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Délivrance de l'attestation conducteur train

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Délivrance de l’attestation complémentaire au

conducteur de train

Référence : Guide 014


Version 2 du 2 juillet 2020
Préambule

La certification des conducteurs de train comprend la délivrance de la licence européenne de


conducteur de train par l’EPSF et de l’attestation complémentaire par un exploitant ferroviaire.

Les modalités pratiques relatives à la délivrance de la licence européenne de conducteur de train par
l’EPSF sont présentées dans le guide 015 « Guide à l’usage des candidats à l’obtention de la licence
de conducteur de train ».

Lien Titre

Guide à l’usage des candidats à l’obtention de la licence de conducteur de


train

Le présent guide a pour objet d’aider les exploitants ferroviaires à recenser et à mettre en pratique
toutes les obligations réglementaires de manière à assurer, en bonne et due forme, la délivrance de
l’attestation complémentaire d’un conducteur de train.

Il leurs appartient en outre d’adopter une organisation du travail respectant les règles du code du travail,
en veillant notamment à ne pas s’exposer aux délits de prêt illicite de main-d’œuvre ou de marchandage.
Ceci ne fait pas l’objet du présent guide.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 3


Sommaire

Introduction ...............................................................................................................................................6

Utilisation du guide ...................................................................................................................................7

Définitions .................................................................................................................................................8

Abréviations ........................................................................................................................................... 10

1. Le processus de certification du conducteur .................................................................................... 11

2. Formation ......................................................................................................................................... 13

2.1. Formation internalisée/externalisée ....................................................................................... 13


2.2. Types de formations ............................................................................................................... 13
2.3. Formateurs ............................................................................................................................. 14
2.4. Formations théorique et pratique ........................................................................................... 16
2.5. Outils pédagogiques .............................................................................................................. 16

3. Évaluation ......................................................................................................................................... 19

3.1. Évaluation internalisée/externalisée ...................................................................................... 19


3.2. Types d’évaluations ............................................................................................................... 19
3.3. Évaluation annuelle en cas de non-circulation sur l’infrastructure ......................................... 20
3.4. Évaluateurs ............................................................................................................................ 20
3.5. Superviseur ............................................................................................................................ 22

4. Vérification de la compétence linguistique des conducteurs. .......................................................... 23

5. Délivrance de l’attestation complémentaire ..................................................................................... 24

6. Registre des attestations complémentaires. .................................................................................... 25

7. Maintien des compétences du conducteur. ...................................................................................... 26

7.1. Le suivi individuel ................................................................................................................... 26


7.2. Le contrôle des enregistrements de conduite ........................................................................ 26
7.3. L’évaluation périodique .......................................................................................................... 26

8. Utilisation de conducteurs d’une autre entreprise. ........................................................................... 27

8.1. Vérifications à réaliser par « l’employeur » lorsqu’il a recours au personnel d’un autre ExF
pour assurer la conduite......................................................................................................... 29
8.2. Vérifications à réaliser par « l’employeur » lorsqu’il a recours au personnel d’une
entreprise qui n’est pas un ExF ............................................................................................. 29

En cliquant sur l’une des lignes du sommaire, vous accédez directement au chapitre correspondant.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 4


Annexe 1 – Dispositions juridiques applicables pour la certification du conducteur ............................. 31
Annexe 2 – Exemple d’attestation de formation initiale ........................................................................ 37
Annexe 3 – Exemple de certificat d’évaluation initiale .......................................................................... 38

Fiches

Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié

Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié

Formation à une extension de compétences

Formation continue

Évaluation initiale

Évaluation de reprise des compétences

Évaluation pour l’extension de compétences à :

- un nouveau type de matériel roulant (similaire)


- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu)

Évaluation pour l’extension de compétences à :

- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires


- une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu

Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une
ligne/section de ligne

Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire

Transfert du contrat de travail d’un conducteur lors d’un changement d’attributaire

En cliquant sur l’une des lignes du sommaire ou sur le numéro de la fiche, vous accédez directement au chapitre ou à la fiche
correspondant.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 5


Introduction

Le conducteur est une personne assurant la conduite d’un train, qu’elle en assure les commandes
directes ou qu’elle donne les directives en cabine à la personne maîtrisant les organes de commande.

À ce titre, cette personne assure une tâche essentielle pour la sécurité. C’est pourquoi, l’exploitant
ferroviaire (ExF) doit établir la procédure de délivrance des attestations complémentaires (AC) aux
conducteurs qu’il affecte à la conduite d’un train.

La délivrance de l’AC implique le respect d’exigences en matière de formation et d’évaluation des


conducteurs visant à s’assurer des compétences du conducteur initialement acquises et périodiquement
contrôlées afin que cette tâche essentielle soit effectuée en sécurité.

Cette procédure doit être présentée dans le manuel qui décrit le système de gestion de la sécurité
(SGS) de l’ExF.

Le guide est organisé en deux parties :


- une première partie présentant le contexte général nécessaire à la délivrance de l’AC des
conducteurs ;
- une seconde partie, sous forme de fiches pratiques, permettant de traiter chaque cas auquel les
exploitants ferroviaires peuvent être confrontés en termes de formation et d’évaluation. Chaque fiche
est structurée en quatre parties :
1. Le contexte général expliquant la nature de la fiche.
2. Les attendus sur l’organisation, les compétences nécessaires et la traçabilité.
3. Les preuves nécessaires à fournir notamment dans le cadre d’un contrôle.
4. Le cadre réglementaire européen et français.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 6


Utilisation du guide

Les références réglementaires applicables à chacune des fiches sont présentées dans des tableaux en
fin de fiche avec la symbolique suivante :

Réglementation Symbole Type de texte

Directive

Européenne Décision

Règlement

Loi

Code

Française

Décret

Arrêté

Ces textes réglementaires doivent être utilisés dans leur version en vigueur lors de
la demande :
■ de certificat de sécurité unique pour les entreprises ferroviaire ;
■ d’agrément de sécurité pour les gestionnaires d’infrastructure ;
■ d’agrément en tant qu’organisme de formation.

Dans chaque fiche, il vous suffit de cliquer sur le symbole pour accéder directement au texte
correspondant disponible dans l’Espace réglementation du site Internet de l’EPSF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 7


Définitions

Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer dont les


Agence prérogatives sont définies par le règlement (UE) 2016/796 du Parlement
européen et du Conseil du 11 mai 2016

L’attestation complémentaire précise les infrastructures sur lesquelles


Attestation le titulaire est autorisé à conduire ainsi que le matériel roulant que le
complémentaire titulaire est autorisé à conduire et les compétences linguistiques (toutes
les langues autres que la langue maternelle)

Au sens du présent guide, on entend par le terme « compétences », les


Compétences connaissances professionnelles spécifiques reprises à chacun des
items des annexes V et VI de la directive 2007/59/CE

Au sens du présent guide, le conducteur certifié répond aux exigences


du décret n° 2010-708 qui prévoit qu’il possède une licence européenne
Conducteur certifié
et de l’arrêté du 6 août 2010 qui prévoit qu’il possède une attestation
complémentaire valide

Connaissances Les connaissances professionnelles spécifiques sont celles décrites aux


professionnelles annexes V et VI de la directive 2007/59/CE et dénommées dans le
spécifiques présent guide « compétences »

Au sens du présent guide, on entend par « employeur », conformément


aux dispositions de l’article 1er du décret n° 2010-708, l’exploitant
ferroviaire pour le compte duquel le conducteur exerce ses fonctions et
qui est responsable de la sécurité de la circulation car elle se fait sous
Employeur
couvert de son certificat de sécurité unique/agrément de sécurité.
Cette notion est différente de celle utilisée dans l’arrêté du 7 mai 2015
relatif aux tâches essentielles pour la sécurité ferroviaire autres que la
conduite de trains

Le qualificatif d’encadrant de conducteur de train s’entend de toute


personne assurant régulièrement le suivi de conducteurs et pouvant
Encadrant justifier des connaissances professionnelles spécifiques à la conduite
des trains afin d’être en mesure d’expliquer les instructions, savoir les
faire appliquer et contrôler la conformité de leur mise en œuvre

Evaluation des acquis de la formation telle que préconisée par


Évaluation pédagogique
l’article L6353-1 du code du travail

L’exploitant ferroviaire désigne indifféremment l’entreprise ferroviaire


Exploitant ferroviaire titulaire d’un certificat de sécurité unique (CSU) ou le gestionnaire de
l’infrastructure titulaire d’un agrément de sécurité (AS)

Au sens du point [Link].1 du règlement (UE) 2019/773 de la


Livret de procédures Commission du 16 mai 2019 concernant la STI relative au sous-système
pour le conducteur « Exploitation et gestion du trafic » du système ferroviaire de l’Union
européenne

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 8


Manuel qui décrit l’organisation et les dispositions établies par un
Manuel du SGS
exploitant ferroviaire pour assurer la gestion sûre de ses activités

Ce terme correspond aux caractéristiques générales de l’exploitation


Système d’exploitation telles que précisées dans la STI « Exploitation et gestion du trafic » au
point [Link].2.1 a)

Dans le présent guide, cette expression ne doit pas être prise au sens
de l’article 160 du décret n° 2019-525 mais plutôt au sens usuel du
Type de matériel roulant
terme où le type définit le modèle pour servir à la production ou à la série
d’engin moteur

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 9


Abréviations

AC Attestation complémentaire

A AMM Autorisation de mise sur le marché

AS Agrément de sécurité

CECL Cadre européen commun de référence pour les langues


C
CSU Certificat de sécurité unique

EAO Enseignement assisté par ordinateur

EF Entreprise ferroviaire
E
EPSF Établissement public de sécurité ferroviaire

ExF Exploitant ferroviaire

G GI Gestionnaire de l’infrastructure

RAC Registre des attestations complémentaires


R
RFN Réseau ferré national

S SGS Système de gestion de la sécurité

U UE Union européenne

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 10


1. Le processus de certification du conducteur

La certification des conducteurs de train est encadrée par la directive européenne 2007/59/CE du
Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de train
assurant la conduite de locomotives et de trains sur le système ferroviaire dans la Communauté.

Cette directive a été transposée en droit français par :


- le décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à l’interopérabilité du système ferroviaire ;
- le décret n° 2010-708 du 29 juin 2010 et l’arrêté du 6 août 2010 relatifs à la certification des
conducteurs de train.

Le point 4.2.1 du règlement (UE) 2018/762 de la Commission du 8 mars 2018 établissant des méthodes
de sécurité communes relatives aux exigences en matière de système de gestion de la sécurité
conformément à la directive (UE) 2016/798 précise le processus à mettre en œuvre par l’exploitant
ferroviaire pour assurer la gestion des compétences des personnels affectés à des tâches [essentielles]
pour la sécurité ferroviaire, dont la « conduite des trains ».

Ce dispositif est complété par un certain nombre de décisions, règlements et recommandations


européennes, figurant à l’annexe 1 du présent guide.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 11


En cliquant sur l’une des fiches, vous accédez directement à la fiche correspondante.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 12


2. Formation

Avant d’être affectés à des tâches essentielles pour la sécurité ferroviaire, les personnels reçoivent une
formation adaptée à ces tâches, comprenant notamment une formation en situations d’exploitation
normale, dégradée ou d’urgence aux techniques et à l’emploi des matériels roulants utilisés, des
infrastructures empruntées, de la langue française le cas échéant.

Tout ExF décrit, dans le manuel de son SGS, la procédure de délivrance de l’AC aux conducteurs qu’il
affecte à la conduite des trains. Il doit notamment être fait mention des dispositions relatives à la
formation des conducteurs.

2.1. Formation internalisée/externalisée

La formation des conducteurs peut être dispensée soit par un ExF, soit par un organisme de formation
agréé par l’EPSF.

Le dispositif mis en place est conforme à celui décrit dans :


- le dossier de demande d’agrément lorsque la formation est dispensée par un organisme de formation
agréé ;
- le manuel du SGS de l’ExF lorsque la formation est dispensée par un exploitant ferroviaire.

Le processus global de formation décrit les dispositions prises pour :


- recueillir les besoins de formation ;
- élaborer le cahier des charges des formations ;
- élaborer la réponse pédagogique ;
- établir le dossier pédagogique (déroulé pédagogique, supports de formation, etc.) ;
- organiser et dispenser les formations ;
- réaliser l’évaluation pédagogique ;
- délivrer l’attestation de formation telle que prévue par l’article L 6353-1 du code du travail.

L’exploitant ferroviaire garantit l’impartialité de ses formateurs en particulier lors de l’évaluation


pédagogique des stagiaires. L’EPSF préconise que l’exploitant ferroviaire puisse fournir, du service de
formation auquel appartient le formateur, une charte qui reprend ces points ou un engagement signé
du formateur reprenant ces points.

L’ensemble de ce processus est tracé afin de pouvoir être présenté aux autorités compétentes.

2.2. Types de formations

Ces formations sont de plusieurs types :


- initiale ;
- de reprise des compétences ;
- continue ;
- d’extension de compétences.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 13


La formation initiale s’entend par la formation qui est dispensée à une personne n’ayant jamais été
certifiée à la conduite d’un train. Les objectifs pédagogiques de formation permettent d’acquérir toutes
les compétences prévues aux annexes V et VI de la directive 2007/59/CE en fonction du besoin identifié
par l’ExF.

La formation « de reprise des compétences » correspond à la formation nécessaire à la « première


délivrance » par un exploitant ferroviaire, d’une AC à un conducteur qui a déjà été certifié par un autre
ExF. De même, cette notion recouvre aussi la formation nécessaire pour un conducteur qui n’a pas
assuré la conduite d’un train pendant plus de trois ans ou encore à la formation nécessaire pour un
conducteur qui circulera pour la première fois sur le système ferroviaire mais qui possède une AC valide
dans un autre État membre de l’Union européenne ou un État appliquant des règles équivalentes à
celles de l’UE en vertu d’accords conclus avec celui-ci.

La formation continue s’entend par la formation nécessaire au maintien ou à l’amélioration des


connaissances professionnelles spécifiques d’un conducteur, y compris la compétence linguistique.

La formation d’extension de compétences s’entend par la formation nécessaire à l’acquisition de


compétences nouvelles, infrastructure ou matériel roulant, par un conducteur certifié. Lorsqu’il s’agit
d’une extension de compétences uniquement à l’itinéraire, l’EPSF admet l’apprentissage utilisant des
outils pédagogiques multimédias comme notamment la vidéo ou bien l’accompagnement d’un autre
conducteur certifié en cabine de conduite d’un train (voir point 2.4).

2.3. Formateurs

La formation n’est réalisée que par des formateurs répondant aux exigences réglementaires applicables
lors de leurs prises de fonction en tant que formateur et aux exigences fixées par l’ExF dans sa
procédure de gestion des compétences des conducteurs ou l’organisme de formation agréé.

Cette procédure présente la manière dont l’ExF ou l’organisme de formation agréé :


- vérifie l’expérience professionnelle nécessaire des candidats au moment de leur demande en tant
que formateur ;
- dispense au formateur la formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.), si besoin ;
- évalue périodiquement les compétences aux techniques de formation (pédagogie, etc.) des
formateurs ;
- actualise régulièrement les connaissances professionnelles des formateurs ;
- vérifie la validité de la licence européenne 1 de conducteur de train et assure le maintien de la validité
des AC pour les formateurs dispensant la formation pratique à bord des trains.

Si le formateur ne répond pas aux exigences du dernier point ci-dessus concernant l’AC, des
dispositions particulières doivent être prises selon les cas ci-dessous.

1 La détention d’une licence européenne de conducteur n’est obligatoire pour toute personne affectée à la conduite
d’un train qu’à partir du 1er juin 2018. Jusqu’au 31 mai 2018, est réputé répondre aux exigences formulées, un
formateur titulaire de la seule attestation complémentaire délivrée conformément aux dispositions de l’arrêté du
6 août 2010.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 14


Cas n° 1

Si l’ExF concerné et/ou un organisme de formation agréé ne disposent que de formateurs titulaires
d’une AC valide pour un type similaire 2 de ligne et/ou de matériel roulant, la formation est réalisée par
ces formateurs à condition qu’un conducteur titulaire de l’AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel
roulant soit présent lors de la formation pratique à bord du train. Dans le cas contraire, c’est le cas n° 2
ci-dessous qui s’applique.

Cas n° 2

Si ni l’ExF concerné, ni aucun organisme de formation agréé ne dispose de formateur titulaire d’une AC
valide pour un type similaire de ligne et/ou de matériel roulant et en l’absence de conducteur titulaire de
l’AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel roulant, l’ExF soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas
déjà prévu dans le manuel de son SGS, les conditions de la formation du premier formateur :
- pour une entreprise ferroviaire : à l’occasion de l’information de l’utilisation de ce nouveau type de
matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette disposition,
- pour un gestionnaire d’infrastructure : à l’occasion de l’information de l’utilisation de cette nouvelle
ligne et/ou de ce nouveau type de matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette
disposition.

Cas n° 3

Si aucun ExF n’a circulé depuis plus d’un an sur une section de ligne, l’entreprise ferroviaire ou le
gestionnaire d’infrastructure soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas déjà prévu dans le manuel de son
SGS, à l’occasion de la reprise du (ou d’un) service les conditions de la formation du premier formateur
amené à intervenir un mois avant la mise en œuvre de cette disposition.

Pour les cas n° 2 et n° 3 ci-dessus, il peut être admis que l’AC du premier formateur soit rendue valide
sans épreuve d’évaluation formelle de sa compétence.

Les formateurs dispensant des formations relatives à l’infrastructure sont habilités* en tant que tels soit
par l’ExF, soit par l’organisme de formation agréé, selon une procédure d’habilitation agréée par l’EPSF
dans le cadre de la délivrance soit :
- de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de l’agrément de sécurité du GI ;
- du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

L’ExF ou l’organisme de formation agréé tient, met à jour et communique à l’EPSF sur demande la liste
des formateurs habilités.

2Par « similaire », il faut comprendre pour une section de ligne dont le type de block est identique et pour un engin
moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les principes de dépannage de celui-ci sont
pratiquement identique à celles d’autres types.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 15


2.4. Formations théorique et pratique

Par formation théorique, il faut comprendre que les actions de formations sont dispensées en salle et
sur le terrain en statique par des méthodes pédagogiques permettant de garantir l’acquisition des
connaissances professionnelles théoriques. Elle peut être complétée par des EAO ou bien encore par
l’utilisation de simulateurs.

L’arrêté du 6 août renvoie à l’annexe III de la directive 2007/59/CE qui précise qu’en ce qui concerne
l’acquisition des connaissances professionnelles sur les itinéraires, il faut privilégier l’approche qui
consiste à ce que le conducteur de train accompagne un autre conducteur pendant un nombre approprié
de voyages (parcours en ligne) sur l’itinéraire concerné. De ce fait, le conducteur ne participant pas à
la conduite du train, l’EPSF admet qu’il s’agit d’une formation théorique au même titre que l’utilisation
des enregistrements vidéo des itinéraires réalisés depuis la cabine du conducteur.

Par formation pratique, il faut comprendre l’acquisition d’une expérience de travail en conditions réelles,
c’est-à-dire en circulation sur le système ferroviaire à bord du train. Pour la mise en pratique des gestes
métier, il peut être fait appel à des moniteurs qui sont des conducteurs accompagnant un candidat
conducteur ou un conducteur en formation non titulaire de l’AC. Ce conducteur dit « moniteur » possède
une AC valide et doit avoir une formation générale et technique adaptée ainsi qu’une expérience
professionnelle de 18 mois sur le système ferroviaire ou le réseau considéré.

Cependant, certains types de simulateurs peuvent être utilisés. Ils sont particulièrement utiles pour
permettre aux conducteurs d’apprendre par la pratique à réagir à des situations qui ne peuvent faire
l’objet d’une mise en situation réelle.

Dans tous les cas, il convient d’assurer un bon équilibre entre la formation théorique et la formation
pratique.

Les dispositions particulières concernant chaque type de formation sont présentées dans les
fiches 1 à 4 du présent guide.

2.5. Outils pédagogiques

Les outils pédagogiques doivent être adaptés à la formation dispensée. Ils peuvent être de différentes
natures selon les évolutions technologiques (EAO, casques virtuels, simulateurs, …).

2.5.1. Exemples de types de simulateur

[Link]. Le micro-simulateur

La ligne est représentée en images de synthèse générique sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 16


Ce type de simulateur est développé sur un modèle de train générique sur lequel il est adapté
notamment les capacités d’accélération et de freinage du train devant être simulés. Les affichages
peuvent être mis en adéquation avec l’engin réel.

[Link]. Le simulateur multifonction

Ce type de simulateur ne possède pas de mouvements dynamiques et représente un pupitre réel


d’engin moteur qui peut être commun à plusieurs types d’engin moteur.

Ce type de simulateur est développé principalement lorsqu’il y a plusieurs types d’engins à simuler.

L’utilisation d’écrans tactiles permet de représenter l’appareillage des différents types d’engins à
simuler.

[Link]. Le simulateur réplique

Ce simulateur est équipé de mouvements dynamiques. Il peut exister plusieurs lignes réalistes en
images de synthèse pour un parcours total de l’ordre de 700 à 800 kilomètres.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 17


Ce type de simulateur est développé lorsque l’utilisateur souhaite avoir la réplique exacte de la cabine
de conduite d’un engin moteur.

2.5.2. Leur utilisation

Pour l’acquisition de procédures, les « micro-simulateurs » et les « simulateurs multifonctions » sont


d’un bon compromis pour ce type d’utilisation.

Pour une mise en situation réelle et un entraînement à la conduite, le « simulateur réplique » est le
meilleur compromis pour ce type d’utilisation. Il est nécessaire dans ce cas d’avoir des images de
synthèse très proches de la réalité.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 18


3. Évaluation

Avant d’être affecté à la conduite de trains un conducteur doit avoir satisfait à des épreuves d’évaluation
permettant de valider ses compétences.

L’ExF décrit, dans le manuel de son SGS, la procédure de délivrance de l’AC aux conducteurs qu’il
affecte à la conduite des trains.

Cette procédure reprend les dispositions concernant l’évaluation des conducteurs en vue de leur délivrer
et maintenir/renouveler l’AC.

3.1. Évaluation internalisée/externalisée

L’évaluation des conducteurs est réalisée soit par un exploitant ferroviaire, soit par un organisme
d’évaluation agréé par l’EPSF.

Le dispositif mis en place est conforme à celui décrit dans :


- le dossier de demande d’agrément lorsque l’évaluation est réalisée par un organisme d’évaluation
agréé ;
- le manuel du SGS de l’ExF lorsque l’évaluation est réalisée par un ExF.

Le processus global d’évaluation décrit les dispositions prises pour :


- désigner le superviseur ;
- désigner l’évaluateur en s’assurant qu’il n’est pas intervenu dans la formation du conducteur
spécifique à l’objet de l’épreuve d’évaluation (toutefois, lorsque la rareté des compétences
disponibles en matière de formation et d’évaluation le justifie, l’évaluation peut être confiée au
formateur d’un conducteur sous réserve, le cas échéant de dispositions particulières à préciser par
le superviseur) ;
- organiser les épreuves d’évaluation ;
- réaliser l’évaluation des connaissances professionnelles spécifiques ;
- permettre au candidat de faire un recours auprès du superviseur ;
- délivrer l’attestation de réussite à l’évaluation.

L’ExF ou l’organisme d’évaluation agréé garantit l'absence de tout conflit d'intérêts et du respect de
conditions transparentes, impartiales et non discriminatoires dans l'organisation et le déroulement des
épreuves d'évaluation.

L’ensemble de ce processus est tracé afin de pouvoir être présenté aux autorités compétentes.

3.2. Types d’évaluations

Ces évaluations sont de plusieurs types :


- initiale ;
- de reprise des compétences ;
- d’extension de compétences ;
- périodique ;

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 19


- après une absence de circulation pendant plus d’un an sur une section de ligne du système
ferroviaire.

Les évaluations initiales permettent de valider l’acquisition par le conducteur de toutes les compétences
reprises aux annexes V et VI de la directive 2007/59/CE en vue de la délivrance de la première AC par
un ExF.

Les évaluations de reprise de compétences permettent de valider l’acquisition par le conducteur de


toutes les compétences reprises aux annexes V et VI de la directive 2007/59/CE en vue de la délivrance
de la première AC par un ExF. Pour cette évaluation, l’ExF tient compte de tous les documents prouvant
la formation, les qualifications, l’expérience et les compétences professionnelles fournies par le
conducteur.

L’évaluation d’extension de compétences permet de valider l’acquisition des compétences nouvelles


pour une infrastructure ou un matériel roulant par un conducteur.

L’évaluation périodique s’entend par l’évaluation des connaissances professionnelles des conducteurs
nécessaire pour le renouvellement/maintien de l’AC.

3.3. Évaluation annuelle en cas de non-circulation sur l’infrastructure

L’ExF s’assure que le conducteur a circulé, depuis moins d’un an (et sans excéder 365 jours), sur
chacune des lignes pour lesquelles il détient une AC. L’ExF doit donc réaliser des vérifications annuelles
de passage sur les sections de ligne.

L’EPSF admet que le terme « circuler » s’applique tant à la conduite qu’au parcours réalisé en cabine
de conduite sans prendre part à la conduite du train.

Si un conducteur n’a pas circulé depuis plus de 365 jours sur une section de ligne, l’évaluation doit
permettre de s’assurer que le conducteur possède toujours les compétences sur cette section de ligne.

3.4. Évaluateurs

L’évaluation ne peut être réalisée que par des évaluateurs répondant aux exigences réglementaires
applicables lors de leurs prises de fonction en tant qu’évaluateur et celles fixées par l’ExF dans sa
procédure de gestion des compétences des conducteurs ou par l’organisme d’évaluation agréé.

Cette procédure présente la manière dont l’ExF ou l’organisme d’évaluation agréé :


- vérifie l’expérience professionnelle nécessaire des candidats au moment de leur candidature à la
fonction d’évaluateur ;
- vérifie les compétences linguistiques du candidat à la fonction d’évaluateur (a minima le niveau B2
du cadre européen) ;
- dispense au candidat en tant qu’évaluateur une formation à l’évaluation comportant l’aptitude
pédagogique et la connaissance des méthodes d’évaluation ;
- actualise régulièrement les connaissances professionnelles spécifiques des évaluateurs ;

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 20


- vérifie la validité de la licence européenne 3 de conducteur de train et assure le maintien de la validité
des AC pour les évaluateurs réalisant l’évaluation pratique à bord des trains.

Si l’évaluateur ne répond pas aux exigences du dernier point ci-dessus concernant l’AC, des
dispositions particulières doivent être prises selon les cas ci-dessous.

Cas n° 1

Si l’ExF concerné et/ou l’organisme d’évaluation agréé ne disposent que d’évaluateurs titulaires d’une
AC valide pour un type similaire de ligne et/ou de matériel roulant, l’évaluation est réalisée par cet
évaluateur à condition qu’un conducteur titulaire de l’AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel roulant
soit présent lors de l’évaluation pratique à bord du train.

Dans le cas contraire, c’est le cas n° 2 ci-dessous qui s’applique.

Cas n° 2

Si ni l’ExF concerné, ni aucun organisme d’évaluation agréé ne dispose d’évaluateur titulaire d’une AC
valide pour un type similaire de ligne et/ou de matériel roulant et en l’absence de conducteur titulaire de
AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel roulant, l’ExF soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas prévu
dans le manuel de son SGS, les conditions de formation du premier évaluateur :
- pour une entreprise ferroviaire : à l’occasion de l’information de l’utilisation de ce nouveau type de
matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette disposition,
- pour un gestionnaire d’infrastructure : à l’occasion de l’information de l’utilisation de cette nouvelle
ligne et/ou de ce nouveau type de matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette
disposition.

Cas n° 3

Si aucun ExF n’a circulé depuis plus d’un an sur une section de ligne, l’entreprise ferroviaire ou le
gestionnaire d’infrastructure soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas déjà prévu dans le manuel de son
SGS, à l’occasion de la reprise du (ou d’un) service les conditions de la formation du premier évaluateur
amené à intervenir, un mois avant la mise en œuvre de cette disposition.

Pour les cas n° 2 et n° 3 ci-dessus, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide
sans épreuve d’évaluation formelle de sa compétence.

Les évaluateurs sont habilités* en tant que tels soit par l’ExF, soit par l’organisme d’évaluation agréé,
selon une procédure d’habilitation agréée par l’EPSF dans le cadre de la délivrance soit :
- de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de l’agrément de sécurité du GI ;
- du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

3 La détention d’une licence européenne de conducteur n’est obligatoire pour toute personne affectée à la conduite
d’un train qu’à partir du 1er juin 2018. Jusqu’au 31 mai 2018, est réputé répondre aux exigences formulées, un
formateur titulaire de la seule AC délivrée conformément aux dispositions de l’arrêté du 6 août 2010.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 21


L’ExF ou l’organisme d’évaluation agréé tient, met à jour et communique à l’EPSF sur demande la liste
des évaluateurs habilités.

3.5. Superviseur

Les épreuves d’évaluation sont placées sous la responsabilité d’un superviseur désigné soit par l’ExF
soit par l’organisme d’évaluation agréé.

Le superviseur veille au bon déroulement des épreuves d’évaluation 4. Il s’assure de l’absence de tout
conflit d’intérêts et du respect de conditions transparentes, impartiales et non discriminatoires dans
l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation. Il instruit toute contestation relative au
résultat des évaluations.

L’ExF ou l’organisme d’évaluation agréé tient, met à jour et communique à l’EPSF sur demande la liste
des superviseurs désignés.

4 L’EPSF préconise qu’a minima le superviseur s’assure du respect des processus décrits par
l’organisme d’évaluation agréé ou par l’ExF dans le manuel de son SGS.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 22


4. Vérification de la compétence linguistique des conducteurs

L’ExF définit les dispositions qu’il met en œuvre pour vérifier les compétences linguistiques des
conducteurs, dont la langue maternelle n’est pas le français, ainsi que les échéances de ces
vérifications.

Un conducteur doit être capable de communiquer activement et efficacement, en langue française, avec
le GI dans des situations normales, dégradées ou d’urgence ou, sur les sections frontières définies dans
l’annexe 3 de l’arrêté du 14 avril 2008 relatif au certificat de sécurité requis en matière ferroviaire, dans
au moins une des langues indiquées par celui-ci.

Il doit notamment être capable d’utiliser les messages et la méthode de communication spécifiés dans
le règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du 16 mai 2019 concernant la spécification
technique d’interopérabilité relative au sous-système « Exploitation et gestion du trafic » du système
ferroviaire de l’Union européenne et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI OPE »).

À ce titre, il doit lire, écrire, comprendre et communiquer oralement et par écrit, conformément au moins
aux exigences spécifiées pour le niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues.

Le conducteur doit justifier de l’atteinte de ce niveau, dûment attesté par un organisme habilité à cet
effet. Ce niveau est réputé atteint pour un conducteur qui justifie de tout diplôme délivré dans la langue
indiquée par le gestionnaire de l'infrastructure.

La liste des organismes habilités (centres d’examen) est disponible sur


le site « France Éducation International »

(cliquez sur l’image pour y accéder)

Cependant, sur les sections frontières listées à l’annexe 3 de l’arrêté du 14 avril 2008, un conducteur
peut se voir accorder par le gestionnaire de l’infrastructure, sur demande de l’entreprise ferroviaire
concernée, une dérogation à l’exigence de niveau linguistique prévue ci-dessus dans les conditions
décrites à l’annexe VI de la directive 2007/59/CE.

L’EPSF préconise qu’un item particulier concernant la compétence linguistique soit ajouté lors de
l’évaluation périodique pour les conducteurs dont la langue maternelle n’est pas le français.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 23


5. Délivrance de l’attestation complémentaire

L’ExF décrit, dans le manuel de son SGS, la procédure de délivrance de l’AC aux conducteurs qui
assurent la conduite des trains.

L’AC est délivrée par un ExF dans les conditions définies dans le manuel de son SGS au conducteur
qui :
- est titulaire d’une licence européenne de conducteur de train ;
- a satisfait aux épreuves d’évaluation permettant d’apprécier ses connaissances professionnelles des
lignes ou sections de lignes et des types de matériel roulant sur lesquels il est amené à conduire ;
- justifie qu’il détient les compétences linguistiques requises pour les lignes ou sections de lignes
concernées.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 24


6. Registre des attestations complémentaires

L’ExF tient et met à jour (ou veille à ce que soit tenu et mis à jour) le registre des AC délivrées (RAC),
conformément aux exigences de la décision 2010/17/CE de la Commission du 29 octobre 2009 relative
à l’adoption des paramètres fondamentaux des registres des licences des conducteurs de trains et des
attestations complémentaires prévus par la directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 25


7. Maintien des compétences du conducteur

7.1. Le suivi individuel

Le suivi individuel porte sur l’acquisition et le maintien des compétences du conducteur, il doit être défini
dans le manuel du SGS de l’ExF.

L’EPSF préconise notamment que les procédures « rares » fassent l’objet d’un suivi individuel.

L’EPSF préconise que dans le cadre du suivi individuel, des « accompagnements » soient réalisés. Un
accompagnement consiste en l’observation des compétences des conducteurs en situation pratique.

L’EPSF préconise que les personnes, autres qu’évaluateurs, réalisant les accompagnements aient une
expérience de la conduite suffisante.

7.2. Le contrôle des enregistrements de conduite

Les enregistrements doivent permettre d’analyser en situation normale le comportement ainsi que les
principaux événements de conduite susceptibles de mettre en cause la sécurité tels que le dépassement
de la vitesse autorisée ou le franchissement d’un signal d’arrêt.

Les événements contraires à la sécurité enregistrés doivent être pris en compte dans le cadre du retour
d’expérience de l’ExF.

7.3. L’évaluation périodique

L’évaluation relative aux AC délivrées a lieu au moins tous les trois ans.

Les obligations concernant l’évaluation nécessaire au renouvellement de l’AC ont évolué pour prendre
en compte le suivi individuel du conducteur. Ainsi, il est maintenant prévu que : « L’évaluation peut
prendre la forme d’un contrôle périodique régulier ».

Cependant, il est important de noter qu’il s’agit toujours d’une évaluation. En conséquence, si l’ExF
définit dans sa procédure que l’évaluation pour le renouvellement de l’AC prend la forme de vérifications
périodiques, ces vérifications doivent être réalisées par des évaluateurs répondant aux exigences
règlementaires applicables.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 26


8. Utilisation de conducteurs d’une autre entreprise

Un ExF est nécessairement une EF ou un GI. Il peut avoir recours à des conducteurs qui ne sont pas
ses propres salariés, étant rappelé qu’il n’est pas possible de confier à une entreprise qui n’est pas ExF,
la réalisation de la traction complète ou l’assemblage de moyens en vue d’effectuer un transport
ferroviaire. La coordination et la gestion du fonctionnement du train relèvent exclusivement d’un ExF.

Les principes applicables sont donc les suivants :


- seul un ExF peut délivrer une AC ;
- chaque ExF définit sa propre procédure de délivrance des AC, y compris les modalités d’évaluation
et les compétences des évaluateurs.

L’expression suivante citée dans le décret n° 2019-525 « …l’entreprise ferroviaire ou le gestionnaire


d’infrastructure pour lequel la conduite de trains est réalisée » est « l’employeur » au sens du
décret n° 2010-708. En conséquence, trois cas de figure sont à distinguer.

Cas n° 1

L’ExF utilise son propre personnel. Dans ce cas, cet ExF est « l’employeur » au sens du
décret n° 2010-708, il délivre l’AC conformément à son SGS et tient à jour le RAC.

Cas n° 2

L’ExF a recours au personnel d’un autre ExF pour effectuer la conduite d’un train. Dans ce cas,
l’« employeur » au sens du décret n° 2010-708 est l’ExF donneur d’ordre, qui est responsable de la
sécurité de la circulation, car elle se fait sous son autorisation (AS/CSU). L’ExF dont le personnel réalise
la conduite délivre l’AC conformément à la procédure du SGS de l’ExF donneur d’ordre et tient à jour le
RAC.

Cas n° 3

Dans les autres cas, « l’employeur » au sens du décret n° 2010-708 est l’ExF donneur d’ordre, qui est
responsable de la sécurité de la circulation, car elle se fait sous son autorisation (AS/CSU). L’ExF
donneur d’ordre délivre l’AC conformément à son SGS et tient à jour le RAC.

Tableau précisant, en cas de recours au conducteur d’une autre entreprise, les rôles et devoirs
respectifs de :

A. « l’employeur » (ExF qui a recours au conducteur d’une autre entreprise) ;


B. l’ExF dont le personnel assure la conduite du train pour le compte de l’employeur ;
C. l’entreprise qui n’est pas un ExF et dont le personnel assure la conduite du train pour le compte de
l’employeur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 27


Entreprise titulaire du CS/AS Entreprise à laquelle on a recours

Entreprise qui n’est pas


ExF B dont le personnel assure la ExF et dont le personnel
« Employeur » (ExF A) conduite du train pour le compte assure la conduite du train
de l’employeur pour le compte de
l’employeur (Ent. C)

Définit dans son SGS les


relations avec l’entreprise dont le
Peut, si demandé et défini par l’employeur :
personnel réalise la conduite
notamment par rapport à la
délivrance de l’AC

Demande dans le contrat à l’ExF


dont le personnel réalise la
conduite, la délivrance de l’AC et
lui en définit les exigences Délivrer les AC aux
précises conducteurs
Non concerné par la
art. 6.I – arrêté du 19 mars 2012 art 110/111 - décret n° 2019-525
délivrance de l’AC
+
S’assure que l’AC a été délivrée art. [Link] - arrêté du 6 aoüt10
dans des conditions conformes à
son SGS

art. 110/111 - décret n° 2019-525

Met en place ou s’assure de la


mise en place d’un suivi
individuel dans des conditions
conformes à son SGS Réaliser le suivi individuel et tenir à jour le dossier
individuel
art. 8 – arrêté du 6 août 2010
art. 8 – arrêté du 6 août 2010
S’assure de la tenue à jour du
dossier individuel conformément
aux exigences qu’il a définies

art. 8 – arrêté du 6 août 2010

S’assure de la tenue à jour du


Renseigner le RAC
RAC conformément aux Renseigner le RAC
exigences qu’il a définies
art. [Link]
art. [Link] – arrêté du 6 août 2010
arrêté du 6 août 2010
art. [Link] – arrêté du 6 août 2010

Le suivi individuel et la tenue à jour du RAC ne sont pas systématiquement réalisés par « l’employeur ».
Cependant, c’est à « l’employeur » de définir, dans son SGS les conditions de suivi individuel et de
tenue du dossier individuel ainsi que du RAC.

L’employeur doit ensuite assurer le contrôle du respect de ses exigences.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 28


8.1. Vérifications à réaliser par « l’employeur » lorsqu’il a recours au personnel d’un
autre ExF pour assurer la conduite

« L’employeur » est responsable de l’application de la réglementation et de la documentation


d’exploitation.

En conséquence, l’« employeur » doit reprendre dans les documents contractuels toutes les exigences
applicables qu’il s’est définies et qu’on retrouve notamment dans ses consignes et instructions
opérationnelles, ou documents métier.

L’« employeur » s’assure également de la distribution des documents informant les conducteurs des
modifications d’infrastructure.

En conséquence, l’« employeur » transmet à l’entreprise dont le personnel réalise la conduite toutes les
informations contenues dans sa propre documentation, dont il lui demande le respect dans le cadre de
l’exécution de la conduite.

En outre, l’« employeur » s’assure de la formation complémentaire du conducteur. Cette formation


couvre toutes les particularités liées à la circulation qu’il va lui confier et cette formation est réalisée
dans les conditions prévues dans le manuel de son SGS.

« L’employeur » s’assure également que les épreuves d’évaluation pour la délivrance des AC ont été
réalisées en conformité avec les exigences du manuel de son SGS.

« L’employeur » s’assure de la tenue à jour du RAC.

« L’employeur » s’assure également que le suivi individuel des conducteurs (contrôle et suivi des
évènements contraires à la sécurité) a été réalisé en conformité avec les exigences du manuel de son
SGS et qu’il comporte des vérifications annuelles.

Ainsi le document contractuel est suffisamment détaillé pour que « l’employeur » puisse donner toutes
ses instructions à l’ExF qui va habiliter un agent qui circulera pour le compte de l’employeur. De même,
il doit prévoir les modalités de contrôle du respect des exigences de « l’employeur » par l’ExF.

« L’employeur » peut avoir recours au personnel d’un ExF qui a déjà certifié des conducteurs concernés
par l’opération de conduite. Dans ce cas, « l’employeur » définit toutes ses exigences et s’assure avant
passation du contrat que les conditions décrites dans le manuel de son SGS notamment par rapport
aux formations et évaluations des agents ont été respectées. Si ce n’est pas le cas, il revient à
« l’employeur » de demander à l’ExF un complément de formation ou d’évaluation.

8.2. Vérifications à réaliser par « l’employeur » lorsqu’il a recours au personnel d’une


entreprise qui n’est pas un ExF

Lorsqu’il a recours au personnel d’une entreprise qui n’est pas ExF, « l’employeur » ne peut pas lui
confier la délivrance de l’AC mais peut confier la tenue à jour du RAC.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 29


« L’employeur » peut confier le suivi individuel, en donnant à cette dernière toutes les informations
nécessaires pour réaliser ce suivi conformément à ce qu’il a défini dans le manuel de son SGS. De
même, « l’employeur » s’assure périodiquement que le suivi est bien réalisé.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 30


Annexe 1
Dispositions juridiques applicables pour la certification du conducteur

1. Rappel des différentes dispositions juridiques applicables en matière


de certification des conducteurs

1.1. Les dispositions issues de l’Union européenne

Lien Titre

Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du


23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de train assurant la
conduite de locomotives et de trains sur le système ferroviaire dans la
Communauté.

Directive (UE) 2016/798 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016


relative à la sécurité ferroviaire.

Décision 2010/17/CE de la Commission du 29 octobre 2009 relative à


l’adoption des paramètres fondamentaux des registres de licences des
conducteurs de trains et des attestations complémentaires prévus par la
directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil.

Décision 2011/765 de la Commission du 22 novembre 2011 concernant les


critères de reconnaissance des centres de formation dispensant des
formations de conducteur de train, les critères de reconnaissance des
examinateurs chargés d’évaluer les conducteurs de train et les critères relatifs
à l’organisation des examens conformément à la directive 2007/59/CE du
Parlement européen et du Conseil.

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du 8 mars 2018


établissant des méthodes de sécurité conformément à la
directive (UE) 2016/798 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les
règlements de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010.

Règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du 16 mai 2019


concernant la spécification technique d’interopérabilité relative au sous-
système « Exploitation et gestion du trafic » du système ferroviaire de l’Union
européenne et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI OPE »).

La décision 2012/757/UE de la Commission du 14 novembre 2012


de même objet est abrogée le 16 juin 2021

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 31


Règlement (UE) n° 36/2010 du 3 décembre 2009 de la Commission relatif aux
modèles communautaires pour la licence de conducteur de train, l’attestation
complémentaire, la copie certifiée conforme de l’attestation complémentaire et
le formulaire de demande de licence de conducteur de train, en vertu de la
directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil.

1.2. Les dispositions nationales

Lien Titre

Code des transports - Articles L2221-8 à L2221-10 : dispositions relatives à la


conduite des trains (ancienne loi n° 2009-1503 du 8 décembre 2009 relative à
l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires et portant diverses
dispositions relatives aux transports, abrogée et codifiée par
l’ordonnance n° 2010-1307 du 28 octobre 2010 relative à la partie législative
du code des transports).

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et statuts de


l'Établissement public de sécurité ferroviaire.

Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à l’interopérabilité du


système ferroviaire.

Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs de train.

Arrêté du 19 mars 2012 fixant les objectifs et méthodes des indicateurs de


sécurité et la réglementation technique de sécurité et d'interopérabilité
applicable sur le réseau ferré national

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 32


2. Rappel du régime des normes juridiques applicables en matière de
certification des conducteurs

2.1. Les dispositions édictées au niveau européen

2.1.1. Les directives

La directive est un acte juridique impératif pour les États membres de l’Union européenne concernant
l’objectif à atteindre et le délai imparti, mais ces derniers restent libres concernant la forme et les moyens
pour y parvenir.

La directive implique donc d’être transposée dans le droit national de chaque État membre.

Les directives sont proposées par la Commission européenne et adoptées par le Conseil de l’Union
européenne conjointement avec le Parlement ou parfois seul.

Les directives se différencient des règlements par le fait qu’elles ne sont pas
d'application directe en droit interne.

Elles nécessitent une intervention des États afin d’être transposées en droit national

2.1.2. Les règlements

Le règlement européen est un acte juridique obligatoire de portée générale, il s’impose à tous les sujets
de droit : particuliers, États, institutions.

Il est d’application directe dans le droit des Etats membres dans toutes ses dispositions.

2.1.3. Les décisions

La décision européenne est un acte juridique obligatoire. Il est d’application directe pour son ou ses
destinataire(s) désignés (États membres, Agence…) ceci à compter de sa notification.

Elle n’a donc pas de portée générale à l’inverse des règlements. Lorsque les États membres sont
destinataires, il leur appartient de prendre les mesures de droit interne pour les faire appliquer au niveau
national.

Elles émanent de la Commission ou du Conseil de l’Union européenne.

2.2. Les dispositions édictées au niveau français

2.2.1. Les lois

La loi a un effet obligatoire et une portée générale.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 33


Elle est votée par le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) dans les matières spécifiquement
précisées par la Constitution (art 34), sur proposition du gouvernement ou de parlementaires.

Une loi peut être adoptée en application d’une directive ou être d’initiative nationale.

Les lois peuvent être codifiées, c’est-à-dire regroupées dans un code (code des transports, …), les
articles sont alors renumérotés et la loi d’origine abrogée (ancienne loi n° 2009-1503 du
8 décembre 2009 relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires et portant
diverses dispositions relatives aux transports, abrogée et codifiée par l’ordonnance n° 2010-1307 du
28 octobre 2010 relative à la partie législative du code des transports).

2.2.2. Les décrets

Le décret est un acte du pouvoir réglementaire. Il intervient soit dans les matières qui ne relèvent pas
du domaine de la loi (décret autonome), soit il permet l’exécution d’une loi en précisant les modalités
de sa mise en œuvre.

Il a un effet obligatoire et une portée générale.

Il y a trois types de décrets :


- les décrets simples ;
- les décrets en Conseil d’Etat ; ils sont soumis pour avis au Conseil d’Etat qui peut donc demander
des modifications au projet qui lui est soumis (exemple : décret n° 2019-525) ;
- les décrets en conseil des ministres (ils sont délibérés en Conseil des ministres).

2.2.3. Les arrêtés

L’arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le
Premier ministre. Par exemple : ministre(s), préfet, maire, …

Il intervient en exécution d’une loi ou d’un décret.

Ce sont des actes administratifs unilatéraux par lequel l’administration fixe de nouvelles règles
juridiques.

Il peut avoir une portée générale (exemple : arrêté du 19 mars 2012) ou individuelle
(exemple : nomination d’un fonctionnaire).

2.2.4. Autres

Il existe d’autres types de dispositions aux niveaux de l’Union européenne ou français établis par les
pouvoirs publics, mais ils n’ont pas d’effet obligatoire.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 34


Tel est le cas :
- au niveau de l’Union européenne, des recommandations et des avis. Par exemple, la
recommandation de la Commission 2011/766/UE du 22 novembre 2011 relative à la procédure de
reconnaissance des centres de formation et des examinateurs chargés d’évaluer les conducteurs de
train conformément à la directive 2007/59/CE du Parlement européen ;
- au niveau français, des circulaires, des instructions et des notes.

Ces documents sont à l’intention des agents ou des employeurs. Ils commentent la réglementation ou
fixent des orientations et des modalités pratiques d’application afin de faciliter l’interprétation et
permettre une application uniforme. Ces textes n’ont pas d’effet obligatoire à l’égard des employeurs.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 35


3. La pyramide des normes5

En application du principe de hiérarchie des normes, une norme juridique pour être valable doit toujours
être conforme aux dispositions du ou des rangs supérieurs.

Les ExF pour l’élaboration de leurs règles (manuel du SGS, consignes et instructions
opérationnelles, etc.) doivent respecter l’ensemble et la hiérarchie de la pyramide des normes ci-
dessous :

Tableau résumant la pyramide des normes :

5 La notion de norme vise ici toutes les normes juridiques et non les normes techniques.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 36


Annexe 2
Exemple d’attestation de formation initiale

L’Organisme de Formation xxxx, agréé par l'Etablissement public de sécurité ferroviaire


(EPSF) ou service de formation internalisée autorisé par l’EPSF atteste que :

Madame , Monsieur Nom : ……………………….. Prénom : ………………………..


Né(e) le : ………………………… à : …………………………………………..………………

De l'exploitant ferroviaire : ……………………………………………………………………

A suivi l’action de formation intitulée : …………………………………………………………


Selon le cachier des charges de formation : ………………………………………………….

Qui s’est déroulée à : …………………………………………………………………………….


Du : ……………..….... au : ………..…………
Durée totale de la formation : ……..….. heures

A atteint les objectifs pédagogiques issus du cahier des charges mentionné ci-dessus
pour la tâche de sécurité de CONDUCTEUR en vue de préparer à l’évaluation, selon
le décret n° 2019-525 articles 110 et 111, permettant la délivrance de l’attestation
complémentaire.
N’a pas atteint les objectifs pédagogiques issus du cahier des charges mentionné ci-
dessus pour la tâche de sécurité de CONDUCTEUR en vue de préparer à l’évaluation,
selon le décret n° 2019-525 articles 110 et 111, permettant la délivrance de l’attestation
complémentaire.
Attestation établie en trois exemplaires1 par Nom …………………., Prénom ………..…..
Fonction ……………………………………………………………………………………………

A …………………………….. Le …………………………..
Signature

1 un exemplaire stagiaire, un exemplaire commanditaire de la formation, un exemplaire Centre de Formation ou


service de la formation internalisée.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 37


Annexe 3
Exemple de certificat d’évaluation initiale

Date (s) théorie + pratique : _____________________________________________________________


L’évaluateur (Nom-Prénom) ____________________ chargé de l’épreuve d’évaluation de :
Nom : _________________________________________ Prénom : _____________________________
(Nom de naissance suivi du nom d’usage s’il y a lieu)
Catégories de train sollicitées : A A1 A2 A3 A4 A5 B B1 B2
N° trains / Parcours / Catégories trains : ___________________________________________________
______________________________N° engins moteurs : _____________________________________

Atteste de la réussite à l’évaluation initiale de l’intéressé(e) :


né(e) le ____________________ à ______________________________________________________
Renseignements sur les compétences professionnelles relatives à l’évaluation :
Infrastructure : _______________________________________________________________________
Matériel roulant : _____________________________________________________________________
Systèmes : __________________________________________________________________________

Résultat de l’évaluation : Signature de l’évaluateur :


(Entourer la mention correspondante et rayer celle inutile)

FAVORABLE1
INSUFFISANT
Evaluation non menée à son terme

BILAN DES CONNAISSANCES PROFESSIONNELLES Autonomie


Niveaux d’appréciation
SPECIFIQUES aux annexes V et VI de la Conscience du
directive 2007/59/CE risque
E 0 1 2 3
Essais et vérifications prescrits avant le départ
Connaissance du matériel roulant
Essais de frein
Vérifier et calculer, avant le départ, si la puissance de freinage du train
correspond à la puissance de freinage requise pour la ligne.
Vérifier le fonctionnement des différents éléments du dispositif de
freinage de l’engin moteur et du train avant la mise en mouvement et
pendant la marche du train.
Type de marche et vitesse limite en fonction des caractéristiques de la ligne
Prendre connaissance des informations qui lui sont transmises,
telles que les limitations de vitesse ou tout changement dans la
signalisation.
Déterminer le type de marche et la vitesse limite de son train en
fonction des caractéristiques de la ligne.
Connaissance de la ligne
Connaître les conditions d’exploitation, vérifier l’itinéraire et consulter
les documents puis déterminer les voies utilisables pour un mode
d’exploitation donnée.
Connaître les règles de circulation applicables et la signification du
système de signalisation ainsi que le régime d’exploitation, le système
de cantonnement et les règles associées.
Connaître les profils topographiques, le nom des gares ainsi que la
position et le repérage à distance des gares et postes d’aiguillage,
afin d’adapter la conduite en conséquence.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 38


Connaître la signalisation de transition entre différents systèmes
d’exploitation ou d’alimentation en énergie et les particularités
d’exploitation : signaux, panneaux particuliers, conditions de départ,
etc.
Connaître les vitesses limites pour les différentes catégories de trains
conduits par le conducteur et les conditions particulières de freinage
telles que celles applicables aux lignes à fortes pentes.
Réglementation de sécurité 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable de ne mettre le train en marche

Analyse des situations


qu’une fois que les conditions requises sont remplies.
Le conducteur doit être capable d’observer la signalisation latérale et
en cabine, de la décoder sans hésitation ni erreur et d’exécuter les

Adaptation aux
actions prescrites.
Le conducteur doit être capable de conduire le train en toute sécurité,
en adéquation avec les modes d’exploitation particuliers.

situations
Le conducteur doit être capable de respecter les arrêts prévus à
l’horaire et les arrêts supplémentaires, et d’effectuer, si nécessaire,
les opérations supplémentaires liées au service des voyageurs lors
de ces arrêts.
Maîtrise de la conduite du train de façon à ne pas dégrader les
installations ou le matériel roulant
Conduite du train 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable d’utiliser l’ensemble des dispositifs de
commande et de connaître à tout moment sa position sur la ligne qu’il

Adaptation aux
parcourt.

Analyse des
Le conducteur doit être capable d’utiliser les freins pour les

situations

situations
ralentissements et les arrêts.
Le conducteur doit être capable de faire démarrer le train et de régler
la marche du convoi conformément à l’horaire et aux consignes
éventuelles d’économie d’énergie.
Anomalies 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable d’être attentif, dans la mesure où la
conduite du train le permet, aux évènements inhabituels concernant
l’infrastructure et l’environnement.
Le conducteur doit connaître les moyens de protection et de
communication disponibles et être capable d’évaluer la distance de
franchissement des obstacles.
Le conducteur doit être capable d’inspecter le train et d’identifier les
signes d’anomalies, de les différencier, de réagir selon leur
importance, d’essayer d’y remédier et de communiquer au
gestionnaire de l’infrastructure, dans les meilleurs délais,
l’emplacement et la nature des anomalies constatées, en s’assurant
d’être bien compris par son interlocuteur.
Le conducteur doit être capable en tenant compte de l’infrastructure,
de garantir la sécurité du trafic et des personnes ou de prendre des
mesures pour la garantir, en tant que de besoin.
Incidents et accidents d’exploitation, incendies et accidents affectant des personnes 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable de prendre des mesures pour
protéger le train et solliciter une assistance en cas d’accident affectant
des personnes.
Analyse des situations

Adaptation aux situations

Le conducteur doit être capable de déterminer le lieu d’arrêt du train


à la suite d’un incendie et de faciliter l’évacuation des voyageurs.
Le conducteur doit être capable de communiquer, dès que possible,
des renseignements utiles sur l’incendie s’il ne peut le maîtriser lui-
même et communiquer, dès que possible, ces conditions au
gestionnaire de l’infrastructure.
Le conducteur doit être capable de déterminer si le train transporte
des matières dangereuses et de les reconnaître sur la base des
documents du train ou de la liste des wagons et d’évaluer si
l’infrastructure permet au véhicule de continuer à rouler et dans
quelles conditions.
Observer les règles de sécurité du personnel 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Conditions de reprise de marche après un incident concernant le
matériel roulant
Immobilisation du train

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 39


Sous-totaux
Total général / 100
1 Pour être reçu, le candidat doit obtenir un minimum de 60 points et ne pas commettre d’erreur éliminatoire.

Observations :

NOTICE EXPLICATIVE

L’évaluation

L’évaluation est obligatoirement menée à son terme, sauf en cas d’incapacité manifeste à assurer la
sécurité des circulations. Dans ce cas, ce point est précisé sur le certificat dans la case « Evaluation
non menée à son terme ».

Le bilan des compétences est composé de deux ensembles :


- un ensemble comprenant 13 blocs de compétences notés 0, 1, 2 ou 3. Si une erreur éliminatoire est
commise, la lettre « E » est inscrite au regard de la compétence en cause ;
- un ensemble intitulé « autonomie et conscience du risque » comprenant 5 compétences
transversales notées 0, 0,5 ou 1 en entourant sur la fiche la note attribuée.

Résultat

Pour être reçu, le candidat doit obtenir un minimum de 60 points et ne pas commettre d’erreur
éliminatoire.

Si la mention FAVORABLE est entourée dans le cadre « Résultat de l’évaluation », le candidat est reçu
à l’évaluation.

Si la mention INSUFFISANT est entourée dans le cadre « Résultat de l’évaluation », le candidat est
éliminé à l’évaluation.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2 40


Formation initiale pour un conducteur n’ayant
jamais été certifié

1. Le contexte général

Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas) ;

Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée à un conducteur ayant reçu une formation initiale et dont les compétences
ont été évaluées selon la procédure de l’ExF décrite dans le manuel de son SGS.

La notion de formation « initiale » reprise dans cette fiche correspond à la formation nécessaire à la
« première délivrance » d’une AC à un conducteur sur le système ferroviaire par un ExF. Ce conducteur
n’a jamais été certifié à la conduite auparavant.

2. Les attendus

La formation initiale doit permettre d’acquérir toutes les compétences relatives aux matériels roulants
et aux infrastructures relatives au périmètre prévu par l’employeur en situations d’exploitation normale,
dégradée ou d’urgence.

Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que la
formation respecte les exigences règlementaires.

2.1. Organisation et dispense de la formation

La formation initiale est dispensée soit par un organisme de formation agréé par l’EPSF soit par un ExF
conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par l’organisme de formation
agréé ou le service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la formation réalisée
en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
La formation doit comporter :
- une partie théorique qui a pour finalité de permettre au candidat l’acquisition des compétences en
situations normale, dégradée ou d’urgence. Cette formation doit également comprendre une partie
relative aux dispositions du manuel du SGS de l’ExF qui concernent le conducteur ;
- une partie pratique à bord des trains qui a pour finalité l’apprentissage de la mise en pratique des
compétences par le candidat pour le type de matériel roulant et pour l’infrastructure parcourue en
conditions réelles. Néanmoins, certains types de simulateurs peuvent être utilisés en complément.
Ils ont pour avantage notamment de permettre aux conducteurs d’apprendre par la pratique à réagir
à des situations qui ne peuvent faire l’objet d’une mise en situation réelle.

2.2. Compétences des formateurs

2.2.1. Exigences communes

Pour tout type de formation, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique
requises pour dispenser des formations.

Le formateur doit avoir reçu une formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) et doit être
évalué régulièrement sur ses compétences pédagogiques.

2.2.2. Exigences pour les formations théoriques

Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le réseau ferré
national (RFN) ou le réseau considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.

Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue 1 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances 2.

Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010, l’exigence donnée en termes de délai
couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à exercer
sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015, l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de 8 ans.

1 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
2 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la

conduite des trains et est en possession d’une AC valide. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place
un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les évolutions réglementaires depuis
la dernière intervention du formateur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences depuis juillet
avant août août 2010
2015
2010 et
juillet 2015

Expérience professionnelle récente de 2 ans


pour la formation théorique ou 3 ans pour la X
formation pratique sur le système ferroviaire
ou le réseau considéré.

Expérience professionnelle de 3 ans sur le


réseau transeuropéen dont 1 an sur le
système ferroviaire ou le réseau considéré X
sur les 8 dernières années précédant le début
d’activité.

Expérience professionnelle de 3 ans sur le


réseau transeuropéen dont 1 an sur le X
système ferroviaire sur les 10 dernières
années précédant le début d’activité.

Pour les formateurs dispensant uniquement la formation initiale théorique, l’organisme de formation
agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences professionnelles de ses
formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.

2.2.3. Exigences pour les formations pratiques

Pour assurer la formation initiale pratique à bord des trains, le formateur doit en plus des exigences
pour les formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré ;
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide 5 et d’une AC valide
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation.

2.2.4. Exigences particulières pour les formations relatives à l’infrastructure (système


d’exploitation et/ou ligne)

Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
L’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent aux exigences
définies en fonction du type de formation.

2.2.5. Tableau récapitulatif des exigences concernant les formateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant que formateur X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X


Expérience professionnelle récente de 2 ans
sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré4
Expérience professionnelle récente de 3 ans
sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré46

Être titulaire à la fois d’une licence de


conducteur de train valide et d’une AC valide
X X
couvrant l’objet de la formation ou un type
similaire de ligne/matériel roulant57

2.3. Traçabilité du processus de formation

Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique68des acquis de la formation.

4 En tant que conducteur ou encadrant de conducteurs de trains certifiés.


5 Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de la
formation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la
formation. Cependant, cette exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique sur un simulateur.
6 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se

substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
Une réponse à ce cahier des charges doit être réalisée par l’organisme de formation ou le service interne
à l’ExF auquel est rattaché le formateur. Dans le cas de la formation réalisée en interne, l’ExF est
responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

Cette réponse pédagogique doit reprendre, notamment :


- le rappel de l’objet de la demande ;
- les pré-acquis ;
- les objectifs pédagogiques ;
- le déroulé pédagogique ;
- la progression pédagogique ;
- le lieu de la formation ;
- les outils de la formation ;
- la durée de la formation ;
- l’évaluation pédagogique79des acquis de la formation.

Le dossier pédagogique rédigé sous la responsabilité de l’organisme de formation ou le service interne


de l’ExF doit présenter les méthodes pédagogiques permettant de garantir l’acquisition des
connaissances professionnelles théoriques. Ce dossier doit reprendre la méthode prévue pour garantir
le contenu, l’organisation, la durée des cours de formation et le déroulé de la formation.

L’EPSF préconise que des évaluations pédagogiques soient réalisées tout au long de la formation afin
de mesurer la progression des acquis.

L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique est satisfaisante, une attestation de formation reconnaissant l’acquisition
des connaissances par le stagiaire doit être délivrée par l’organisme de formation agréé ou le service
interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique n’est pas satisfaisante, une attestation de formation précisant que le
stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises doit être délivrée par l’organisme de
formation agréé ou le service interne à l’ExF.

3. Les preuves

3.1. Formation internalisée

Pour attester de la validité d’une formation réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,

7 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, …) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs, agréée par l’EPSF, dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;
- le cahier des charges ;
- la réponse pédagogique du service interne de l’ExF ;
- le dossier pédagogique du formateur ;
- l’évaluation pédagogique de la formation théorique (écrite/orale) permettant de s’assurer que toutes
les connaissances nécessaires ont été acquises ;
- l’évaluation pédagogique de la formation pratique indiquant :
- le parcours réalisé le cas échéant,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom du formateur et sa signature,
- les observations du formateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur les
compétences concernées,
- la copie de l’ACvalide du formateur.

Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel


roulant qui fait l’objet la formation, une copie de l’AC du conducteur titulaire valide
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant présent lors de l’évaluation
pédagogique de la formation à bord du train.

L’ExF devra ensuite réaliser une demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que
prévue par la fiche 5 « Evaluation initiale », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.

3.2. Formation réalisée par un organisme agréé

Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.

L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation. L’ExF devra ensuite réaliser une
demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que prévue par la fiche 5 « Évaluation
initiale », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles

Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de la Annexe I
sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du


16 mai 2019 concernant la spécification technique
d’interopérabilité relative au sous-système « Exploitation et Point [Link]
gestion du trafic » du système ferroviaire de l’Union européenne
et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI-OPE »)

Code des transports Art. L6353-1

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à Art. 76
l’interopérabilité du système ferroviaire Art. 110
Art. 111
Art. 115
Art. 116

Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation initiale pour un conducteur n’ayant jamais été certifié
Formation de reprise des compétences pour un
conducteur ayant déjà été certifié

1. Le contexte général

Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
.
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée à un conducteur ayant reçu une formation initiale et dont les compétences
ont été évaluées selon la procédure de l’ExF décrite dans le manuel de son SGS. La notion de formation
« de reprise des compétences » dans cette fiche correspond à la formation nécessaire à la
« première délivrance », par un ExF, d’une AC à un conducteur qui a déjà été certifié.

Cas n° 1

Un conducteur qui a déjà été certifié par un précédent ExF et qui est employé par un nouvel ExF. Ce
dernier doit réaliser son analyse de besoin en formation par rapport aux pré-acquis du conducteur et
aux connaissances professionnelles nécessaires pour lui permettre d’accomplir sa tâche en toute
sécurité sur le système ferroviaire.

Cas n° 2

Un conducteur qui a déjà été certifié par son ExF et qui n’a pas assuré la conduite d’un train pendant
plus de trois ans quelle que soit la raison de l’interruption. L’ExF doit réaliser son analyse de besoin en
formation par rapport aux pré-acquis du conducteur et aux connaissances professionnelles nécessaires
pour lui permettre d’accomplir sa tâche en toute sécurité.

Cas n° 3

Un conducteur qui a déjà été certifié dans un autre État membre ou un État appliquant des règles
équivalentes à celles de l’UE en vertu d’accords conclus avec celui-ci et qui circulera pour la première
fois sur le système ferroviaire. L’ExF doit réaliser son analyse de besoin en formation par rapport aux
pré-acquis du conducteur et aux connaissances professionnelles nécessaires pour lui permettre
d’accomplir sa tâche en toute sécurité sur le système ferroviaire. Ce cas est à traiter conformément au
point [Link] de la fiche 3.

Cas n° 4

Cas de l’utilisation de conducteurs d’une autre entreprise.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
Un conducteur qui a déjà été certifié par un ExF, doit assurer une activité de conduite pour un autre
ExF. Ce dernier doit réaliser son analyse de besoin en formation par rapport aux pré-acquis du
conducteur et aux connaissances professionnelles nécessaires pour lui permettre d’accomplir sa tâche
en toute sécurité sur le système ferroviaire. Cette analyse de besoins et les exigences éventuelles de
l’ExF par rapport à la formation nécessaire doivent être mentionnées dans le contrat.

2. Les attendus

La formation « de reprise des compétences » doit permettre d’acquérir toutes les compétences aux
matériels roulants et aux infrastructures en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence.

Une EF peut réaliser un bilan de compétences préalablement à la formation reprise de compétence et


à la rédaction du cahier des charges.

Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que la
formation respecte les exigences règlementaires.

2.1. Organisation et dispense de la formation

La formation « de reprise des compétences » est dispensée soit par un organisme de formation agréé
par l’EPSF soit par un ExF conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF
dans le manuel de son SGS.

Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. L’organisme agréé
ou l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

La formation doit comporter a minima une partie théorique qui a pour finalité de permettre au candidat
l’acquisition des compétences en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence. En fonction
des résultats de l’analyse de besoins réalisée par l’ExF, cette formation théorique « de reprise des
compétences » peut uniquement consister en une formation aux dispositions du SGS relatives à la
conduite et notamment à l’appropriation des documents métiers à utiliser dans le cadre de sa mission.

La formation « de reprise des compétences » peut également comporter une partie pratique à bord des
trains qui a pour finalité l’apprentissage de la mise en pratique des compétences par le candidat pour
le type de matériel roulant et pour l’infrastructure parcourue.

2.2. Compétences des formateurs

2.2.1. Exigences communes

Pour tout type de formation, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique
requises pour dispenser des formations.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
Le formateur doit avoir reçu une formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) et doit être
évalué régulièrement sur ses compétences pédagogiques.

2.2.2. Exigences pour les formations théoriques

Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences communes
justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le RFN ou le réseau
considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.

Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue 1 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances2.

Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010 3, l’exigence donnée en termes de
délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à
exercer sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015 3, l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de 8 ans.

Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015
Expérience professionnelle récente de 2 ans
pour la formation théorique ou 3 ans pour la X
formation pratique sur le système ferroviaire
ou le réseau considéré.
Expérience professionnelle de 3 ans sur le
réseau transeuropéen dont 1 an sur le
système ferroviaire ou le réseau considéré X
sur les 8 dernières années précédant le début
d’activité.

1 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
2 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la

conduite des trains et est en possession d’une AC valide. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place
un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les évolutions réglementaires depuis
la dernière intervention du formateur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015
Expérience professionnelle de 3 ans sur le
réseau transeuropéen dont 1 an sur le X
système ferroviaire sur les 10 dernières
années précédant le début d’activité.

Pour les formateurs dispensant uniquement la formation de reprise des compétences théorique,
l’organisme de formation agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences
professionnelles de ses formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.

2.2.3. Exigences pour les formations pratiques

Pour assurer la formation de reprise des compétences pratique à bord des trains, le formateur doit en
plus des exigences pour les formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré ;
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide et d’une AC valide5
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation. Cependant, cette
exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique à bord d’un simulateur.

2.2.4. Exigences particulières pour les formations relatives à l’infrastructure (système


d’exploitation et/ou ligne)

Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type de formation.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
2.2.5. Tableau récapitulatif des exigences concernant les formateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant que formateur X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Expérience professionnelle récente de 2 ans


sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré4

Expérience professionnelle récente de 3 ans


sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré46

Être titulaire à la fois d’une licence de


conducteur de train valide et d’une AC valide
X X
couvrant l’objet de la formation ou un type
similaire de ligne/matériel roulant57

2.3. Traçabilité du processus de formation

Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique68des acquis de la formation.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être réalisée par l’organisme de formation agréé
ou le service interne à l’ExF auquel est rattaché le formateur. Dans le cas de la formation réalisée en
interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

4 En tant que conducteur ou encadrant de conducteurs de trains certifiés.


5 Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de la
formation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la
formation. Cependant, cette exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique sur un simulateur.
6 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se

substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
Cette réponse pédagogique doit reprendre, notamment :
- le rappel de l’objet de la demande ;
- les pré-acquis ;
- les objectifs pédagogiques ;
- le déroulé pédagogique ;
- la progression pédagogique ;
- le lieu de la formation ;
- les outils de la formation ;
- la durée de la formation ;
- l’évaluation pédagogique68des acquis de la formation.

Le dossier pédagogique rédigé sous la responsabilité de l’organisme de formation ou le service interne


de l’ExF doit présenter les méthodes pédagogiques permettant de garantir l’acquisition des
connaissances professionnelles théoriques. Ce dossier doit reprendre la méthode prévue pour garantir
le contenu, l’organisation, la durée des cours de formation et le déroulé de la formation.

L’EPSF préconise que des évaluations pédagogiques soient réalisées tout au long de la formation, si
nécessaire, afin de mesurer la progression des acquis.

L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique6 des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique68 est satisfaisante, une attestation de formation reconnaissant
l’acquisition des connaissances par le stagiaire doit être délivrée par l’organisme de formation agréé
ou le service interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique6 n’est pas satisfaisante, une attestation de formation précisant que le
stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises doit être délivrée par l’organisme de
formation agréé ou le service interne à l’ExF.

3. Les preuves

3.1 Formation internalisée

Pour attester de la validité d’une formation réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, …) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;

6 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

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Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
- le cahier des charges ;
- la réponse pédagogique du service interne de l’ExF ;
- le dossier pédagogique du formateur ;
- l’évaluation pédagogique de la formation théorique (écrite/orale) permettant de s’assurer que toutes
les connaissances nécessaires ont été acquises ;
- l’évaluation pédagogique de la formation pratique indiquant :
- le parcours réalisé le cas échéant,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom du formateur et sa signature,
- les observations du formateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur les
compétences concernées,
- la copie de AC valide du formateur.

Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel


roulant qui fait l’objet la formation, une copie de l’AC du conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant présent lors de l’évaluation
pédagogique de la formation à bord du train.

3.2. Formation réalisée par un organisme agréé

Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.

L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation. L’ExF devra ensuite réaliser une
demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que prévue par les fiches 7 et 8
« Évaluation d’extension des compétences », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.

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Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles

Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du


16 mai 2019 concernant la spécification technique
d’interopérabilité relative au sous-système « Exploitation et
Point [Link]
gestion du trafic » du système ferroviaire de l’Union
européenne et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI-
OPE »).

Code des transports Art. L6353-1

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à Art. 76
l’interopérabilité du système ferroviaire Art. 110
Art. 111
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
Formation à une extension de compétences

1. Le contexte général

Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. Lorsqu’un ExF voudra étendre les compétences d’un conducteur à un type de matériel
roulant ou une ligne/section de ligne, il devra organiser la formation d’extension de compétences. Dans
ce cadre, il devra mener une analyse de besoins en fonction des pré-acquis des conducteurs. L’AC est
délivrée à un conducteur dont les compétences ont été évaluées selon la procédure de l’ExF décrite
dans le manuel de son SGS.

La notion d’« extension de compétences » reprise dans cette fiche correspond à la formation nécessaire
pour l’acquisition de nouvelles compétences par rapport à celles initialement acquises.

Concernant le matériel roulant, cette fiche différencie :


- l’extension de compétences pour un type de matériel roulant ayant des caractéristiques similaires 1
à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide ;
- l’extension de compétences pour un nouveau type de matériel roulant dont les caractéristiques ne
sont pas similaires à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.

Concernant l’infrastructure, cette fiche différencie :


- l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne dont le système d’exploitation est connu
et pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide (cette extension de compétence vise alors
uniquement la connaissance de l’itinéraire) ;
- l’extension de compétences2 pour une ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas
connu par un conducteur certifié.

1 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.
2 Cette extension de compétences peut aussi concerner les conditions d’exploitation notamment le mode de traction

électrique, …

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Formation à une extension de compétences
2. Les attendus

La formation d’extension de compétences doit permettre d’acquérir toutes les compétences pour le
nouveau type de matériel roulant ou l’infrastructure en situations d’exploitation normale, dégradée ou
d’urgence.

Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que la
formation respecte les exigences règlementaires.

2.1. Organisation et dispense de la formation

La formation d’extension de compétences est dispensée soit par un organisme de formation agréé par
l’EPSF soit par un ExF conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF ans le
manuel de son SGS.

Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

2.1.1. Infrastructure

[Link]. L’extension de compétences pour une ligne/section de ligne dont le système d’exploitation est
connu pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.

Cette extension de compétence vise alors uniquement la connaissance de l’itinéraire de la ligne /section
de ligne.

La formation doit comporter a minima :


- soit une partie théorique, lorsque l’analyse des points singuliers n’identifie pas de risque particulier,
qui a pour finalité de permettre au conducteur l’acquisition des connaissances spécifiques en
situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence ;
- soit un apprentissage utilisant des outils multimédias ou par l’étude de documents de ligne suivi de
voyages en cabine de conduite sur l’itinéraire concerné.

L’EPSF préconise pour une meilleure pratique opérationnelle que soient privilégiés les voyages
en cabine.

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Formation à une extension de compétences
En ce qui concerne l’acquisition des connaissances sur les itinéraires, il faut privilégier
l’approche qui consiste à ce que le conducteur en apprentissage accompagne un
autre conducteur certifié en cabine de conduite d’un train effectuant ainsi en cabine
de conduite un nombre approprié de voyages sur l’itinéraire concerné, de jour et/ou
de nuit selon le besoin.

Une autre forme d’apprentissage parmi d’autres consiste à utiliser des


enregistrements vidéo des itinéraires réalisés depuis la cabine du conducteur ou bien
encore de simulateur équipé d’images de synthèse réalistes de la ligne à étudier.
L’EPSF admet l’apprentissage utilisant ces outils pédagogiques multimédias.

[Link]. l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est
pas connu par le conducteur.

La formation doit comporter :


- une partie théorique qui a pour finalité de permettre au conducteur l’acquisition des connaissances
spécifiques en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence ;
- une partie pratique à bord des trains qui a pour finalité l’apprentissage de la mise en pratique des
connaissances spécifiques par le conducteur pour l’infrastructure parcourue.

2.1.2. Matériel roulant

[Link]. L’extension de compétences pour un type de matériel roulant ayant des caractéristiques
similaires à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.

La formation doit comporter a minima :


- soit une partie théorique qui a pour finalité de permettre au conducteur l’acquisition des
connaissances spécifiques en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence ;
- soit une partie pratique à bord des trains qui a pour finalité l’apprentissage de la mise en pratique
des connaissances spécifiques par le conducteur pour le type de matériel roulant.

[Link]. l’extension de compétences pour un nouveau type de matériel roulant dont les caractéristiques
ne sont pas similaires à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.

La formation doit comporter :


- une partie théorique qui a pour finalité de permettre au conducteur l’acquisition des connaissances
spécifiques en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence ;
- une partie pratique à bord des trains qui a pour finalité l’apprentissage de la mise en pratique des
connaissances spécifiques par le conducteur pour le type de matériel roulant.

2.2. Compétences des formateurs

2.2.1. Exigences communes

Pour tout type de formation, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique
requises pour dispenser des formations.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation à une extension de compétences
Le formateur doit avoir reçu une formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) et doit être
évalué régulièrement sur ses compétences pédagogiques.

2.2.2. Exigences pour les formations théoriques

Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le RFN ou le
réseau considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.

Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue31 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances 4.

Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010 2l’exigence donnée en termes de délai
couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à exercer
sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015 l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de 8 ans.

Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015

Expérience professionnelle récente de 2 ans


pour la formation théorique ou 3 ans pour la X
formation pratique sur le système ferroviaire
ou le réseau considéré.

Expérience professionnelle de 3 ans sur le


réseau transeuropéen dont 1 an sur le
système ferroviaire ou le réseau considéré X
sur les 8 dernières années précédant le début
d’activité.

3 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
4 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la

conduite des trains et est en possession d’une attestation complémentaire valide. Dans le cas contraire, il est
nécessaire de mettre en place un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les
évolutions réglementaires depuis la dernière intervention du formateur.

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Formation à une extension de compétences
Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015

Expérience professionnelle de 3 ans sur le


réseau transeuropéen dont 1 an sur le X
système ferroviaire sur les 10 dernières
années précédant le début d’activité.

Pour les formateurs dispensant uniquement la formation initiale théorique, l’organisme de formation
agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences professionnelles de ses
formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.

2.2.3. Exigences pour les formations pratiques

Pour assurer la formation pratique à bord des trains, le formateur doit en plus des exigences pour les
formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré.
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide et d’une AC valide5
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation. Cependant, cette
exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique à bord d’un simulateur.

Des dispositions particulières, au chapitre 2.3. du présent guide, doivent être prises
pour le tout premier formateur sur un matériel nouveau. Ceci ne couvre que les cas
où l’exploitant ferroviaire concerné ou un centre de formation ne disposent de
formateur certifié pour ce matériel.

2.2.4. Exigences particulières pour les formations relatives à l’infrastructure (système


d’exploitation et/ou ligne)

Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type de formation.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation à une extension de compétences
2.2.5. Tableau récapitulatif des exigences concernant les formateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant que formateur X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Expérience professionnelle récente de 2 ans


sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré4

Expérience professionnelle récente de 3 ans


sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré46

Être titulaire à la fois d’une licence de


conducteur de train valide et d’une AC valide
X X
couvrant l’objet de la formation ou un type
similaire de ligne/matériel roulant57

2.3. Traçabilité du processus de formation

Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique8 des acquis de la formation.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

4 En tant que conducteur ou encadrant de conducteurs de trains certifié.


5 Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de la
formation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la
formation. Cependant, cette exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique sur un simulateur.
8 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se

substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation à une extension de compétences
Cette réponse pédagogique doit reprendre, notamment :
- le rappel de l’objet de la demande ;
- les pré-acquis ;
- les objectifs pédagogiques ;
- le déroulé pédagogique ;
- la progression pédagogique ;
- le lieu de la formation ;
- les outils de la formation ;
- la durée de la formation ;
- l’évaluation pédagogique912des acquis de la formation.

Le dossier pédagogique rédigé sous la responsabilité de l’organisme de formation ou le service interne


de l’ExF doit présenter les méthodes pédagogiques permettant de garantir l’acquisition des
connaissances professionnelles théoriques. Ce dossier doit reprendre la méthode prévue pour garantir
le contenu, l’organisation, la durée des cours de formation et le déroulé de la formation.

L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique9 des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique est satisfaisante, une attestation de formation reconnaissant l’acquisition
des connaissances par le stagiaire doit être délivrée par l’organisme de formation agréé ou le service
interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique n’est pas satisfaisante, une attestation de formation précisant que le
stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises doit être délivrée par l’organisme de
formation agréé ou le service interne à l’ExF.

3. Les preuves
3.1. Formation internalisée

Pour attester de la validité d’une formation réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;
- le cahier des charges ;
- la réponse pédagogique du service interne de l’ExF ;
- le dossier pédagogique du formateur ;

9 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation à une extension de compétences
- l’évaluation pédagogique de la formation théorique (écrite/orale) permettant de s’assurer que toutes
les connaissances nécessaires ont été acquises ;
- l’évaluation pédagogique de la formation pratique indiquant :
- le parcours réalisé le cas échéant,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom du formateur et sa signature,
- les observations du formateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur les
compétences concernées,
- la copie de l’AC valide du formateur.

Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel


roulant qui fait l’objet la formation, une copie de l’AC du conducteur titulaire valide
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant présent lors de l’évaluation
pédagogique de la formation à bord du train.

3.2. Formation réalisée par un organisme agréé

Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.

L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation. L’ExF devra ensuite réaliser une
demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que prévue par les fiches 7 et 8
« Évaluation d’extension des compétences », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation à une extension de compétences
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles

Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du


16 mai 2019 concernant la spécification technique
d’interopérabilité relative au sous-système « Exploitation et
Point [Link]
gestion du trafic » du système ferroviaire de l’Union
européenne et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI-
OPE »).

Code des transports Art. L6353-1

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 113
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation à une extension de compétences
Formation continue

1. Le contexte général

Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Afin de maintenir son niveau de compétences, et par conséquent la validité de son AC, le conducteur
doit également bénéficier d’un programme de formation continue.

La notion de formation « continue » reprise dans cette fiche correspond à une actualisation et à l’entretien
des connaissances professionnelles.

Cela concerne notamment :


- les modifications de la réglementation d’exploitation ;
- les modifications du SGS et des référentiels internes de l’ExF impactant l’activité du conducteur ;
- la prise en compte du retour d’expérience :
- les reprises de formation à la suite de carences relevées lors du suivi individuel,
- les reprises de formation à la suite de comportements contraires à la sécurité ;
- les modifications réglementaires liées à la sécurité du personnel ;
- la mise en œuvre de procédures « rares » ;
- la révision des connaissances de l’infrastructure ;
- la révision des connaissances relatives à un type de matériel roulant ;
- les modifications permanentes d’infrastructure ;
- les modifications de matériel roulant.

2. Les attendus

La formation continue doit permettre au conducteur de maintenir et d’actualiser son niveau de


compétences relatives aux matériels roulants et aux infrastructures en situations d’exploitation normale,
dégradée ou d’urgence.

Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour le maintien
des compétences du conducteur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation continue
2.1. Organisation et dispense de la formation

La formation continue est dispensée soit par un organisme de formation agréé par l’EPSF soit par un
ExF conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF dans le manuel de son
SGS.

Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

La formation doit comporter a minima :


- soit une partie théorique qui a pour finalité de permettre au conducteur l’actualisation ou le maintien
des compétences.
- soit une partie pratique à bord des trains qui a pour finalité l’actualisation ou le maintien de la mise
en pratique des connaissances spécifiques par le conducteur.

2.2. Compétences des formateurs.

2.2.1. Exigences communes

Pour tout type de formation continue, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude
pédagogique requises pour dispenser des formations.

Le formateur doit avoir reçu une formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) et doit être
évalué régulièrement sur ses compétences pédagogiques.

2.2.2. Exigences pour les formations théoriques

Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le RFN ou le
réseau considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.

Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue1 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances 2.

1 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
2 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la

conduite des trains et est en possession d’une AC valide. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place
un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les évolutions réglementaires depuis
la dernière intervention du formateur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation continue
Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010, l’exigence donnée en termes de délai
couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à exercer
sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015, l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de huit ans.

Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015

Expérience professionnelle récente de 2 ans


pour la formation théorique ou 3 ans pour la X
formation pratique sur le système ferroviaire
ou le réseau considéré.

Expérience professionnelle de 3 ans sur le


réseau transeuropéen dont 1 an sur le
système ferroviaire ou le réseau considéré X
sur les 8 dernières années précédant le début
d’activité.

Expérience professionnelle de 3 ans sur le


réseau transeuropéen dont 1 an sur le X
système ferroviaire sur les 10 dernières
années précédant le début d’activité.

Pour les formateurs dispensant uniquement la formation continue théorique, l’organisme de formation
agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences professionnelles de ses
formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.

2.2.3. Exigences pour les formations pratiques

Pour assurer la formation continue pratique à bord des trains, le formateur doit en plus des exigences
pour les formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré ;
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide et d’une AC valide35
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation.

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Formation continue
2.2.4. Exigences particulières pour les formations relatives à l’infrastructure (système
d’exploitation et/ou ligne)

Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type de formation.

2.2.5. Tableau récapitulatif des exigences concernant les formateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant que formateur X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Expérience professionnelle récente de 2 ans


sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré4

Expérience professionnelle récente de 3 ans


sur le système ferroviaire ou le réseau X X
considéré46

Être titulaire à la fois d’une licence de


conducteur de train valide et d’une AC valide
X X
couvrant l’objet de la formation ou un type
similaire de ligne/matériel roulant57

2.3. Traçabilité du processus de formation

Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;

4 En tant que conducteur ou encadrant de conducteurs de trains certifiés.


5 Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de la
formation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la
formation. Cependant, cette exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique sur un simulateur.

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Formation continue
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique68des acquis de la formation.

Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.

Cette réponse pédagogique doit reprendre, notamment :


- le rappel de l’objet de la demande ;
- les pré-acquis ;
- les objectifs pédagogiques ;
- le déroulé pédagogique ;
- la progression pédagogique ;
- le lieu de la formation ;
- les outils de la formation ;
- la durée de la formation ;
- l’évaluation pédagogique79des acquis de la formation.

Le dossier pédagogique rédigé sous la responsabilité de l’organisme de formation ou le service interne


de l’ExF doit présenter les méthodes pédagogiques permettant de garantir l’acquisition des
connaissances professionnelles théoriques. Ce dossier doit reprendre la méthode prévue pour garantir
le contenu, l’organisation, la durée des cours de formation et le déroulé de la formation.

L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique7 des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique est satisfaisante, une attestation de formation continue doit être délivrée
par l’organisme de formation agréé ou le service interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique n’est pas satisfaisante, une attestation de formation continue, précisant
que le stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises, doit être délivrée par l’organisme
de formation agréé ou le service interne à l’ExF.

6 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

7 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation continue
3. Les preuves.

3.1. Formation internalisée

Pour attester de la validité d’une formation continue réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation continue ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;
- le cahier des charges ;
- la réponse pédagogique du service interne de l’ExF ;
- le dossier pédagogique du formateur ;
- l’évaluation pédagogique de la formation théorique (écrite/orale) permettant de s’assurer que toutes
les connaissances nécessaires ont été acquises, le cas échéant ;
- l’évaluation pédagogique de la formation pratique indiquant, le cas échéant :
- le parcours réalisé le cas échéant,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom du formateur et sa signature,
- les observations du formateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur les
compétences concernées,
- la copie de l’AC valide du formateur ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.

Si le formateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel


roulant qui fait l’objet la formation, une copie de l’AC du conducteur titulaire valide
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant présent lors de l’évaluation
pédagogique de la formation à bord du train.

3.2. Formation réalisée par un organisme agréé

Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.

L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Formation continue
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles

Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du


16 mai 2019 concernant la spécification technique
d’interopérabilité relative au sous-système « Exploitation et
Point [Link]
gestion du trafic » du système ferroviaire de l’Union
européenne et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI-
OPE »).

Code des transports Art. L6353-1

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à Art. 76
l’interopérabilité du système ferroviaire Art. 110
Art. 111
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Formation continue
Évaluation initiale

1. Le contexte général

Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une AC
valide. l’AC est délivrée par un ExF.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

La délivrance de l’AC est soumise à la réussite du conducteur à une épreuve d’évaluation portant sur les
compétences relatives aux matériels et infrastructures sur lesquels il sera amené à conduire.

La notion d’évaluation « initiale » reprise dans cette fiche correspond à l’évaluation nécessaire à la
« première délivrance » d’une AC à un conducteur par un ExF.

Cela concerne un candidat n’ayant jamais été certifié par un autre ExF.
Il s’agit d’évaluer un futur conducteur sur, a minima, un seul matériel roulant et une section de ligne. Elle
exige une épreuve théorique et une épreuve pratique à bord du train.

L’évaluation initiale doit garantir que le candidat a acquis toutes les compétences relatives à
l’infrastructure et au matériel roulant.

2. Les attendus

L’évaluation initiale doit permettre de valider l’acquisition par le conducteur de toutes les compétences 1
relatives aux matériels roulants et aux infrastructures en situations d’exploitation normale, dégradée ou
d’urgence.

Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que
l’évaluation initiale respecte les exigences règlementaires.

1 Les compétences sont les connaissances professionnelles reprises à chacun des items des annexes V et VI de
la directive 2007/59/CE.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation initiale
2.1. Épreuves d’évaluation

L’épreuve d’évaluation est conduite soit par un organisme d’évaluation agréé soit par un ExF
conformément à la procédure que l’ExF établit (l’ExF peut prévoir dans sa procédure de recourir aux
compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que ceci soit formalisé contractuellement).

Cette épreuve est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation et sous le contrôle
d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par l’ExF. Le superviseur doit s’assurer
de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation
ainsi que de la confidentialité de l’épreuve.

L’évaluation doit comporter des épreuves :


- théorique qui a pour finalité de s’assurer de l’acquisition des connaissances en situations
d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence. La nature de l’épreuve théorique est au minimum
une épreuve orale qui peut être complétée par une épreuve écrite (rédaction d’un rapport d’incident,
questionnaire, etc.) ;
- pratique qui a pour finalité de s’assurer de la capacité à mettre en œuvre les connaissances du
candidat pour le type de matériel roulant et pour l’infrastructure parcourue en situations d’exploitation
normale, dégradée ou d’urgence. Cette évaluation porte sur la maîtrise des gestes métiers ainsi que
le contrôle de l’application du « livret de procédures pour le conducteur ». L’aptitude à la conduite
est évaluée lors d’une épreuve sur le RFN. Une épreuve sur simulateur peut être réalisée pour tester
l’application des règles d’exploitation et la prestation du conducteur dans des situations
particulièrement difficiles.

L’EPSF admet que l’évaluation peut débuter par l’épreuve pratique à bord d’un train et soit complétée
ensuite par l’épreuve théorique.

2.2. Compétences des évaluateurs

2.2.1. Exigences communes

Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.

Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins au niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues
(CECL) établi par le Conseil de l’Europe ;

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Évaluation initiale
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des évaluations, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’évaluation et des documents utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.

2.2.2. Exigences pour les épreuves théoriques

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide2 ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.

Ces exigences s’entendent pour une période de cinq ans précédant la date d’habilitation en tant
qu’évaluateur.

Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.

2.2.3. Exigences pour les épreuves pratiques à bord des trains

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratiques à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

2.2.4. Tableau récapitulatif des exigences concernant les évaluateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant qu’évaluateur X X X X

Niveau B2 du CECL X X X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

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Évaluation initiale
Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Connaissance du système de certification


X X X X
des conducteurs

Expérience de 4 ans sur les 5 dernières


X X X X
années3

Être titulaire à la fois d’une licence


européenne de conducteur de train valide et
X X
d’une AC valide couvrant l’objet de l’épreuve
d’évaluation42

2.3. Traçabilité du processus d’évaluation

L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.

2.3.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF

L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.

La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.

L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.

2.3.2. L’ExF assure lui-même l’évaluation

L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

2.3.3. À l’issue de l’épreuve d’évaluation

Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation mentionnant la réussite à l’épreuve
d’évaluation.

3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.

4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation initiale
Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :
- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation ;
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.

3. Les preuves

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluateur :


- la procédure d’habilitation des évaluateurs reconnue par l’EPSF et tous les éléments permettant
d’attester de sa mise en œuvre pour les évaluateurs réalisant des épreuves d’évaluation relatives à
l’infrastructure :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie ;
- les preuves de vérification des compétences des évaluateurs :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie.

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluation :


- la procédure d’évaluation de l’ExF ;
- la demande d’évaluation, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- les prérequis du candidat,
- les attendus de l’évaluation,
- le champ,
- les modalités ;
- la réponse de l’évaluateur, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- le champ de l’évaluation,
- les modalités,
- les moyens,
- la durée,
- les mesures mises en œuvre pour la confidentialité ;
- les dispositions prévues par le superviseur pour garantir :
- l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation,
- la confidentialité de l’épreuve ;
- l’ExF devra justifier du document de l’évaluation dont le résultat final permet la délivrance de l’AC :
- le questionnaire pour l’évaluation théorique (écrite et/ou orale) permettant de s’assurer que toutes
les connaissances nécessaires ont été évaluées,
- la check-list renseignée pour l’évaluation pratique indiquant :
- le parcours réalisé,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom de l’évaluateur et sa signature,
- les observations de l’évaluateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur tous
les sujets pertinents ;
- les éléments relatifs à la mise en œuvre de la procédure de recours auprès du superviseur.

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Évaluation initiale
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles


Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI
Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du
8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Évaluation initiale
Évaluation de reprise des compétences

1. Le contexte général

Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée par un ExF.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

La délivrance de l’AC est soumise à la réussite du conducteur à une épreuve d’évaluation portant sur
les compétences relatives aux matériels et infrastructures sur lesquels il sera amené à conduire.

La notion d’évaluation « de reprise des compétences » reprise dans cette fiche correspond à
l’évaluation nécessaire à la « délivrance » par un ExF d’une AC à un conducteur ayant déjà été certifié
préalablement.

Cas n° 1 : Conducteur ayant déjà été certifié par un autre ExF

Il s’agit d’évaluer un conducteur, préalablement certifié par un autre ExF.

Cette évaluation, doit être conforme à la procédure décrite par le nouvel ExF dans le manuel de son
SGS. L’EPSF préconise une épreuve théorique et une épreuve pratique à bord du train qui permettent
au nouvel ExF de se prémunir d’éléments que le conducteur ne lui aurait pas communiqué telles que
des suspensions d’AC, la survenue d’évènements liés à la sécurité le concernant, suspension d’activité,
etc.

L’évaluation de reprise des compétences doit garantir que le conducteur maîtrise toujours toutes les
compétences relatives aux infrastructures et aux types de matériel roulant.

Cas n° 2 : Conducteur qui n’a pas assuré la conduite d’un train pendant plus de trois ans quelle
que soit la raison de l’interruption

Il s’agit d’évaluer un conducteur, préalablement certifié par l’ExF mais qui a perdu son habilitation faute
d’avoir pu assurer la conduite d’un train pendant plus de trois ans.

Cette évaluation doit être considérée comme une évaluation initiale et doit être conforme à la procédure
décrite par l’ExF dans le manuel de son SGS.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation de reprise des compétences
2. Les attendus

L’évaluation de reprise des compétences doit permettre de valider l’acquisition par le conducteur de
toutes les compétences1 relatives aux matériels roulants et aux infrastructures en situations
d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence.

Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que
l’évaluation de reprise des compétences respecte les exigences règlementaires.

2.1. Épreuves d’évaluation

L’épreuve d’évaluation est conduite soit par un organisme d’évaluation agréé soit par un ExF
conformément à la procédure que ce dernier aura établie (l’ExF peut prévoir dans sa procédure de
recourir aux compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que ceci soit formalisé
contractuellement).

Cette épreuve est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation et sous le contrôle
d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par l’ExF. Le superviseur doit s’assurer
de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation
ainsi que de la confidentialité de l’épreuve.

L’évaluation doit comporter des épreuves :


- théorique qui a pour finalité de s’assurer de l’acquisition des connaissances en situations
d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence. La nature de l’épreuve théorique est au minimum
une épreuve orale qui peut être complétée par une épreuve écrite (rédaction d’un rapport d’incident,
questionnaire, etc.) ;
- pratique qui a pour finalité de s’assurer de la capacité à mettre en œuvre les connaissances du
candidat pour le type de matériel roulant et pour l’infrastructure parcourue en situations d’exploitation
normale, dégradée ou d’urgence. Cette évaluation porte sur la maîtrise des gestes métiers ainsi que
le contrôle de l’application du « livret de procédures pour le conducteur ». L’aptitude à la conduite
est évaluée lors d’une épreuve sur le réseau. Une épreuve sur simulateur peut être réalisée pour
tester l’application des règles d’exploitation et la prestation du conducteur dans des situations
particulièrement difficiles.

L’EPSF admet que l’évaluation peut débuter par l’épreuve pratique à bord d’un train et soit complétée
ensuite par l’épreuve théorique.

2.2. Compétences des évaluateurs

2.2.1. Exigences communes

Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :

1 Les compétences sont les connaissances professionnelles reprises à chacun des items des annexes V et VI de
la directive 2007/59/CE.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation de reprise des compétences
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.

Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des évaluations, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’évaluation et des documents utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.

2.2.2. Exigences pour les épreuves théoriques

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide2 ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.

Ces exigences s’entendent pour une période de cinq ans précédant la date d’habilitation en tant
qu’évaluateur.

Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.

2.2.3. Exigences pour les épreuves pratiques à bord des trains

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

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Évaluation de reprise des compétences
2.2.4. Tableau récapitulatif des exigences concernant les évaluateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant qu’évaluateur X X X X

Niveau B2 du CECL X X X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Connaissance du système de certification


X X X X
des conducteurs

Expérience de 4 ans sur les 5 dernières


X X X X
années3

Être titulaire à la fois d’une licence


européenne de conducteur de train valide et
X X
d’une AC valide couvrant l’objet de l’épreuve
d’évaluation42

2.3. Traçabilité du processus d’évaluation

L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.

2.3.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF

L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.

La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.

L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.

3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.

4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

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Évaluation de reprise des compétences
2.3.2. L’ExF assure lui-même l’évaluation

L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

2.3.3. Á l’issue de l’épreuve d’évaluation

Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation mentionnant la réussite à l’épreuve
d’évaluation.

Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :


- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation ;
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.

3. Les preuves

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluateur :


- la procédure d’habilitation des évaluateurs agréée par l’EPSF et tous les éléments permettant
d’attester de sa mise en œuvre pour les évaluateurs réalisant des épreuves d’évaluation relatives à
l’infrastructure :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie ;
- les preuves de vérification des compétences des évaluateurs :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie.

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluation :


- la procédure d’évaluation de l’ExF ;
- la demande d’évaluation, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- les prérequis du candidat,
- les attendus de l’évaluation,
- le champ,
- les modalités ;
- la réponse de l’évaluateur, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- le champ de l’évaluation,
- les modalités,
- les moyens,
- la durée,
- les mesures mises en œuvre pour la confidentialité ;
- les dispositions prévues par le superviseur pour garantir :
- l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation,
- la confidentialité de l’épreuve ;
- l’ExF devra justifier du document de l’évaluation dont le résultat final permet la délivrance de l’AC :
- le questionnaire pour l’évaluation théorique (écrite/orale) permettant de s’assurer que toutes les
connaissances nécessaires ont été évaluées,

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation de reprise des compétences
- la check-list renseignée pour l’évaluation pratique indiquant :
- le parcours réalisé,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom de l’évaluateur et sa signature,
- les observations de l’évaluateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur tous
les sujets pertinents ;
- les éléments relatifs à la mise en œuvre de la procédure de recours auprès du superviseur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation de reprise des compétences
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles


Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI
Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du
8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116

Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Évaluation de reprise des compétences
Évaluation pour l’extension de compétences à :
• un nouveau type de matériel roulant (similaire)
• à une nouvelle ligne/section de ligne (système
d’exploitation connu)

1. Le contexte général

Lorsqu’un ExF voudra étendre les compétences d’un conducteur à un type de matériel roulant ou une
ligne/section de ligne, il devra lui faire passer des épreuves d’évaluation conformément à la procédure
qu’il aura établie.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Cette procédure doit prévoir que l’extension de compétences fasse l’objet d’une épreuve d’évaluation.

Concernant le matériel roulant, cette fiche vise l’extension de compétences pour un type de matériel
roulant ayant des caractéristiques similaires1 à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC
valide.

Concernant l’infrastructure, cette fiche vise l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne
dont le système d’exploitation est connu à une ligne/section de ligne pour lequel le conducteur possède
déjà une AC valide. Cette extension de compétence vise alors uniquement la connaissance de l’itinéraire.

2. Les attendus

2.1. Épreuve d’évaluation

L’épreuve d’évaluation est conduite soit par un organisme d’évaluation agréé soit par l’ExF
conformément à la procédure que ce dernier aura établie (l’ExF peut prévoir dans sa procédure de
recourir aux compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que ceci soit formalisé
contractuellement).

Cette épreuve est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation et sous le contrôle
d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par un ExF. Le superviseur s’assure de
la confidentialité de l’épreuve et de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le
déroulement des épreuves d’évaluation.

1 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
2.2. Extension de compétences concernant un matériel roulant

L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives au matériel roulant
reprises à chacun des items de l’annexe V de la directive 2007/59/CE.

2.2.1. Extension de compétences concernant un type de matériel roulant pour lequel le


conducteur possède déjà une AC valide pour un type ayant des caractéristiques
similaires2

Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC dont le champ est étendu à un nouvel engin
moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les principes de dépannage sont similaires à
ceux concernés par l’AC valide.

Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser une évaluation de la connaissance
du conducteur. Cependant, l’EPSF admet que celle-ci ne comporte pas nécessairement d’épreuve
pratique à bord du train. L’EPSF préconise néanmoins que cette épreuve d’évaluation soit, a minima,
réalisée en statique sur l’engin moteur.

S’il s’agit d’un nouveau matériel au sein de l’ExF, une épreuve pratique à bord du train est nécessaire.

Dans le cas où un exploitant ferroviaire ne dispose pas de conducteur certifié pour ce matériel, alors le
premier évaluateur de l’ExF ou d’un centre d’évaluation agréé ne répondant pas aux exigences
réglementaires définies à la 5e puce du chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du
premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition
de soumettre à l’EPSF les conditions de sa formation selon le cas 2 du même chapitre.

2.2.2. Extension de compétences pour un matériel récemment mis en service pour lequel le
conducteur possède déjà une AC valide pour un type ayant des caractéristiques
similaires2

Cette situation vise un candidat, souhaitant être reconnu évaluateur pour un matériel nouveau ayant fait
l’objet d’une autorisation de mise en exploitation commerciale délivrée par l’EPSF ou d’un agrément
délivré par SNCF Réseau et pour lequel aucun conducteur n’est titulaire de l’AC valide.

Cependant, le candidat possède une AC valide couvrant un type similaire de matériel (règles de
conduite et principes de dépannage similaires).

Le premier évaluateur, pour un exploitant ferroviaire ou un centre d’évaluation, ne répondant pas aux
exigences réglementaires définies à la 5e puce du chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que
l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à
condition de soumettre à l’EPSF les conditions de sa formation selon le cas 2 du même chapitre. Ceci

2 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.
2 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les

principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.


Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2
Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
ne couvre que les cas où cet exploitant ferroviaire ou cet organisme d’évaluation agréé ne disposent
d’évaluateur certifié pour ce matériel.

Une fois la compétence du premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le cas
des 1ers et 2es alinéas du point 2.2.1.

2.3. Extension de compétences concernant une nouvelle connaissance


d’infrastructure

L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives à l’infrastructure
reprises à chacun des items de l’annexe VI de la directive 2007/59/CE.

2.3.1. Extension de compétences concernant une ligne ou section de ligne existante dont le
système d’exploitation est connu

Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC valide dont le champ de compétence est
étendu à une nouvelle ligne/section de ligne équipée d’un système d’exploitation pour lequel il possède
déjà une AC valide.

Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser une épreuve d’évaluation pour
valider la connaissance de l’itinéraire par le conducteur.

L’EPSF admet qu’une évaluation pratique ne soit pas obligatoire car la compétence du conducteur pour
ce système d’exploitation a déjà été évaluée lors d’une épreuve d’évaluation précédente.

L’épreuve d’évaluation doit a minima consister en un questionnement (oral ou écrit) des points singuliers,
éventuellement complété par une validation du document d’étude de ligne réalisé par le conducteur.

Nota : lorsque l’ExF fournit au conducteur un document d’étude de ligne renseigné, le questionnement
doit être renforcé pour vérifier son appropriation par le conducteur.

S’il s’agit d’une ligne/section de ligne sur laquelle l’ExF n’a pas circulé depuis plus d’un an, une épreuve
pratique à bord du train est nécessaire. Dans le cas où un exploitant ferroviaire ne dispose pas de
conducteur certifié pour cette ligne/section de ligne, alors le premier évaluateur de l’ExF ou d’un centre
d’évaluation agréé ne répondant pas aux exigences réglementaires définies à la 5 e puce du chapitre 3.4.
du présent guide, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve
d’évaluation formelle de sa connaissance à condition de soumettre à l’EPSF les conditions de sa
formation selon le cas 3 du même chapitre.

2.3.2. Extension de compétences concernant une ligne nouvelle ou récemment mise en service
dont le système d’exploitation est connu

Cette situation vise un évaluateur qui souhaite étendre le champ de son AC à une ligne/section de ligne
nouvelle équipée d’un système d’exploitation pour lequel il possède déjà une AC valide.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
Le premier évaluateur ne répondant pas aux exigences réglementaires définies à la 5e puce du
chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans
épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition de soumettre à l’EPSF les conditions de
sa formation selon le cas 2 du même chapitre. Ceci ne couvre que les cas où un exploitant ferroviaire ou
centre d’évaluation agréé ne disposent d’évaluateur certifié pour cette ligne/section de ligne.

Une fois la compétence de ce premier évaluateur reconnue, les futurs conducteurs se retrouvent dans le
cas du point 2.3.1.

2.4. Compétences des évaluateurs

2.4.1. Exigences communes

Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les évaluateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type d’évaluation.

Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
de certification des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.

2.4.2. Exigences pour les épreuves théoriques

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.

Ces exigences s’entendent pour une période de cinq ans précédant la date d’habilitation en tant
qu’évaluateur.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.

2.4.3. Exigences pour les épreuves pratiques à bord des trains

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence de conducteur de train
valide et d’une AC valide3 couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de ligne/matériel roulant
lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide
pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire
de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de l’examen.

2.4.4. Tableau récapitulatif des exigences concernant les compétences des évaluateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant qu’évaluateur X X X X

Niveau B2 du CECL X X X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Connaissance du système de certification


X X X X
des conducteurs

Expérience de 4 ans sur les 5 dernières


X X X X
années3

Être titulaire à la fois d’une licence


européenne de conducteur de train valide et
X X
d’une AC valide couvrant l’objet de l’épreuve
d’évaluation41

2.5. Traçabilité du processus d’évaluation

L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.

3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.

4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

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Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
2.5.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF

L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.

La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.

L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.

2.5.2. L’ExF assure lui-même l’évaluation

L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

2.5.3. À l’issue de l’épreuve d’évaluation

Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation mentionnant la réussite à l’épreuve
d’évaluation.

Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :


- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation,
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.

3. Les preuves

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluateur :


- la procédure d’habilitation des évaluateurs agréée par l’EPSF et tous les éléments permettant
d’attester de sa mise en œuvre pour les évaluateurs réalisant des épreuves d’évaluation relatives à
l’infrastructure :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie ;
- les preuves de vérification des compétences des évaluateurs :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie.
Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluation :
- la procédure d’évaluation de l’ExF ;
- la demande d’évaluation, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- les prérequis du candidat,
- les attendus de l’évaluation,
- le champ,
- les modalités ;
- la réponse de l’évaluateur, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- le champ de l’évaluation,
Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2
Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
- les modalités,
- les moyens,
- la durée,
- les mesures mises en œuvre pour la confidentialité ;
- les dispositions prévues par le superviseur pour garantir :
- l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation,
- la confidentialité de l’épreuve ;
- le questionnaire pour la partie théorique (écrite/orale) de l’évaluation permettant de s’assurer que le
champ de l’évaluation préparée a été intégralement couvert ;
- la check-list renseignée pour l’évaluation pratique indiquant :
- le parcours réalisé,
- la date,
- le nom du conducteur,
- le nom de l’évaluateur et sa signature,
- les observations de l’évaluateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur tous les
sujets préparés ;
- les documents attestant de la réussite ou de l’échec du conducteur à l’épreuve d’évaluation ;
- les éléments relatifs à la mise en œuvre de la procédure de recours auprès du superviseur.

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Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles


Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI
Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du
8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Evaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant (similaire)
- une nouvelle ligne/section de ligne (système d’exploitation connu).
Évaluation pour l’extension de compétences à :
• un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas
des caractéristiques similaires
• à une nouvelle ligne/section de ligne dont le
système d’exploitation n’est pas connu

1. Le contexte général

Lorsqu’un ExF veut étendre les compétences d’un conducteur à un type de matériel roulant ou une
ligne/section de ligne, il doit lui faire passer des épreuves d’évaluation conformément à la procédure
qu’il a établie.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Cette procédure doit prévoir que l’extension de compétences fasse l’objet d’une épreuve d’évaluation.

Concernant le matériel roulant, cette fiche vise l’extension de compétences pour un nouveau type de
matériel roulant1 dont les caractéristiques ne sont pas similaires à un type pour lequel le conducteur
possède déjà une AC valide.

Concernant l’infrastructure, cette fiche vise l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne
dont le système d’exploitation n’est pas connu par le conducteur ayant déjà une AC valide.

2. Les attendus

2.1. Type d’épreuves d’évaluation

L’évaluation peut comporter des épreuves :


- théorique qui a pour finalité de s’assurer de l’acquisition des connaissances spécifiques en situations
d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence. La nature de l’épreuve théorique est au minimum
une épreuve orale qui peut être complétée par une épreuve écrite (rédaction d’un rapport d’incident,
questionnaire, etc.) ;
- pratique à bord d’un train qui a pour finalité de s’assurer de la capacité à mettre en œuvre les
connaissances du conducteur pour le type de matériel roulant et pour l’infrastructure parcourue.
Cette évaluation porte sur la maîtrise des gestes métiers en situations d’exploitation normale et le

1Par « nouveau type de matériel », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de
conduite et les principes de dépannage de celui-ci ne sont pas similaires à celles d’autres types.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
cas échéant dégradée ou d’urgence ainsi que le contrôle de l’application du « livret de procédures
pour le conducteur ». Une épreuve sur simulateur peut être réalisée pour tester l’application des
règles d’exploitation et la prestation du conducteur dans des situations particulièrement difficiles.

L’EPSF admet que l’évaluation peut débuter par l’épreuve pratique à bord d’un train et soit complétée
ensuite par l’épreuve théorique.

Cette épreuve est réalisée sous le contrôle d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé
ou par l’ExF. Le superviseur s’assure de la confidentialité de l’épreuve et de l’absence de tout conflit
d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation.

Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet
de l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant
est présent lors de l’épreuve d’évaluation à bord du train.

2.2. Extension de compétences concernant un matériel roulant

L’évaluation garantit que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives au matériel roulant
concerné.

2.2.1. Extension de compétences à un nouveau type de matériel roulant

Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC dont le champ va être étendu à un nouveau
type de matériel dont la conception fait que les règles de conduite et les principes de dépannage ne sont
pas similaires à un type figurant sur l’AC dont il est titulaire.

Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser une évaluation de la connaissance
du conducteur. Si des règles de conduite sont particulières, l’EPSF préconise que cette évaluation
comporte a minima une épreuve pratique à bord du train.

L’évaluation à ce nouveau type de matériel doit garantir que le conducteur a acquis toutes les
compétences pour tous les items prévus à l’annexe V de la directive 2007/59/CE.

S’il s’agit d’un nouveau matériel au sein de l’ExF, une épreuve pratique à bord du train est nécessaire.

Dans le cas où un exploitant ferroviaire ne dispose pas de conducteur certifié pour ce matériel, alors le
premier évaluateur de l’ExF ou d’un centre d’évaluation agréé ne répondant pas aux exigences
réglementaires définies à la 5e puce du chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du
premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition
de soumettre à l’EPSF les conditions de sa formation selon le cas 2 du même chapitre.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
2.2.2. Extension de compétences à un nouveau type de matériel roulant venant de faire l’objet
d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ou d’un agrément délivré par SNCF
Réseau

Cette situation vise un candidat, souhaitant être reconnu évaluateur pour ce matériel, qui possède déjà
une AC dont le champ va être étendu à un nouveau type de matériel dont la conception fait que les règles
de conduite et les principes de dépannage ne sont pas similaires à un type figurant sur l’AC dont il est
titulaire et faisant l’objet d’une autorisation de mise en service commerciale ou d’un agrément délivré par
SNCF Réseau.

Le premier évaluateur ne répondant pas aux exigences réglementaires définies à la 5 e puce du


chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans
épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition de soumettre à l’EPSF les conditions de
sa formation selon le cas 2 du même chapitre. Ceci ne couvre que les cas où un exploitant ferroviaire ou
centre d’évaluation agréé ne disposent d’évaluateur certifié pour ce matériel.

Une fois la compétence de ce premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le
cas des 1er et 2e alinéas du point 2.2.1.

2.3. Extension de compétences concernant une nouvelle connaissance


d’infrastructure

L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives à l’infrastructure
concernée.

2.3.1. Extension de compétences à une nouvelle ligne ou section de ligne existante dont le
système d’exploitation n’est pas connu

Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC valide dont le champ va être étendu à une
nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu pour lequel il possède déjà
une AC valide.

Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser des épreuves d’évaluation pour
valider la connaissance de l’itinéraire et du système d’exploitation par le conducteur. Cette évaluation
doit être conforme à la procédure décrite dans le manuel du SGS de l’ExF. Cette dernière pouvant être
adaptée pour que l’évaluation soit pertinente par rapport aux nouvelles compétences acquises en
formation. Elle exige une épreuve qui peut être : théorique, pratique à bord du train ou théorique et
pratique à bord du train.

L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences pour tous les items prévus
à l’annexe VI de la directive 2007/59/CE.

Dans le cas où un exploitant ferroviaire ou centre d’évaluation agréé ne disposent d’évaluateur habilité
pour réaliser l’épreuve pratique à bord du train, le premier évaluateur ne répondant pas aux exigences
de l’article [Link].2.c) de l’arrêté du 6 août 2010 modifié, des dispositions particulières, au chapitre 3.4. du

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
présent guide, doivent être prises pour son évaluation sur la nouvelle ligne/section de ligne. Une fois la
compétence du premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le cas ci-dessus.

2.3.2. Extension de compétences concernant une nouvelle ligne ou section de ligne dont le
système d’exploitation n’est pas connu et qui vient de faire l’objet d’une AMM

Cette situation vise un évaluateur qui souhaite étendre le champ de son AC à une ligne/section de ligne
nouvelle équipée d’un système d’exploitation qui n’est pas connu pour lequel il possède déjà une AC
valide.

Le premier évaluateur ne répondant pas aux exigences réglementaires définies à la 5e puce du


chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans
épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition de soumettre à l’EPSF les conditions de
sa formation selon le cas 2 du même chapitre. Ceci ne couvre que les cas où un exploitant ferroviaire ou
centre d’évaluation agréé ne disposent d’évaluateur certifié pour cette ligne/section de ligne.

Une fois la compétence de ce premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le
cas du point 2.3.1.

2.4. Compétences des évaluateurs

2.4.1. Exigences communes

Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.

Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
2.4.2. Exigences pour les épreuves théoriques

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.

Ces exigences s’entendent pour une période de 5 ans précédant la date où la personne fait acte de
candidature en tant qu’évaluateur.

Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.

2.4.3. Exigences pour les épreuves pratiques à bord des trains

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide2 couvrant l’objet de l’examen ou type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

2.4.4. Tableau récapitulatif des exigences concernant les évaluateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant qu’évaluateur X X X X

Niveau B2 du CECL X X X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Connaissance du système de certification


X X X X
des conducteurs

Expérience de 4 ans sur les 5 dernières


X X X X
années3

3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.

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Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Être titulaire à la fois d’une licence


européenne de conducteur de train valide et
X X
d’une AC valide couvrant l’objet de l’épreuve
d’évaluation42

2.5. Traçabilité du processus d’évaluation

L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.

2.5.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF

L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.

La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.

L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.

2.5.2. L’ExF assure lui-même l’évaluation

L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

2.5.3. À l’issue de l’épreuve d’évaluation

Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation de réussite à l’épreuve d’évaluation.

Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :


- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation,
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.

4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2
Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
3. Les preuves

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluateur :


- la procédure d’habilitation des évaluateurs agréée par l’EPSF et tous les éléments permettant
d’attester de sa mise en œuvre pour les évaluateurs réalisant des épreuves d’évaluation relatives à
l’infrastructure :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie ;
- les preuves de vérification des compétences des évaluateurs :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie.
Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluation :
- la procédure d’évaluation de l’ExF ;
- la demande d’évaluation, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- les prérequis du candidat,
- les attendus de l’évaluation,
- le champ,
- les modalités ;
- la réponse de l’évaluateur, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- le champ de l’évaluation,
- les modalités,
- les moyens,
- la durée,
- les mesures mises en œuvre pour la confidentialité ;
- les dispositions prévues par le superviseur pour garantir :
- l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation,
- la confidentialité de l’épreuve ;
- le questionnaire pour la partie théorique (écrite/orale) de l’évaluation permettant de s’assurer que le
champ de l’évaluation préparée a été intégralement couvert ;
- la check-list renseignée pour l’évaluation pratique indiquant :
- le parcours réalisé,
- la date,
- le nom du conducteur,
- le nom de l’évaluateur et sa signature,
- les observations de l’évaluateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur tous les
sujets préparés ;
- les documents attestant de la réussite ou de l’échec du conducteur à l’épreuve d’évaluation ;
- les éléments relatifs à la mise en œuvre de la procédure de recours auprès du superviseur.

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Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles


Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
Évaluation par suite de l’absence de circulation de
plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne

1. Le contexte général

Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide.

Afin de conserver la connaissance des lignes/sections de lignes mentionnées sur son AC, le conducteur
doit y circuler régulièrement. Lorsqu’il n’a pas circulé depuis plus de 365 jours sur une ligne/section de
ligne, le conducteur passe une épreuve d’évaluation pour que son AC soit de nouveau valide,
conformément à la procédure que l’ExF aura établie.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

La présente fiche a pour objet de présenter les dispositions qu’un ExF doit mettre en œuvre pour assurer
l’évaluation d’un conducteur qui n’a pas circulé depuis plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne.

Les évaluations ci-dessous s’adressent à un conducteur n’ayant pas circulé sur la ligne/section de ligne
depuis plus de 365 jours. Pour choisir le type d’épreuve d’évaluation à mettre en œuvre, il est nécessaire
de vérifier les informations suivantes :
- Cas n° 1 : le conducteur a circulé depuis moins d’un an sur une autre ligne/section de ligne dont le
système d’exploitation est connu ➢ § 2.1.1. ;
- Cas n° 2 : le conducteur a circulé depuis moins de trois ans sur une autre ligne/section de ligne dont
le système d’exploitation est connu ➢ § 2.1.2. ;
- Cas n° 3 : le conducteur n’a pas circulé depuis plus de trois ans sur une ligne/section de ligne dont
le système d’exploitation est connu ➢ § 2.1.3. ;
- Cas n° 4 : le conducteur n’a pas circulé depuis plus de trois ans sur une ligne/section de ligne mais
a circulé depuis moins d’un an sur une autre ligne/section de ligne dont le système d’exploitation est
connu ➢ § 2.1.4.

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
2. Les attendus

2.1. Type d’évaluation

2.1.1. Cas n° 1

Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus d’un an.

Néanmoins, la compétence pour le système d’exploitation reste « validée » du fait de la circulation


depuis moins d’un an sur une ligne/section de ligne ayant un système d’exploitation connu.
Il s’agit donc d’évaluer, de nouveau, la connaissance des caractéristiques de la ligne/section de ligne.

L’EPSF admet que l’évaluation ne comporte pas nécessairement d’épreuve pratique à bord du train.
Cette évaluation peut consister en un questionnement du conducteur sur les points singuliers.

2.1.2. Cas n° 2

Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus d’un an.

De plus, la compétence pour le système d’exploitation n’est plus « validée » étant donné qu’il n’a pas
circulé depuis plus d’un an sur une ligne/section de ligne ayant un système d’exploitation connu.

Il s’agit donc d’évaluer, de nouveau :


- la connaissance des caractéristiques de la ligne/section de ligne concernée ;
- la connaissance du système d’exploitation tout en considérant que le conducteur a conservé
certaines compétences.

Ce type d’évaluation est assimilable à une « Évaluation pour l’extension de compétences à une nouvelle
ligne/section de ligne (système d’exploitation connu) » présentée dans la fiche 7 du présent guide.

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
2.1.3. Cas n° 3

Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus de trois ans.

De plus, la compétence pour le système d’exploitation n’est plus « validée » étant donné qu’il n’a pas
circulé depuis plus de trois ans sur une ligne/section de ligne ayant un système d’exploitation connu.

Il s’agit donc d’évaluer, de nouveau, la connaissance des caractéristiques de la ligne/section de ligne.

Ce type d’évaluation est assimilable à une « Évaluation pour l’extension de compétences à une nouvelle
ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu » présentée dans la fiche 8 du
présent guide.

2.1.4. Cas n° 4

Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus de trois ans.

Néanmoins, la compétence pour le système d’exploitation reste « validée » du fait de la circulation


depuis moins d’un an sur une ligne/section de ligne ayant un système d’exploitation connu.

Il s’agit donc d’évaluer, de nouveau la connaissance des caractéristiques de la ligne/section de ligne


concernée.

Ce type d’évaluation est assimilable à une « Évaluation pour l’extension de compétences à une nouvelle
ligne/section de ligne (système d’exploitation connu) » présentée dans la fiche 7 du présent guide.

2.2. Épreuve d’évaluation

Toute épreuve d’évaluation est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation sous
le contrôle d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par un ExF. Le superviseur
s’assure de la confidentialité de l’épreuve et de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et
le déroulement des épreuves d’évaluation.

Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet
de l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant
est présent lors de l’épreuve d’évaluation pratique à bord du train.

2.3. Compétences des évaluateurs

2.3.1. Exigences communes

Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour habiliter ces évaluateurs, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent qu’ils répondent aux
exigences ci-après.

Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.

2.3.2. Exigences pour les épreuves théoriques

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.

Ces exigences s’entendent pour une période de 5 ans précédant la date où la personne fait acte de
candidature en tant qu’évaluateur.

Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.

2.3.3. Exigences pour les épreuves pratiques à bord des trains

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
2.3.4. Tableau récapitulatif des exigences concernant les compétences des évaluateurs

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant qu’évaluateur X X X X

Niveau B2 du CECL X X X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

Connaissance du système de certification


X X X X
des conducteurs

Expérience de 4 ans sur les 5 dernières


X X X X
années3

Être titulaire à la fois d’une licence


européenne de conducteur de train valide et
X X
d’une AC valide couvrant l’objet de l’épreuve
d’évaluation41

2.4. Traçabilité du processus d’évaluation

L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation a respecté les étapes suivantes.

2.4.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF

L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe les modalités et le contenu de l’évaluation
s’appuyant sur la préparation présentée au point 2.2.

La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.

L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF, établit une réponse cohérente dans laquelle il précise les
méthodes d’évaluation.

3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.

4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
2.4.2. L’ExF assure lui-même l’évaluation

L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

2.4.3. À l’issue de l’épreuve d’évaluation

Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation de réussite à l’épreuve d’évaluation.
Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :
- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation,
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.

3. Les preuves

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluateur :


- La procédure d’habilitation des évaluateurs agréée par l’EPSF et tous les éléments permettant
d’attester de sa mise en œuvre pour les évaluateurs réalisant des épreuves d’évaluation relatives à
l’infrastructure :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie ;
- les preuves de vérification des compétences des évaluateurs :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie.

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluation :


- la procédure d’évaluation de l’ExF ;
- la demande d’évaluation, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- les prérequis du candidat,
- les attendus de l’évaluation,
- le champ,
- les modalités ;
- la réponse de l’évaluateur, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- le champ de l’évaluation,
- les modalités,
- les moyens,
- la durée,
- les mesures mises en œuvre pour la confidentialité ;
- les dispositions prévues par le superviseur pour garantir :
- l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation,
- la confidentialité de l’épreuve ;
- le questionnaire pour la partie théorique (écrite/orale) de l’évaluation permettant de s’assurer que le
champ de l’évaluation préparée a été intégralement couvert ;
- la check-list renseignée pour l’évaluation pratique indiquant :
- le parcours réalisé,
- la date,

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
- le nom du conducteur,
- le nom de l’évaluateur et sa signature,
- les observations de l’évaluateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur tous les
sujets préparés ;
- les documents attestant de la réussite ou de l’échec du conducteur à l’épreuve d’évaluation ;
- les éléments relatifs à la mise en œuvre de la procédure de recours auprès du superviseur.

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles


Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116

Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne
Évaluation pour le maintien/renouvellement de
validité de l’attestation complémentaire

1. Le contexte général

Pour que l’AC demeure valide, une évaluation est réalisée a minima tous les trois ans conformément à
la procédure que l’ExF a établie.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

La présente fiche a pour objet de présenter les dispositions que l’ExF met en œuvre pour assurer cette
évaluation.

2. Les attendus

L’ExF met en place un suivi individuel des conducteurs, auxquels il a délivré une AC, portant notamment
sur l'acquisition et le maintien des connaissances professionnelles requises pour la délivrance de l’AC
et le suivi des évènements contraires à la sécurité dans lesquels ils sont impliqués. Ce suivi comporte
des vérifications annuelles.

Ce suivi peut comporter les éléments suivants :


- rapport d’accompagnement en ligne ;
- examen des relevés des enregistreurs de conduite ;
- examen des évènements contraires à la sécurité.

Par ailleurs, au cours des trois années de validité de l’AC, le conducteur peut avoir :
- suivi des séances de formation continue ;
- fait l’objet d’évaluations pour :
- une extension de compétences à de nouvelles sections d’infrastructure,
- une extension de compétences à de nouveaux matériels roulants,
- une évaluation des compétences lorsqu’un conducteur n’a pas circulé depuis plus d’un an sur
une section d’infrastructure.

2.1. Nature de l’évaluation

Selon la procédure décrite dans le manuel SGS, il est envisagé deux possibilités.

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
2.1.1. L’évaluation est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation sous la
responsabilité d’un superviseur désigné par un organisme d’évaluation agréé ou par un
ExF conformément à la procédure que ce dernier a établie (l’ExF peut prévoir dans sa
procédure de recourir aux compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que
ceci soit formalisé contractuellement)

L’épreuve d’évaluation qui sera réalisée pour le renouvellement de l’AC pourrait ne pas porter sur
l’ensemble des compétences du conducteur en particulier lorsque celui-ci est autorisé à de nombreux
matériels roulants et/ou à de nombreuses sections d’infrastructure.

En conséquence, l’évaluation doit être adaptée (durée, contenu) afin que celle-ci soit pertinente par
rapport aux compétences du conducteur et au processus de suivi individuel mis en œuvre. En fonction
des thèmes et points particuliers qui auront été retenus, la nature de l’évaluation peut être : soit
théorique, soit pratique à bord des trains ou théorique et pratique à bord des trains.

L’évaluation périodique est également l’occasion de s’interroger sur la nécessité de maintenir


l’habilitation du conducteur pour les lignes/sections de ligne sur lesquelles il n’a pas circulé depuis plus
d’un an.

2.1.2. Dans le cas d’un suivi individuel réalisé par un évaluateur, l’évaluation peut prendre la
forme d’un contrôle périodique régulier sur une durée inférieure à trois ans.

Ce suivi consiste en l’observation continue des compétences professionnelles ainsi que leurs mises en
pratique régulières afin de vérifier l’ensemble des connaissances professionnelles spécifiques.

Ce suivi individuel renforcé, sans qu’il soit nécessairement placé sous la responsabilité d’un
superviseur, est réalisé de manière impartiale et non discriminatoire par un évaluateur au moyen :
- de plusieurs accompagnements annuels ;
- du contrôle des enregistrements ;
- des attestations de formations continues dispensées ;
- de l’étude des événements de conduite ;
- des échanges professionnels avec le conducteur.

2.2. Compétences des évaluateurs

2.2.1. Exigences communes

Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).

Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.

2.2.2. Exigences pour les épreuves théoriques

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit, en plus des exigences
communes, justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.

Ces exigences s’entendent pour une période de 5 ans précédant la date où la personne fait acte de
candidature en tant qu’évaluateur.

Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.

2.2.3. Exigences pour les épreuves pratiques à bord des trains

Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train.

2.2.4. Tableau récapitulatif des exigences

Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Habilitation en tant qu’évaluateur X X X X

Niveau B2 du CECL X X X X

Qualifications et aptitude pédagogique X X X X

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
Matériel Infrastructure

Exigences Pratique à Pratique à


Théorique bord des Théorique bord des
trains trains

Connaissance du système de certification


X X X X
des conducteurs

Expérience de 4 ans sur les 5 dernières


X X X X
années3

Être titulaire à la fois d’une licence


européenne de conducteur de train valide et
X X
d’une AC valide couvrant l’objet de l’épreuve
d’évaluation41

2.3. Traçabilité du processus d’évaluation

L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.

2.3.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF

L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe les modalités et le contenu de l’évaluation
s’appuyant conformément à sa procédure d’évaluation.

La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.

L’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF « prestataire de l’évaluation » établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.

2.3.2. L’ExF assure lui-même l’évaluation

L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.

2.3.3. À l’issue de l’épreuve d’évaluation

Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation de réussite à l’épreuve d’évaluation.

3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.

4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :
- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation,
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.

2.4. Renouvellement de l’attestation complémentaire

Le renouvellement de l’AC est l’opportunité de mettre à jour ce document en particulier pour la partie
infrastructure.

En effet, si sur l’AC figurent des sections d’infrastructure sur lesquelles le conducteur n’a pas conduit
depuis plus d’un an et qui ne font pas l’objet de l’épreuve d’évaluation « de renouvellement », elles
doivent être supprimées.

De même, pour les sections d’infrastructure qui n’ont pas été parcourues depuis presque un an, il faut
se poser la question de savoir :
- si elles doivent faire l’objet de l’épreuve d’évaluation « de renouvellement » pour être maintenues
sur l’AC ;
- si elles doivent être supprimées n’entrant plus dans le champ d’activité du conducteur.

Concernant la partie matériel roulant, l’ExF doit s’assurer que le conducteur a toujours le besoin d’être
certifié pour tous les types figurant sur son AC et qu’il a bénéficié des vérifications périodiques prévues
dans la procédure de délivrance des AC.

3. Les preuves

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluateur :


- la procédure d’habilitation des évaluateurs agréée par l’EPSF et tous les éléments permettant
d’attester de sa mise en œuvre pour les évaluateurs réalisant des épreuves d’évaluation relatives à
l’infrastructure :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie ;
- les preuves de vérification des compétences des évaluateurs :
- expérience professionnelle : son CV, éventuellement ses attestations de travail,
- formation à la pédagogie.

Les preuves attendues seront vis-à-vis de l’évaluation :


- la procédure d’évaluation de l’ExF ;
- la demande d’évaluation, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- les prérequis du candidat,
- les attendus de l’évaluation,
- le champ,
- les modalités ;
- la réponse de l’évaluateur, vis-à-vis d’un organisme d’évaluation agréé, indiquant :
- le champ de l’évaluation,
- les modalités,

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
- les moyens,
- la durée,
- les mesures mises en œuvre pour la confidentialité ;
- les dispositions prévues par le superviseur pour garantir :
- l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation,
- la confidentialité de l’épreuve ;
- le questionnaire pour la partie théorique (écrite/orale) de l’évaluation permettant de s’assurer que le
champ de l’évaluation préparée a été intégralement couvert ;
- la check-list renseignée pour l’évaluation pratique indiquant :
- le parcours réalisé,
- la date,
- le nom du conducteur,
- le nom de l’évaluateur et sa signature,
- les observations de l’évaluateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur tous les
sujets préparés ;
- les documents attestant de la réussite ou de l’échec du conducteur à l’épreuve d’évaluation ;
- les éléments relatifs à la mise en œuvre de la procédure de recours auprès du superviseur.

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles

Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI

Règlement délégué (UE) 2018/762 de la Commission du


8 mars 2018 établissant des méthodes de sécurité communes
relatives aux exigences en matière de système de gestion de Annexe I
la sécurité conformément à la directive (UE) 2016/798 du Point 4.2
Parlement européen et du Conseil et abrogeant les règlements
de la Commission (UE) n° 1158/2010 et (UE) n° 1169/2010

Décret n° 2006-369 du 28 mars 2006 relatif aux missions et


Art. 2
statuts de l'Établissement public de sécurité ferroviaire

Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116

Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III

Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.

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Évaluation pour le maintien/renouvellement de validité de l’attestation complémentaire
Transfert du contrat de travail d’un conducteur lors
d’un changement d’attributaire

1. Le contexte général

Cette fiche a pour vocation d’indiquer la procédure à suivre lorsqu’une entreprise ferroviaire attributaire
d’un contrat de service public portant sur un service ou une partie de service de transport reprend un
ou plusieurs contrat(s) de travail de conducteur(s).

Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée par une EF.

La délivrance de l’AC est soumise d’une part, à la réception d’une copie, pour chacun des conducteurs,
de tous les documents de nature à établir la preuve de sa formation, de ses qualifications, de son
expérience et de ses compétences professionnelles ainsi que la copie certifiée conforme de l’AC, et
d’autre part que chacun des conducteurs concernés soit affecté à la conduite sur une ligne ou une
section de ligne et un matériel identique à ceux pour lesquels il était précédemment certifié.

Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’EF. Elle aura été reconnue par l’EPSF (ou par l’Agence selon les
cas) lors de la délivrance de son certificat de sécurité unique.

2. Les attendus

Lors d’un changement d’attributaire d’un contrat de service public, l’entreprise ferroviaire peut devenir
employeur de tout ou partie des conducteurs qui opéraient sur les lignes concernées et avec le même
matériel. Pour ce faire, l’entreprise ferroviaire précédemment en charge du contrat de service public sur
la ou les parties de service de transport ferroviaire de voyageurs concernés doit transférer à la nouvelle
entreprise ferroviaire, le nouvel attributaire, les documents permettant de prouver la capacité des
conducteurs à pouvoir opérer sur les lignes concernées.

Aussi, dans cette situation particulière, l’entreprise ferroviaire peut délivrer une nouvelle AC sans
épreuve d’évaluation et simplement sur une base documentaire. Cette nouvelle AC délivrée sera valable
pour une durée maximale d’un an. Si la date de l’AC antérieure arrive à échéance au cours de ce délai,
l’entreprise ferroviaire attributaire devra renouveler l’AC du conducteur avant ladite échéance.

L’EPSF préconise à l’entreprise ferroviaire attributaire de dresser une liste des dates d’échéance de
l’ensemble des AC des conducteurs transférés afin de pouvoir mettre en place les démarches de
renouvellement de l’AC avant la date d’expiration. L’EPSF préconise également d’examiner le suivi
professionnel de chaque conducteur ainsi que le plan d’action associé, s’il en existe un.

Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2


Transfert du contrat de travail d’un conducteur lors d’un changement d’attributaire
Durant ce délai, la nouvelle entreprise ferroviaire organise toutes les évaluations nécessaires en se
référant au cas n°1 de la fiche 6 du présent guide.

La délivrance de l’AC est soumise à la réussite du conducteur à une épreuve d’évaluation portant sur
les compétences relatives aux matériels et infrastructures sur lesquels il sera amené à conduire.

3. Les preuves

Le conducteur ayant été transféré devra demander à l’ancienne entreprise ferroviaire attributaire tous
les documents permettant d’établir la preuve de sa capacité à conduire un matériel sur une ou plusieurs
lignes particulières en demandant de lui fournir toutes les preuves et attestations requises ainsi que la
copie certifiée conforme de son AC suivant le modèle communautaire prévu à l’annexe III du
règlement (UE) n° 36/2010. Il pourra ainsi justifier auprès de son nouvel employeur de :
- sa formation ;
- ses qualifications ;
- son expérience ;
- ses compétences professionnelles.

4. Le cadre réglementaire

Lien Titre Articles

Règlement (UE) n° 36/2010 du 3 décembre 2009 de la


Commission relatif aux modèles communautaires pour la
licence de conducteur de train, l’attestation complémentaire, la
copie certifiée conforme de l’attestation complémentaire et le Annexe III
formulaire de demande de licence de conducteur de train, en
vertu de la directive 2007/59/CE du Parlement européen et du
Conseil.

Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 114

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Transfert du contrat de travail d’un conducteur lors d’un changement d’attributaire
FICHE D’IDENTIFICATION

Référence Guide 014

Titre Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train

Type Guide

Résumé

Le présent guide a pour objectif d’aider les exploitants ferroviaires à concevoir leurs procédures
concernant la certification de leurs conducteurs

Historique des versions


Numéro Date
de de Objet de la modification
version version

1 18/10/2017 Création du document

Mises à jour réglementaires.

2 02/07/2020 Intégration de la délivrance de l’AC lors du changement d’attributaire d’un


contrat de service public portant sur un service de transport ferroviaire de
voyageurs

Texte abrogé

Aucun

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l’EPSF en cliquant sur le logo ci-dessous :

en sélectionnant le sujet « Les documents de l’EPSF » et en indiquant la référence de ce texte dans le message.

Délégation à l’Animation et la communication techniques et réglementaires


Établissement public de sécurité ferroviaire
Direction des Affaires réglementaires, européennes et internationales
60, rue de la Vallée – CS 11758 - 80017 AMIENS Cedex

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