Compte d'Occupation des Sols 2010-2015
Compte d'Occupation des Sols 2010-2015
Rapport
Février 2023
EQUIPE DE DIRECTION
COMITE TECHNIQUE
EQUIPE DE REDACTION
Comité de lecture Mamadou Ngalgou KANE, Malick DIOP, Khadim SOURANG, Kandé CISSE, Marko
JAVORSEK, Alessandra ALFIERI
Rédacteurs Mouhamadou Bassirou DIOUF, Ndeye Khoudia Laye SEYE, Mariama Mbissine
DIOUF, Alain AOUTA, Ousmane BOCOUM, Insa SADIO, Gora MBENGUE, Ousseynou
FAYE
i
SOMMAIRE
SOMMAIRE................................................................................................................................. II
RESUME ...................................................................................................................................... V
BIBLIOGRAPHIE ......................................................................................................................... I
ANNEXES.................................................................................................................................. III
ii
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU 1: CLASSIFICATION DE L'OCCUPATION DES SOLS ........................................................................................... 6
TABLEAU 2: HARMONISATION DES CLASSES CSE-ANAT .............................................................................................. 14
TABLEAU 3:THEMATIQUES SELON LES CLASSES RETENUES ......................................................................................... 15
TABLEAU 4: INDICATEURS DE L'ODD DERIVES DU COMPTE DE L'OCCUPATION DES SOLS .......................................... 31
ANNEXE-TABLEAU 1: CLASSES THEMATIQUES DE L’OCCUPATION DES SOLS ............................................................... IV
ANNEXE-TABLEAU 2: CLASSE D'OCCUPATION ANAT ..................................................................................................... V
ANNEXE-TABLEAU 3: MATRICE DE CONTINGENCE ...................................................................................................... XII
ANNEXE-TABLEAU 4 : SUPERFICIES EN KM² DES CINQ CLASSES EN 2010 ET 2015 ...................................................... XV
ANNEXE-TABLEAU 5: COMPTE PHYSIQUE DE L’OCCUPATION DU SOL 2010-2015, RESOLUTION 50MT (KM²) ........... XV
ANNEXE-TABLEAU 6: MATRICE DE CHANGEMENTS 2010-2015 (EN KM²) .................................................................. XVI
iii
SIGLES ET ABREVIATIONS
iv
RESUME
Dans le cadre du projet « comptabilité économique et environnementale pour une
politique factuelle au Sénégal » en collaboration avec la Division de Statistique des Nations
Unies (UNSD), le Sénégal a compilé les comptes de l’occupation des sols de 2010 et 2015.
Les comptes ont été produits par un comité technique grâce à l’outil ARIES et à
l’assistance technique de l’UNSD. Les données utilisées pour la compilation étaient les
cartes de l’occupation des sols réalisées par l’Agence nationale de l’Aménagement du
Territoire (ANAT, Landsat 2010) et le Centre de suivi écologique (CSE, Landsat 2015). Un
travail d’harmonisation entre les deux cartes a permis d’établir une nomenclature détaillée
de 19 classes selon cinq thèmes : (i) surface artificialisée ; (ii) zone dénudée ; (iii) surface
cultivée ; (iv) surface boisée et (v) région hydrique.
Les résultats montrent que le Sénégal est principalement constitué de surface boisée,
soit 69,8% de la superficie totale en 2010. Sa superficie a toutefois connu une régression
de 5,6% sur la période 2010- 2015. La deuxième classe la plus importante est celle des
surfaces cultivées (24,4% en 2010) qui, par contre, a vu sa superficie augmenter de
13,5%. Les régions hydriques ont une faible part dans la répartition de la superficie
(3,8% en 2010) mais se sont étendues de 16,4%. Les zones dénudées et les surfaces
artificialisées représentaient 2% de la superficie totale en 2010 (1,5% et 0,5%
respectivement). Elles ont connu une expansion de 0,7% tirée par celle des surfaces
artificialisées (21,9%).
La compilation des comptes de l’occupation des sols a aussi permis de calculer l’indicateur
15.1.1 « Surface des zones forestières, en pourcentage du total des terres
émergées de l’ODD 15 ». L’indicateur est passé de 39,1% en 2010 à 37,6% en 2015
traduisant une dégradation de la forêt avec un taux de changement annuel de -0,8%
(sous indicateur 1 de l’indicateur 15.2.1).
v
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Le projet « comptabilité économique et environnementale pour une politique factuelle au
Sénégal » résulte d’une volonté de collaboration entre l’Agence nationale de la Statistique
et de la Démographie du Sénégal (ANSD) et la Division de Statistique des Nations Unies
(UNSD). Il vise à éliminer les obstacles techniques et institutionnels relatifs à
l'établissement de comptes économiques et environnementaux au niveau national.
Cette accélération est justifiée par les apports du SCEE dans l’analyse de plusieurs
initiatives prises par la communauté internationale en matière de développement durable
et de préservation de la biodiversité, parmi lesquelles le programme de développement
durable à l'horizon 2030, le cadre mondial de la biodiversité pour l'après-2020 et l'Accord
de Paris. En effet, de par le lien que le SCEE établit entre l’environnement et l’économie,
il permet de mieux comprendre et d’apprécier les compromis à opérer et les synergies à
mettre en œuvre dans la mise en place de politiques intégrées.
• renforcer les capacités techniques dans les pays pour la compilation des comptes
sélectionnés sur une base régulière ;
• prendre en compte les priorités et les demandes politiques ;
• assurer la coordination nationale et internationale avec les parties prenantes ;
• procéder à une planification stratégique des activités à mener ;
• créer les mécanismes facilitant la mise en œuvre ;
• élaborer et diffuser les comptes ;
1
• favoriser les relations interinstitutionnelles pour promouvoir la collaboration et le
partage de données dans la production des comptes ;
• promouvoir la communication et l'utilisation efficaces des comptes pour soutenir
des politiques factuelles et le suivi des ODD ;
• renforcer les systèmes statistiques nationaux.
Ainsi, après l’élaboration du compte des forêts et des ressources en bois, il a été décidé
d’élaborer le compte de l’occupation des sols.
Le présent rapport sera articulé autour de cinq parties. D’abord, le Sénégal est présenté
d’un point de vue géographique. Il est suivi par les différentes étapes aboutissant à la
compilation du compte ainsi que l’approche méthodologique. Enfin, les résultats sont
analysés avant de calculer l’indicateur ODD dérivé du compte.
Le Sénégal est situé à l’extrême ouest du continent africain, entre 12°5 et 16°5 de latitude
Nord et 11°5 et 17°5 de longitude ouest. Il couvre une superficie de 196 712 Km². Il est
bordé par la Mauritanie au Nord, le Mali à l’Est, la Guinée et la Guinée Bissau au Sud et
l’Océan Atlantique à l’Ouest.
2
superficie du pays abrite 22,8% de la population, soit une densité de 7 390 habitants au
Km². A l’opposé, Kédougou est la région la moins peuplée avec une proportion de 1,1%
de la population sénégalaise pour 8,5% du territoire national, soit une densité de 12
habitants au Km² (ANSD, 2022).
Le Sénégal connait une saison des pluies de juin à octobre (période des moussons
nommée hivernage) et une saison sèche qui s’étale d’octobre à mai, tempérée par les
alizés (températures entre 22 °C et 30 °C). Le climat est désertique au nord et tropical
au sud. C’est un pays relativement plat avec une altitude moyenne inférieure à 50 m sur
près de trois quarts du territoire. Les sols présentent un gradient pédologique d’aptitude
décroissante d’Ouest en Est et sont très diversifiés : sols sablonneux et secs ; sols
ferrugineux et sols latéritiques.
Le type de végétation est très dépendant de la pluviométrie et souvent imposé par endroit
par le mode d’utilisation des sols. Trois grands domaines biogéographiques (CSE, 2010)
sont répartis du nord au sud : le domaine sahélien où dominent les acacias et les
graminées annuelles, le domaine soudanien avec la savane arborée ou arbustive et le
domaine guinéen caractérisé par une forêt semi-sèche dense.
3
Sine et le Koula pour le Saloum, le Soungrougrou pour la Casamance, et le Niokolo Koba
pour la Gambie. Il existe également des bassins côtiers. Quelques lacs et mares
complètent ce réseau hydrographique dont le plus important est le Lac de Guiers localisé
dans la zone du Ferlo au climat semi-aride.
La compilation initiale d'un compte d’occupation des sols nécessite plusieurs étapes qu'il
ne sera peut-être pas nécessaire d'entreprendre pour chaque cycle de données, mais qu'il
conviendra de revoir périodiquement en conjonction avec les cycles périodiques de
budgétisation et de planification.
Parmi ces étapes, la mise en place d’organes en charge de la compilation et les activités
de renforcement de capacités peuvent être citées.
4
Division de Statistique des Nations unies (UNSD) et de Basque Centre for Climate Change
(BC3). Des ateliers nationaux et des réunions techniques ont aussi été tenus.
a. Formation en ligne
Les membres du comité technique ont suivi une formation en ligne sur l’outil ARIES for
SEEA Explorer. L'objectif de cette formation était d'aider le personnel technique de l'ANSD
et les membres du Comité Technique à mieux comprendre la méthodologie et les
pratiques de compilation des comptes d’actifs pour les terres et d'étendue des
écosystèmes à l’aide de cet outil.
A l’échelle nationale, le comité technique s’est réuni plusieurs fois dans le cadre du
processus. En effet, des ateliers nationaux de renforcement de capacités et de cadrage
méthodologique ont été organisés :
• atelier de formation sur l'outil ARIES for SEEA Explorer du 24 au 25 août 2021 ;
• réunion technique de travail en interne sur l’harmonisation de la classification
nationale à retenir, le 12 octobre 2021 ;
• réunion technique de travail en interne sur l’harmonisation de la classification
nationale à retenir, le 18 octobre 2021 ;
• réunion technique de travail en interne sur l’harmonisation de la classification
nationale à retenir, le 26 octobre 2021
5
• réunion technique de travail en interne sur l’harmonisation de la classification
nationale à retenir, le 27 octobre 2021
• atelier d'élaboration du compte de la couverture des terres et de l’occupation des
sols du 08 au 12 novembre 2021 ;
• sessions de renforcement de renforcement de capacité sur l’outil ARIES for SEEA
Explorer, tous les jeudis sur la période allant de février à avril 2022 ;
• atelier de consolidation du rapport du compte de la couverture des terres et de
l’occupation des sols, du 25 au 27 juillet 2022.
Les différentes rencontres ont permis de :
• renforcer les capacités techniques de l’équipe sur l’outil ARIES for SEEA Explorer
et dans le domaine de la compilation du compte de la couverture des terres et de
l’occupation des sols ;
• harmoniser la classification des cartes d’occupation des sols du CSE et de l’ANAT ;
• identifier les difficultés rencontrées pour la compilation du compte de la couverture
des terres et de l’occupation des sols, rechercher des solutions efficaces et formuler
une meilleure stratégie permettant de poursuivre et d’achever avec succès ce type
de compte.
Catégorie
1 Surfaces artificielles (y compris les zones urbaines et associées)
2 Cultures herbacées
3 Cultures ligneuses
4 Cultures multiples ou en couches
5 Prairie
6
6 Zones couvertes d'arbres
7 Mangroves
8 Zones couvertes d'arbustes
9 Arbustes et/ou végétation herbacée, aquatique ou régulièrement inondée
10 Zones à végétation naturelle clairsemée
11 Terre aride terrestre
12 Neiges permanentes et glaciers
13 Plans d'eau intérieurs
14 Masses d'eau côtières et zones intertidales
Source : SCEE 2014
Afin de faciliter la compilation des comptes du SCEE, des chercheurs du Basque Centre
for Climate Change ont développé un outil rapide et facile à utiliser « ARIES for SEEA ».
Ainsi, l’élaboration du compte physique de la couverture des terres s’est appuyée sur deux
produits cartographiques du Sénégal de 2010 et 2015 par respectivement, l’ANAT et le
CSE. Les deux cartes ont été implémentées dans le logiciel ARIES en utilisant la
classification nationale déterminée suite aux travaux du comité technique.
Ce travail a été fait en s’appuyant sur d’anciens travaux d’occupation du sol notamment
ceux de la FAO de 1984, du REP-SAHEL, et du CSE.
7
a. Acquisition d’images
Avant d’acquérir les images, des critères ont été établis en vue de mieux orienter le travail
et dans un souci lié à l’accès à la donnée. Ainsi, pour la période, elle a été effectuée sur
les images de novembre ou à défaut octobre
Figure 1: VISUALISATION D’UNE SCENE
et décembre. Ce choix est dicté par la TELECHARGEABLE SUR USGS
Figure 2: DATE D’ACQUISITION DES Les bandes ainsi téléchargées sous format
SCENES COUVRANT LE SENEGAL EN 2010
compressé seront décompressées et l’image
correspondante à chaque scène sera ainsi
constituée en regroupant les bandes.
Source : ANAT
pour former une image multi spectrale dépend
1
United States Geological Survey : https://earthexplorer.usgs.gov/
8
de l’étude et de l’objectif visé. Douze (12) à treize (13) scènes suffisent pour couvrir toute
l’étendue du Sénégal (Figure 2).
b. Prétraitement de l’image
Les images Landsat sont fournies dans la plupart des cas avec une correction géométrique
systématique. Néanmoins avant leur utilisation, un ensemble de processus a été suivi
comme indiqué ci-dessous :
• Nettoyage des fines portions de nuages avec l’outil Haze Reduction d’ERDAS
Imagine. Sur certaines scènes, les nuages épais ne disparaissent pas.
• Vérification et recalage des scènes qui se décalent. C’est-à-dire spatialement mal
alignées. Figure 3: IMAGE LANDSAT TM DU
SENEGAL EN NOVEMBRE 2010
• Rehaussement radiométrique et géométrique
(amélioration de contraste via l’étalement de la dynamique
ou égalisation d’histogramme et filtrage des images).
• Mosaïquage à l’aide de l’outil mosaïc pro d’ERDAS
Imagine
• Les 12 scènes ayant été groupées en une seule image, on
procède à l’extraction d’une image unique couvrant toute
Source : ANAT
l’étendue du territoire national (Figure 3).
c. Traitement de l’image
Il commence par la création de composition colorées vraies ou fausses couleurs. La
composition colorée est une technique de combinaison d’informations contenues dans
une image dans trois de ses bandes spectrales en les affichant simultanément dans les
trois couleurs primaires (rouge, vert, bleu).
9
Figure 4: Composition colorée
Source : ANAT
Le but de cette opération est de permettre une très bonne interprétation de l’image,
source d’un bon choix des thèmes et définition des classes d’occupation du sol. Ainsi les
compositions 4-5-3 qui présente la meilleure discrimination des types d’occupation du sol
(Chatelain, 1996; Girard, et al., 2010; Oszwald, 2005) ; 4-3-2 naturellement appelée
composition fausse couleur et qui donne un meilleur contraste sur la végétation, puis 5-
4-3 qui nous donne une image en couleur naturelle ont été utilisées dans l’interprétation
de l’image.
Zone de culture irriguée Zones d’irrigation régulière et les grands périmètres maraîchers.
10
Sols salés exondés et les sols salés non vaseux, souvent inondables par
Tanne les eaux des marais et présents dans le Saloum, la Casamance et Saint-
Louis.
Eau et zones inondables Cours d’eau, les lacs, mares et les plaines inondables.
11
a. Sélection d’images
La carte d’occupation des sols du Sénégal a été réalisée à partir d’images satellites
Landsat-8 prises entre novembre et décembre 2015. Le satellite Landsat-8 fournit une
résolution spatiale de 30mx30m et est doté de onze bandes spectrales allant du visible à
l’infrarouge thermique. Ces images ont l’avantage d’être gratuites et de convenir à
l’échelle du 1/100 000ème qui est celle de la production.
12
Compte tenu de la diversité des thèmes à cartographier, de la variabilité des paysages,
de l’objectif final de l’étude et de l’échelle de sortie, il est apparu plus judicieux de
combiner l’interprétation visuelle aux méthodes numériques d’extraction de l’information
(seuillage, classification supervisée et non supervisée et segmentation). L’approche a
consisté à s’appuyer sur la documentation existante (cartes topographiques et
observations de terrain), la signature spectrale des canaux de l’image et l’expérience de
l’opérateur pour délimiter les différentes classes d’occupation des sols.
d. Validation de terrain
Afin de vérifier la fiabilité de l’interprétation et d’y apporter les corrections nécessaires,
des travaux de vérification in situ ont été réalisés sur l’ensemble du pays. Ils ont permis
de confronter les éléments observés à l’écran à la réalité du terrain. Des points aléatoires
et ceux sur lesquels l’opérateur a eu des doutes ont été sélectionnés et enregistrés dans
un GPS pour validation. La mission de terrain a mobilisé un cartographe et un expert
forestier. En plus de l’affinement de la répartition thématique des classes d’occupation
des sols, la visite a permis d’identifier les formations végétales dominantes et de
caractériser le milieu naturel.
Pour pouvoir procéder à la comparaison de l’occupation du sol sur deux années (2010 et
2015) selon les données issues de deux structures différentes, une harmonisation était
nécessaire. Ainsi, plusieurs réunions ont été tenues en amont avec l’ANSD, l’ANAT et le
CSE, afin de redéfinir la nomenclature de classes et statuer sur celle à retenir pour la
compilation du compte des terres. Un atelier organisé par l’ANSD au mois de novembre
2021 avec la collaboration de l’UNSD, l’ANAT, le CSE et la DEFCCS a permis de valider la
nomenclature des classes retenues ainsi que leur correspondance aux concepts d’ARIES.
13
Le travail d’harmonisation s’est décliné autour de deux axes : l’harmonisation sémantique
et l’harmonisation graphique.
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La classification retenue au niveau national distingue les cinq grandes thématiques qui
font ressortir une typologie assez complète de l’occupation du sol.
Localité
SURFACE ARTIFICIALISEE
Carrière - Mine - Infrastructure
Dune côtière
ZONE DENUDEE
Sol nu
Culture pluviale
SURFACE CULTIVEE Culture irriguée
Culture maraîchère
Forêt
Savane
Savane arbustive
SURFACE BOISEE
Steppe
Mangrove
Plantation forestière
Cours d'eau
Lac
Mare
REGION HYDRIQUE Plaine inondable
Tanne
Vasière
Prairie marécageuse
Source : ANAT/CSE
b. L’harmonisation cartographique
Les différentes rencontres du comité ont conduit à l’harmonisation de la cartographie,
étape qui était nécessaire à la comparabilité des deux cartes d’occupation du sol (CSE et
ANAT).
15
Agrégation /Désagrégation des classes
Il s’agit de mettre en pratique l’harmonisation sémantique des classes retenues. Ces
dernières doivent être représentées de manière spatiale tout en respectant les contours
réels pour chaque année.
Infrastructure-
carrière-Mine
Source : ANAT/CSE
Cependant, après une analyse visuelle, de nombreux écarts ont été identifiés entre les
données spatiales des deux années. En effet, les cartes d’occupation du sol (2010 et
2015), étant réalisées par deux sources différentes (éventuellement deux méthodologies
et des techniciens différents), présentent des écarts de géométrie qui ne se justifient pas
toujours par l’évolution spatiale des classes entre 2010 et 2015.
Il était donc nécessaire de corriger ces écarts afin d’être en mesure de faire une
comparaison fiable. Des chaines de traitement avec les outils d’ET Geo Wizards et ArcGis
ont permis de les identifier et par la suite les agréger à la classe correspondante de
l’occupation du sol de l’année 2015.
A titre d’exemple, les écarts en couleur mauve issus du croisement entre la classe
« Mangrove 2010 » et la classe « Cours d’eau 2015 » sont fusionnées à la classe
16
« Mangrove 2015 ». Les classes « Cours d’eau, Mangrove, Vasière, Tannes, culture
maraichère » étaient plus concernées par ce fait. Cette problématique est illustrée par ces
captures d’images (Figure 7).
Cours d'eau 2010 Ecart Cours d'eau 2010 et Mangrove 2015 non justifié
Cours d'eau 2015 Ecart Mangrove 2010 et Cours d'eau 2015 non justifié
Source : ANAT/CSE
17
• des trous entre les bordures ou à l’intérieur des polygones ;
• des micro-polygones qui pourraient créer des irrégularités lors de la conversion des
vecteurs en raster, d’où l’importance de définir un seuil de tolérance.
Ces types d’erreurs peuvent empêcher l’exécution de certains traitements statistiques ou
fausser l’exactitude des résultats d’analyse spatiale.
Source : ANAT/CSE
L’outil « Topology » d’ArcGis a permis d’identifier les erreurs de superposition et les vides
après indication des différentes règles à vérifier (Annexe-Figure 8). Une correction
manuelle a été effectuée afin de faciliter le choix de la classe à privilégier.
L’analyse des résultats est faite à travers la description des cartes et l’examen du compte
physique d’occupation du sol.
18
La classe « Localité » est beaucoup plus remarquable dans le Quart-Ouest du Sénégal.
Elle est l’une des classes qui présente les évolutions les plus rapides dues à l’étalement
rapide des localités comme Dakar, Mbour et Touba.
Source : CSE
Le Nord du pays, qui correspond au bassin du Fleuve Sénégal, est marqué par des
paysages humides tels que les plaines inondables et les prairies marécageuses. On y note
aussi la forte présence des cultures irriguées, en plus du sol nu et de quelques zones de
culture pluviales.
Les zones humides sont aussi repérées sur la Petite Côte et au Sud-Ouest (Casamance)
qui enregistrent, en outre, des vasières et des tannes, dont la présence est favorisée par
les fleuves Sine Saloum et Casamance.
19
d’énormes dégâts environnementaux (GAC, et al., 1950; KANE , 1997; KANE, 1985;
LAMAGAT, 2000; SECK, 2004). Il en résulte les transitions spatiales assez atypiques que
sont les passages de classes « sol nu » et « steppe » à la classe « cours d’eau ».
Le Sud, l’Est et une partie du Nord sont assez représentatifs des paysages végétaux du
pays mais se différencient de par leur typologie. Le Nord est essentiellement steppique,
l’Est étant constitué de savanes tandis que l’extrême sud et le Centre-Ouest sont
constitués de forêt et de mangroves. La zone charnière entre la région de Dakar et celle
de Thiès, notamment le long du massif de Diass jusqu’au plateau de Thiès, présente aussi
un paysage végétal de type steppique et aussi de plus en plus l’existence notoire de
nouveaux champs d’irrigation ou de maraîchage.
Cette même zone des Massifs concentre des activités d’exploitations minières portant sur
les phosphates, le calcaire, le grès, etc. Les autres activités d’exploitations minières sont
celles de Sabodala à l’Est, de Ndendory au Nord et des mines de zircon et d’ilménite à
Diogo (dans la commune de Méouane), et enfin de basalte à Ngoudiane.
20
peut entraîner des changements de superficie. Les zones entrant dans le champ des
statistiques de l’occupation des sols et de l’utilisation des terres doivent être clairement
définies pour éviter toute confusion. » (Nations unies, 2012)
Les différentes causes des changements notés entre l’ouverture et la fermeture sont les
suivantes :
• une expansion ou une régression encadrée : elles sont respectivement
l’accroissement ou la réduction de la superficie d’une classe d’occupation due à
l’activité humaine ;
• une expansion ou une régression naturelle : il s’agit de l’accroissement ou de la
réduction de la superficie résultant d’un processus naturel ;
• les réévaluations : elles constituent l’augmentation ou la diminution des superficies
dues à des informations actualisées (utilisation d’outils plus précis, confirmation
des images satellites, etc.)
La résultante des différents changements qui peuvent intervenir dans une classe
d’occupation du sol est appelée changement net. L’unité de mesure physique à
considérer est le km².
Une analyse selon les classes regroupées en cinq thématiques (Annexe-Tableau 4) montre
que le Sénégal est principalement constitué de surface boisée. En effet, cette classe
occupait 69,8% du pays en 2010, même si elle a régressé de 5,6% entre 2010 et 2015.
Elle est suivie des surfaces cultivées (24,4% en 2010) qui par contre, ont augmenté de
13,5% sur la période 2010-2015. Même si les régions hydriques ont une part faible dans
la répartition de la superficie (3,8% en 2010), leur étendue s’est accrue de 16,4%. En
2015, elles constituent 4,4% du pays. Les zones dénudées et les surfaces artificialisées
représentaient un peu plus de 2% de la superficie totale en 2010 (1,5% et 0,5%
respectivement). Elles ont connu une expansion de 0,7%, résultat d’une hausse de 21,9%
des surfaces artificialisées mais amoindrie par la réduction de 7,2% des zones dénudées.
21
Figure 10: Superficies (en km²) des cinq thématiques en 2010 et 2015
0,7%
AUTRE
16,4%
REGION HYDRIQUE
Superficie 2015
13,5%
SURFACE CULTIVEE
Superficie 2010
-5,6%
SURFACE BOISEE
Les forêts ne représentent que le 30ième du pays. Plus précisément, en 2010, elles
occupaient 3,8% puis leur superficie s’est amenuisée de 20,4% pour s’établir à 3,0% de
la superficie du pays en 2015.
Ces cinq principales classes occupent plus de 90% de la superficie totale du pays.
22
Figure 11: Superficies (en km²) des cinq premières classes en 2010 et 2015
-20,4%
Forêt
-9,0%
Steppe
-6,6%
Savane arbustive Superficie 2015
-2,2%
Savane
Hormis ces principales classes, les sols nus, les tannes et les cours d’eau occupent
approximativement chacun 1% du total du pays. Malgré une réduction de 8,2% de sa
superficie, la part des sols nus dans le total est restée quasi-stable (de 1,4% à 1,3%). De
même, les cours d’eau représentent, sur les deux périodes, 1,0% du total avec une légère
baisse de 0,3%. Seules les tannes, avec l’avancée de la langue salée, ont augmenté de
11,7%, occupant 1,3% du pays en 2015 contre 1,2% en 2010.
Figure 12: Superficies (en km²) des trois classes intermédiaires en 2010 et 2015
Cours d’eau
-0,3%
11,2%
Tanne/Vasière Superficie 2015
Superficie 2010
-8,2%
Sol nu
Le reste des classes d’occupation sont passées de 3,9% du total en 2010 à 5,2% en 2015.
Cela s’explique par l’augmentation de 145,6% des cultures maraîchères (amélioration de
23
la politique horticole), de 73,3% des cultures irriguées (apparition de nouvelle surface
irriguées notamment entre Thiès et Dakar) et de 65,5% des plaines inondables.
D’autres classes telles que les localités, les dunes côtières, les carrières, infrastructures,
mines et les mangroves ont aussi légèrement augmenté de superficie. La hausse de ces
aires a été contrebalancée par la diminution des surfaces des mares (-19,6%), des prairies
aquatiques (-14,2%), des plantations forestières (-10,4%) et des lacs (-1,5%).
Figure 13: Superficie (en km²) des autres classes en 2010 et 2015
Carrière,Infrastructure,Mine 17,1%
Dune cotière
18,4%
Lac -1,5%
Localité 22,2%
Mangrove 2,3%
Le compte d’occupation des sols qui représente les superficies des classes d’occupation
sur deux périodes, peut être complété avec la matrice des changements.
b. Matrice de changements
La matrice des changements, en plus d’afficher les surfaces d’ouverture et de clôture des
différentes catégories d’occupation des sols, montre les accroissements et les diminutions
pour chaque classe en fonction de la catégorie d’occupation des sols. La matrice de
changement du Sénégal 2010-2015 (Annexe-Tableau 6) se lit comme suit : pour chaque
24
classe, les augmentations sont en colonne, les réductions en ligne et les superficies
inchangées sont sur la diagonale. Les principaux changements intervenus selon
l’importance de la superficie et la grandeur de l’évolution sont décrits ci-après.
• Forêts (-20,4%)
La déforestation de 1 566,7 km² est due essentiellement à un déboisement de 975,1 km²
de la forêt au profit des cultures pluviales, soit 13,0% de sa superficie en 2010. En plus,
les forêts ont subi une régression de 584,9 km² au profit de la savane, ce qui représente
7,8% de la surface forestière en 2010.
Une légère expansion à hauteur de 34,2 km² est également notée. Elle est principalement
la conséquence d’une afforestation de 20,5 km² des zones de culture pluviale.
• Mare (-19,6%)
Les mares, malgré leur faible superficie (0,3% de la superficie totale), ont enregistré une
diminution de 155,4 km² entre 2010 et 2015. La plus grande superficie des mares
perdues, soit 112,3 km², est devenue des plaines inondables, 20,8 km² ont évolué en
savane et 12,1 km² sont destinées à la pratique de cultures irriguées.
Parallèlement, les mares ont enregistré une expansion de 32,0 km² résultant
principalement de la transformation de 8,1 km² de plaines inondables, 8,0 km² de prairies
aquatiques et 5,3 km² de sols nus.
En revanche, 18,5 km² des sols nus, 9,1 km² de la steppe et 8,2 km² des cultures irriguées
se sont transformées en prairie aquatique ; d’où une expansion de 48,9 km² de la classe.
25
• Steppe (-9,0%)
Constituant approximativement le 7ième du pays, la steppe a connu une forte réduction
de sa superficie, soit 3 522,2 km² Cette baisse s’explique plus par la transformation de
1 736,3 km² et 473,4 km² en zones de cultures pluviale et irriguée respectivement, et sa
dégradation en sols nus de 580,7 km².
Cette forte diminution est légèrement atténuée par l’augmentation de 797,1 km² de sa
superficie, résultant majoritairement de la conversion de 516,2 km² de zones de cultures
pluviales et de 204,2 km² de la savane arbustive.
Toutefois, 145,6 km² de zones de culture pluviale ont évolué en savane arbustive de
même que 30,1 km² de savane et 32,31 km² de sol nu. Au total, les augmentations de la
savane arbustive au détriment des autres formes d’occupation des sols s’établissent à
209,3 km².
• Savane (-2,2%)
La dégradation de la savane entre 2010 et 2015 s’explique par une perte de 4 783,6 km2
malgré une expansion de 3 338,4 km². Cette expansion est principalement due à une
transformation de 1 704,8km² de zones de culture pluviale et de 1 013,7 km² de savane
arbustive.
Même si les gains découlent majoritairement des zones de culture pluviale, ces dernières
ont davantage bénéficié de la régression de la savane. En effet, 4 565,2 km² de savane
sont perdues au profit des cultures pluviales.
26
• Culture maraîchère (+145,6%)
Les zones de culture maraichère ont plus que doublé sur la période passant de 289,4 km²
à 710,9 km². Elles ont connu une très faible perte de 31,1 km² au profit essentiellement
des steppes (10,3 km²), des cultures pluviales (8,6 km²) et des localités (3,3 km²).
Elle est amoindrie par une baisse légère de 93,3 km² due notamment aux 50,4 km² de
terres irriguées devenues des zones de cultures maraichères.
A contrario, 128,5 km² sont maintenant destinés aux cultures irriguées et 65,0 km² ont
régressé en sol nu.
• Localité (+22,2%)
Les localités représentent en moyenne 0,6% de la superficie totale. Elles ont augmenté
de 230,4 km² contre une baisse de 4,6 km² entre les deux périodes. Ce gain est
particulièrement la conséquence d’une mutation de 168,2 km² des cultures pluviales et
de 36,7 km² des steppes en localité.
27
• Tanne (+11,2%)
L’augmentation de 319,9 km² de la superficie des tannes est due essentiellement à la
transformation de 276,8 km² des zones de cultures pluviales, 15,5 km² de la savane, 11,1
km² de plaines inondables et 5,6 km² des cours d’eau. Cette expansion est contrebalancée
par une baisse de 65,8 km², résultant notamment de sa mutation en 37,6 km² de
mangrove, en 14,4 km² de culture pluviale et en 6,5 km² de sol nu.
Par ailleurs, une transformation des zones de culture pluviale en savane (1 704,8 km²),
steppe (516,2 km²), tanne (276,8 km²), plaine inondable (198,0 km²) et localité
(168,2km²) a participé à sa baisse de 3 232,0 km².
Sur l’ensemble du territoire, les classes de la thématique « Surface cultivée » ont connu
un net rebond, à l’Est et au Sud, au détriment de la savane (Sénégal oriental), de la forêt
et de la steppe. Depuis le début des années 2000, l’essor démographique et les politiques
publiques visant à encourager les populations à s’adonner à l’agriculture, justifient cette
transition. Toutefois, dans les zones à forte pluviométrie, les forêts et savanes converties
en domaine agricole par les populations peuvent parfois se régénérer au bout de quelques
années si l’exploitation s’arrête en cas d’exode ou d’insécurité, par exemple.
Dans les zones estuariennes, le phénomène de salinisation favorise l’étalement des tannes
et des vasières sur les surfaces cultivées.
La transition d’une zone minière en culture maraichère est notée essentiellement dans les
anciens sites d’exploitation de phosphates dans la zone des Niayes.
28
V. Analyse des indicateurs ODD dérivés des résultats
1. Indicateurs de l’ODD 15
Objectif 15. Préserver et restaurer les écosystèmes
terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer
durablement les forêts, lutter contre la désertification,
enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et
mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité
29
2. Métadonnées
Le calcul de l’indicateur 15.1.1 est basé sur le document officiel des métadonnées
adopté par la Commission statistique des Nations Unies. Il mesure le rapport (exprimé en
pourcentage) entre la superficie couverte par l’ensemble des formations forestières
appartenant à la catégorie « Forêt » et la superficie totale des terres émergées1 au niveau
national.
• les forêts sont définies comme « les terres occupant une superficie de plus de 0,5
hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à 05 mètres et un
couvert forestier de plus de 10%, ou avec des arbres capables d'atteindre ces seuils
in situ. Sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante » ;
• les terres émergées sont « la superficie totale d’un pays, à l’exclusion des zones
intérieures couvertes d’eau, telles que fleuves, lacs et barrages ».
Les terres émergées sont donc composées des forêts, des autres terres boisées et des
autres terres (Annexe 4).
Au niveau national, la forêt comprend la forêt dense, la forêt claire, la forêt galerie, la
savane boisée, la savane arborée, la mangrove et les plantations de Casuarina
equisetifolia.
1
La superficie occupée par les eaux intérieures n’intervient pas dans le calcul de l’indicateur.
2
Il s’agit d’une initiative de la FAO qui vise à évaluer les ressources forestières au niveau mondial sur la base des
données fournies par les pays membres. Au Sénégal, la DEFCCS est le point focal pays et est donc chargé de la
coordination au niveau national avec les acteurs concernés. Les évaluations et rapports nationaux sont à cet effet
produits et soumis pour différents niveaux de validation (national, régional, international). La mise à jour des données
FRA est effectuée chaque cinq ans.
30
8 468 160 ha en 2010 et 8 268 160 ha en 2015. La superficie des terres émergées
estimée par FAOSTAT en 2015 (19 253 000 ha) est utilisée comme référence pour
toutes les années.
Avec la classification nationale harmonisée, la superficie totale des forêts telle que définie
par la FAO est obtenue en agrégeant quatre classes d’occupation : forêt, mangrove,
savane, plantation forestière. La savane arbustive n’est pas incluse dans le champ des
forêts. Concernant les terres émergées, leur superficie est égale au total du pays sans les
lacs, les mares et les cours d’eau.
Par conséquent, en 2015, la superficie forestière est estimée à 72 923 km² contre
75 871 km² en 2010. De même, le total des terres émergées s’est établi à 194 055
km² en 2015 contre 193 921 km² en 2010.
Le calcul de l’indicateur en se basant sur les résultats du compte de l’occupation des sols
donne une valeur de 39,1% en 2010 et 37,6% en 2015. Le taux de changement annuel
est aussi négatif (-0,8%) traduisant aussi une dégradation de la forêt. La perte annuelle
moyenne s’établit à 589,6 km² par an, soit 2 948 km² sur les 5 ans.
FRA OCSOL
2010 2015 2010 2015
Surface des forêts (km²) 84 682 82 682 75 871 72 923
Superficie totale des terres émergées (km²) 192 530 192 530 193 921 194 055
Indicateur 15.1.1 (%) 44,0 42,9 39,1 37,6
Sous-indicateur 1 de l’indicateur 15.2.2 (%) -0,5 -0,8
Source : FRA 2010 et 2015, FAO/ Compte de l’occupation des sols du Sénégal 2010-2015
31
Comparaison des deux indicateurs
Il est noté une différence entre les valeurs des indicateurs selon les deux méthodes.
Comparée aux résultats du rapport FRA, la superficie des terres émergées calculée avec
les résultats du compte de l’occupation du sol est supérieure tandis que la superficie
forestière est inférieure. Ainsi, la part de la superficie forestière du FRA est supérieure à
celle du compte de l’occupation du sol. Toutefois, la déforestation est plus prononcée avec
les résultats du compte de l’occupation du sol.
Ces différences peuvent s’expliquer principalement par la différence dans les sources de
données.
Les données utilisées pour estimer la superficie forestière dans le rapport FRA est issue
de la carte de la DEFCSS qui date de 2009 or celles du compte OCSOL sont issues des
cartes de l’ANAT et du CSE qui datent des 2010 et 2015. De plus, la superficie des terres
émergées estimée dans le rapport FRA est restée constante sur la période contrairement
à celle du compte OCSOL.
En définitive, il est important de noter que les données du FRA et les résultats de calcul
de l’indicateur avec les résultats issus du compte OCSOL montrent une tendance baissière
des superficies forestières du pays.
32
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Les comptes des terres décrivent la superficie des terres sur une période comptable selon
l'utilisation ou l'occupation des terres. Ils montrent les diverses expansions et réductions
de stocks de terres associées à l'activité humaine et aux processus naturels. Ils figurent
parmi les nombreux types de comptes couverts par le Cadre central du SCEE, qui utilisent
tous les mêmes concepts comptables. De plus, ils fournissent un point de départ important
pour la compilation des comptes écosystémiques et aident à définir les zones spatiales
pertinentes pour la comptabilité écosystémique.
La réalisation de ce compte est une étape très importante pour les autorités sénégalaises
notamment celles chargées de la mise en œuvre des politiques environnementales et du
renseignement des ODD. En effet, elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du
SCEE-CE et le calcul de l’indicateur ODD 15.1.1 et du sous-indicateur 1 de l’indicateur
ODD 15.2.2.
Les résultats du compte ont permis de constater une nette augmentation des surfaces
agricoles au détriment de la savane, de la forêt et de la steppe. De même, la compilation
des indicateurs ODD a permis de confirmer le recul du couvert forestier déjà évalué par
le rapport FRA.
L’un des principaux défis soulevés par le processus est la pérennisation de l’élaboration
de ce compte pour un meilleur suivi de la couverture des terres et de l’occupation du sol
au Sénégal. Cela passera par la mise à jour régulière de la carte d’occupation du sol par
l’ANAT.
33
Au terme de cette étude, les principales recommandations sont les suivantes :
34
BIBLIOGRAPHIE
ANSD. 2022. Projections démographiques 2022. 2022.
Centre technique forestier tropical, [éd.]. 1978. Memento du Forestier 1978. 1978.
i
MEDDTE. 2023. Lettre de Politique du secteur de l’Environnement et du Développement
durable 2020-2025. s.l. : Ministère de l'Environnement, du Développement durable et de
la Transition écologique, 2023.
ii
ANNEXES
Annexe 1 Méthodologie CSE
Annexe-Figure 1: Combinaison en couleur naturelle de Landsat 8
Source : ANAT
Source : ANAT
iii
Annexe-Tableau 1: Classes thématiques de l’occupation des sols
CLASSE DESCRIPTIF
Végétation ligneuse de stature moyenne, à couvert ouvert et clair, et laissant largement filtrer
la lumière. La plupart des espèces ont le feuillage caduc. La strate graminée est en général
FORÊT CLAIRE
peu dense ou en mélange avec une autre végétation herbacée. Le sous-bois est ordinairement
discontinu et très largement ouvert ou nul.
Ce type de forêt aurait les mêmes caractéristiques que les forêts galeries mais éloignées du
FORÊT DENSE
réseau hydrographique.
Végétation à couvert fermé, de stature moyenne, constituée de plusieurs strates qui forment
FORÊT GALERIE un couloir de verdure accompagnant les cours d'eau permanents et temporaires ou les
dépressions de terrain en zone de savane.
Les arbres et arbustes sont disséminés parmi le tapis graminéen, ils sont moyennement
nombreux et atteignent 6 à 8 m de haut, exceptionnellement plus. La formation se présente
SAVANE ARBORÉE
sous l’aspect d’un peuplement modérément dense, parsemé d’arbres de taille moyenne
(quelque fois très gros) appartenant aux espèces citées plus haut dans leur grande majorité.
Arbre et arbuste y forment un couvert généralement clair qui laisse largement pénétrer la
SAVANE BOISÉE lumière. La hauteur de la strate arborescente est de 8 à 13m, exceptionnellement plus. Les
arbres y sont plus nombreux qu'en savane arborée.
Les végétaux ligneux sont représentés presque uniquement par les arbustes et arbrisseaux,
SAVANE ARBUSTIVE
disséminés dans le tapis graminéen continu.
(ou arbustive): Formation herbeuse, à couvert très irrégulier, où les petits arbres, arbustes et
STEPPE ARBORÉE
arbrisseaux sont présents.
ETENDUE DUNAIRE Concernent les formations dunaires présentes dans la zone désertique
CULTURE SOUS PLUIE Ensemble des cultures de céréales, d’arachide et autres non irriguées
CULTURE
Culture de légumes mélangée à quelques arbres
MARAÎCHÈRE
iv
Annexe 2 Méthodologie ANAT
Annexe-Tableau 2: Classe d'occupation ANAT
Groupement de végétaux
spécifiques principalement
ligneux, communément appelés
Mangrove palétuviers qui poussent dans
la vase et que l’on retrouve
dans les zone de marais
maritime.
v
Nature sur image en
THEME CLE D’INTERPRETATION Nature sur Photo
composition (5-4-3)
vi
Nature sur image en
THEME CLE D’INTERPRETATION Nature sur Photo
composition (5-4-3)
Larges dalles de cuirasses
ferrugineuses dénudées
(Monique Marshall, 1983) en
saison sèche et couvertes
d’herbacées en saison des
Bowé
pluies où on note une présence
de petites buttes de termites ou
termitières. Au Sénégal ils sont
présents à Kédougou et au
Sud-Est de Tambacounda.
Formation herbeuse et
arbustive. L'herbe est en
Steppe
touffes très espacées laissant le
sol à nu entre elles.
Savane boisée
Formation végétale caractérisée
et savane
par la présence d’une strate
arborée,
herbacée continue, constituées
savane
d’arbres et d’arbustes
arbustive
Ensemble de végétation à
couvert fermé, et à couvert
ouvert et clair, de stature
moyenne. La plupart des
Forêt
espèces a le feuillage caduc. La
strate graminée est en général
peu dense ou en mélange avec
une autre végétation herbacée.
vii
Nature sur image en
THEME CLE D’INTERPRETATION Nature sur Photo
composition (5-4-3)
• La classification
Initialement, il s’agit d’une classification d’au moins 2n classes. Un fichier comportant les
signatures spectrales de ces classes a été généré en même temps. Il y est fait recours, si
nécessaire, pour interpréter la réponse spectrale d’un élément dont la nature peut être
difficile à définir.
Source : ANAT
Pour des raisons d’aide à une meilleure prise de décision dans l’aménagement du territoire
certaines classes, après vectorisation, ont été désagrégées en 22 classes. A titre illustratif,
la classe eau et zones inondables a été désagrégée pour séparer les eaux douces
des eaux salées et des zones inondables, de même la classe zone maraîchère a
été séparée de la classe zone de culture irriguée, les mines et carrières ont été
extraites des sols nus, les vallées fossiles ont été extraites de la classe savane, les
tannes secs sont séparés des tannes humides, d’autres classes comme les
vergers et les espaces aéroportuaires ont été créés. Ainsi un nombre de 22 classes
a été finalement extrait du résultat de classification de l’image Landsat 2010.
• L’évaluation de la classification
Accuracy Assessment
La méthode d’évaluation repose sur l’Accuracy Assessment. Elle permet de juger sur
la qualité de la classification. Elle consiste à faire une comparaison à l’aide d’une matrice
dite de confusion si, après classification, des points relevés sur l’ensemble de chaque
classe initialement définie dans un site de vérité terrain (Google Earth, image haute
résolution, terrain proprement dit) seront toujours dans cette classe après classification.
Le principe consiste donc à collecter un semis de points sur toute l’image de vérité terrain
et pour chaque classe en attribuant à chaque semis de points le même code que celui de
la classe issue du résultat de la reclassification. Autrement dit, il sera obtenu beaucoup
de semis de points groupés en treize (13) codes. Une fois que ce travail fait, la méthode
croise ces informations au résultat de la classification et sort des statistiques sur la réussite
ix
de chaque thème classifié. Sur ArcGis il suffit d’aller à Spatial Analyst
Tool_Extraction_Extract value to Points (pour croiser les données). Pour le calcul
des statistiques c’est dans Analysis Tools_Statistics_frequency et pour sortir la
matrice de confusion, aller dans Data management Tools_Table_Pivot Table.
Source : ANAT
Comme expliqué plus haut, pour évaluer le résultat final de la classification, il faut des
points de vérité terrain. Pour avoir ces points, l’imagerie Google Earth très haute résolution
a été utilisée. Un semi de points portant le même code qui est celui de la classe lui
correspondant dans le résultat de l’image classifiée, est collecté sur Google Earth ou sur
l’image ayant servie à la classification, et pour chaque classe identifiée lors de
l’interprétation. Ce semis est croisé avec le résultat de l’image classifiée pour extraire la
matrice de confusion en trois phases comme présenté ci-dessous sous ArcGis.
x
Annexe-Figure 5: Procédure de croisement des points collectés et le résultat de classification
Source : ANAT
Source : ANAT
Source : ANAT
xi
Annexe-Tableau 3: Matrice de contingence
Cultures
Eau et zones Cultures Prairies Zones Sols TOTAL
Forêts Mangroves Vasières Savanes Tannes Steppes sous Bowes
inondables irriguées marécageuses bâties nus COLONNES
pluie
Eau et zones
219 0 0 1 1 19 0 0 0 3 0 0 0 243
inondables
Forêts 0 113 0 1 26 0 23 0 0 2 0 5 3 173
Cultures
0 0 153 0 0 0 0 0 0 7 0 0 0 160
irriguées
Prairies
0 0 1 51 9 2 0 0 0 0 0 0 0 63
marécageuses
Mangroves 0 0 0 0 336 3 0 0 0 0 0 1 0 340
Vasières 0 0 0 0 1 222 0 0 0 0 0 0 0 223
Savanes 0 0 1 0 0 0 329 2 0 68 0 23 20 443
Zones bâties 0 0 0 0 0 0 0 553 0 0 1 2 0 556
Tannes 0 0 0 0 0 14 0 0 176 0 0 0 0 190
Steppes 0 0 33 1 0 2 8 1 0 537 3 28 1 614
Sols nus 0 0 1 0 0 0 0 0 9 7 247 6 0 270
Cultures sous
0 0 0 0 0 0 18 4 0 1 1 598 0 622
pluie
Bowes 0 0 0 0 0 0 27 2 18 0 8 4 75 134
TOTAL LIGNES 219 113 189 54 373 262 405 562 203 625 260 667 99 4031
KAPPA= 0.88
Source : ANAT
xii
Annexe-Figure 8: Corrections logiciel
Source : ANAT
xiii
Annexe 3 Compte physique de l’occupation du sol
Annexe-Figure 10: Carte d'occupation du sol du Sénégal en 2015
Annexe-Figure 9: Carte d'occupation du sol du Sénégal en 2010
xiv
Annexe-Tableau 4 : Superficies en km² des cinq classes en 2010 et 2015
Classes Superficie 2010 Superficie 2015 Part 2010 Part 2015 Evolution 2010-2015
Dune Plaine Tanne/ Culture Culture Savane Plantation Culture Prairie Cours
Sol nu Savane Carrière1 Mangrove Forêt Mare Steppe Lac Localité Total
côtière inondable Vasière maraîchère pluviale arbustive forestière irriguée aquatique d’eau
Superficie 2010 2 786,7 102,9 66 769,3 71,7 1 790,2 2 268,4 289,4 1 543,7 46 421,6 7 507,8 31 160,8 50,4 1 311,0 628,8 30 280,6 276,8 1 015,0 519,2 1 940,9 196 767,5
Expansions 734,1 27,2 3 338,4 27,0 1 418,8 319,9 452,6 38,1 8 345,8 34,2 209,3 0,1 1 052,9 32,0 797,2 8,4 230,4 48,9 2,9 20 219,32
Régressions 962,3 8,3 4 783,7 14,8 246,2 65,8 31,1 2,9 3 232,0 1 566,7 2 279,7 5,5 92,4 155,4 3 522,2 12,5 4,6 122,7 9,5 20 219,32
Changement net -228,2 18,9 -1 445,3 12,3 1 172,6 254,1 421,5 35,2 5 113,9 -1 532,5 -2 070,5 -5,3 960,5 -123,4 -2 725,1 -4,1 225,8 -73,8 -6,6 0
Superficie 2015 2 558,5 121,8 6 5324,0 84,0 2 962,9 2 522,5 710,9 1 578,9 51 535,5 5975,3 29 090,4 45,1 2 271,5 505,4 27 555,6 272,7 1 240,8 445,4 1 934,3 196 767,5
1
Carrière, Infrastructure, Mine
xv
Annexe-Tableau 6: Matrice de changements 2010-2015 (en km²)
Dune Plaine Tanne Culture Culture Savane Plantation Culture Prairie Cours Erreur Total
Sol nu Savane Carrière1 Mangrove Forêt Mare Steppe Lac Localité
côtière inondable /Vasière maraîchère pluviale arbustive forestière irriguée aquatique d’eau statistique 2010
Sol nu 1 824,38 - 6,42 - 523,98 1,24 6,05 - 20,34 1,18 32,31 0,04 333,55 5,29 10,11 0,09 3,24 18,47 - - 2 786,69
Dune cotière 0,49 94,62 - 0,67 0,03 - 5,90 - 0,03 - - - - - 0,37 - 0,82 - - - 102,93
Savane 42,54 - 61 985,62 8,46 43,33 15,52 10,65 0,32 4 565,24 9,63 30,15 - 14,32 1,81 32,46 - 7,49 1,73 - - 66 769,27
Carrière - - 0,09 56,94 0,91 - 10,57 - 0,48 - - - - 0,06 1,34 - 1,30 - - - 71,69
Plaine
64,99 - 2,46 - 1 544,06 11,12 8,33 - 3,88 - 0,04 - 128,51 8,12 13,16 3,39 0,42 1,01 0,72 - 1 790,21
inondable
Tanne/Vasière 6,51 - 0,17 0,11 1,01 2 202,60 0,09 37,58 14,39 0,07 0,51 - 0,26 0,60 0,01 2,27 1,12 0,36 0,75 - 2 268,41
Culture
0,42 0,91 0,35 1,06 4,16 - 258,30 - 8,58 - - 0,08 1,78 0,06 10,34 0,03 3,30 - - - 289,37
maraîchère
Mangrove 0,14 - 0,19 - 0,58 1,14 - 1 540,86 0,02 - - - 0,01 - - - - 0,58 0,20 - 1 543,72
Culture
6,18 0,09 1 704,82 6,22 197,97 276,82 140,20 0,02 43 189,63 20,49 145,61 0,01 43,63 2,98 516,21 0,13 168,20 1,92 0,46 - 46 421,59
pluviale
Forêt 0,35 - 584,91 - - 0,68 1,55 0,08 975,07 5 941,05 0,01 - - 0,05 0,05 - 3,98 - 0,01 - 7 507,79
Savane
17,86 - 1 013,73 0,14 6,24 3,85 21,73 - 1 009,89 - 28 881,09 - 0,94 0,32 204,17 - 0,85 - - - 31 160,81
arbustive
Plantation
2,51 0,10 - - 0,21 - 1,99 - - - - 44,94 - - 0,63 - 0,02 0,01 - - 50,41
forestière
Culture
5,58 - 2,40 - 14,29 - 50,39 - 5,44 - - - 1 218,63 0,46 5,05 - 0,52 8,22 - - 1 310,98
irriguée
Mare 4,52 - 20,76 - 112,33 0,07 0,20 - 0,37 - 0,06 - 12,06 473,38 1,26 2,27 0,01 1,45 - - 628,74
Steppe 580,72 26,10 0,18 10,37 447,86 3,51 185,66 - 1 736,30 2,30 0,57 - 477,92 4,09 26 758,41 0,15 36,74 9,09 0,64 - 30 280,61
Lac 0,03 - - - 5,96 - 0,28 - 0,03 - - - - 0,14 - 264,32 0,11 5,90 - - 276,77
Localité 0,35 - 0,16 - 0,06 0,10 0,06 - 1,85 - - - 0,23 0,01 1,66 - 1 010,39 0,05 - - 1 014,92
Prairie
0,60 - 0,48 - 58,69 0,20 8,89 0,04 3,57 - - - 39,61 8,00 0,27 0,01 2,24 396,49 0,07 - 519,16
aquatique
Cours d’eau 0,31 - 1,23 - 1,19 5,65 - 0,01 0,32 0,53 - - 0,05 - 0,05 - - 0,09 1 931,45 - 1 940,88
Erreur
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - 32,35 32,35
statistique
196
Total 2015 2 558,48 121,82 65 323,97 83,97 2 962,86 2 522,50 710,84 1 578,91 51 535,43 5 975,25 29 090,35 45,07 2 271,50 505,37 27 555,55 272,66 1 240,75 445,37 1 934,30 32,35
767,30
Changement
net -8,2% 18,4% -2,2% 17,2% 65,5% 11,2% 145,6% 2,3% 11,0% -20,4% -6,6% -10,5% 73,3% -19,6% -9,0% -1,5% 22,2% -14,2% -0,3%
(2015/2010)
Source : Compte de l’occupation des sols du Sénégal 2010-2015
1
Carrière, Infrastructure, Mine
xvi
Annexe 4 Définitions selon le FRA
• Autres terres boisées (ATB) : terres non définies comme « forêts », couvrant
une superficie de plus de 0,5 hectares avec des arbres atteignant une hauteur
supérieure à cinq mètres et un couvert arboré de cinq à dix pour cent, ou des
arbres capables d'atteindre ces seuils, ou un couvert mixte d'arbustes, arbrisseaux
et d'arbres supérieur à dix pour cent. Sont exclues les terres à vocation agricole ou
urbaine prédominante. Au niveau national, cette catégorie couvre les savanes
arbustives, les prairies et les steppes.
• Autres terres : toute terre n'entrant pas dans la catégorie « forêt » ou «autres
terres boisées». Cette catégorie renferme la catégorie des terres à vocation
agricole ou urbaine prédominante ayant des îlots de végétation arborée couvrant
une superficie supérieure à 0,5 hectares avec un couvert arboré de plus de dix
pour cent d'arbres pouvant atteindre une hauteur de cinq mètres à maturité. Elles
renferment des espèces forestières et non forestières.
• Eaux intérieures : Les eaux intérieures comprennent généralement les grands
fleuves, lacs et réservoirs.
xvii