Délivrance de l'attestation conducteur train
Délivrance de l'attestation conducteur train
conducteur de train
Les modalités pratiques relatives à la délivrance de la licence européenne de conducteur de train par
l’EPSF sont présentées dans le guide 015 « Guide à l’usage des candidats à l’obtention de la licence
de conducteur de train ».
Lien Titre
Le présent guide a pour objet d’aider les exploitants ferroviaires à recenser et à mettre en pratique
toutes les obligations réglementaires de manière à assurer, en bonne et due forme, la délivrance de
l’attestation complémentaire d’un conducteur de train.
Il leurs appartient en outre d’adopter une organisation du travail respectant les règles du code du travail,
en veillant notamment à ne pas s’exposer aux délits de prêt illicite de main-d’œuvre ou de marchandage.
Ceci ne fait pas l’objet du présent guide.
Introduction ...............................................................................................................................................6
Définitions .................................................................................................................................................8
Abréviations ........................................................................................................................................... 10
2. Formation ......................................................................................................................................... 13
3. Évaluation ......................................................................................................................................... 19
8.1. Vérifications à réaliser par « l’employeur » lorsqu’il a recours au personnel d’un autre ExF
pour assurer la conduite......................................................................................................... 29
8.2. Vérifications à réaliser par « l’employeur » lorsqu’il a recours au personnel d’une
entreprise qui n’est pas un ExF ............................................................................................. 29
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Fiches
Formation de reprise des compétences pour un conducteur ayant déjà été certifié
Formation continue
Évaluation initiale
Évaluation par suite de l’absence de circulation de plus de 365 jours sur une
ligne/section de ligne
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correspondant.
Le conducteur est une personne assurant la conduite d’un train, qu’elle en assure les commandes
directes ou qu’elle donne les directives en cabine à la personne maîtrisant les organes de commande.
À ce titre, cette personne assure une tâche essentielle pour la sécurité. C’est pourquoi, l’exploitant
ferroviaire (ExF) doit établir la procédure de délivrance des attestations complémentaires (AC) aux
conducteurs qu’il affecte à la conduite d’un train.
Cette procédure doit être présentée dans le manuel qui décrit le système de gestion de la sécurité
(SGS) de l’ExF.
Les références réglementaires applicables à chacune des fiches sont présentées dans des tableaux en
fin de fiche avec la symbolique suivante :
Directive
Européenne Décision
Règlement
Loi
Code
Française
Décret
Arrêté
Ces textes réglementaires doivent être utilisés dans leur version en vigueur lors de
la demande :
■ de certificat de sécurité unique pour les entreprises ferroviaire ;
■ d’agrément de sécurité pour les gestionnaires d’infrastructure ;
■ d’agrément en tant qu’organisme de formation.
Dans chaque fiche, il vous suffit de cliquer sur le symbole pour accéder directement au texte
correspondant disponible dans l’Espace réglementation du site Internet de l’EPSF.
Dans le présent guide, cette expression ne doit pas être prise au sens
de l’article 160 du décret n° 2019-525 mais plutôt au sens usuel du
Type de matériel roulant
terme où le type définit le modèle pour servir à la production ou à la série
d’engin moteur
AC Attestation complémentaire
AS Agrément de sécurité
EF Entreprise ferroviaire
E
EPSF Établissement public de sécurité ferroviaire
G GI Gestionnaire de l’infrastructure
U UE Union européenne
La certification des conducteurs de train est encadrée par la directive européenne 2007/59/CE du
Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de train
assurant la conduite de locomotives et de trains sur le système ferroviaire dans la Communauté.
Le point 4.2.1 du règlement (UE) 2018/762 de la Commission du 8 mars 2018 établissant des méthodes
de sécurité communes relatives aux exigences en matière de système de gestion de la sécurité
conformément à la directive (UE) 2016/798 précise le processus à mettre en œuvre par l’exploitant
ferroviaire pour assurer la gestion des compétences des personnels affectés à des tâches [essentielles]
pour la sécurité ferroviaire, dont la « conduite des trains ».
Avant d’être affectés à des tâches essentielles pour la sécurité ferroviaire, les personnels reçoivent une
formation adaptée à ces tâches, comprenant notamment une formation en situations d’exploitation
normale, dégradée ou d’urgence aux techniques et à l’emploi des matériels roulants utilisés, des
infrastructures empruntées, de la langue française le cas échéant.
Tout ExF décrit, dans le manuel de son SGS, la procédure de délivrance de l’AC aux conducteurs qu’il
affecte à la conduite des trains. Il doit notamment être fait mention des dispositions relatives à la
formation des conducteurs.
La formation des conducteurs peut être dispensée soit par un ExF, soit par un organisme de formation
agréé par l’EPSF.
L’ensemble de ce processus est tracé afin de pouvoir être présenté aux autorités compétentes.
2.3. Formateurs
La formation n’est réalisée que par des formateurs répondant aux exigences réglementaires applicables
lors de leurs prises de fonction en tant que formateur et aux exigences fixées par l’ExF dans sa
procédure de gestion des compétences des conducteurs ou l’organisme de formation agréé.
Si le formateur ne répond pas aux exigences du dernier point ci-dessus concernant l’AC, des
dispositions particulières doivent être prises selon les cas ci-dessous.
1 La détention d’une licence européenne de conducteur n’est obligatoire pour toute personne affectée à la conduite
d’un train qu’à partir du 1er juin 2018. Jusqu’au 31 mai 2018, est réputé répondre aux exigences formulées, un
formateur titulaire de la seule attestation complémentaire délivrée conformément aux dispositions de l’arrêté du
6 août 2010.
Si l’ExF concerné et/ou un organisme de formation agréé ne disposent que de formateurs titulaires
d’une AC valide pour un type similaire 2 de ligne et/ou de matériel roulant, la formation est réalisée par
ces formateurs à condition qu’un conducteur titulaire de l’AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel
roulant soit présent lors de la formation pratique à bord du train. Dans le cas contraire, c’est le cas n° 2
ci-dessous qui s’applique.
Cas n° 2
Si ni l’ExF concerné, ni aucun organisme de formation agréé ne dispose de formateur titulaire d’une AC
valide pour un type similaire de ligne et/ou de matériel roulant et en l’absence de conducteur titulaire de
l’AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel roulant, l’ExF soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas
déjà prévu dans le manuel de son SGS, les conditions de la formation du premier formateur :
- pour une entreprise ferroviaire : à l’occasion de l’information de l’utilisation de ce nouveau type de
matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette disposition,
- pour un gestionnaire d’infrastructure : à l’occasion de l’information de l’utilisation de cette nouvelle
ligne et/ou de ce nouveau type de matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette
disposition.
Cas n° 3
Si aucun ExF n’a circulé depuis plus d’un an sur une section de ligne, l’entreprise ferroviaire ou le
gestionnaire d’infrastructure soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas déjà prévu dans le manuel de son
SGS, à l’occasion de la reprise du (ou d’un) service les conditions de la formation du premier formateur
amené à intervenir un mois avant la mise en œuvre de cette disposition.
Pour les cas n° 2 et n° 3 ci-dessus, il peut être admis que l’AC du premier formateur soit rendue valide
sans épreuve d’évaluation formelle de sa compétence.
Les formateurs dispensant des formations relatives à l’infrastructure sont habilités* en tant que tels soit
par l’ExF, soit par l’organisme de formation agréé, selon une procédure d’habilitation agréée par l’EPSF
dans le cadre de la délivrance soit :
- de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de l’agrément de sécurité du GI ;
- du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
L’ExF ou l’organisme de formation agréé tient, met à jour et communique à l’EPSF sur demande la liste
des formateurs habilités.
2Par « similaire », il faut comprendre pour une section de ligne dont le type de block est identique et pour un engin
moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les principes de dépannage de celui-ci sont
pratiquement identique à celles d’autres types.
Par formation théorique, il faut comprendre que les actions de formations sont dispensées en salle et
sur le terrain en statique par des méthodes pédagogiques permettant de garantir l’acquisition des
connaissances professionnelles théoriques. Elle peut être complétée par des EAO ou bien encore par
l’utilisation de simulateurs.
L’arrêté du 6 août renvoie à l’annexe III de la directive 2007/59/CE qui précise qu’en ce qui concerne
l’acquisition des connaissances professionnelles sur les itinéraires, il faut privilégier l’approche qui
consiste à ce que le conducteur de train accompagne un autre conducteur pendant un nombre approprié
de voyages (parcours en ligne) sur l’itinéraire concerné. De ce fait, le conducteur ne participant pas à
la conduite du train, l’EPSF admet qu’il s’agit d’une formation théorique au même titre que l’utilisation
des enregistrements vidéo des itinéraires réalisés depuis la cabine du conducteur.
Par formation pratique, il faut comprendre l’acquisition d’une expérience de travail en conditions réelles,
c’est-à-dire en circulation sur le système ferroviaire à bord du train. Pour la mise en pratique des gestes
métier, il peut être fait appel à des moniteurs qui sont des conducteurs accompagnant un candidat
conducteur ou un conducteur en formation non titulaire de l’AC. Ce conducteur dit « moniteur » possède
une AC valide et doit avoir une formation générale et technique adaptée ainsi qu’une expérience
professionnelle de 18 mois sur le système ferroviaire ou le réseau considéré.
Cependant, certains types de simulateurs peuvent être utilisés. Ils sont particulièrement utiles pour
permettre aux conducteurs d’apprendre par la pratique à réagir à des situations qui ne peuvent faire
l’objet d’une mise en situation réelle.
Dans tous les cas, il convient d’assurer un bon équilibre entre la formation théorique et la formation
pratique.
Les dispositions particulières concernant chaque type de formation sont présentées dans les
fiches 1 à 4 du présent guide.
Les outils pédagogiques doivent être adaptés à la formation dispensée. Ils peuvent être de différentes
natures selon les évolutions technologiques (EAO, casques virtuels, simulateurs, …).
[Link]. Le micro-simulateur
La ligne est représentée en images de synthèse générique sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Ce type de simulateur est développé principalement lorsqu’il y a plusieurs types d’engins à simuler.
L’utilisation d’écrans tactiles permet de représenter l’appareillage des différents types d’engins à
simuler.
Ce simulateur est équipé de mouvements dynamiques. Il peut exister plusieurs lignes réalistes en
images de synthèse pour un parcours total de l’ordre de 700 à 800 kilomètres.
Pour une mise en situation réelle et un entraînement à la conduite, le « simulateur réplique » est le
meilleur compromis pour ce type d’utilisation. Il est nécessaire dans ce cas d’avoir des images de
synthèse très proches de la réalité.
Avant d’être affecté à la conduite de trains un conducteur doit avoir satisfait à des épreuves d’évaluation
permettant de valider ses compétences.
L’ExF décrit, dans le manuel de son SGS, la procédure de délivrance de l’AC aux conducteurs qu’il
affecte à la conduite des trains.
Cette procédure reprend les dispositions concernant l’évaluation des conducteurs en vue de leur délivrer
et maintenir/renouveler l’AC.
L’évaluation des conducteurs est réalisée soit par un exploitant ferroviaire, soit par un organisme
d’évaluation agréé par l’EPSF.
L’ExF ou l’organisme d’évaluation agréé garantit l'absence de tout conflit d'intérêts et du respect de
conditions transparentes, impartiales et non discriminatoires dans l'organisation et le déroulement des
épreuves d'évaluation.
L’ensemble de ce processus est tracé afin de pouvoir être présenté aux autorités compétentes.
Les évaluations initiales permettent de valider l’acquisition par le conducteur de toutes les compétences
reprises aux annexes V et VI de la directive 2007/59/CE en vue de la délivrance de la première AC par
un ExF.
L’évaluation périodique s’entend par l’évaluation des connaissances professionnelles des conducteurs
nécessaire pour le renouvellement/maintien de l’AC.
L’ExF s’assure que le conducteur a circulé, depuis moins d’un an (et sans excéder 365 jours), sur
chacune des lignes pour lesquelles il détient une AC. L’ExF doit donc réaliser des vérifications annuelles
de passage sur les sections de ligne.
L’EPSF admet que le terme « circuler » s’applique tant à la conduite qu’au parcours réalisé en cabine
de conduite sans prendre part à la conduite du train.
Si un conducteur n’a pas circulé depuis plus de 365 jours sur une section de ligne, l’évaluation doit
permettre de s’assurer que le conducteur possède toujours les compétences sur cette section de ligne.
3.4. Évaluateurs
L’évaluation ne peut être réalisée que par des évaluateurs répondant aux exigences réglementaires
applicables lors de leurs prises de fonction en tant qu’évaluateur et celles fixées par l’ExF dans sa
procédure de gestion des compétences des conducteurs ou par l’organisme d’évaluation agréé.
Si l’évaluateur ne répond pas aux exigences du dernier point ci-dessus concernant l’AC, des
dispositions particulières doivent être prises selon les cas ci-dessous.
Cas n° 1
Si l’ExF concerné et/ou l’organisme d’évaluation agréé ne disposent que d’évaluateurs titulaires d’une
AC valide pour un type similaire de ligne et/ou de matériel roulant, l’évaluation est réalisée par cet
évaluateur à condition qu’un conducteur titulaire de l’AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel roulant
soit présent lors de l’évaluation pratique à bord du train.
Cas n° 2
Si ni l’ExF concerné, ni aucun organisme d’évaluation agréé ne dispose d’évaluateur titulaire d’une AC
valide pour un type similaire de ligne et/ou de matériel roulant et en l’absence de conducteur titulaire de
AC valide pour cette ligne et/ou ce matériel roulant, l’ExF soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas prévu
dans le manuel de son SGS, les conditions de formation du premier évaluateur :
- pour une entreprise ferroviaire : à l’occasion de l’information de l’utilisation de ce nouveau type de
matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette disposition,
- pour un gestionnaire d’infrastructure : à l’occasion de l’information de l’utilisation de cette nouvelle
ligne et/ou de ce nouveau type de matériel roulant, un mois avant la mise en œuvre de cette
disposition.
Cas n° 3
Si aucun ExF n’a circulé depuis plus d’un an sur une section de ligne, l’entreprise ferroviaire ou le
gestionnaire d’infrastructure soumet pour avis à l’EPSF, s’il ne l’a pas déjà prévu dans le manuel de son
SGS, à l’occasion de la reprise du (ou d’un) service les conditions de la formation du premier évaluateur
amené à intervenir, un mois avant la mise en œuvre de cette disposition.
Pour les cas n° 2 et n° 3 ci-dessus, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide
sans épreuve d’évaluation formelle de sa compétence.
Les évaluateurs sont habilités* en tant que tels soit par l’ExF, soit par l’organisme d’évaluation agréé,
selon une procédure d’habilitation agréée par l’EPSF dans le cadre de la délivrance soit :
- de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de l’agrément de sécurité du GI ;
- du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
3 La détention d’une licence européenne de conducteur n’est obligatoire pour toute personne affectée à la conduite
d’un train qu’à partir du 1er juin 2018. Jusqu’au 31 mai 2018, est réputé répondre aux exigences formulées, un
formateur titulaire de la seule AC délivrée conformément aux dispositions de l’arrêté du 6 août 2010.
3.5. Superviseur
Les épreuves d’évaluation sont placées sous la responsabilité d’un superviseur désigné soit par l’ExF
soit par l’organisme d’évaluation agréé.
Le superviseur veille au bon déroulement des épreuves d’évaluation 4. Il s’assure de l’absence de tout
conflit d’intérêts et du respect de conditions transparentes, impartiales et non discriminatoires dans
l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation. Il instruit toute contestation relative au
résultat des évaluations.
L’ExF ou l’organisme d’évaluation agréé tient, met à jour et communique à l’EPSF sur demande la liste
des superviseurs désignés.
4 L’EPSF préconise qu’a minima le superviseur s’assure du respect des processus décrits par
l’organisme d’évaluation agréé ou par l’ExF dans le manuel de son SGS.
L’ExF définit les dispositions qu’il met en œuvre pour vérifier les compétences linguistiques des
conducteurs, dont la langue maternelle n’est pas le français, ainsi que les échéances de ces
vérifications.
Un conducteur doit être capable de communiquer activement et efficacement, en langue française, avec
le GI dans des situations normales, dégradées ou d’urgence ou, sur les sections frontières définies dans
l’annexe 3 de l’arrêté du 14 avril 2008 relatif au certificat de sécurité requis en matière ferroviaire, dans
au moins une des langues indiquées par celui-ci.
Il doit notamment être capable d’utiliser les messages et la méthode de communication spécifiés dans
le règlement d’exécution (UE) 2019/773 de la Commission du 16 mai 2019 concernant la spécification
technique d’interopérabilité relative au sous-système « Exploitation et gestion du trafic » du système
ferroviaire de l’Union européenne et abrogeant la décision 2012/757/UE (dite « STI OPE »).
À ce titre, il doit lire, écrire, comprendre et communiquer oralement et par écrit, conformément au moins
aux exigences spécifiées pour le niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues.
Le conducteur doit justifier de l’atteinte de ce niveau, dûment attesté par un organisme habilité à cet
effet. Ce niveau est réputé atteint pour un conducteur qui justifie de tout diplôme délivré dans la langue
indiquée par le gestionnaire de l'infrastructure.
Cependant, sur les sections frontières listées à l’annexe 3 de l’arrêté du 14 avril 2008, un conducteur
peut se voir accorder par le gestionnaire de l’infrastructure, sur demande de l’entreprise ferroviaire
concernée, une dérogation à l’exigence de niveau linguistique prévue ci-dessus dans les conditions
décrites à l’annexe VI de la directive 2007/59/CE.
L’EPSF préconise qu’un item particulier concernant la compétence linguistique soit ajouté lors de
l’évaluation périodique pour les conducteurs dont la langue maternelle n’est pas le français.
L’ExF décrit, dans le manuel de son SGS, la procédure de délivrance de l’AC aux conducteurs qui
assurent la conduite des trains.
L’AC est délivrée par un ExF dans les conditions définies dans le manuel de son SGS au conducteur
qui :
- est titulaire d’une licence européenne de conducteur de train ;
- a satisfait aux épreuves d’évaluation permettant d’apprécier ses connaissances professionnelles des
lignes ou sections de lignes et des types de matériel roulant sur lesquels il est amené à conduire ;
- justifie qu’il détient les compétences linguistiques requises pour les lignes ou sections de lignes
concernées.
L’ExF tient et met à jour (ou veille à ce que soit tenu et mis à jour) le registre des AC délivrées (RAC),
conformément aux exigences de la décision 2010/17/CE de la Commission du 29 octobre 2009 relative
à l’adoption des paramètres fondamentaux des registres des licences des conducteurs de trains et des
attestations complémentaires prévus par la directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil.
Le suivi individuel porte sur l’acquisition et le maintien des compétences du conducteur, il doit être défini
dans le manuel du SGS de l’ExF.
L’EPSF préconise notamment que les procédures « rares » fassent l’objet d’un suivi individuel.
L’EPSF préconise que dans le cadre du suivi individuel, des « accompagnements » soient réalisés. Un
accompagnement consiste en l’observation des compétences des conducteurs en situation pratique.
L’EPSF préconise que les personnes, autres qu’évaluateurs, réalisant les accompagnements aient une
expérience de la conduite suffisante.
Les enregistrements doivent permettre d’analyser en situation normale le comportement ainsi que les
principaux événements de conduite susceptibles de mettre en cause la sécurité tels que le dépassement
de la vitesse autorisée ou le franchissement d’un signal d’arrêt.
Les événements contraires à la sécurité enregistrés doivent être pris en compte dans le cadre du retour
d’expérience de l’ExF.
L’évaluation relative aux AC délivrées a lieu au moins tous les trois ans.
Les obligations concernant l’évaluation nécessaire au renouvellement de l’AC ont évolué pour prendre
en compte le suivi individuel du conducteur. Ainsi, il est maintenant prévu que : « L’évaluation peut
prendre la forme d’un contrôle périodique régulier ».
Cependant, il est important de noter qu’il s’agit toujours d’une évaluation. En conséquence, si l’ExF
définit dans sa procédure que l’évaluation pour le renouvellement de l’AC prend la forme de vérifications
périodiques, ces vérifications doivent être réalisées par des évaluateurs répondant aux exigences
règlementaires applicables.
Un ExF est nécessairement une EF ou un GI. Il peut avoir recours à des conducteurs qui ne sont pas
ses propres salariés, étant rappelé qu’il n’est pas possible de confier à une entreprise qui n’est pas ExF,
la réalisation de la traction complète ou l’assemblage de moyens en vue d’effectuer un transport
ferroviaire. La coordination et la gestion du fonctionnement du train relèvent exclusivement d’un ExF.
Cas n° 1
L’ExF utilise son propre personnel. Dans ce cas, cet ExF est « l’employeur » au sens du
décret n° 2010-708, il délivre l’AC conformément à son SGS et tient à jour le RAC.
Cas n° 2
L’ExF a recours au personnel d’un autre ExF pour effectuer la conduite d’un train. Dans ce cas,
l’« employeur » au sens du décret n° 2010-708 est l’ExF donneur d’ordre, qui est responsable de la
sécurité de la circulation, car elle se fait sous son autorisation (AS/CSU). L’ExF dont le personnel réalise
la conduite délivre l’AC conformément à la procédure du SGS de l’ExF donneur d’ordre et tient à jour le
RAC.
Cas n° 3
Dans les autres cas, « l’employeur » au sens du décret n° 2010-708 est l’ExF donneur d’ordre, qui est
responsable de la sécurité de la circulation, car elle se fait sous son autorisation (AS/CSU). L’ExF
donneur d’ordre délivre l’AC conformément à son SGS et tient à jour le RAC.
Tableau précisant, en cas de recours au conducteur d’une autre entreprise, les rôles et devoirs
respectifs de :
Le suivi individuel et la tenue à jour du RAC ne sont pas systématiquement réalisés par « l’employeur ».
Cependant, c’est à « l’employeur » de définir, dans son SGS les conditions de suivi individuel et de
tenue du dossier individuel ainsi que du RAC.
En conséquence, l’« employeur » doit reprendre dans les documents contractuels toutes les exigences
applicables qu’il s’est définies et qu’on retrouve notamment dans ses consignes et instructions
opérationnelles, ou documents métier.
L’« employeur » s’assure également de la distribution des documents informant les conducteurs des
modifications d’infrastructure.
En conséquence, l’« employeur » transmet à l’entreprise dont le personnel réalise la conduite toutes les
informations contenues dans sa propre documentation, dont il lui demande le respect dans le cadre de
l’exécution de la conduite.
« L’employeur » s’assure également que les épreuves d’évaluation pour la délivrance des AC ont été
réalisées en conformité avec les exigences du manuel de son SGS.
« L’employeur » s’assure également que le suivi individuel des conducteurs (contrôle et suivi des
évènements contraires à la sécurité) a été réalisé en conformité avec les exigences du manuel de son
SGS et qu’il comporte des vérifications annuelles.
Ainsi le document contractuel est suffisamment détaillé pour que « l’employeur » puisse donner toutes
ses instructions à l’ExF qui va habiliter un agent qui circulera pour le compte de l’employeur. De même,
il doit prévoir les modalités de contrôle du respect des exigences de « l’employeur » par l’ExF.
« L’employeur » peut avoir recours au personnel d’un ExF qui a déjà certifié des conducteurs concernés
par l’opération de conduite. Dans ce cas, « l’employeur » définit toutes ses exigences et s’assure avant
passation du contrat que les conditions décrites dans le manuel de son SGS notamment par rapport
aux formations et évaluations des agents ont été respectées. Si ce n’est pas le cas, il revient à
« l’employeur » de demander à l’ExF un complément de formation ou d’évaluation.
Lorsqu’il a recours au personnel d’une entreprise qui n’est pas ExF, « l’employeur » ne peut pas lui
confier la délivrance de l’AC mais peut confier la tenue à jour du RAC.
Lien Titre
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La directive est un acte juridique impératif pour les États membres de l’Union européenne concernant
l’objectif à atteindre et le délai imparti, mais ces derniers restent libres concernant la forme et les moyens
pour y parvenir.
La directive implique donc d’être transposée dans le droit national de chaque État membre.
Les directives sont proposées par la Commission européenne et adoptées par le Conseil de l’Union
européenne conjointement avec le Parlement ou parfois seul.
Les directives se différencient des règlements par le fait qu’elles ne sont pas
d'application directe en droit interne.
Elles nécessitent une intervention des États afin d’être transposées en droit national
Le règlement européen est un acte juridique obligatoire de portée générale, il s’impose à tous les sujets
de droit : particuliers, États, institutions.
Il est d’application directe dans le droit des Etats membres dans toutes ses dispositions.
La décision européenne est un acte juridique obligatoire. Il est d’application directe pour son ou ses
destinataire(s) désignés (États membres, Agence…) ceci à compter de sa notification.
Elle n’a donc pas de portée générale à l’inverse des règlements. Lorsque les États membres sont
destinataires, il leur appartient de prendre les mesures de droit interne pour les faire appliquer au niveau
national.
Une loi peut être adoptée en application d’une directive ou être d’initiative nationale.
Les lois peuvent être codifiées, c’est-à-dire regroupées dans un code (code des transports, …), les
articles sont alors renumérotés et la loi d’origine abrogée (ancienne loi n° 2009-1503 du
8 décembre 2009 relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires et portant
diverses dispositions relatives aux transports, abrogée et codifiée par l’ordonnance n° 2010-1307 du
28 octobre 2010 relative à la partie législative du code des transports).
Le décret est un acte du pouvoir réglementaire. Il intervient soit dans les matières qui ne relèvent pas
du domaine de la loi (décret autonome), soit il permet l’exécution d’une loi en précisant les modalités
de sa mise en œuvre.
L’arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le
Premier ministre. Par exemple : ministre(s), préfet, maire, …
Ce sont des actes administratifs unilatéraux par lequel l’administration fixe de nouvelles règles
juridiques.
Il peut avoir une portée générale (exemple : arrêté du 19 mars 2012) ou individuelle
(exemple : nomination d’un fonctionnaire).
2.2.4. Autres
Il existe d’autres types de dispositions aux niveaux de l’Union européenne ou français établis par les
pouvoirs publics, mais ils n’ont pas d’effet obligatoire.
Ces documents sont à l’intention des agents ou des employeurs. Ils commentent la réglementation ou
fixent des orientations et des modalités pratiques d’application afin de faciliter l’interprétation et
permettre une application uniforme. Ces textes n’ont pas d’effet obligatoire à l’égard des employeurs.
En application du principe de hiérarchie des normes, une norme juridique pour être valable doit toujours
être conforme aux dispositions du ou des rangs supérieurs.
Les ExF pour l’élaboration de leurs règles (manuel du SGS, consignes et instructions
opérationnelles, etc.) doivent respecter l’ensemble et la hiérarchie de la pyramide des normes ci-
dessous :
5 La notion de norme vise ici toutes les normes juridiques et non les normes techniques.
A atteint les objectifs pédagogiques issus du cahier des charges mentionné ci-dessus
pour la tâche de sécurité de CONDUCTEUR en vue de préparer à l’évaluation, selon
le décret n° 2019-525 articles 110 et 111, permettant la délivrance de l’attestation
complémentaire.
N’a pas atteint les objectifs pédagogiques issus du cahier des charges mentionné ci-
dessus pour la tâche de sécurité de CONDUCTEUR en vue de préparer à l’évaluation,
selon le décret n° 2019-525 articles 110 et 111, permettant la délivrance de l’attestation
complémentaire.
Attestation établie en trois exemplaires1 par Nom …………………., Prénom ………..…..
Fonction ……………………………………………………………………………………………
A …………………………….. Le …………………………..
Signature
FAVORABLE1
INSUFFISANT
Evaluation non menée à son terme
Adaptation aux
actions prescrites.
Le conducteur doit être capable de conduire le train en toute sécurité,
en adéquation avec les modes d’exploitation particuliers.
situations
Le conducteur doit être capable de respecter les arrêts prévus à
l’horaire et les arrêts supplémentaires, et d’effectuer, si nécessaire,
les opérations supplémentaires liées au service des voyageurs lors
de ces arrêts.
Maîtrise de la conduite du train de façon à ne pas dégrader les
installations ou le matériel roulant
Conduite du train 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable d’utiliser l’ensemble des dispositifs de
commande et de connaître à tout moment sa position sur la ligne qu’il
Adaptation aux
parcourt.
Analyse des
Le conducteur doit être capable d’utiliser les freins pour les
situations
situations
ralentissements et les arrêts.
Le conducteur doit être capable de faire démarrer le train et de régler
la marche du convoi conformément à l’horaire et aux consignes
éventuelles d’économie d’énergie.
Anomalies 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable d’être attentif, dans la mesure où la
conduite du train le permet, aux évènements inhabituels concernant
l’infrastructure et l’environnement.
Le conducteur doit connaître les moyens de protection et de
communication disponibles et être capable d’évaluer la distance de
franchissement des obstacles.
Le conducteur doit être capable d’inspecter le train et d’identifier les
signes d’anomalies, de les différencier, de réagir selon leur
importance, d’essayer d’y remédier et de communiquer au
gestionnaire de l’infrastructure, dans les meilleurs délais,
l’emplacement et la nature des anomalies constatées, en s’assurant
d’être bien compris par son interlocuteur.
Le conducteur doit être capable en tenant compte de l’infrastructure,
de garantir la sécurité du trafic et des personnes ou de prendre des
mesures pour la garantir, en tant que de besoin.
Incidents et accidents d’exploitation, incendies et accidents affectant des personnes 0|0,5| 1 0|0,5| 1
Le conducteur doit être capable de prendre des mesures pour
protéger le train et solliciter une assistance en cas d’accident affectant
des personnes.
Analyse des situations
Observations :
NOTICE EXPLICATIVE
L’évaluation
L’évaluation est obligatoirement menée à son terme, sauf en cas d’incapacité manifeste à assurer la
sécurité des circulations. Dans ce cas, ce point est précisé sur le certificat dans la case « Evaluation
non menée à son terme ».
Résultat
Pour être reçu, le candidat doit obtenir un minimum de 60 points et ne pas commettre d’erreur
éliminatoire.
Si la mention FAVORABLE est entourée dans le cadre « Résultat de l’évaluation », le candidat est reçu
à l’évaluation.
Si la mention INSUFFISANT est entourée dans le cadre « Résultat de l’évaluation », le candidat est
éliminé à l’évaluation.
1. Le contexte général
Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas) ;
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée à un conducteur ayant reçu une formation initiale et dont les compétences
ont été évaluées selon la procédure de l’ExF décrite dans le manuel de son SGS.
La notion de formation « initiale » reprise dans cette fiche correspond à la formation nécessaire à la
« première délivrance » d’une AC à un conducteur sur le système ferroviaire par un ExF. Ce conducteur
n’a jamais été certifié à la conduite auparavant.
2. Les attendus
La formation initiale doit permettre d’acquérir toutes les compétences relatives aux matériels roulants
et aux infrastructures relatives au périmètre prévu par l’employeur en situations d’exploitation normale,
dégradée ou d’urgence.
Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que la
formation respecte les exigences règlementaires.
La formation initiale est dispensée soit par un organisme de formation agréé par l’EPSF soit par un ExF
conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par l’organisme de formation
agréé ou le service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la formation réalisée
en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
Pour tout type de formation, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique
requises pour dispenser des formations.
Le formateur doit avoir reçu une formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) et doit être
évalué régulièrement sur ses compétences pédagogiques.
Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le réseau ferré
national (RFN) ou le réseau considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.
Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue 1 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances 2.
Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010, l’exigence donnée en termes de délai
couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à exercer
sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015, l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de 8 ans.
1 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
2 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la
conduite des trains et est en possession d’une AC valide. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place
un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les évolutions réglementaires depuis
la dernière intervention du formateur.
Pour les formateurs dispensant uniquement la formation initiale théorique, l’organisme de formation
agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences professionnelles de ses
formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.
Pour assurer la formation initiale pratique à bord des trains, le formateur doit en plus des exigences
pour les formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré ;
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide 5 et d’une AC valide
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation.
Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Matériel Infrastructure
Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique68des acquis de la formation.
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
L’EPSF préconise que des évaluations pédagogiques soient réalisées tout au long de la formation afin
de mesurer la progression des acquis.
L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique est satisfaisante, une attestation de formation reconnaissant l’acquisition
des connaissances par le stagiaire doit être délivrée par l’organisme de formation agréé ou le service
interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique n’est pas satisfaisante, une attestation de formation précisant que le
stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises doit être délivrée par l’organisme de
formation agréé ou le service interne à l’ExF.
3. Les preuves
Pour attester de la validité d’une formation réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
7 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
L’ExF devra ensuite réaliser une demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que
prévue par la fiche 5 « Evaluation initiale », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.
Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.
L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation. L’ExF devra ensuite réaliser une
demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que prévue par la fiche 5 « Évaluation
initiale », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.
Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à Art. 76
l’interopérabilité du système ferroviaire Art. 110
Art. 111
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
.
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée à un conducteur ayant reçu une formation initiale et dont les compétences
ont été évaluées selon la procédure de l’ExF décrite dans le manuel de son SGS. La notion de formation
« de reprise des compétences » dans cette fiche correspond à la formation nécessaire à la
« première délivrance », par un ExF, d’une AC à un conducteur qui a déjà été certifié.
Cas n° 1
Un conducteur qui a déjà été certifié par un précédent ExF et qui est employé par un nouvel ExF. Ce
dernier doit réaliser son analyse de besoin en formation par rapport aux pré-acquis du conducteur et
aux connaissances professionnelles nécessaires pour lui permettre d’accomplir sa tâche en toute
sécurité sur le système ferroviaire.
Cas n° 2
Un conducteur qui a déjà été certifié par son ExF et qui n’a pas assuré la conduite d’un train pendant
plus de trois ans quelle que soit la raison de l’interruption. L’ExF doit réaliser son analyse de besoin en
formation par rapport aux pré-acquis du conducteur et aux connaissances professionnelles nécessaires
pour lui permettre d’accomplir sa tâche en toute sécurité.
Cas n° 3
Un conducteur qui a déjà été certifié dans un autre État membre ou un État appliquant des règles
équivalentes à celles de l’UE en vertu d’accords conclus avec celui-ci et qui circulera pour la première
fois sur le système ferroviaire. L’ExF doit réaliser son analyse de besoin en formation par rapport aux
pré-acquis du conducteur et aux connaissances professionnelles nécessaires pour lui permettre
d’accomplir sa tâche en toute sécurité sur le système ferroviaire. Ce cas est à traiter conformément au
point [Link] de la fiche 3.
Cas n° 4
2. Les attendus
La formation « de reprise des compétences » doit permettre d’acquérir toutes les compétences aux
matériels roulants et aux infrastructures en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence.
Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que la
formation respecte les exigences règlementaires.
La formation « de reprise des compétences » est dispensée soit par un organisme de formation agréé
par l’EPSF soit par un ExF conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF
dans le manuel de son SGS.
Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. L’organisme agréé
ou l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
La formation doit comporter a minima une partie théorique qui a pour finalité de permettre au candidat
l’acquisition des compétences en situations d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence. En fonction
des résultats de l’analyse de besoins réalisée par l’ExF, cette formation théorique « de reprise des
compétences » peut uniquement consister en une formation aux dispositions du SGS relatives à la
conduite et notamment à l’appropriation des documents métiers à utiliser dans le cadre de sa mission.
La formation « de reprise des compétences » peut également comporter une partie pratique à bord des
trains qui a pour finalité l’apprentissage de la mise en pratique des compétences par le candidat pour
le type de matériel roulant et pour l’infrastructure parcourue.
Pour tout type de formation, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique
requises pour dispenser des formations.
Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences communes
justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le RFN ou le réseau
considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.
Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue 1 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances2.
Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010 3, l’exigence donnée en termes de
délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à
exercer sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015 3, l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de 8 ans.
Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015
Expérience professionnelle récente de 2 ans
pour la formation théorique ou 3 ans pour la X
formation pratique sur le système ferroviaire
ou le réseau considéré.
Expérience professionnelle de 3 ans sur le
réseau transeuropéen dont 1 an sur le
système ferroviaire ou le réseau considéré X
sur les 8 dernières années précédant le début
d’activité.
1 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
2 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la
conduite des trains et est en possession d’une AC valide. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place
un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les évolutions réglementaires depuis
la dernière intervention du formateur.
Pour les formateurs dispensant uniquement la formation de reprise des compétences théorique,
l’organisme de formation agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences
professionnelles de ses formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.
Pour assurer la formation de reprise des compétences pratique à bord des trains, le formateur doit en
plus des exigences pour les formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré ;
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide et d’une AC valide5
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation. Cependant, cette
exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique à bord d’un simulateur.
Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type de formation.
Matériel Infrastructure
Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique68des acquis de la formation.
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être réalisée par l’organisme de formation agréé
ou le service interne à l’ExF auquel est rattaché le formateur. Dans le cas de la formation réalisée en
interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
L’EPSF préconise que des évaluations pédagogiques soient réalisées tout au long de la formation, si
nécessaire, afin de mesurer la progression des acquis.
L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique6 des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique68 est satisfaisante, une attestation de formation reconnaissant
l’acquisition des connaissances par le stagiaire doit être délivrée par l’organisme de formation agréé
ou le service interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique6 n’est pas satisfaisante, une attestation de formation précisant que le
stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises doit être délivrée par l’organisme de
formation agréé ou le service interne à l’ExF.
3. Les preuves
Pour attester de la validité d’une formation réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, …) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;
6 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.
L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation. L’ExF devra ensuite réaliser une
demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que prévue par les fiches 7 et 8
« Évaluation d’extension des compétences », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.
Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à Art. 76
l’interopérabilité du système ferroviaire Art. 110
Art. 111
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. Lorsqu’un ExF voudra étendre les compétences d’un conducteur à un type de matériel
roulant ou une ligne/section de ligne, il devra organiser la formation d’extension de compétences. Dans
ce cadre, il devra mener une analyse de besoins en fonction des pré-acquis des conducteurs. L’AC est
délivrée à un conducteur dont les compétences ont été évaluées selon la procédure de l’ExF décrite
dans le manuel de son SGS.
La notion d’« extension de compétences » reprise dans cette fiche correspond à la formation nécessaire
pour l’acquisition de nouvelles compétences par rapport à celles initialement acquises.
1 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.
2 Cette extension de compétences peut aussi concerner les conditions d’exploitation notamment le mode de traction
électrique, …
La formation d’extension de compétences doit permettre d’acquérir toutes les compétences pour le
nouveau type de matériel roulant ou l’infrastructure en situations d’exploitation normale, dégradée ou
d’urgence.
Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que la
formation respecte les exigences règlementaires.
La formation d’extension de compétences est dispensée soit par un organisme de formation agréé par
l’EPSF soit par un ExF conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF ans le
manuel de son SGS.
Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
2.1.1. Infrastructure
[Link]. L’extension de compétences pour une ligne/section de ligne dont le système d’exploitation est
connu pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.
Cette extension de compétence vise alors uniquement la connaissance de l’itinéraire de la ligne /section
de ligne.
L’EPSF préconise pour une meilleure pratique opérationnelle que soient privilégiés les voyages
en cabine.
[Link]. l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est
pas connu par le conducteur.
[Link]. L’extension de compétences pour un type de matériel roulant ayant des caractéristiques
similaires à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.
[Link]. l’extension de compétences pour un nouveau type de matériel roulant dont les caractéristiques
ne sont pas similaires à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC valide.
Pour tout type de formation, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique
requises pour dispenser des formations.
Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le RFN ou le
réseau considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.
Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue31 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances 4.
Les formateurs ayant débuté leur activité avant juillet 2015, ont dû, de la même manière, justifier de
pratiques de la conduite ou d’encadrement de conducteurs :
- pour les formateurs ayant débuté leur activité avant août 2010 2l’exigence donnée en termes de délai
couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a commencé à exercer
sa fonction de formateur est de 10 ans ;
- pour les formateurs ayant débuté leur activité entre août 2010 et juillet 2015 l’exigence donnée en
termes de délai couvrant la période d’expérience précédant la date à laquelle le formateur a
commencé à exercer sa fonction de formateur est de 8 ans.
Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015
3 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
4 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la
conduite des trains et est en possession d’une attestation complémentaire valide. Dans le cas contraire, il est
nécessaire de mettre en place un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les
évolutions réglementaires depuis la dernière intervention du formateur.
Pour les formateurs dispensant uniquement la formation initiale théorique, l’organisme de formation
agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences professionnelles de ses
formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.
Pour assurer la formation pratique à bord des trains, le formateur doit en plus des exigences pour les
formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré.
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide et d’une AC valide5
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation. Cependant, cette
exigence n’est pas imposée pour une épreuve pratique à bord d’un simulateur.
Des dispositions particulières, au chapitre 2.3. du présent guide, doivent être prises
pour le tout premier formateur sur un matériel nouveau. Ceci ne couvre que les cas
où l’exploitant ferroviaire concerné ou un centre de formation ne disposent de
formateur certifié pour ce matériel.
Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type de formation.
Matériel Infrastructure
Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
- les objectifs de formation ;
- la population concernée ;
- la description des situations de travail ;
- les contraintes liées à la formation ;
- le dispositif de formation ;
- l’évaluation pédagogique8 des acquis de la formation.
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique9 des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique est satisfaisante, une attestation de formation reconnaissant l’acquisition
des connaissances par le stagiaire doit être délivrée par l’organisme de formation agréé ou le service
interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique n’est pas satisfaisante, une attestation de formation précisant que le
stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises doit être délivrée par l’organisme de
formation agréé ou le service interne à l’ExF.
3. Les preuves
3.1. Formation internalisée
Pour attester de la validité d’une formation réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;
- le cahier des charges ;
- la réponse pédagogique du service interne de l’ExF ;
- le dossier pédagogique du formateur ;
9 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.
L’ExF devra, quant à lui, justifier d’une attestation de formation. L’ExF devra ensuite réaliser une
demande d’évaluation des connaissances professionnelles, telle que prévue par les fiches 7 et 8
« Évaluation d’extension des compétences », afin de pouvoir délivrer l’AC au conducteur.
Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 113
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Les conditions de formation des conducteurs sont décrites par l’ExF dans le manuel de son SGS. Elles
sont reconnues par l’EPSF :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Afin de maintenir son niveau de compétences, et par conséquent la validité de son AC, le conducteur
doit également bénéficier d’un programme de formation continue.
La notion de formation « continue » reprise dans cette fiche correspond à une actualisation et à l’entretien
des connaissances professionnelles.
2. Les attendus
Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour le maintien
des compétences du conducteur.
La formation continue est dispensée soit par un organisme de formation agréé par l’EPSF soit par un
ExF conformément à la procédure et l’organisation afférente définie par l’ExF dans le manuel de son
SGS.
Cette formation doit faire l’objet d’un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF.
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
Pour tout type de formation continue, le formateur doit posséder les qualifications et l’aptitude
pédagogique requises pour dispenser des formations.
Le formateur doit avoir reçu une formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) et doit être
évalué régulièrement sur ses compétences pédagogiques.
Pour dispenser une formation théorique, tout nouveau formateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience professionnelle récente d’au moins deux ans sur le RFN ou le
réseau considéré, en tant que :
- conducteur ;
- ou d’encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de trains valide et
une AC valide.
Si l’expérience professionnelle n’est pas récente, le formateur peut justifier d’une pratique continue1 de
la formation à la conduite avec actualisation régulière des connaissances 2.
1 L’EPSF préconise que la pratique continue de la formation d’un formateur soit d’environ dix journées d’action de
formation annuellement pour la tâche de sécurité « La conduite des trains ».
2 L’actualisation régulière des connaissances est jugée par l’EPSF satisfaisante si le formateur est certifié pour la
conduite des trains et est en possession d’une AC valide. Dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place
un dispositif consistant a minima en la vérification de l’appropriation de toutes les évolutions réglementaires depuis
la dernière intervention du formateur.
Formateurs
Formateurs entre Formateurs
Exigences avant août août 2010 depuis juillet
2010 et 2015
juillet 2015
Pour les formateurs dispensant uniquement la formation continue théorique, l’organisme de formation
agréé ou l’ExF formalise de quelle manière il maintient à jour les compétences professionnelles de ses
formateurs à l’égard des sujets des formations qu’ils dispensent.
Pour assurer la formation continue pratique à bord des trains, le formateur doit en plus des exigences
pour les formations théoriques :
- justifier d’une expérience professionnelle de la conduite d’au moins trois ans sur le RFN ou le réseau
considéré ;
- être titulaire à la fois d’une licence européenne de conducteur de train valide et d’une AC valide35
couvrant l’objet de la formation ou un type similaire de ligne/matériel roulant. Si le formateur n’est
pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant, un conducteur titulaire de l’AC
pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de la formation.
Pour les compétences relatives à l’infrastructure, les formations doivent être dispensées par des
formateurs habilités en tant que tels par un organisme de formation agréé ou un ExF selon une
procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme de formation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les formateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type de formation.
Matériel Infrastructure
Un cahier des charges reprenant toutes les exigences de l’ExF doit être élaboré. Ce cahier des charges
doit reprendre principalement les éléments suivants :
- l’objet de la demande ;
- les compétences attendues à l’issue de la formation ;
Une réponse pédagogique à ce cahier des charges doit être élaborée par un formateur de l’organisme
de formation agréé ou du service interne à l’ExF auquel est rattaché ce formateur. Dans le cas de la
formation réalisée en interne, l’ExF est responsable de l’ensemble de la production de son formateur.
L’EPSF préconise qu’une évaluation pédagogique7 des connaissances acquises par les stagiaires soit
réalisée. Elle doit être réalisée par un formateur :
- si l’évaluation pédagogique est satisfaisante, une attestation de formation continue doit être délivrée
par l’organisme de formation agréé ou le service interne à l’ExF ;
- si l’évaluation pédagogique n’est pas satisfaisante, une attestation de formation continue, précisant
que le stagiaire n’a pas acquis toutes les connaissances requises, doit être délivrée par l’organisme
de formation agréé ou le service interne à l’ExF.
6 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
7 Cette évaluation pédagogique est celle due au titre de l’article L6353-1 du code du travail. Elle ne peut se
substituer à l’évaluation prévue pour la délivrance de l’AC, qui elle, reste de la responsabilité de l’ExF.
Pour attester de la validité d’une formation continue réalisée par un ExF, celui-ci doit pouvoir présenter :
- l’analyse de besoins en formation continue ;
- tous les éléments permettant d’attester de la compétence des formateurs et de la mise en œuvre de
sa procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF, le cas échéant. Cela
comprend notamment :
- les CV des formateurs,
- éventuellement leurs attestations de travail,
- leur formation aux techniques de formation (pédagogie, etc.) ;
- la procédure d’habilitation des formateurs agréée par l’EPSF dispensant la formation à l’infrastructure
(système d’exploitation et/ou ligne) ;
- le cahier des charges ;
- la réponse pédagogique du service interne de l’ExF ;
- le dossier pédagogique du formateur ;
- l’évaluation pédagogique de la formation théorique (écrite/orale) permettant de s’assurer que toutes
les connaissances nécessaires ont été acquises, le cas échéant ;
- l’évaluation pédagogique de la formation pratique indiquant, le cas échéant :
- le parcours réalisé le cas échéant,
- la date,
- le nom du candidat,
- le nom du formateur et sa signature,
- les observations du formateur permettant de garantir que le stagiaire a été évalué sur les
compétences concernées,
- la copie de l’AC valide du formateur ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.
Lorsque la formation est confiée à un organisme agréé, l’ExF doit pouvoir justifier de :
- l’analyse de besoins en formation initiale ;
- l’accord conclu entre le demandeur et l’organisme de formation agréé ;
- le cahier des charges de formation ;
- la réponse pédagogique de l’organisme de formation agréé ;
- le dossier pédagogique ;
- l’attestation de formation indiquant les résultats de l’évaluation pédagogique.
Art. 11
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du Art. 23
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de Art. 25
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le Art. 33
système ferroviaire dans la Communauté Annexes
III/ V/VI
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à Art. 76
l’interopérabilité du système ferroviaire Art. 110
Art. 111
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 28
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 31
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une AC
valide. l’AC est délivrée par un ExF.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
La délivrance de l’AC est soumise à la réussite du conducteur à une épreuve d’évaluation portant sur les
compétences relatives aux matériels et infrastructures sur lesquels il sera amené à conduire.
La notion d’évaluation « initiale » reprise dans cette fiche correspond à l’évaluation nécessaire à la
« première délivrance » d’une AC à un conducteur par un ExF.
Cela concerne un candidat n’ayant jamais été certifié par un autre ExF.
Il s’agit d’évaluer un futur conducteur sur, a minima, un seul matériel roulant et une section de ligne. Elle
exige une épreuve théorique et une épreuve pratique à bord du train.
L’évaluation initiale doit garantir que le candidat a acquis toutes les compétences relatives à
l’infrastructure et au matériel roulant.
2. Les attendus
L’évaluation initiale doit permettre de valider l’acquisition par le conducteur de toutes les compétences 1
relatives aux matériels roulants et aux infrastructures en situations d’exploitation normale, dégradée ou
d’urgence.
Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que
l’évaluation initiale respecte les exigences règlementaires.
1 Les compétences sont les connaissances professionnelles reprises à chacun des items des annexes V et VI de
la directive 2007/59/CE.
L’épreuve d’évaluation est conduite soit par un organisme d’évaluation agréé soit par un ExF
conformément à la procédure que l’ExF établit (l’ExF peut prévoir dans sa procédure de recourir aux
compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que ceci soit formalisé contractuellement).
Cette épreuve est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation et sous le contrôle
d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par l’ExF. Le superviseur doit s’assurer
de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation
ainsi que de la confidentialité de l’épreuve.
L’EPSF admet que l’évaluation peut débuter par l’épreuve pratique à bord d’un train et soit complétée
ensuite par l’épreuve théorique.
Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.
Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins au niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues
(CECL) établi par le Conseil de l’Europe ;
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide2 ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.
Ces exigences s’entendent pour une période de cinq ans précédant la date d’habilitation en tant
qu’évaluateur.
Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratiques à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Matériel Infrastructure
Niveau B2 du CECL X X X X
L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.
2.3.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF
L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.
La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.
L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.
L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation mentionnant la réussite à l’épreuve
d’évaluation.
3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.
4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
3. Les preuves
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée par un ExF.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
La délivrance de l’AC est soumise à la réussite du conducteur à une épreuve d’évaluation portant sur
les compétences relatives aux matériels et infrastructures sur lesquels il sera amené à conduire.
La notion d’évaluation « de reprise des compétences » reprise dans cette fiche correspond à
l’évaluation nécessaire à la « délivrance » par un ExF d’une AC à un conducteur ayant déjà été certifié
préalablement.
Cette évaluation, doit être conforme à la procédure décrite par le nouvel ExF dans le manuel de son
SGS. L’EPSF préconise une épreuve théorique et une épreuve pratique à bord du train qui permettent
au nouvel ExF de se prémunir d’éléments que le conducteur ne lui aurait pas communiqué telles que
des suspensions d’AC, la survenue d’évènements liés à la sécurité le concernant, suspension d’activité,
etc.
L’évaluation de reprise des compétences doit garantir que le conducteur maîtrise toujours toutes les
compétences relatives aux infrastructures et aux types de matériel roulant.
Cas n° 2 : Conducteur qui n’a pas assuré la conduite d’un train pendant plus de trois ans quelle
que soit la raison de l’interruption
Il s’agit d’évaluer un conducteur, préalablement certifié par l’ExF mais qui a perdu son habilitation faute
d’avoir pu assurer la conduite d’un train pendant plus de trois ans.
Cette évaluation doit être considérée comme une évaluation initiale et doit être conforme à la procédure
décrite par l’ExF dans le manuel de son SGS.
L’évaluation de reprise des compétences doit permettre de valider l’acquisition par le conducteur de
toutes les compétences1 relatives aux matériels roulants et aux infrastructures en situations
d’exploitation normale, dégradée ou d’urgence.
Les attendus ci-dessous présentent les dispositions minimales que l’EPSF préconise pour que
l’évaluation de reprise des compétences respecte les exigences règlementaires.
L’épreuve d’évaluation est conduite soit par un organisme d’évaluation agréé soit par un ExF
conformément à la procédure que ce dernier aura établie (l’ExF peut prévoir dans sa procédure de
recourir aux compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que ceci soit formalisé
contractuellement).
Cette épreuve est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation et sous le contrôle
d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par l’ExF. Le superviseur doit s’assurer
de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation
ainsi que de la confidentialité de l’épreuve.
L’EPSF admet que l’évaluation peut débuter par l’épreuve pratique à bord d’un train et soit complétée
ensuite par l’épreuve théorique.
Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
1 Les compétences sont les connaissances professionnelles reprises à chacun des items des annexes V et VI de
la directive 2007/59/CE.
Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.
Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des évaluations, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’évaluation et des documents utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide2 ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.
Ces exigences s’entendent pour une période de cinq ans précédant la date d’habilitation en tant
qu’évaluateur.
Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Matériel Infrastructure
Niveau B2 du CECL X X X X
L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.
2.3.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF
L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.
La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.
L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.
3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.
4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation mentionnant la réussite à l’épreuve
d’évaluation.
3. Les preuves
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Lorsqu’un ExF voudra étendre les compétences d’un conducteur à un type de matériel roulant ou une
ligne/section de ligne, il devra lui faire passer des épreuves d’évaluation conformément à la procédure
qu’il aura établie.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Cette procédure doit prévoir que l’extension de compétences fasse l’objet d’une épreuve d’évaluation.
Concernant le matériel roulant, cette fiche vise l’extension de compétences pour un type de matériel
roulant ayant des caractéristiques similaires1 à un type pour lequel le conducteur possède déjà une AC
valide.
Concernant l’infrastructure, cette fiche vise l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne
dont le système d’exploitation est connu à une ligne/section de ligne pour lequel le conducteur possède
déjà une AC valide. Cette extension de compétence vise alors uniquement la connaissance de l’itinéraire.
2. Les attendus
L’épreuve d’évaluation est conduite soit par un organisme d’évaluation agréé soit par l’ExF
conformément à la procédure que ce dernier aura établie (l’ExF peut prévoir dans sa procédure de
recourir aux compétences dont dispose un autre ExF sous réserve que ceci soit formalisé
contractuellement).
Cette épreuve est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation et sous le contrôle
d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par un ExF. Le superviseur s’assure de
la confidentialité de l’épreuve et de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et le
déroulement des épreuves d’évaluation.
1 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.
L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives au matériel roulant
reprises à chacun des items de l’annexe V de la directive 2007/59/CE.
Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC dont le champ est étendu à un nouvel engin
moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les principes de dépannage sont similaires à
ceux concernés par l’AC valide.
Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser une évaluation de la connaissance
du conducteur. Cependant, l’EPSF admet que celle-ci ne comporte pas nécessairement d’épreuve
pratique à bord du train. L’EPSF préconise néanmoins que cette épreuve d’évaluation soit, a minima,
réalisée en statique sur l’engin moteur.
S’il s’agit d’un nouveau matériel au sein de l’ExF, une épreuve pratique à bord du train est nécessaire.
Dans le cas où un exploitant ferroviaire ne dispose pas de conducteur certifié pour ce matériel, alors le
premier évaluateur de l’ExF ou d’un centre d’évaluation agréé ne répondant pas aux exigences
réglementaires définies à la 5e puce du chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du
premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition
de soumettre à l’EPSF les conditions de sa formation selon le cas 2 du même chapitre.
2.2.2. Extension de compétences pour un matériel récemment mis en service pour lequel le
conducteur possède déjà une AC valide pour un type ayant des caractéristiques
similaires2
Cette situation vise un candidat, souhaitant être reconnu évaluateur pour un matériel nouveau ayant fait
l’objet d’une autorisation de mise en exploitation commerciale délivrée par l’EPSF ou d’un agrément
délivré par SNCF Réseau et pour lequel aucun conducteur n’est titulaire de l’AC valide.
Cependant, le candidat possède une AC valide couvrant un type similaire de matériel (règles de
conduite et principes de dépannage similaires).
Le premier évaluateur, pour un exploitant ferroviaire ou un centre d’évaluation, ne répondant pas aux
exigences réglementaires définies à la 5e puce du chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que
l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à
condition de soumettre à l’EPSF les conditions de sa formation selon le cas 2 du même chapitre. Ceci
2 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
principes de dépannage de celui-ci sont pratiquement identiques à celles d’autres types.
2 Par « similaire », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de conduite et les
Une fois la compétence du premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le cas
des 1ers et 2es alinéas du point 2.2.1.
L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives à l’infrastructure
reprises à chacun des items de l’annexe VI de la directive 2007/59/CE.
2.3.1. Extension de compétences concernant une ligne ou section de ligne existante dont le
système d’exploitation est connu
Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC valide dont le champ de compétence est
étendu à une nouvelle ligne/section de ligne équipée d’un système d’exploitation pour lequel il possède
déjà une AC valide.
Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser une épreuve d’évaluation pour
valider la connaissance de l’itinéraire par le conducteur.
L’EPSF admet qu’une évaluation pratique ne soit pas obligatoire car la compétence du conducteur pour
ce système d’exploitation a déjà été évaluée lors d’une épreuve d’évaluation précédente.
L’épreuve d’évaluation doit a minima consister en un questionnement (oral ou écrit) des points singuliers,
éventuellement complété par une validation du document d’étude de ligne réalisé par le conducteur.
Nota : lorsque l’ExF fournit au conducteur un document d’étude de ligne renseigné, le questionnement
doit être renforcé pour vérifier son appropriation par le conducteur.
S’il s’agit d’une ligne/section de ligne sur laquelle l’ExF n’a pas circulé depuis plus d’un an, une épreuve
pratique à bord du train est nécessaire. Dans le cas où un exploitant ferroviaire ne dispose pas de
conducteur certifié pour cette ligne/section de ligne, alors le premier évaluateur de l’ExF ou d’un centre
d’évaluation agréé ne répondant pas aux exigences réglementaires définies à la 5 e puce du chapitre 3.4.
du présent guide, il peut être admis que l’AC du premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve
d’évaluation formelle de sa connaissance à condition de soumettre à l’EPSF les conditions de sa
formation selon le cas 3 du même chapitre.
2.3.2. Extension de compétences concernant une ligne nouvelle ou récemment mise en service
dont le système d’exploitation est connu
Cette situation vise un évaluateur qui souhaite étendre le champ de son AC à une ligne/section de ligne
nouvelle équipée d’un système d’exploitation pour lequel il possède déjà une AC valide.
Une fois la compétence de ce premier évaluateur reconnue, les futurs conducteurs se retrouvent dans le
cas du point 2.3.1.
Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF doit s’assurer que les évaluateurs répondent
aux exigences définies en fonction du type d’évaluation.
Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
de certification des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.
Ces exigences s’entendent pour une période de cinq ans précédant la date d’habilitation en tant
qu’évaluateur.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence de conducteur de train
valide et d’une AC valide3 couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de ligne/matériel roulant
lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide
pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire
de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent lors de l’examen.
2.4.4. Tableau récapitulatif des exigences concernant les compétences des évaluateurs
Matériel Infrastructure
Niveau B2 du CECL X X X X
L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.
3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.
4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.
La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.
L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.
L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation mentionnant la réussite à l’épreuve
d’évaluation.
3. Les preuves
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Lorsqu’un ExF veut étendre les compétences d’un conducteur à un type de matériel roulant ou une
ligne/section de ligne, il doit lui faire passer des épreuves d’évaluation conformément à la procédure
qu’il a établie.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Cette procédure doit prévoir que l’extension de compétences fasse l’objet d’une épreuve d’évaluation.
Concernant le matériel roulant, cette fiche vise l’extension de compétences pour un nouveau type de
matériel roulant1 dont les caractéristiques ne sont pas similaires à un type pour lequel le conducteur
possède déjà une AC valide.
Concernant l’infrastructure, cette fiche vise l’extension de compétences pour une ligne/section de ligne
dont le système d’exploitation n’est pas connu par le conducteur ayant déjà une AC valide.
2. Les attendus
1Par « nouveau type de matériel », il faut comprendre un engin moteur dont la conception fait que les règles de
conduite et les principes de dépannage de celui-ci ne sont pas similaires à celles d’autres types.
L’EPSF admet que l’évaluation peut débuter par l’épreuve pratique à bord d’un train et soit complétée
ensuite par l’épreuve théorique.
Cette épreuve est réalisée sous le contrôle d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé
ou par l’ExF. Le superviseur s’assure de la confidentialité de l’épreuve et de l’absence de tout conflit
d’intérêt dans l’organisation et le déroulement des épreuves d’évaluation.
Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet
de l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant
est présent lors de l’épreuve d’évaluation à bord du train.
L’évaluation garantit que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives au matériel roulant
concerné.
Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC dont le champ va être étendu à un nouveau
type de matériel dont la conception fait que les règles de conduite et les principes de dépannage ne sont
pas similaires à un type figurant sur l’AC dont il est titulaire.
Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser une évaluation de la connaissance
du conducteur. Si des règles de conduite sont particulières, l’EPSF préconise que cette évaluation
comporte a minima une épreuve pratique à bord du train.
L’évaluation à ce nouveau type de matériel doit garantir que le conducteur a acquis toutes les
compétences pour tous les items prévus à l’annexe V de la directive 2007/59/CE.
S’il s’agit d’un nouveau matériel au sein de l’ExF, une épreuve pratique à bord du train est nécessaire.
Dans le cas où un exploitant ferroviaire ne dispose pas de conducteur certifié pour ce matériel, alors le
premier évaluateur de l’ExF ou d’un centre d’évaluation agréé ne répondant pas aux exigences
réglementaires définies à la 5e puce du chapitre 3.4. du présent guide, il peut être admis que l’AC du
premier évaluateur soit rendue valide sans épreuve d’évaluation formelle de sa connaissance à condition
de soumettre à l’EPSF les conditions de sa formation selon le cas 2 du même chapitre.
Cette situation vise un candidat, souhaitant être reconnu évaluateur pour ce matériel, qui possède déjà
une AC dont le champ va être étendu à un nouveau type de matériel dont la conception fait que les règles
de conduite et les principes de dépannage ne sont pas similaires à un type figurant sur l’AC dont il est
titulaire et faisant l’objet d’une autorisation de mise en service commerciale ou d’un agrément délivré par
SNCF Réseau.
Une fois la compétence de ce premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le
cas des 1er et 2e alinéas du point 2.2.1.
L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences relatives à l’infrastructure
concernée.
2.3.1. Extension de compétences à une nouvelle ligne ou section de ligne existante dont le
système d’exploitation n’est pas connu
Cette situation vise un conducteur qui possède déjà une AC valide dont le champ va être étendu à une
nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu pour lequel il possède déjà
une AC valide.
Comme toute extension de compétences, il est nécessaire de réaliser des épreuves d’évaluation pour
valider la connaissance de l’itinéraire et du système d’exploitation par le conducteur. Cette évaluation
doit être conforme à la procédure décrite dans le manuel du SGS de l’ExF. Cette dernière pouvant être
adaptée pour que l’évaluation soit pertinente par rapport aux nouvelles compétences acquises en
formation. Elle exige une épreuve qui peut être : théorique, pratique à bord du train ou théorique et
pratique à bord du train.
L’évaluation doit garantir que le conducteur a acquis toutes les compétences pour tous les items prévus
à l’annexe VI de la directive 2007/59/CE.
Dans le cas où un exploitant ferroviaire ou centre d’évaluation agréé ne disposent d’évaluateur habilité
pour réaliser l’épreuve pratique à bord du train, le premier évaluateur ne répondant pas aux exigences
de l’article [Link].2.c) de l’arrêté du 6 août 2010 modifié, des dispositions particulières, au chapitre 3.4. du
2.3.2. Extension de compétences concernant une nouvelle ligne ou section de ligne dont le
système d’exploitation n’est pas connu et qui vient de faire l’objet d’une AMM
Cette situation vise un évaluateur qui souhaite étendre le champ de son AC à une ligne/section de ligne
nouvelle équipée d’un système d’exploitation qui n’est pas connu pour lequel il possède déjà une AC
valide.
Une fois la compétence de ce premier évaluateur reconnue, les futurs candidats se retrouvent dans le
cas du point 2.3.1.
Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.
Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.
Ces exigences s’entendent pour une période de 5 ans précédant la date où la personne fait acte de
candidature en tant qu’évaluateur.
Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide2 couvrant l’objet de l’examen ou type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Matériel Infrastructure
Niveau B2 du CECL X X X X
3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.
L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.
2.5.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF
L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe a minima les objectifs concernant les types
de matériel roulant et les infrastructures.
La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.
L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF « prestataire de l’évaluation », établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.
L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation de réussite à l’épreuve d’évaluation.
4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Guide EPSF – Délivrance de l’attestation complémentaire au conducteur de train – Version 2
Évaluation pour l’extension de compétences à :
- un nouveau type de matériel roulant n’ayant pas des caractéristiques similaires
- à une nouvelle ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu
3. Les preuves
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide.
Afin de conserver la connaissance des lignes/sections de lignes mentionnées sur son AC, le conducteur
doit y circuler régulièrement. Lorsqu’il n’a pas circulé depuis plus de 365 jours sur une ligne/section de
ligne, le conducteur passe une épreuve d’évaluation pour que son AC soit de nouveau valide,
conformément à la procédure que l’ExF aura établie.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
La présente fiche a pour objet de présenter les dispositions qu’un ExF doit mettre en œuvre pour assurer
l’évaluation d’un conducteur qui n’a pas circulé depuis plus de 365 jours sur une ligne/section de ligne.
Les évaluations ci-dessous s’adressent à un conducteur n’ayant pas circulé sur la ligne/section de ligne
depuis plus de 365 jours. Pour choisir le type d’épreuve d’évaluation à mettre en œuvre, il est nécessaire
de vérifier les informations suivantes :
- Cas n° 1 : le conducteur a circulé depuis moins d’un an sur une autre ligne/section de ligne dont le
système d’exploitation est connu ➢ § 2.1.1. ;
- Cas n° 2 : le conducteur a circulé depuis moins de trois ans sur une autre ligne/section de ligne dont
le système d’exploitation est connu ➢ § 2.1.2. ;
- Cas n° 3 : le conducteur n’a pas circulé depuis plus de trois ans sur une ligne/section de ligne dont
le système d’exploitation est connu ➢ § 2.1.3. ;
- Cas n° 4 : le conducteur n’a pas circulé depuis plus de trois ans sur une ligne/section de ligne mais
a circulé depuis moins d’un an sur une autre ligne/section de ligne dont le système d’exploitation est
connu ➢ § 2.1.4.
2.1.1. Cas n° 1
Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus d’un an.
L’EPSF admet que l’évaluation ne comporte pas nécessairement d’épreuve pratique à bord du train.
Cette évaluation peut consister en un questionnement du conducteur sur les points singuliers.
2.1.2. Cas n° 2
Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus d’un an.
De plus, la compétence pour le système d’exploitation n’est plus « validée » étant donné qu’il n’a pas
circulé depuis plus d’un an sur une ligne/section de ligne ayant un système d’exploitation connu.
Ce type d’évaluation est assimilable à une « Évaluation pour l’extension de compétences à une nouvelle
ligne/section de ligne (système d’exploitation connu) » présentée dans la fiche 7 du présent guide.
Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus de trois ans.
De plus, la compétence pour le système d’exploitation n’est plus « validée » étant donné qu’il n’a pas
circulé depuis plus de trois ans sur une ligne/section de ligne ayant un système d’exploitation connu.
Ce type d’évaluation est assimilable à une « Évaluation pour l’extension de compétences à une nouvelle
ligne/section de ligne dont le système d’exploitation n’est pas connu » présentée dans la fiche 8 du
présent guide.
2.1.4. Cas n° 4
Ce cas vise un conducteur qui possède déjà une AC pour une ligne/section de ligne donnée mais sur
laquelle il n’a pas circulé depuis plus de trois ans.
Ce type d’évaluation est assimilable à une « Évaluation pour l’extension de compétences à une nouvelle
ligne/section de ligne (système d’exploitation connu) » présentée dans la fiche 7 du présent guide.
Toute épreuve d’évaluation est réalisée par un évaluateur compétent pour l’objet de l’évaluation sous
le contrôle d’un superviseur désigné par l’organisme d’évaluation agréé ou par un ExF. Le superviseur
s’assure de la confidentialité de l’épreuve et de l’absence de tout conflit d’intérêt dans l’organisation et
le déroulement des épreuves d’évaluation.
Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet
de l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant
est présent lors de l’épreuve d’évaluation pratique à bord du train.
Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
Pour habiliter ces évaluateurs, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent qu’ils répondent aux
exigences ci-après.
Pour tout type d’épreuves d’évaluation, l’évaluateur doit répondre aux exigences suivantes :
- justifier d’avoir des compétences de compréhension orale et de conversation en français
correspondant au moins du niveau B2 du CECL ;
- posséder les qualifications et l’aptitude pédagogique requises pour réaliser des examens, ainsi
qu’une connaissance approfondie des méthodes d’examen et des documents d’examen utiles ;
- avoir une formation générale et technique adaptée, ainsi qu’une bonne connaissance du système
d’attestation des conducteurs de train ;
- avoir des compétences professionnelles maintenues à jour dans les domaines d’évaluation dans
lesquels il intervient.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit en plus des exigences
communes justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.
Ces exigences s’entendent pour une période de 5 ans précédant la date où la personne fait acte de
candidature en tant qu’évaluateur.
Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train. Si l’évaluateur n’est pas
détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de l’épreuve
d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Matériel Infrastructure
Niveau B2 du CECL X X X X
L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation a respecté les étapes suivantes.
2.4.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF
L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe les modalités et le contenu de l’évaluation
s’appuyant sur la préparation présentée au point 2.2.
La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.
L’organisme d’évaluation agréé, ou l’ExF, établit une réponse cohérente dans laquelle il précise les
méthodes d’évaluation.
3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.
4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation de réussite à l’épreuve d’évaluation.
Si l’évaluation n’est pas satisfaisante :
- l’évaluateur établit une attestation mentionnant l’échec à l’épreuve d’évaluation,
- le superviseur instruit toute contestation relative au résultat de l’évaluation.
3. Les preuves
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Pour que l’AC demeure valide, une évaluation est réalisée a minima tous les trois ans conformément à
la procédure que l’ExF a établie.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’ExF. Elle aura été reconnue par l’EPSF soit :
- lors de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- lors de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
La présente fiche a pour objet de présenter les dispositions que l’ExF met en œuvre pour assurer cette
évaluation.
2. Les attendus
L’ExF met en place un suivi individuel des conducteurs, auxquels il a délivré une AC, portant notamment
sur l'acquisition et le maintien des connaissances professionnelles requises pour la délivrance de l’AC
et le suivi des évènements contraires à la sécurité dans lesquels ils sont impliqués. Ce suivi comporte
des vérifications annuelles.
Par ailleurs, au cours des trois années de validité de l’AC, le conducteur peut avoir :
- suivi des séances de formation continue ;
- fait l’objet d’évaluations pour :
- une extension de compétences à de nouvelles sections d’infrastructure,
- une extension de compétences à de nouveaux matériels roulants,
- une évaluation des compétences lorsqu’un conducteur n’a pas circulé depuis plus d’un an sur
une section d’infrastructure.
Selon la procédure décrite dans le manuel SGS, il est envisagé deux possibilités.
L’épreuve d’évaluation qui sera réalisée pour le renouvellement de l’AC pourrait ne pas porter sur
l’ensemble des compétences du conducteur en particulier lorsque celui-ci est autorisé à de nombreux
matériels roulants et/ou à de nombreuses sections d’infrastructure.
En conséquence, l’évaluation doit être adaptée (durée, contenu) afin que celle-ci soit pertinente par
rapport aux compétences du conducteur et au processus de suivi individuel mis en œuvre. En fonction
des thèmes et points particuliers qui auront été retenus, la nature de l’évaluation peut être : soit
théorique, soit pratique à bord des trains ou théorique et pratique à bord des trains.
2.1.2. Dans le cas d’un suivi individuel réalisé par un évaluateur, l’évaluation peut prendre la
forme d’un contrôle périodique régulier sur une durée inférieure à trois ans.
Ce suivi consiste en l’observation continue des compétences professionnelles ainsi que leurs mises en
pratique régulières afin de vérifier l’ensemble des connaissances professionnelles spécifiques.
Ce suivi individuel renforcé, sans qu’il soit nécessairement placé sous la responsabilité d’un
superviseur, est réalisé de manière impartiale et non discriminatoire par un évaluateur au moyen :
- de plusieurs accompagnements annuels ;
- du contrôle des enregistrements ;
- des attestations de formations continues dispensées ;
- de l’étude des événements de conduite ;
- des échanges professionnels avec le conducteur.
Les épreuves d’évaluation sont conduites par des évaluateurs habilités en tant que tels par un
organisme d’évaluation agréé ou un ExF selon une procédure d’habilitation reconnue par l’EPSF dans
le cadre :
- de la délivrance de l’agrément de l’organisme de formation ;
- de la délivrance de l’agrément de sécurité du GI ;
- de la délivrance du certificat de sécurité unique de l’EF (ou par l’Agence selon les cas).
Pour les habiliter, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF s’assurent que les évaluateurs répondent aux
exigences définies en fonction du type d’évaluation.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation théoriques, l’évaluateur doit, en plus des exigences
communes, justifier d’une expérience d’au moins quatre ans en tant que :
- conducteur ;
- ou encadrant de conducteurs de trains possédant une licence de conducteur de train valide et une
AC valide ;
- ou formateur pour les tâches de formation couvrant le domaine pour lequel il réalise des évaluations.
Ces exigences s’entendent pour une période de 5 ans précédant la date où la personne fait acte de
candidature en tant qu’évaluateur.
Pour cette catégorie d’évaluateur, l’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF devra présenter de quelle
manière il maintiendra à jour les compétences professionnelles de ses évaluateurs à l’égard des sujets
des épreuves d’évaluation qu’ils réalisent.
Pour assurer la conduite d’épreuves d’évaluation pratique à bord des trains, l’évaluateur doit en plus
des exigences pour les épreuves théoriques être titulaire à la fois d’une licence européenne de
conducteur de train valide et d’une AC valide couvrant l’objet de l’examen ou un type similaire de
ligne/matériel roulant lorsque l’évaluation pratique a lieu à bord d’un train.
Matériel Infrastructure
Niveau B2 du CECL X X X X
L’ExF doit pouvoir démontrer que le processus d’évaluation respecte les étapes prévues ci-après.
2.3.1. L’ExF a recours à un organisme d’évaluation agréé ou aux compétences d’un autre ExF
L’ExF établit une demande d’évaluation dans laquelle il fixe les modalités et le contenu de l’évaluation
s’appuyant conformément à sa procédure d’évaluation.
La demande d’évaluation à un organisme d’évaluation agréé doit reprendre les exigences que l’ExF
s’est fixé dans sa procédure d’évaluation ainsi que les modalités et le contenu de l’évaluation.
L’organisme d’évaluation agréé ou l’ExF « prestataire de l’évaluation » établit une réponse cohérente
dans laquelle il précise les méthodes d’évaluation.
L’évaluateur prépare l’épreuve d’évaluation en s’appuyant sur les modalités et méthodes prévues dans
la procédure établie par l’ExF dans le manuel de son SGS.
Si l’évaluation est satisfaisante, l’évaluateur établit une attestation de réussite à l’épreuve d’évaluation.
3 En tant que :
• conducteur ;
• ou encadrant de conducteurs de trains certifiés ;
• ou formateur pour les tâches de formation en rapport avec l’objet des évaluations qu’il va conduire.
4 Si l’évaluateur n’est pas détenteur d’une AC valide pour l’infrastructure/le matériel roulant qui fait l’objet de
l’épreuve d’évaluation, un conducteur titulaire de l’AC pour cette infrastructure ou ce matériel roulant est présent
lors de l’examen.
Le renouvellement de l’AC est l’opportunité de mettre à jour ce document en particulier pour la partie
infrastructure.
En effet, si sur l’AC figurent des sections d’infrastructure sur lesquelles le conducteur n’a pas conduit
depuis plus d’un an et qui ne font pas l’objet de l’épreuve d’évaluation « de renouvellement », elles
doivent être supprimées.
De même, pour les sections d’infrastructure qui n’ont pas été parcourues depuis presque un an, il faut
se poser la question de savoir :
- si elles doivent faire l’objet de l’épreuve d’évaluation « de renouvellement » pour être maintenues
sur l’AC ;
- si elles doivent être supprimées n’entrant plus dans le champ d’activité du conducteur.
Concernant la partie matériel roulant, l’ExF doit s’assurer que le conducteur a toujours le besoin d’être
certifié pour tous les types figurant sur son AC et qu’il a bénéficié des vérifications périodiques prévues
dans la procédure de délivrance des AC.
3. Les preuves
Art. 13
Art. 15
Directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil du
Art. 16.2
23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs de
Art. 16.3
train assurant la conduite de locomotives et de trains sur le
Art. 25
système ferroviaire dans la Communauté
Annexe V
Annexe VI
Art. 68
Art. 69
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 112
Art. 115
Art. 116
Art. 25
Art. 27
Arrêté du 6 août 2010 relatif à la certification des conducteurs
Art. 29
de train
Art. 30
Annexe III
Les directives indiquent la volonté du législateur européen, elles ne sont pas applicables directement
car elles doivent être transposées en droit national.
1. Le contexte général
Cette fiche a pour vocation d’indiquer la procédure à suivre lorsqu’une entreprise ferroviaire attributaire
d’un contrat de service public portant sur un service ou une partie de service de transport reprend un
ou plusieurs contrat(s) de travail de conducteur(s).
Afin d’être autorisé à assurer la conduite d’un train, un conducteur doit notamment être titulaire d’une
AC valide. L’AC est délivrée par une EF.
La délivrance de l’AC est soumise d’une part, à la réception d’une copie, pour chacun des conducteurs,
de tous les documents de nature à établir la preuve de sa formation, de ses qualifications, de son
expérience et de ses compétences professionnelles ainsi que la copie certifiée conforme de l’AC, et
d’autre part que chacun des conducteurs concernés soit affecté à la conduite sur une ligne ou une
section de ligne et un matériel identique à ceux pour lesquels il était précédemment certifié.
Cette procédure, qui traite de la délivrance des AC et des modalités d’évaluation des connaissances, est
présentée dans le manuel du SGS de l’EF. Elle aura été reconnue par l’EPSF (ou par l’Agence selon les
cas) lors de la délivrance de son certificat de sécurité unique.
2. Les attendus
Lors d’un changement d’attributaire d’un contrat de service public, l’entreprise ferroviaire peut devenir
employeur de tout ou partie des conducteurs qui opéraient sur les lignes concernées et avec le même
matériel. Pour ce faire, l’entreprise ferroviaire précédemment en charge du contrat de service public sur
la ou les parties de service de transport ferroviaire de voyageurs concernés doit transférer à la nouvelle
entreprise ferroviaire, le nouvel attributaire, les documents permettant de prouver la capacité des
conducteurs à pouvoir opérer sur les lignes concernées.
Aussi, dans cette situation particulière, l’entreprise ferroviaire peut délivrer une nouvelle AC sans
épreuve d’évaluation et simplement sur une base documentaire. Cette nouvelle AC délivrée sera valable
pour une durée maximale d’un an. Si la date de l’AC antérieure arrive à échéance au cours de ce délai,
l’entreprise ferroviaire attributaire devra renouveler l’AC du conducteur avant ladite échéance.
L’EPSF préconise à l’entreprise ferroviaire attributaire de dresser une liste des dates d’échéance de
l’ensemble des AC des conducteurs transférés afin de pouvoir mettre en place les démarches de
renouvellement de l’AC avant la date d’expiration. L’EPSF préconise également d’examiner le suivi
professionnel de chaque conducteur ainsi que le plan d’action associé, s’il en existe un.
La délivrance de l’AC est soumise à la réussite du conducteur à une épreuve d’évaluation portant sur
les compétences relatives aux matériels et infrastructures sur lesquels il sera amené à conduire.
3. Les preuves
Le conducteur ayant été transféré devra demander à l’ancienne entreprise ferroviaire attributaire tous
les documents permettant d’établir la preuve de sa capacité à conduire un matériel sur une ou plusieurs
lignes particulières en demandant de lui fournir toutes les preuves et attestations requises ainsi que la
copie certifiée conforme de son AC suivant le modèle communautaire prévu à l’annexe III du
règlement (UE) n° 36/2010. Il pourra ainsi justifier auprès de son nouvel employeur de :
- sa formation ;
- ses qualifications ;
- son expérience ;
- ses compétences professionnelles.
4. Le cadre réglementaire
Art. 75
Art. 76
Décret n° 2019-525 du 27 mai 2019 relatif à la sécurité et à
Art. 110
l’interopérabilité du système ferroviaire
Art. 111
Art. 114
Type Guide
Résumé
Le présent guide a pour objectif d’aider les exploitants ferroviaires à concevoir leurs procédures
concernant la certification de leurs conducteurs
Texte abrogé
Aucun
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