (1)
0
p 0
p p

16
   
Lsin x  =  sin x . e − px
dx =  e − px
. d (cos x ) = −e − px
cos x +  − pe − px cos xdx
0 0 0 0

− p  e − px d (sin x )
+
= − e − px cos x
0
0

+
= − e − px cos x − pe − px sin x − p 2  e − px sin x dx
0
0

( )
 1 + p 2  sin x. e − px dx = e − px (− p sin x − cos x )

0
0

1
  sin x . e − px dx =
0 p +1 2

 Lsin x  =
1
(2)
p +12

De la même manière on a :


Lcos x =  cos x . e − px =
p
(3)
0 p +1
2

2) Image des fonctions sin ax ; cos ax


Considérons l’image de la fonction f (ax) où a  0 .

L f (ax) =  f (ax) e − px dx (4)
0

Effectuons le changement de variable z = ax  dz = adx


(4) devient

 z
1  p
L f (ax) =  f (z ) e a dz = F  
1 −p

a0 a a

1  p
 L f (ax) = F  (5)
a a

De la formule (5) on peut alors calculer :

17
Lsin ax =
1 1 a
. = 2 (6)
a  p 2
p + a2
  +1
a

De la même manière on a :

p
Lcos ax = .
1 a p
= 2 (7)
a  p 2
p + a2
  +1
a

3) Propriétés de linéarité de l’image


Théorème
L’image de la somme de plusieurs fonctions multipliées par des constantes est
égale à la somme des images de ces fonctions multipliées par les constantes
n
correspondantes. Autrement dit si f ( x) =  C i f i ( x )  où C i les constantes ;
i =1

alors si :
L f i  = Fi ( p ) (8) alors L f  =  C i Fi ( p ) (9)

Démonstration

En multipliant tous les membres de  par e − px et en intégrant en x


entre 0 et +  (sortant les facteurs Ci sous le signe des intégrations) on obtient
l’égalité (9)

Exemple1
Trouver l’image de f (x ) = 3 sin 4 x − 2 cos 5x

F ( p ) = 3.
4 p
− 2. 2
p + 16
2
p + 25

Exemple2
Trouver l’original de la fonction dont l’image est donnée par
F ( p) =
5 20 p
+ 2
p +4 p +9
2

Solution

18
F ( p) = . 2
5 2 p
+ 20. 2
2 p +2 2
p + 32

 f (x ) = sin 2 x + 20 cos 3x
5
2

4) Théorème de déplacement
Si F ( p ) est l’image de f (x ) alors


F ( p +  ) = L e − x . f (x)  (10)

5) Image de e − x ; sh x ; ch x ; e − x sin ax ; e − x .sin ax ; e − x . cos ax

Il découle de (10) et (1) que :


L e − x =  1
p +
(11)

 
L e x =
1
p −
(12)

De (11) et (12) on a :

 1 1 1  
1
(
L  ex − e −x  =  )
−   Lshx  = 2 (13)
2  2  p − p +  p − 2

De même
Lchx  =
p
(14)
p − 2
2

De (6) et (10) on a :

p +

L e −x cos ax = 
( p +  )2 + a 2

19

L e −x sin ax =  a
( p +  )2 + a 2

6) Dérivation de l’image
Si L f ( x) = F ( p ) alors

 
L x n f ( x ) = (− 1)
n dn
dp n
F ( p) (14)

D’après (6)

Lsin ax =
a
ou
p + a2
2


a
e
− px
sin a x dx =
0 p + a2
2

En dérivant les premier et second membres par rapport au paramètre p , on


obtient :

− 2 pa
=  − x e − p x sin ax dx
(p 2
+a ) 2 2
0

− 2 pa
= − Lx sin ax
(p 2
+ a2 )
2

 Lx sin ax =


2 pa
(p 2
+ a2 )
2

D’après (7) et (14) on a de même :


a2 − p2
Lx cos ax =
(p 2
+ a2 )2

7) Image des dérivées


Si L f (x ) = F ( p ) alors

L f (x ) = pF ( p ) − f (0) (15)

Preuve

20
   
L f  =  f e − px
dx =  e − px
df = fe − px
−  − pe − px f (x )dx
0 0 0 0

= − f (0) + pF ( p )
D’où

L f (x ) = pF ( p ) − f (0)

De même :

L f (x) = p 2 F ( p) − pf (0) − f (0)


De plus :

L f (x) = p 3 F ( p) − p 2 f (0) − pf (0) − f (0)

Propriétés

Si L f (x) = F ( p) et si   +

alors

 p
• L f (x ) = −1 F  

• Lxf (x ) = −  pF ( p )
d
dp

8) Produit de convolution
On appelle produit de convolution de deux fonctions d’une variable réelle,
f1 (x ) et f 2 (x ), la fonction g (x ) définie par :

+
g (x ) =  f (x − y ) f ( y ) dy.
1 2
−

21
On note g (x ) sous la forme : g = f1  f 2 .

Si f1 et f 2 sont nulles pour x  0 ,

x
g (x ) =  f1 (x − y ) f 2 ( y ) dy.
0

D’une manière générale, on a :

T . L . f1  f 2 = F1 ( p ) F2 ( p ) .
(16)
F1 ( p ) et F2 ( p ) étant les images de f1 (x ) et f 2 (x )

Primitive : particularisons (16) au cas où f 2 = 1 , c'est-à-dire où f 2 est l’échelon


unité ; d’après (1) ;

T . L . f1  1 = F1 ( p ) p , donc d’une manière générale :

x
T . L .  f ( y ) dy = F ( p)
1
(17)
0
p

9) Equation auxiliaire d’une équation différentielle donnée


Soit une équation différentielle linéaire à nième ordre à coefficient constant
a0 ; a1 ;.... an−1 ; an :

dnx d n −1 x
+ a n x(t ) = f (t )
dx
a0 n
+ a1 n −1
+ ...... + a n −1 (18)
dt dt dt
Vérifiant les conditions initiales x0 = x0 = ...... = x0n−1 = 0 (19)
La solution de l’équation (18) vérifiant (19) est de la forme :

F ( p)
x( p) = (20)
a 0 p + a1 p n −1 + ...... + a n
n

 Lx(t ) = x ( p )

 L f (t ) = F ( p )
Avec

+ x = 1 ; x(0)
dx
Exemple : trouver la solution de l’E.D
dt
Solution :
L’équation auxiliaire est de la forme :

22
x( p) =
1p 1
=
p + 1 p( p + 1)
En décomposant la fraction du 2nd membre en élément simple, on :
x( p) =
1 1

p p +1
En utilisant les formules (1) et (11) des images on obtient :
x(t ) = 1 − e −t
10) Formule générale d’inversion
Soit f (t ) une fonction satisfaisante aux conditions suivantes :
• f (t ) = 0 pour t  0
• f (t )  M e  0t pour t  0 où M  0 ;  0  

• sur tout le segment fini a ; b ; la fonction vérifie les conditions de Dirichlet ;



f ( p ) =  e − pt f (t ) dt serait analytique dans le demi-plan Re p     0 .
0

La formule d’inversion ou formule de Rieman-Mellin :

 +i 
f (t ) = e p t f ( p )dp Permet de trouver l’original f (t ) en partant de
1
2 i lim 
 →  −i 

l’image f ( p) ;  étant un nombre arbitraire qui vérifie    0 .


si
f ( p )  CR − k où p = Re i ; −      ; R  R0

R0 ; C et k des constantes positives ;  e pt f ( p )dp ; où  est une circonférence


centrée sur l’origine des coordonnées contient à son intérieur tous les pôles de
la fonction F ( p ) = e pt f ( p ) .
Par conséquent :
f (t ) = e pt f ( p )dp .
1
2 i 
En appliquant le théorème fondamental des résidus on obtient :
f (t ) =  2 i (r1 + r2 + ..... + rn ) Où r1 ; r2 ;.....; rn sont les résidus de la fonction F ( p )
1
2 i
par rapport aux pôles.

Application
23
Trouver l’originale de la fonction f ( p ) =
1
( p − 1)3
Solution

e pt
Trouvons le résidu de la fonction F ( p ) =
( p − 1)3
p = 1 est un pôle d’ordre 3.

resF ( p) = lim
p →1
1 d2
2! dp 2
( p − 1)3
F ( 
p ) = lim
1 d 2 e pt 1
p →1 2 dp
2
= lim t 2 e pt
2 p→1
1

t 2et
 f (t ) =
2

11) Exemple d’application de la transformation de Laplace


• Oscillateur harmonique amortie attaquée par une force f (t ) imposée.

L’équation différentielle du mouvement s’écrit :

d 2x
+ 02 x = f (t )
dx 1
2
+ (21)
dt dt m

On se place dans la situation où f (t ) = 0 pour t  0 et le système est au repos à


t = 0.

Si X (t ) est l’image de x(t ) alors Lx(t ) = X ( p ) et L f (t ) = F ( p )

Donc (21) devient :

(p 2
)
+  p +  02 X ( p ) =
1
m
F ( p) (22)

F ( p)
 X ( p) =
(
m p +  p +  02
2
)

Les deux racines du trinôme ( p 2 +  p + 02 ) = 0 sont :

24
 1

 p = −  + i   2 −   = −  + i 
2 2

 1 2  2 
0
2
 1
   2  2 2 
 p 2 = − − i   0 −  = − − i 
 2  2  2

Nous nous mettons dans le cas   0 et le paramètre  réel si   20 (c’est ce


qu’on appelle amortissement critique) et l’équation (22) donne :
F ( p)
X ( p) = (23)
m ( p − p1 )( p − p 2 )

1 1  1 1 
=  − 
( p − p1 )( p − p2 ) p1 − p 2  p − p1 p − p 2 

Puisque p1 − p 2 = 2i alors

X ( p) =
1
F ( p )1 ( p ) − F ( p )2 ( p )
2 i m

.F ( p ) 1 ( p ) −  2 ( p )
1
=
2 i m

Où i ( p ) =
1
; i = 1,2.
p − pi

Ce qui donne pour x(t ) le produit de convolution.

25
x(t ) =
1
m
f (t ). e p1t − e p2t
1
2i
 
 
1  − 2 t i t − t 
f (t ). e .e − e 2 .e −i  t 
1
=
m 2i  

=
1 −2t
m
e f (t ). .e i  t − e −i  t
1
2i
 

− t
x(t ) = f (t ) e 2 sin  t
1
m

En définitif on a :

t y

x(t ) = ( )
1
 m 0
f t − y e 2
sin  y dy (24)

12- Cas particulier

Si f (t ) = m A (t ) donc une percussion ( force très grande pendant un temps très


court) alors x(t ) devient d’après (24) :

t y

x(t ) = ( )
mA
 m 0
 t − y e 2
sin  y dy

t y

  (t − y )e
A
= 2
sin  y dy
 0

En utilisant la propriété bien connue de la fonction de Dirac  (t ) on obtient :



x(t ) =
A t
e 2
sin  t (25)

• Considérons maintenant une force constante f (t ) = mB (B = cste)

26
t y

x(t ) =
B
 e 0
2
sin  y dy

Et en utilisant la formule d’Euler on a :

t
x(t ) =
B
2 i 
(e p1 y
− e p2 y )dy
0

L’intégrale est immédiate et donne :

B  p1 − p 2 
x(t ) =
1
 + ( p 2 e p1 y − p1e p2 y )
2  i  p1 p 2 p1 p 2 

Et comme

p1 p 2 =  02 et p1 − p2 = 2i alors :

x(t ) =
B B
+ ( p 2 e p1 y − p1e p2 y ) (26)
 2
0 2 i 0
2

Remarque : on prendra la partie réelle du résultat comme solution.

Applications :

Dans un circuit (R, L, C ) l’intensité i est une fonction causale du temps t telle
que pour t  0 ; i est solution de l’équation différentielle :
t
+ Ri +  i(x )dx = e(t ) où e(t ) désigne la tension aux bornes du circuit.
di 1
L
dt C0

c1- Si TLi(t ) = I ( p ) ; déterminer I ( p ) en utilisant la transformation de Laplace.

C2- On prend e(t ) = e−(t −1) cos(t −1)U (t −1)

où U (t ) est la fonction unité et on suppose R = L = C = 1 ;


27
a- Que peut –on dire de la tension aux bornes du circuit ?
b- déterminer l’intensité du courant i(t ) l’original de I ( p )

13- Application de la transformation de Laplace au système différentiel


𝒅𝒙𝒊
Considérons le système différentiel − ∑𝒏𝒌=𝟏 𝒂𝒊𝒌 𝒙𝒌 = 𝒇𝒊 (𝒕) (26) où les
𝑑𝒕
coefficients 𝒂𝒊𝒌 sont des constantes données et les 𝒇𝒊 (𝒕) les fonctions données.
Pour résoudre le système (26) désignons par (𝑿𝒊 ; 𝑭𝒊 ) les images de (𝒙𝒊 ; 𝒇𝒊 ). Si
l’on cherche la solution telle que pour t=0 les 𝒙𝒊 (𝒕) prennent les valeurs 𝒙𝒊 (𝟎)
𝒅𝒙𝒊
finies alors 𝑳 [ ] = 𝒑𝑿𝒊 − 𝒙𝒊 (𝟎). on a donc
𝒅𝒕

𝒑𝑿𝒊 − ∑𝒏𝒌=𝟏 𝒂𝒊𝒌 𝑿𝒌 = 𝑭𝒊 (𝒑) + 𝒙𝒊 (𝟎) (27)

Ainsi donc pour calculer les 𝑿𝒊 on doit résoudre un système algébrique de 𝒏


équations linéaires à 𝒏 inconnues. On obtient ainsi les images des solutions du
système correspondant à des conditions initiales finies. Finalement à l’aide d’un
dictionnaire d’image on en déduit les solutions 𝒙𝒊 (𝒕).

La transformation de Laplace s’applique de la même façon aux systèmes


linéaires à coefficient constant qui contiennent explicitement des dérivés d’ordre
supérieur à 1.

Exemple
𝒅𝒙
= 𝒂𝒚 + 𝒇(𝒕)
Trouver la solution du système{𝒅𝒚𝒅𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄𝒙(𝟎) = 𝒚(𝟎) = 𝟎
= −𝒂𝒙 + 𝒈(𝒕)
𝒅𝒕

Soient 𝑿, 𝒀, 𝑭𝒆𝒕𝑮 les images respectives 𝒙, 𝒚, 𝒇𝒆𝒕𝒈(𝒕).

On a donc :
𝒑𝑿 − 𝒂𝒀 = 𝑭(𝒑) 𝒑𝑭 + 𝒂𝑮 −𝒂𝑭 + 𝒑𝑮
{ ⇒𝑿= 𝟐 𝒆𝒕𝒀 =
𝒂𝑿 + 𝒑𝒀 = 𝑮(𝒑) 𝒑 + 𝒂𝟐 𝒑𝟐 + 𝒂𝟐

Si f et g étaient données explicitement on aurait recourt directement ou après


réduction à un dictionnaire d’image pour trouver les expressions 𝒙(𝒕)𝒆𝒕𝒚(𝒕).

Si f et g sont deux fonctions non spécifiées ; on procèdera de la manière


suivante :

28
𝒂𝑮(𝒑)
est le produit de deux fonctions ayant pour originaux g(t) et𝐬𝐢𝐧 𝒂𝒕 donc
𝒑𝟐 +𝒂𝟐
𝒂𝑮(𝒑)
l’origine est la convolution de ces deux fonctions.
𝒑𝟐 +𝒂𝟐

𝒕
Soit ∫𝟎 𝐬𝐢𝐧 𝒂(𝒕 − 𝒔)𝒈(𝒔)𝒅𝒔 .
𝒑𝑭 𝒕
De même l’origine de est le produit de convolution ∫𝟎 𝒄𝒐𝒔𝒂(𝒕 −
𝒑𝟐 +𝒂𝟐
𝒔)𝒇(𝒔)𝒅𝒔 et on trouve aisément :
𝒕
𝒙(𝒕) = ∫ [𝒇(𝒔)𝒄𝒐𝒔𝒂(𝒕 − 𝒔) + 𝒈(𝒔)𝒔𝒊𝒏𝒂(𝒕 − 𝒔)]𝒅𝒔
𝟎

𝒕
𝒚(𝒕) = ∫ [−𝒇(𝒔)𝒔𝒊𝒏𝒂(𝒕 − 𝒔) + 𝒈(𝒔)𝒄𝒐𝒔𝒂(𝒕 − 𝒔)]𝒅𝒔
𝟎

Application :
Résoudre le système d’équations suivantes par la transformée de Laplace :

 dx
 dt = −7 x + y + 5 si x (0) = y (0) = 0

 dy = −2 x − 5 y − 37t
 dt

Solution

Posons L(x(t))=X(p) et L(y(t))=Y(p), L(t)=1/t2

En remplaçant toutes ces expressions dans le système d’équation, il devient :


 pX ( p ) = −7 X ( p ) + Y ( p ) + p ,
5


 pY ( p ) = −2 X ( p ) − 5Y ( p ) − 37 .
 p2

Après résolution de ce système, on obtient :

29
5 p 2 + 25 p − 37 − 47 p − 259
X ( p) = , Y ( p) = 2 2
(
p p + 12 p + 37
2 2
) (
p p + 12 p + 37 )
Après décomposition en éléments simples de X(p) et Y(p) on obtient

p+6 p+6
X ( p) = , Y ( p) = − 2 − 2
1 1 1 7
− 2 − 2 ,
p p p + 12 p + 37 p p p + 12 p + 37

Ou

p+6 p+6
X ( p) = , Y ( p) = − 2 −
1 1 1 7 1
− 2− + ,
p p ( p + 6) + 1
2
p p ( p + 6) + 1 ( p + 6)2 + 1
2

En passant aux originaux, on obtient la solution cherchée :

x(t ) = 1 − t − e −6t cost, y(t ) = 1 − 7t + e −6t cost + e −6t sin t .

14-Application aux problèmes des petits mouvements.

On peut toujours ramener l’étude des petits mouvements d’un système


mécanique non dissipatif à n degré de liberté à un système différentiel de la
d 2 xi n
forme
dt 2
= 
k =1
aik xk i = 1; n

Où les aik sont des constantes. La fonction d’équilibre est définie par xi=0. On
cherche la solution qui pour t=0 par le point 𝜻𝒊 avec une vitesse nulle. En
utilisant la transformation 𝑳[𝒙𝒊 ] = 𝑿𝒊
𝒅𝒙𝒊
𝑳[ ] = 𝑷𝑿𝒊 − 𝜻𝒊
𝒅𝒕

𝒅𝟐 𝒙𝒊
𝑳[ ] = 𝑷𝟐 𝑿𝒊 − 𝜻𝒊 P
𝒅𝒕𝟐

D’où le système linéaire

𝑷𝟐 𝑿𝒊 = ∑ 𝒂𝒊𝒌 𝑿𝒌 + 𝑷𝜻𝒊
𝒌

Ce système s’écrit également


30
∑(𝒂𝒊𝒌 − 𝑷𝟐 )𝑿𝒌 = − 𝑷𝜻𝒊
𝒌

Si l’on désigne par 𝚫(𝝀) le polynome caractéristique de la matrice de coefficient


aik ; le déterminant de l’équation précédente est 𝚫(𝑷𝟐 ). les mineurs sont des
polynomes en P2 du degré (n-1) au plus. On peut donc mettre Xi sous la forme
d’une fonction rationnelle :

𝝕𝒊 (𝑷𝟐 )
𝑿𝒊 =
𝚫(𝑷𝟐 )

Si les valeurs propres de la matrice aik sont distinctes ; 𝑿𝒊 admet une


décomposition de la forme :

𝟐𝑷 𝟏 𝟏
𝑿𝒊 = ∑ 𝑪𝒊𝒌 = ∑ 𝑪𝒊𝒌 ( + )
𝑷𝟐 − 𝝀𝒌 𝑷 + √𝝀𝒌 𝑷 − √𝝀𝒌
𝒌 𝒌

D’où

𝒙𝒊 = ∑ 𝑪𝒊𝒌 (𝒆−𝒕√𝝀𝒌 + 𝒆𝒕√𝝀𝒌 )


𝒌

On retrouve bien la solution classique.

Etude de stabilité (xi=0)

Pour que la solution xi=0 soit une position d’équilibre stable ; il suffit que dans
l’approximation de petit mouvement ;les coordonnées restent bornées, cela veut
dire que si l’on abandonne sans vitesse initiale le système dans une position
voisine de l’équilibre ,son mouvement ultérieur est tel qu’il reste au voisinage de
la position d’équilibre or les nombres √𝝀𝒌 sont en générale complexes.

Soit√𝝀𝒌 = 𝝀𝟏𝒌 + 𝒊𝝀𝟐𝒌 on a

Donc ∀ le signe de 𝝀𝟏𝒌 l’un des termes 𝒆𝝀𝟏𝒌𝒕 ; 𝒆−𝝀𝟐𝒌𝒕 ne reste pas borné si 𝒕 →
∞. en conséquence, il ne peut avoir stabilité que si

𝝀𝟏𝒌 = 𝟎 or 𝝀𝒌 = 𝝀𝟐𝟏𝒌 + 𝟐𝒊𝝀𝟏𝒌 𝝀𝟐𝒌 − 𝝀𝟐𝟐𝒌

31
𝝀𝟏𝒌 = 𝟎 ⟹ 𝝀𝒌 est un réel négatif (𝝀𝒌 < 𝟎.

Donc si les valeurs propres de la matrice aik sont distinctes ; l’état xi =0


correspond à un équilibre stable à la condition que les valeurs propres𝝀𝒌 soit
des nombres réels négatifs distincts.

V- Transformation de Fourier
a- Définition

On appelle transformation de Fourier d’une fonction f(x) ; la fonction 𝒇̂(𝒌) de la


variable k défini par
+∞
𝟏
𝒇̂(𝒌) = ∫ 𝒇(𝒙)𝒆−𝒊𝒌𝒙 𝒅𝒙 = 𝑻𝑭(𝒇) (𝟏)
√𝟐𝝅
−∞

L’intérêt de cette correspondance réside dans le fait qu’elle se rencontre


fréquemment dans la résolution de nombreux problèmes physiques ; notamment
en électricité, en acoustique, en probabilité ; en mécanique quantique etc.

Si f(x) est continue en x ce que nous supposons pour simplifier les notations ; on
peut écrire

+∞
𝟏
𝒇(𝒙) = ∫ 𝒇̂(𝒌)𝒆𝒊𝒌𝒙 𝒅𝒙 (𝟐)
√𝟐𝝅
−∞

Notons également pour l’instant sans justification que de (1) si 𝒇̂(𝒌) =


𝟏
𝜹(𝒌); 𝒇(𝒙) =
√𝟐𝝅

32
+∞
𝟏
𝜹(𝒌) = ∫ 𝒆−𝒊𝒌𝒙 𝒅𝒙 (𝟑)
𝟐𝝅
−∞

Ce résultat établit ici d’une manière purement formelle est très utilisé en
mécanique quantique.

Si f(x) est une fonction finie à l’infinie tel que 𝒇(+∞) = 𝒇(−∞) = 𝑨 = 𝒄𝒔𝒕
donc

𝑻𝑭(𝒇) = 𝑨√𝟐𝝅𝜹(𝒌) + 𝑻𝑭(𝒇 − 𝑨)

b) Transformé de Fourier d’un produit de convolution


Les fonctions considérées ici ne sont pas forcément nulles pour 𝒙 <
0 ; nous prendrons la définition du produit de convolution

+∞

𝒉(𝒙) = ∫ 𝒇(𝒙 − 𝒚)𝒈(𝒚)𝒅𝒚


−∞
̂ (𝒌)𝒂𝒗𝒆𝒄
On se propose de trouver l’image 𝒉
+∞ +∞
𝟏
(𝒌) = ∫ 𝒆−𝒊𝒌𝒙 𝒅𝒙 ∫ 𝒇(𝒙 − 𝒚)𝒈(𝒚)𝒅𝒚
√𝟐𝝅
−∞ −∞
̂
𝒉
𝟏
̂ (𝒌) =
𝒉 ∬ 𝒆−𝒊𝒌𝒙 𝒇(𝒙 − 𝒚)𝒈(𝒚)𝒅𝒙𝒅𝒚
√𝟐𝝅

Si cette intégrale double existe, on peut la calculer en effectuant le
𝒙=𝝃+𝝁
changement de variable suivant {
𝒚=𝝁
Le jacobien de la transformation :
𝝏𝒙 𝝏𝒙
𝝏(𝒙, 𝒚) 𝝏𝝃 𝝏𝝁
= || || = |𝟏 𝟏| = 𝟏
𝝏(𝝃, 𝝁) 𝝏𝒚 𝝏𝒚 𝟎 𝟏
𝝏𝝃 𝝏𝝁

𝟏
̂ (𝒌) =
𝒉 ∬ 𝒆−𝒊𝒌(𝝃+𝝁) 𝒇(𝝃)𝒈(𝝁)𝒅𝝃𝒅𝝁
√𝟐𝝅

33
Nous voyons donc apparaitre les transformés de Fourier
𝒇̂(𝒌)𝒆𝒕𝒈̂ (𝒌)𝒅𝒆𝒔𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔𝒇𝒆𝒕𝒈; on trouve donc que :
̂ (𝒌) = √𝟐𝝅𝒇̂(𝒌)𝒈
𝒉 ̂ (𝒌) (𝟒)
Par transformation inverse nous aurions :

(𝑻𝑭)−𝟏 (𝒇̂ × 𝒈
̂ ) = √𝟐𝝅[(𝑻𝑭)−𝟏 𝒇̂][(𝑻𝑭)−𝟏 𝒈
̂]
= √𝟐𝝅𝒇(𝒙)𝒈(𝒙) (𝟓)

Propriétés

On peut montrer que :


+∞ +∞

∫ 𝒇(𝒙)∗ 𝒈(𝒙)𝒅𝒙 = ∫ 𝒇̂(𝒌)∗ 𝒈


̂ (𝒌)𝒅𝒌 (𝟔)
−∞ −∞

En particulier
+∞
+∞
𝟐
|𝒇(𝒙)|𝟐 𝒅𝒙 = ∫ |𝒇̂(𝒌)| 𝒅𝒌 (𝟕)

−∞
−∞

La relation (7) constitue le théorème de Parseval. En mécanique quantique cette


relation a une signification physique importante. En effet si ;𝒇(𝒙); 𝒇̂(𝒌)
représentent l’état dynamique d’une particule quantique dans l’espace des
configurations et l’état des moments ; la relation (7) indique qu’il y a
conservation de la probabilité.

c) Correspondances opératoires
̂ est un opérateur agissant sur les fonctions de x c'est-à-dire
Si 𝑨
𝒈(𝒙) = 𝑨 ̂ 𝒇(𝒙) ; il existe un opérateur 𝓐̂ agissant sur les fonctions de k
tels que 𝒈̂ (𝒌) = 𝓐̂ 𝒇̂(𝒌).

Exemples caractéristiques
1) Si 𝒈(𝒙) = 𝒇(𝒙 + 𝒂) ⇒ 𝒈 ̂ (𝒌) = 𝒆𝒊𝒌𝒂 . 𝒇̂(𝒌)

̂ (𝒌) = 𝒆−𝒊𝒌𝒂 . 𝒇̂(𝒌)


Si 𝒈(𝒙) = 𝒇(𝒙 − 𝒂) ⇒ 𝒈

34
̂ (𝒌) = 𝒇̂(𝒌 − 𝒌𝟎 )
2) si 𝒈(𝒙) = 𝒆−𝒊𝒌𝟎𝒙 𝒇(𝒙) ⇒ 𝒈
𝟏 𝒌
̂ (𝒌) = |𝜶| 𝒇̂( )
3) si 𝒈(𝒙) = 𝒇(𝜶𝒙) ⇒ 𝒈
𝜶

𝒅𝒏
4) si 𝒈(𝒙) = ̂ (𝒌) = (𝒊𝒌)𝒏 𝒇̂(𝒌)
𝒇(𝒙) ⇒ 𝒈
𝒅𝒙𝒏

𝒅
̂ (𝒌) = 𝒊
5) si 𝒈(𝒙) = 𝒙𝒇(𝒙) ⇒ 𝒈 [𝒇̂(𝒌)]
𝒅𝒌

𝒅𝒍
6) si 𝒈(𝒙) = 𝒙𝒍 𝒇(𝒙) ⇒ 𝒈
̂ (𝒌) = 𝒊𝒍 𝒇̂(𝒌)
𝒅𝒌𝒍

7) si 𝑻𝑭[𝒇(𝒙)] = 𝒇̂(𝒌) ⇒ 𝑻𝑭[𝒇(𝒙)](𝒌)∗ = 𝑻𝑭(𝒇∗ )(−𝒌)

Tableau des images (transformation de Fourier) de quelques fonctions


élémentaires

𝒇̂(𝒌)
𝒇(𝒙)

e  ; Re(x)  0
− x 
0
𝟏 𝟏
.
√𝟐𝝅 𝜶 + 𝒊𝒌

e x 0
− ; Re(x )  0 𝟏 𝟏
√𝟐𝝅 𝜶 − 𝒊𝒌
− x
e 𝟐 𝜶
√ .
𝝅 𝜶𝟐 +𝒌𝟐

 𝟐
 +x 2 2 √ .𝒆−𝜶|𝒌|
𝝅


 2 x2
𝟏 − 𝒌𝟐𝟐
e 2
𝒆 𝟐𝜶
𝜶
x2
 .e −
2 2
k 2

2 2
e
+ +

 C n exp(− i n k 0 x )  C  (k + k )
1
2
n 0
− −

35
+ +
k0
  (x −  a )
− 2
  (k −  k )
−
0

d) Relation entre les transformations de Laplace et de Fourier

Alors que la transformation de Laplace fait correspondre à des fonctions nulles


où 𝒙 < 𝒐 ; des fonctions à arguments complexes ; la transformation de Fourier
associée à une fonction 𝒇(𝒙) définie de l’intervalle ]−∞ ; +∞[ ; une fonction à
argument réel 𝒇̂(𝒌) . Quel lien existe donc entre les deux fonctions transformées
lorsqu’elles existent, pour 𝒇(𝒙) = 𝟎𝒑𝒐𝒖𝒓𝒙 < 𝟎.

𝑭(𝒑) = ∫𝟎 𝒇(𝒙)𝒆−𝒑𝒙 𝒅𝒙 Laplace

En particulier si 𝒑 = 𝒊𝒌𝒂𝒗𝒆𝒄𝒌 ∈ ℝ on a :

𝑭(𝒊𝒌) = ∫𝟎 𝒇(𝒙)𝒆−𝒊𝒌𝒙 𝒅𝒙 = 𝑻𝑭[𝒇(𝒙)] ∞𝟎 . √𝟐𝝅 Où le symbole [𝒇(𝒙)] ∞𝟎 désigne
la fonction égale à 𝒇(𝒙)𝒑𝒐𝒖𝒓𝒙 > 𝟎𝒆𝒕𝒏𝒖𝒍𝒍𝒆𝒑𝒐𝒖𝒓𝒙 < 𝟎.

e) Applications de la transformation de Fourier

1- Résolution de l’équation de diffusion

On considère le problème à une dimension. La concentration de particules


diffusantes dans un tube infiniment long étant représenté par la fonction𝑪(𝒙; 𝒕),
l’équation de diffusion s’écrit :
𝝏𝑪 𝝏𝟐 𝑪
=𝑫 (15)
𝝏𝒕 𝝏𝒙𝟐

D est une constante positive appelé coefficient de diffusion.

Désignons par 𝑪 ̂ (𝒌; 𝒕) la transformée de fourier de 𝑪(𝒙; 𝒕) par rapport à la


variable 𝒙; 𝒕 prenant le role d’un paramètre, on a :
̂
𝝏𝑪
̂
= −𝑫𝒌𝟐 𝑪
𝝏𝒕
D’où
̂
𝟏 𝝏𝑪 𝒅𝑪̂
= −𝑫𝒌𝟐 ⟹ = −𝑫𝒌𝟐 𝒅𝒕 ⟹ 𝒍𝒏𝒄̂ = −𝑫𝒌𝟐 𝒕 + 𝝋(𝒌)
̂
𝑪 𝝏𝒕 𝑪̂

36
̂ (𝒌; 𝒕) = 𝑪
On obtient donc 𝑪 ̂ (𝒌; 𝟎)𝐞𝐱𝐩 (−𝑫𝒌𝟐 𝒕)

La solution de l’équation (15) est alors :

𝟏 +∞ −(𝒙 − 𝒚)𝟐⁄
𝑪(𝒙; 𝒕) = ∫ 𝑪(𝒚; 𝟎)𝒆𝒙𝒑 [ 𝟒𝑫𝒕] 𝒅𝒚 (16)
√𝟒𝝅𝑫𝒕 −∞

En particulier, si 𝑪(𝒙; 𝒐) = 𝜹(𝒙) condition qui explique que les particules


diffusantes sont à l’instant initiale t=0 (concentrée à l’origine) alors :
𝟏 𝒙𝟐
𝑪(𝒙; 𝒕) = 𝒆𝒙𝒑 (− ) (17).
√𝟒𝝅𝑫𝒕 𝟒𝑫𝒕

2- Calculer la transformée de Fourier F (k ) de la fonction f ( x ) définie par :

  x
 f (x ) = A 1 −  si x  L
  L

 f (x ) = 0 si x  L

f) Transformation de Fourier à n dimensions


+ +
dx dx .....dx
fˆ (k1 ; k 2 ;.....; k n ) =  .....  1 2 n n . e − i (k1x1 +....kn xn ) . f (x1 ... xn )
− − (2 ) 2

+ +
dk1dk2 .....dkn
f (x1 ; x2 ;.....; xn ) =  .....  . e i (k1x1 +....kn xn ) . f (k1 , k 2 ...k n )
(2 )
n
− − 2

Factorisation

Si f (x1 ; x2 ) = f1 (x1 ) f (x2 ) → fˆ (k1 ; k 2 ) = fˆ1 (k1 ) fˆ2 (k 2 )

Invariance par rotation (n=3)

Si f (x1 , x2 , x3 ) = f (r ) avec r = x12 + x22 + x32 et k = k12 + k 22 + k32 alors

37
fˆ (k1 , k 2 , k 3 ) = f (r )
1
 dr. rd r sin d e
−i k r cos 

(2 )
3
2


2
1

 dr r f (r )  d (cos )e
−i k r cos 
= 2

(2 )
3
2 0 −1

4
 fˆ (k1 , k 2 , k 3 ) = 3 
dr. r sin(k r ) f (r )
(2 ) 2

Transformées de Fourier d’une fonction de trois variables


  
Soit un point M (x, y, z ) ,désignons par x = OM et par d 3 x = dxdydzl’élément de

volume autour du point M. soit une fonction scalaire réelle f (x, y, z ) = f (x ) ; on
définit la transformée de Fourier réelle ()

F k = F (k x , k y , k z ) où

k − vecteur
quelconque réel de composantes k x , k y , k z par :

()  

f (x )e
1
(2 ) 
Fk = 3
− ik x
d 3x (0.0).l’intégrale est étendue à toute l’espace.
2

()
  −ikx 3  
f (x ) =
1
 = dk x dk y dk z
3
F k e d k où d k (0.1)
(2 )
3
2

 
Si g (x ) = af (x )   A
ˆ/ ()

G k = Aˆ F kˆ ()
Correspondances opératoires
   
()
()
 
g ( x ) = f ( x + a )  G k = e i k .a F k (0.2)

  
() ( )
 
 
g ( x ) = e i k0 x f ( x )  G k = F k − k 0 (0.3)

  
()
g (x ) = f (x )  G k = 3 F  k 
1
  (0.4)


g (x ) =

x
  
f (x )  G k = ik x F k () () (0.5)

   
g (x ) = f (x )  G k = −k 2 F k () () (0.6)

38
Si
  
()
g ( x ) = xf ( x )  G k = i

k x

Fk () (0.7)

  
() 
Si g (x ) = f  (x )  G k = F  − k ( ) (0.8)

Produit de convolution
    
g (x ) =  f1 (x − x0 ) f 2 (x )d 3 x = f1  f 2 (0.9)

  
() ()
G(x ) = TFf 1  f 2 = (2 ) 2 F1 k F2 k (0.10)
3

La transformation inverse donne :



() ()

f1  f 2 = TF −1 (2 ) 2 F1 k F2 k
3
(0.11)

Cas particuliers

1-Si f (x ) = f1 (x ) f 2 ( y ) f 3 (z ) ; F (k ) = F1 (k x )F2 (k y )F3 (k z ) (0.12)


 

 
2-Si f (x ) ne dépend que de r = x , on peut écrire :

(2 ) 2 F (k ) =  f (r )e −i k .x d 3 x .
3   

⃗ et de même sens, on a :
Choisissons 0z parallèle à 𝑘

k .x = k r cos ; r , ,  Les coordonnées sphériques du point x. Ainsi

(2 ) 2 F (k ) =  f (r ) r 2 dr  d  exp(− ikr cos )sind


  2 
 3
d 3 x = r 2 sin  .dr.d .d et
0 0 0

Nous voyons que F (k ) est indépendant de la direction de k et ne dépend que de


  1
k = k ; or  exp(− ikr cos )sin d =  exp(− i k r u )du =
2 sin kr
donc
0 −1
kr

+
F (k ) = r f (r )sin kr dr
2 1
 k 0
(0.13)

39
Un exemple important est celui de la transformée de Fourier de la fonction

e − r
f (r ) = ;   0 appelée potentiel de Yukama
r

+
F (k ) =
2 1 − r
 k 0
e sin kr dr ; D’après la transformée de Laplace de la fonction

sin ax

On obtient

( )
F (k ) = TF e − r / r =
2 1
  + k2
2
(0.14)

Si  → 0 , TF   =
1 2 1
r 
2
 k

40
Travaux dirigés

Exercice N°1 (Fonctions à variables complexes)

1-Soit la fonction f (z ) =
1
z (z − 1)

Déterminer son développement en série de Laurent au voisinage du pole z=0 et


au voisinage du pole z=1 et en déduire le résidu en chacun de ces points.

2- Calculer par la méthode des résidus les intégrales suivantes :


+ 2
+
dx dx d
I= − 1 + x 4 ; J=  (1 + x ) K=  ; oùa est un réel avec IaI<1.
0 1 − 2a cos + a
2 4 2
−

2
d
L=  2 + sin 
0
;

3- Calculer les intégrales suivantes en utilisant la formule intégrale de


Cauchy

2
ch iz ez
I=  2 dz , J =  2 dz si : a) C : z − 2 = 1, b) C : z − 2 = 3, c) C : z − 2 = 5
z =2 z + 4 z + 3 C z − 6z

Exercice2 (Fonctions Bêta et Gamma)

a) A l’aide des fonctions Bêta et gamma calculer les intégrales suivantes :



I =  x m exp − x n dx, ( ) pour m  −1, n  0
0


(
J =  exp 2ax − x 2 dx. )
0

41

2
R=  (tan  )n d pour n  1
0

b) Calculer  − + x ! − − x ! avec x non demi-entier.


1 1
 2  2 
 
2 2
c) Calculer les intégrales  (sin ) d n
puis  (cos ) d
n
et montrer qu’elles
0 0

sont égales.
d) Exprimer chacune des intégralesci-dessous en termes de fonctions
Bêta,Gamma


dx
J = , avec n  0. ; donner numériquement J pour n=4 sachant que
0 1− xn

(1/4) !=0,9064


dx
K = ,
0 x(1 + x)

Exercice 3 (Transformation de Laplace).

1- Trouver l’original pour les fonctions images suivantes :


p+2
F ( p) =
(
( p + 1)( p − 2) p 2 + 4 )

p+2
G( p ) =
(
p p − .1
3
)
2

2- Résoudre l’équation différentielle suivante :

x − 4x + 5x = 2e 2t (sin t + cost ), avec x(0) = 1, x(0) = 2

42
3- Résoudre le système d’équations suivant :

 dx
 dt + x − 2 y = 0
 avec x(0) = y (0) = 1
dy
 + x + 4y = 0
 dt

4- -Dans un circuit (R, L, C ) l’intensité i est une fonction causale du temps t


telle que pour t  0 ; i est solution de l’équation différentielle :
t
+ Ri +  i(x )dx = e(t ) où e(t ) désigne la tension aux bornes du circuit.
di 1
L
dt C0

a- - Si TLi(t ) = I ( p ) et TL [e(t)]=E(p) ; déterminer I ( p ) image de i(t) en


utilisant la transformation de Laplace. A l’instant initial l’intensité du
courant est nulle.
b- On prend e(t ) = e−(t −1) cos(t −1)U (t −1)

où U (t ) est la fonction unité et on suppose R = L = C = 1 ; déterminer i(t )


l’original de I ( p )

Exercice 4 (Transformation de Fourier)

1- Trouver la transformée de Fourier de la fonction f(x)=x-α si 0<x<∞,f(x)=0


si x<0 ,(0<α<1). En déduire les valeurs des intégrales :
 
F (k ) =  x − cos kx dx, et G(k ) =  x − sin kx dx
0 0

2- Trouver la transformée de Fourier de la fonction

f ( x ) = A cos ax exp(−  x )

3-Calculer la transformée de Fourier F (k ) de la fonction f (x ) définie par :

43
  x
 f (x ) = A 1 −  si x  L
  L

 f (x ) = 0 si x  L

4-Calculer la transformée de Fourier G ( ) de la fonction g (r ) = exp (−  r )

5-Calculer les transformées de Fourier H (k ) et P(k ) des fonctions :

h( x ) = et p(x ) =
x a
(x 2
+a )
2 2
(x 2
+ a2 )
2

Indications pour la résolution des exercices


Exercice1 : (Fonctions à variables complexes)
1-
1
• Au voisinage du point z 0 = 0 , développer en série de Taylor ; vous
z ( z − 1)
obtenez une série où A−1 = −1.
• Au voisinage du point z 0 = 1 , vous posez h = z − 1 puis vous développer
1
(h + 1)
et

vous obtenez une série avec A−1 = 1 .

2-
• Considérez f ( z) = 1 +1z 4
, trouvez les racines de z 4 + 1 = 0 ; les pôles sont

i  3 i 
 = exp( ) et  = exp  ; calculez les résidus en ces points puis appliquez le
4  4 

théorème des résidus et vous obtenez I = .
2

• Posez f ( z ) =
1
, le seul pole d’intérêt (à l’intérieur de  )est un pole d’ordre 4 en
(1 + z )
2 4

5
z = i et vous obtenez J = .
16

44
• Posez z = e i  et l’intégrale est ramenée à l’intégrale sur le cercle C de rayon 1, puis vous
1
trouver f ( z ) = ; mais seul z 2 = a se trouve à l’intérieur de C puis vous
az − (1 + a 2 ) z + a
2

2
obtenez K = .
1− a2
3-
• I =  i ch 1
• a- J = 0
i
b- J = −
3
Exercice 2 : (Fonctions Bêta et Gamma)
a-
1  m + 1 1  m + 1 
• pour I , posez t = x n ; vous obtenez I =  =  − 1 !
n  n  n n 

• pour J , mettez sous forme canonique ax 2 − x 2 ; vous obtenez J =
2
ea
2
1 n − 1  − n − 1
• pour R , définissez tg , vous obtenez R =   ! !
2 2   2 
b-
x  1  1  
Utilisez la relation (x )!(− x )!= ; vous obtenez  − + x  ! − − x  !=
sin  x  2  2  cos x
c-

2
Posez x = sin et calculez I =  (sin  )n d , vous obtenez
0

 n −1
 !
1  n +1 1    2 
I = B , = .
2  2 2 2 n
 !
2

2
La même démonstration est valable pour J =  (cos )n d et vous obtenez
0

 n −1
 !
  2 
J= . .
2 n
 !
2
Les deux intégrales sont égales.

45
d-
1 
 − 1 !
1 1 1  n 
En posant u = x vous obtenez J = B ;  =
n
.
n n 2 n 1 1
 − !
n 2
2
4  1  
• Pour n = 4 ; J =   ! = 1.311
2  4  
1 1 1
• Pour K , posez u = ; vous obtenez K = B ;  = 
1+ x 2 2
NB : ce même résultat s’obtient en posant x = tg 2

Exercice 3 : (Transformation de Laplace).


1-
• Décomposer en éléments simples F ( p )

A B Cp + D
F ( p) = + + 2
p +1 p − 2 p + 4 ;

1 −x 1 2x 1 1
Vous obtenez f ( x) = − e + e − cos 2t − sin 2t
15 6 10 15

En utilisant la méthode des résidus, on a

e pt ( p + 2)
G( p ) = , calculez les résidus aux points p = 0 et p = 1 ; vous obtenez
p 3 ( p − 1)
2

f (t ) = 8 + 5t + t 2 + (3t − 8)e t
2-
La solution est : x(t ) = e 2t (1 − t )cost + (1 + t ) sin t 
3-
Posez Lx(t ) = X ( p) et L y(t ) = Y ( p) ; le système devient :
 X ( p) p + 1 − 2Y ( p ) = 1

 X ( p ) + Y ( p )P + 4 = 1
Après résolution du système d’équations en X ( p) et Y ( p) , vous obtenez
 −2 t
 x(t ) = 4e − 3e
−3t


 −3t
 y (t ) = 3e − 2e
− 2t

4-

46
CpE ( p )
a) Posez Li (t ) = I ( p) et vous obtenez I ( p ) =
LCp 2 + RCp + 1
p( p + 1)e − p
I ( p) =
b)
( p 2 + p + 1) ( p + 1) + 1  2

p( p + 1)
puis considérez J ( p) =
( p + p + 1) ( p + 1) + 1
2
 2
 ; décomposez en éléments
simples cette expression pour trouver
 1
3 
t  − e −t cos t − sin t  .
− t 3 1
j (t ) = e cos
2
t− sin
 2 3 2 
Alors la solution i(t ) = j (t − 1) et vous obtenez
1
 
(t − 1) − e −(t −1) cos(t − 1) − sin(t − 1)
− ( t −1) 3 1 3
i (t ) = e 2
cos (t − 1) − sin
 2 3 2 

Exercice 4 : (Transformation de Fourier)


1-

TL f (x ) =
(−  )!
p 1−

 
TL x − =
1 (−  )!
1−
2 (i k )
  
(
f (k ) = 2 Re TF x − = (−  )! k )  −1
sin 
 2 
 
(
g (k ) = − 2 Im TF x − = (−  )! k )  −1
cos

.
 2 
2-
La fonction f (x) est paire donc utilisez la transformée de Laplace et vous

obtenez TF  f ( x) = f (k ) =
2
A
(
a  2 + a2 + k 2 ) .
 ( 2
+ a2 − k )
2 2
+ 4 2 k 2
3-
En utilisant la relation f (k ) = 2 Re F (ik )

Vous obtenez f (k ) =
1
AL
sin 2 kL ( 2) .
2 (kL 2)2
4-
2 2
G(k ) =
 ( + k 2 )2
2

5-

47
ik 
H (k ) = − exp(−  k )
2a 2
1   1 
Du fait que p ( x) = −   ; vous obtenez
2 a  x 2 + a 2 
 1+ a k
P( k ) = exp(− a k )
2 2a 2

48

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